AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le voleur et la policière. [PV Joan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: Le voleur et la policière. [PV Joan]   Ven 12 Déc - 20:17

Chayton était perché dans un des arbres qui occupait l'un des nombreux parcs de garden district. Le léopard sous forme humaine réfléchissait calmement. Il s'était glissé calmement dans le quartier le plus luxueux avec l'idée de voler. Il savait que ce n'était pas une bonne idée et que les peacekeepers étaient plus nombreux ici que nul-part ailleurs. Cela allait être pire à central business district, mais il n'y tenait plus. Il avait tellement faim et si peu d'argent. Alors le voleur bondit en bas de son arbre et arrangea sa veste de cuir sur ses larges épaules. Il passa une main dans ses cheveux mi-longs qui chatouillaient la pointe carrée de sa mâchoire. Il était décidé à y aller. Il ne collait pas vraiment au profil du citoyen riche de cette zone, mais il se mouvait avec élégance. Il avait appris à se fondre dans la foule, à se faire oublier. La zone du quartier qu'il convoitait était la plus peuplée de boutiques luxueuses, de restaurant et autres lieux de riche. Chayton ne les avait jamais appréciés, surtout parce qu'ils lui rappelaient sa maîtresse sorcière. Peut-être même vivait-elle là et attendait de le trouver pour le faire souffrir, il n'en savait trop rien.

Les gens le regardaient de temps en temps, murmuraient sur son passage, mais l'amérindien d'origine s'en fichait et continuait d'avancer. Ses mains agiles effleurèrent des sacs, des poches et bientôt des objets atterrirent dans ses propres poches. Il tournoya soudainement dans une artère discrète, grimpa sur une benne à ordure pour bondir sur une échelle de secours et monter sur un toit. Il se mit à parcourir le quartier en étant sur les toits, regardant en contre-bas la foule qui se bousculait et ignorait tout ce qui se passait ailleurs. Cela en serait toujours ainsi. Les riches fermaient les yeux, refusant de regarder la douleur qui s'étalait à leurs pieds. Chayton s'accroupit sur le toit, observant les peacekeepers qu'il voyait défiler. Il ne devait pas se faire prendre. Il était un léopard, l'homme avait oublié les règles de ce monde depuis longtemps. Les dernières règles qu'il avait connu dataient de dix ans en arrière et il était alors en famille, solitaire au milieu du désert de l'Arizona. Les règles qu'il possédait aujourd'hui étaient celles d'un esclave, un homme brisé.

Quand le skinchanger jugea que la voie était libre, il descendit souplement en bas du toit et sortit de la petite ruelle. Il se mit à suivre quelqu'un, la tête basse et passant à côté d'un homme dans la lune, il lui attrapa son chapeau pour le mettre sur sa tête. Un joli chapeau haut de forme. Il passait bien mieux ainsi dans la foule. Il dépassa sa cible, l'air de rien et allait se retourner quand il reconnut une silhouette, une femme. Joan Valentine. Une peacekeeper qui l'avait arrêté plusieurs fois pour lui expliquer les lois. Sauf qu'il ne les comprenait pas. Il était en dehors de la réalité, en dehors du monde. Le monde ne lui appartenait pas. Il était un être vivant qui aurait dû mourir depuis longtemps, mais sa maîtresse l'avait gardé et en avait fait un jouet vivant, un jouet qu'on maltraitait sans aucun état d'âme. Il s'était arrêté et ne comptait pas fuir la policière, non. Il savait que cela ne servait à rien. Chayton posa son regard brun chocolat profond sur elle, relevant son haut de forme.

« Joan, bonjour. »

Il ne l'appelait pas par son nom de famille, il ne respectait vraiment pas les règles. Sa voix n'était pas sans rappeler des zones chaudes des États-Unis d'autrefois. Il était rustre et cela se voyait. La chaleur avait bien trop souvent nourri sa peau, à défaut d'être nourri correctement. La nature l'avait forgé et on l'avait capturé comme du simple bétail.

« Que me vaut le plaisir ? Je ne savais pas que vous travailliez. »

Dans cette zone, mais il ne le précisa pas. Chayton tentait de noyer le poisson car si elle se mettait à le fouiller, elle comprendrait qu'il avait des choses dans ses poches. Le voleur fit un pas sur le côté, tentant de voir jusqu'où il pourrait s'enfuir, il la testait. C'était un joueur, un prédateur. Mais même si le léopard était un animal joueur, c'était aussi un des félins les plus peureux qui évitait les confrontations et qui préférait fuir.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 2814
↳ Points : 258
↳ Date d'inscription : 02/07/2014
↳ Age : 27
↳ Avatar : Anne Hathaway
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Peacekeeper infiltrée
↳ Opinion Politique : Sans opinion, elle s'en fiche
↳ Niveau de Compétences : Nv 2 & 4 en guérison
↳ Playlist : Joan Jett - Bad Reputation / Christina Aguilera - Fighter / Halsey - Is there somewhere / Florence + The Machine - Delilah / Mumford & Sons - After the storm / Evanescence - Going under PLAYLIST YOUTUBE
↳ Citation : " In order to rise from its own ashes, a Phoenix first must burn. "
↳ Multicomptes : Ezra S. Reilly & Elias S. Kaligaris
↳ Couleur RP : White



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Le voleur et la policière. [PV Joan]   Sam 20 Déc - 20:01

