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 Hunger Of The Pine || Sigurd

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MessageSujet: Hunger Of The Pine || Sigurd   Sam 13 Déc - 12:02


ACTE I

" Sleeplessly embracing
Butterflies and needles
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Encased in case I need it
In my stomach, for my heart
Chain mail
Hunger of the pine"


L’ivresse déjà embrume les sens.
Le souffle se fait lourd, soupirant, difficile. Gémissant parfois, implorant souvent.
La peau fiévreuse cherche son homologue entre les draps glacés. Les doigts se courbent, s’accrochent, griffent les dos, les bras, les jambes. Les muscles se tendent, roulent sous la peau. Douleur. Le plaisir est douloureux. C’est peut-être pour cela qu’il n’en est que plus désirable.
La nuit se tait encore un instant, elle regarde ailleurs quand les hommes cherchent du réconfort.
Encore une fois un soupir. Long. Double. Puis le silence.


Livio comatait, a moitié endormi peut être. Dans cette état abscond ou le rêve semble toujours vous jouer des tours. Il avait abandonné l’idée de se battre pour avoir un peu plus de couverture, l’autre avait gagné, et il n’aimait pas réveiller les gens.
Il se contentait de garder les yeux fermés, la tête enfouit dans son oreiller.
Silence. Soupirs.

Plus tard.
Il risqua un œil, se tournant lentement pour être sur le flanc, au bord du lit. Il grimaça. Il avait mal en bas du dos et dans le creux des reins. Le plaisir est douloureux
Le brun frotta ses yeux bleus légèrement rougis par la fatigue, témoins d’une nuit pas assez reposante. Par-delà les volets à demi clos de la chambre d’hôtel miteux de Northem Orleans filtrait une lumière blafarde. Le genre de lumière qu’il était impossible de définir : était-ce encore cette après-midi pluvieuse ? Ou alors une matinée où le soleil peine à se lever ? A moins d’être déjà en plein milieu d’une journée grise et nuageuse, sans promesse d’éclaircis quelconques.
Livio soupira.
Et c’est là qu’il la remarqua. LA présence. il était toujours là ?
Le brun fronça les sourcils. Ça ne se passait pas comme ça d’habitude. Non. D’habitude il se retrouvaient sans rien dire ( les sens surement parlaient assez ), ils faisaient ce pourquoi ils se voyaient, et puis l’un des deux partait, laissait l’autre sans un mot, parfois avec un « salut » ou un prochain rendez-vous. C’était comme ça depuis qu’ils s’étaient rencontrés malencontreusement. Peut-être l’espace exigu de leur cachette commune, ou le vide dans leur être les avaient rapproché au point qu’ils en arrive à ce genre de relation triste. Pas malsaine, pas cruelle ( peut-être un peu ), mais surtout triste en fin de compte. Plus que tout, sensuelle.
Enfin. Pas que cela le gênait, ou le faisait grandement souffrir. Autant que l’autre il partait souvent avant le réveil, peut-être pour n’avoir rien à dire ? Il était un fuyard dans l’âme après tout…
Mais pourquoi l’autre était-il encore là ? Ou peut-être était-ce à lui de partir ?
Etrangement la réponse qui s’offrit a lui le surpris : il n’en avait pas envie. Il avait envie de rester sans savoir pourquoi. Après tout il en avait bien le droit, son… Compagnon/amant/collègue/type/bon coup ( c’était compliqué de mettre des mots dessus ça ) pourrait tout aussi bien partir et le laisser.
Ou peut-être était-ce la présence du jeune homme a ses côté qui le faisait rester ? Mystère. Il se sentait étrange. Oh non, non pas chamboulé par quelconque sentiments en rapport avec l’amour naissant. Livio était un éternel amoureux de tous, de toutes ses conquêtes, il aimait tout le monde  passionnément, pas seulement pour l’acte amoureux. Non. Il se sentait juste un peu vide. Sale aussi. Avec l’idée de n’être qu’un bout de viande, ou revenu a des instinct primaire. Il n’aimait pas ne rien connaitre de son partenaire, rester dans le flou total, ne serait-ce que connaitre quelques détails, commencer une base de relations qui ne se résume pas à une partie de jambe en l’air.
Mais ce désir restait toujours aussi obscur, il ne savait pas trop quoi en faire.
Son regard fit le tour de la pièce lentement, détaillant la pièce exiguë et de premier prix. Leurs vêtements étaient éparpillés un peu partout sur le planché et les meubles. Un bazar sans nom.
Le brun se pencha en avant et attrapa son pantalon d’où il sorti un paquet de cigarettes et une boite d’allumettes. Il craqua l’allumette, alluma la cigarette observant un instant le bâton se consumer entre ses doigts, jusqu’à l’instant critique ou la flamme vint presque lécher ses phalange, lui faisant sentir la monstrueuse chaleur contenue dans cette flamiche vacillante.
Il avait les mains glacées d’ailleurs. Il frissonna, tout son corps était parcouru dans long frisson : il faisait froid dans cette pièce et bien évidement ils étaient nus.
Il remonta un peu la couverture sur lui, adossé à la tête de lit.
Il aimait bien les moment de paix, ces moments de matin ou il pouvait fumer en silence, admirer les arabesques impalpables du bâton de tabac qui se consume. Un mouvement à ses côtés lui fit cependant tourner la tête.
Sigurd.

