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 Family Portrait [PV Morgan]

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Féminin
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MessageSujet: Family Portrait [PV Morgan]   Sam 27 Déc - 22:08

Les injures s'écrasent contre ses dents serrées quand elle arrache sa veste d'un geste rageur à l'entrée de son appartement. Le textile s'échoue à quelques pas de son canapé tandis qu'elle évolue hargneusement vers la cuisine. Elle traverse sans émoi le séjour pour gagner la salle de bain. Ses bottes valsent, aspergeant le carrelage de boue macabre. Joan balance d'un même mouvement tout ce qu'elle porte, pressée de remplacer cette sensation inconfortable par un peu d'eau brûlante, galvaniser sa peau frigorifiée. Son t-shirt fait preuve de résistance néanmoins. Excédée, elle se jette dans la cabine et actionne le jet. La terre s'effrite, dévoilant le sang qui la compose - noir comme la nuit. Ecoeurée, elle s'applique à démêler sa chevelure, essuyant l'hémoglobine s'égarant entre deux mèches souillées. La bile remonte son œsophage mais pas pour les évidences. Le passé la poursuit, c'est sans doute ce qui comble le plus le vide laissé. Et de sa folie, il en reste plusieurs marques mémorielles. Le cruor martelant ses doigts comme une victime piégée sur son épiderme, il était rouge le sien. La couleur de la passion, cette idée la fait rire amèrement. Le teint livide devant les souvenirs voraces pourtant, elle ne peut qu'augmenter la cadence de ses gestes et veille à abolir toute trace de cette nuit catastrophique. Le décompte des cadavres est optimiste, certes mais la méthode employée par Burton la dégoutte. Il manque de subtilité – sans surprise. Epuisée, elle se débarrasse du dernier tissu encore présent et reste bien trop longtemps dans sa douche pour effacer des empreintes qui n'ont rien de corporelles ou visibles. Ses pieds évitent soigneusement les mares de saleté semées quand elle en sort pour attraper son peignoir. Elle le noue très rapidement autour d'elle en soupirant dès qu'elle croise son reflet. La longue éraflure sur sa mâchoire témoigne d'un instant de distraction. Une faiblesse de sa part, l'esprit qui papillonne une fraction de seconde. Contre ces monstres, c'est fatal. Elle le sait mieux que quiconque et pourtant... Ses doigts s'arrêtent à l'orée de sa plaie, elle plisse les yeux. La blessure n'est pas profonde et pas infectée. C'est tout qui importe.

La peacekeeper se traîne nonchalamment jusqu'au placard près du frigidaire. Elle en sort un verre dans lequel le vin rouge s'invite très rapidement. Elle a mérité sa petite dose d'alcool après cette journée de traque. En faisant onduler le liquide au fond du récipient, elle se félicite de ne pas avoir céder à la tentation qui consistait à planter une balle dans le crâne de son coéquipier à chaque fois qu'il faisait le moindre bruit. Par moment, elle l'a soupçonné de vouloir alerter les criminels en fuite afin de pouvoir rentrer chez lui plus facilement. Sa pauvre femme l'attendait avec leurs deux rejetons comme il n'a cessé de le geindre. La sorcière se demande bien quelle genre de personne peut vouloir d'un mari pareil. Mais quand elle repense à sa propre histoire, elle se dit qu'elle est la dernière à pouvoir parler de ça. Un élan de compassion pour l'épouse de Burton la force à reconsidérer ses préjugés hâtifs. Au moins, il doit la traiter convenablement, lui. La jeune femme se noie dans son verre et laisse les cendres consumer ses yeux un instant. Elle rejoint la baie vitrée pour admirer l'aube. Les reflets cuivrés hantent ses traits tirés par la fatigue. Elle n'aime pas dormir aux mauvaises heures, elle ne ferma pas l'oeil du tout alors. Son nectar roule dans son oesophage avec délice alors qu'elle prend place dans son divan et allume sa chaine hifi pour diffuser un fond sonore suffisant. Comme chaque jour, elle entreprend sa gymnastique de l'esprit, s'attardant sur ses derniers rêves et toute sensation susceptible d'éveiller ce qu'elle a oublié. Le souci avec les songes, c'est qu'il lui est difficile de discerner les chimères d'une potentielle réminiscence. A part quand ça semble évident. Ce qui la chiffonne, c'est l'obtention d'un prénom sans visage. C'est l'impression de toucher au but en le ratant, de dessiner une ligne et d'arriver inévitablement à la rature nuit après nuit. Dire que Morphée ne pourra pas même la mener sur ce chemin aujourd'hui.

La trentenaire divague toujours quand on la tire de sa rêverie. Qui vient encore la déranger ? Si c'est encore le voisin du deuxième, elle se promet de lui en coller une afin qu'il comprenne que ses visites incessantes sont malpolies et surtout emmerdantes. Elle ignore si c'est par simple plaisir de fouiner dans les affaires d'autrui ou juste par besoin de draguer tout ce qui bouge dans l'immeuble. Apparemment, la méchanceté ne le repousse pas. On verra si la violence remédie à ce léger détail. Inspirée, elle rejoint la porte avec son récipient toujours dans les doigts, ne prenant pas la peine de revêtir autre chose car de toute manière, elle est couverte jusqu'aux chevilles. Elle écarte la paroi et dévoile son mystérieux invité aussi simplement. Sa rétine cogne, butte contre l'identité de l'inconnu. La rage contracte immédiatement son faciès. Elle en lâche son contenant qui se répand au sol avec peu de ménagement. Aveuglée par sa haine, elle bondit à la gorge de son opposant et le plaque contre le mur le plus proche, le bras contre la trachée. Ce salaud est donc bien en vie. Neal Draper n'est donc qu'un sale menteur. Il paiera à son tour plus tard. L'air lui manque à elle mais elle fait abstraction. Jill va être enfin vengée, c'est tout ce qui compte. Il n'y a plus rien de rationnel. Juste un effet de cause à effet. Une vie pour une vie.

