AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Sam 13 Déc - 14:40


Tu viens à moi la nuit, empli ce monde de notre royaume. Engouffres toi dans les rues de ton ombre et rends-moi un souffle. Je savais exactement ce dont j’avais besoin et c’était pourquoi j’avais poussé la porte de ce cabaret. Ce n’était pas comme si j’en possédais une part d’une certaines façon, je faisais survire cette boite après un accord douteux. Celui-ci me permettait de blanchir mon fric et la jolie sorcière y trouvait son bénéfice. Je me sentais faible, les femmes y sont faciles et j’avais besoin de me nourrir. Je n’étais pas un personnage dont la discrétion était sa principale caractéristique, regardez ma tronche… Ceci dit, étant assez un habitué des lieux rares étaient ceux qui ne m’avaient pas aperçu au moins une fois. Je faisais toujours mine de boire un verre avant de me filer à l’anglaise avec une jeune femme ou homme. A vrai dire, je n’étais qu’assez peu regardant sur le sexe de ma nourriture ; du moment que celle-ci m’était affriolante.

C’est là que je la vis, à peine mon verre posé devant moi. J’ai simplement sorti du papier vert sans réclamer la monnaie ; prit entre mes doigts pour m’approcher de cette brune qui se dandinait avec ce regard triste. Je supposais triste, elle dégageait un bouillon d’émotions, une jolie bouillie dans laquelle elle semblait se plaire à se vautrer. Elle m’attira. Son odeur m’en disait long sur sa nature... Bestiale. Pourquoi ne pas s’amuser un peu ? Me faufilant jusqu’à elle ; mon verre sans alcool en main je lui adressais un large sourire « Salut. » Lançais-je de mon optimisme sans faille (ou presque) imitant mollement son balancement de hanches. Peut-être un peu moqueur ; mais non dans le but de la braquer. Bien au contraire… Viens à moi mignonne. La nuit sera ton linceul ; divertie moi. Donne-moi raison de ne pas te tuer, car ce soir, c’est toi que j’ai choisi.

« Tu sais ce qui serait vraiment cool ? » Demandais-je un air taquin en humectant mes lèvres, j’ai continué de l’imiter. Les gens dansent étrangement à cette époque, j’avais pourtant découvert quelque chose musicalement parlant que je trouvais juste exceptionnel. « Du Rock’n roll… » Ajoutais-je avec un large sourire. L’on se trouvait dans un cabaret, il y avait peu de chances de s’entendre écouter le son d’un guitare électrique, il n’y avait que ce piano et instruments très classiques. Je me suis mis à rire joyeusement, un gazouillis de nourrisson qui mourrait dans le bruit d’ambiance. Je n’étais pas ivre, juste un extraverti et pourtant, bien plus psychopathe que le type au bar qui fixait les fesses des filles. Sans la moindre gène j’ai posé mes doigts sur son bras, l’envie trop grande d’aspirer son énergie me rongeait. Mais je n’ai rien fait pour lui nuire, pas devant cette assemblée. Je devais la convaincre de me suivre ; ce n’était pas que j’étais le mec le plus séduisant de cette pièce. Je n’étais franchement pas baraqué, peut-être un peu trop grand et une allure efféminée dans une attitude de brute. J’étais un sale brouillon.

J’allais porter mon verre sur mes lèvres, mais je me senti nauséeux à l’odeur du jus de fruit mélangé à un sirop de coco ; j’ai baissé mon verre en lui demandant « Tu veux gouter ? » Si j’en croyais par sa race, elle pourrait bien renifler le verre et voir si je lui tendais un piège. Je me contentais de sourire largement, jouer les types normaux c’était un théâtre que j’adorais expérimenté. Bien que la normalité ne voulait pas d’avoir une tignasse pareille ; ce n’était qu’une façon de laisser croire que je n’avais rien à cacher de mon originalité. Que je m’en exprimais librement. Mais ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Roulé comme elle était, elle devait avoir l’habitude que les hommes se plient en quatre pour la séduire ; mais cette fois ça sera à elle de me plaire pour vivre… Seulement, c’était plus drôle quand elle ne le savait pas.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Ven 19 Déc - 0:28

Le grand classique. Il approchait, sournoisement, prenant place à vos côtés pour parler avec vous. Ce n’était qu’un jeu, qu’un simple flirt. Il venait, son verre à la main, puis commençait innocemment à taper la discussion. Pour le plaisir, pour le fun, pour l’ambiance. Ses intérêts pourraient être divers et variés, seulement c’est un homme, il n’avait pas trente-six possibilités qui lui avaient traversées l’esprit : aborder une femme pour rien ne l’intéressait nullement. Son objectif, c’était de finir chez elle ou chez lui, peu importait le lieu, du moment qu’ils ne quittaient pas le bar ou la boîte séparément. La fois suivante, il recommençait, changeant cette fois de femme. Et ainsi de suite.
Parfois, la fille se laisse prendre au jeu, connaissant les intentions de son interlocuteur. Pourtant, à maintes reprises, certaines tenteront de prouver le contraire, argumentant ne pas avoir compris, assurant penser que l’homme ne leur parlait que pour le fun. Des vipères professionnelles ne reculant devant rien.

