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 Save me? ft. Morgan

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Sink me in the river at dawn

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↳ Date d'inscription : 14/09/2012
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↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
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MessageSujet: Save me? ft. Morgan   Lun 5 Jan - 23:51

Save me?
Morgan & Ange. C'est une cause perdue...

« Kidnappé par les rebelles à tort ou à raison, vous voilà emmené de force à New-York. Vous cherchez à vous enfuir par tous les moyens possibles avant d’atteindre cette funeste destination. »


La routine est interrompue, lorsqu'un changement majeur dans vos habitudes se remarque en moins de deux secondes. Vous savez quand vous agissez d'une façon ou d'une manière qui ne vous est absolument pas normal? Et bien, moi... Lorsque j'eus ouvert les yeux, trois choses m'ont clairement indiqué que je n'étais pas prête de revoir ma routine sécurisante. Premièrement, même les yeux ouverts, je ne voyais rien. Le noir complet, comme il est rarement possible. Secondement, ma respiration était sifflante et étouffer par le tissu qui me recouvrait entièrement la tête... Tissu qui expliquait l'absence de lumière. Troisièmement, il y avait une main sur mes fesses. Oui. Cette sensation ne m’était pas familière. Mes fesses étaient du domaine privé. Personne n’y touchait jamais. Seul mon époux y avait eu accès et ça, c’était dans une autre vie. Plus d’un siècle auparavant. Je n’avais aucune peine à imaginer la scène. Je devais avoir la tête enfoui dans un sac, poignets et chevilles ligoté… Tandis qu’un gros balourd me traînait sur son épaule.

Malgré le silence, je savais que nous n'étions pas seuls. Mon nez captait l'odeur de plusieurs inconnus de différent sexe. À croire que mon kidnapping avait un rapport avec un groupe de rebelle. Ce qui n'aurait rien d'étonnant. Puisque j'étais le visage public du gouvernement actuel. Pour mon grand malheur, ce n'était pas la première fois qu'une telle tentative m'arrive. Ce silence, je le trouvais assourdissant. Comme si, on avait besoin d'être aussi discret. C'était peut-être logique pour un kidnapping, mais moi ça m'énervait. Sur un coup de tête, je gigotais. La réaction fut instantanée, je me retrouvais contre le sol à me demander si je n'étais pas blessée. Je ne ressentais aucune douleur ce qui aurait dû me rassurer. Cette certitude aurait rassuré n'importe qui, à mon exception près. Je ne ressentais jamais aucune douleur. « Elle s'est réveillée les gars! » Sur les nerfs depuis quelques temps, j'essayais de me relever un tout petit peu. M'aidant de mes coudes, je réussis même à m'asseoir. « Heum... Je ne voudrais pas vous déranger, mais vous avez oublié de me bâillonner. Du coup, je me sens dans le devoir de vous demander où est-ce que vous comptez me brûlez vive? Ou me torturer? Ou me lapider? Ou me mettre nue face à une foule en colère? Enfin, peu importe l'idée que vous avez en tête, je serais particulièrement reconnaissante, si je pouvais me rassurer en sachant ce qui m'attend! »
Une gifle, c’est tout ce que je me méritais. Suivi d’une série de protestation de la part des autres vilains. « FERME TA GUEULE POUFIASSE! » Si seulement j’avais pu comprendre en quoi c’était vraiment déplaisant, peut-être que ce geste aurait eu plus d’impacte sur moi. Je ne rajoutais rien toutefois, me doutant que ça ne servirait qu’à recevoir plus de coup. Le seul fait d’être en détresse me déplaisait, je n’allais pas en plus risquer de me voir chicaner par mon patron parce qu’une petite coupure s’infectait et finissait par presque me tuer. J’en avais assez des drames politiques et de toutes ses histoires de dictature. Je voulais me découvrir moi et arrêter de vivre au travers des hommes peuplant ma vie. Une tâche bien assez difficile en soi.