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MessageSujet: Re: Family Portrait [PV Morgan]   Sam 27 Déc - 23:20

Une journée comme les autres. Mornes, identiques à la précédente si ce n’est que le parcours était différent et les clients aussi. Présents ou non, ça ne changeait rien. Les voir ou non, ne changeait pas plus. Morgan avait construit ses façades de sorte à ce que ça n’ait aucune incidence sur son travail. Sur son humeur, c’était autre chose... Ça ne voulait pas dire qu’il laissait à quiconque l’opportunité de voir de quelle humeur il était réellement, pas plus qui il était. La majeure partie du temps, les plaintes, quand il y en avait le concernant, n’avaient ni queue ni tête aux yeux de son patron et étaient mises sur une envie de se faire dédommager. Quelle que soit la vision que son boss avait de lui, elle lui convenait très bien et il l’encourageait.
Slalomant tour à tour entre lampadaires, poubelles, piétons ou autres obstacles matinaux... Il alternait trottoir et chaussée sans se soucier des regards courroucés. Un bon coursier est un danger public mais, est trop utile pour qu’on l’emmerde outre mesure, c’est connu. Le seul ennemi du coursier, c’est avant tout lui-même et ensuite son collègue. Facile de comprendre pourquoi le métier lui plaisait, en partie.
L’autre avantage du métier, c’était qu’en roulant, il oubliait. Il oubliait si bien qu’il n’avait jamais été victime de l’une de ces chimères qui hantaient son esprit fracturé. Ses crises avaient toujours lieues quand il ne travaillait pas, ce qui expliquait aisément le fait qu’il abattait plus d’heures que la moyenne. Il aimait le repos, mais s’il n’en avait pas besoin, il le déplorait. D’aucun aurait appelé ça fuir - s’ils avaient su - mais, pas lui. Il n’avait jamais fui, devant aucun ennemi, aucun ami, pas même sa famille. Il n’allait certainement pas fuir des hallucinations, aussi réelles soient-elles à ses yeux quand elles prenaient le dessus.

Sous la chaleur pesante de la Nouvelle-Orléans mais, largement supportable à cette heure, il déposa un paquet. Une course en extra, sur sa route... « Dépôt. Départ. Pas d’attente. Payer en avance. » Les termes de la livraison étaient clairs. Il était dégagé de toute responsabilité. Ces extras lui avaient permis de se payer un téléphone portable, un luxe pour un coursier. Un luxe non négligeable qui lui permettait d’en faire bien plus que les autres. Il aurait pu le voler à un des cadavres qu’il avait laissé derrière lui mais, leur rareté en faisait des problèmes inutiles dont il fallait s’occuper. Avec cet engin plus qu’agaçant, Morgan était devenu une sorte de coursier prioritaire, joignable à loisir, le larbin du parcours rapide et efficace.
Sans un seul regard nécessaire à sa feuille de route, il reprit son chemin, frôlant de peu les pieds d’un homme, ou d’une femme. Il eut droit à quelques paroles rageuses dont il ne fit pas grand cas, habitué qu’il était. Aussi observateur qu’il fut, il n’aurait su dire avec certitude si la personne qu’il avait bousculée répondait au genre prédéfini de M ou F. Il n’avait rien pu entendre d’utile, ce qui suffisait à lui faire oublier tout net cette micro-rencontre.

Fonçant comme un dératé au rythme de la musique qu’il n’écoutait que d’une oreille pour un minimum de sécurité, il arriva rapidement à destination. Pas d’interphone, juste une entrée ouverte et une volée d’escaliers - pas d’ascenseur. Absolument grandiose avec un vélo. Il était évidemment hors de question de laisser son outil de travail sans surveillance et il n’avait pas plus confiance en un antivol qu’un chien de garde.
Légèrement agacé mais, le visage avenant, il finit par arriver face au bon numéro. Il frappa, le colis toujours dans le sac à dos pour s’épargner la peine de l’y remettre si la personne n’était pas présente. Si on lui avait dit qu’il se ferait agresser à peine la porte ouverte, il ne l’aurait pas cru.

Il prit le temps d’incruster le visage dans sa mémoire avec une impression dérangeant mais, néanmoins persistante, qu’il passait à côté de quelque chose. Un quelque chose qu’il n’avait vraiment pas le temps de creuser plus avant. Il nota - inutilement - qu’il était fort dommage de gâcher un alcool pareil. Ça n’était pas vraiment le moment... l’air commençait à lui manquer. Il avait pensé qu’elle reviendrait à elle. Erreur. Ses poumons le faisaient souffrir de plus en plus, il passa donc ses bras entre ceux de son agresseur et d’un mouvement brusque, les abaissa violemment au niveau des coudes pour lui faire lâcher prise. La technique était grossière et heureusement. Il n’avait rien d’un as du combat. Il était un bagarreur de rue, une enflure des tranchées où tous les coups avaient été permis. Et puis la magie avait fait de lui quelqu’un de trop confiant. Il aurait pu obstruer ses sens mais, tant qu’il ne risquait pas sa peau, il était hors de question d’agir de la sorte. Il avait un cerveau, mieux valait s’en servir. La précipitation n’avait jamais vraiment eu de bons résultats sur la durée.
Se massant la gorge, la prise rompue et l’air reprenant possession de ses poumons, il choisit de revêtir un regard dérouté et offusqué. Il lui fallait comprendre ce qui avait causé cette attaque si soudaine. Il ne s’était pas ramassé en chemin, il n’avait donc pas pu saigner, alors quoi ?