C’est sur Aeryn qu’il tomba. N’ayant rien demandé, la jeune grecque se retrouva avec un homme à ses côtés pour lui tenir compagnie et lui parler. Tiens donc. Arquant un sourcil étonné face à la salutation qu’il lui fit, ce dernier avait pourtant mal choisi sa soirée pour venir lui parler. D’une manière générale, c’était elle qui enclenchait le premier pas vers la gente masculine. Ce soir ressemblait plus à un « ne pas déranger » qu’une invitation à finir dans les draps d’un illustre inconnu. Son regard noir et perçant en dit long sur ce qu’elle pensa de la venue de l’importun. Ne se prenant même pas la peine de lui répondre correctement, elle opta pour le hochement de tête. Sans plus.
Il poursuivit, à son damne. Encore un qui ne comprenait rien à la gente féminine. Elle ne voulait pas lui parler, la gonzesse blonde deux tables plus loin ferait parfaitement l’affaire s’il voulait discuter. Elle, non, n’en avait strictement pas envie. Et rien à cirer de lui.

« Ah. »

Ouais, super. Rien à cirer du rock n’ roll. Rien à cirer de ta présence aussi. N’ayant pas envie de se prendre la tête, Aeryn garda ses pensées pour elle, se désintéressant proprement de cet homme qui, en plus de ne pas lui inspirer confiance, avait mal choisi son moment pour tenter de la séduire. Revenez plus tard ! Pourtant, elle ne le laissa pas faire quand il posa sa main sur son bras. Instantanément, la jeune femme réagit au quart de tour, lui prenant sa main pour la ramener chez lui. Vraiment pas le genre de gars en qui elle devait avoir confiance, il venait tout juste de le lui montrer. Aussi avenant, et incroyablement rapide, il brûlait des étapes, empressé d’atteindre son objectif, ce qui cachait quelque chose, bien évidemment.

« Bas les pattes. Respectez mon espace personnel »

Pourtant, malgré sa réticence, elle eut l’impression qu’il s’amusait à la voir le repousser, comme si cela ne lui suffisait pas, comme s’il s’en amusait en fin de compte. Le chasseur en quête d’une proie impossible à atteindre, chose bien plus convoitée que la première poule qui se collerait à lui sans poser de questions. Le genre d’homme qu’elle n’appréciait pas fréquenter ou approcher, parce qu’ils jouaient clairement un jeu qui ne lui plaisait pas. Comme un petit quelque chose de malsain en eux perception dont elle ne saurait expliquer l’origine.

« Non. »

Elle n’avait ni envie de boire, ni envie de lui parler. Il l’importunait et l’énervait, était-ce trop lui demander que de dégager ? Puisque ses réticences ne semblaient l’arrêter, la jeune passa directement aux propos acides et secs. Si c’était la seule solution pour qu’il parte, autant en user, et même en abuser. Faisant la moue, elle darda ses prunelles dans les siennes avec colère.

« Allez-vous trouver quelqu’un d’autre. Je ne suis pas intéressée. »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Sam 20 Déc - 16:04

Ce n’était pas même qu’elle avait du mordant la petite, c’était tout simplement un poison. Et je mourrais d’envie de m’en abreuver. Sans en avoir mal au cœur, elle ne manquera à personne la petite peste ! Elle refusa mon présent et j’ai simplement haussé les épaules, buvant une gorgée en faisant mine de trouver ça délicieux. Comme si elle ratait franchement quelque chose. C’était dégelasse. Elle m’envoie sur les roses, j’ai fait mine d’être triste cette fois ci avant de sourire clairement après avoir dessiné sur mes traits un air pensif. « Si je renonçais à chaque fois que l’on m’a dit ça, je serais dépressif depuis longtemps… » Attendez… Je suis dépressif. Ahaha, la belle affaire ! Je me suis déjà suicidé une fois, jamais compris la leçon. Il n’y aura pas de retour la prochaine fois. « Sérieusement, t’as vu ma tronche ? On n’a pas tous la chance d’avoir sa cour. » Ajoutais-je avec un sourire en coin. Madame fait tourner les têtes, j’en étais persuadé. Probablement avait-elle un cœur de glace, ceux que j’aime mordre à m’en faire péter la gencive. Elle était belle à se damner. Mais comme je l’étais déjà aussi, je ne prenais pas grand risque. C’était si bon d’avoir une longueur d’avance !

Qu’il y a-t-il plus divertissant que le défi ? Je vais vous le dire, les stripteaseuses. Clairement, ça valait de coup de tout laisser tomber pour une pétasse qui se déshabille. Je me suis contenté de sourire, gardant mon verre éloigné de mes lèvres tout en restant naturel. J’aurais vomi mon quatre-heure de ce gout infecte. Parce qu’en plus, je m’étais retrouvé sans me rendre compte à mâchouiller une barre de chocapic dans le rayon d’un supermarché. A croire que j’aimais me faire mal. C’était une coriace, mais il fallait plus pour me faire fuir. Si je n’arrivais pas à la séduire, je la suivrais lorsqu’elle sortira d’ici. Je me ferais un plaisir de la surprendre et de laisser son pauvre corps chéri et parfait sans vie. « Tu t’crois au dessus de moi parce que t’es bien roulée c’est ça ? J’peux t’prouver le contraire. » Ouais, je pouvais faire l’effort de lui prouver que ma compagnie n’était pas aussi détestable que la plupart des gens peuvent le supposer à la seule vue de ma couleur de cheveux. J’étais un roux acide, que voulez vous.

