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 Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}

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↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Dim 2 Déc - 17:43

Ce ne fut d’abord qu’un frôlement. Infime, presque dérisoire en comparaison de ce qui pouvait la ravager avec tant de hargne. Pénible tant sa vulgaire enveloppe lui semblait poisseuse. Zébrée de flammes, irritée au moindre mouvement. Vu l’état désastreux dans lequel elle se trouvait, s’approcher pour l’étouffer aurait été un service à lui rendre. Perdue dans les méandres de ses délires, elle imagina la scène l’espace d’un instant. Sentit à nouveau Ses phalanges enserrer son cou frêle. Emprise maladroite se muant progressivement en un étau meurtrier. Une nouvelle quinte de toux lacéra ses poumons, écorchant sa trachée prisonnière. Elle y porta sa main, surprise de ne toucher rien d’autre que sa propre peau. Elle la sentait toujours pourtant. Cette poigne de fer réduisant peu à peu ses restes d’oxygène à néant. Tenace, dérangeante. Des frissons la traversèrent, alors qu’elle cherchait à se recroqueviller davantage sur elle-même. Invités indésirables se muant en sursauts maladifs lorsque Son bassin se plaqua contre ses reins. Instinctivement elle se crispa, quasiment réduite à l’état de piteux animal mimant la mort pour duper son prédateur. Une vague d’angoisse lui déchira la poitrine, gagnant en ampleur lorsqu’Il frôla maladroitement son épaule. Qu’Il l’étrangle sèchement aurait mis un terme à cet affreux cauchemar, aurait effacé le sang et les larmes pour lui permettre de s’extirper de ce chaos monstrueux. Mais même au seuil de la mort, échouée sur ces berges écarlates, elle ne s’y sentait pas prête. La première fois avait été bien moins terrible quand elle y réfléchissait. Elle ne savait pas ce qui l’attendait en montant sur l’échafaud. Naïvement, elle espérait se faire expier par les flammes. Endurer un supplice abominable, puis accéder enfin à un simulacre de paix. La revoir Elle, peut être. Elle n’était pas préparée à l’Enfer. A évoluer dans un monde encore plus effroyable que celui qu’elle avait pu quitter. Devoir y retourner la terrifiait. Autant que le fait de perdre ce stupide jeu, et de rester en vie. Ses muscles se détendirent toutefois sensiblement en constatant qu’Il ne faisait que quémander un peu de réconfort. Etreinte rassurante gommant temporairement ses doutes et la méfiance viscérale la rongeant jusqu’à la moelle. Chaleur délicieuse qui aurait quasiment pu parvenir à éclipser la saleté dans laquelle ils s’étaient échoués, et l’humidité enveloppant leurs membres comme dans un linceul.

« - T’es aveugle et tu me prends pour un oreiller moelleux, ou c’est juste une feinte avant de m’achever ? »


Murmures taquins susurrés avant de renforcer sa prise autour de Ses doigts meurtris, par crainte qu’Il ne s’écarte. Qu’Il s’éloigne et laisse la brise glaciale la percuter à nouveau lui semblait terriblement douloureux. Même si c’était ce qu’il y avait de plus raisonnable. Même si Azzura devait être en train de s’étouffer de rage derrière son écran en les apercevant blottis l’un contre l’autre. Elle allait probablement mourir là de toute manière. Évidence se profilant dangereusement, alors que la fièvre gagnait en intensité. Lave brûlante calcinant sur son passage ses maigres forces. Le sacrifice lui avait paru naturel sur le moment. Nécessaire. Vital. Avec du recul, elle réalisait jusqu’à quel point son élan altruiste allait signer sa perte. C’en était risible tant elle pouvait souvent se révéler si égoïste en temps normal. Si les remords s’efforçaient de ne pas s’insinuer dans son palpitant en miettes, le venin s’échinait à maltraiter ses veines en lui laissant un gout acre en travers. Elle préférait ainsi engloutir sa colère mortifère sous un flot de tendresse. Redevenir cette gamine incapable de Lui en vouloir bien longtemps pour Ses excès et Ses pitreries. Dont l’une des principales faiblesses était de tout Lui passer, de tout Lui pardonner. Cette gamine inconsciente du gouffre vertigineux qui allait bientôt se creuser entre eux. Elle voulait croire qu’elle n’était pas devenue si aigrie. Que sa jumelle existait encore et qu’ils iraient la rejoindre au matin, quand l’orage grondant au dehors se serait calmé. Même si c’était insensé. Même si elle pensait avoir enterré ses illusions futiles six pieds sous terre, avec Elle, il y a de ça plusieurs siècles. Quitte à grossir les rangs des cadavres pourrissant sous la vase du marais, autant ne pas garder pour ultimes souvenirs des coups et des injures.

Un sourire acerbe se dessina sur ses lèvres en entendant Ses justifications. Fourmillement au creux de ses tympans qui la fit s’agiter légèrement, sans pour autant lui donner envie de mettre un terme à cette contiguïté singulière. Elle n’en croyait pas un traitre mot. Elle se doutait que tout était dans le désordre. Qu’il lui manquait la pièce principale de l’immense puzzle pour coller tous les morceaux et avoir enfin une véritable vue d’ensemble. Mais elle y décelait une part de vérité. La confiance n’avait jamais été qu’un leurre entre eux. Elle avait beau s’interroger, elle restait incapable de trouver ce qu’il fallait absolument lui cacher. Les secrets, elle avait toujours détesté ça. Fardeaux inutiles juste bons à se nourrir de votre peur pour vous faire dépérir à petit feu. Qu’Il ait pu lui accorder si peu d’estime à l’époque la blessait, plus qu’elle ne voulait se l’avouer.

« - Tu crois vraiment pouvoir me faire avaler n’importe quoi hein ? »


La question fut prononcée au terme d’un effort laborieux, tant elle se sentait asphyxiée. Ses ongles s’accrochant désespérément à la roche pour ne pas dériver sous les flots carnassiers. Elle ne réalisa même pas que c’était Lui qu’elle griffait, à défaut d’avoir la force nécessaire pour Lui broyer le cartilage avec une poigne de fer et L’empêcher de partir. La voix criarde du présentateur lui arracha un spasme assassin, et elle échappa un râle de mécontentement. Elle fit d’abord l’autruche, avant de n’avoir d’autre choix que de se pencher sur la devinette lorsqu’elle fut répétée. Elle n’osa plus rien dire, retenant son souffle lorsqu’elle Le sentit se contracter à son tour. Détruire l’autre pour sauver sa piteuse carcasse. Le dilemme était resté en suspend le temps d’une trêve fugace, avant de s’abattre à nouveau sur eux tel un couperet. Les tremblements de son cousin se répercutèrent sur sa propre enveloppe, suffisamment communicatifs pour qu’elle redoute l’issue à venir. L’humanité se réduisait désormais à des grains de sable entre leurs phalanges écorchées. Prêts à s’abaisser à n’importe quoi pour survivre, y compris à endosser le rôle des sangsues de pacotille. Quelques semaines voire jours de plus, et on leur imposerait de virer cannibales afin de se nourrir et de tenir ces chers spectateurs éveillés.

Le temps de réflexion du métamorphe lui sembla interminable. Son anxiété gagnant en puissance alors qu’elle se demandait à quelle sauce elle allait bien être mangée. Elle finit par se redresser laborieusement, si fébrile et vaseuse qu’elle dut se faire violence pour tenir. La respiration heurtée, haletante. Des gouttes de sueur perlaient le long de son échine. Poupée de chiffon malléable à souhait, incapable de prendre la fuite même si ses instincts primaires lui hurlaient de le faire. Elle préférait qu’Il ne reste pas paralysé pourtant, ne pas avoir aspiré le poison vainement. Se laisser mourir pour ne pas s’abaisser au niveau des dégénérés inventant tous ces obstacles serait peut être noble. Mais s’avèrerait surtout franchement stupide. Évidence qui ne l’empêcha pas de grimacer en apercevant la lame argentée et d’avoir un mouvement de recul lorsqu’Il l’approcha de son poignet. Picotements tiraillant sa chair affreusement désagréables à supporter quand Il entailla sévèrement sa paume. S’ajoutant aux innombrables cicatrices contant les sévices endurés. Elle détourna son regard azuré furtivement, s’égarant sur la roche avant de revenir malgré elle Le détailler avec une curiosité malsaine. Contact insalubre lui rappelant celui du loup dans la morgue. Qu’est ce que j’ai fait de toi… Un fauve, avec seulement sa fourrure pour se cacher. Entiché de la violence au point qu’elle Le soupçonna rapidement de ne pas trouver le goût de son hémoglobine si infect. Ils étaient loin leurs huit ans, et la douce innocence allant de paire. Elle s’agrippa à Son bras, s’en servant d’appui pour ne pas s’effondrer. La saignée de trop, sans rien dans le ventre et avec toute la quantité de cruor qu’elle avait déjà pu perdre. Sa cage thoracique se soulevait et s’affaissait, ses lèvres devenant de plus en plus blêmes à mesure que l’épreuve s’éternisait. Lorsqu’Il la relâcha enfin, elle tenta de serrer son poing avec vigueur. N’y parvint que faiblement tant elle était exténuée. Évitant de laisser s’attarder ses prunelles bleutées sur la plaie ouverte, de songer que Sa salive l’avait souillée. Ses doigts valides se glissèrent dans Sa chevelure sombre, rapprochant Son visage du sien jusqu’à ce que leurs joues se frôlent. Elle s’y appuya quelques secondes, avant de s’avancer pour atteindre Son organe auditif. Sifflements si faibles qu’elle doutait que qui que ce soit d’autre puisse les déchiffrer, à moins de pouvoir lire sur ses lippes.

