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 Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}

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Masculin
↳ Nombre de messages : 616
↳ Points : 97
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 25
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↳ Age du Personnage : 1 jour, 1 siècle, quelle importance ?
↳ Métier : Commère
↳ Opinion Politique : Partisan
↳ Playlist : Imagine Dragons - Radioactive
↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
↳ Multicomptes : Danny Clocker



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↳ Copyright: Cryingshame
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MessageSujet: Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}   Dim 7 Oct - 15:42


THE HUNTER'S SEASONS
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ce qu'il faut savoir



› Avant les jeux

Chacun d’entre vous a été tiré au sort dans sa zone au cours de l’Appel (ou s’est porté volontaire pour prendre la place de quelqu’un d’autre), avant de rejoindre la capitale en train accompagné de votre hôte ou hôtesse respective ainsi que de votre mentor (ancien élu de votre zone ayant remporté une édition précédente des Hunter’s Seasons). Ces derniers vous accompagneront tout au long de la préparation aux jeux, chargés de vous aider à vous attirer les faveurs du public (en obtenant des sponsors) et de vous conseiller pour survivre au mieux dans l’arène. Il n'y a pas de nombre d'élus fixés à l'avance par zone : le gouvernement décide arbitrairement le jour même, et cela peut différer selon chaque zone.

Une fois à New York, vous avez subi un entrainement intensif, en vue de faire de vous un combattant apte à remporter la victoire finale. Ensuite, vous avez été soumis à l’épreuve des interviews, show télévisé où vous avez du répondre à plusieurs questions afin de permettre au public de mieux vous connaitre et vous apprécier : être le chouchou du public permet en effet par la suite de se faire envoyer des parachutes, avec à l’intérieur des denrées, des armes, et autres choses nécessaires à votre survie. {Vous pouvez vous en procurer via le système de points ici}



› Le déroulement des jeux

Il existe cinq arènes, plusieurs affrontements auront donc lieu simultanément et seront tous retransmis en direct à la télévision. Il y aura ainsi plusieurs vainqueurs, un par arène : sachant qu'il y a six élus par arène.
L'entrée dans l'Arène se fait à partir d'une pièce exiguë, située sous terre. On accède au terrain grâce à un tube de verre permettant de remonter à la surface, une Voix faisant le décompte à mesure que celui-ci s’élève. Moment de solitude précédent l'affrontement, bien souvent considéré comme une véritable torture. Un bon moyen pour faire monter le stress et l'adrénaline. Face à tous les participants, se situe un lieu dans lequel se trouve diverses armes et sacs comportant du matériel et de la nourriture en tout genre pour survivre à l’extérieur plusieurs jours : il s’agit de la corne d’abondance. Attention toutefois, les plus expérimentés profitent souvent de ce moment pour faire une véritable boucherie et éliminer les moins méfiants. Il s’agit donc d’être extrêmement rapide, ou bien de s’en passer et de compter sur les faveurs du public pour obtenir par la suite le nécessaire à votre survie via des parachutes.

Dotés d’une arme ou non, de vivres ou non, survivre dans l’Arène n’est facile pour personne. Chacun aura sa propre technique, ses propres astuces pour s’en sortir le plus longtemps possible. Faites comme bon vous semble du moment que vous ne vous faîtes pas prendre et que vos tentatives pour rester en vie divertissent. Les juges sont ceux qui ont la possibilité d’agir à tout moment sur les Arènes, d’en changer la météo, de déclencher des pièges afin de rabattre les candidats (un incendie au beau milieu de la nuit, un fort orage en pleine journée, lâcher des créatures féroces, des invasions de guêpes tueuses… etc) dans une zone bien précise, afin de pimenter le spectacle et de satisfaire le public.

Des caméras sont disposées un peu partout dans l’arène, mais elles sont presque toutes visibles par les élus. Certaines zones sont toutefois non couvertes, les métamorphes y ont ainsi la possibilité d’y trouver des vêtements afin de se changer lorsqu’ils reprennent forme humaine et sont ainsi complètement nus. Les juges ne vous laisseront pas rester très longtemps dans ces abris, si vous décidez d’y rester immobilisé, ils se chargeront de vous en sortir par divers stratagèmes… mieux vaut pour vous ne pas vous y éterniser si vous souhaitez éviter autant que possible les ennuis.



› Les autres Elus

Wesley Morgenstern - Zone 1
Physique : Chevelure couleur charbon, yeux représentant deux émeraudes. Il a la silhouette d’un sportif de bas niveau.
Age : 36 ans
Caractère : Peureux - Maladroit - Expressif - Intelligent - Snob - Hypocondriaque
Force : Il fait partie du gouvernement. Grâce à ce statut, il risque de bénéficier de nombreux sponsors. Il connaît en détails le plan des arènes. Joueur d’escrime, il manie les épées à la perfection.
Faiblesse : Simple humain, on peut se demander s’il sera suffisamment combattif face à un Dieu en colère ou un lion d’humeur joueuse. Hypocondriaque, il risque d’être facilement déstabilisé lors des combats de corps à corps et lors de ses moments de solitude dans des terres où il doit assurer sa survie en solitaire. De plus, il n’est pas habitué à froisser son si beau costume.

Laura Monroe - Zone 3
Physique : Cette brunette a de grands yeux bleus pétillants de malice, des joues rondes. Ses traits inspirent la sympathie, elle dégage une impression plutôt rassurante. De petite taille, plutôt mince.
Age : 22 ans
Caractère : Douce - Rusée - Naïve - Fière - Courageuse - Débrouillarde - Indépendante
Force : A la regarder, on a du mal à croire qu'elle puisse courir comme une gazelle, et pourtant.
Faiblesse : Les combats de corps à corps, elle maitrise l'art d'esquiver l'adversaire mais une fois face à lui, elle ne fera pas long feu.