Il ne savait pas si celui-ci était réveillé. Il n’avait pas envie de le réveiller. Le réveiller signifiait surement qu’il allait partir. Encore. Et que ça allait recommencer. Pas qu’il fusse contre loin de là, il aimait leur hobbies commun… tout de même.

Son regard bleu détailla un instant l’homme qui lui faisait dos. Décortiquant chaque muscle de son dos à moitié recouvert par les couvertures.
C’est vrai qu’au final il ne se connaissaient que très vaguement, tout ce qu’il savait de Sigurd c’est qu’il avait un prénom assez moche et dur à prononcer d’après le gitan, qu’il bossait dans le secrétariat ou l’administration et qu’il était presque aussi bon que lui en matière de cachette. C’était tout de même assez mince.
Tandis qu’il réfléchissant son regard se fit de plus en plus insistant, ce n’était certes pas très poli de regarder quelqu’un en train de dormir ( et assez flippant ), ni de fumer à côté de lui de bon matin, mais Livio n’en avait pas grand-chose à faire.
Ne sachant même qu’elle heure il était, il décida au final de réveiller l’autre en douceur ( d’ailleurs peut être était-il déjà réveillé ? ). Attrapant un oreiller qui trainait sur le lit il lui lança à la figure et continua de fumer tranquillement, regardant la fumée qu’il produisait.
Le tact. Magnifique. Voilà qui devrait aider à engager une conversation.

« Allez debout cariño, ne m’oblige pas à rejouer la belle au bois dormant avec toi. » Lâcha-t-il en souriant, un air moqueur sur le visage.

Au fond de lui il espérait tout de même que l’autre n’était de ceux qui vous sautaient à la gorge si vous aviez le malheur de les réveiller le matin.
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MessageSujet: Re: Hunger Of The Pine || Sigurd   Jeu 15 Jan - 20:23


hunger of the pine





    « Faen i helvete ! »

Ouais, je sors des jurons norvégiens le matin des fois. Je m’étire un petit peu. J’entends l’autre me parler. L’autre ouais. J’sais plus vraiment son nom de toute façon. Il a un truc qui sonne bizarre pour un petit norvégien sexy comme moi. Je vais l’appeler Truc en essayant de me rappeler de son nom. Donc Truc m’a réveillé. Ouais, c’est la première fois qu’on fait ça. Enfin pas qu’on s’occupe bien sympathiquement dans la nuit tous les deux, ça hein, on le fait souvent, bien que ça se limite en ce moment parce que j’ai une vie mouvementée –j’ai un boulot hey, j’ai pas le temps de batifoler avec Truc-, mais la première fois qu’il me réveille. Parce que d’habitude, je me barre avant comme un gros tocard, en lui laissant un mot pour quand se revoir. Ou sinon pour lui laisser une connerie totalement inutile mais qui me fait bien rire en principe. Enfin là du coup, je vais pas pouvoir le faire, parce que je suis encore là, entouré dans les draps, totalement à poil. Et je me mange une quinte de toux abominable parce qu’il a fumé, et je crains cette odeur au petit matin. Non en fait je crains cette odeur tout le temps. C’est absolument dégueulasse. Alors je râle, je me gratte les fesses, et je prends le coussin qu’il m’a jeté au visage dans une veine tentative de m’assassiner pour le lui balancer dessus, à mon tour, en plissant les yeux et en sortant une expression totalement incompréhensible, un mélange d’un râle de Chewbacca mélangé à un soupir totalement épuisé, ce qui donne quelque chose du genre « rmfmrrrrmfr », pour faire donc clairement comprendre que j’ai sommeil. Je suis putain de fatigué, voilà. J’avais envie de dormir moi…