Son grognement tord adroitement les lèvres de Burton. Chacune de ses contrariétés est source de joie sans limite pour son coéquipier. Elle ne peut pas nier que la réciproque s’applique également. Elle se plaît à ajouter un peu plus de désagréments à son quotidien, à tester ses limites de patience. Leur comportement enfantin semble déranger leur entourage quand il n’amuse pas la galerie et d’après leur patron, ce n’est pas spécialement professionnel de se montrer aussi revêche à la coopération. Mais elle se demande vraiment s’ils sont aptes à appliquer ce concept à la lettre même avec d’autres personnes. Un regard courroucé sur sa droite lui apprend que ce n’est sûrement pas lui le modèle à suivre en tout cas. Sa clope au bout du bec tranche nettement avec son bel uniforme sans pli et d’un blanc immaculé. C’est d’ailleurs à cause de cet accoutrement stupide qu’elle râle encore. C’est la composante la plus dérangeante de ce boulot. Ses doigts tirent une seconde fois sur ce col imbuvable qui lui rentre dans la nuque de façon intrusive mais en vain, la matière inflexible n’est pas sans rappeler pour qui elle travaille vraiment. Le souci, c’est qu’elle ne supporte pas des objets à proximité de sa gorge, tout ce qui pourrait provoquer une sensation d’étouffement l’angoisse déraisonnablement et ça depuis l’enfance. Elle roule des épaules en observant son acolyte savourer sa cigarette. En plus de lui pourrir l'oxygène, ça le tue lentement. En fait, elle devrait lui fournir elle-même ses paquets. S’il pouvait crever d’un cancer du poumon et qu’elle ne doive plus supporter cette odeur abjecte, ce serait une joie – en plus du reste évidemment. A ce songe, elle dévoile toutes ses dents d’un sourire mauvais ce qui inquiète considérablement le trentenaire. Un pli naît entre ses deux sourcils, résultat d’une concentration extrême.

Joan avale son hilarité quand il lui renvoie toute  la fumée dans les yeux. Ses difficultés d’inhalation la font trembler une demi-seconde. Elle est terrorisée par si peu et encore plus énervée par cette stupide faiblesse de l’esprit. Asthmatique de surcroit, elle a toujours appris à fuir les fumeurs de façon compulsive. Entre ses dents serrées, elle s’entend déclarer « T’es qu’un con. » et décide de faire sa ronde sans lui. Elle le bouscule en passant, lui arrache le filtre des lèvres même et l’écrase sur son casque, laissant une belle trace au passage qui agacerait leur supérieur. Fière de sa vengeance, elle s’éloigne enveloppée d’une belle mélopée d’injures. Il va passer l’heure qui suit à nettoyer ça. Tant mieux. Les rues s’étirent et elle aspire l’oxygène comme une drogue, incapable de résister totalement à ses angoisses. Son esprit se faufile à travers les carcasses pour gagner un temps dont elle n’a souvenir. Juste des bribes vacillantes et un prénom sur les lèvres. La sorcière a déjà retiré sa visière depuis un moment, elle ôte désormais l’objet en entier de sa tête, elle n’a pas besoin de communiquer avec l’autre incapable de toute manière. Ses cheveux dégringolent ses épaules, elle prend le temps de faire une halte, retrouver son souffle. La crise guette toujours. C’est son premier démon.

Entre deux divagations, elle se surprend à redessiner les traits de sa fille. Au début, ça lui faisait littéralement perdre la tête. Maintenant, ça la force à se calmer. Jill lui manque. L’ironie veut qu’une enfant lui passe sous le nez, insouciante et rêveuse. Ses traits se crispent, l’injustice ferme ses poings. Quand elle redresse la nuque, une distraction lui permet de chasser le poids sur sa poitrine. Encore lui… La brune cale un peu mieux son casque sous son bras avant d’avancer dans sa direction, elle le piste juste assez pour le voir dérober un chapeau et le balancer sur sa tête. La jeune femme roule littéralement des yeux et augmente sa cadence pour arriver à sa hauteur. A peine agacée, elle s’entend répondre nonchalamment au voleur d’un « Garcez, je préfère que tu t’en tiennes à Valentine. Ou à maîtresse, tu l’embarras du choix. » à peine sec. D’un geste très ample, elle lui retire le couvre-chef pour le replacer aussi vite sur la tête du propriétaire en quelques foulées, ce dernier semble assez décontenancé mais l’uniforme le dissuade de poser des questions. Elle ne lui adresse aucun mot avant de revenir vers le criminel. « Et moi, je ne savais pas que je devais en plus te communiquer mes emplois du temps. On n’est pas assez familiers pour ça, coco. »  Elle croise les bras sur sa poitrine et le toise sournoisement avant d’enchaîner  « Le commissariat te manquait tant que ça dis-moi ? Ou tu as encore oublié que le monde n’était pas ton petit marché ouvert ? » Un soupire s’échappe de ses lèvres. Elle tend la main avec lassitude dans sa direction. « Allez, vide tes poches. »   Elle mise sur sa collaboration. Ou plutôt, elle compte le forcer à ça. Maintenir la paix, ça passe par ça.

_________________
You won't see me fall apart
I know that I can survive. I'll walk through fire to save my life. And I want it, I want my life so bad. I'm doing everything I can. Then another one bites the dust. I'm still fighting for peace. I've got thick skin and an elastic heart but your blade, it might be too sharp. I'm like a rubber band until you pull too hard. I may snap and I move fast.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1931-joan-the-past-be

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Le voleur et la policière. [PV Joan]   Ven 26 Déc - 18:43

Il regarda le casque qu'elle portait, pensif. Il trouvait cette tenue trop voyante et son léopard avait bien envie de montrer les crocs pour rire. Mais il ne le ferait pas, elle risquait de mal le prendre. Peut-être que ce serait plus drôle s'il la titillait, mais il prendrait sur lui. Il acceptait de l'appeler Valentine, mais jamais maîtresse. Chayton plissa les yeux comme un félin contrarié. Il était hors de question qu'il appelle encore quelqu'un maîtresse. Il avait bien trop souffert d'avoir une sorcière comme maîtresse qui l'avait maltraité durant dix ans. Il resta donc silencieux, c'était mieux ainsi que plutôt de dire des bêtises et finir en taule. Chayton la regarda prendre son chapeau et le ramener à l'homme. Il aurait pu essayer de fuir, mais il préféra la jouer un peu plus fine sur le coup. Il la regarda revenir, cette femme était bien trop sérieuse. Elle amusait le skinchanger qui avait vraiment envie de jouer avec elle, de la tourner un peu en bourrique, mais en soi rien de bien méchant.