Redevenu un sac de patates, ils reprirent leur progression jusqu’à arriver au cœur de je ne savais quoi. Un attroupement qu’ils voulaient contourner. Les cris me vrillèrent les tympans, mon ouïe de skinchangers n’appréciait pas l’expérience. D’autant plus que privé de la vue, ce sens quadruplait d’intensité. C’était tellement désagréable, que j’en aurais bien mordu ce que ma bouche pouvait atteindre. Sans aucune délicatesse, l’homme qui me traînait me remonta comme il se devait sur son épaule, donnant une poussé qui me malmena l’estomac. « HEY! J’aimerais ne pas vomir s’il vous plait! Déjà que votre odeur laisse à désirer… » Ce n’était pas par méchanceté, mais la réalité de mon odorat. Il empestait. J’aurais pu être malmené davantage, toutefois, le petit groupe s’immobilisa et d’une voix qui se voulait imposante interpella quelqu’un ou quelque chose… Comment j’aurais pu savoir? J’étais quelque peu hors d’état de nuire.

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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Mar 6 Jan - 2:34

Le calme et la tranquillité. Morgan y aspirait parfois, réellement. Cet instant où plus rien n’importe vraiment plus que la paix. Ne l’ayant jamais connue, il n’aurait su dire s’il courait après une chimère ou si elle existait, quelque part, peut-être même à portée de main. Il savait que le lendemain, il aurait probablement oublié qu’il voulait la trouver, ce genre de moments était très rare, trop rare. Si pour l’instant, il désirait la trouver, c’était pour une seule et unique chose : échapper au vacarme de son esprit mais, pas seulement. Il la désirait car cela voudrait dire qu’il n’aurait plus envie de tuer son voisin de ses propres mains.
En trouvant l’appartement, il n’avait pas pensé à demander s’il y avait quelque chose à savoir en dehors de ce qu’il savait déjà. Jamais il n’aurait pensé que son voisin du dessus était sculpteur et encore moins que ce bougre de parasite - quelle ironie - ne trouvait l’inspiration lors de ses rares temps de repos volontaires. À croire qu’il le faisait exprès. Bien sûr, il aurait facilement pu le tuer et rendre sa mort utile. C’était facile, il n’avait même pas un petit effort à faire. Le problème, c’était les conséquences. Un mort trop proche, un nuisant qui plus est, risquait d’attirer l’attention sur chaque locataire de l’immeuble. Il n’avait vraiment pas besoin de ça. Le bon sens l’obligeait à se nourrir le plus loin possible pour éloigner au maximum les soupçons. Il donnait remarquablement bien le change mais, après avoir ravagé son appartement une fois à cause d’une crise, il préférait ne pas trop attirer l’attention.
Pour résumer, lorsque Morgan attrapa ses clefs, le nécessaire du parfait citoyen et de quoi s’isoler du monde... c’était pour rendre service à la communauté. Nettoyer un cadavre, ça n’avait rien d’amusant et les enquêtes étaient agaçantes. C’était de l’altruisme que de partir avant de commettre ce meurtre qu’il avait commencé à envisager lentement mais sûrement.

Comme toujours, c’est sur son vélo qu’il partit en balade, libre de toutes courses et donc, de trajets définis. Il en profita pour s’éloigner de ses chemins les plus habituels mais, comme toujours, la routine se rappela à lui. Depuis qu’il était revenu de Darkness Fall, inexorablement, il retrouvait des automatismes d’hantant. À croire qu’indépendamment de sa volonté, son esprit et son corps avaient besoin de se réintégrer. Hors, pour l’un comme pour l’autre, jamais rien ne redeviendrait comme avant. Cette époque était révolue depuis qu’il avait été tué.
Proche des rues menant au gouvernement, il eut un sourire en coin pour lui-même. Les lieux de pouvoirs... Ils avaient toujours eu de l’attraction sur lui. Mais, cette fois, il était hors de question d’agir de la sorte. Non seulement il était trop instable mais, pour ne rien arranger, il n’était pas exactement un ami de l’État.