« - Regarde-nous. On ne vaut pas mieux que ces détraqués. Se comporter comme des moutons de Panurge, c’est la seule chose qu’on sait faire depuis qu’on s’est vautré dans l’arène. »


Elle resta accrochée à Sa nuque un moment, se rassérénant de cette proximité vouée à être détruite. Soupirant d’amertume avant que ses vertèbres ne se fracassent lourdement contre le sol détrempé. Sphères céruléennes se déportant vers la tempête rugissant au dessus de leur niche de fortune. Impression étrange de chavirer, de s’enliser dans la boue. Pupilles vides qui clignèrent lorsqu’un liquide rougeâtre parut chuter du ciel. L’odeur pestilentielle de charogne se fraya un chemin jusqu’à ses narines, et la nausée incendia ses tripes. Chimère, hallucination ou réalité, elle ne parvint pas à se prononcer. Cherchant à se redresser sur ses cannes de coton, sans pouvoir faire autre chose que s’agenouiller tant son épiderme la tenaillait de part en part sous les assauts de l’arsenic de la vipère. Dans son brouillard, elle distingua difficilement le petit parachute tombé près de la grotte. Pour Lui, pour elle, ou pour les deux… il lui semblait invraisemblable que ce soit par compassion ou par sympathie. Comportement un brin sulfureux qui méritait surement un dernier tour de piste selon les grands singes organisant ce cirque. Avant de les massacrer avec une de leurs bestioles mutantes, ou qu'un élu s'en charge. Elle n’hésita néanmoins pas, rampant légèrement jusqu’au paquetage avant de déchirer l’emballage avec ses ongles. La seringue termina dans son ventre sans interrogations supplémentaire, y déversant une partie de son sérum salutaire avant qu’elle ne tende le reste vers Lui. Elle pria pour ne pas y être allergique. Espérant qu’Il utiliserait la fin en prévention sans trouver le courage d’articuler un ordre ou une supplique pour l’y contraindre. Avant le noir complet. Ténèbres devenues trop envahissantes pour la tenir plus longtemps éveillée.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Mar 4 Déc - 21:11


La mort, elle faisait partit de leur existence depuis le début. Elle avait salué sa naissance pour ne plus jamais l’abandonner. Vies enchaînées à la souffrance et au malheur à tel point qu’ils avaient fini par ne plus espérer grand-chose. Il avait compris qu’il ne pourrait jamais s’en séparer, de ces ténèbres nichées au plus profond de son sein. Le sang qui glissait sur sa langue et qui le faisait frissonner de délice signait la défaite de son ‘bon’ côté. Un monstre caché sous les sourires et des traits angéliques. Pourrit à l’intérieur, plus qu’il ne pouvait seulement l’imaginer. Il lui en voulait, à ce foutu présentateur d’avoir tout gâché. D’avoir mis à un terme à cet instant de calme et de tendresse qu’il ne retrouverait pas avant longtemps il le savait. De l’avoir contraint à replonger dans les méandres de sa noirceur devant Elle. Une fois encore. D’abord le fauve, maintenant l’homme. Ils se valaient l’un et l’autre, aussi monstrueux avec ou sans la fourrure. Enfin de compte Elle avait réussi son œuvre. Sans vraiment le réaliser. Il frissonna avec plus de force, l’angoisse de La voir lui tourner le dos devant cet affreux constat lui traversa l’esprit quand Elle agrippa son bras. Malgré lui, et malgré la douleur sa main droite se posa sur Ses reins, son bras se coulant autour d’Elle pour l’emprisonner dans une étreinte dangereuse. Sa faiblesse semblait disparaître à mesure que le liquide glissait dans sa gorge. Son cœur battait à tout rompre quand il brisa le contact, gardant les yeux clos tout en se reculant légèrement. Prunelles assombries qui se posèrent sur Elle avec surprise quand Elle agrippa ses cheveux. Il se laissa faire, retrouvant la sécurité de la cécité pour profiter du contact de Sa peau contre la sienne. Se laisser bercer par Son souffle avant de se figer. D’affreux frissons dégringolèrent le long de son échine.

« - Seulement depuis ce moment-là ? Encaisser et se taire, suivre pour ne pas avoir d’ennuis… On ne fait que ça depuis le début, toi et moi » Les mots lui brûlèrent la langue, l’effort qu’il dut faire pour les laisser voleter jusqu’à Son oreille aspira le semblant d’énergie qu’il avait pu récupérer. Aussi silencieux qu’Elle, pour eux ils avaient tous des mauvais acteurs, trop timides pour réciter leur texte à voix haute et bien distincte. Il lâcha un soupir de mécontentement quand Elle le lâcha. S’éloigna pour le laisser orphelin, tremblant d’un froid qui se faisait plus mordant sur sa peau nue. Il jeta un infime regard vers le sac qui lui faisait de l’œil depuis un bon moment. Et finit par s’en saisir, pour arrêter de jouer les exhibitionnistes. Les jeux auront au moins servit à quelque chose, le rendre moins pudique. Comme si c’était important franchement. Il allait enfiler son t-shirt quand son geste s’arrêta net. Il fronça les sourcils, plissa le nez. Cilla plusieurs fois, croyant avoir la berlue quand le décor se teinta d’écarlate. Relents morbides accompagnant le changement qui le titilla plus qu’il ne pouvait l’imaginer. Il regarda ailleurs, serra les dents pour masquer son trouble. Fulminant d’avoir été contraint de La blesser alors que le remède leur tombait maintenant sur la tête. Bande de crétins… Ils devaient avoir l’air fin tous les deux. Il La regarda du coin de l’œil, sourcil levé, visiblement intrigué par ce qu’Elle était en train de faire. Par ce qui venait de se poser à côté d’elle. La réponse à ses questions silencieuses ne se fit pas attendre. Il grimaça, se raidit malgré lui quand il posa les yeux sur la seringue. Hors de question. Suspicieux, il L’inspecta de longues minutes avant de finalement prendre l’aiguille et de s’injecter le restant du sérum. Il resta assis là quelques minutes, tête baissée, attendant que son cœur se calme, que l’air revienne dans ses poumons. Il ferma les yeux, serra son poing valide avant de se lever. Péniblement. Ses jambes vacillèrent sous son poids, il essuya avec nonchalance la lame contre son jean et avança d’un pas. Avant de s’arrêter et de Lui jeter un bref regard. Il revint sur ses pas, posa un genou à terre ainsi que la lame à côté d’Elle. Se pencha pour finalement l’embrasser tendrement sur le front. Qu’importe ce qu’ils penseront. Un mauvais pressentiment ne cessait de l’assaillir, serrant sa gorge et brûlant ses yeux. Il se rua sous l’averse de sang sans demander son reste, traçant sa route toute la nuit durant.

« -Moi qui pensais que tu tiendrais pas cinq minutes »
Il se tourna légèrement, accueillant son adversaire avec un regard glacial, ses traits se figeant dans un acier des plus froids. Il n’avait aucune envie de rire. Pas maintenant. Pas après tout ce qui venait de se passer. Et encore moins de supporter les blagues stupides d’un petit bonhomme tressautant sur ses pieds. Il va me filer le mal de mer s’il continue. Il finit par lui faire vraiment face, le détaillant sans la moindre retenue. Dans un sale état lui aussi. Il leva un sourcil, intrigué, comprenant alors la raison de son incapacité à rester tranquille. Petite crise de manque en approche. Pour y avoir déjà touché, en avoir abusé parfois, il se surprit à le plaindre.