Truc s’en fout. Truc en a rien à foutre je crois bien. Ah ce Truc. Je me tourne vers lui et je le pousse pour lui faire comprendre que sa cigarette, ça m’emmerde. Bon d’accord, il a peut-être pas compris en fait, mais c’est pas grave, au moins j’ai essayé. Je tourne mes yeux, je frotte mes paupières, et je me regarde dans le miroir miteux tout crade. Je veux même pas essayer de savoir ce qu’il y a dessus. Mais c’est pas le sujet. Je regarde mes cheveux, l’état de mes cernes inexistantes. Ca va. Je suis toujours aussi sexy, même si je suis terriblement mal coiffé. J’étudie Truc, aussi, par le reflet, je vois les courbes de son dos. J’aurais peut-être trouvé ça pas mal il y a quelques temps, mais je crois que je suis tombé dans le charme des gars un peu massif, avec un peu de poids, effet mal rasé et râleur. Ouais, l’effet Gregory Whitford, mais ça on n’est pas obligé de le préciser, bordel !

    « Ca te fait tant chier que je sois là de bon matin ? »


Oh putain, je vais même pas avoir de céréales, il va falloir que j’aille acheter un truc à la boulangerie avant d’aller au travail, c’est pas cool du tout. En fait j’aurais mieux fait de partir plus tôt. Je me souviens même pas pourquoi j’ai voulu rester, c’est trop tôt pour penser, pour réfléchir. C’est quoi, huit heures du matin ? Beaucoup trop tôt pour que mon cerveau accepte de se réveiller ! Normalement, il accepte de s’enclencher quand j’arrive au travail, c'est-à-dire par avant dix heures.

    « Fallais que j’te parle d’un truc, mais je me souviens plus trop quoi. C’est marrant, c’est la première fois que je te parle autant. Homse. »


Je sais pas si Truc m’avait insulté avec son mot bizarre tout à l’heure, mais enfin j’ai répondu, voilà. Mais venant de moi, ce mot fait pas crédible.



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MessageSujet: Re: Hunger Of The Pine || Sigurd   Mer 18 Fév - 19:17


ACTE II

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Livio ne pouvait pas vraiment dire s’il aimait ou non les matins avec Sigurd. En effet il n’avait jamais vraiment eu ce loisir et comptait bien s’en amuser un peu.
Vil Livio ? Oh surement oui. Il fallait bien s’amuser dans la vie, c’est ce qui motivait le gitan et lui donnait sa joie de vivre.
S’amuser, même et surtout aux dépens des autres.
C’est vrai que ça changeait des habitudes. Livio y songeait alors qu’il regardait la chose amorphe a côté de lui grogner ( surement dans sa langue maternelle imprononçable ) et se cacher dans les couvertures comme un gros crabe mécontent. D’habitude, Sigurd faisait toujours en sorte d’être le premier levé et de partir comme un voleur ( un comble pour Livio ) en lui laissant quelques indications ou bien une phrase incompréhensible qui devait surement comporter une blague que le brun n’était pas en mesure de comprendre.
La dernière fois il lui avait parlé d’un truc -… Star wars ?- qui n’était pas vraiment de son ressort. Et puis de toute façon il avait abandonné l’idée de comprendre les références de Sigurd quand il avait abandonné l’idée de comprendre la personne en elle-même. Enfin le peu de ce qu’il connaissait de cette personne. C’est vrai qu’au final ils restaient des étrangers.
Il fut sorti de ses pensées par une toux assez abominable et un soupir d’agonie endormie. Ah, alors le monstre des couvertures se réveillait à cause d’un chat dans la gorge ? Ah, ou peut-être la cigarette, allez savoir le nordique avait peut-être les bronches délicates au réveil ? Il eut juste le temps de tourner la tête qu’il se retrouva avec son oreiller de nouveau en pleine face.
Remettant l’oreiller derrière son dos il rit en entendant l’ours se remettre à grogner, puis il senti qu’on le poussait. Ce geste lui fit froncer les sourcils tandis qu’il rallumait sa cigarette qui menaçait de s’éteindre. Oh la fumée te gênais ? oooh, tu m’en vois navré, si j’avais su…
Tu peux toujours te brosser pour entendre ça mon cœur.
Se remettant à fumer il darda un regard sur son complice d’une nuit très occupé à… s’observer dans la glace. Il l’observait par la même occasion. Il grimaça. Bien sûr que l’autre était plus massif que lui. Certes tout deux n’était pas épais, mais Livio complexait un peu sur son manque de carrure. Quoique, en y réfléchissant ça pouvait s’avérer un peu compliqué pour ses activité féminines que d’avoir un corps musclé. Il grimaça une nouvelle fois.