Brandon Phells - Zone 4
Physique : Afro-américain frôlant les deux mètres, Brandon a la carrure d’un athlète professionnel.
Age : 29 ans
Caractère : Stratège - Rusé - Calme - Ingénieux- Rapide
Force : Force brute, il excelle dans l'art de l'intimidation.
Faiblesse : Brandon est un compétiteur, il a de ce fait un peu trop tendance à vouloir en faire trop pour remporter la partie.

Hélène Leduc - Zone 1
Physique : Hélène est une jeune femme issue de la haute noblesse. Elle a un regard vert profond. Des yeux bordés de longs cils noirs, éclairant un visage bronzé aux traits réguliers. Ses longs cheveux auburn complétant le halo de lumière qui l'entoure.
Age : 25 ans physiquement, 212 ans en réalité
Caractère : Précieuse - Hautaine - Sarcastique - Narcissique - Autoritaire - Inconsciente - Excentrique
Force : Sorcière exerçant la magie noire étant pour elle un vrai passe temps. Grande adepte du vaudou et surtout très expérimentée là-dessus.
Faiblesse : Son air hautain et narcissique peut irriter plus d'un. Ces jeux ne sont pas faits pour elle et elle en est consciente. Faudra qu'elle surveille ses arrières, venir en escarpins n'était pas une bonne idée.

Maël Carter - Zone 2
Physique : Chevelure étendue de souffre doré, couvrant son visage. Yeux azurs subtils. Traits fins, silhouette émincée qui lui donnent une allure angélique.
Age : 20 ans
Caractère : Dépressif - Dépendant - Alcoolique - Exécrable - Egoïste -Instable- Enragé-Délirant- Renfermé
Force : Il souffre de troubles de la personnalité qui se sont récemment aggravés. Addict aux jeux vidéo et dépendant de l’alcool. Ayant rejoint les arènes, il est sujet à des hallucinations et à des délires. Il a l’impression d’avoir intégré l’un de ses jeux favoris et d’incarner un héros maléfique. Ainsi, il a tendance à adopter les comportements de celui ci, particulièrement glacial et féroce. Il n’hésitera pas à achever n’importe quel adversaire. De plus, sa capacité à se transformer en tigre pourra lui être profitable.
Faiblesse : Son état psychologique est variable. Il lui arrive parfois de se retrouver dans des états de catatonie. Immobilisé, les yeux dans le vide, il est dans l’incapacité de revenir à lui et de lutter.




› Ordre de Passage

◈ 1 - A. Luckaël Easthon - Zone 3
◈ 2 - Aurora A. Abatucci - Zone 4



› La fin du jeu

Quand l’un des participants se fait tuer, un coup de canon retentit dans toute l’arène. Pour certain tuer sera un jeu, un plaisir. Pour d’autres, cette épreuve est insurmontable. Les dangers de l’Arène ne résident pas seulement dans ses participants. Si l'Elu ne se fait pas tuer par l’un de ses adversaires, il peut aussi mourir de cause naturelle. La nuit venue, les images des morts de toutes les arènes (avec leur nom et leur zone de rattachement), y compris ceux des arènes dont vous ne faites pas partie, s’il y a eu durant la journée, s’affichent dans le ciel par magie : cela permet aux élus de voir quels adversaires il leur reste à éliminer. A noter que vous ne pourrez pas tuer votre partenaire de RP, mais que vous aurez la possibilité d’exterminer les PNJ dont les caractéristiques sont inscrites ci-dessous. Ainsi la victoire finale sera accordée au dernier des deux qui sera debout, le moins amoché. Face à face lors de ce combat, une Voix fera un décompte lorsqu’elle constatera que les deux adversaires sont à bout, et que l’un a clairement le dessus sur l’autre. La fin du jeu en cours est annoncée par un coup de canon. Le dernier Elu à rester debout, s’il y en a un, est alors désigné Vainqueur.
Applaudi par les habitants de la Capitale et ceux de sa zone, il a alors la possibilité de s’installer dans la zone 1 (s'il n'y réside pas déjà), lui et sa famille, pour y vivre dans le luxe et le confort. Il peut aussi retourner dans sa zone, et vivre à l’abri du besoin sans jamais avoir à travailler... jusqu'aux jeux suivants où il pourra être tiré au sort. Chaque gagnant des jeux se voit aussi offrir un pass qui lui permet de se rendre d'une zone à l'autre en toute légalité. Pour les perdants survivants, nulle pitié : ils sont humiliés publiquement, considérés comme des pestiférés et transférés aussitôt en zone 4 s'ils n'y vivaient pas déjà jusqu’aux prochains jeux. D'autres punitions morales et corporelles peuvent éventuellement leur être infligées en surplus.



› Informations complémentaires

{ Vous pouvez gérer comme vous le souhaitez la survie. En principe celle-ci est supposé durer plusieurs jours, nous vous conseillons donc d’utiliser des ellipses, par exemple « quelques heures plus tard », « le lendemain » etc pour ne pas avoir à tout décrire heure par heure non plus, ce serait trop long et fastidieux. Inutile de faire des rps trop longs d’ailleurs, n’hésitez pas à vous mettre d’accord par mp avec votre partenaire avant histoire que ça ne devienne une corvée pour personne. Vous pouvez croiser votre partenaire de RP dès le début du jeu, puis ne plus le croiser durant deux ou trois messages, à nouveau tomber sur lui, etc. Des alliances ne sont pas à exclure non plus (avec lui ou même des PNJ), même si elles devront être brisées à la fin. Vous pouvez également faire décéder des PNJ de mort 'naturelle', histoire de varier un peu. Veillez à la cohérence, à bien prêter attention au RP de l’autre rpgiste : s’il a tué le PNJ 13 dans la journée par exemple, ne faites pas tuer ce PNJ par votre personnage le soir venu, massacrer un fantôme n’aurait aucun sens.