Observant l’immeuble encore un moment et haussant les épaules. Un des vigiles, gardes - il ne savait comment les appeler - lui demanda s’il était là pour livrer. Il ne trouva que ce haussement d’épaules pour lui répondre. Il était au repos. L’homme lui conseilla d’être prudent. La belle affaire. Il ne devait pourtant pas négliger le fait qu’il s’entendait bien avec lui et que ça avait ses avantages. Aussi, il lui fit signe de la main et d’une voie amicale retourna le conseil avant de partir.
Il ignorait alors que son manège avait été perçu et noté. Ça n’avait rien de nouveau. Se fondre dans la masse, c’était son gagne pain, sa survie en dépendait. Il n’avait jamais vraiment été doué pour se faire des amis. Il n’avait jamais connu que les relations de pouvoir, pour ainsi dire. La confiance, c’était bon pour les scouts ou les idéalistes. C’est pourquoi, quand il passa dans une ruelle - qu’il n’empruntait que peu en raison de ses problèmes d’encombrements - et qu’on l’appela, il se méfia instantanément. Il s’arrêta cependant. Non pas à cause de son interruption de parcours mais, en raison du paquet, dont les fesses à hauteur de visages ne pouvaient sauter qu’aux yeux. Ces gars étaient-ils stupides, attardés, inconscients ? De plus, être arrêté sans politesse, il avait déjà donné et ça ne s’était pas très bien terminé. Il avait encore le goût amer de cette rencontre dans la bouche et son souvenir vivace en premier plan lorsqu’il rêvait.
Un morceau du groupe se détacha alors que le paquet - une femme - venait de faire une remarque qui l’aurait beaucoup fait rire s’il n’avait pas d’autres préoccupations. Cela dit, elle n’avait pas tort, ces gars ne sentaient pas forcément la rose. Non pas qu’il embaumait mais merde. En attendant, ils se voulaient menaçant, ça, il pouvait faire aussi.

- « On t’a vu bosser pour le gouvernement le coursier. Plusieurs fois. »

Allons bon ! Tant qu’ils ne savaient que ça... Ses autres activités étaient bien plus problématiques que ses livraisons pour la sphère dirigeante.

- « Et après ? C’est mon taf. Faut payer les factures. »

- « On l’emmène. »

Apparemment, on se fichait de connaître son avis sur la question. On se fichait même de lui fournir une réponse. Bien. Il n’avait pas énormément de solutions. Ils étaient armés, il y avait au moins un surnaturel dans le tas. Ça n’allait pas se dérouler sans encombre. Au diable la prudence, qui qu’ils soient, il ne se fit pas prier et alla à leur rencontre. Plus il serait près, plus ce serait simple de s’en débarrasser.

- « Hey, les gars, c’est quoi le problème ? Je fais que livrer des trucs. »

Leurs poignes étaient plus fortes que prévu mais, un contact direct arrangeait bien ses affaires. Quelques pas à peine et il profita de leur stupidité pour s’y mettre. Un repas livré sur un plateau, ça ne se refuse pas. Encore moins deux. Il n’avait jamais fait ça, mais c’était le moment d’essayer. Ça n’était vraiment pas prudent mais... et bien soit. Il y alla franchement. Heureusement - pour eux surtout - même insatisfait et toujours affamé, il ne fit que les affaiblir. Le fait qu’ils soient deux devait avoir joué en leur faveur. L’un d’eux fut bien à deux doigts de prononcer ce mot tant redouté qu’était « Daybreaker » mais, il ne parvint à en prononcer que le début. Sans aucun scrupule, Morgan le vida de toute énergie après sa tentative de parler. Putain de merde. Un cadavre imprévu, ça n’était jamais bon signe. Sans perdre de temps - il en avait déjà trop perdu - il usa de l’un de ses meilleurs dons. Il ôta la vue de l’homme qui tenait la fille.
Un mort, un affaibli, un aveugle et il ne savait encore combien d’autres à proximité qui pouvaient intervenir n’importe quand... Tu parles de paix et de tranquillité ! Pourvu qu’ils aient une mauvaise mémoire, contrairement à la sienne. Il n’hésiterait pas à finir le boulot mais, plus tard. Déboussolé, l’armoire à glace lâcha la fille. Il ne put dire si elle avait touché le sol ou non mais il la remit sur ses pieds.