« Ca te fait tant chier que je sois là de bon matin ? »

Ah, ça c’était la meilleure ! Avait-il besoin de lui rappeler QUI partait tous les matins, parfois même aux aurores pour éviter de le croiser ? QUI n’avait jamais vraiment prit la peine de lui demander son prénom ?  Sur le coup Livio était assez abasourdit, il aurait voulu lui faire milles et une remarques bien senties mais son visage resta plutôt bloqué dans une expression interdite, la bouche légèrement entr’ouverte et les sourcils froncés.
Il s’était demandé quelle tournure allait prendre cette discussion, mais au final il n’était plus vraiment sûr que ça allait lui plaire.

« Fallais que j’te parle d’un truc, mais je me souviens plus trop quoi. C’est marrant, c’est la première fois que je te parle autant. Homse. »

Là, il le dévisagea vraiment. La grimace exaspérée remplacée par une expression moqueuse et décidément très amusée.

«  Ah je comprends pourquoi tu pars si tôt à chaque fois… » Son sourire se fit un peu plus veule et il coinça sa cigarette entre ses dents. « C’est que ta conversation au réveil n’est pas très intéressante. Moins que celle d’hier soir si tu vois c’que je veux dire. »

Vlan prend ça le viking. Livio reprenait du poil de la bête, une petite pique bien servie, sur un plateau d’argent dès le matin. Il se savait invivable et s’en targuait parfois.

« Enfin, tu me diras quand tu auras retrouvé tes mots. »

Il observa un instant Sigurd et soupira. Il était prêt à parier que ce type n’allait pas s’avérer de bonne humeur au réveil. Dommage puisque lui était dans une grande forme. Allons, c’était un peu leur première grande discussion, comme de longues retrouvailles. Il fallait que ça ait plus de classe, que ce soit mieux qu’un «  je voulais te dire un truc mais j’ai oublié ». Livio était un acteur irrécupérable. Et il était plutôt du matin. Pauvre Sigurd.
Il attrapa un coin du drap et le tira avec force, laissant l’autre nu comme un vert. Ah, il avait supporté ses pieds froids et le fait qu’il tire la couverture toute la nuit, il n’allait pas se mettre à avoir des états d’âmes.
Il s’en enveloppa d’une façon très dramatique, comme une toge romaine, du moins assez pour cacher sa nudité, et se mit à déambuler dans la pièce.

«  Voyez belle indolente, vous vous réveillez juste
Et vous m’éconduisez à la manière d’un rustre… »
Ah, il avait la fièvre actrice, voilà qu’il se mettait a déclamer des alexandrins qu’il venait fraichement d’inventer en agitant les bras. Il se laissa tomber dans un siège un peu plus loin.
« Votre Cœur n’est en fait qu’un ardent glaçon..
Et- »
Il fronça les sourcils regardant autour de lui «Diable ! ou est donc passé mon caleçon ? »
La matinée allait s’annoncer… ; Dramatique.