- « Vous avez perdu la tête ou quoi ? »

La voix légèrement enrouée, il continua de scruter cette femme sans ciller. Mais qu’est-ce qui le dérangeait tant dans ce visage nom de Dieu ? Il était certes agréable mais, ça ne justifiait pourtant pas un quelconque malaise de sa part.
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MessageSujet: Re: Family Portrait [PV Morgan]   Dim 4 Jan - 0:51

Le souci avec la rage, c’est qu’elle est épuisante sur la durée. Elle est imprécise, brutale et atrocement irrationnelle. Pourtant, c’est son seul moteur. Joan a choisi de la préférer à la simple apathie. Pleurer, c’est mourir mais la hargne, elle lui sauve la peau. Sa révolte lui donne une raison de continuer. Elle s’abreuve d’injustice, entretient cette flamme jusqu’à devenir elle-même l’incendie ravageant tout ce qui s'oppose à celle qu'elle est devenue. Le feu ne purifie pas mais il combat et s’étend. Ce meurtrier doit brûler en enfer, elle se fera une joie de l’y expédier. Peu préparée à l’éventualité d’égorger un démon avant le petit-déjeuner, elle ne calcule pas du tout sa propre réaction et encore moins celle de son opposant. Écartée en quelques mouvements bien placés, elle fulmine contre son agresseur qui ne semble pas être né de la dernière pluie. Forcément, c’est un assassin. L’évidence s’incruste davantage dans la rétine de la sorcière. Elle est à deux doigts de lui arracher les yeux quand il s’exprime subitement. Les mots l’arrêtent soudainement, comme une gifle qui refroidit l’incandescence du ressentiment. Elle ne veut pas entendre sa voix pourtant. Elle ne veut pas être témoin de cette vie qui palpite encore dans ses veines. Son interrogation lui arrache un rire nerveux qui se mue très vite en hilarité d’hystérique. Le peu de lucidité qu’elle possède ne tient qu’à un fil. Il suffit d’un simple courant d’air pour qu’il se coupe et qu’elle dévale dans la démence pure. Étrange comme cette seule attache représente à la fois la raison de cette instabilité et son contraire. Lâcher sa santé mentale, signifiait échouer de toute façon. Pourtant, face à cette abomination, elle a toutes les raisons du monde d’abandonner les façades, de laisser cet instinct animal reprendre le dessus et d’oublier toutes les limites. Elle peut se voir lui bondir à la gorge, lui lacérer la peau, l’étrangler. L’idée de lui faire souffrir mille morts talonne la plus simple solution - celle qui consiste à en finir violemment sans autre forme de procès et sans prélude à l'agonie.

Avant de se décider, elle mobilise suffisamment de calme pour le toiser durant la lutte interne. Sa question a créé une autre vague de dureté sur ses traits. Elle lui crache littéralement au visage  « Assassin. » Pas une seule seconde, elle ne remet en question son jugement. Pas un seul instant, elle ne doute. Sa certitude se forge davantage quand sa fierté gonfle devant les dégâts qu’elle n’a pu occasionner à cet étranger. Sa langue claque sur ses dents avant qu’elle ne bondisse vivement et lui flanque un coup de genou dans l’entrejambe. Tout aussi brutalement, elle lui agrippe les cheveux et cherche à faire basculer sa tête en arrière pour qu’il plante ses yeux dans les siens.  « T’as buté ma fille. » Elle veut qu’il sache avant de crever. Elle veut qu’il comprenne quel genre de monstre il est. Toucher à Jill, c’est la toucher elle. Lui prendre sa petite fille, c’est lui arracher tout ce qu’elle avait alors. Tuer un enfant est un acte impardonnable. Et elle compte bien lui faire déguster les conséquences dans toute leur démesure. Brisée par les échos mémoriels, elle laisse ses émotions la submerger. En se concentrant suffisamment, elle tend un mirage autour d’eux, il vacille plusieurs fois, laisse des pans de réalité se mêler encore à la vision qu’elle veut susciter. Elle n’est pas douée pour ça et s’épuise dans la construction d’une illusion qui blêmit de seconde en seconde. Elle rejoue la scène juste une fois. Le corps inerte de sa fille tombe froidement sur le plancher à quelques pas de leur position. Elle en a mal à la poitrine jusqu’à perdre toujours plus son souffle mais n’en montre que cette aigreur dévastatrice. Quand la représentation s’effondre sur une scène encore moins précise impliquant surtout des flammes, elle n’a plus assez de force pour l’immobiliser davantage. Elle recule même pour essuyer la sueur que cet effort a engendré. Vient-elle de griller sa propre couverture ? Vient-elle d’outrepasser ce qu’elle répugne ?

Elle s’apprête à reprendre l’assaut sans débattre de ce fait – elle a perdu les pédales et s’est laissée aller à des pouvoirs qu’elle exècre toujours, quand le voisin du dessus dérange leur entrevue. Il passe rapidement sur leur palier, jette un regard assez confus au duo improbable et ajoute très calmement «  Tout va bien ici ? » Avec aigreur, Joan articule un  « Dégage. Ça ne te regarde pas. » La silhouette fuyante ne se fait pas prier une seconde pour s'éclipser. La trentenaire revient focaliser son attention sur le prédateur. Elle ne peut pas le tuer ici, comme ça, maintenant. Pas si elle tient à son intégrité. Le souci, c’est actuellement, elle n’en a rien à faire. La preuve, elle utilise ses pouvoirs sans même y réfléchir. Elle serait heureuse de croupir en prison si le criminel perdait sa tête dans les prochaines minutes, elle le sait. Elle atteint ce point où rien n’a d’importance, elle fait exulter cette part d’elle qui est prête à tout. Cette force en elle qui a failli tuer Isaac et qui l’a défiguré sans l’ombre d’un scrupule. Cette noirceur est un abime dans lequel elle ne parvient pourtant à nager. La culpabilité absente néanmoins mais elle ne voit pas l’intérêt de glisser dans des travers aussi sombres. Elle n’a jamais voulu ressembler à son ex-mari. Elle veut faire ce qui est juste, ce qui est obligatoire. Elle veut devenir une figure de proue, défendre des valeurs ancrées, acquises avec l’expérience. Digne d’un titre dont elle est déchue, digne d’un souvenir, digne de sa mémoire. Mais avant ça, elle peut au moins prendre la vie de celui qui lui a dérobé la sienne.
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MessageSujet: Re: Family Portrait [PV Morgan]   Mar 13 Jan - 14:13