« - Va sniffer quelque feuille et trouve-toi un autre copain de jeu » Lâcha-t-il, les dents serrés avant de lui tourner de nouveau le dos et de continuer sa route. Le premier coup lui arracha un soupir de douleur. Il se passa la main sur la nuque, regarda la pierre qui tomba au sol et jeta un coup d’œil à ses doigts rougit d’hémoglobine. Il évita la seconde attaque ce qui fit grogner d’agacement la pile électrique. Incapable de se dandiner plus longtemps sur place, il se jeta littéralement sur Stain. L’éviter lui fut assez facile au début. Ce qu’il n’avait pas prévu, ou avait préféré oublier, était qu’il se fatiguait plus vite que d’ordinaire. Sa précision commença à lui jouer des tours, à tel point qu’un mauvais coup finit par l’atteindre. Des craquements dérangeants accompagnèrent l’élan d’affliction qui lui traversa le crâne. Phalanges tremblantes se posant contre son nez meurtri. L’autre en profita pour lui agripper l’épaule. La seconde décharge le fit tomber à genoux. Il en gémit, ravala un juron et se mordit la lèvre avant de lâcher un bref éclat de rire des plus nerveux. Le coup de genou bien placé, affreusement douloureux. D’une bassesse extrême, à tel point qu’il trouva ça franchement pathétique de ne pas y avoir pensé. Plié en deux pour calmer le feu dévorant son bas ventre, il dut fermer les yeux pour empêcher ses larmes de franchir la barrière de ses cils. Serrer encore un peu plus les dents pour ravaler sang et bile afin ne pas répandre ses entrailles sur le sol détrempé.

« - Ta femme risque d’être déçue pour ça, mais comme tu ne sortiras pas d’ici vivant, ça ne fera pas de grande différence, pas vrai ? » Il laissa s’échapper un grognement d’affliction quand les doigts du blondinet agrippèrent ses cheveux, avec une poigne qui le surprit, pour le contraindre à se relever. Pour profiter d’une faiblesse des plus évidentes pour frapper de nouveau. A plusieurs reprises sans qu’il puisse vraiment répliquer, ankylosé par la douleur. Il parvint à esquiver, non sans mal. A répliquer pour finalement envoyer le fourbe admirer de plus près mousse et vase. S’ensuivit alors une série d’insultes et de jérémiades qui lui firent mal aux oreilles. Stain fronça les sourcils, agacé par son comportement. Le souffle court, le cœur battant à tout rompre, il laissa son genou venir se reposer à terre, se courbant de nouveau jusqu’à ce que son front touche le sol.

« - Le plus déçu des deux, ce sera toi je pense. J’espère que tu as bien savouré ta dernière dose parce que là où tu vas aller, les dealers sont en pénurie » Il releva légèrement la tête, posant sur lui son regard sombre en partie masqué par des mèches qui l’étaient tout autant. Prunelles brûlantes d’une rage sourde, reluisant sur ses traits et sur son sourire de plus assassin. Carnassier. La lueur de peur, dans les yeux de son adversaire, il la détestait d’ordinaire. Là, il la dévora jusqu’à en avoir mal aux rétines. Jusqu’à suffoquer lorsque les frissons parcoururent sa peau. Bien vite rattrapé par des fourmillements douloureux. Des craquements quand les vertèbres se séparèrent. Os et cartilage se brisèrent comme du verre. Si la première fois il n’avait rien sentit, celle-là, il la sentit passer. Affaiblit, les transformations devenaient affreusement douloureuses. Il regretta un instant, mais ce sentiment fut rapidement effacé quand la fourrure remplaça la chair, que ses griffes s’incrustèrent dans la boue à la place de ses doigts. Le loup se redressa sur ses pattes, retrouva soudain tout son aplomb. Fixant le drogué de ses prunelles d’or, ses babines se retroussant lentement pour dévoiler ses crocs. Sa réaction fut immédiate. A peine un quart de seconde, alors que l’autre venait de faire volte-face pour détaler. L’animal fit de même, refermant sa mâchoire sur le mollet du pauvre homme qui hurla à s’en déchirer la gorge. Tombant à terre comme une masse, il tenta de lui faire lâcher prise, agrippant la fourrure immaculée. Sans succès. Il fut traîné comme une vulgaire chaussette sur quelques mètres avant que l’animal ne daigne le lâcher. Stew se retourna, jouant des talons dans la vase pour reculer, s’éloigner du monstre. Plaqué au sol, il se mit à trembler comme une feuille quand le loup vint gentiment se coucher sur son ventre, sa truffe ensanglantée à quelques centimètres de son visage blafard.

Les cris du pauvre Stew résonnèrent dans l’arène pendant de longues minutes. Déchirants et lugubre, ils se muèrent en d’imperceptibles râles avant de rendre au marais tout son calme. Du participant, il ne reste plus grand-chose. Si ce n’est un tas informe et sanglant d’où émerge un os par-ci par-là. Dévoré par un fauve. Le fauve en question, il n’a pas attendu bien longtemps avant de quitter les lieux du carnage. Cannibale… Il se demanda si ce qu’il venait de faire le jetait dans cette catégorie. Après tout, c’était le loup qui venait de se remplir la panse. Pas l’homme. Quoi qu’il en soit, Stain se remit en route, marchant avec prudence pour se rapprocher de son point de départ. Revenir vers l’entrée de l’arène, il ne savait pas pourquoi il faisait ça. Il s’arrêta lorsque les contours de la Corne se dessinèrent. Il flaira les alentours, regarda autour de lui avant d’apercevoir ce qu’il cherchait. Le petit paquet venu se poser près d’un rocher. Il trottina jusqu’à son cadeau et s’assit à côté, fixant de ses prunelles d’or l’étendue devant lui, la silhouette sombre qui s'y dessinait. Attendant son prochain adversaire, espérant que ce serait le dernier…

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Lun 10 Déc - 20:25

Ce fut peut être le silence qui la réveilla. Lugubre, pesant. Après des heures et des heures à supporter l’averse et les échos d’hurlements se répercutant ci-et-là pour seules nuisances sonores. Plongée dans un état comateux, elle n’avait pas réussi à émerger avant l'aube. N’importe qui aurait pu en profiter pour l’égorger. Elle n’aurait rien senti. Elle ne L’avait pas vu ni même entendu s’éloigner, se rappelant seulement lui avoir tendu une seringue rouillée pour ultime geste. Si on n’attrape pas un paquet de saloperies, ce sera vraiment qu’on est résistants… Les sens en alerte, l’un de ses premiers réflexes fut de Le chercher du regard. Brume empoisonnée engourdissant encore légèrement ses membres, sans toutefois de comparaison avec la veille. Besoin viscéral de s’assurer qu’Il était en vie qui lui fit serrer les dents de mécontentement lorsqu’elle s’en aperçut. Un instant, elle se demanda si elle n’avait pas tout imaginé. Pris ses désirs enfouis pour une réalité tangible. Intermède de douceur qui leur ressemblait peut être autrefois, avant d’être infestés par la vermine. Mais plus depuis plusieurs siècles. Il ne restait plus que Sa lame pour seule preuve de Son passage. L’ironie de la chose la fit sourire amèrement, serrant son cœur jusqu’à lui faire affreusement mal. Les alliances, elle se souvenait désormais pourquoi elle les détestait tant. Car les briser relevait du supplice.

Elle se releva laborieusement, s’appuyant sur ses doigts meurtris en grimaçant d’affliction. Ses os semblaient s’être mués en verre, prêts à se briser en mille morceaux au moindre à-coup trop brusque. Ses yeux rougis accueillirent difficilement la lumière aveuglante du jour, reconnaissant difficilement le paysage morbide. Marécages plus sordides encore que la veille, imbibé d’hémoglobine jusqu’à la moelle. Jusqu’à rivaliser sévèrement avec la texture verdâtre croupissant dans chaque recoin. Elle en frissonna, s’efforçant d’avancer avec prudence au milieu de ce gigantesque bourbier. Un mauvais pressentiment lui cisaillait les entrailles, gagnant en ampleur à chaque seconde. Venin acide s’écoulant dans le creux de sa gorge dont elle ne parvenait pas à se défaire. Sève empoisonnée incendiant ses papilles, engluant sa trachée d’un arrière-goût d’hémoglobine impossible à faire partir. Ferreux, métallique. Cris muets d’un écœurement tyrannique lacérant sa poitrine au point de l’en faire suffoquer. Nuit sordide qu’elle ne parvenait pas à digérer. Peut être parce qu’elle avait un peu trop aimé se retrouver si près de Lui, même au bord du gouffre. Pensées embrouillées interrompues par un bruit sourd dans les fourrés, qui la fit immédiatement se retourner. Elle fit un bond en arrière lorsqu’elle aperçut une vipère serpenter devant elle, se fondant moins facilement dans la masse maintenant que le décor s’était teinté d’écarlate. A proximité d’une mare dont la vue la pétrifiait littéralement. Ses doigts se resserrèrent imperceptiblement sur Sa dague, rangée contre sa cuisse. Espérant arriver à taillader l’animal avant qu’il ne parvienne à planter ses crocs sur l’une de ses chevilles. La métamorphose eut lieu à quelques mètres, le parasite décidant contre toute attente de reprendre forme humaine. Sans doute trop éreinté pour conserver sa seconde nature plus longtemps. Elle jaugea les courbes enjôleuses dévoilées sans pudeur, avant de s’amarrer aux prunelles d’émeraude avec une rage difficilement contenue. Elle en crevait d’envie, de la massacrer, depuis qu’elle avait frôlé sa hache. De lui faire ravaler son rictus prétentieux, avant de l’admirer s’étouffer avec. Plus encore maintenant qu’elle comprenait que les effroyables tourments endurés avec Lui n’étaient en rien étrangers à la harpie. Par pur réflexe, ses doigts vinrent tâter la vilaine blessure en travers de sa jambe. Terriblement grossière, creusée avec l’arme la plus barbare qui soit. Loin d’éprouver d’éventuels remords, une fierté irritante se dessina alors sur les traits de la blonde sirupeuse.