« Chayton, pas coco. »

Il détestait les surnoms, cela avait tendance à le hérisser. Il ne voyait pas l'intérêt des surnoms, il en avait vécu de tellement rabaissant en dix ans. Tous les mots étaient passés par là pour le marquer. Quoi qu'il fasse, dans sa tête, quelque part, une part de lui serait toujours un esclave. Cela ne faisait qu'un an qu'il était libre et la liberté avait un goût tellement étrange dans le fond de sa bouche. Il la regarda droit dans les yeux tandis qu'elle lui demanda si le commissariat lui manquait. Parfois Chayton avait du mal avec le second degré, il ne le percevait pas forcément bien.

« Pas le moins du monde. »

Dit-il très sérieusement. Mais ce monde était un petit marché ouvert ! Mais le félin avait décidé de ne jamais lui expliquer. Que savait-elle de la faim et de la souffrance ? Les avait-elle vécus un jour ou pas du tout ? Le skinchanger n'avait pas envie de lui expliquer pourquoi il volait, car il ne pouvait faire que cela. Il n'avait aucun papier d'identité valable, il avait réussi à s'en acheter un faux. Il avait perdu le droit d'être quelqu'un dix ans en arrière. Il avait été arraché à son Arizona natal comme un chien et personne n'avait jamais osé le libérer. Jamais personne n'avait osé se mesurer à sa maîtresse. C'était une grande sorcière à l'époque, une femme forte, vraiment. Aujourd'hui loin d'elle, l'homme comprenait qu'elle n'avait été qu'une manipulatrice pleine d'artifices. C'était pour cela que les peacepeekers ne le rendaient pas nerveux. Comment le pourraient-ils ? Ils n'étaient pas un vrai danger, il ne le frapperait jamais. Enfin c'était ce qu'il se plaisait à croire. Chayton accepterait-il encore un coup si on lui administrait un ? S'il n'avait pas le choix et qu'il ne pouvait pas se défendre, il ne pourrait faire autrement.

Les gens avaient une vision altruiste des choses, il croyait que parce qu'on était un homme, il était facile de se défendre. Mais c'était faux, tellement faux. L'emprise mentale sur quelqu'un pouvait rendre le plus fort des hommes en le plus faible de tous. Il soupira brièvement quand elle tendit la main et lui dit de vider ses poches. Il ne voulait pas, mais il n'avait pas le choix. Il ne pouvait pas lui résister, pas devant tout ce monde. Certains passants les regardaient, en soi Chayton se moquait des regards, mais là il avait un plan.

« Je veux d'abord qu'on aille à l'écart, ce spectacle ne mérite aucun public. »

Il parlait bien, mieux que ce que pourrait suggérer son apparence physique. Sans plus attendre, il s'éloigna de quelques pas pour se glisser dans une ruelle sombre. Il attendit la policière avant de finalement vider ses poches. Il y en avait pour tous les goûts. Bijoux de luxe, montres en or, argent par énorme liasse, des téléphones, même des portes-monnaies de marque. Ils pouvaient coûter plus cher qu'un vulgaire bijou. Pour Chayton, c'était insupportable de voir tout cela. C'étaient des artifices qui ne devraient pas exister et qui chaque jour un peu plus scindait la population en deux. Qui s'en souciait de tout cela ? Personne. Le gouvernement n'était pas mieux que celui qui avait accepté les jeux de la mort. Souvent Chayton s'était demandé si sa maîtresse l'enverrait dans l'arène, mais cela n'était jamais arrivé, par chance. Théoriquement, le léopard avait donné tout son butin, mais en réalité, pas tout. Il avait encore sur lui un bracelet, un bracelet de femme qui quand il l'avait vu, lui avait rappelé son ancienne vie et son épouse. Une autre vie, un autre monde.

« Tout est bon madame ? »

Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle ne l'emmènerait pas au poste, mais il était bon pour rêver, ou peut-être pas.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 2814
↳ Points : 258
↳ Date d'inscription : 02/07/2014
↳ Age : 27
↳ Avatar : Anne Hathaway
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Peacekeeper infiltrée
↳ Opinion Politique : Sans opinion, elle s'en fiche
↳ Niveau de Compétences : Nv 2 & 4 en guérison
↳ Playlist : Joan Jett - Bad Reputation / Christina Aguilera - Fighter / Halsey - Is there somewhere / Florence + The Machine - Delilah / Mumford & Sons - After the storm / Evanescence - Going under PLAYLIST YOUTUBE
↳ Citation : " In order to rise from its own ashes, a Phoenix first must burn. "
↳ Multicomptes : Ezra S. Reilly & Elias S. Kaligaris
↳ Couleur RP : White



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Le voleur et la policière. [PV Joan]   Ven 2 Jan - 2:08