Je me préparais bien évidement à son refus catégorique, elle pouvait me traiter comme un chien. Ah oui, qu’elle fasse. Puis tout à l’heure, nous inverserons les règles et elle sera à moi. Petite chose ; joli festin. Mon être se languissait de sa force qui semblait alors colossale. Je la voulais de tout mon être, qu’elle m’appartienne d’une façon qu’elle ne soupçonnait pas. « Alors… Tu veux gouter ? » Relançais-je avec un large sourire qui se voulait amical. J’avais une tête de pervers à ce que l’on dit, de toxicomane parfois, et d’autres me trouvais un air d’adolescent pas fini. Aller, goute mon verre ; puis c’est toi que je dévorerais. Ah si seulement nous pouvions passer au plat maintenant, mettons nous à table et je jure de ne rien gaspiller de toi. Quelle délicieuse promesse.

Je me contentais de l’observer avec insistance. Je pensais alors que son loisir était celui-ci. Rejeter les gars comme moi qui lui faisaient des avances ; parce qu’elle était jolie et seule. Qu’elle s’amusait de la sorte et que ce soir, j’allais la prendre à son propre jeu. Oui, elle m’avait tout l’air de ce genre de fille. Sinon, que ferait-elle ici ? C’était ridicule, si l’on ne veut voir personne : l’on ne sort pas. Elémentaire n’est-il pas ?
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Jeu 25 Déc - 22:02

La colère montait crescendo. Sa manière qu’il avait de lui parler, son comportement, son tempérament, rien ne lui inspirait la moindre confiance. Cet homme usait de toutes les méthodes possibles pour la faire fuir et la contraindre à se méfier davantage. Son physique m’aidait pas à apporter la confiance, l’homme en lui-même dégageait un quelque chose qui ne revenait pas à Aeryn. Se méfier, et le fuir, deux choses à appliquer en urgence. Pourquoi avait-elle eu la malchance de tomber sur lui ? Il jouait, l’avait prise pour cible de la soirée sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Tout ce qu’elle supposait se confortait dans son esprit comme une conviction. Ce n’était pas le premier gars qu’elle croisait sur sa route, ceux dotés de mauvaises intentions ayant toujours un comportement des plus étranges, louches et parfois anormaux. De manière générale, c’était l’empressement qui les trahissait. Ils allaient trop vite, brûlant les étapes. Ils agissaient en tant que chasseur, ce qu’Aeryn ne manquait pas de remarquer assez rapidement, instinct oblige. Il était dangereux. Ses agissements, et ses intentions, des objectifs dont elle avait une idée de ce qui l’attendait si elle se laissait faire. Pas question de lui laisser ne serait-ce que l’ombre d’un encouragement. Il allait la détester à n’en plus vouloir la revoir. Ce ne serait que mieux ainsi.

« Qu’est-ce que vous ne pigez pas dans le « je ne suis pas intéressée ? » »

Fort peu aimable, son mauvais fond ressortait, pour se protéger tout simplement. Bon nombre de prédateurs ne cessaient en si bon chemin, chose qu’elle s’apprêtait à vivre avec cet énergumène. Coriace, il lui semblait que peu de choses pourraient l’arrêter en si bon chemin, tâche qui serait d’autant plus difficile de s’en débarrasser. Soupirant à ses réactions, l’amabilité d’Aeryn ne serait nullement présente, laissant le soin à cet avorton d’aller se faire voir. Sa cour ? Allons donc lui-même sous-entendait en faire partie pour le coup… D’un pathétisme. Il s’enfonçait seul, de lui-même, sans qu’elle n’ait besoin de lever le petit doigt. Il n’avait qu’à se regarder, il n’avait qu’à voir et ouvrir les yeux. C’était un idiot. Un sombre crétin qui pensait que les femmes ne servaient qu’à faire vitrine, morceaux de viande dans le monde de la nuit.

« Ne vous plaignez qu’elle existe, vous-même contribuez à la faire vivre, cette cour. »

Ça y est, il venait de l’énerver. Et poursuivait ses jérémiades alors qu’elle n’avait qu’une envie, celle de lui foutre son poing dans la figure. Il cherchait les emmerdes, les vraies, elle allait les lui apporter sur un plateau d’argent. Les gars comme lui, très peu pour elle, elle avait eu sa dose. L’inconvénient d’être une femme à cette époque : il suffisait d’être jolie pour finalement se retrouver avec un homme pour vous tenir compagnie quand il n’était pas question qu’on soit dérangé.

« T’y es pas mon grand. »

Gardant un sang-froid imparable, elle lui répondait d’un air dubitatif, le prenant de plus en plus pour le genre de pervers à qui il n’est pas bon de causer. Le vouvoiement était implacablement tombé : il ne la respectait, elle n’allait pas non plus se montrer abordable et gentille. Il ne manquait plus que cela ! Sa présence commençait dangereusement à l’exaspérer, aussi ne répondit-elle pas davantage à sa deuxième proposition de goûter son verre. Sans ménagement, elle le prit, sembla le porter à ses lèvres, pour ensuite changer d’avis, ayant une bien meilleure idée. Le tenant entre ses doigts, le verre aurait basculer vers l’avant pour qu’elle puisse y faire tomber le liquide dans sa gorge, mais elle préféra le pencher en arrière, non sans lui avoir donné un certain élan de sorte que le jus sucré atterrisse directement sur les vêtements de l’importun. Le reposant désormais vide sur le comptoir, Aeryn fit la moue, à peine satisfaite de ce qu’elle venait tout juste de faire.