Ce travail comportait quelques risques. Il l’avait toujours su en s’y lançant. C’était d’ailleurs pour cette raison que son choix s’était porté sur cette profession. Le coursier était soumis à énormément de contraintes et il le savait. La rapidité, la flexibilité, la rigueur, ... Il était esclave des caprices de la météo, de l’imprévu, du mécontentement, des risques de chutes multiples et variés. Il faisait ce qu’il faisant, en dépit de tout ça, parce qu’il y avait gagné une chose que peu de gens possédaient aujourd’hui : la liberté. Il allait et venait, bénéficiant du mépris que l’on témoignait à son travail et à l’homme qu’il semblait être.
Mais, se faire agresser, sans raison, juste en faisant son job. Celle-là, même si on la lui avait prédite le matin lorsqu’il s’était levé, il n’y aurait pas cru. Oh, Morgan méritait sans doute cette réaction. Le karma, comme certaines personnes disaient. Sauf qu’en l’occurrence, il ne la connaissait pas le moins du monde et qu’en prime, il était extrêmement prudent. Le monstre qu’il était ne se manifestait que lorsqu’il était certain qu’il contrôlait tous les paramètres. Ne pas craindre la fin ne signifiait pas qu’il avait des tendances suicidaires. Il ne se laissait pas percer à jour. Le monstre qu’il était, était dissimulé par nécessité.

Aussi, ce geste de défense, il l’eut au bon moment pour se dégager d’une prise, heureusement grossière. Il eut également la présence d’esprit de paraître perdu et offusqué, un mélange de circonstance. La question était à présent de savoir pourquoi elle agissait ainsi envers lui, pourquoi une telle haine ? D’après son expérience, on ne réagissait de la sorte que pour de très bonnes raisons, ou du moins, que l’on croyait bonnes.
Le mot assassin vola, plana et s’envola comme une condamnation. Certes, il en était un. Mais, là encore, elle ne pouvait pas le savoir, ou peut-être bien, quelle importance. Il devait être sûr s’il devait agir. À nouveau, il enfila un masque de circonstance, la surprise. Que faire d’autre ? Il ne pouvait rompre les apparences sans avoir une foutue bonne raison.
L’accusation suivante perdit finalement tout son sens. Bien sûr, il avait tué des hommes, des femmes et dans le temps, même des enfants par nécessité. Pourtant, ses derniers méfaits étaient récents et ne concernait pas les enfants et il avait l’absolue certitude qu’il n’avait jamais été vu. Les forces de l’ordre auraient déjà cogné à sa porte depuis bien longtemps dans le cas contraire. L’enfant n’était peut-être pas un enfant au premier sens du terme mais, ça ne changeait rien à ce qui se passait.
S’il avait désormais un élément de réponse, il ne comprenait cependant pas pourquoi elle l’accusait lui. Le manque de réponses dans cette histoire pourrait devenir un problème si la situation se répétait. Peut-être était-il trop sûr de lui, peut-être avait-il quand même été vu. Ou peut-être pas. Merde, il détestait ne pas savoir.

Une scène se profila et il regarda tout d’abord sans comprendre. Il aurait pu sourire s’il n’avait pas un rôle à jouer. Il regarda donc, visiblement effaré, effrayé en apparence. Cependant, il avait désormais une réponse. Non, ce meurtre-là n’était pas de son fait. L’image, floue, ne lui permettait pourtant pas de raccrocher les wagons. Pourquoi lui ? Le visage de l’agresseur, un homme selon toute probabilité, n’était pas assez net pour qu’il puisse comprendre l’amalgame.
De plus en plus mauvaise, l’illusion s’effondra et il revint à la réalité, qu’il n’avait pas craint de ne pas rejoindre cette fois. Il savait qu’il lui restait peu de temps avant qu’elle ne se reprenne alors il composa encore.

Alerté par il ne savait quoi, le voisin - un voisin - arriva pour mettre son grain de sel dans une situation bien trop complexe pour lui. Plein de bon sens, aux paroles acerbes de sa cliente en proie à une douleur reconnaissable, il passa son chemin, les laissant à nouveau en tête-à-tête.

C’est le moment...

- « Je... je comprends. C’est douloureux. J’ai aussi perdu mes enfants. » Semi vérité qui sonnait comme une véritable horreur dans sa voix. Quel fin menteur. « Mais, ce que j’ai vu. J’y suis pour rien. Je ne sais pas qui vous a fait ça mais... c’est pas moi. Regardez-moi bien. Madame, votre peine, elle ne partira pas comme ça. Je vous assure. »

Un mensonge plus difficile à proférer quand on a oublié ce qu’est l’empathie. Pourtant, il semblait sonner aussi juste que le reste, ce mensonge. Pourvu qu’elle hésite, qu’elle écoute, qu’elle s’y laisse prendre. Il savait qu’il était obligé de l’amener à réfléchir pour pouvoir discuter. Quelle ironie de devoir se défendre à propos d’un meurtre que l’on n’a pas commis alors qu’on en a commis tellement d’autres.
Il aurait aimé voir mieux ce visage. Car, même s’il comprenait le fond, il ne savait pas pourquoi c’était lui, qu’elle prenait pour le monstre dans cette histoire. Il aurait pu laisser tomber mais, ça avait trop d’importance. Si quelqu’un avait un visage proche du sien et ne prenait pas les précautions nécessaires pour faire ce qu’il faisait, il allait avoir d’autres problèmes de ce genre. Et nom de Dieu, il n’avait vraiment pas besoin de ça.