Au moindre doute, en cas de question, ou si besoin de précisions, n’hésitez pas à contacter un membre du staff. }





Dernière édition par THE MOCKINGJAY le Sam 3 Nov - 16:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}   Lun 8 Oct - 21:35

You have to survive
Arène 1, l'île

Le bruit des vagues était habituellement un signe de détente, leur clapotis vous berçant, rappelant les vacances. Ce n’était pas le moment de s’endormir. Une anxiété grandissante. Ce n’était pas une île paradisiaque, c’était un abattoir. Une façon de faire régner ce despotisme instauré par une société corrompue. J’étais dans cet abattoir. Pour combien de temps ? Peut-être un jour, deux heures ou trois minutes. Ma mort était imminente. Un décompte incessant. Cela semblait durer des heures. La corne d’abondance était juste devant moi. Je me devais d’être armé. Au moins un couteau. Peu importe. Tout ferait l’affaire. Je profitais des secondes qu’il me restait pour regarder mes adversaires. Certain avaient ce regard déterminé qui me fit froid dans le dos, d’autres étaient comme moi, dépité de se retrouver là, sur ces plaques métalliques, tentant de ne rien laisser paraitre, au moins pour les caméras. Je savais qu’elles se braquaient sur chacun de nous, nous faisant défiler sur l’écran. 5. Je reprenais mon souffle, prévoyant mon itinéraire. 4. En quelque second, je pouvais attraper un poignard, je remarquais un sac à dos à côté, je souriais malicieusement. 3. Mon cœur martelait contre ma poitrine, je tentais de calmer mes mains tremblantes. 2. Non ! Ce n’est pas le moment de flancher. Pense à Bronwen. Non ! Pas maintenant ! Tu vas te déconcentrer. 1. Si, bas-toi pour elle. Elle te regarde. Elle compte sur toi pour revenir vivant dans le trois. Un coup de canon retentit. Que le spectacle commence. Au diable ce stupide gouvernement, ils veulent du spectacle ? Ils vont en avoir.

Je m’élançais hors de ma plaque métallique, je m’élançais à corps perdu vers cette arme, espérant attraper ce sac à dos. L’eau ne rendait pas ma course des plus facile, cela me ralentissais. Je voyais les autres avec leur air déterminé s’élancer vers les grosses armes, j’avais soudain peur. Je respirais un bon coup. Soudain, je m’arrêtais net. Quelqu’un m’était passé sous le nez, il avait pris le poignard et le sac à dos. J’étais fait, j’étais mort. Je regardais partout, il fallait réfléchir vite. Des mains m’enserrèrent la jambe tandis que je m’étais élancé vers un autre couteau. Je ne réfléchissais pas, je donnais un voyant coup de pied, fou de rage. J’attrapais le couteau, les mains m’avaient lâché. Je m’élançais dans la jungle, préférant laisser les autres s’entre-tuer. Quelque minute plus tard, je m’arrêtais, essoufflé. Quel idiot ! J’avais oublié le sac à dos ! Je trouverais bien quelque chose un peu plus tard. Il fallait que je me trouve un abri. La jungle était humide, j’avais extrêmement chaud et c’était fortement désagréable à cause de l’humidité. Je donnais un coup de poignard devant moi, me démenant avec les branchages qui me bloquaient le passage. Après une bonne demi-heure de marche, je ne trouvais personne. Mais je découvrais une cascade en pleins milieu de la forêt. Je me ruais presque sur l’eau, complètement assoiffé. Je passais mes mains dans l’eau, me délectant de ce breuvage. Je passais une nouvelle fois ma main dans l’eau. Une horrible douleur à la main, une morsure. Je sortais aussitôt ma main et poignardais le piranha. Je me retenais de hurler de douleur lorsque je retirais ses dents de ma peau, celle-ci était bien amochée.

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MessageSujet: Re: Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}   Sam 20 Oct - 17:33

Soupirs emportés par le vent, les plus agacés. Sanglots stagnant au dessus de leurs têtes, les plus effrayés. Visages de marbres sans une once d'expression, discrets, parfois amusants. Aurora ne faisait partie d'aucune de ces catégories. Bras croisés sur sa poitrine, elle attendait. Une attente accablante qui pourrait bien avoir raison d'elle. Cachant ce qu'elle ressentait, n'ayant envie de le partager avec le monde entier. Forte, fatale, à l'intérieur elle hurlait de désespoir. Solitude cruelle lui crachant à la figure que personne offrirait son épaule pour que sa tête y puisse se reposer. Que personne offrirait son visage pour que ses larmes y puissent glisser. Prières incompréhensibles défilant sur la pointe de sa langue. Actrice mettant en scène des croyances qu'elle jugeait inutiles. Réconfortantes dans les moments de crainte. Son nom fut prononcé. Un sourire déchira ses lèvres sèches par son inquiétude. Elle cru entendre son bourreau de père lorsque la colère montait à ses veines et laissait échapper son nom en entier. Sa voix résonnait encore dans sa tête, bouchant ses tympans, alarmant son cœur. Elle voulut s'effondrer, laisser son corps frêle tomber au sol, salissant son image, sa réputation. La raison se fit plus dense que l'envie. Hommage à cet homme qu'elle avait achevé de ses propres mains dont le sang rougeâtre avait exploré son épiderme et laissé son empreinte pour l'éternité.

Ses membres tremblaient, hésitants. Elle se fit une place dans la foule, agrippée par deux peacekeepers tourmentés à l'idée qu'une jeune femme puisse leur glisser entre les doigts. Bande de couards dont les sourires décomposaient leur visage de par leur euphorie. Leurs yeux guettaient le moindre mouvement de la belle, pointant du doigt la malheureuse élue. Choisie à leur place, une année de paix jusqu'aux prochaines élections. Une année de plus à vivre, certitude qui les laissaient posés. Bonheur non partagé, répugnant, superficiel. Elle eut envie de leur cracher au visage, de sortir ses griffes et de leur arracher le phallus. Haine composé de pensées morbides qui la rendait colérique. Le rythme de son cœur s'accélérait, elle eut la mauvaise impression qu'elle allait évacuer celui-ci par voie orale. Se sentant sale rien qu'à l'idée que des pensées aussi déplaisants puissent y trouver leur place dans son esprit. Elle devenait folle, son comportement était extravagant. Elle tremblait telle une feuille d'automne, ses yeux azurées bougeaient, observant chaque visage. La peur prenait possession de son être petit à petit. Vicieuse s'engouffrant dans chaque pore de sa peau, lui pressant les entrailles. Où était-il ? Où était-elle ? Lui, Elle. Ces deux êtres uniques, capables de la calmer, maintenant terrorisée. Efforts insoutenables essayant de dissimuler sa crainte, en vain. Elle retenait ses sanglots. Ce n'est pas ce qui l'attendait qui la rendait aussi extrême. C'était la solitude. Seule, Ils n'étaient pas présents. Elle ne reconnut leurs visages nulle part.