« - Tu as l’intention de te rincer l’œil encore longtemps ou bien tu espères que quelqu’un viendra à ton secours une nouvelle fois ? Les assistés pullulent comme des rats ici c’est pitoyable.
- T’inquiète pas, t’es pas mon genre. Trop bavarde. Pas assez recyclable non plus.
»

Malgré l’envie impérieuse d’en découdre enfin avec la harpie, elle se surprit à hésiter pendant qu’elle enfilait à la va-vite ses vêtements. Elle était parvenue à éviter de se tâcher trop les mains jusqu’à présent. Devoir tuer quelqu’un dans la précipitation, sans peser le pour et le contre pendant des semaines la dérangeait. Habituée à augmenter la dose d’arsenic au moindre affront, à la réduire en cas de bonne conduite. Elle s’accrochait aux parcelles d’humanité toujours enfouies sous les décombres. Alors qu’au fond le meurtre avec préméditation dont elle avait été l’instigatrice avait révélé toute l’ampleur de sa perversité. Loin d’abréger ses souffrances et ses craintes, son époux était parvenu à les décupler. Féroces et désarmantes. Perpétuelles et déroutantes. Et pour ça, elle s’était juré qu’il le lui paierait. Qu’elle se débarrasserait de sa présence encombrante. Peu importe le temps que cela prendrait, ou les moyens crapuleux dont elle devrait user. Elle s’était armée de patience avant de se délecter de son trépas. Penchant pour le vice confirmé lorsqu’elle L’avait maudit, condamné à partager son enveloppe avec un fauve. Même en se voilant la face, elle en était consciente. Mais le cracher à la face du monde la laissait pantoise de terreur. Hésitations infernales qui allaient finir par signer sa perte, elle le sentait. Moins zébrée de lésions qu’elle, la furie rompit la maigre distance pouvant les séparer en un éclair. Etau de fer revenant encombrer ses bronches, alors que les ongles de sa détractrice s’incrustaient dans son épiderme diaphane. Elle tenta immédiatement de s’en dégager, sans succès lorsqu’elle 'emmena vers l’étendue d’eau qu’elle redoutait tant. Mouvements désespérés et tentatives pour se muer en une masse trop lourde à trainer qui furent un échec cuisant, lorsqu’elle se retrouva baignée jusqu’au genou.

« - Fais pas la gueule, je te rends service. T’empeste tellement la peur par tous tes pores que faire trempette te fera le plus grand bien. »


Cannes trop fragiles pour ne pas plier devant la résistance de l’ennemie, elles finirent par ployer sous son poids. Les tremblements intempestifs ravageant sa frêle carcasse redoublèrent, s’intensifiant au point d’envoyer aux oubliettes son habituelle répartie. A court de sarcasmes, tant sa phobie la prenait aux tripes. Elle eut à peine le temps de bloquer sa respiration avant d’être plongée sous les flots aux reflets verdâtres, sous les ricanements de Laryta. Incapable de reprendre le dessus, de calmer l’affolé percutant sa cage thoracique avec une vigueur déraisonnée. Ses griffes cherchèrent à se raccrocher à n’importe quoi, au tissu, à la peau. Elle but la tasse à plusieurs reprises, la respiration hachée. Les membres fébriles. Elle dut se faire violence pour calmer l’angoisse l’étreignant comme un carcan glacé. Refusant de terminer sa misérable existence si piteusement, de trouver la mort par noyade surtout. Non. Pas comme Elle. Le semblant de contrôle sur elle-même qu’elle pu retrouver lui permit de se remettre sur ses pattes, avant de repousser en arrière avec hargne Barbie.

Tuer. Elle n’aimait pas l’idée, ne l’avait jamais aimée. Et pourtant. Ce fut bien son poignet qui s’éleva au dessus de l’élue lorsqu’elle tomba sur la terre ferme. Ce fut bien la lame qui s’y nichait qui vint plonger en profondeur dans son sein. Hurlement de douleur qui ne fut que le premier d’une longue série, alors que son esprit se vidait à mesure que la frénésie destructrice emportait la malheureuse. Évitant les phalanges de sa victime pour mieux la taillader de part en part, souillant la chair translucide de trainées pourpres. Détruisant le corps de la jeune femme sans s’arrêter, extériorisant la colère sourde accumulée depuis que son nom avait été appelé. Et même certainement bien antérieure encore. Depuis qu’on lui avait arraché sa moitié. Depuis qu’elle avait été trainée dans la boue. Depuis qu’elle l’avait déçue Elle. Et depuis qu’elle l’avait perdu Lui… Injustices se cumulant les unes aux autres jusqu’à lui faire atteindre un point de non-retour, elle si révulsée d’ordinaire par la sauvagerie. Le couteau se planta finalement dans la jugulaire de la métamorphe, creusant un sillon vermillon à chaque passage. Encore bien après que les yeux de l’effrontée ne se soient vidés de toute expression. Démence furibonde ayant fini par se substituer entièrement à l’anxiété sur ses traits, méconnaissables.

Presque dans un état second, ses sphères d’acier eurent du mal à se détacher du réceptacle de sa fureur lorsqu’elle se recula. Spectacle macabre qui la rendit fière l’espace d’un instant, avant qu’elle ne réalise toute l’horreur de la chose. Elle lâcha immédiatement le poignard, comme brûlée à vif. Effarée par ce qu’elle venait de commettre, comme une somnambule découvrant avec stupeur les carnages perpétrés dans son sommeil. Jetant un regard à sa propre tenue, couverte de sang. D’un sang qui cette fois, n’était en rien le sien. Jusqu’à ce qu’un coup de feu déchire le silence funeste. La tâche sombre en travers de sa hanche ne tarda pas à s’agrandir en imbibant son haut. Plaie béante dont elle tenta de stopper l’hémorragie, appuyant avec force pour faire compresse. Elle manqua de tourner de l’œil, flanchant légèrement en sentant son énergie s’évaporer cruellement. La balle n’avait fait que la traverser, écorchant pourtant suffisamment son enveloppe pour l’affaiblir considérablement. Muette et grelottante, elle contempla ses mains rouges avant de relever la tête vers le tireur d’élite. Habile, son adversaire cherchait visiblement davantage à l’immobiliser qu’à l’anéantir immédiatement. Elle avança d’un pas vers lui, les cordes vocales tétanisées.

« - Bouge pas, reste où t’es ! »

Étonnée en entendant l’échantillon de crainte teinter la voix de l’homme, elle fronça les sourcils. S'estimant inoffensive. Même si la boucherie à ses pieds était loin d’étayer cette intime conviction. Bien au contraire. Elle s’arrêta net, sachant pertinemment qu’il viderait le reste de son chargeur sur elle tôt ou tard. Question de survie… Malgré l’état pathétique dans lequel elle se trouvait, elle essaya de se concentrer sur le cadavre. Murmurant entre ses barrières de nacre des paroles incompréhensibles à l’oreille humaine. Dénuées de sens pour quiconque ne pratiquant pas la magie noire. La laissée pour morte ne tarda pas à se relever, coquille dépourvue d’âme en quête de sang frais. Léger détail qu’elle n’arrivait que rarement à régler chez ses zombies. Ça et leur fâcheuse tendance à redevenir rapidement inertes...