- « S’il vous plait, essayez de comprendre. Je ne veux pas revoir ça. » Voix brisée, tout juste ce qu’il fallait.

Morgan devait continuer à agir comme s’il n’y comprenait que peu de choses. Il avait déjà quelques histoires en réserve. Toujours les mêmes évidemment, bien rodées et mise à l’épreuve. Revenir à la vie demandait une construction du passé bien précise pour ne pas être soupçonné.

Sur ses gardes, il attendait. Il ne pouvait pas non plus prendre cette situation à la légère. C’était grave et il le savait. Et surtout, il ne devait en aucun cas laisser tomber le masque.
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MessageSujet: Re: Family Portrait [PV Morgan]   Mer 4 Fév - 20:52

Justicière à tort et surtout à travers, elle piétine toujours les lois pour asseoir sa volonté et observe un comportement dérangeant, défendu. Ce que la société condamne d’ordinaire, ce qu'elle qualifie outrageusement de déviance. Tuer pour le compte du gouvernement semble trouver son sens pour les hauts placés, autant que pour une partie de la population d’ailleurs. Mais orchestrer sa propre petite vendetta choque encore à une époque où plus que jamais, la seule définition d’humanité vacille dangereusement, submergée par les arrivées massives de créatures surnaturelles en tout genre. Où sont les limites ? Qui est juge ? La dictature déguisée ? Joan a compris que respecter les codes et les mœurs l’ont amenée à s’enfermer dans un rôle et dans une case. Divorcer, quand elle avait osé prononcer ce mot devant ses parents. Est-ce la pression sociale ? Est-ce seulement par habitude ou par confort ? A moins que ce ne soit que pour l’enfant ? Ou par amour tordu ? Elle préfère sans doute blâmer toutes ces raisons, trouvant que chacune isolée est d’un ridicule consommé. Quand bien même, a-t-elle besoin d’excuses pour expliquer un état ? Tout ça n’est relié à la situation actuelle que par une des conséquences indirecte. Jill, morte par faiblesse et manque de réactivité de sa mère. Jill, agonisante à ses pieds face à cet homme qui ne mérite même pas un assassinat net et sans tâches. L’égorger au milieu du couloir ne la dérange pas plus que ça au fond. Ses doigts s’arquent en conséquence, prête à lui lacérer le visage s’il fallait. L’idée de trouver son arme, rangée soigneusement dans son holster quelque part dans les entrailles de son appartement ne l’effleure même pas tout à fait. Non. Tout ce qui est à sa portée est une arme, à commencer par elle. Elle ferait tout pour le butter, même si elle doit le faire à mains nues.

Le mirage évaporé, le témoin écarté, elle s’apprête à reprendre l’assaut abruptement mais encore, il dérange son espace de ses intonations soudainement suppliantes. La surprise ne la désarçonne pas vraiment mais elle trace sur son faciès une lourdeur caractéristique, la désapprobation tord ses traits. Le culot ou la sottise. De quoi parle-t-il ? Ses enfants ? Elle a envie de lui rire au nez et de lui cracher à la figure en même temps.  Quel mensonge croit-il tisser ? Baser son argumentation sur la compréhension ne lui sauvera pas la mise. Ne s’en rend-il pas compte ? Au contraire, sa façon de jouer à celui qui sait mieux qu’elle, amplifie la rage de la sorcière. La mâchoire comprimée par sa pression artérielle, la langue collée au palais, elle se crispe davantage sur sa petite parcelle de palier pour ne pas laisser la rage la brûler vive sur son propre bûcher. Elle ne doute toujours pas. Aucune brèche dans sa conviction – elle ne peut plus se le permettre maintenant, quand elle le fusille une énième fois du regard. Encore une supplique, encore un subterfuge pense-t-elle. L’air siffle entre ses dents serrées, son doigt accusateur pointe vers lui.  « Comprendre quoi ? Pour qui vous vous prenez par-dessus le marché. Mon boulot, c’est de buter les crevures dans votre genre. Je sais reconnaître l’ennemi. Je sais comment l’éliminer aussi. » Pourquoi parle-t-elle encore ? Elle l’ignore. L’illusion l’a secouée. La fatigue ne l'aide en rien non plus. Ses mains resserrent les pans de son peignoir sur son corps fébrile, la colère la fait vibrer, secousse organique qui suit la rythmique cardiaque.  Au bord de l’hystérie, sa voix grimpe dans les aigües sans trop de mal.  « C’est vous. Je vous ai vu ce soir-là, monstre. Vous ne m’avez même pas regardé. Gardez votre sale jeu de comédien pour les crédules. » Et à juste titre, sa fierté et son orgueil s’appuient également sur la défense de l’opposant. Il ne peut être un simple homme et avoir réussi à l’écarter au moment de l’attaque. Elle est entraînée et lui aussi semble-t-il.

Les ongles de la trentenaire se logent dans sa propre chair tandis que les paroles continuent de couler, un torrent de haine et de hargne se veulent intraitables. « Il suffirait que je vous écorche la peau pour le prouver, votre sang est forcément noir. Noir comme votre putain d’âme. » Pourtant, elle ne bouge toujours pas. Figée dans sa fureur. Deux autres habitants de l’immeuble ont été attirés par ses cris. Ils se pressent déjà entre eux. Des obstacles dérisoires. Elle peut les virer de là en deux, trois mouvements. Ils veulent convier les autorités à cette petite sauterie de toute évidence, apeurés par l’issue de la conversation. D’un air dédaigneux, l’américaine scande très sèchement  « Je suis l’autorité bande d’ahuris. Foutez-moi le camp. » L’homme tente de jouer la carte de la diplomatie. Mais Joan se surprend à l'ignorer, braquant son regard uniquement sur sa proie. La soif de sang ne faiblit guère mais la lucidité perce la brume. Elle ne compte pas lâcher cette histoire cependant  et excédée, elle finit par entrer en trombe chez elle pour attraper son insigne et glisser dans la foulée son arme dans la poche de son seul vêtement avant de revenir pour le balancer devant les voisins gênants. Ces derniers ont retenu le futur cadavre, par chance. En balançant leurs principes pacifiques à trois francs. En brandissant sa plaque, elle croit qu’ils vont l’écouter « Barrez-vous, putain ! » Sans grand effet apparemment… Au moins, sa paume effleure son flingue maintenant et ce seul contact apaise chaque muscle qui la compose. Ce n’est qu’une question de temps maintenant, elle y mettra un terme bien assez tôt. Tic-tac, tic-tac.