Elle se sentit mélancolique. Rêvant de retrouver la gamine ingénue qu'elle avait pu être jadis. Elle se sentit par dessus tout, complètement bornée. Masque de fer formant une carapace où une envie oppressante de dégager ses frayeurs par des larmes, se faisait écrasante. Le reflet de sa jeunesse défilait devant ses prunelles où une petite fille priait à genoux devant cette couverture qui lui servait de lit. Tissu fortifiant éloignant la moindre de ses craintes, enveloppant son petit corps fragile. Odeur de lavande envahissant ses narines, la berçant, emmenant ainsi des rêves où elle serait la princesse secouru par ce prince qui ne viendrait jamais. Chimères déraisonnables d'enfant, auxquelles elle ne portait plus aucune importance. La réalité étant bien moins amusante et féerique. Debout sur l'estrade, elle gardait ses yeux bien ouverts. Défiant du regard tous ces visages qui l'observait avec contentement. Elle eut envie de leur tirer la langue comme elle l'aurait fait autrefois, mais elle s'en est abstenue. Se contentant de leur sourire, les méprisant de tout son être. Faisant tous les efforts possibles pour que son aura et sa confiance les submerge et les irrite. Elle en sortirait victorieuse, si ce n'était pas le cas, elle aurait eu au moins le mérite de garder la tête haute. Car à la guerre si tu ramasses, tu en donnes aussi.

La paroi en verre défiait sa respiration dont le rythme devenait de plus en plus rapide. Ses mains moites se collaient à la fine couche séparant son corps et l'inconnu. Briser le verre lui semblait appétissant, mais que craignait-elle ? Elle avait un avantage sur ses adversaires. Son enveloppe humaine n'était qu'une façade. Sa forme animale pouvait lui être utile bien qu'à la base, le chat n'est pas source de hantise. Cependant, Aurora n'était pas un chat ordinaire. Un esprit humain et conscient habitait ce petit être dont les griffes et les dents étaient bien aiguisées. Ses rétines mémorisaient chaque tribu, dont les expressions des visages pouvaient varier très facilement. Chacun d'eux possédant des caractéristiques très certainement différentes. Voilant sous des carapaces de marbre, des vraies qualités mais aussi des véritables faiblesses dont la belle pouvait en tirer profit. Une question planait dans son esprit, était-elle la seule à posséder des capacités de l'ordre surnaturel ? Un rictus déforma son visage. Ce serait peu distrayant si cela n'était pas le cas. Se transformer directement supprimerait toute éventuelle surprise, elle qui était amatrice de ce genre de situations. Perdue dans ses pensées, elle manqua de rater le zéro s'affichant sur l'écran, annonçant ainsi le début de ces jeux macabres. Se lançant dans une course rapide, elle remercia les années d'entraînement qui avaient pu former son corps de façon à le rendre souple et léger. Une arme à feu luisait sous la lumière aveuglante du soleil, émerveillant ses prunelles d'excitation. S'en emparant, elle se dirigea vers la jungle abondante sans se soucier de ses adversaires. Détestant l'imprévisibilité, elle trouva refuge en haut d'un arbre. Attachant ses longs cheveux noirs, dissimulant son être entre le dense feuillage. Son arme trouva une cachette entre la séparation de son épiderme et le tissu de son jean. Elle s’accroupit, guettant le moindre mouvement, le moindre bruit qui puisse trahir la présence d'un être vivant.

Une rivière berçait les racines de sa nouvelle maison. La cascade bruyante l'agaçant de par sa capacité à dissimuler la venue d'un de ses nombreux adversaires. Elle observa le jeune homme, dont la couleur de sa chevelure rivalisait avec celles des feuilles, filles de cette saison d'automne. Une envie de rire manqua de trahir sa présence. En effet, le petit n'était pas très futé. Il n'aurait pas besoin d'elle pour son jugement dernier.

« As-tu peur de la mort ? »

Soupir s'échappant de ses lèvres, assez audible pour son invité. Souriante, elle prit forme animale, son pelage noir se confondant avec les branches de son lieu propice. Ne souhaitant se dévoiler aussi rapidement. Son nom était sortie de l'urne. La noirceur des abysses de l'Enfer l'attendait certainement de l'autre côté. Le jeu morbide auquel elle se prêtait commençait à lui plaire, trouvant des points positifs dont l'amusement et les railleries lancées à ses opposants. Ne désirant pas mettre un terme à la vie du jeune homme, en tout cas... pas tout de suite.
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MessageSujet: Re: Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}   Mar 23 Oct - 19:35

You have to survive
Arène 1, l'île





Esclavage. Ce qui était de l’esclavage pour nous était de la distraction pour eux. Que c’était amusant de voir des personnes s’entretuer, faire ressortir ce qu’il y a de plus mauvais en eux. L’être humain n’avait pas que des bons côtés. L’instinct de survie faisait ressortir tout ce que l’homme contenait afin de vivre en société. Cependant, lorsqu’il s’agissait de sauver sa peau, on était capable du pire. Je savais très bien que je risquais de me perdre dans ce jeu. Les spectateurs allaient voir mon pire côté, celui que je préférais réprimer, ce côté inexploré, celui qui est prêt à tout pour retourner dans le trois. Quelqu’un entravait ma route ? Je n’hésiterais pas à mettre fin à ses jours.