Un rictus froisse le début de sérieux que la jeune femme réussit à mobiliser sur ses traits alors qu’il la reprend sciemment sur la dénomination employée. Il ignore encore qu’en la rectifiant de la sorte, il occasionne inévitablement une envolée de surnoms en tout genre dont la loufoquerie n’aurait de limite que l’imagination de la brune. Irriter les autres, ça lui donne l’impression d’exister. Effacée, trainée dans les ténèbres, la tête collée au parquet aspirant tous les résidus au sol jusqu’à être infectée, jusqu’à devenir une ombre elle-même, un spectre hantant des pièces, des rues mais déjà plus des esprits. Joan revient de loin, d’un endroit où les cris sont muets, où quelques sourires fugitifs n’ont d’yeux pour être capturés à vif. Mourir sans témoin, c’est ça la tragédie. S’affirmer pour ne pas succomber, c’est l’idée depuis que tout a été balayé. Agacer, c’est susciter une réaction. C’est être remarquée, c’est interrompre le silence, c’est s’approprier l’instant. Elle a perdu le contrôle, maintenant elle s'acharne à tout reconquérir, à tout maîtriser, chaque nuance. Plus subtile que de frapper le crâne des passants pour se faire entendre bien que cette méthode n’est pas bannie du chemin de sa rédemption. Chayton ne servira pas à ces desseins cependant, pas de cette manière. Elle a appris à discerner les mensonges des vérités. Elever une gamine à la fougue étrangement exacerbée lui a permis de révéler ce talent de détection. Jill souffre dans l’esprit de la sorcière. La mère engloutit sa peine, la lui dérobe habilement et conjure ses démons en laissant ses tempes vaciller. Quelques vagues que sa tête contrebalance doucement. La douleur s’estompe juste assez pour qu’elle puisse reprendre le fil de la conversation et aviser d’un œil critique son interlocuteur.

La nonchalance du voleur fait éclore dans sa poitrine une envie violente et si la divorcée retient ses colères enfouies, c’est parce que l’humiliation pure et simple l'insupporte. En pinçant les lèvres, elle accède à sa requête mais ne s’empêche nullement d’ajouter d’une voix moqueuse « Alors on est pas fier d’exposer ses trouvailles, trésor ? As-tu peur que l’un des propriétaires t’identifie et broie les phalanges du bon brigand que tu es ? » La peacekeeper réajuste une mèche de ses cheveux avant de le suivre dans un endroit plus reculé. Elle ne soupçonne pas le piège. Cet homme n’est pas une menace directe. Juste une fichue pie qui plante son bec dans ce qui ne lui appartient pas. Elle sait que balancer des hurlements et des avertissements ne chasse cet oiseau de mauvaise augure que brièvement. Lui coller une balle clôt l'histoire de façon plus définitive mais bien trop extrême. Elle ne tue que si elle est forcée de toute façon. Lui couper les ailes par contre… La trentenaire cale son épaule contre le mur le plus proche tandis qu’il lui obéit comme un honnête citoyen. Cette image patriotique s’effondre à leurs pieds quand il sort tout l’attirail volé. Un soupire franchit la bouche de la jeune femme et s’écrase contre le tas de babioles dorées. C’est une maladie en soi la cleptomanie, il y a un million de raison qui peuvent pousser quelqu’un à commettre ce crime. La première, la plus compréhensible étant la survie. Les autres deviennent bien vite nébuleuses néanmoins. Mais elle estime que ce n’est pas son boulot de rentrer dans la cervelle des autres. Pour ça, il existe des psychologues qui vous transpercent le crâne pour en sortir tout ce qui est vicié et vous le facture à des prix impensables. Peut-être qu’il finance sa thérapie à bien y réfléchir.

La magicienne se redresse subitement après que les cliquètements se soient tût. « Parfaitement bon. Je vois se profiler la suite à merveille désormais. Toi, des menottes aux poignets et tous ces objets restitués au plus grand nombre. L’argent partira pour l’intérêt public bien entendu. Ton petit profit profitera comme ça. » L’américaine s’accroupit pour observer les objets amassés ci et là. D'un murmure faussement désespéré, elle s'entend lui dire « Qu’est-ce que je vais pouvoir faire de toi, l'asticot ? » Elle attrape l’un des objets, un peu plus brillant que les autres la lueur s’incruste dans sa rétine. Son cœur remonte lentement son œsophage. Elle croit un instant qu’elle va vomir en reconnaissant la réplique d’une montre familière. L’idée qu’Isaac soit proche, réveille les séquelles. A l’apitoiement, à la terreur, elle préfère la hargne. Alors elle se relève abruptement pour toiser son opposant. « Qu’est-ce que tu piges pas dans la notion de lois et de châtiment ? Je sais même pas pourquoi je m’emmerde encore à te l'expliquer. » D’un geste brusque, elle le prend par le coude et enfonce instinctivement son pouce dans son articulation. « Tu comptes faire quoi ? Pour réparer tes torts ? T’as quoi à dire pour ta défense au juste ? » Ce n’est pas vraiment une alternative. Elle veut voir où ça le mène d’activer un peu ses neurones. C’est presque une expérience sociologique à ce stade. Soit il se fout ouvertement d’elle, soit il est juste extrêmement bête. L’un dans l’autre, elle doit penser à la sentence et tout ça pour aucune promesse de rédemption. Du temps bêtement gâché en somme. Burton adorerait voir ça.

_________________
You won't see me fall apart
I know that I can survive. I'll walk through fire to save my life. And I want it, I want my life so bad. I'm doing everything I can. Then another one bites the dust. I'm still fighting for peace. I've got thick skin and an elastic heart but your blade, it might be too sharp. I'm like a rubber band until you pull too hard. I may snap and I move fast.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1931-joan-the-past-be

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Le voleur et la policière. [PV Joan]   Mar 6 Jan - 23:01

Il n'aimait pas comment les choses tournaient. Il avait une drôle d'impression et il avait envie de s'enfuir, sauf qu'il ne pouvait pas. Il était condamné à rester là et cela le contrariait énormément. Encore plus quand elle le nomma « trésor ». Il n'aimait pas les surnoms intimes de ce genre. Il avait envie de lui arracher la tête. Chayton n'avait jamais été aussi agressif de sa vie. C'était quelqu'un d'habituellement très calme. Il cligna des yeux et regarda avec un très grand sérieux Joan.