- « Pas le temps pour les présentations. On se casse ! »

Il détestait courir mais, certaines batailles étaient perdues d’avance. Du un contre un, il dominait. Pas là. Pas sans connaître le terrain. Le savoir, c’est le pouvoir. Traînant la femme par le bras et attrapant son vélo de l’autre main après lui avoir retiré le sac des yeux, il l’entraîna à sa suite. Bénie soit la chance qu’elle ait eu un sac sur la tête pendant qu’il faisait le mariol avec ses pouvoirs sans assurance d’impunité. Au moins, elle n’en saurait rien. En théorie du moins.
Nom de dieu, heureusement qu’ils n’étaient qu’en périphérie de la ville... Où donc ces abrutis les auraient-ils emmenés sinon ?
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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Lun 19 Jan - 22:25

Save me?
Morgan & Ange. C'est une cause perdue...


J’avais l’impression d’être un sac qu’on jetait négligemment sur l’épaule avant d’avancer. Mon corps allait certainement finir par protester de ce traitement… Qui devait être douloureux. Pour ma part, c’était mon esprit qui trouvait difficile d’être ainsi traité. « Et après ? C’est mon taf. Faut payer les factures. » Je tendis l’oreille. Maintenant que je savais qu’ils avaient remarqué quelqu’un et non quelque chose, je voulais prêter attention. Attendre de voir si j’avais une chance de m’échapper. Quoi que, la tête à l’envers, le nez retroussé et les poignets liés, mon espoir était aussi faible qu’inutile. Couper de la réalité, grâce à un sac noir, j’attendais passivement. Me demande combien de temps s’était écoulé depuis qu’on m’avait kidnappé. La voix sérieuse du costaud numéro un sembla frapper le silence qui s’était presque installé après la déclaration de mon inconnu numéro… Heu six? Oui, il serait le numéro six. La pauvre futur victime numéro deux. D’un coup d’épaule, je su qu’il s’assurait que je ne tomberais pas de nouveau sur le sol. Ils allaient encore marcher un moment, si numéro six ne les retardait pas trop. « Hey, les gars, c’est quoi le problème ? Je fais que livrer des trucs. » Pauvre numéro six… Je soupire. Le pauvre. « Cours, ce sera plus simple! » Ma voix est faible, mais ce n’est pas de ma faute, mes poumons sont comprimés par monsieur muscle.

J'entendis les muscles de mon agresseur se contracter, alors, que la situation n'était pas à son meilleur pour eux. Peu importe qui était numéro six, il semblait leur donner du fil à retorde et je me surprise même à encourager celui-ci. « Oubli pas de les empêcher de courir! Ils sont têtu ces imbéciles! » J'attendais la réaction, qui ne vient pas. Pas tout de suite. Au contraire, j'entendis un cri de surprise et de peur, avant de sentir à nouveau que je tombais. Une chute libre, sans aucun contrôle. J'allais encore devoir me rendre à l'urgence si je survivais à cette histoire. Foutu idiots! Ça ne se faisait pas de malmener ou d'échapper une femme incapable de ressentir la douleur! Ce n'était pas du jeu et définitivement un manque de classe. Fermant les yeux pour attendre le choc, je fus surprise de me retrouver à la verticale. « Heu... Merci? » « Pas le temps pour les présentations. On se casse ! » Enfin, je ne pu pas vraiment faire plus, il sembla décidé à me faire courir et je l'aurais suivi, si ce n'était que mes chevilles étaient ligoté. Je me retrouvais de nouveau nez contre terre. Désespéré de cette journée qui n'en finissait plus. Par chance, il revient pour me retirer le sac de sur la tête et en parfait gentleman inconnu, pris le temps de me soulever avant de me déposer sur son vélo. Je plissais les yeux, retrouvant ma vision nocturne et mes sens se remettant des chocs. Je reprenais ma respiration, m'accrochant comme je le pouvais à mon sauveur imprévu. Un mouvement attira mon attention et je ne pu qu'agrandir mes yeux. « Heum... On devrait y aller. Je crois, que la cavalerie arrive. Et ils ne me semblent pas contents du tout! »

