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 Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé

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MessageSujet: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Mer 31 Déc - 8:36

Situation choisie a écrit:
Le gouvernement vous confond avec un résistant et tente de vous éliminer, vous voulez vous expliquer mais on ne vous en laisse pas l’occasion.

Un membre du gouvernement m'avait contacté ce matin là. Je devais éliminer une jeune femme portant le nom de Iris et travaillant au Masquerade. J'avais carte blanche, il fallait seulement que le tout reste discret. On ne m'avait expliqué exactement le pourquoi du comment mais avec la réouverture des Jeux et des arènes, les rebelles étaient ressortis de leurs cachettes. Et on accusait cette personne d'en faire partie. Je me fichais de savoir si c'était vrai ou faux. J'avais une tâche à accomplir et je n'allais pas cracher dessus. Au diable les bonnes excuses.
Je m'étais préparé durant la journée. Mon plan d'action était simple : venir la chercher à la fin de son service pour que personne ne se doute de rien et que l'affaire reste dans l'ombre. J'avais tout prévu, même si je savais que je finirai le boulot en improvisant. Je n'avais jamais trop respecté les plans que je me fixais alors autant faire ce qui me paraissait le mieux au bon moment. Après tout, j'avais carte blanche non ?
Je mis rapidement ma tenue de shadowhunter et je me plantais tout près du Masquerade, là où la victime travaillait. J'avais choisi ce jour pour finir le boulot parce qu'elle sortait plus tôt et qu'il était plus simple de travailler de jour que de nuit. Je m'installais à l'arrière, dans un coin sombre pour passer inaperçu autant que possible et je patientais.
Je n'étais pas pressé de commencer ou de terminer quelque chose, je préférais prendre mon temps puis mieux prendre mon pied. J'aimais faire ce boulot, j'aimais entendre les gens supplier d'arrêter, sans que je me plis à leur dernier souhait. J'aimais aussi la solitude et l'apparence calme et sereine que je pouvais afficher. Les gens avaient confiance s'ils faisaient abstraction de la tenue que je portais. S'ils savaient. Le carcajou en moi n'était pas plus sain d'esprit que l'humain en surface. Il cachait sa véritable nature en vadrouillant seul, dans des contrées isolées et silencieuses.
Je dois dire que la rue m'agaçait. Trop de va et viens, trop de bruit. Des enfants qui jouent innocemment sous le regard inquiet des parents. Ils ont raison de s'inquiéter. Tout va recommencer. Je n'ai pas vraiment suivi ce qui se disait pour ces nouveaux Jeux. Serait-il capable que je sois sélectionné pour y participer ? Si tel était le cas, je m'entrainerai pour savoir me transformer et accroitre la dangerosité de l'animal. Je ferai de moi une arme et je tuerai tout ceux qui oseraient s'approcher. Sauf que la vitesse n'est pas le point fort de l'ours. Je devrai y faire face. J'espérai donc fort pouvoir rester dans le confort de cette ville anarchique bernée par l'illusion d'un gouvernement qui contrôle tout.
Je regardais ma montre. Il était bientôt l'heure. Je me levai alors et réajustai ma tenue. J'étais prêt. J'entendis quelques bribes de conversation et des bruits de pas sur le bitume. Je fis quelques pas dans la direction de la personne. J'aperçus ses cheveux blonds et je la reconnus directement. Sans un mot, je me glissai derrière elle, attrapai ses deux poignets et les coinçai entre mes deux bras, afin de pouvoir mettre une main sur sa bouche. Puis je la fis glisser en arrière jusqu'au fond de la ruelle, la faisant monter de force dans la voiture déjà prête. Je lui passai une paire de menotte, l'attachai  et fermai la ceinture de sécurité, puis je m'installai côté conducteur et je mis le contact. Le compte à rebours venait de commencer.


Dernière édition par Rae J. Wellington le Mer 11 Mar - 14:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Jeu 1 Jan - 15:18

    ¤ La veille ¤

    Ce soir, je ne travaillais pas, pour une fois, j'allais pouvoir me reposer, ce ne serait pas de refus, je travaillais tellement en ce moment, que j'avais cette douloureuse impression de passer ma vie au Masquerade. Pourtant, les semaines qui s'annonçaient devrait être plus cool. Je serais souvent là, mais je ne finirais pas à la fermeture du cabaret, mais bien avant. C'était comme ça, parfois, je bossais dur, puis les semaines d'après étaient un peu plus cool. En tout cas, ce soir, je restais dans mon appartement, l'air de rien. Mais j'eus pourtant une mauvaise idée, celle d'allumer la télévision pour voir ce qu'il pouvait bien y avoir. Et je tombais sur Danny Clocker. Quand il passait à la télévision, ce n'était jamais très bon signe. J'avais comme un foutu pressentiment et il se justifia bien vite. Alors que la télé était plus en bruit de fond alors que je me faisais à manger, une chose attira sensiblement mon attention.

    « Mes très chers compatriotes, c’est avec une joie immense que je vous annonce, la réfection des arènes et l’ouverture prochaine de nouveaux Hunter's Seasons ! »

    Mon sang ne fit qu'un tour dans tout mon corps en l'espace d'une seconde, du moins, c'était la sensation que j'avais. Ce n'était pas possible qu'après autant de temps, ils remettent cela au goût du jour, n'est ce pas ? Comment étais-ce possible ? Du coup, je me concentrais sur la télévision, laissant en plan le repas que je commençais à peine à préparer. Moi qui pensait être débarrassée de cela, ce n'était désormais plus le cas, alors que j'avais vu une amie se faire détruire par ces jeux. J'en avais carrément perdu l’appétit, heureusement que je ne commençais qu'à préparer le repas mais il était clair que je ne pourrais plus rien manger de la soirée. Pourtant, je restais devant mon écran. Ils préparaient leur coup depuis un moment puisque l'arène d'entraînement était déjà en état, dans un état impitoyable pour les futurs élus, mais elle ne le resta pas longtemps car elle fut explosée à coup de dynamite. La résistance ne semblait pas être si morte que ça. Je me disais que nous allions simplement tomber dans une guerre civile, ça ne me plaisait pas le moins du monde, mais il faudrait continuer à agir, à faire comme si rien ne se passait. Du moins, j'essayerais car je n'en étais pas convaincu.