« Me broyer les phalanges ? »

Sa question pouvait paraître innocente, mais le skinchanger ne se laisserait pas faire. Sa maîtresse l'avait battu durant dix ans d'esclavage, mais ne lui avait jamais rien cassé. Elle avait toujours veillé à son bon fonctionnement. Il fallait qu'il tourne correctement et puisse exécuter ses tâches. Un esclave avec un doigt brisé ou un genou broyé ne servait à rien. Elle avait pris soin de lui à sa manière, bien entendu, dans la torture psychologique et la souffrance, mais il était encore debout. Son esprit l'était beaucoup moins et il lui arrivait souvent de craindre une main qui pourrait se soulever et le battre sans aucune pitié. On n'était jamais à l'abri d'un coup. A ses yeux, donner un coup était une preuve de faiblesse. L'admirable peacekeeper serait-elle faible ? Il n'était pas convaincu que s'il lui demanderait, elle serait heureuse, au contraire, il ne ferait que la contrarier encore plus. Il eut bien envie de lui dévoiler les dents d'un air moqueur et terriblement provocateur, mais ne tenta pas le Diable. Il était terriblement provocateur aujourd’hui et il poussa sa chance trop loin.

Il osa lui demander si c'était bon et la réponse ne lui plut pas, pas du tout. Il la regarda très sérieusement, se demandant si elle blaguait, mais pas du tout.

« Nous n'avons pas besoin de menottes, je vous suivrai tout simplement. »

Chayton agissait comme un vrai félin orgueilleux, il la suivrait, mais il ne lui laisserait pas le loisir de le briser, de l'humilier, jamais, cela ne se passerait pas ainsi, oh non. Il plissa les yeux, la fixant. L'asticot ? Elle commençait à vraiment lui manquer de respect. Était-ce donc l'avenir de ce gouvernement ? Ils n'étaient rien que des asticots aux yeux des peacekeepers, c'était donc cela ? Il n'en savait rien, mais il préféra ne faire aucune remarque pour cette fois-ci. Son seuil de tolérance était particulièrement élevé et de toute manière, il n'avait pas vraiment le choix. Mais quelque chose attira particulièrement son attention. Ce fut quand il la vit s'accroupir et prendre une montre. A quoi pensait-elle ? C'était une montre d'homme. Le léopard la fixa sans broncher, sans émettre un bruit, le corps statique. On aurait pu l'oublier si on n'avait pas entendu sa respiration légère, mais régulière, preuve de sa présence. Il était là, bel et bien présent. Une preuve qu'il n'était pas encore parti en courant. Il n'était pas convaincu de gagner la course s'il l'engageait. Il n'était pas près à parier là-dessus, dommage. Il grimaça légèrement en la voyant se redressa soudainement.

Elle n'avait pas l'air de meilleure humeur que quelques minutes auparavant, ce n'était pas rassurant pour un sou. Sa réaction l'étonna, mais il tenta de rester stoïque, même quand elle l'empoigna et lui fit mal. Des alertes sonnèrent aussitôt dans sa tête, mais il les ignora, il n'avait pas le choix. Il affronta son regard sans broncher alors qu'elle lui balançait des mots. Mais que savait-elle de la vie dans la rue ? Il avait été la propriété d'une sorcière durant dix ans et il avait débarqué un an auparavant dans un monde qui ne lui appartenait plus du tout. Alors qu'on ne vient pas lui faire la morale, oh non. Ce n'était pas du tout respectable. Mais il ne pouvait pas dire cela à une policière du gouvernement, pas assez fou pour se tirer une telle balle dans le pied.

« Je dirais que vous devriez vous calmer madame Valentine, je vous ai connue plus calme. Et pour ma défense, je meurs de faim. »

Il était sincère et parlait avec un ton relativement calme. Il n'avait plus de notion d'espace vital, alors qu'on l'envahisse de la sorte, qu'y pouvait-il ? Subir, c'était son créneau malheureusement. Il lui faudrait du temps avant de sortir de ce schéma. Chayton pencha la tête de côté de manière peu humaine.

« Excusez-moi si je vous ai offensée. Ce n'était pas mont but. »

Il n'était pas quelqu'un d'impoli, au contraire.

« J'ai réparé mes tords en vous rendant mon butin, cela ne vous suffit-il ? Et si vous pouviez me lâcher aussi. »

Il détestait les gens qui abusaient ainsi de leurs pouvoirs, mais il ne pouvait pas le lui dire, malheureusement. Il allait devoir se taire et se contenter de l'affronter du regard. Et il était fort probable qu'il en ait déjà trop dit pour le coup.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 2814
↳ Points : 258
↳ Date d'inscription : 02/07/2014
↳ Age : 27
↳ Avatar : Anne Hathaway
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Peacekeeper infiltrée
↳ Opinion Politique : Sans opinion, elle s'en fiche
↳ Niveau de Compétences : Nv 2 & 4 en guérison
↳ Playlist : Joan Jett - Bad Reputation / Christina Aguilera - Fighter / Halsey - Is there somewhere / Florence + The Machine - Delilah / Mumford & Sons - After the storm / Evanescence - Going under PLAYLIST YOUTUBE
↳ Citation : " In order to rise from its own ashes, a Phoenix first must burn. "
↳ Multicomptes : Ezra S. Reilly & Elias S. Kaligaris
↳ Couleur RP : White



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Le voleur et la policière. [PV Joan]   Mar 20 Jan - 22:47