Instinctivement, je mordais les liens que me retenaient les poignets, essayant de ne pas perdre mon équilibre, lorsqu'il se mit à pédaler. Une fuite à vélo, c'était une première pour moi, mais je ne profitais pas de l'instant. Continuant à m'acharner sur la corde. Main contre son dos, je m'écorchais la peau à force d'oublier de me soucier de ne pas me blesser. Je finis néanmoins par gronder, à l'image de la louve qui se cachait en moi et relâchais la pression. Un regard derrière nous et je su qu'on avait mis une bonne distance avec mes bourreaux. Inquiète de la suite, je relevais ma tête et criais pour qu'il puisse m'entendre. « C'est pas que je ne vous suis pas reconnaissante, mais j'aimerais bien être détaché! » Ravalant la colère qui ne m'était pas familière, j'ajoutais dans un souci d'être honnête avec numéro six : « Et heu... Ils vont nous poursuivre. Ils ne comptent pas me laisser m'échapper vous savez. »

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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Mar 20 Jan - 17:31

Morgan avait pour habitude de traiter les femmes mieux que ça. En théorie du moins. Enfin, il les respectait en tout cas. Mais, là n’était pas le problème. Le problème c’était les types qui avaient cru qu’ils avaient décroché le gros lot en lui tombant dessus. Quelque part, ils l’avaient peut-être décroché. Il n’était pas le moins du monde au courant des plans de la Résistance et du rôle des Daybreakers dans tout ce bordel. À vrai dire, ça n’aurait probablement rien changé s’il avait su. De tout temps, il avait agi pour lui et pas pour les autres, jamais pour les autres. Ou si peu... et uniquement par intérêt. Pourquoi aidait-il cette femme ? Parce qu’ils étaient dans le même bateau à présent. Cependant, ça n’avait aucun rapport avec une quelconque solidarité, il ne fallait pas se méprendre. Tout était question d’avantages.
Il entendit bien le conseil que lui donnait la femme même s’il n’était pas particulièrement audible pour le commun des mortels mais, il en était hors de question. Pas tout de suite du moins. Avant ça, il avait des choses à faire. Affaiblir pour mieux fuir, même si ça agacerait sans aucun doute les probables renforts de ce tas de couillons.

En train de se débarrasser de tout ce qui pouvait être gênant, il n’avait pu que parfaitement saisir les autres paroles de la donzelle. Ce genre d’individus était toujours beaucoup trop têtu pour le bien. La preuve en était avec celui qui avait essayé de faire le jour sur sa nature. Crétin. On ne lui avait jamais dit de ne pas contrarier le croque-mitaine ? C’était présomptueux de sa part de se voir comme tel mais, en comparaison, il l’était réellement, dans le cas présent.
Embarquant sans plus attendre l’autre victime de tout ce cirque, il oublia ses liens. Manque de chance, il est de notoriété publique que l’on court moins vite les pieds attachés et, il n’avait pas vraiment le temps de s’occuper de ça dans l’immédiat. Un cadavre, une larve et un aveugle, ça faisait trop de problèmes à gérer dans son environnement immédiat. La fuite en vélo manquait de classe mais, elle avait son utilité quand on connaissait ses routes. De plus, il y avait visiblement urgence. Ça commençait à s’activer d’après ce qu’elle lui affirmait.

- « Comme c’est étonnant... » Il maugréait plus qu’autre chose. Fatalement, qu’ils étaient mécontents. Qui ne le serait pas à leur place ?

Rien de tout ce qui se déroulait n’avait été prévu au programme, absolument rien. Lentement mais sûrement, cette journée devenait - ou redevenait - sacrément pénible. Avalant la distance le plus rapidement possible pour mettre de l’espace entre eux et la petite bande de bras cassés, peut-être pas si cassés que ça, il mit les bouchées doubles.
Il grimaça quand elle cria un peu trop fort. Le problème d’avoir une ouïe meilleure que la moyenne... Il soupira et bifurqua vers une ruelle qu’il connaissait bien pour son absence totale de visibilité et surtout, pour son trafic. Personne n’était assez stupide pour s’aventurer par là à moins d’avoir un passe droit. Ça devrait suffire. Du moins pour le moment. Il s’arrêta derrière une poubelle et descendit, l’invitant à en faire autant. Consciencieusement, il dissimula son vélo et fractura la porte qui donnait sur la rue. C’était une habitude, cette serrure n’avait de secret pour aucun de ceux qui avaient besoin d’entrer.