    ¤ Le lendemain ¤

    L'annonce que j'avais entendue la veille me faisait toujours froid dans le dos, c'était une certitude. Avec ce que la résistance avait pu faire, nous étions proche d'une guerre civil, nous ne pouvions plus faire confiance à personne, notre voisin pouvant bien rapidement nous dénoncer comme résistant, parce qu'un pet était passé de travers. C'était terrifiant, mais bon, je ne pouvais pas faire autrement. Je ne pouvais pas me faire porter pâle pour le boulot même si je n'avais qu'une envie, une seule, rester chez moi pour ne plus en sortir, mais même là-bas, je n'étais pas pleinement en sécurité, je le savais pleinement. Je n'étais en sécurité nul part à vrai dire. Il n'y aurait que dans la tombe que je pourrais l'être car, je ne me rendrais compte de rien, mais ce n'était pas encore prévu au programme. J'étais encore si jeune. Pourtant, ce soir je devais me rendre au travail, pour une courte session, à peine plus de deux heures mais quand même. Je ne savais pas ce que les gens allaient penser de cela, mais ça tiendrait le haut du pavé, tout le monde parlerait de cela, tous sans exception, ils ne pouvaient pas passé à côté. Et cela tournait dans ma tête. J'essayais d'être souriante, mais j'avais un mal fou à garder ma contenance, tellement de mauvais souvenir me revenait en tête. Puis, je repensais à Eamon que j'avais croisé dans la forêt notamment, puis ici. Peut être qu'il aurait pu m'en dire plus, mais je ne l'avais pas revu depuis un moment, peut être qu'il préparait activement tout cela, peut être qu'il était simplement mort, je ne savais pas. Les deux heures passèrent à une vitesse incroyablement lente, mais je réussis à y faire face sans trop de dommages en apparence. J'avais fait la conversation sur tout et rien à la fois avec ceux qui avaient voulu me taper la discussion comme toujours. Je sortais par derrière du Masquerade. J'allais rentrer chez moi, le plus vite possible, mais c'était sans compter sur un homme qui me voulait du mal. Il me coinça les poignets et me mit une main sur la bouche pour que je ne cris pas. Il avait du préparer son coup depuis un petit moment, ce n'était pas possible autrement. Il me fit monter dans une voiture, puis me mit les menottes. Il me kidnappait. Mais pour quelle raison ? Je pensais alors à l'annonce des Hunter's Seasons.

    " Mais que faites vous ? Qu'est ce que j'ai fait ? "

    Je n'allais pas faire preuve de douceur pour ce type qui m'embarquait, je ne sais trop où. Il m'avait solidement attaché, je ne pouvais rien faire, si ce n'était lui crier mes questions à la figure. Il ne me dirait peut être rien, je ne savais pas, mais je ne comptais pas me laisser embarqué sans rien dire. Je savais que je n'aurais pas du me couper les cheveux.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Ven 2 Jan - 11:00

Et voilà qu'elle commençait déjà à poser des questions. Je savais qu'elle allait vite m'énerver et que ma patience avait des limites. Toutefois je lui laissais la bouche à l'air libre afin qu'elle puisse me harceler de ses questions stupides. Ce qu'elle avait fait ? Je ne le savais pas plus qu'elle, à la seule différence que toutes ces arrestations étaient dues à la recrudescence des rebelles. Les Jeux recommençaient, c'était un fait et il ne changerait pas. A quoi bon se battre contre un gouvernement qui n'écoutera jamais ce que son peuple veut dire ? Les gens avançaient vers leur propre mort alors qu'il leur suffisait de se taire et de baisser la tête.  

Je roulais sur l'avenue en direction d'un entrepôt désaffecté. Les voies étaient libres, je pouvais accélérer, flirtant avec le danger d'un accident si nous devions freiner au plus vite. J'aimais ça. Je tournai la tête en direction de ma passagère, et je quittai le volant d'une main afin de lui prendre les cheveux. Je fis passer une mèche entre mes doigts. Ils étaient doux, soyeux, dommage qu'ils ne soient pas plus longs. Je lâchai ensuite le blond platine pour attraper le levier de vitesse. Je devais passer à la vitesse inférieure, nous tournions sur une route maintenant plus étroite.

Je n'avais toujours pas parlé, cela faisait huit minutes que nous étions enfermés dans cette voiture et que la rebelle était tenue prisonnière par les ceintures et les menottes. Je savais qu'elle allait encore me questionner et je n'avais toujours pas l'intention de lui répondre. Je rétrogradai une nouvelle fois, tandis que la voiture s'engageait sur un chemin de terre. Les trous et les bosses se succédaient, si bien que je dus rouler au pas.

« On est arrivé. »

Ton froid, sec, ne trahissant aucune émotion. Je la regardai dans les yeux. Ils étaient d'un bleu surprenant qui se mariait pourtant à merveille avec le blond de ses cheveux. L'allure de la jeune femme aurait été toute autre si elle avait porté les cheveux longs. Là, courts, ils montraient la rébellion et la non-soumission, ce qui tranchait totalement avec les paroles qu'elle avait pu avoir. Un rebelle n'aurait pas agi de cette façon. J'aurai pu me poser des questions mais je m'en fichais. Je devais la tuer et ce serait fait le plus tôt possible.

Je détachais la ceinture qui me retenait et je fis le tour pour ouvrir la portière à ma détenue. Je la fis sortir de la voiture sans un geste tendre et la poussai à avancer sans opposer de résistance. D'ailleurs, pour la dissuader de jouer avec moi, je sortis le pistolet chargé de ma poche et ôtai le cran de sécurité. Puis, je la serrai tout prêt de moi et approchai l'arme de sa tempe.

« Je te conseille d'avancer sans résister. Ou ta mort n'en sera que plus douloureuse. »

En vérité, ils m'avaient laissé carte blanche mais je ne savais même pas si je devais la faire parler ou juste l'éliminer. Je ne m'étais pas posé la question jusqu'à maintenant. Je la fis avancer vers la porte miteuse de l'usine et l'installai sur une chaise, sur laquelle je la ficelai bien. Puis je pris quelques minutes pour envoyer un message écrit à mes supérieurs. Pas de faute professionnelle, cela pourrait me retomber dessus et je tenais à mes privilèges.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Ven 2 Jan - 17:36

    Mais qu'est ce qu'il faisait ? Pourquoi est ce qu'il m'embarquait de la sorte ? Je ne comprenais pas le moins du monde pourquoi il agissait ainsi, pourtant, je devais bien me douter de quelques choses. Danny Clocker devait être à l'origine de tout cela, tout du moins, l'annonce qu'il avait donné et les événements qui avaient suivis, notamment l'explosion de l'arène d'entrainement. Mais je ne voyais pas en quoi cela me concernait, pas du tout. J'étais une simple barman, et pianiste du Masquerade. Mon cerveau tournait à plein régime, je me demandais pourquoi il m'avait kidnappé. Je lui demandais ouvertement, mais visiblement, je parlais à un mur alors je n'en dirais pas plus ça ne servirait à rien du tout. Je ne connaissais pas mon agresseur, mais lui me connaissait, un peu, de nom au moins, sauf s'il agissait complètement au hasard, ce qui m'étonnait vu que la voiture était prête et qu'il semblait pour ainsi dire m'attendre. Et puis les menottes étaient un signe, puis je me posais sur sa tenue et là, je compris de quoi il s'agissait. Enfin, je reconnaissais qui il représentait, qui il était, pas personnellement mais voilà, vous m'avez compris, non ? Un Shadowhunter. Et dans ma tête avec les dernières annonces que l'on avait eu, ça ne sonnait pas bon du tout pour moi. Pour qui me prenait-il ? Pour quelqu'un que je n'étais pas de toute évidence, mais pourrais-je raisonner avec un mur ? Je ne savais pas comment j'allais pouvoir faire, mais je devais trouver le bon raisonnement, m'engouffrer dans une brèche qu'il aura créé de lui-même, n'est ce pas ?