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MessageSujet: Re: Family Portrait [PV Morgan]   Jeu 19 Fév - 23:15

Coincé ? Morgan l’était sans aucun doute pour le moment. Il ne semblait pas parvenir à trouver le bon angle pour faire réfléchir la femme qu’il avait en face de lui. Lui-même, dans certaines situations, aurait été compliqué à raisonner. Pour le moment, il ne pouvait faire qu’une chose, parler, tenter de l’empêcher de l’attaquer. Il savait que les probabilités que lui-même finisse par en avoir assez risquaient fortement de s’accroître à mesure où le temps s’écoulait.
Si réellement, il était coincé un jour à cause du nombre de meurtres qu’il avait commis, il n’hésiterait pas à les revendiquer. Si rien ne pouvait plus le sauver... Il n’avait pas honte, il ne s’en ventait pas non plus. C’était pire que ça, il n’en avait cure. Par amusement ou par nécessité, un cadavre est un cadavre, sa propre fille n’avait pas dérogé à la règle. Cet homme-là n’avait qu’un semblant de conscience et elle était corrompue.
Elle pouvait l’accuser de tout ce qu’elle voulait, il n’allait rien reconnaître dans ce couloir même s’il était désormais particulièrement curieux de connaître la véritable identité du tueur. Pourtant, l’heure n’était pas aux spéculations, il avait un problème plus urgent. Elle se montrait extrêmement agressive et il devait prendre garde. Il n’avait aucune envie d’être découvert à cause d’un accrochage dans un couloir.

Patient, ajustant ses expressions, ses intonations et ses regards, ils ne pouvaient que tenter sa chance. Il se devait d’attendre le moment propice faute de pouvoir amadouer cette furie. Tout en elle réclamait vengeance. Il aurait pu être son portrait craché autrefois. Il avait été en colère, envieux, rageur. Il s’était senti injustement bafoué par la vie mais, à Darkness Fall, il avait compris une chose. La vie se moque de qui vous êtes, ce que vous êtes, ce que vous voulez ou non. Elle prend.
Il ouvrit de grands yeux, faute de pouvoir lever yeux au ciel quand elle parla d’ennemis et d’élimination. Un plus un faisant toujours deux en règle générale... Il lui était facile de deviner avec ce qu’elle lui avait fait voir qu’elle chassait les gens comme lui. Tous n’étaient pas des monstres, la plupart étaient des victimes mais, de ça, il n’en avait rien à foutre. Soyons clairs, Morgan assumait sa nature, il l’avait désirée. Sa transformation, elle l’avait voulue. Il était ce qu’il voulait être et il n’avait aucun problème avec ça. Au moins savait-il à présent qu’il devait se méfier d’elle. Quelques recherches ne feraient pas de mal s’il sortait de cette histoire de fou sans encombre. Au moins n’avait-elle pas tort sur un point, si son sang devait couler, il serait noir, comme son âme. Si on croyait à ces trucs. Dans sa vision des choses, il était question d’essence et non d’âme. Question de sémantique sans doute mais, tout de même.

Depuis le début de l’esclandre, les gens commençaient à pointer leur nez et ça, c’était... utile. Il était clair qu’ils n’étaient pas à leur aise et que, si quelqu’un l’avait entendu, son histoire avait fait mouche. Il l’espérait en tout cas. L’envie d’appeler les flics commençaient à poindre et ça, ça l’arrangeait bien. Son dossier était clean, plus propre que ça, c’était dur à trouver, en dehors de ses frasques de coursiers évidemment : des infractions de roulage. Pas de quoi fouetter un chat quoi. Il profita de ce désir ambiant de voir intervenir qui de droit pour jeter un regard suppliant à un des locataires de l’immeuble.
Étrangement, la furie fait demi-tour mais, il est hors de question de partir. Il avait l’étrange impression qu’il devait aplanir ce problème faute de quoi, ça risquait réellement de devenir catastrophique dans l’avenir. Quand bien même, les spectateurs ne l’auraient sans doute pas laissé partir... Le doute, cette chose tenace. Il devait laver son nom, il n’avait plus le choix. Quelle ironie.

- « Appelez-les. Je n’ai aucune envie d’y passer. S’il vous plait. » Il avait murmuré ces quelques mots d’une voix pressée, à moitié suppliante. Une femme disparut. Il la remercia en un souffle vers le ciel, en jouant son rôle jusqu’au bout.

Lorsque la sorcière revint, la femme était revenue aussi. Il n’y avait plus qu’à attendre et malgré son injonction, personne ne bougea, fort heureusement. Il se caressa la paume de la main à l’aide du pouce de l’autre, faisant mine d’attendre anxieusement. Il savait désormais où elle travaillait. Foutre son badge sous le nez de quelqu’un avait des avantages et des inconvénients. Celui de donner plus d’informations que l’on ne le voudrait par exemple.
Le silence fut finalement brisé par l’aide providentielle d’une voisine de palier quand une porte claqua. Des voix se firent entendre dans les escaliers. Ils avaient fait très vite. Sans doute à cause de la déclaration de la peacekeeper. Dire qu’elle était l’autorité n’était peut-être pas la meilleure chose à faire même si le gouvernement était d’une mégalomanie sans borne. Ça éveille toujours les soupçons. Ils devaient se sentir obligé de vérifier. Pauvre femme, elle allait probablement devoir faire attention à l’avenir. De ça, Morgan n’en avait évidemment pas grand-chose à faire. Tout ce qui comptait maintenant, c’était que l’on lui colle ses antécédents et son dossier sous le nez.