« Tu avais besoin qu’on te le vide… voilà. »

Elle se leva et s’écarta de lui, se dirigeant vers un endroit du comptoir où son voisin semblait plutôt costaud, son propre verre à la main. Un moyen comme un autre de faire inconsciemment fuir les harceleurs.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Ven 2 Jan - 14:45

Ni une, ni deux. Je me retrouvais avec mon verre son mon tee-shirt. Elle avait le sens de l’humour. C’était plaisant. Je l’ai observé s’installer au bar sans rien dire ; ignorant les regards moqueurs, voir pire : compatissant. De sa cour, j’étais de loin le plus dangereux ce soir. Cette chance pour elle, je n’avais pas trop d’orgueil. Disons, que celui-ci pouvait se satisfaire de très peu. Aussi quand je me rendis également au bar pour demander des serviettes en papier. Une pétasse s’activa à m’éponger le torse avec un sourire aguicheur. Seulement elle, je n’en veux pas. J’avais jeté mon dévolu sur cette créature, quelle qu’elle soit. Alors après être à peut près sécher, je lui fis signe de dégager de là. Pas ce soir. Seule l’inconnue me donnait terriblement faim. Elle me jetait quelque coup d’œil comme si elle n’attendait qu’une chose : que je revienne à la charge. Terriblement joueuse. J’adorai cela. J’adorais cette fille. J’offris même un verre à celle-ci au bar, et quand le barman lui servit un verre identique à celui que j’avais sur le tee-shirt. Je l’ai observé dire à la jeune femme ‘Monsieur Fronzak a insisté pour que je ne renverse rien sur votre robe’ J’aurai pu insister pour son contraire. Mais je n’en avais pas besoin. Je savais qu’utilisais bien plus mes pouvoirs que de raison. Mais diable, à quoi me serviraient-ils si ce n’était pour s’amuser ? J’adorais m’amuser. Aussi quand le verre effleura le bois, je fis mine de me gratter l’oreille. Fixant le pied du verre qui grâce aux lumières avait une ombre contrairement à moi. Et…

Diantre, quel maladroit ce barman ! Je refusais à délaisser les mouchoirs en papier quand le barman se précipita l’air confus après avoir bafouillé des excuses. Le voisin baraqué de la jeune femme venait de se prendre le verre sur les genoux et se dirigea vers les toilettes en grommelant. Je me suis levé, m’approchant de la jeune femme ; me plaçant à coté d’elle sans pour autant m’asseoir. « Une préférence pour les gros bras ? » Je tentais alors de gonfler mon biceps avec une moue de désolation. Puis j’ai haussé les épaules. Tant pis. C’est alors que je repris d’un ton moins joueur, malgré mon envie folle de rire bêtement. « Je vous présente mes excuses, l’ennui vous comprenez. Merci de votre douce compagnie. » Formulais-je, l’air pensif. Je me contenterais de l’attraper à la sortie du bar, je la surveillerai l’air de rien. Et quand elle s’y attendra le moins ; je faisais mine de baisser les armes. Parfois, les femmes ont pitié. Je me disais que cela semblait être ma dernière carte. Le type festif lui avait déplu, le lourdaud macho également et quand à l’élégance, je doutais fortement que cela puisse l’atteindre. Plus personne ne se comportait de la sorte à notre époque. Fini les vouvoiements, les révérences, les prières avant le repas.

Bien que mon impatience à vraiment explorer l’un de ces rôles trop rapidement enchainés me soit préjudiciable. Probablement. Un sourire évasif, je m’apprêtais à lever le camp. Jetant un regard aiguisé aux tables, fenêtre ou pas fenêtre… Je choisissais plutôt la table où je pourrais aisément la surveiller. Elle me forçait presque la main pour que j’use de la force. Voici donc ce que son cœur désirait ; que je la contraigne. Que je l’emprisonne, que je la vide de sa vie alors qu’elle se débattra jusqu’à la dernière seconde. Je me languissais alors de répondre à sa prière. « Tu m’apporteras une tasse de votre truc qui empeste là… Euhm… » Disais-je à l’adresse du barman. Bien sur que je ne boirais pas, mais je ferais mine. Et pour cela, j’étais très doué. ‘Un café ?’ Je souris ravi, en sortant quelques papiers verts pour payer la consommation en répondant « C’est tout à fait ça. » J’avais toujours détestait ça, le café. Je me souvenais encore de ma mère, m’assurant que les hommes boivent du café fort sans sucre et les dame un bon thé chaud parfois avec un miel. Cherchez l’erreur. Je hais le café. L’homme me regardait comme si je venais d’une autre planète, il n’avait pas idée de savoir à quel point. J’avais laissé tomber depuis bien longtemps toutes ces chinoiseries, mais l’éducation que l’on m’avait donnée me collera toujours à la peau comme une petite vérole parmi les esclaves noirs.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Dim 4 Jan - 17:15

Elle ne comprenait pas pourquoi il avait jeté son dévolu sur elle. Le repoussant, Aeryn n’avait que clairement placé les barrières devant eux, dès le départ. Aucun regard aguicheur, aucune invitation, aucun encouragement… à moins qu’elle ne se soit cadenassée toute seule par un manque de vigilance. De manière générale, ces hommes n’osaient aborder les femmes, par peur du rejet, par manque de confiance en eux. Tout simplement parce que la société avait évolué, et qu’il était plus simple de se regarder dans le blanc des yeux et s’ignorer à la place d’un simple petit bonjour. Chacun s’ignorait, évitant de croiser le regard de l’autre pour ne pas les mettre à l’aise. Société libérée de toutes règles et de tout préjugé, voilà que ces enfants devenaient solitaires et individualistes. Parce que l’on partait du principe que dès lors que l’on pouvait tout avoir, il fallait le montrer. Vouloir et pouvoir sont pourtant deux mots dont le sens diffère.