Parler à un perroquet lui aurait fait le même effet. De grands yeux, une voix un peu rocailleuse et une intelligence vacillante qui luit à peine dans sa rétine. Sa défectueuse compréhension abîme la bouche de Joan, elle l’étire en une moue moqueuse. Provoquer les criminels, une sordide idée, bien trop puéril pour être déontologiquement correct. Dommage pour ses employeurs, le formatage ne ferait plus jamais partie de son quotidien maintenant. A quoi s’attend donc cet animal ? La sorcière le dévisage très tranquillement, certaine de son autorité et du bienfondé de ce petit étalage quasiment publique. Elle hésite encore entre ses hypothèses sur le mental et les motivations de cet homme. Il n’a pas l’air de souffrir de la famine, pas plus qu’il ne semble vivre sous les ponts pour ce qu’elle en sait. Mais les façades sont simples à dresser, il suffit de bien ajuster les briques. En connaissance de cause, elle ne peut que lui offrir le bénéfice du doute bien qu’elle ne s’apitoiera pas sur son cas si telle était sa réalité. Il pourrait au moins voler ce dont il a vraiment besoin. Nourriture, couvertures, quelque chose de plus concret et de plus négociable qu’un tas de bijoux et de liasses de billet. L’appât du gain rayonne de chaque objet qui s’entasse là, presque contre leurs semelles. L’antipathie semble naturelle. Elle ne juge pas les motifs personnels cependant. Elle aime seulement comprendre. Après avoir été écartée de toute vérité, repliée sur son propre Univers pendant une éternité, sa curiosité s’étend désormais au monde entier. Pas de l’émerveillement, juste un besoin d’être partout et plus jamais nulle part. La connaissance s’apparente à la lumière et depuis qu’elle a déserté les ombres, elle souhaite s’en abreuver autant que possible sans marquer un intérêt particulier aux porteurs des histoires qu’elle accroche, déchire et dissèque. Simple étude sociologique en somme pour sa seule personne.

Sa hargne déclenchée par une si petite et insignifiante breloque, démontre d’une instabilité insoluble que le temps et les résolutions, les changements ne pourront totalement chassée. Les contrariétés enchaînées, il ne reste que cette colère sourde et viscérale pour lui nouer les tripes. C’est tout ce qu’il est resté après la combustion, tout ce qui l’a maintenue en vie le soir où on lui a tout arraché, jusqu’à son humanité. L’hystérique court toujours dans ses veines depuis qu’elle l’a libérée, comme une bête qu’elle a nourri année après année, la regardant grossier dans son estomac jusqu’à occuper chaque membre qui la compose. Quand elle n’a plus eu assez d’espace, elle a dépecé son hôte. La belle a appris à fusionner avec elle en une entité difforme. Alchimiste autodidacte, elle a encore du chemin à parcourir pour maîtriser entièrement cet aspect de sa personnalité. Elle n’est pas certaine de vouloir y mettre davantage du sien. Après tout, ce n’est pas sa faute si la planète entière se ligue contre elle pour entailler ses nerfs à longueur de journée. Son insolence ne plaide pas vraiment sa cause quand il ose prononcer le mot qui amène la créature aux portes de la violence. Par chance, la trentenaire contient ce feu  d’un ricanement sec. « T’avais besoin de dix tonnes d’or pour t’acheter quelques morceaux de pain ? Y a marqué poulette sur mon front peut-être? » La mâchoire crispée, ses doigts finissent pourtant par relâcher promptement leur prise quand enfin il s’excuse. La courtoisie l’apaise étrangement, des restes de celle qu’elle a pu être - dans cette vie ou une autre, pour ce qu’elle en sait.

A croire qu’il aime superposer impertinence et impolitesse. La peacekeeper s’empêche de lui agripper le col pour balancer sa tête contre le mur le plus proche. Il ne semble pas réaliser l’étendue de sa situation, ni de comprendre sa clémence. Burton l’aurait déjà embarqué. Il cause moins, il cogne plus. Un musclé sans cervelle. Encore que musclé… Ca restait à voir. « Tes tords ne sont pas réparés du tout. Peux-tu restituer ces objets à leurs propriétaires ? Non. Peux-tu exprimer tes remords qui semblent faire légion ? Absolument pas. Te lâcher ? Mais mon mignon, c’est pour dénicher des escrocs dans ton genre que je fais des rondes quotidiennes. » Bras croisés, elle s’accole à la paroi sur sa droite en soupirant lourdement. « Si t’as vraiment envie que ça finisse bien… » Elle appuie lourdement sur le mot, laissant planer une menace lourde de sens. « … Va falloir te racheter. Et garde tes promesses de supérette pour toi. Tu vas aller aider les pauvres, tiens. Y a un refuge pour femmes à quelques rues d’ici, je suis sûre qu’elles auraient besoin de bras pour deux ou trois menues histoires. »  Dévoilant sa dentition en un sourire mauvais, elle se redresse finalement. Voilà qui solutionne tout et ramène doucement sa bonne humeur. « Je t’y accompagne ? Ou je te traîne par la peau du cul au cachot, coco ? » L’un comme l’autre lui conviendra. Le but étant de remettre à sa place ce malappris, elle n’aurait pas perdu sa journée comme ça. Même si demain, il sévira encore. Ça ne la regarde pas de toute façon. Tant qu’elle ne voit rien, elle n’est pas concernée, non ?