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MessageSujet: Re: Hunger Of The Pine || Sigurd   Sam 7 Mar - 21:55


hunger of the pine






Je crois que je ne vais même pas essayer de comprendre ce qui est en train de se passer. Je crois que je ne vais même pas essayer de comprendre ce que Truc est en train de piailler. Je crois que je ne vais même pas essayer de comprendre l’horreur à laquelle je suis témoin. Je suis sûr qu’avoir vu un meurtre en direct, là à côté du lit m’aurais sans doute moins gêné que d’assister à ce spectacle pitoyable totalement ridicule et qui n’a absolument aucun sens à mes fines oreilles. En plus je suis obligé de froncer les yeux à cause du soleil qui me tape dans l’œil. Ca lui donne un air de messie, à Truc, avec son discours, ses gestes, la lumière et le drap. HEY. Le drap ! C’est pour ça que j’ai froid ! Quand je dis que mon cerveau n’est pas réveillé le matin, ce n’est pas pour rien, je n’avais pas trouvé la relation cause à effet de ce pourquoi j’avais froid. Mais je crois que mon corps est bien trop endormi encore pour protester ou bien même pour daigner tendre la main pour tirer sur le tissu. Je n’ai aucune force dans les bras de toute façon, et je n’ai aucunement l’envie que Truc Shakespeare me tombe dessus. Ca m’agace suffisamment de l’entendre et de le voir au petit matin, alors si en plus il me tombe dessus et qu’il me fait mal, ça sera la cerise sur le gâteau, comme on dit. Mais je trouve quand même le moyen de râler contre le froid en me mettant en boule, prenant une moue boudeuse qui devient habituelle chez ma splendide personne.

Je me frotte un peu les yeux et je me masse la tête. C’est dans ce genre de moment que je me rends compte que quand je fais la chasse à l’ours toute la nuit pour retrouver Papa Ours, ce n’est finalement pas si pénible. J’aurais cent fois préféré être dans la boue, sous la pluie, à essayer de courir après Gregory pour éviter qu’il s’en prenne à quelqu’un de la ville sous sa forme bestiale plutôt que d’être là à écouter l’autre brailler des trucs de poètes ou de je sais pas trop quoi à tue-tête. Oh Gregory, je sais que tu ne m’entends pas, mais vient me sauver de là et profites-en pour le faire taire. Non mais quelle idée j’ai eu de rester ! Quelle idée j’ai eu de le prendre lui pour m’amuser, surtout ! Ca ne me laisse qu’une chose à faire, étant trop fainéant pour bouger : soupirer lourdement jusqu’à ce qu’il la ferme. Ca ne semble pas vraiment marcher mais bon, je fais comme je peux. Si j’avais plus de force et moins de mollasserie, je lui sauterais dessus pour prendre le drap mais il est trop tôt pour essayer de faire la moindre chose. Peut-être qu’il arrêtera si je ne dis plus rien ? Bouarf, j’en doute. Je préfère soupirer un moment avant de ronfler, entre l’éveil et le sommeil. C’est pas mal en fait son truc pour dormir. C’est presque chantant quand on n’écoute pas vraiment mais qu’on se laisse bercer par le rythme. Haha.

BIM. Putain j’me souviens de ce que je voulais dire à Truc d’un coup ! Outre l’envie cruciale de lui demander son nom, j’ai autre chose d’important à dire. Mais si ça se trouve il va s’en foutre. Je pense que ça ne lui changera pas grand-chose en fait. Mais euh. Si vraiment ça ne lui fait rien, je crois que je vais être cruellement vexé.

« Ca y est. Je sais ce que je voulais te dire. Alors tais-toi et écoute moi, Shakespeare. »

Je me redresse et je m’étire un petit peu en baillant. Je crois que je me suis fais au fait de ne pas avoir de drap, hey, j’suis norvégien, j’crains pas le froid ! VOILA.