Aeryn ne voulait, et Gawain ne pouvait pas le comprendre. La méfiance se lisait dans son regard, et au fond, elle avait peur des représailles. Si frêle et si mince qu’il était, une mouche aurait pu l’écraser, le premier homme un peu musclé et il mangerait le premier mur. L’histoire mentionnait également que Goliath avait toutes les chances de gagner contre David ; néanmoins, le combat démontra l’inverse. Fuyant celui qui la dérangeait, Aeryn s’était déplacée dans un lieu propice au calme et la tranquillité. Qu’il abandonne et jette l’éponge. S’étonnant qu’il ne fut même pas en colère pour le verre sur ses vêtements, la douche alcoolisée suffisait souvent à remettre les plus turbulents sur le droit chemin et chercher une autre conquête pour leur fin de soirée. Faisant tout pour ne pas croiser son regard, il lui semblait qu’à chaque fois qu’elle levait les yeux, qu’il la regardait. Soupirant, elle détourna la tête dans une autre destination avant d’afficher une mine déconfite devant le verre que lui tendit le barman. Le repoussant avec violence, elle marqua son agacement une fois encore.

« Dites à Monsieur Fronzak qu’il m’importune et que je refuse sa boisson. »

Le reprenant, ce dernier vira sur son voisin qui s’en retrouva aspergé. Portant le chapeau directement sur l’intéressé, la certaine familiarité qu’elle avait noté entre le harceleur et le barman ne passa pas inaperçu à ses oreilles. A coup sûr, il l’avait fait exprès pour permettre à l’importun… de prendre la place de son voisin parti se rincer. Sortant de ses gonds, et voyant bien qu’elle n’aurait finalement aucun allié de son côté, elle finit par vraiment s’énerver à son encontre.

« Vous me voulez quoi à la fin ? Que je vous défigure au couteau pour que vous pigiez que vous m’emmerdez royalement depuis tout à l’heure ? »

Elle ne savait pas ce qui la retenait de le baffer devant tous. Perdant peu à peu de son sang-froid habituel, il lui semblait avoir l’impression de ne plus gérer la situation, ni même de pouvoir la contrôler de nouveau. Il prenait l’avantage et s’en délecter. Il s’amusait à la voir frétiller dans tous les sens alors qu’elle était sa proie depuis le départ. Une idée, Aeryn, une idée pour te sortir de là, ou tu es cuite. Tant qu’elle siègerait parmi d’autres, ce pervers ne tenterait rien à son encontre… peut-être qu’il lâcherait l’affaire, seulement, sa ténacité prouvait le contraire.
Des excuses ? L’hôpital qui se fichait de la charité. Ce gars n’avait pas la tête à demander pardon alors qu’il avait pleinement conscience de ses actes. Sa méfiance n’en serait pas éteinte, certainement pas tant qu’il serait dans les parages. Soupirant à nouveau, elle n’en crut pas un mot, ne les accepta même pas pour ainsi dire.

« Très drôle. »

Le ton ne changeait pas, hermétique et blasée, la jeune femme ne dissimulait pas son agacement. Aeryn ne jouait jamais de carte dans sa manche : une fois énervée, elle ne cachait pas à l’intéressé combien elle lui en tenait rigueur. Tentant de faire preuve de calme, la jeune femme allait jouer la carte de l’usure : hermétiquement fermée, refusant de lui parler ou même de lui répondre, elle le laissait tout seul avec son café sans mot dire. A force, il finirait par partir et dégager de son chemin, se trouvait une blondasse sur qui jeter son dévolu. Tournant sa tête dans la direction opposée à la sienne, elle l’ignora ouvertement. Il allait regretter de l’avoir ainsi provoquée.



HJ : Si tu as besoin de rebond, je complèterai un peu.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Jeu 8 Jan - 11:00


Je n’avais jamais eu un grand talent pour attendre. Cela m’épuisait tout simplement. Devoir prendre mon mal en patience, pour justement enfin pourquoi le faire ; le mal. Je n’éprouvais aucune culpabilité d’avoir heurté cette demoiselle, franchement je n’y croyais pas une seconde. Ce jeu devait l’amuser dans le fond. Je m’en persuadé, bien qu’être le seul à m’amuser ne m’avait jamais dérangé. Suite à cet ‘accident’ elle me menaça de me défigurer, je me suis mis à sourire franchement amusé. C’était si drôle, elle non plus n’était pas talentueuse pour la patience. Mais ce qui était assez étrange, fut qu’elle c’était rebutée contre moi des le début avec une telle animosité. Je crois que cette fille se fera une parfaite trainée pour moi ce soir. Elle me haïssait, parfait ! J’allais adorer me nourrir de son être, jusqu’à la dernière goutte de son énergie. Je laisserais son cadavre livide alors que je prendrais sa force si sauvage. Elle me détestait depuis le début, je n’avais alors cessé de l’aimer follement. D’un amour inconditionnel. Qu’il y a-t-il de plus beau comme mort, si ce n’est la passion ?