- « C’est pas glorieux, ça pue et y a probablement des cafards mais, ça fera l’affaire pour le moment. » Et nom de Dieu, ça puait vraiment. Il grimaça d’ailleurs quand une odeur de nourriture rance se mit à venir piquer son odorat.

Morgan sortit l’outil de tout bon coursier, un genre de couteau Suisse qui pouvait être aussi utile en cas de crevaisons que quand il fallait découper des liens. Il s’exécuta, regardant enfin sa partenaire de fuite. Intérieurement, il jura. La porte-parole des ronds de cuir, la voix du gouvernement. Magnifique. Pas du tout problématique. Au fond, ça n’y changeait pas grand-chose mais, il se maudissait de ne pas avoir fait le rapprochement en lui retirant le sac de la tête.

- « Qu’est-ce que vous avez bien pu faire à ces gars-là pour qu’ils s’acharnent à vous poursuivre comme un chien s’acharne sur un os ? »

Il était loin d’imaginer que l’image du canidé acharné pouvait s’appliquer mais bon... Il devait se comporter comme quelqu’un de normal non ? A priori, elle n’avait rien vu de son tour de passe-passe et du meurtre qu’il avait commis juste avant. Pour autant, il devait quand même faire attention et il ne perdait pas de vue que cette bande de clowns pouvaient peut-être se pointer malgré la réputation du coin.

Vraiment... il détestait cette journée.

- « Comment vous allez ? »
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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Jeu 22 Jan - 2:23

Save me?
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Je n'ajoutais rien. Le laissant nous éloigner de ses rebelles qui voulaient ma peau. Je n'allais quand même pas me montrer difficile où lui hurler d'aller plus vite, alors que sans lui j'aurais fini en ragoût pour zombie ou sur une vidéo dédier à passer un message. Dans tous les cas, mon cou et ma vie lui étaient reconnaissants. De plus, en cette période de deuil, j'appréciais un peu d'aide de la part d'un parfait inconnu. Lorsqu'il bifurqua, je dus m'agripper avec mes ongles pour ne pas me retrouver le nez de nouveau contre la terre ou l'asphalte dans ce cas. Seulement, je n'étais pas au bout de mes peines. L'odeur qui me surprit, me laissa perplexe et nauséeuse. Je détestais ma seconde nature dans ses instants. Plissant le nez, j'essayais de me concentrer sur l'odeur étrange de mon sauveur. Oui, c'était plus agréable, ça me picotais moins les narines. « C'est pas glorieux, ça pue et y a probablement des cafards mais, ça fera l'affaire pour le moment. » Je lui adressais un sourire, que j'espérais sincère. Mais, avec tout ce qui m'était arrivé mon talent d'actrice commençait à me lâcher. Mon impatience devenant trop grande. Ma louve s'impatientait, j'avais atteint une limite que je ne me connaissais pas. J'avais envie de m'arracher les liens de force, de ne plus me battre avec des faux semblants, me ficher de ce qu'on pensait de moi. Fini les longs discours et tenter de me battre à contre-courant. J'en avais assez... Je n'en pouvais plus. Je sursautais en sentant le couteau couper mes liens et levait mon regard vers mon héros impromptu. Oups... Il semblait enfin remarquer mon visage. Oui, j'étais sûrement trop visible comme victime à ses yeux. Je l'étais pour beaucoup et je ne pouvais pas leur en vouloir. « Qu’est-ce que vous avez bien pu faire à ces gars-là pour qu’ils s’acharnent à vous poursuivre comme un chien s’acharne sur un os ? »