Spoiler:
 

_________________
You won't see me fall apart
I know that I can survive. I'll walk through fire to save my life. And I want it, I want my life so bad. I'm doing everything I can. Then another one bites the dust. I'm still fighting for peace. I've got thick skin and an elastic heart but your blade, it might be too sharp. I'm like a rubber band until you pull too hard. I may snap and I move fast.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1931-joan-the-past-be

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Le voleur et la policière. [PV Joan]   Lun 26 Jan - 22:41

Chayton restait complètement stoïque à la provocation, il n'en avait que faire. Il se contentait de la fixer, tout simplement. Il savait que pour briser cet enchaînement de violence, il valait mieux se taire. Il savait que certains qualifieraient cela de s'écraser, mais il s'en fichait bien. Il faisait ce qu'il jugeait nécessaire pour sa survie. Il se contentait de la fixer, l'air de rien. Enfin elle le relâcha et le léopard en lui s'apaisa. C'était mieux ainsi. Mais il avait parfaitement conscience de jouer le funambule et tôt ou tard, il tomberait. C'était dans son caractère, il se sentait obligé de provoquer au maximum. Peut-être n'aurait-il pas dû être aussi osé, mais sur le coup, cela avait été vraiment plus fort que lui. Il était un félin, un félin provocateur. Pour lui, tout était réglé. Il avait rendu sa marchandise, alors pourquoi faire autant d'histoire ? Il ne comprenait pas et il ne comprendrait probablement jamais. « Mon mignon ». Ce mot lui donnait tellement envie de hurler. Mais il hurlait intérieurement, dans sa tête c'était le silence, un silence si grand et si pesant.

Il se contentait de la fixer en clignant mollement des yeux comme une sorte de reptile inerte. C'était une manière d'agir qui pouvait énerver, mais c'était histoire de se préserver. Il avait besoin de se replier en lui-même pour survivre, tout simplement. Il se demanda un instant ce qui l'attendait quand elle lui fit un sous-entendu étrange. Qu'est-ce qu'il devrait faire pour que tout cela finisse bien ? Il avait peur de la réponse qui risquait de surgir. Mais ce n'était pas du tout ce qu'il attendait. L'étonnement s'afficha clairement sur son visage. Non pas l'étonnement d'aider des femmes, il n'était pas misogyne, mais l'étonnement que ce n'était « que » ça comme action pour se faire pardonner. En comparaison, ce n'était rien du tout face à des actions qu'il avait dû accomplir pour se racheter auprès de sa maîtresse. Un sourire de bonheur flotta sur le visage de Chayton. Il ignora le sourire de Joan, quelle mauvaise femme. Mais le félin s'en sortait parfaitement dans cette situation.

« Vous pouvez m'y mener. Je ne sais pas où ça se situe. »

Dit-il avec un calme évident. Il avait bien entendu conscience que la plupart des malfrats n'agissait pas ainsi, mais il ne faisait pas parti de ce plupart. Il était en dehors de cette masse, un électron libre, voilà ce qu'il était. Il voltigeait avec adresse dans le milieu, mais il ne se liait à personne, un vrai solitaire. Chayton marcha aux côtés de la peacekeeper, franchement curieux pour le coup et il était difficile de s'en cacher. Il se demandait ce qui l'attendait là-bas. Il n'avait jamais été dans un refuge, il ne savait pas comment cela fonctionnait. Mais peut-être que ces femmes voudraient bien de lui ? Peut-être bien pourrait-il y rester pour la nuit ? Non, Joan avait dit que c'était un refuge pour femmes, cela voulait forcément dire qu'il y avait un refuge pour hommes, ou alors qu'ils étaient lâchés dans la nature comme des animaux, peut-être bien. Les mains dans les poches, Conrad marchait avec nonchalance. Il n'était pas du tout inquiet. Qu'est-ce qui pourrait réellement l'inquiéter ? L'homme lui-même l'ignorait. Il se laissait porter par les événements, tout simplement.

« Et les hommes ? On les met où les hommes ? »

Sa voix avait beau être grave et basse, son ton pouvait paraître enfantin. Mais sa question était naturelle, naturelle de curiosité. Quelqu'un aurait pu être choqué de son comportement, peut-être que la peacekeepers le serait, mais lui ne se posait pas ce genre de question. Il ne voyait que le présent, le futur n'était qu'une chimère étrange qui parfois, le terrifiait. Bientôt, une bâtisse s'éleva devant le duo et Chayton la détailla soigneusement, cela devait être là. Ce n'était pas comme un immeuble où les gens travaillaient comme dans le CBD, non, c'était différent. Ce n'était pas non plus un immeuble locatif, c'était autre chose, un entre-deux étrange. Le léopard ne bougea pas, à la fois fasciné et terrifié. De cet immeuble, il sortait des voix, des voix de femmes qui arrangeaient les lieux, discutaient, se bagarraient, bref, revivaient après une vie difficile.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 2814
↳ Points : 258
↳ Date d'inscription : 02/07/2014
↳ Age : 27
↳ Avatar : Anne Hathaway
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Peacekeeper infiltrée
↳ Opinion Politique : Sans opinion, elle s'en fiche
↳ Niveau de Compétences : Nv 2 & 4 en guérison
↳ Playlist : Joan Jett - Bad Reputation / Christina Aguilera - Fighter / Halsey - Is there somewhere / Florence + The Machine - Delilah / Mumford & Sons - After the storm / Evanescence - Going under PLAYLIST YOUTUBE
↳ Citation : " In order to rise from its own ashes, a Phoenix first must burn. "
↳ Multicomptes : Ezra S. Reilly & Elias S. Kaligaris
↳ Couleur RP : White



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Le voleur et la policière. [PV Joan]   Dim 15 Fév - 13:48