Cependant, en regardant le visage des autres Élus. Je voyais cette rage de vaincre, cette envie de tuer. Je me sentais alors très différent d’eux. Cela semblait être un plaisir. Chacun se regardait, certain cherchaient déjà leur victime. Je ne voulais pas être une victime, pas celui qui était traqué. Non, je serais celui qui les traquerait. Je refusais d’être passif dans cette arène. Pourtant, lorsque l’heure sonnait, je préférais m’enfuir. Malgré les préparatifs lors de l’entrainement, je préférais ne pas attaquer maintenant, trouvant d’abord un refuge, une arme et de quoi boire. Je sentais que la chaleur allait assoiffer tous les candidats. Je n’arrivais qu’à mettre la main sur un poignard, le sac à dos que j’avais repéré me passant sous le nez. Quel idiot. J’étais trop lent. Je partais dans la jungle dense.

Une chaleur étouffante, l'humidité insoutenable. La jungle était un vrai handicap. De plus, le bruit des feuillages semblait être amplifié, trahissant la présence de n'importe qui. J'ouvrais les oreilles, tentant de repérer la présence d'autres candidats. Rien. Je souriais malicieusement, certain que nous étions tous traqué par des caméras. Le summum de la vie privée. Je ne voulais pas montrer ce visage inquiet à toute la population. Je préférais sourire, faisant croire que je savais exactement ce que je faisais. Sauf que ce n'était absolument pas le cas. Je ne savais pas où aller, j'allais au gré de mon orientation et où mon subconscient m'emmenait. Il fallait que je trouve un point d'eau, espérant qu'il y a autre chose que la mer autour de la corne d'abondance. Je suffoquais à cause de cette chaleur, c'était une catastrophe ce climat, moi qui étais habitué aux pluies torrentielles et omniprésentes dans le trois, ce changement de climat jouais en ma défaveur.

Mon orientation me menait à une cascade. Enfin de l’eau ! Je mourrais de soif, je n’avais aucun matériel de survie avec moi, il fallait que j’en prenne à quelqu’un, au moins une gourde. Je ne pouvais pas rester éternellement vers la cascade. J’allais m’arrêter ici quelque minute, juste le temps de boire, ensuite, je passerais aux choses sérieuses. Je ne m’attendais pas à ce que la cascade soit un piège, un repère de piranhas. Mais quelle idée ! Qu’ils fassent de l’eau de l’acide citrique pendant qu’ils y sont ! J’étais assoiffé ! Une bande de sadique, j’avais des envies de meurtre lorsque je tuais le piranha qui s’attaquait à moi. Je retirais mon poignard à présent recouvert d’un liquide étrange. Je l’essuyais sur l’herbe, le replaçant à un endroit stratégique pour pouvoir le sortir à tout moment.

Soudain, une voix s'élevait non loin de moi. Peut-être la réplique aurait-elle été morbide si je n'avais pas reconnu la référence. Je ne pouvais m'empêcher de rire sèchement. « Pirates des Caraïbes ? Franchement ? Moins menaçant, tu meurs. Ce n'est pas parce qu'on est sur une île qu'il faut se prendre pour Davy Jones. A moins que ce dernier a une voix féminine et que ce serait ton jour sur terre après dix ans en mer. Ce que je doute fortement. ». Je levais les yeux au ciel, cherchant d'où la voix provenait. J'avançais, tentant de me rappeler d'où venait la voix. Je tombais au pied d'un arbre en levant la tête, j'y vis un chat noir à peine visible. Je me devais de plisser les yeux pour le voir. « Je vois que tu as trouvé un autre abris que le Hollandais Volant, Jones ». Je n'attaquerais pas de suite. Certes, j'avais des facilités pour grimper aux arbres, cependant, un chat était agile, je n'allais pas lui laisser cette chance. Il y avait bien la magie, mais je ne l'utiliserais pas maintenant, préférant utiliser cette énergie lorsque j'en aurais réellement besoin.

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MessageSujet: Re: Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}   Jeu 1 Nov - 20:28

Citation :

    La voix de Danny Clocker résonne au dessus de votre tête. « Bien le bonjour ! Je suis désolé de vous interrompre en pleins enfantillages. J’aimerais tout d’abord féliciter les participants restants. Ensuite, il me paraît important de vous mentionner que le président vient de terminer de visionner l’intégralité de la double trilogie de StarWars. Ce qui se passe dans les arènes est si prévisible que le public se tourne les pouces. Vous semblez en mal de sensations fortes. C’est pour cela que nous vous avons concocté quelques surprises que vous découvrirez dans la foulée. Affectueusement ! »

    Luckaël et Aurora, vous ferez les frais de la démesure des Juges. Une violente tempête s’abat sur l’île. Un froid glacial s’installe, susceptible de paralyser vos membres. L’oxygène circule difficilement dans vos poumons. La neige recouvre tout sur son passage. Sa hauteur s’accentue à chaque tombée de flocons. Vous vous enfoncez dans un gouffre infernal. Les arbres se déracinent et menacent de vous anéantir. Il vous sera difficile d’assurer votre survie.

      « Ps : un petit sourire et une touche de maquillage seraient les bienvenus. »

    Bien à vous, Danny
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MessageSujet: Re: Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}   Jeu 8 Nov - 20:01