Elle refusait mes excuses et cela renforça mon amusement. Elle se mit m’ignorer. Je me suis contenté de lui glisser avec un regard oblique « Vous êtes un poison ma chère. » Pour sur, le premier innocent qui poserait ses lèvres sur les siennes se retrouvera raide mort. Elle était mauvaise. Il n’y avait donc rien de mal à tuer une personne qui ne saurait manqué à personne. Il n’y aurait donc personne pour pleurer sur sa tombe, je m’y engageais alors à venir pisser dessus. Son poison pouvait me plaire. J’adorais la mort, j’adorais la douleur qu’elle procure d’y échapper. Je me mis tout simplement à la surveiller. Une heure plus tard. Madame se leva pour aller aux toilettes. J’aurais pu la suivre s’ils étaient mixtes et pas à ce point fréquenté. Elle mettait à mal ma patience. Quand elle sortie de là, je me suis simplement mis à la suivre. Les mains dans les poches sans me presser. Peut-être avait-elle appelé un taxi. Je l’ignorais et honnêtement je m’en foutais. Elle était à moi.

Sur le trottoir, j’appréciais ses courbes. Et comme l’on choisi un putain, je l’avais choisi elle. Assez patienté ! Je me suis jeté à l’assaut cette fois ci. Clairement moins tendre. Je ne doute pas qu’elle m’est repérée, alors j’ai décidé d’agir vite. Malgré mon faible gabarit je l’ai plaqué contre le mur et me délecte de sa surprise. J’ai emprisonné son corps de sa propre ombre pour qu’elle ne puisse se défendre de ses jambes. Je lui laisse ses bras, c’était tellement plus amusant. Il n’y avait personne ici, et les gens avaient bien trop peur pour secourir qui que ce soit. J’ai souris de nouveau. « Tu pensais sincèrement que j’en avais vraiment après ton joli cul ? » Demandais-je avec arrogance en posant ma main sur celui-ci. Elle pouvait me gifler, me mettre un coup de poing. Je m’en foutais ; elle était à moi. Cela mon comblait d’une joie divine que je me mis à rire tout simplement. Bientôt je jouirais d’elle d’une manière dont elle ne s’y était pas préparait. Je la laissais imprimer les traits de ce visage qu’elle avait probablement trouvé hideux comme bien d’autre. Une image qu’elle emportera ainsi en enfer. J’étais persuadé qu’elle s’y plairait là bas, les serpents y rodent joyeusement dans cet endroit. Ce soir blanche neige allait découvrir que l’hideuse sorcière n’était qu’elle-même ; j’allais la renvoyer dans les abysses de son âme et laissé une si jolie enveloppe inerte sur ce béton froid. Quelle jolie fin. Et nous vivrons heureux pour toujours, enfin surtout moi.

hj : j'me suis permis de dire qu'elle sortait, mais si ça te va pas skype moi et j'edite XD
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Mar 20 Jan - 16:15

Le danger. Elle le sentait depuis le début, elle le sentait depuis qu’il était présent. Des ondes négatives émanant de cette personne qui n’avait de cesse de la surveiller, tel un prédateur en quête d’une proie ou un chasseur. Dans cette rue, quand elle sortit du bar, elle le sentit à proximité, elle le sentit prêt à se jeter sur elle pour la faire souffrir. Rien n’était certain à propos de ses intentions, rien n’était concret, rien n’était logique. Il y avait chez cet homme comme quelque chose d’assez malsain, qu’elle ne parvenait pas à identifier ni même à comprendre. Un poison, très certainement, Aeryn ne se montrait ainsi que lorsque c’était mérité. Et lui… il avait tout simplement dépassé toutes les limites requises, toutes les règles de bienséance, s’en moquant, s’étonnant même de son comportement des plus acides. Il n’était pourtant pas le genre à abandonner ainsi et elle s’étonna même qu’il se montre plus aussi virulent avant qu’elle ne sorte du bar.
A tort.

Cette sangsue lui collait aux basques depuis le début, fermement décidée à suivre le fil de son idée, inébranlable volonté qu’il ne laisserait pas tomber, pour rien au monde. On pourrait le détruire, lui mettre nombres bâtons dans les roues qu’il serait toujours là, prêt à reprendre ses objectifs. Volonté de fer, il ne laisserait jamais tomber, même si on le détruisait. La récidive, Aeryn n’eut pas le temps de la mettre en application, ne se rendant pas compte. Sur ce trottoir, à l’abri des regards indiscrets, il l’avait piégée. Dire qu’elle n’avait rien vu venir serait mentir ; Aeryn l’avait senti, depuis le moment où par erreur, elle avait posé son regard sur le sien. Un pervers, un danger. Se retrouvant plaquée contre le mur, elle s’étonna de sa force. Il n’était pas humain, cela ne faisait aucun doute. Aeryn le sentit, par cette puissance qu’il avait. Un simple homme lambda n’aurait pas agi de la sorte, et elle aurait pu assurer sa propre défense assez facilement. Elle ne pensait rien, et les mots ne manquèrent pour déverser un flot d’insultes sur lui. Il cherchait les problèmes, elle allait avoir les cordes vocales pour lui faire regretter son geste. Si elle allait se voiler la face ? Hors de question. D’ailleurs, elle espérait bien que quelqu’un l’entendrait pour réagir et l’aider à se sortir de là.