- « Madame Valentine. Nous avons été avertis qu’une altercation était en cours. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il retourne ? »

Jouant son rôle jusqu’au bout une fois de plus, Morgan entra dans la conversation, sans y être invité.

- « Cette femme croit que j’ai tué sa fille ! Elle m’agresse et c’est à elle qu’on demande ce qui se passe ? »

Moitié outré, moitié choqué... Le ton était plutôt bien choisi d’autant qu’il gardait un œil méfiant vers elle. Méfiant et apeuré. S’il avait pu reculer plus loin que le mur, il l’aurait fait pour appuyer un peu plus son jeu. Par chance, un des hommes présents avait déjà eu à faire avec Morgan. Une présence qui allait jouer en sa faveur même si elle était plus ou moins des leurs. Elle pouvait aussi en connaître.

- « Monsieur Thorne, un peu de patience. »

Les regards des membres des forces de l’ordre, deux pour être précis, se posèrent sur elle, attendant une réponse.
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MessageSujet: Re: Family Portrait [PV Morgan]   Sam 7 Mar - 23:35

Trois bavures, ça passerait ? Joan évalue ses chances aussi posément que sa rage le lui permet. Elle peut se contenter du mollet ou du bras des deux emmerdeurs après tout. La balle en plein cœur n’est réservée que pour le grand brun de toute manière. Mais jouer la carte de la défense semble compromis avec la présence de deux témoins à blesser. Joan pince les lèvres et fusille le duo de mêle-tout sans égard. La nervosité de la femme l’alerte sur un changement drastique de l’atmosphère. Elle écrase son doute en se focalisant sur le coursier et les futures tortures qu’elle pourrait lui faire subir plus tard, à l'ombre de tout regard. Elle compte se régaler de sa mort, cracher sur son cercueil et danser sur sa tombe. Ça ne lui rendra jamais sa fille. Ça ne lui rendra même pas le sourire. Ça lui permettra tout juste de supporter un jour de plus un Monde qui engendre des monstres, des maris violents, des mauvais pères et des démons aux intentions néfastes. Une créature de moins pour sublimer le chaos dérangeant, l’insécurité ambiante. Une main de moins pour saisir la nuque fragile d’un enfant en perdition, soustraction d’un meurtrier, élimination d’un danger notoire. Qu’ils crèvent, jusqu’au dernier. Elle en emportera autant qu’elle peut avec elle avant de mourir à son tour. Sûrement avant un âge avancé, sûrement avant la vieillesse. La sorcière n’a plus peur de mourir. Elle a compris que vivre est beaucoup plus effrayant. Que l’agonie, c’est maintenant et tout de suite. Après, il n’y a plus d’ennuis, plus de voix, plus de pensées, plus de passé. Pourquoi se soucier du vide quand il est synonyme de quiétude éternelle ? Son optimisme morbide la préserve tout aussi étrangement de toute pulsion suicidaire. Si elle le décide, elle peut en finir. C’est un songe très rassurant, de savoir qu’on a le contrôle total de sa propre histoire. D’avoir au moins une certaine emprise sur la fin alors qu’on nous a imposé le début.

La jeune femme se mord la langue jusqu’à en accueillir les relents d’hémoglobine dans sa cavité buccale. Excédée, elle s’apprête à cracher sa haine à la figure des deux étrangers quand des bruits se font entendre. Plus de monde, encore. Son agacement se métamorphose en hargne quand des flics s’insinuent dans leur espace exigüe. Ils ont osé. Elle contracte chacun de ses muscles pour contrôler ses pulsions sanguinaires à l’égard des dégénérés. Les étrangler serait mal venu au vu de cette nouvelle arrivée impromptue. Crispée, elle toise les policiers avec peu de sympathie. Elle connaît l’un d’eux. Un de ceux qu’elle n’apprécie pas d’ailleurs. Une collaboration ridicule qui n’a mené nulle part. Question innocente. Ils savent à qui ils ont à faire, elle n’a pas planqué son badge exprès au cas où l’autre aurait la mémoire trop courte comme la plupart des hommes. Mais cela dit, il se souvient de son nom. Ou il a juste une vue ridiculement affutée. L’interpellée ouvre sa bouche et la referme aussi sèchement quand son opposant se montre d’une candeur nauséabonde. Il est trop empressé, prêt à jurer son innocence. Elle se retient de mimer puérilement son envie de dégobiller. Cela ne l’aidera pas non plus. Et après Burton dira encore qu’elle n’est pas capable d’agir en adulte quand la situation l’exige. Prends-en de la graine Burty. Ses traits sont tellement pétrifiés pour endurer la retenue que les circonstances exigent, qu’elle articule mal sa phrase « Cet homme est un meurtrier. Je l’ai vu commettre un crime juste devant moi. Je demande seulement justice » C’est inutile de plaider cette cause alors elle s’arrête. « Des preuves ? » Elle grogne et hausse des épaules. Ses mots sifflent plus qu’ils ne claquent dans l’air. « Je me baladais pas avec un appareil photo non plus. » Elle se force à expirer pour se calmer et détendre son visage. D’un timbre un peu moins courroucé, elle réussit péniblement à délier « C’est ma parole contre la sienne, j’imagine. » C’est foutu. Les mauvais coups en douce pour le compte du gouvernement, c’est justifiable. Les vendettas personnelles… Elle serre la mâchoire jusqu’au craquement.