    Je cherchais dans ma tête, qui avait pu me faire cela mais je ne voyais personne capable de me dénoncer au gouvernement. Je m'étais toujours montrer assez neutre vis à vis de celui-ci, n'est ce pas ? Je n'avais jamais proférer d'insulte, ni dit quoi que ce soit de mal, mais j'avais l'occasion de croiser beaucoup de monde au Masquerade, peut être que justement c'était une de ces personnes avec qui j'avais pu échanger quelques mots qui aurait pu faire en sorte qu'on m'associe aux rebelles. Je me demandais clairement comment j'allais pouvoir m'en sortir, mais je ne m'annonçais pas perdue pour le moment. En tout cas, il n'avait pas encore dit un mot s'amusant à me prendre une mèche de cheveux l'espace d'un instant comme s'il les trouvait plus beau que tout. Je ne comprenais pas totalement, mais lui semblait pleinement savoir ce qu'il avait à faire. Il m’emmenait je ne sais trop où en tout cas, plus nous nous enfoncions en dehors de la ville, plus il roulait doucement, nous arrivions à un chemin de terre et c'est là que j'entendis sa voix. Il me disait que nous étions arrivé. Où ça ? Je ne savais pas, je ne m'étais pas vraiment concentrée sur la route pour venir jusqu'ici à vrai dire mais plus sur lui, sur ces manies, et puis il avait fini par ouvrir la bouche. Son ton était dans la même veine que ces gestes précédemment, froid, sec, j'étais l'ennemi de la nation d'un coup. Il vint m'ouvrir la porte de la voiture avant de m'en faire sortir son pistolet chargé, sans cran de sûreté sur la tempe. Et il me demanda d'avancer jusque dans cette vieille usine qui semblait lui servir de repère, tout du moins, ici, il n'y avait que peu de chance qu'on nous observe, qu'on nous trouve. Il m'attacha à une chaise, bien solidement pour que je ne risque pas de m'échapper, puis il prit quelques minutes avec son téléphone. Qu'est ce que je pouvais faire ? J'observais l'usine, elle était vide ou pratiquement, cela devait faire une éternité qu'aucune machine ne s'était trouvé par ici. Pour le moment, j'étais dans l'attente, je ne voyais pas ce que je pouvais faire.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Mer 7 Jan - 8:38

J'avais bien fait de téléphoner. J'avais carte blanche pour la faire parler, pour trouver des renseignements sur les autres rebelles et sur leur plan d'action. Et si je voyais qu'elle ne servait à rien, j'avais aussi carte blanche pour l'éliminer. En gros, il n'était pas question qu'elle sorte d'ici vivante.

Je lui jetai un coup d'œil. Elle m'observait aussi. Je m'approchai ensuite à pas lent d'une petite armoire en fer qui n'avait plus tellement sa force d'origine. Les portes étaient cabossées, la peinture tombait en petit morceau et les planches qui soutenaient une structure d'étagère n'était plus. Seule une avait résisté et c'était sur celle-ci que les affaires étaient entreposées. Il y avait suffisamment de choix pour torturer n'importe quel opposant. Je pris une autre chaise et la plaçais de façon à ce que le dossier soit face à la jeune femme. Puis je m'y installais, les jambes entourant le dossier et les bras posés sur le dessus. J'étais bien dans cette position. Je jouais avec un canif donc les crocs n'étaient pas sortis. Inoffensif.

« Alors ma jolie, tu vas tout me dire n'est-ce pas ? Il serait dommage d'abimer un si beau visage. »

J'avais fait une rime sans m'en rendre compte. En lui transmettant un sourire malsain, je laissai la lame du couteau rétractable sortir, aiguisée et prête à faire gicler le sang. C'était une technique plutôt douce. Pour une femme, être marquée à vie, surtout en ces temps-ci et sans cheveux pour cacher ladite marque … beaucoup préféraient parler.

« Depuis quand es-tu au service de la rébellion ? T'es-tu engagée récemment, depuis l'annonce de l'ouverture des Jeux ? Je ne te demande pas ton avis sur la question, évidemment. »

J'avais l'impression d'avoir la voix qui roucoulait. Assez bizarre comme sensation. Toutefois, mon regard n'exprimait que du dédain. Même pas d'envie bestiale ou de profiter de la situation. Je travaillais actuellement, je n'avais pas d'autres pensées en tête. Si certains abusaient, d'autres pensaient d'avantage aux privilèges qui les attendaient en revenant. Une prime, une nouvelle voiture, tant de détails pour calmer un peuple et le contrôler.

Je ne savais pas tellement ce qu'elle allait m'apprendre. Allait-elle seulement parler ? Je ne devais pas non plus me laisser mener en bateau. On me qualifiait souvent de génie raté, parce que je n'avais jamais pris soin de continuer des études poussées. Je ne réfléchissais pas aux  conséquences, ni à tout le reste d'ailleurs. J'agissais et on me sauvait la mise. Je ne comprenais donc pas pourquoi je ne devais pas simplement la tuer. Croirait-on ce que je rapporterai ? Et si elle me mener en bateau ? Il fallait que je sois attentif, que je découvre sa faille au plus vite.