« Tu te crois malin à agir ainsi ? Parce que tu crois que je vais me laisser faire, petite fille en détresse face au méchant loup ? »

Lui crachant à la figure, ses dents se plantèrent dans son épaule avec férocité, avant qu’elle ne gifle pour lui faire lâcher prise. Le ton monta, de plus en plus fort, criant presque pour alerter autour d’elle. S’il croyait qu’Aeryn allait se recroqueviller, par peur face à lui, il se fourvoyait grandement. Des gars comme lui, elle en avait croisé beaucoup, tous aussi pourris les uns que les autres. A croire qu’elle seule suffisait à les attirer, il suffisait simplement de lever le petit doigt. Le ton monta, Aeryn ne se gênant pas pour se mettre à hurler, alertant au passage un gars qui se permit d’approcher pour intervenir, sommant à l’homme de lâcher la renarde. Un véritable poison, le venin que Gawain s’injectait lui-même dans les veines, sans même qu’elle n’ait à faire quoi que ce soit. Ayant grandi parmi les hommes et les brutes épaisses, Aeryn savait comment s’y prendre avec ce genre de personnes là.

« Lâche l’affaire, tu ne t’en tireras pas avec des éloges. Tu as cherché les ennuis depuis le début, viens donc observer ce que tu récoltes. »

Déjà, l’inconnu interpellé par les bruits féminins s’avançait vers eux, désormais à leur portée. Aeryn ne gêna pas, appelant à l’aide et au secours, sans la moindre gêne.

« Cet homme m’importune, monsieur, si vous pouviez m’aider… »

HJ : Vraiment désolée pour la qualité de la réponse :(
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Jeu 22 Jan - 17:31


Elle me cracha au visage, je me mis simplement à sourire, passant ma langue au dessus de mes lèvres pour avaler sa délicieuse salive. Un regard mesquin alors elle vint me mordre. J’ai resserré mes doigts autour de son petit corps de femme. Elle me gifle. Va s’y fais-moi mal, j’adore ça ! Elle se mit à crier et je restais stoïque. « Allons… Calmes toi… » Répétais-je avec un sourire faussement bienveillant. Cette petite furie me rendait dingue. Elle pense que je vais perdre. Mais j’ai l’habitude des fillettes dans son genre. Un type arrive à notre hauteur et elle lui demande de l’aide. Le genre de type baraqué qui ne ferait qu’une bouché d’un type comme moi. Ah, mais il n’avait pas l’air très agressif. Pas de chance princesse. J’ai simplement souris à l’adresse de l’homme avant de lui dire d’une voix magnifiquement navrée « C’est ma femme… Elle a un peu trop bu ce soir. » Commençais-je à expliquer.

Et comme elle continuais de se débattre et allait probablement se mettre à hurler que c’était faux. L’une de mes mains c’est gentiment frayé un passage sous son vêtement pour toucher sa peau onctueuse, uhm comme je l’espérais tant d’elle depuis le début… Grand merci, je possédais des pouvoirs et j’usais de ma concentration pour occulter son ouïe. « Regardes dans quel état elle m’a mis… Comme si j’avais une tête à avoir des amantes, pas vrais ? » J’ai ris nerveusement. Le type a souris. Il observe cette femme qui parle seule comme une ivrogne. Il lui demanda si ça allait bien ; mais elle répondit en m’insultant. Moi. J’affichais une mine désolée. La voici à renier son pauvre époux que j’étais. « C’est assez gênant. Nous allons partir. » Prétendais-je. Le type me souhaita bon courage (quel bon gars, lui aussi je le boufferais volontiers) et proposa d’appeler un taxi. J’acceptais. Tant qu’à faire.

Plongeant mon regard dans celui de la jeune femme. Mes deux mains sous son vêtement. Jouissant de sa peau malgré les coups qu’elle pouvait bien me donner. Qu’elle me fascine… C’est fou. Je lui rendais son sens perdu, qu’elle puisse entendre la mort qui la guette. Mes doigts sur sa peau absorbaient lentement son énergie vitale. Quel délice… Elle regorgeait de force, de puissance. Enivrante. J’ai souri alors, soupirant faiblement alors qu’elle se débâtait. Elle gaspillait son énergie pour rien. « Si tu continues, tu vas vraiment me faire bander… » Lui soufflais-je avec un sourire moqueur aux lèvres. Cette bête regorgeait de vitalité. Il semblait que je n’en aurais jamais assez d’elle. J’étais près à exploser. Elle me remplissait, j’en avais tellement voulu d’elle. J’aurais pu la tuer. Bientôt, elle ne pourra plus respirer et j’aurai la lumière derrière ses yeux.