Je regardais mes pieds, plissant encore plus mes narines. Ouf.... J'implorais que l'odeur s'atténue, mais c'était impossible quand on était moi. Être à moitié animal n'avait pas que des avantages. « Ils sont en rut à l'idée de blesser le gouvernement et ont flairé l'odeur d'une parfaite proie ? » Ravalant l'aigreur qui ne m'était pas familière, je fixais mon regard fatigué sur lui et souriait avec l'expression d'une femme désillusionnée. « Qu'est-ce que j'en sais. Je suis sûrement la cible la plus facile pour avoir une prise sur le public. On me voit sur tous les écrans de télé, souriante et rassurante. La voix du gouvernement bla bla bla. Du coup, je suis l'os le plus savoureux qu'ils peuvent trouver. » Des bruits de pas m'obligèrent à tendre l'oreille et je ne pu retenir le léger grognement qui me venait naturellement. Ce mouvement vif n'avait pas tout à fait l'aspect d'une humaine, mais je préférais faire comme si de rien était. Il n'avait rien vu, comme moi je ne m'attarderais sur aucun détail le concernant. Il m'avait sauvé, cela aurait été impoli.

« Comment vous allez ? » La question me laissa sans voix... Je ne savais pas quoi répondre. Je ne savais vraiment pas quoi répondre à cette question. Mes yeux s'écarquillèrent et j'essayais d'apercevoir mon corps, avant de lâcher prise. AH! Encore une question piège, les gens ne pouvaient pas me demander quelque chose de plus simple? « Heu... Bonne question. Et vous? » Oui, j'avais l'impression d'être aussi ridicule que possible. Mais, cette question je la détestais. On me la posait sans savoir quoi répondre me demandait un examen complet de ma personne. D'autant plus, qu'on m'avait fracturé le crâne pour m'assommer puis ballotter dans tous les sens. Une main frôla ma lèvre et senti le liquide poisseux, j'avais sûrement dû me mordre dans une de mes chutes. Lui adressant une moue particulièrement comique, je finis par soupirer. « J'en ai aucune idée. Je... Ne peux pas le savoir. Je sais que je suis vivante, mais... voilà! Je ne ressens aucune douleur. Jamais. Donc, est-ce que je vais bien? Je ne peux pas le savoir et ma nounou a pris sa retraite après la dernière tentative d'enlèvement. Il devait avoir raison, il n'aurait sans doute pas survécu aujourd'hui. » Que pouvais-je ajouter de plus? Que je pouvais me mettre nue et lui demander d'observer la moindre parcelle de ma peau? Pour une raison qui m'échappait, les gens n'aimaient pas quand je proposais cette possibilité.

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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Dim 25 Jan - 0:18

Hasard, destin... Quoi que ce soit, Morgan n’avait absolument rien prévu de ce qui était en train de se dérouler. Très franchement, il aurait préféré qu’il ne se passe rien. Qui que soient ces gens, ils n’en resteraient pas là. Si les gars qui avaient survécu arrivaient à remettre son visage, ça n’en resterait pas là. Dans son cas à elle, c’était encore plus vrai. Toute cette histoire n’était pas pour lui plaire du tout. En même temps, se laisser embarquer sans rechigner, il en aurait été incapable. Quel que soit l’angle sous lequel il cherchait à analyser la situation, ça se finissait irrémédiablement avec des morts et des blessés. En l’occurrence, en y réfléchissant bien, ça c’était plutôt bien passé, mieux qu’il n’aurait pu l’espérer. Le tout était maintenant de savoir comment la suite allait se dérouler. Il était bon quand il s’agissait de prévoir mais, il n’était pas devin... Et même en tant que sorcier, il n’avait jamais vraiment été capable de prédire quoi que ce soit. Pas sa branche préférée quoi.

Les mener dans le pire coin de la ville lui avait semblé une bonne idée. Ça n’était clairement pas sûr mais, ils pourraient éventuellement les voir venir, voire même les entendre. Les gens qui n’ont rien à foutre dans les parages étant souvent mal venus, il espérait avoir la paix pour un temps. Loin d’être chic, puant comme pas permis, l’endroit aurait au moins le mérite de couvrir leurs odeurs. Il l’avait entre autre choisi pour ça, même s’il était pénalisé également. Plus que pénalisé d’ailleurs. L’odeur était véritablement infecte.
Une fois ses liens coupés, c’était le moment du question/réponse. Il était plutôt curieux et savoir dans quoi il avait mis les pieds étaient préférables. L’ignorance, dans bien des situations, posaient plus de problèmes qu’autre chose. Aussi, lorsqu’elle répondit, il haussa un sourcil. Des rebelles ! Manquait plus que ça au tableau. Non pas qu’il n’appréciait pas la beauté de la force brute mais, leur plan d’attaque laissait pour le moins à désirer. Faire péter des trucs et ramasser des gens, ça n’allait pas les mener très loin s’ils s’y prenaient comme des manches... c’est-à-dire comme aujourd’hui. Certes, s’ils n’avaient pas eu les yeux plus gros que le ventre en voulant l’embarquer aussi et, s’ils avaient été plus discrets, ça aurait sans doute marché.