C'était un jeu, un combat. Chacun cherchait le défaut de l'autre, la petite brèche qui lui permettrait de gagner la partie. Je fermais d'avantage mon visage, ne laissant que l'ombre de la peur et de l'ignorance flotter. Je ne connaissais pas ma faille, et ce n'était certainement pas le charme féminin. Mais savait-on jamais, je me devais de tout contrôler.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Ven 9 Jan - 0:41

    Il était pendu au téléphone sans que je ne comprenne un mot de ce qu'il pouvait dire, mais il n'y avait pas de doutes là dessus, il prenait des informations pour traiter mon cas, je le comprenais bien, même si je ne savais pas ce que j'avais bien pu faire. Je n'avais absolument rien à me reprocher, c'était bien ce qui m'inquiétait le plus. Peut être qu'il me confondait avec quelqu'un d'autres ? Il y avait des monstres au Masquerade mais je n'en faisais pas partie. Quand je pensais à des monstres, je parlais bien entendu de Li Mei. Je me rappelais comme si c'était hier de ce qu'elle avait pu me faire, qu'elle m'avait vidé de toute mon énergie. Mais j'avais eu la vie sauve. Aujourd'hui, je ne savais pas si je pourrais la conserver, mais je ne sortirais pas indemne de cette confrontation avec mon kidnappeur. Sa conversation au téléphone semblait s'éterniser, du moins, elle me paraissait bien longue alors que j'observais attentivement mon environnement. Il n'y avait pas d'issue pour moi, je ne voyais pas comment je pouvais m'en sortir, car vu la férocité du type, il ne me laisserait pas partir comme ça. Il s'approcha alors d'une vieille armoire. Elle devait contenir des objets de torture à n'en pas douter. Je me demandais ce que j'allais pouvoir faire, car j'avais rarement connue une situation aussi délicate, même au Masquerade avec des clients très lourds et pénible. Là, ce serait un véritable parcours du combattant, mais je décidais de jouer franc jeu, de dire ce que je savais, de faire ce qu'il voudrait, enfin, dans les limites du raisonnable évidemment. Il en sortit je ne sais trop quoi, mais très rapidement, il prit l'autre chaise et s'installa devant moi, l'air de rien. Il allait commencer son interrogatoire, sa torture psychologique, avant de passer à une torture plus physique sans doute. Il se mit à me parler, jouant avec la lame du couteau. Il me demanda quand est ce que j'avais rejoint la rébellion. Quand est ce que je m'étais engagé aussi. Mon regard fut bien plus expressif que je ne l'aurais voulu mais je ne pouvais pas cacher ma surprise par rapport à ces questions. Il me prenait pour une résistante donc. Je n'avais jamais montré un signe allant dans cette direction que cela ne soit récemment ou avant l'annonce dont il parlait. Je me demandais bien pourquoi il me prenait pour ce genre de personne. Que pouvais-je donc dire pour ma défense ? Je ne voyais pas quoi dire, de toute façon vu la gueule du bonhomme j'aurais tord. Pourtant, je devais bien lui répondre, n'est ce pas ? Mais quoi ?

    " Vous vous trompez de personne. Je n'ai jamais adhérer à la rébellion. Ni avant, ni aujourd'hui, ni demain. Mais puis-je en dire autant de vous ? "

    Bon, bon, j'avais trouvé une réplique pas trop mal devant ce masque d'indifférence et de colère, mais est ce que la sauce prendrait ? Je ne le savais pas, je l'ignorais totalement à vrai dire, mais je devais essayé de le provoquer un petit peu pour voir s'il allait vraiment me taillader. Je n'avais techniquement pas grand chose à perdre. Je devais simplement essayé de lui retourner le cerveau, rien de plus. Est ce que cela allait fonctionner, je ne le savais pas mais les premiers résultats arriveraient bien trop vite à mon goût.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Ven 16 Jan - 21:02

Elle détournait la question et c'était sans aucun doute la plis mauvaise technique pour espérer sortir d'ici un brin vivant. Je souris à la fin de sa tirade. Je pouvais sentir qu'elle était contente d'elle, de sa réplique et de sa répartie. Je me levai alors, et reculai de quelques pas pour me rendre jusqu'à l'armoire. J'observai les quelques instruments et ouvris une boite. Cette dernière contenait des balles en argent et je ne pouvais pas compter m'en servir. Je repoussai la boite du bout de l'index et attrapai cependant une lanière de cuir. Celle-ci était fine et il ne faisait aucun doute qu'un coup serait coupant. Toutefois ce n'était pas ce que je voulais, alors je la reposai après l'avoir fait claquer. Tout en continuant à chercher, je pris la parole.

« A ta place je ne jouerai pas la provocation. »

Puis je me remis à chercher, en lui accordant simplement un regard en coin. Je ne trouvais pas ce que je voulais et je mis alors un coup de pied dans l'armoire. Etant relativement abimée, l'une des portes sauta de ses gons et tomba au sol, dans un bruit de fracas à vous en briser le tympan. Je la regardais toutefois s'immobiliser sur le sol sans aucune émotion trahissant mon agacement.

« Penses-tu que je puisse être comme toi ? Prêt à risquer ma vie pour sauver celle des autres ? Les rebelles te font miroiter qu'ils puissent sauver le monde et anéantir notre gouvernement. Mais qui dit que ce ne serait pas pire ? Après tout, les Jeux ne sont qu'un divertissement, tu n'es pas d'accord ? »

Je m'étais rapproché d'elle à mesure que je parlais. A présent, j'étais tout prêt, et les derniers mots n'avaient été qu'un murmure soufflé à son oreille. Je me redressai et fis glisser quelques mèches de ses cheveux courts entre mes doigts, avant de laisser ma main effleurer son cou dénudé. Je tenais le couteau, lame sortie, et j'appuyai lentement et délicatement. Suffisamment pour laisser une belle trace rouge mais ne pas laisser la peau se percer. Le sang était un liquide précieux. C'était tel une danse.

« Tu sais, je me fiche de ce que tu as bien pu faire. Tout comme je me fiche que tu sois coupable ou innocente. Vois-tu, la vie des autres m'est bien égale. Je ne pense pas être au dessus du lot, j'ai simplement fait les choix me permettant de vivre décemment, et de la façon la plus noble qu'il soit. »

Mes paroles ne voulaient certes pas dire grand-chose, mais en tout cas elle devrait comprendre que je n'avais nulle intention de discuter et de m'apitoyer sur son sort. J'avais une mission et j'allais l'exécuter, non sans avoir au préalable écouter tout ce qu'elle avait à me dire. Les renseignements étaient précieux en ces jours.