« C’est sans doute la dernière fois où on fait notre petit jeu là. J’deviens genre stable maintenant, avec une vraie vie. »



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MessageSujet: Re: Hunger Of The Pine || Sigurd   Jeu 23 Avr - 12:00


ACTE III

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Certes, Livio n’était pas la personne la plus agréable au réveil.
Cette concession sonnait comme un pâle avatar de ce qu’était en effet le tsigane de bon matin. Evidement rare étaient les gens matinaux, qui aimaient à se réveiller de bonne heure. Encore plus rare étaient ceux animés de tant de verve aux aurores.
Peut-être parce que les adeptes de la grasse matinée les avaient tous fait taire ?  Les études sociologiques et anthropologiques actuelles n’étaient pas en mesure de nous le dire.
Toujours est-il que Livio, affalé comme il l’était dans ce fauteuil miteux, cachant sa nudité et se protégeant du froid a la mode Rome antique drapé dans un drap un peu troué, observait la pièce, affichant une moue contrariée
Diable, un caleçon ne pouvait pas disparaitre comme ça.
Un grognement lui fit relever la tête et c’est non sans une pointe d’amusement qu’il regarda le norvégien se contorsionner, se rouler en boule en grognant tel un ours mal léché sortant d’une longue hibernation.
C’est dans ces moment-là, ou d’une moquerie pure et enfantine, il appréciait d’être une personne insupportable. En témoignaient les lourds soupires lâchés entre ses magnifiques Alexandrins.
L’entendre parler de façon si vive manqua de le faire sursauter. Ah ? Il était réveillé alors ? De plus les rouages de sa cervelle semblaient s’être remis en marche puisqu’il se remémorait présentement la confidence manifestement de la plus haute importance qu’il avait à lui faire. Oui, le propos était ironique, de la part de Sigurd et connaissant les mots qu’il lui laissait parfois il ne s’attendait pas à la réponse au sens de la vie.
Une moue boudeuse vint naitre sur son visage, se faire appeler ironiquement Shakespeare froissait bien son orgueil. Tseuh. Il savait bien de toute manière que le norvégien était un rustre qui ne pouvait apprécier la finesse de son parlé et la qualité volubile de son impromptue matinal. En toute objectivité bien sûr.
Toujours est-il qu’il s’enfonça un peu mieux dans le fauteuil, croisant les jambes et resserrant son drap autour de lui, prêt à écouter cette ô combien importante déclaration.
Déclaration qui en tout et pour tout lui fit lever un sourcil dubitatif.
Il ne dis rien pendant quelques instant et se contenta de regarder Sigurd de haut en bas, les sourcils froncé.
Puis pris d’une hilarité soudaine, il se mit à rire sans vraiment pouvoir s’arrêter, ses épaules agitées par de tressauts causé par ce même rire.
Se calmant tant qu’il put il releva la tête vers la belle au bois dormant qui semblait s’être réveillée a coup de poésie du prince charmant.
« Hahaha…ah. Excuse-moi, Toutes mes félicitations, invite moi au mariage alors. Tu me dois bien ça ! » lâcha-il en haussant les épaules. Non il n’était pas plus attristé que ça. Ni même émus. Après tout ils avaient partagé un lit et quelques nuits, mais il n’avait jamais vraiment eu l’impression d’avoir noué ne serait-ce qu’un semblant de relation cordiale avec le brun. Pour ainsi dire, c’était presque la première fois qu’ils parlaient aussi longtemps.

Il se releva du fauteuil et s’étira nonchalamment, avant de couler un regard interloqué sur Sigurd.
«  Quoi ? Tu t’attendais tout de même pas à ce que je pleure si ? » Il bailla «  Je peux le faire si tu veux, ça rajoutera du charme a cette magnifique scène ahaha. Bon où est ce fichu caleçon… »

Il se remit à fouiller dans la pièce, soulevant divers vêtements et objets, fouillant dans les tiroirs non sans bien sûr se prendre les pieds de temps à autre dans sa magnifique toge de romain dans laquelle il se trouvait fort beau.

«  Alors comme ça tu t’es trouvé une vie stable ahah. J’lui souhaite bonne chance, t’as retenu son prénom à lui au moins ? » lâcha-t-il d’un air moquer alors qu’il était à plat ventre sur le parquet essayant de récupérer ses sous-vêtements qui semblaient s’être terrés sous le lit.
Certes le reproche était puérile, mais le fait qu’après ces quelques temps l’autre ne puisse se rentrer son prénom dans la caboche froissait son orgueil. Que voulez-vous, Livio était une Diva.
Et on ne froissait pas les divas.
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