Douceur exquise défiant ses papilles, provocant son envie d'enfoncer ses griffes dans la langue de son interlocuteur pour le faire taire. Somptueuse créature du haut de son arbre narguant la gravité. Insupportable inopportun, insolence glissée dans ses mots heurtant son joli visage avec ironie. Ses dents se dévoilant sous la fine couche de ses lèvres, ses yeux se plissant pour mieux observer le suicidaire. Le visage lisse et doux du jeune homme fit sourire le félin. S'apprêtant à s'agripper au visage de son adversaire pour y laisser sa marque, Aurora abandonna très vite cette idée qui lui parut pourtant si délicieuse. Observée, cernée par le moindre regard de l'autre côté de la barrière dissimulé sous la forme d'un appareil minuscule. C'était finit. Plus aucune intimité, vie privée. Le cauchemar avait réellement commencée. Elle ne le réalisait pas encore. Trop ingénue pour se laisser tenter par le Diable, l'atterrissage était douloureux. Ses talents dévoilés sans aucun scrupules devant toutes ces rétines méprisantes, mémorisant avec minutie ses moindres faits et gestes. Elle avait agit stupidement. Décelant sa réelle nature, ne laissant aucune place à la surprise. Fantaisie gâchée par une ambition trop étreignante. Skinchanger devenue bête de foire. Erreur qui pourrait avoir raison d'elle. Elle serait certainement soumise au châtiment, victime des sautes d'humeur des concepteurs d'illusions. Imaginant les sourires carnassiers de ces êtres impitoyables, prenant plaisir à observer le malheur des autres. Critiques qui lui venaient rapidement à l'esprit, ne comprenant pas l'ampleur des dégâts qui allaient se produire. Elle prit forme humaine, divulguant son enveloppe féminine malgré elle. Maladroite, oubliant ce petit détail. Elle s'allongea sur le ventre, timide, croyant qu'elle serait à l'abri des regards.

Torchons en guise de vêtements dissimulant sa carapace, laissant son corps glisser le long de son abri. Déchirant son épiderme par quelques égratignures qui en cette situation seraient sûrement fatales. Adversaire trop curieux à son goût, le laissant ainsi parlant à qui voulait bien l'entendre. Secondes trop rapides, essentielles en ce moment même pour accorder à ce petit blond la moindre attention de sa part. Il l'anéantirait, elle le savait. La victoire était trop loin pour qu'elle puisse l'attraper avec ses mains. Elle n'était plus qu'une ombre, profitant de son agilité et de sa souplesse. Échappant aux petits pièges qui étaient pour l'instant que des petites branches et des petits cailloux. Pièges naturels, source de la nature elle-même se voyant importuner par la stupidité humaine. Sa trajectoire fut coupée par des battements de cœur émanant d'un être aussi bien constitué qu'elle. Un autre élu, ou plutôt une élue. Elle essaya tant bien que mal de ralentir sa propre respiration. Elle s’accroupit comme un petit chat prêt à s'élancer sur sa proie. Helène, prénom suave dont les notes musicales étaient douces, mais dont l'hôte était désespérément atroce. Plissant ses paupières, elle pouffa, ce qui valu un regard furtif de sa voisine. Sorcière connue par ses exploits en sorcellerie noire, experte en vaudou et disons-le: complètement hystérique.

L'éclatement de rire échappé de la gorge de la Skinchanger était dû à la tenue de la jeune femme. Elle portait des talons aiguilles très hauts d'une couleur rouge vif qui donnait le tournis à Aurora. Son haut noir à manches courtes était doté de paillettes de la même couleur que les chaussures, offrant par la même occasion un décolleté assez impressionnant. D'ailleurs, notre félin ne put s'empêcher de penser que ça ne devrait pas être facile de se battre avec de si gros ballons. Elle fut envahie d'une compassion assez sarcastique pour ne pas dire "totalement". N'oublions pas son mini-short dévoilant de très belles et fines jambes. Bourgeoise oubliant certainement le sens de bienséance et d'élégance. Aurora connaissait ses forces mais elle était ignorante quant aux faiblesses de la jeune femme. En voulant la tuer, elle se mettrait certainement à dos tous les amateurs de mode. Faisant un pas en avant, elle laissa entrevoir quelques mèches de sa chevelure. Mine boudeuse s'affichant sur son visage lorsqu'Hélène décida d'intervenir.

« Pourquoi te caches-tu ? Laisse moi donc t'observer, tu ferais une excellente poupée. » Sourire mauvais déformant son visage où le pot de maquillage y avait trouvé un refuge.

« Oh, ça fait longtemps que je n'ai pas joué aux Barbies. Désolé chérie... »
« Crois-tu impressionner la galerie avec tes grands mots ? Tu n'es qu'une pauvre vaut rien de la zone 4. »
« C'est bon ? Tu as finit ? Et si on passait aux choses sérieuses... on va voir si le fait que je sois de la zone 4 influencera mes chances de t'exterminer pauvre vermine sans cervelle. »

Fauves en cage tournant l'une autour de l'autre tel des gladiateurs en arène. Ce ne serait pas son premier meurtre et pas non plus son dernier. Elle n'avait pas une âme d'assassine mais les railleries moqueuses et mauvaises de son interlocutrice ravivaient la flamme d'énergie machiavélique qu'elle avait conservée pendant toutes ces années; Les sorciers lui avaient toujours paru malsains et vaniteux, à l'exception de quelques uns ou plutôt quelques unes. Celle-ci s'avérait rapide et efficace, se déplaçant aussi vite que son ombre. Ses chaussures burlesques ne semblaient pas être gênantes pour qu'elle puisse mettre en œuvre ses plus belles armes. Hélène se mit à murmurer des mots incompréhensibles. Définitivement, tout ce que la Sknichanger aimait des français c'était leurs croissants et leur beau accent. Elle la coupa dans son élan, écrasant son poing dans sa mâchoire. Fille de Satan qui ne tarda pas à répliquer, enfonçant son talon aiguille dans le ventre de sa rivale. Reflux gastriques qu'Aurora sentit passer, se massant l'endroit douloureux comme pour apaiser son affliction qui devenait un vrai calvaire. Voulant garder forme humaine, elle refusait de divulguer à la Sorcière que c'était à cause d'une ses compatriotes qu'elle était devenue mi femme mi animal. Elle ne pouvait pas se permettre de lui donner cet avantage, elle en serait trop honteuse. Elle faillit oublier le flingue qu'elle avait plaqué entre sa cuisse et le tissu de son jean. Glissant discrètement sa main, pendant que la bourgeoise essayait tant bien que mal de se refaire une beauté, Aurora s'empara de l'arme avant de la remettre à sa place. Songeuse, ce serait trop facile d'abattre cette femme avec un simple pistolet. Elle n'aurait aucun mérite. Elle était observée, elle devrait se faire aimer. Les denrées n'étaient pas à négliger. Espérant que sa sœur ait un élan de bonté à son égard.