Je jouais toujours avec ses cheveux, le haut de ses vêtements et la peau de son cou. C'était comme un rituel, une danse enflammée. J'étais le loup et elle était l'agneau. Sauf qu'ici ce n'était pas une fable, c'était un conte d'horreur.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Jeu 22 Jan - 15:27

    J'avais tenté d'abattre une carte de mon chapeau, mais je ne savais pas si elle serait bonne ou mauvaise ne sachant pas à quoi m'attendre de la part de mon kidnappeur. C'était tellement délicat que je ne savais pas quoi en penser. Mon but était de repartir d'ici vivante, simplement cela, vivante, c'était déjà quelques choses qui serait bien, parce que je me doutais bien qu'il allait s'en donner à coeur joie pour me faire mal alors que j'étais véritablement innocente, je ne savais pas de quoi il voulait parler, je n'en savais pas plus que ce que j'avais pu voir sur mon écran de télévision comme la majorité des personnes, mais peut être que quelqu'un m'avait balancé pour se débarasser de moi, je ne savais pas trop, et je n'avais pas envie de savoir, je ne voulais pas voir une personne sous un mauvais oeil juste pour ça. Oui, sans doute qu'il y avait trop de bonté en moi, mais peu importe, je n'étais pas venu au monde pour faire du mal aux autres, c'était ce que je me disais depuis toujours mais peut être que cela va devoir changer. Peut être, ou peut être pas d'ailleurs, cela n'était pas clair dans mon esprit, mais il fallait surtout que je me focalise sur ce que je devais faire par ici. Autrement dit, je devais me concentrer sur ma survie, si elle était possible parce que plus il me parlait, plus j'en doutais. Il s'était à nouveau diriger vers cette armoire qui devait contenir tout un tas d'objet de torture, je n'en doutais pas. Je ne m'étais jamais retrouvé dans cette circonstance, alors je ne savais pas à quel point je pouvais résister. La seule véritable torture physique que j'avais pu avoir venait de la part de Li Mei quand elle m'avait vidé de mon énergie par une simple pression. J'avais résisté jusqu'à ce que je ne le puisse plus, mais ici cela serait bien différent sans doute. Je l'entendis faire claquer quelques choses dans l'armoire, tout en continuant à chercher, mais il reviendrait bien vite vers ma petite personne. Il voulait juste me faire peur pour le moment, mais pour combien de temps ? Il s'en prendrais à mon intégrité physique tôt ou tard. Pour le moment, cela allait donc, mais pas pour longtemps, je le craignais. Il donna alors un coup dans une des portes qui tomba alors qu'elle était déjà dans un état plus que lamentable. Le bruit fut important, mais il ne me fit pas sourciller plus que ça. Parfois, il y avait encore bien plus de brouhaha que ça au Masquerade les soirs où il était rempli. Il s'approcha de moi alors petit à petit me demandant s'il pouvait être comme moi. Je devais faire en sorte de le faire vaciller dans ces convictions mais ça ne serait pas chose simple, je m'en rendais bien compte. Il s'était approché de moi, et il jouait dangereusement avec la lame de son couteau. Pour le moment, il n'appuyait pas laissant sans doute à peine une trace de rougeur sur mon cou parce que la peau était stimulée par le passage de la lame. Il aimait en tout cas jouer avec mes cheveux, quel dommage qu'ils soient à présent courts. S'il était venu quelques jours plus tôt, il aurait plus de matière pour jouer mais ce n'était plus le cas. Il se fichait donc de savoir si j'étais innocente ou coupable, il faudrait que je joue sur cela pour lui montrait que si les rebelles avaient réussi à me retourner le cerveau, il en était peut être de même avec lui et le gouvernement.

    " Je vois que vous n'avez pas l'intention de chercher à comprendre à qui vous avez à faire. Vous me dites que les rebelles m'ont fait miroiter des choses, mais n'en serais-ce pas de même pour vous de la part du gouvernement ? Si vous n'êtes pas au dessus du lot, peut être que tout ceci n'est qu'un test pour savoir si vous êtes un agneau docile qui ne cherche pas plus loin que le bout de son nez, ou si vous avez un peu plus de jugeote. Je ne pense pas que votre situation soit la meilleure qui soit. "

    Mais la mienne dans l'instant n'était pas meilleure, elle était même moins bonne, mais j'essayais de remettre en question son jugement. Ce que je ne disais n'était pas bête à mon sens, c'était même criant de vérité, mais peut être que ce que je disais lui arriverait dans une oreille et ressortirait immédiatement de l'autres. Je ne pouvais pas ne pas lutter pour ma survie en tout cas. Si mes dernières heures étaient arrivées autant que je joue ma chance jusqu'au bout.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Ven 30 Jan - 11:16

Je lui laissais du temps pour réfléchir à ses aveux, mais visiblement elle se contentait de chercher à se tirer d'ici vivante. J'avais tout mon temps, même si j'avais espéré finir ma tâche beaucoup plus vite. Quelque chose chez elle m'incitait à poursuivre la discussion, à continuer à jouer, à se lancer des pics réciproquement. Parce que ce n'était rien d'autre que cela. Chacun voulait prouver à l'autre que son raisonnement était erroné. La seule chose qu'elle n'avait pas compris, c'est que je me foutais royalement d'être un pion de ce gouvernement, tant que mes privilèges n'étaient pas abolis et que le carcajou pour lequel je vivais pouvait continuer à assouvir ses pulsions. Le reste m'importait peu.
Je lâchais finalement mon couteau, le laissant frapper le sol et émettre un bruit se répercutant dans toute la pièce. Je détestais les bruits soudains, et celui-ci m'emplissait le crâne, révélant une humeur massacrante.

« Je crois qu'il manque quelque chose dans ton raisonnement. Vois-tu je n'ai que faire d'être un pion pour ce gouvernement. Même si ma place n'est pas la meilleure du monde, qu'est-ce que ça change ? J'ai déjà une vie meilleure que la tienne. Et de toute façon, je ne suis pas en position de me faire trancher la gorge dans les minutes qui suivent. »

Elle semblait convaincue que son raisonnement se tenait, ce qui n'était pas faux. Cela aurait pu me donner matière à réfléchir, comme ce pauvre homme du gouvernement qui se remettait en cause depuis trop de temps. Je ne sais pas ce qu'il est devenu, je ne m'étais pas occupé de son cas. Il me semble qu'il avait décidé d'oublier ses questions et qu'il était parti pour travailler sur les nouvelles arènes, comme un bon petit noyau de mes coéquipiers.

« Comptes-tu tenter de me convaincre que je fais erreur ? Que je devrai te laisser en vie ? Et qu'aurai-je en échange ? Je ne fais jamais rien gratuitement, tu devrais le savoir. »

En vérité je ne parlais pas d'argent. Ce n'est pas ce qui m'importait le plus. Je parlais plutôt de choses plus subtiles. Des passes-droit, des compensations nature, ce genre de chose. Ce qui ne s'achète pas avec de l'argent. Il y a beaucoup de choses que l'on ne peut pas acheter.

Je me redressai, retournant derrière l'écran d'ordinateur. Silence radio. Je fermai alors l'écran sur le clavier, d'un geste rageur. J'avais carte libre pour soutirer des informations. D'un côté, je pouvais très bien donner de fausses informations et la renvoyer chez elle avec une bonne dose d'hématomes et de coupures, histoire de dire que le boulot avait été fait. Mais dans mon métier, je devais apprendre à démêler le vrai du faux. Alors donner des trucs qui ne sont pas vrais ... adieu à mes avantages. C'est mort, je ne devais pas faire ça. Je devais trouver un stratagème.