« - Qu’est ce que… »


Jackson ne se posa pas davantage de questions, appuyant sur la gâchette à un rythme déchainé, en vue d’abattre la sangsue de fortune. Vainement. Tu ferais mieux de viser le crâne, crétin… Péniblement, elle ramassa les restes de vêtements abandonnés dans leur petit parachute, s’en servant de garrot pour repousser l’échéance mortelle. Elle réprima une vague de nausée lorsque la revenante se jeta sur sa proie, commençant à le déchiqueter avec ses canines. L’amochant considérablement avant de l’entrainer dans sa chute lorsque le sort perdit ses effets, dans la vase. Écroulement qui aurait pu ne pas être fatal si seulement le sol ne s’était pas dérobé sous eux. Piège fait de matière visqueuse les capturant sous la terre, avalant leurs dépouilles impitoyablement. La sorcière ignora les râles d’effroi du militaire, s’efforçant de rester stoïque. C’est lui ou toi, ne l’oublie pas… L’agonie lui sembla interminable avant qu’ils ne soient 'enterrés'. Et elle ne sut que c’était véritablement terminé que lorsqu’une sonnerie stridente résonna dans toute l’arène, annonciatrice de la fin proche des jeux. Plus que deux… Elle n’eut ainsi plus d’autre choix que de se rendre à la corne d’abondance. Trottinant comme elle le pouvait tant la blessure par balle lui tiraillait l’abdomen. S’ajoutant à ses autres maux. Écartelée entre soulagement et panique lorsqu’elle se retrouva face à Lui. Sa défaite porterait Son nom, elle en était persuadée à présent. Relents acides s'ajoutant à sa douleur pour la torturer.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Jeu 13 Déc - 21:09


Tombé comme une masse. Il a lutté, pendant de longues minutes. Il a même essayé de conserver un semblant de prestance, de rester bien droit et de contempler le décor avec froideur, ses prunelles d’or demeurant imperturbable. Les bruits alentours ne faisant que le frôler sans jamais le toucher. A la longue, il avait fini par s’y faire, au bourdonnement des insectes, aux soupires des créatures vivant en ces lieux, au clapotis lugubre de l’eau. Après le raffut de l’averse, le silence lui parut lugubre. Fit courir des frissons sous sa fourrure. Il abandonna son envie de faire bonne figure, et se roula en boule sur le sol détrempé, museau à terre, il dut lutter pour ne pas flancher devant les relents ferreux qui glissaient dans ses narines. Il ferma les yeux, soupira. Cilla plusieurs fois. Et finit malgré toute sa concentration pour ne pas se faire avoir, par glisser dans les bras de l’inconscience. A bout de force, conserver sa forme animale lui demandait un effort surhumain. A tel point qu’il en oublia tout le reste. Préférant se réfugier sous la chaleur de ses poils plutôt que de greloter dans sa peau blafarde. Il se reposa même sur ses sens, avant de baisser totalement la garde. Il sursauta légèrement, passa sa patte sur son museau quand une goutte tomba dessus. Se roula un peu plus en boule tout en soupirant. Une seconde goutte le fit grogner. Le tira de son sommeil de plomb. La lumière qui envahit ses pupilles fut violentes, lui tirailla le crâne alors qu’il plissait les yeux. Ploc… Une autre goutte. Un grondement sourd. Pas le sien cette fois. Son cœur se mit à battre la chamade avant même qu’il ne lève la tête. Il se retrouva nez à nez avec une créature affreuse et baveuse. Un mélange entre un énorme bouledogue, un ours gigantesque et une autre bestiole pas très attirante. L’instinct le poussa à montrer les crocs, à grogner plus fort que son adversaire. L’autre répliqua, dévoilant une rangée de crocs étincelants. Il se sentit ridicule, ses oreilles se couchant encore un peu plus sur sa nuque alors qu’il reculait du mieux qu’il put, la queue entre les pattes en signe de soumission. Comme si ça servait à quelque chose… Il regretta presque de ne pas avoir été réveillé par un de ses congénères, ou un autre Elu. Mais ce truc. Une boule était venue se glisser dans sa gorge, alors que l’angoisse envahissait sa carcasse. Il se remit sur ses pattes, lentement sans quitter la créature des yeux.

Menaçante en tout point. Face aux autres Elus, il avait réussi à se reprendre. A tuer sans hésiter. Y prenant goût à la longue. Mais là. Face à ça, il se sentait sans défense. Il jeta un infime coup d’œil alentour, espérant y trouver Dieu seul sait quoi. S’il pouvait l’aider celui-là, il ne cracherait pas dessus. Il y avait cru dur comme fer au début, servant une cause qu’il pensait juste. Avant de chuter et de se casser toutes les dents tant la dégringolade avait été violente. Il s’en moquait éperdument maintenant. De cette croyance comme des autres. Il s’en voulait par contre, de s’être laissé avoir si facilement. Si près du but, c’était stupide de se retrouver là. A trembler face un ennemi lui semblant plus redoutable que les précédents. Il fit volte-face et tenta de filer du mieux qu’il put. Fuite avortée avant même d’avoir pu faire un pas. La douleur fut fulgurante, déchirant son mollet là où les crocs du monstre s’étaient plantés. Il couina comme un misérable chien, se tortilla comme il put pour laisser sa gueule se refermer sur du vide. A plusieurs reprises. Il griffa, entailla méchamment le museau de la bestiole qui lâcha prise dans un grognement lugubre. Le loup ne chercha même pas à constater l’étendue des dégâts, prenant déjà appui sur ses postérieurs pour se jeter à la gorge de son adversaire. Le goût du sang le révulsa, après le Sien, celui-ci était affreux. Nauséeux. A tel point qu’il fut contraint de lâcher prise. Griffant à nouveau, aux grognements rageurs de l’animal se mêlèrent les siens. Hargneux, agressifs.

Inégale, la lutte acheva de puiser dans ses dernières ressources. Il les sentit, les tiraillements annonçant le retour de son autre peau. Malgré lui il secoua la tête, se raccrocha à la fourrure tant le moment était mal choisi. Reprendre forme humaine maintenant revenait à signer son arrêt de mort. Dominé par le bouledogue mutant, il joua des pattes pour l’envoyer valser. Il recula, de plusieurs pas, l’autre avançant avant de s’arrêter. Englué jusqu’aux jarrets dans la vase, le sang et la gadoue. Plus léger, le loup ne s’était enfoncé que de quelques centimètres. Pas assez pour se retrouver bloqué. On aurait presque pu deviner un sourire sur son museau, l’or de ses iris brûlant d’une malice des plus humaines. L’autre se débattit, tenta de se défaire de sa prison gluante, ne parvenant qu’à s’y enfoncer encore un peu plus avant de totalement disparaître. Pauvre bête, c’est moche… Il contempla quelques instants la marre informe, un certain malaise l’envahie. Comme Elle. Et encore une fois, c’était de sa faute. Il prit toutes ses précautions pour se sortir du bourbier, s’ébroua et revint en traînant la patte vers son caillou et son sac de secours pour y reprendre forme humaine. Il s’habilla à la hâte, fébrile, espérant calmer les tremblements et faire disparaître la chair de poule rongeant sa chair. Il fut surpris de trouver, au fond du sac, un gant de cuir noir comme ceux qu’il avait l’habitude de porter. Un soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres quand il glissa sa main meurtrie sous le tissu. Il grimaça légèrement, un élan de douleur s’élança à l’assaut de son bras droit avant de venir mourir dans son épaule. Il se laissa tomber contre la roche, s’y appuya lourdement tandis que ses doigts agrippaient son mollet blessé. La plaie avait commencé à se refermer mais la douleur lui donnait l‘impression d’avoir des éclats de verre dans la peau. Comme ça au moins, je sais ce qu’ils peuvent ressentir quand je les grignote. La sonnerie lui vrilla les tympans, lui fit lever les yeux vers le ciel puis vers la Corne. Même si ses traits gardaient un calme des plus angoissants, dans la noirceur de ses prunelles se lisait une profonde angoisse. Un certain soulagement aussi. Celui d’être proche de la fin, et de pouvoir enfin quitter cet endroit pourrit. Et cette angoisse, sourde, assassine qui n’hésitait pas à le dévorer de l’intérieur pour ne laisser rien d’autre hormis le vide. Il l’a toujours été, une coquille vide se remplissant de temps à autre mais jamais bien longtemps. Encore plus maintenant qu’il se retrouve seul. I’m on my own… Les paroles de la chanson sonnaient juste cette fois. Il tapota l’air sur sa cuisse, distraitement. Sans vraiment s’en rendre compte.