L'autre continuait son charabia, sa langue dansant sous son palais. Aurora se sentit soudain très légère, comme si elle avait été contrôlée par des fils et qu'elle ne puisse pas elle-même commander son corps. La vipère mettait en œuvre son plus bel exploit, le vaudou. Faisant de la brune, une vraie poupée de chiffon. Elle était plus forte qu'Aurora ne l'avait cru, la sous-estimant pour s'enfoncer un peu plus dans son erreur. Avec toute sa force psychique, elle débarrassa ces mauvaises ondes. C'était maintenant ou jamais. Prenant de l'élan, elle courut droit dans un arbre, appuyant son pied sur celui-ci pour entourer de ses membres inférieurs le cou de la malheureuse. Elle força sur ses mollets, ses cuisses, ses pieds étranglant sa rivale. Gardant son sang froid. La dernière personne qu'elle avait tuait avec son propre corps avait été son père. Souvenirs qui la meurtrissaient, elle crut s'évanouir mais reprit vite ses esprits lorsqu'elle se renda compte que la bonne femme essayait de lui mettre une dague dans l'entre jambes. Elle força encore, jusqu'à ce que le sang monte à la tête de son adversaire. Celle-ci devenait toute rouge, lâchant la dague à cause de la pression. S'emparant de ses jambes pour se dégager. Prise en main qui s’avéra trop tard. Hélène n'était plus qu'à un bout de souffle. Elle vit les yeux de la française devenir blancs, comme s'ils voulaient exploser. Celle-ci essayait de parler, en vain. La zone 4 serait fière d'elle, elle l'avait étranglée, lâchant prise enfin, regardant le corps sans vie tomber au sol, inerte. Sa respiration s'accélérait ainsi que le rythme de son cœur. Nauséeuse, elle avait envie de vomir tout ce qu'elle pouvait. Se sentant sale, mauvaise, diablesse. Elle choisit vite un coin pour s'y reposer, comme si elle voulait oublier ce qui venait de se passer. Comme si elle voulait l'effacer. Comme si tout cela n'avait été qu'une mise en scène et que cette femme allait bientôt ouvrir les yeux et sourire. Cauchemar qui était en vérité, une dure réalité, impitoyable. Les arbres ce n'était pas ce qui manquait dans cette île autrefois déserte, cachant ses dangers. Aurora y grimpa à l'une d'elles dont le feuillage était dense. Redevenant à nouveau un félin, elle s'allongea. Petit corps, voir minuscule face à une nature si imposante. Yeux clos, elle se laissa aller dans les bras de Morphée. Mettant en place des rêves où c'était elle et uniquement elle qui contrôlait la tournure qu'ils prendraient. Le lendemain, la voix délicieuse, mais effrayante de Danny Clocker résonna dans tout l'espace pour annoncer qu'une tempête qui allait tout ravager sur son passage était sur le point de se mettre en place. Songes de mauvaise augure, jours qui défilaient, victoire qui lui semblait de plus en plus lointaine.
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MessageSujet: Re: Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}   Sam 24 Nov - 11:27

You have to survive
Arène 1, l'île





Un murmure. Je m’en voulais de m’être fait surprendre. Mon mot d’ordre étant de surprendre et non d’être surpris. Cela s’avançait déjà mal, d’autant plus qu’en me retournant, je ne voyais pas mon adversaire. J’étais en très mauvaise posture. La cascade avait son revers de la médaille, cela faisait un bon endroit pour se reposer et s’hydrater – enfin, ce que je croyais étant donné que la petite étendue d’eau regorgeait de piranhas. De plus, le bruit des chutes couvraient l’arrivée propice d’un adversaire. J’ai été surpris, s’il y avait une prochaine fois, je ferais plus attention. Mon interlocuteur s’attendait peut-être à ce que je crie de peur comme une fillette et déguerpisse ou bien mieux, que je me mette à supplier dans le vide de ne pas me tuer. Or, j’aurais pu sentir la peur hérisser mes poils si mon adversaire n’avait pas utiliser une réplique toute faite d’un film que j’ai regardé des milliers de fois. Je voyais presque mon interlocuteur imiter les mimiques du capitaine du Hollandais Volant, ses tentacules entourant son visage. Cela gâchait tout. Je ne pouvais m’empêcher la moquerie. J’entendais presque les rires de l’audimat’, bien allongés dans leur canapé, un café bien chaud dans les mains. J’aimerais bien les voir ici, moi, ils ne trouveraient pas cela très drôle. Cependant, l’humour était ma façon de ne pas m’apitoyer sur mon sort. Les jeux étaient fait, j’étais dans cette arène, ma vie ne tenait que sur un fil.

Je regardais la silhouette féminine s’éloigner, elle semblait certainement vouloir faire une sortie théâtrale. Je levais les yeux au ciel, puis, partais de mon côté. Je n’avais aucune idée où j’allais, cependant, je faisais comme si je savais ce que je faisais, n’oubliant pas que nous étions sans cesse épiés par ces stupides caméras. Je savais très bien qu’on nous regardait de l’autre côté, dans une salle de contrôle, ils avaient sûrement la vue sur nous tous, faisant des commentaires désobligeant, nous regardant comme du bétail. Des souris prisonnières dans un laboratoire sur lesquels on faisait des tests, qu’on étudiait de près avant de s’en débarrasser et de les mettre à la poubelle ou en les jetant dans les toilettes comme un vulgaire poisson rouge mort dans son bocal dans lequel il tournait en rond. Nous tournions tous en rond, cherchant les limites de l’arène que des sorciers engagés pour la Capitale avaient mis en place. Bande de vermines corrompues. L’appât de l’argent, c’était si facile. La promesse d’une vie luxueuse. Au final, je préférais être dans cette arène plutôt que de me corrompre et d’utiliser la magie à des fins sadiques.