« Je n'ai pas l'intention de passer ma vie ici. Si tu es innocente, prouve le, et balance le nom de quelqu'un qui ne l'est pas. Je saurai si tu me mens. »

Je pris alors une autre chaise pour m'installer face à elle, et je lui caressai à présent la cuisse. Je savais qu'elle serait déstabilisée. Il n'y a pas de raison qu'elle reste impassible.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Ven 6 Fév - 1:59

    Je me demandais vraiment comment, j'allais m'en sortir. Il insinuait clairement qu'il ne me ferrait pas sortir d'ici vivante alors que je n'avais strictement rien fait. Mais on m'avait dénoncé, ou alors, on avait fait en sorte de me faire mourir, ou alors il s'était clairement trompé de personnes. Quelques soit l'hypothèse, j'étais prise dans ces filets et l'araignée qu'il était prête à me faire mourir. Il n'était qu'un robot exécutant des ordres, il ne cherchait même pas à comprendre pourquoi il faisait cela du moment qu'il touchait son salaire à la fin du mois. Comment allais-je faire pour le faire raisonner suffisamment pour qu'il se remette en question et me libère ? Si vous avez la réponse à cette équation faites moi signe, que je l'utilise mais pour le moment, rien de très constructif ne me venait en tête. Je n'avais pas de solution miracle même si ça m'arrangerait clairement. Il lâchait son couteau sur le sol, dans un bruit sourd qu'il ne semblait pas apprécier, comme s'il le faisait exprès pour relever sa mauvaise humeur. Après ma tirade, il revint donc vers moi. Il se fichait donc bien de faire le sale boulot, il s'en fichait royalement. Il pouvait me trancher la gorge que ça ne changerait rien à ce qu'il deviendrait par la suite. J'étais dans une impasse, clairement pourtant, je ne voulais pas renoncer alors je le laissais dire. Je ne trouverais pas de failles assez grande pour qu'il puisse me libérer, comme si rien ne s'était passé.

    " Donc cela vous plait d'être un vulgaire pion ? Vous pensez qu'en agissant contre moi, vous allez obtenir une promotion et tout ? Je ne pense pas que cela arrive, je ne représente rien d'autres qu'une vie humaine, alors vous savez, le gouvernement, il n'en a rien à faire de vous, comme de moi, nous sommes des poids morts, et je pense que vous l'êtes encore plus que moi, c'est même une certitude. "

    Des paroles en l'air, mais il fallait bien que j'essaye de gagner un peu de temps. Je savais que personne ne se rendrait compte de ma disparition avant demain, autrement dit, il avait le temps de me tuer au moins dix fois mais j'osais espérer que ça ne soit pas le cas une seule fois. Il me demanda alors ce que je pouvais lui offrir si jamais il me laissait en vie.

    " Si tu veux mon corps, libère moi et je coucherais avec toi. Avec la gueule que tu as, je doute que tu sois entretenu régulièrement à ce niveau, mais je ne suis pas bien difficile, je sais me contenter de peu. "

    Je ne sais pas comment il prendrait cette remarque, mais si je devais coucher avec lui pour être libérer, je ferrais ce peu pour pouvoir m'en sortir. Je m'en fichais un peu, ce que je voulais, c'était avant tout partir d'ici et reprendre ma vie comme avant comme si rien ne s'était passé mais c'était facile à dire, plus dure à faire malheureusement. Il retourna alors vers son ordinateur mais il ne semblait pas avoir de nouvelles instructions. Il le ferma d'un geste qui ne laissait que peut de place à l’interprétation. Il pouvait faire ce qu'il voulait de moi. Il me dit alors que si j'étais innocente que je n'avais qu'à donner un nom pour le prouver. Il se rendait compte de l'absurdité de ces propos. Si je suis innocente, comment pourrais-je savoir si quelqu'un ne l'est pas ?

    " Je suis innocente, et par conséquent, je ne sais rien à propos d'éventuelles personnes qui ne le serait pas, ça me parait assez logique, non ? "

    Je n'avais pas l'intention de passer tout mon temps ici mais bon, j'étais solidement attachée, alors je ne partirais pas simplement, s'il ne faisait pas un geste en ma faveur.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Sam 14 Fév - 17:29

La jeune femme se contentait de ressortir des paroles vides. Elle gagnait du temps, c'était tout ce qu'elle savait faire. Plus ça allait, et plus je me laissais aller à penser qu'elle ne pouvait pas faire partie de la rébellion. Quel rôle aurait-elle pu y jouer ? Stupide comme elle est, ils n'auraient rien pu faire d'elle. Je la laissais continuer son petit numéro. Pion ou pas je gagnais bien ma vie, ce qui n'était certainement pas le cas de tout le monde, et cela me convenait parfaitement. Le reste m'était bien égal.

« Tu sais gagner du temps. Mais il est clair que tu ne peux pas être une des leurs. Tu es bien trop ignorante et idiote pour cela. »

Je pesais chacun de mes mots, prenant le temps de m'y arrêter, de parler sans montrer signe d'impatience. Après tout j'avais tout mon temps, même si j'avais sans doute d'autres chats à fouetter à l'extérieur de cet entrepôt. Je lui fis alors une proposition, quelque chose en échange de sa liberté. Elle me proposait de coucher avec elle, et je laissai alors un rire tonitruant s'échapper de ma gorge.

« Coucher avec une trainée comme toi ? Merci mais non merci, je suis quand même mieux servi par le gouvernement dans ce domaine. En revanche, je pense qu'on ne peut pas en dire autant pour toi. »

Je mis quelques minutes à retrouver mon sérieux. C'était hilarant cette petite blague. Et après on vient me dire que j'ai l'esprit tordu. Je ne comptais pas coucher avec elle, des compensations natures ne faisaient pas illusion à ce genre de chose, mais plutôt du troc. Des repas, des services, des trucs utiles dans la vie de tous les jours et répugnants à faire. Le cuisinier .. je ne lui faisais guère confiance. La femme de ménage travaillait bien mais elle manquait toujours de temps et il fallait alors payer des heures supplémentaires. Et honnêtement, ça me gonflait.

Isis ne souhaitait balancer le nom de personne. Dommage, certains auraient été prêts à donner le nom de leur meilleur ami pour sortir d'ici. Innocents ou pas d'ailleurs. J'avais déjà vu des personnes lancer le nom de quelqu'un de parfaitement innocent juste pour s'en sortir. Le résultat n'avait jamais été très beau. En tout cas, la jeune femme avait un raisonnement assez logique, elle ne perdait pas son sang-froid et ne faisait pas n'importe quoi juste pour rester en vie. Enfin, elle était sans doute prête à le faire. Et j'aurai bien aimé la pousser dans ses retranchements mais cette histoire m'agaçait. J'avais l'impression d'être un lion tournant dans sa cage, ou un carcajou enfermé et juste bon à faire des tours devant une foule stupide.