« Umh… Merci. » Murmurais je en posant ma joue contre la sienne. Décollant lentement mes doigts de sa peau divine. Elle devenait si molle. Je la soutenais tant bien que mal. Ma force est très sommaire, mais elle m’en avait donné bien assez. Ou plutôt, je le lui avais volé. J’ai posé mes lèvres sur les siennes ; tellement douce. Ah princesse, si seulement tu pouvais me transformer… Ah oui, si tu pouvais faire de moi un autre je t’embrasserais un million de fois, et un million de plus. Mais je reste moi et je ne t’aime pas princesse. Je ne l’ai point tué. Non, elle m’avait tellement plus. Je me mis dans l’espoir de la revoir un jour. Décollant mes lèvres j’ai passé mes doigts pour la recoiffer avec une affection déplacée « J’vais t’laisser dans le taxi… Reviens vite. Je veux ta revanche. » Reviens, je crois que je t’aime quand même. Je crois que j’aime ça, tes lèvres et ta peau. J’aime te dérober. J’aime que tu te défendes et surtout : J’aime gagner.

J’ai faiblement ris, ivre de tant d’énergie. Ivre d’elle.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain   Mar 27 Jan - 19:51

Dans son être, dans son paraître, cet homme était répugnant. Sous tous les angles, il tombait davantage la nausée à Aeryn que l’envie de l’approcher. Le fuir, alors qu’elle semblait à sa merci. Alors c’était dont cela, le jeu pervers auquel il s’était donné ? Il semblait se nourrir de violence, se délecter de sa conduite et s’amuser à la voir se tortiller dans tous les sens à son approche. Aeryn n’avait encore jamais rencontré un phénomène pareil, et en eut peur : de tout ce qu’il était, de ce dont il serait capable à l’avenir. Et il lui semblait également que la jeune femme n’était pas sa première proie : à la manière d’un tueur, il gagnait le contrôle de la situation sans avoir à lever le petit doigt. Instinctivement, il tirait avantage de ce qu’il se passait, s’amusait de la voir souffrir, souriant quand elle tentait maladroitement de se débattre.
L’ayant entendu, l’homme apparut, prêt à intervenir pour l’aider, face aux cris de la femme, Aeryn apparut comme une hystérique à côté de lui, trop calme et trop confiant, maîtrisant la situation avec une facilité désespérante. C’était simple, c’était facile, il savait parfaitement ce qu’il faisait, comme une pièce de théâtre répétée maintes et maintes fois. De quoi la désarçonner, de quoi lui faire perdre en crédibilité à vitesse grand V.

« Mais lâchez-moi ! Je ne suis pas sa femme, c’est faux ! »

Se débattant, crachant les mots dans une vaine tentative de se faire comprendre et entendre par cet homme, ce fut pour mieux l’emprisonner que ce dernier crut l’autre, la menace, plutôt qu’elle. Elle ut envie de l’installer, de lui cracher les mots à la figure, l’insulter d’être aussi crétin. Il ne me croyait pas, il ne voulait même pas ouvrir les yeux et se faire à l’idée. Tellement plus simple, tellement plus aisé de mentir et tromper son monde ; ce monstre savait manipuler son entourage avec une facilité déconcertante. La peur semblait l’habiter, et certainement que la pression qu’il avait sur certains de ses membres ne l’aidait pas à se débarrasser de lui.
Il savait se placer de telle sorte qu’elle ne puisse toucher ses organes vitaux et ainsi reprendre l’avantage. Pleinement conscient de ses moindres faits et gestes, c’était un professionnel auquel elle ne parvenait pas à se libérer, un danger qui avait jeté son dévolu sur elle. Ne s’imaginant maintenant plus s’en sortir avant qu’il n’ait ce qu’il voulait, il remportait en plus de la guerre physique, la guerre psychologique, celle où la victime préférait se laisser aller et fermer les yeux, parce que c’était plus simple, parce c’était plus facile.
Sans scrupules, les mots sortaient, certain ne furent d’ailleurs pas au goût d’Aeryn qui le frappa d’un coup de coude dans le cou. Connard.

Avait-il mis quelque chose dans son verre ? Ce n’était pas cela, au fond, elle savait qu’il n’en était rien. Que lui arrivait-il bon sang ? Ses forces semblaient amoindries, diminuant avec une rapidité déconcertante… perdant le contrôle, perdant ses sens, plongeant dans l’abime. Plus question de lutter, plus question de se demander d’ailleurs ce qui lui arrivait… affaiblie, le flou vint se placer dans son esprit, altérant sa vision, ses jambes prenant soudainement la texture du coton. Pour l’avoir déjà vu et remarqué, Aeryn savait ce que c’était : il la vidait de son énergie, ne faisant d’elle plus qu’un pantin désarticulé. Prête à s’écrouler dans ses bras, ce dont elle s’interdisait fortement, la jeune femme se faisait force pour tenir debout et ne pas défaillir.

« Enfoiré… »

Il la remerciait même pour ce qu’il venait de le faire, elle ne comprit même pas son geste, son acte, posant ses lèvres visqueuses, qui lui firent penser à des ventouses, sur elle. Quand il eut fini, enfin, il laissa dans le taxi, l’abandonnant comme une loque sur la banquette arrière.
A charge de revanche, oui. Tu ne peux même pas imaginer à quel point pensa-t-elle. La prochaine fois, il n’en sortirait pas vivant.

RP Terminé
Revenir en haut Aller en bas
 

Can I be your type of metal ? ▬ Aeryn & Gawain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Arrêt en gare suivant type de train
» Metal-Control
» Récupérer le type du lecteur sélèctionné .
» Quel type de garmin ?
» metal slug 2joueurs

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-