Il ferma les yeux, inspira profondément avant de se relever. Non sans difficultés. S’appuyant sur sa jambe valide pour épargner celle en train de guérir. Il regretta pendant un court instant de Lui avoir laissé la seule arme qu’il savait manier sans trop de mal. Un peu trop bien à son goût au final. Il ne se reconnaissait plus. Celui qui a tué tous les autres, semble tout droit sortir d’un de ses pires cauchemars. Chaînes brisées d’une autre personnalité qui le dépasse, l’effraye tant elle peut être violente. Tant elle ne ressemble pas à celui auquel il tentait vainement de se raccrocher malgré tout ce qu’il pouvait penser. Maintenant que la fin de ce massacre approchait, l’angoisse le faisait suffoquer plus que jamais. Entre ses côtes, son cœur battait à tout rompre, faisant cheminer dans ses veines tout le venin nécessaire pour qu’il ne flanche pas. Pas si près du but. Il n’avait pas le choix, la victoire devait être sienne. Perdre revenait à dire adieu à son poste, son train de vie. A devenir un ennemi d’un gouvernement déjà bien soupçonneux à son égard. Gagner, et les doutes commenceraient à s’atténuer. Le laisseraient tranquille pour qu’il puisse recommencer à agir sans être sans cesse surveiller. Il a passé l’âge des nounous de toute manière. Il secoua la tête, soupira d’exaspération, et jeta un regard vers la Corne. Le forcené s’arrêta sur un battement. Plusieurs avant de repartir de plus belle. Une vague de chaleur dérangeante lui dévora les entrailles et la main enserrant sa gorge se fit plus violente. Nom de Dieu… Trop loin pour être vraiment nette, trop proche pour qu’il ne La reconnaisse pas. C’était une évidence, au fond il savait que ça se jouerait entre Elle et lui. Comme à chaque fois. Mais entre le supposer et en être sûr… Il serra les dents avec rage, balança un bref regard noirâtre à la caméra avant de se détacher de son rocher pour s’avancer péniblement vers le centre de leur dernière étape. Le silence régnant alentour lui parut encore plus lugubre que d’ordinaire. Des frissons dégringolèrent le long de son échine lorsqu’il s’arrêta à quelques mètres de sa cousine. Il la détailla un moment, sans faire preuve de réserve, grimaça légèrement lorsque son regard tomba sur la tâche maculant Sa hanche.

« - Le fou de la gâchette t’a prise pour un lapin ? »
Légèreté de la moquerie jurant affreusement avec le timbre de sa voix. Sombre et d’un sérieux déroutant. Il aurait mieux fait de se taire, il le savait et pourtant. Après ce qu’il venait de se passer, il n’aspirait qu’à une chose, La prendre dans ses bras. Retrouver le calme de la nuit précédente et laisser derrière lui l’horreur de ce qui allait se passer. Fracasser les miettes les unissant encore et les piétiner auraient été plus rapide. Plus simple aussi. Là au moins il aurait été certain que tout était perdu. Un nouveau coup de lame dans la toile sombre de leur histoire. Toile de maître aux prémices, qui ne ressemblait plus qu’à une simple serpillère à présent.

« - Rassure-moi, tu as laissé tes copains dans leur congélateur? Histoire de savoir à quoi m’attendre » Il esquissa l’ombre d’un sourire. Et malgré sa délicieuse assurance et son flegme, l’ombre de la crainte put se lire un instant dans la noirceur de son regard. Prunelles nébuleuses venues se perdre dans les Siennes. Quittes à s’y noyer au moins une dernière fois. Elles lui parurent encore plus claires que d’ordinaire. Envoûtantes à tel point que sa détermination flancha l’espace d’une infime seconde. All alone…

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Lun 17 Déc - 20:48

Elle aurait préféré se faire oublier. Se terrer dans un coin, sans caméras pour l’épier et tourner en dérision sa lâcheté. Repousser l’échéance inévitable et réduire peut être ses chances d’être saignée comme un vulgaire gibier. Mais ils la retrouveraient. Ou ils enverraient une de leurs bestioles. Pour qu’elle se rende bien gentiment au lieu de l’affrontement, et ajoute encore un grain de sable à cette monstrueuse bouffonnerie. Elle savait qu’elle était fichue. Le peu d’illusions qui lui restaient s’était évaporées en fumée lorsque la balle lui avait déchiré la hanche. Blessure s’ajoutant aux autres encombrant nettement le moindre de ses mouvements, atteignant son souffle tant la douleur était insoutenable. Elle ne savait même pas comment elle parvenait à rester à peu près droite, et à gesticuler. Regrettant presque de ne pas avoir sombré dans les sables mouvants, d’avoir lutté si fort pour émerger. Au moins tout serait terminé maintenant… Que le calvaire s’arrête enfin, elle ne demandait rien de plus. Mais elle était consciente qu’à moins que son adversaire ne soit dans un état encore plus alarmant que le sien, ce ne serait que le commencement de bien pire encore. La fin de son train de vie privilégié, peut être même de son travail en tant que légiste. Le début des ennuis, le retour des humiliations et des injures perpétuelles. Considérations futiles auxquelles elle s’accrochait pourtant désespérément depuis sa libération. Pendant que sa sœur œuvrait pour ses idéaux de justice et d’égalité, elle s’attachait égoïstement à entretenir son petit confort. Si vide qu’elle avait renoncé à lutter contre le néant qu’elle était devenue. Encaisser et se taire, suivre pour ne pas avoir d’ennuis… Il avait parfaitement raison, ils n’étaient doués qu’à ça. A baisser la tête pour éviter que la situation ne s’aggrave. Et tout ça pour quoi ? Tout ça pour rien. Des mois entiers à faire la potiche, à se montrer docile et à détourner le regard devant les atrocités parsemant les rues… Pour être renvoyée à une mort certaine, ou au mieux dans les bas-fonds d’une zone en perdition. La marche funèbre résonnait déjà dans les quatre coins de son crâne, étourdissante.

« - Comme tu le vois. Et comme une idiote je me jette juste après dans la gueule du loup. »


Ton moqueur se voulant désinvolte, alors que la gravité de la situation ruinait tous ses efforts pour paraitre détachée. Il lui sembla moins effrayé qu’elle. Ou plus résigné peut être. Trop défaite pour lire entre les lignes, elle ne chercha pas à creuser davantage. A voir au-delà de l’indifférence affichée ouvertement. Au-delà du flegme parvenant à irriter ses nerfs, tant elle était loin de pouvoir en dire autant. Elle Lui rendit Son regard, détaillant Sa silhouette élancée comme un animal évaluant ses chances de s’en sortir en cas de combat. Elle ne donnait pas cher de sa peau. Mieux entrainé qu’elle, certainement plus dépourvu de scrupules encore. Pour l’une des rares fois de sa misérable existence, elle effaça Ezio de son esprit pour ne voir que Stain. Loin de l’image de ce gamin insouciant inapte à user de la violence pour parvenir à ses fins. Mélange explosif de force, de douceur et d’humour détruit par la lâcheté, la sauvagerie et le vice. Elle n’avait pas cru son ainée lorsqu’elle l’avait qualifié de maitre de tortures effroyables. Persuadée qu’Elle inventait les pires horreurs pour Le salir, même les moins crédibles. Elle avait commencé à se dire qu’Elle n’avait peut être pas tout à fait déformé les faits lorsqu’Il l’avait laissée se faire rompre par des brutes. Et à présent, elle n’en doutait plus. Sorcière revancharde qui avait cru forger un monstre, alors qu’elle n’avait fait que parfaire son armure. Côté bestial qui n’était qu’une excuse de plus pour justifier Ses crimes inqualifiables.

Elle n’avait jamais tenté de recoller les morceaux entre eux, s’évertuant même à les piétiner allègrement pour qu’il n’en reste plus que de la poussière. Ce n’était pas l’orgueil qui la dévorait, mais simplement une souffrance corrosive. Gangrénant tous ses organes vitaux, couche de crasse ensevelissant les perspectives d’absolution sous les décombres. Elle n’avait jamais réussi à faire le deuil de sa jumelle, captive de sa propre colère depuis des siècles. Et désormais, au moment où elle aurait le plus eu besoin de sentir l’irritation atteindre son paroxysme, elle ne parvenir à ressentir qu’une profonde tristesse. Éclats de douleur se fracturant sans retenue dans ses pupilles claires, acier se disloquant en fragments éparses aussi durs que de la pierre. Esquisses en désordre de desseins vengeurs qui allaient et venaient, comme la mer se retirerait du sable fin pour le laisser calleux, amer et jonché d’algues écœurantes. Laissant finalement place à la cohorte violente des inquiétudes, face à la brutalité de ce qui les attendait. Elle s’en voulait d’avoir cherché à prendre soin de Lui, d’avoir endossé le rôle de l’amante éperdue et écervelée alors que rien ne lui allait plus mal que ça. La fièvre l’avait noyé dans Ses délires, et elle s’était laissée dériver avec Lui en oubliant sa rancune maladive. Intermède douteux aux allures de pardon tardif qu’elle regrettait amèrement, tant repartir en guerre lui semblait intolérable. Autant qu’elle aspirait à en retrouver la tendresse assassine, à s’en imbiber jusqu’à finir complètement ivre. A L'aimer jusqu'à s'en écorcher. La débâcle des sentiments dans toute leur splendeur. Angoisse sourde gagnant en ampleur alors qu’elle sondait Ses iris ébènes. Brûlantes, elle finit par s’en détourner pour contempler les étendues verdâtres se profilant à l’horizon. Esquissant un sourire sardonique lorsqu’Il fit allusion à ses chers cadavres.

« - Décidément, c'est en train de devenir ton sujet de plaisanterie favori. »


Siffla-t-elle avant que ses azurs ne reviennent s’ancrer à Son visage. L’utilisation de la nécromancie l’avait dérangée, tant cela pouvait sembler répugnant pour le commun des mortels. Imaginant la même expression révulsée que celle qu’Il avait arboré face à l’une de ses ‘créatures’. Secret éventé en quelques minutes alors qu’elle n’avait eu de cesse que de le protéger autant que possible durant des mois. Au pied du mur, elle avait stupidement cédé à la facilité. Sans songer aux conséquences, aux répercussions désastreuses que cela pourrait engendrer.