« Je perds mon temps avec une abrutie comme toi. »

Je lançai ça à voix haute, me relevant de la chaise et l'envoyant à travers la pièce. Je fis les cent pas, cherchant un moyen d'abréger cette discussion stérile. Finalement, une idée me vint.

« Je ne peux pas te laisser partir comme ça. Ce que je vais faire, c'est te casser la jambe ou faire en sorte que tu ais une blessure bien visible. Ensuite je te détacherai et je m'en irai. Libre à toi de rentrer sur la ville par tes propres moyens. »

Mes collègues employaient souvent cette méthode, et elle était plutôt appréciée. C'était sympa de voir la façon dont les gens tenaient à la vie.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Ven 20 Fév - 15:44

    Je n'avais pas l'intention de lâcher le morceau aussi facilement, je peux vous le dire, et je n'étais pas du genre à dénoncer une autre personne innocente, pour le plaisir de ce monsieur et du gouvernement. Je n'en voyais aucunement l'intérêt de toute façon, pourquoi agirais-je de la sorte ? Pour sauver ma vie ? Peut être que cela aurait été bien, mais ma vie n'avait aucune valeur, si je venais à disparaître, je ne manquerais à personne ou presque, je le savais bien, alors il pouvait faire ce qu'il voulait de moi, je m'étais résolue à peut être ne jamais sortir d'ici vivante. Après tout, n'étais-ce pas ce qu'il m'avait promis ? Pourtant, à force de parler, il voyait bien que je ne savais strictement rien sur ce qu'il désirait savoir, que nous étions en train de perdre notre temps. Mais s'il était un tueur alors il n'avait qu'à me mettre une balle entre les deux yeux et on n'en parlerait plus. Ma vie n'était pas si palpitante que cela. Je servais des verres à des clients pas forcément très honnête, et je jouais un peu de musique de temps en temps. En dehors de cela, inlassablement depuis des années, je visitais ma soeur à l'hôpital puisqu'elle était plongée dans un coma profond depuis maintenant trop longtemps. En dehors de cela, il ne me restait guère de temps, et ce temps là, je le passais chez moi, à jouer de la musique, ou à faire un peu de ménage des choses pas forcément utile, alors je me disais peut être que s'il mettait un terme à ma vie que tout cela simplifierai des choses pour moi. Je ne savais pas ce qu'il allait me dire, mais l'heure de mon sacrifice semblait arriver. Il m'insulta alors d'ignorante et d'idiote. Mais je ne notais pas, à quoi cela pourrait-il servir de rétorquer que je ne l'étais pas ? Ignorante si, mais idiote, non. Mais il pouvait penser ce qu'il désirait, je ne le reverrais jamais après aujourd'hui puisque selon l'évidence, il allait me tuer, purement et simplement. Il me traita alors de traînée quand je lui dis que s'il voulait coucher avec moi pour que je parte d'ici en vie, il le pouvait. Bien entendu que je n'avais pas envie de coucher avec lui, mais bon, si cela pouvait me servir pour partir, alors cela serait un bien moindre mal. En tout cas, ces insultes me concernant me passaient clairement au dessus, il pourrait bien dire tout ce qu'il désirait, je m'en fichais éperdument. Il pouvait bien se moquer, ça n'avait plus d'importance. Il n'y avait pas tellement de choix qui s'offrait à moi : soit il me libérait, soit il me tuait. Au final, qu'importe son choix, ça m'était bien égal. J'étais devenue bien terne depuis quelques temps, comme si ma vie n'avait plus aucune importance à mes yeux. Qu'est ce qu'il m'arrivait ? Je pensais avoir trouver un coeur bien disposé à mon égard en la personne d'Orfeo, mais notre rencontre matinale n'avait guère été concluante. Je n'avais rien ressenti de spécifique alors qu'au Masquerade, cela avait été différent, peut être trop justement. Peut être qu'en dehors de la musique, il n'y avait rien qui puisse nous rapprocher, je n'en savais rien, mais petit à petit, j'étais en train de lâcher prise et cette mésaventure d'aujourd'hui m'en faisait prendre encore plus conscience. Il me dit alors qu'il perdait du temps avec l'abrutie que j'étais. Il en rajoutait une couche, mais rien ne pourrait écorner davantage mon image. La chaise vola dans la pièce comme un vulgaire caillou. Elle n'était pas bien lourde mais il s'était clairement défoulée dessus. Il opta donc pour me libérer finalement après m'avoir cassé la jambe ou une autre blessure bien visible. Amen. Qu'il en fasse ainsi et qu'on en parle plus. Je n'avais pas à gagner du temps, simplement à le laisser agir, c'était bien suffisant.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Lun 2 Mar - 12:17

Finalement, je décidais de faire court. J'avais envie de rentrer chez moi, et cette jeune idiote ne m'apportait qu'une perte de temps. J'utilisai alors mon téléphone portable le temps d'envoyer un message écrit à un de mes collègues. Je lui expliquais la situation. Nous nous étions trompés de cible. Cette personne était plus haut placée que moi, c'était elle qui m'avait donné l'ordre d'interroger la jolie blonde. Sa réponse ne se fut pas attendre. Je pouvais la laisser là et partir. Si elle arrivait à se défaire de ses liens avant que la troupe d'élimination arrive, elle aurait la vie sauve. Sinon … mais ce n'était plus de mon ressort.  Je ne répondis pas au message.
Etais-je cruel au point de laisser une innocente mourir ? Elle ne répondait plus rien, elle semblait avoir abandonné l'envie de se battre et de ressortir vivante d'ici. Mon carcajou trouvait ça attendrissant. Je passai les deux mains dans ma tignasse, réfléchissant. Cela mit plusieurs longues minutes. Mais finalement, lorsque je me tournais à nouveau vers la jeune femme, j'avais pris une décision.

« Je vais te laisser partir. Même te faire du mal ne sert à rien. Tu es innocente, c'est clair. Un véritable rebelle n'aurait pas agi de la sorte. »

Je m'étonnais moi-même d'agir de la sorte. Ce n'était pas dans mes habitudes. Mais tuer quelqu'un ou le blesser n'était pas digne de mon animal totem. Le carcajou n'attaquait que pour se défendre, il ne prenait pas le dessus comme je le faisais.  Je cherchais alors dans l'armoire une pince pour défaire les chaines, mais rien. Je n'avais d'autre chose que de tirer à l'aide de mon arme automatique.