Il faisait si chaud. Dans le 3, nous n’étions pas habitués à de telles chaleurs, je sentais ma tête tourner, il me fallait de l’eau. Je n’ai pas pu m’hydrater comme il le fallait au bord de la cascade. Je m’appuyais contre un arbre, à bout de souffle, me retenant pour ne pas tomber. La nuit tombait et qui sait ce que la nuit pouvait cacher. J’utilisais mes dernières forces afin de monter dans l’arbre le plus haut, je testais les branches pour voir laquelle pouvait supporter mon poids. Je trouvais celle qui pouvait me garantir quelques minutes de repos. Ce n’était pas le lit le plus confortable du monde. Au contraire, cependant, j’étais tellement fatigué que cela ferait l’affaire. Pendant quelques minutes, j’écoutais les bruits aux alentours, des bruits de pas à une vingtaine de mètres, j’étais hors de vue, parfait. Je n’entendais plus rien, m’endormant ainsi. C’est le bruit du canon qui me réveillait en sursaut. Une personne morte. Un adversaire de moins. Un pas de plus vers mon retour dans le 3. Je regardais les branchages des arbres, me demandant si tout pourrait brûler si on allumait un feu. Je souriais à cette idée. Elle aurait été bonne si je ne risquais pas de me carboniser avec cela.

Les heures s’écoulaient. Cela faisait une bonne heure que j’avais quitté mon abris, à la recherche d’eau lorsque j’entendais la voix de Danny Clocker s’élever. Une surprise ? Cela ne présageait rien de très bon. Il n’y avait aucun indice sur ce qui allait pouvoir nous arriver. Pour être contraint de suivre l’émission depuis 5 mois, je sais très bien que ce ne sera pas quelque chose de doux et mignon. En guise de réponse à mes pensées, le vent se mis à souffle si fort que les arbres autour de moi se penchaient. Pris par l’adrénaline, je courrais afin d’éviter de m’en recevoir un. Or, je courrais avec le vent de face, il ralentissait ma course. Je ne sais pas si c’était une impression, mais le vent semblait plus froid, plus fort. Attendez, est-ce que c’est de la neige que je sens ? Je ne comprends plus rien, ces juges sont complètement fous. Qui a l’idée de faire tomber des flocons de neige sur une île ? De plus, nous ne sommes pas équipés pour la neige. Le vent se fait glacial, ce dernier brûlait mes poumons. Sous mes pieds se dressaient de la neige. J’avais du mal à avancer. Les yeux mi-clos, je ne voyais pas où j’allais. Soudainement, je fus projeté sur le sol. Je n’avais rien vu venir. J’ai à peine le temps de lever les yeux pour voir cet homme qui frôlais presque les deux mètres, c’était celui du 4, Brandon je crois. Je sais pertinemment que j’ai un désavantage par rapport à lui, il doit me dépasser de deux bonnes têtes. J’ai à peine le temps de me relever qu’il me pousse comme un bourrin. Il croyait vraiment que j’allais me laisser faire ainsi ? J’étais peut-être beaucoup plus petit que lui, mais je n’avais pas moins de force, tandis qu’il se jetait une nouvelle fois sur moi, je prenais les devants, c’est lui qui se retrouve à terre. Si je voulais survivre, il fallait que je le tue, je n’avais pas d’autre choix. Nous nous lancions dans une lutte sans fin afin de savoir qui allait tuer l’autre. Pour le moment, aucun de nous n’avait le dessus. Jusqu’à ce que je dégaine mon poignard et lui plante dans le cœur. Ses yeux s’écarquillent sous la surprise et je le laisse tomber à terre. Mes mains sont pleines de sang, une masse noire et rouge jure avec la blancheur de la neige. J’essaie de ne pas réaliser ce que je venais de faire, ne voulant pas me dire qu’il avait une famille ni rien, pas de remords, c’est le jeu.

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MessageSujet: Re: Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}   Sam 5 Jan - 18:41

Citation :

    La voix de Danny Clocker se fait entendre dans l'arène. « Et bien, que d'émotions mes aïeux ! Qui aurait cru qu'un blondinet aussi mignon aurait le dessus sur tant de combattants, et l'emporterait face à une panthère noire ?! Ah non j'oubliais... il ne s'agissait que d'un petit chat. Ma minette, cela t'as sans doute menée à ta perte puisque tu échoues lamentablement aux portes de la Victoire. A l'avenir, il te faudra apprendre à griffer et à mordre férocement... tu as passé ton temps à ronronner en gambadant dans la neige, les bâillements du public n'avaient d'égal que la nature pitoyable de tes miaulements. Et le vainqueur de la 3ème édition des Hunter's Seasons, représentant de l'Ile est... Luckaël Easton ! Un tonnerre d'applaudissements pour ce valeureux champion, mes fidèles téléspectateurs. J'espère que sa performance vous as tous éblouis, il y avait de quoi tomber à la renverse. Qu'on le couvre d'or !»

    Luckaël, tu as gagné le droit de t'installer dans la zone 1, où tu pourras vivre dans le luxe et l'opulence au gré de tes envies. Tu auras l'honneur d'entrainer les prochains chanceux à être tirés au sort lors des jeux suivants, à moins que tu ne sois à nouveau sélectionné pour participer à cette formidable aventure. Tu as désormais un pass spécial qui te permet d'accéder à toutes les zones. Tu deviens, mon cher, un privilégié parmi les privilégiés.

    Aurora, pestiférée tu étais, pestiférée tu resteras. Cela n'a finalement rien d'étonnant. Exclue de la société, tu passeras quelques petites semaines en prison avant de rejoindre un taudis de la zone 4. Divers traitements infamants et tortures physiques pourront t'être infligés. Risée du public, ne t'étonnes pas s'ils s'écartent de ton passage dans la rue : la lâcheté, c'est contagieux.

      « Ps : souriez vous êtes filmés. »

    Bien à vous, Danny
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Versions Of Violence {Luckaël/Aurora}

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