« - Je n’aurais pas été contre un peu de compagnie mais hélas ils ne sont pas très doués pour avancer dans la vase. J’en ai perdu une en chemin, on verra si cette gourde te rattrape. »

Prunelles nébuleuses grignotées par un simulacre d’angoisse, mais par-dessus-tout animées d’une froide détermination. Il ne lui ferait aucun cadeau, elle en était consciente. Aussi égoïste qu’elle, décidé à ne pas perdre les multiples avantages à rester dans les petits papiers du Gouvernement. Même si cela signifiait écraser l’autre pour y parvenir. Elle n’était plus de taille à lutter, si abimée que le fait qu’elle puisse continuer à se tenir debout représentait déjà un exploit en soit. Et il est foutu de t’épargner... La laisser en vie, le poids de la défaite sur les épaules, s’avèrerait infiniment plus cruel que de lui trancher la gorge. Prédictions susurrées sadiquement par Wayne la veille de l’épreuve qui la hantaient, l’ombre perfide de l’Inquisition semblant influencer les méthodes drastiques de ces nouveaux tyrans. Plutôt crever. Un frisson indicible lui lacéra la poitrine, et c’est tout son corps qui suivit. Brise glaciale emportant avec elle ses piètres espérances. Elle se rapprocha en un mouvement, suffisamment proche pour que ses murmures se répandent dans Son oreille mais pas assez pour que leurs deux corps entrent réellement en contact.

« - Ton destin doit être d’enterrer un par un tous les membres de ta famille. »


Ses doigts fébriles s’emparèrent de la dague qu’Il lui avait si gentiment abandonnée, s’aventurant près de Sa jugulaire. Une goutte écarlate s’échappa au contact de la lame, tandis qu’elle Le contraignait à reculer légèrement. Descendant dangereusement jusqu’à se faufiler sous les lanières en cuir ornant Son cou. Poursuivant leur lente exploration avec délicatesse pour ne pas cisailler les fils, jusqu’à trouver l’anneau argenté. Sa main libre le serra un instant avant de se couler sous la chaleur de Son torse, dans sa cachette. S’appuyant contre la chair meurtrie même si les circonstances ne se prêtaient en rien aux caresses.

« - J’espère que tu n’as pas seulement retenu toutes les sottises que j’ai pu débiter quand l’autre emplumé me passait au grill. »


Ses chuchotements prirent des airs de supplique, alors que ses sphères céruléennes Le poignardaient avec insistance. Espérant qu’Il comprendrait le sous-entendu, accéderait à ses volontés suicidaires. Elle se dégagea enfin, à contrecœur. Forcené tambourinant contre les parois de sa cage rouillée pour en éclater les cloisons, si fort qu’elle aurait voulu l’arracher de sa cage thoracique. Un incendie se déclencha dans son estomac, nouant ses tripes, ravageant tout de ses flammes pour faire bouillir le sang dans ses veines. Déclenchant d’horribles tourments dans ses articulations. Remontant jusqu’à son myocarde pour les flammes viennent le lécher avec ardeur. Elle recula, prenant de l’élan afin que son poing vienne se fracasser contre Sa tempe. Assez pour lui faire perdre Son équilibre précaire, et enchainer avec une nouvelle attaque en plein ventre. Ses râles d’affliction la firent grimacer, tant Le maltraiter physiquement était un supplice. Se contentant d’ordinaire d’utiliser ses mots comme des armes. Médisances se transformant parfois en vils sortilèges. Ils s’étaient déjà bagarrés étant petits, mais sans vraiment se cogner. Se contentant de se provoquer pour de faux, en quête de frôlements enivrants. Il n’y avait cette fois rien de grisant dans ce combat, et la boule obstruant sa trachée ne fit que grossir davantage. Viscérale. Étouffante. S’Il s’était abstenu de lui rendre sa gifle quelques jours auparavant, elle se doutait qu’il en serait autrement après ce qu’elle venait de faire. C’était ce qu’elle avait cherché. Désireuse d’énerver le fauve tapi dans Son ventre, de le harceler jusqu’à ce qu’il morde et ne fasse d’elle qu’une bouchée. Elle aimait mieux terminer déchiquetée sous Ses crocs, aller pourrir la fosse commune des élus déchus, plutôt que de devenir l’esclave de leurs caprices de tortionnaires.

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Between Iron And Silver
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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Jeu 20 Déc - 21:06


S’en sortir pour en arriver là… L’ensemble prenait des airs de mauvaise blague. De coup monté de toute pièce prévu pour les détruire tous les deux. Lui pour avoir mal accompli sa tâche, Elle pour avoir tenu tête à un Gouvernement peu habitué à se faire railler. Que ce soit vrai ou pas, il s’en fichait, les faits étaient là. Choisi l’un comme l’autre pour se faire détruire devant tout un public. Il avait beau parvenir à conserver un semblant de calme, ne pas laisser ses tourments se répercuter sur ses traits et dans son regard, il souffrait. Sous sa peau, contre ses côtes, son cœur battait à tout rompre. Un peu plus à chaque seconde tant l’attente était horrible. Tant ce qu’il devrait faire pour s’en sortir lui était insupportable. Il avait déjà causé la déchéance de l’une de ses cousines, il refusait de recommencer. Pas avec Elle. Surtout pas avec Elle. Il serra les dents, sa détermination faiblit l’espace d’une maigre seconde avant qu’il ne se ressaisisse du mieux qu’il put. Sa réplique lui fit esquisser un infime sourire, sombre comme le reste de sa physionomie. Un loup préférant largement les proies plus imposantes qu’un simple lapin. Malgré lui, il jeta un bref coup d’œil par-dessus son épaule, imaginant le pauvre blondinet déchiqueté dans la vase, déjà grouillant. Un repas parfait pour les charognards des marais. Il n’était rien de mieux, il en prit conscience en reportant son attention sur Elle. Il grimaça, une vague d’angoisse déferla dans la noirceur de son regard, l’idée de se retrouver à nouveau face à un de ces monstres le pétrifiant plus que le reste. C’était stupide de trembler face à une créature pareille, en fin de compte relativement fragile. C’était plus fort que lui. Des frissons de répulsions grignotèrent son échine, le souvenir de celui qu’il avait croisé à la morgue revenant se heurter contre ses tempes. Vague glaciale dévorant sa peau jusqu’à le faire grelotter. Dans son état, il ne serait pas capable de tenir face à un monstre assoiffé de sang. Proie facile qui plus est vu la quantité d’hémoglobine maculant ses vêtements. Malgré lui, sa main se crispa contre sa cuisse, la morsure de l’animal mutant lui rappelait violemment sa présence. Sa guérison surtout.

Il se demanda pendant un moment ce qu’il se passerait s’ils décidaient, l’un comme l’autre de partir chacun de leur côté. De rester prostré dans un coin malgré les perches tendues par les Juges pour s’en éloigner. La réponse était évidente, il la connaissait déjà. S’ils ne se faisaient pas tuer par des ennemis envoyés pour les déloger, ils devraient à nouveau se retrouver face à face. Dans tous les cas, la fin de ce cauchemar serait la même. Un goût amer glisser sur sa langue, corrosif jusqu’à lui donner la nausée. A bout de force, il n’attendait qu’une chose que tout s’arrête. Et plus il y pensait, plus il réalisait qu’il était prêt à tout pour ça. Répugné malgré tout à l’idée de devoir s’en prendre à Elle. Sous sa forme humaine. Une première en sept siècles d’existence.