Elle conclut l’abrutissement quand un sourire béat ronge ses joues. A moins que l’intelligence prenne cette forme inattendue d’insolence. Elle remet en question sa sentence l’espace d’une seconde, sadique en devenir mais finit par trouver cette solution tout à fait constructive. L’atmosphère semble s’adoucir davantage alors qu’il se soumet à son jugement sans le contrer. Finalement, il semble assez lucide quand il le veut. Joan relève le menton et étale son arrogance un peu plus en secouant ses cheveux dans la manœuvre.  Comment aurait-il pu connaître l’adresse ? Les hommes se soucient rarement d’un établissement qui ne les concerne pas et puis de toute manière, les refuges sont trop méconnus de la masse. C’est un réel problème pour la trentenaire qu’elle ne se voit pas résoudre seule malheureusement. La publicité est un art qui se manie avec une précaution extrême. Le gouvernement sélectionne habilement les objets et les services à mettre en lumière. Tout est question d’équilibre et de corruption. L’américaine ne se mêle pas à ce genre d’ennuis et préfère donc orienter les petits délinquants sur une voie rédemptrice grâce à cette infrastructure. Ça lui donne l’impression d’œuvrer pour une bonne cause ou du moins, de permettre au châtiment de démontrer un semblant d’utilité. D’un air excessivement capricieux, elle rejette le fragment de souvenir qui s’attarde encore sur le cadran de cette grotesque montre. Elle entreprend de la casser très sournoisement, brimant le visage qu’elle lui rappelle avant de porter la main à son écouteur pour ordonner à son coéquipier « Burty, on a touché le jackpot à l’angle de la neuvième, ruelle à l’écart. Viens tout ramasser et rapporte ça comme un brave au bureau. » Réponse cinglante, éclat de rire pour la peacekeeper qui embraie aussi sec « Allons, sois un bon petit toutou à sa mémère. Fais pas d’histoire, t’auras un susucre. » Il crache un peu plus contre son micro et elle finit par couper la communication avant qu’il ne termine son chapelet d’injures.

La jeune femme arque un sourcil à la remarque du criminel. Sa réflexion lui donne envie de reprendre son hilarité là où elle l’a arrêté juste un peu plus tôt. Dès qu’on les exclut d’un concept, ces beaux mâles sont offusqués. Ils ne sont pas habitués à ne pas être traité en privilégié, c’est ça ? La brune se mord la lèvre pour se retenir de glousser comme une adolescente. La nervosité force sa main contre la tête de son opposant, une petite tape légère qu’il a à peine dû sentir. « Les hommes n’ont pas trop de fierté pour ça ? Pour avouer ne pas réussir à se débrouiller par eux-mêmes ou pire pour accepter qu’ils ont des problèmes. » Acide caustique qu’elle expulse avec son ex-mari dans le crâne qui tambourine ou s’esclaffe pour ce qu’elle en sait. Sa propre faiblesse à elle a résidé dans l’absence de lucidité. En avançant très nonchalamment vers le chemin indiqué, elle continue sur sa lancée. « Il existe d’autres institutions pour eux si ça peut te consoler, poussin. Les femmes battues n’aiment pas spécialement voir d’autres mecs trainer dans l’endroit où elles s’isolent pour échapper à leur bourreau. Cela dit… L’inverse existe également, je te le concède mais de toute évidence, les messieurs se sentent diminués et n’apprécient l’aide fournie alors à quoi bon leur réserver un endroit complet qui restera vide ? » Elle extrapole pour justifier sa propre opinion. Elle s’en fiche de toute façon. Ça non plus, ça ne la concerne pas.

Le trajet n’est pas long. Quand ils atterrissent devant la bâtisse, la sorcière roule des épaules avant de franchir le seuil, bousculant un peu son prisonnier pour qu’il passe la tête le premier. Ces lieux développent un début d’angoisse dans sa poitrine dont elle se serait très bien passée. Un signe de tête à la gérante du complexe. Puis, elle s’adosse au comptoir, s’y perche quasiment pour se pencher vers la  gestionnaire et lui murmurer à l’oreille très posément « Salut Al’, un petit cadeau pour aujourd’hui. Fais lui faire tout ce qui te chante, déplacer des trucs ou autre. Je sais pas s’il est doué pour réparer des choses donc garde un œil sur les travaux que tu lui fourgues. Ah oui et tu ferais mieux de cacher l’argenterie. » Elle lui jette un regard entendu. Bien sûr, les objets de valeur ne font guère légion ici mais tout de même. Tout ce qui brille est susceptible d’être dérobé par la pie qu’elle leur envoie. La manager hoche la tête et la magicienne articule un rictus qui s’estompe quand elle repose les yeux sur le pickpocket. « Et voilà, tu restes ici pour la journée. Amuse toi bien mais pas trop quand même. Pas de délit, sinon c’est la prison, le procès et j’en passe des meilleures. Sois reconnaissant, j’ai été indulgente avec ton cas jusqu’ici  Gárcez. N’en abuse pas. J’ai des oreilles partout ici, donc fais pas le con. Et fous la paix aux nanas que tu croises. » Autoritaire jusqu’au bout avant de passer la porte sans une autre syllabe. Dans son casque, elle entend Burton la réclamer. Apparemment, il y a trop de trucs à récupérer pour sa seule petite personne. Il est inutile. Tellement inutile…

- Sujet terminé -

_________________
You won't see me fall apart
I know that I can survive. I'll walk through fire to save my life. And I want it, I want my life so bad. I'm doing everything I can. Then another one bites the dust. I'm still fighting for peace. I've got thick skin and an elastic heart but your blade, it might be too sharp. I'm like a rubber band until you pull too hard. I may snap and I move fast.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1931-joan-the-past-be
 

Le voleur et la policière. [PV Joan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» un « espion » permet d'arrêter un voleur
» Question! Jeux de Société
» Speccy petit utilitaire d'informations sur son ordinateur
» Le temps n'est qu'un voleur.
» + that's insane how much we hate each other (joan)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-