Le plus âgé des deux représentants de l’ordre invite à l'apaisement. Chose qu’elle ne peut toujours pas concevoir. Ils ne partiront pas tant que les deux adversaires ne se seraient pas séparés dans les règles. Afin de ne pas en démordre, elle ajoute plus fort encore « Je suis sûre de ce que j’avance. » Mais l’absence d’évidences rend la chose insensée parait-il. Dans un grand moment d’absence de lucidité, elle se voit franchir les quelques mètres qui la sépare de sa proie. Les gardiens de la paix réagissent au quart de tour. Pour montrer sa bonne foi, elle relâche son flingue qui s’écroule au sol avec fracas et continue son avancée pour enfoncer son index dans la poitrine de l’assassin. « Tôt ou tard, Thorne. » Elle détache soigneusement le nom pour lui faire comprendre qu’elle l’a emmagasiné jusqu’à la dernière sonorité et qu’elle compte bien s’en servir pour le traquer. Et s’il faut en suivre la voie légale, elle fouillera dans son casier, récoltera la moindre infraction et retournera absolument tout son passé nébuleux contre lui. « Tôt ou tard, tu paieras pour ce que tu as fait. Je te le rendrai miette pour miette. » Les menaces proférées, elle vient de faire grimper la tension perceptible entre chaque carcasse d’un nouveau cran. Elle s’en moque ouvertement. Dans quelques instants, il sera parti. Et elle devra calmer ses nerfs sur quelque chose. L’idée de débarquer chez son coéquipier pour l’insulter et lui fracasser la figure la traverse. Mais il paraît qu’il a des mômes. Ce n’est pas un spectacle pour des bambins. Il n’y a bien qu’eux qu’elle veut épargner.



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MessageSujet: Re: Family Portrait [PV Morgan]   Jeu 19 Mar - 21:48

Rien ne s’était réellement passé comme prévu, bien qu’en réalité, il n’y ait rien eu de prévu. Il avait débarqué pour livrer quelque chose et il se retrouvait en train d’échafauder plans et théories pour comprendre et s’échapper d’un traquenard qu’il n’aurait jamais pu voir venir. De plus, il ne parvenait toujours pas à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait chez elle, car il y avait bien quelque chose pour que ça le travail ainsi.
En attendant, il avait autre chose à faire que de tenter de comprendre ce qui le titillait à ce point. Dans ce couloir, il y avait attroupement et la situation devenait de plus en plus complexe à gérer, même s’il ne s’en sortait pas trop mal. Les apparences restaient sauves et il n’avait pas besoin d’agir autrement que de la manière dont il menait sa barque pour l’instant. Le navire ne coulait pas mais, il ne fallait pas que ça s’éternise non plus. Tout le monde finit par se fatiguer des situations complexes, y compris les voisins curieux... mais surtout la furie au cœur du problème.

L’agacement était clairement visible sur son visage alors que sur celui de Morgan, il n’y avait qu’un visage étudié suivant une suite de circonstances. N’avait-il pas pris au jeu les voisins ? N’avait-il pas réussi à sauvegarder les apparences jusqu’ici sans déclencher un cataclysme ? Si. Cela dit, il était parfaitement conscient que la présence des deux autres policiers n’allait pas arranger les choses. La tension était déjà palpable mais, il avait été obligé d’en rajouter pour se sortir de là. Il savait parfaitement qu’il n’y avait pas plus propre que son casier en dehors des traditionnels ennuis d’un coursier. Il avait même feint un jour l’ivresse pour rajouter un peu de réalisme à son personnage. Il fallait en faire suffisamment, tout était question de dosage.
Dans cette histoire, il avait au moins la chance de connaître vaguement un policier présent. De plus, tout étant probablement question de procédures dans ce milieu, il avait de la marge vu son casier. Il fut d’ailleurs profondément ravi de constater qu’il avait vu juste quand l’autre réclama des preuves de ses méfaits. Preuves inexistantes puisqu’il n’était en rien responsable de ce meurtre-là. De beaucoup d’autres, certainement. Mais, pas celui-là. Pourtant, elle n’en restait pas là pour autant. Elle refusait de lâcher l’affaire.
Il comprenait le désir de vengeance même s’il ne l’aurait assouvi que par principe. Sa fille étant morte de ses mains, il n’avait nulle vengeance à chercher. Cela dit, c’était bien plus ennuyeux lorsque vous étiez l’objet de cette vengeance. Il avait déjà donné et aussi justifiable que ce fut, il n’avait pas envie de reproduire l’expérience. L’index s’enfonçant dans sa poitrine, il ne bougea pas, maintenant son rôle avec une quasi-perfection et adoptant l’attitude qu’il jugeait bonne de prendre. Fier en apparence mais, avec une touche de méfiance, de fureur et un brin d’incertitude. Après tout, il devait montrer qu’il prenait la menace au sérieux, surtout venant de quelqu’un qui travaillait pour le gouvernement.

Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’il ne fasse miner d’oser bouger, les policiers devant aller jusqu’à lui assurer qu’ils feraient attention. Hors, Morgan savait qu’ils ne le feraient pas, ils n’avaient pas que ça à faire, tout comme lui. Cette comédie avait assez duré pour aujourd’hui. Il incarna pourtant son rôle jusqu’au bout et alla jusqu’à déposer ce qu’il avait dû livrer à la base. Il dut décliner la proposition des deux flics de porter plainte parce qu’ils devaient le demander. Il savait que l’idée était plus que mauvaise et que cela lui vaudrait une mauvaise note comportementale dans son rôle parfait de coursier choqué. Pire, il alla jusqu’à dire qu’il comprenait parfaitement la réaction de leur collègue, que lui aussi avait perdu un enfant et qu’il ne savait pas comment il réagirait s’il pensait tenir le coupable.
Sur ces mots, il s’éloigna en remerciant qui de droits et fila rapidement pour mettre un maximum de distance entre lui et le bâtiment. Il se retourna néanmoins et ralentit.

- « Voilà qui promet d’être intéressant. » Avec un léger sourire dissimulé par son col, il s’en fut.
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