« -J’espère pour elle qu’elle trouvera un meilleur compagnon de jeu. Elle risque de se lasser la pauvre. Si elle ne finit pas engluée dans la vase.» Ironie moqueuse, usant du même ton que pour Sa moquerie. Franchement déplacé dans un tel contexte, mais il s’en fichait. Humour noir prenant le relais de l’autre, léger et loin de se prendre au sérieux. Pitre de service cédant peu à peu sa place à un être doté d’un sérieux difficile à ébranler. Il avait voulu se convaincre du contraire, ne pas voir les ressemblances et pourtant, il était comme son père. Capable de se montrer froid et insensible quand la situation l’exigeait. Ce qu’il lui avait reproché pendant toute son existence, il s’en retrouvait doté. Il avait même fini par en user, pour son plus grand regret. Lui qui s’était appliqué à ne pas Lui ressembler, sa nouvelle identité l’en rapprochait plus qu’elle ne pouvait l’en éloigner. Ironie du sort qui lui laissait un relent corrosif en travers du gosier. Je le déteste…

Il esquissa malgré tout un infime geste de recul, prenant appui sur sa patte affaiblit, il manqua perdre l’équilibre. Quelque chose à niveau de sa poitrine se déchira lorsque Sa remarque se fraya un chemin jusqu’à son oreille. Une simple caresse, un souffle sur sa peau qui lui fit l’effet d’une claque. Qui le blessa plus que tout ce qu’il avait pu endurer depuis son entrée dans l’arène. Attaque facile qui atteignit néanmoins sa cible en plein cœur. Il se raidit, La toisa presque lorsque la lame glissa sur sa gorge. Il en sourit d’ailleurs, regrettant presque de Lui avoir si gentiment cédé sa seule arme de défense. Alliance éphémère et dangereuse. Une vague de chaleur déchira ses entrailles, les fils autour de sa nuque se retrouvant malmené par l’acier. S’il avait tué la rouquine pour avoir eu l’audace d’y toucher, avec Elle c’était différent. Possessif à en crever, il serra malgré tout le poing, craignant qu’Elle finisse par trancher les liens. Paniqué presque à l’idée de perdre sa relique dans la vase sur un coup de tête. Elle n’en fit rien. Contact de Sa peau contre la sienne qui réussit à le faire frissonner. Un mélange explosif d’un plaisir malsain et d’une crainte sourde. Dérangeante. Ce qui aurait dû être plaisant prenait des airs de menace. Ses prunelles ne La lâchaient pas. Glaciales et sombres, cherchant à faire ployer l’azur des Siennes. A la convaincre de ne pas jouer les suicidaires. Vaines tentatives, il poussa un léger soupir, ferma les yeux avant de retrouver la vue quand Elle s’éloigna. Eloignement de quelques infimes instants qui semblèrent durer une éternité. Le premier coup lui vrilla le crâne. Il tangua dangereusement, s’agrippa à Elle pour éviter la chute. Encaissant la seconde attaque sans sourciller, incapable malgré tout de retenir un râle de douleur. Il se mordit la langue jusqu’au sang, se fracassa un genou sur le sol, sa main gauche arrêtant sa chute avant qu’il ne s’étale complètement par terre. D’un revers de main rageur il effaça le sang sur ses lèvres et releva brusquement la tête vers Elle. Il s’était retenu, avait réussi à ne rien dire les premières fois. Le feu qui lui dévorait les reins serait plus difficile à maitriser.

« - Si tu crois que je prête attention à ce genre de mensonges. Ces séances d’aveux publiques sont bourrées de conneries. » Siffla-t-il en se relevant, ravalant les élans douloureux qui lui lacéraient le ventre pour mieux La poignarder du regard. Tu ne pourras pas dire que tu ne l’as pas cherché… Ce fut à contre cœur qu’il rompit la distance les séparer, agrippant Ses cheveux d’une main de fer, frappant avec l’autre. Il l’obligea à reculer, de plusieurs pas pour finalement la plaquer contre la noirceur de la Corne. Ses doigts serrèrent un peu plus les mèches brunes, son avant-bras lui vint se glisser contre Sa gorge. La pression qu’il y exerça était suffisamment forte pour être douloureuse, pas assez pour la priver d’air. Furie qui tenta de se défaire de son étreinte malgré Sa faiblesse, griffant sa peau diaphane jusqu’à l’écorcher méchamment.

« - J’espère que tu es satisfaite… Toi qui voulais un monstre, tu l’as eu.» Souffla-t-il, sa voix se brisant sur la fin de la phrase. Il ferma les yeux un instant, baissa la tête tandis que la pression contre Sa gorge se faisait plus légère. De nouveau, il tira sur les cheveux d’ébène, fit ployer Sa nuque et la gratifia de nouveaux coups pour finalement l’envoyer s’écorcher mains et genoux dans la vase. Dans ses yeux, derrière l’éclat de la rage et cette soif de violence, était venu brûler la lueur de la douleur. Une profonde tristesse, détestable tant elle le dévorait. Les larmes perlaient déjà sur ses cils. Il ne chercherait même pas à les retenir. Il s’en fichait. Brisé plus que jamais par ce qu’il était en train de faire. La honte ravageait tout. Il se détestait pour ça. Pour tout. Il inspira profondément, se rapprocha d’Elle tout en ramassant au passage la lame tombée au sol. Emprisonna Ses flancs entre ses genoux. L’acier effleura la porcelaine de Sa gorge, ses prunelles s’ancrant à nouveau aux Siennes. Défaites, brisées. Il ne réalisa que maintenant qu’un décompte s’était enclenché. Sinistre il résonnait dans l’arène comme un avertissement. Une menace, dont la fin signerait la défaite de l’un d’eux. Il leva la main, prêt à porter le dernier coup. Avec rage il envoya la lame se planter dans le sol détrempé, à quelques centimètres de Son visage. Il se pencha, suffisamment pour que sa joue frôle la Sienne, que son souffle vienne se glisser contre Son oreille.

« - Ne compte pas sur moi pour endosser à nouveau le rôle de l’assassin. » De simples murmures, à peine audible. Juste pour Elle du moins. Détruits par les tremblements de sa voix, même s’il s’était efforcé à vouloir la maintenir. L’empêcher de dévoiler sa faiblesse. Ce que des tels gestes pouvaient lui coûter. Il se releva, fébrile ses jambes manquèrent se dérober sous son poids, l’obligeant à prendre appui contre la Corne. Haletant, il baissa la tête, se passa la main sur le visage pour effacer les perles salées menaçant de glisser le long de ses joues. Tu vas passer pour une fillette si tu te laisses aller à ce point. Le nœud dans sa gorge se fit plus fort, l’étouffant encore un peu plus quand le dernier coup de canon retentit au-dessus de leur tête. Stain Greyjoy, grand vainqueur des 3ème Hunter’s Seasons, tu parles d’un honneur. A bout de force, les nerfs détruit par ce qu’ils venaient d’endurer, il se laissa glisser à terre, tremblant de tous ses membres. Il Lui jeta un bref regard, incapable de regarder trop longtemps dans Sa direction tant la honte et la crainte d’avoir été trop loin étaient fortes. Il allait devoir sortir la super glue pour que les morceaux tiennent entre eux, quitte à s’y coller les doigts.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Sam 5 Jan - 19:19

Citation :

    La voix de Danny Clocker se fait entendre dans l'arène. « Et bien, que d'émotions mes aïeux ! Qui aurait cru qu'un chanteur juste bon à se trémousser sur scène parviendrait à massacrer un à un tous ses concurrents ? L'entrainement, mes amis, l'entrainement ! Voilà ce qui vous arrive si vous titillez un peu trop les nerfs d'un peacekeeper, soyez prévenus. Cora tu échoues lamentablement aux portes de la Victoire. On était en droit d'attendre mieux d'une hôtesse. A l'avenir, sache que pour gagner il ne suffit pas de crier comme une hystérique aux quatre coins des marécages, dieu sait comme nous avons été nombreux à souhaiter que tu t'enlises enfin dans la vase pour ne plus t'entendre nous mitrailler les tympans. Hélas, tu aurais du apprendre à dresser ton chien au lieu de le confondre à tort avec une gentille peluche. Tu peux toujours essayer de te faire embaucher comme héroïne en mal d'affection d'un de ces films de vampires niais à souhait, endosser le rôle de la sangsue t'as fait atteindre les abysses du ridicule. Toucher le fond, et creuser encore, il fallait le faire... triste que tes penchants de nécrophile ne t'aient pas été d'un très grand secours face au Loup.
    Et le gagnant de la 3ème édition des Hunter's Seasons, représentant du Marais est... Stain Greyjoy ! Un tonnerre d'applaudissements pour celui qui le mérite bien, mes fidèles téléspectateurs. J'espère que sa performance vous as tous éblouis, il y avait de quoi tomber à la renverse. Qu'on le couvre d'or !»

    Stain nous reconnaissons bien en toi l'excellence de l'élite au service du Gouvernement. Tu garde le droit de rester vivre dans la zone 1, dans le luxe et l'opulence au gré de tes plus sombres envies. Tu auras l'honneur d'entrainer les prochains chanceux à être tirés au sort lors des jeux suivants, à moins que tu ne sois à nouveau sélectionné pour participer à cette formidable aventure. Tu as désormais un pass spécial qui te permet d'accéder à toutes les zones. Une privilégié parmi les privilégiés, qui a sans doute élargi considérablement son nombre de fans dévoués après une telle performance.

    Cora, tu nous as profondément déçus. En conséquence nous préférons t'exclure de la société quelques temps. Tu passeras quelques petites semaines en prison avant de rejoindre un taudis de la zone 4. Divers traitements infamants et tortures physiques pourront t'être infligés. Risée du public, ne t'étonnes pas s'ils s'écartent de ton passage dans la rue : la lâcheté, c'est contagieux.


      « Ps : souriez vous êtes filmés. »

    Bien à vous, Danny
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