« Ne bouge pas. »

Je sortis le pistolet de ma poche, visai et tirai. Les chaines tombèrent au sol, n'ayant plus de lien entre elles. Et avant même que la jeune femme n'ait le temps  de se retourner, je marchai rapidement vers ma voiture, et m'installai derrière le volant. Je mis le contact, passai la première et m'en allai en laissant crisser les pneus. Sur la route j'attachais ma ceinture. J'avais l'esprit tranquille d'avoir agi ainsi. D'un côté, j'étais plutôt satisfait. Je n'avais rien appris et j'avais perdu mon temps, mais j'avais su me montrer raisonnable, c'était le plus important selon moi. Il commençait à faire nuit lorsque j'arrivai en ville. Je me garai près de mon lieu de travail, afin de voir mon collègue.

Ce dernier m'accueillit sans extravagance. La journée avait été plutôt bonne. Trois rebelles avaient été arrêtés, et trois enlèvements, comme celui d'Isis, s'étaient montrés être des erreurs. Je n'étais pas le seul à avoir eu une cible innocente, et je n'étais pas non plus le seul idiot à lui avoir laissé la vie sauve. Nous avions tous agi de la même façon, comme de bons pions du gouvernement. Mais ce qui comptait, c'était que j'étais en paix avec moi-même. Je n'avais pas commis de meurtre, ou de torture. Il ne restait plus qu'à voir si la jeune femme pouvait rentrer seule sur la ville. Mais ça, ce n'était pas non plus de mon ressort.
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MessageSujet: Re: Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé   Mer 4 Mar - 22:13


    Je ne disais plus rien, je n'avais rien à dire, absolument rien, c'était même une certitude, il ne voudrait de toute façon clairement pas entendre raison, mais il avait compris que je ne savais à propos de ce qu'il voulait savoir. A quoi bon insister et perdre son temps avec moi, je me le demandais mais finalement, il avait décidé de me laisser partir voyant que je ne disais plus rien. J'étais idiote, il me l'avait assez répéter et il avait sans doute raison, je devais l'être parce que ma vie était bien mauvaise depuis quelques temps maintenant. Ma routine me faisait peur, très peur même, j'ai envie de dire, peut être qu'il allait falloir changer. Peut être que je devais me renfermer sur moi-même et ne faire confiance à personne, peut être que cela devait se faire ainsi. Je ne savais plus rien, j'avais cette impression que ma vie n'avait plus de sens, qu'elle ne valait rien du tout. Peut être que cette prise d'otage m'avait finalement ouvert les yeux sur ce qu'était ma vie. S'il avait décidé de me tuer, a qui aurais-je manqué ? C'était peut être un clap de fin pour moi ? Oui, il y avait des chances pour que cela soit la fin d'une Isis Whitefield, comme vous la connaissiez depuis longtemps. Je m'étais coupée les cheveux, parce que j'avais eu envie de changement, mais ça ne suffisait pas, je devais vivre pleinement ma vie, peut être que je devrais tout claquer et changer du tout au tout, n'est ce pas ? J'aurais bien voulu demander à quelqu'un de m'aiguiller, mais je n'avais personne pour le faire, absolument personne, la seule qui pourrait le faire était dans le coma, elle ne se réveillerait jamais et si c'était le cas, elle serait dans un état de légume. Je ne savais plus quoi faire, peut être finalement qu'il aurait du me tuer, parce que ma vie était devenue bien risible. Il me disait de ne pas bouger et alors il tira sur les chaines qui m'entravaient pour me libérer. Je n'avais pas le temps d'agir que déjà il était partie. Il ne m'avait presque rien fait finalement et j'en étais heureuse, mais voilà, j'avais atteint un point où la passion n'était plus là. Je me levais donc de ma chaise et je m'en allais, je sortais de cet entrepôt alors qu'il faisait à présent nuit.

    Où est ce que je me trouvais exactement ? Je n'en savais rien, pas très loin de la Nouvelle-Orléans a en croire le panneau, mais bon, j'allais devoir marcher un bon paquet de kilomètres, mais au moins, j'aurais le temps de réfléchir à la suite à donner à ma vie. Devais-je déposer ma démission au Masquerade ? Etais-ce ce qu'il fallait faire pour me libérer de mes chaines ? Peut être, je ne savais pas. Devais-je libérer ma soeur de cette machine qui la tenait artificiellement en vie ? Devais-je tout simplement changer de vie ? J'en avais envie, mais peut être que je ne devais pas agir sur un coup de tête, n'est ce pas ? Oui, je devais réfléchir sur la suite à donner à ma vie. J'étais encore jeune mais je me sentais blasée de tout ce que j'avais connue jusqu'à présent. La musique m'aiderait sans doute à changer les choses, peut être que je devais l'oublier également. Peut être que je devais absolument tout changer, pas simplement ma coupe de cheveux, mais tout, tout ce que j'étais, tout ce que je représentais, non ? Il le fallait, je commençais à m'en persuader, cette Isis Whitefield était arrivée en fin de cycle, il fallait repartir pour un nouveau, faire de nouvelles rencontres, tisser de réelles amitiés et non des faux semblants. Pourtant, je me rendais compte que je n'étais pas si mal que cela dans ma petite routine, mais ma vie n'avait rien de palpitant, elle était bien monotone, elle ne servait à rien. Si j'aimais les soirs où je jouais du piano, je détestais les suivants où je devais simplement servir des verres et gérer les clients pénibles qui n'en voulaient qu'à mon physique. Devrais-je vendre mon corps pour gagner ma vie ? Je ne voudrais pas tomber si bas, il me suffirait d'apprendre quelques choses, j'avais été toujours une bonne élève, alors si on m'apprenait quelques choses de sympathique, peut être que je pourrais le faire. En tout cas, je marchais, je croisais quelques voitures, mais je ne faisais aucun signe à celles-ci parce que je savais que je devais marcher, marcher et encore marcher pour me rendre dans le centre de la Nouvelle-Orléans pour me dire quoi faire. Mais au final, il n'y avait qu'une alternative qui s'offrait à moi : tout changer ou ne rien changer. Il n'y aurait pas de demi-mesure, pas de pitié pour ce que je devais faire. C'était tout ou rien. Je ne savais pas combien de temps j'avais marché sur le bord de la route, mais mes jambes commençaient à me faire mal, parce que j'avais du marcher des kilomètres avant de voir la lumière de la ville. Mes pieds me faisaient mal, dire que je devrais être chez moi depuis des heures était presque comique. J'arrivais chez moi, j'allais me prendre un bon bain, il me ferrait du bien, j'en profiterais pour me raser les jambes, et peut être plus que ça parce que finalement, j'étais au bout du rouleau, complètement ...
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Sans explication [PV Isis] - Intrigue // Terminé

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