- « Je vois ouais. » Il s’était foutu dans un sacré pétrin. Il risquait bien de perdre sa tranquillité dans cette histoire... Il entendit le grognement mais, il ne releva pas. Plus tard peut -être. En attendant, il préférait faire profil bas. Très bas. Un peu comme ça : « Va falloir revoir votre sécurité si vous voulez mon avis. » en balançant des évidences...

En toute franchise, Morgan s’en fichait pas mal. C’était juste ce qu’il fallait dire même si c’était pour enfoncer une porte ouverte. Il était clair qu’il faudrait qu’elle soit mieux protégée mais, ça, ça n’était pas son problème. Bien loin de là. Il n’avait jamais fait dans les bonnes œuvres, à moins que ça lui rapporte quelque chose. L’altruisme même, en somme.

Sa question suivante étant très simple, il s’attendait à ce que la réponse arrive vite. Et pourtant... L’esquive, son retour à l’envoyeur, lui fit hausser un sourcil. Qu’y avait-il de compliqué ? Oui. Non. Pas vraiment. C’était simple non ? Mais, apparemment, ça ne l’était pas tant que ça. Il haussa les épaules, répondant du tac-o-tac.

- « Ça va. C’est pas moi qui me suis fait balader à moitié plié sur une armoire à glace et c’est pas la balade à vélo qui va me tuer vu les kilomètres que j’me paie à la journée. »

Trop en dire valait mieux que pas assez. C’était plus rassurant, une situation plus facilement gérable pour l’autre. Mettre en confiance. C’était nettement mieux qu’elle garde la tête froide et qu’elle puisse se concentrer si la bande de rebelles de bas-étages arrivait à les retrouver. Il n’avait vraiment pas envie de gérer une crise d’hystérie.
La moue à laquelle il eut droit peu de temps après le surprit. Une fois n’était pas coutume. La réponse qui allait avec, plus encore... Ainsi donc, elle ne ressentait rien ? Voilà qui allait encore simplifier les choses. Bon Dieu, pourquoi fallait-il que ça tombe sur lui ? Il n’avait rien contre l’animation au fond, ça permettait de ne pas s’ennuyer. Sauf que là, ça frôlait le délire.

- « Je vois. À première vue, vous avez l’air entière, pas d’os qui dépassent, pas de bossent étranges, violacées ou verdâtres. Mais, j’peux pas être plus précis. J’suis pas toubib et pas des plus caler en anatomie. C’pas vraiment mon fond de commerce. » En attendant, c’était bien joli mais, ils n’allaient pas rester ici pendant des siècles non plus. « Vous avez un endroit où aller, où vous seriez en sécurité ? J’connais bien le coin. »

Il n’aurait sans doute pas dû dire qu’il connaissait bien le coin. Avoir ses entrées dans les environs et pire, les connaître, voulait tout simplement dire qu’on avait eu besoin ou qu’on avait encore besoin d’avoir ses entrées. Hors, ça voulait dire aussi que ce que l’on faisait ou voulait faire n’avait rien de très nette. Les raccourcis étaient plutôt faciles à faire. D’un autre côté, il fallait bien débloquer la situation et il n’avait aucune envie, vraiment aucune, de passer trop de temps dans cet immeuble... et ce, pour un nombre incalculable de raisons, toutes meilleures les une que les autres.
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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Mar 3 Fév - 4:25

Save me?
Morgan & Ange. C'est une cause perdue...


Je m'en serais presque demandé s'était comment avoir mal. Après avoir été aussi malmené, quelle était cette sensation qu'on me refusait? Est-ce que j'aurais grimacé incapable d'endurer ce concept qui m'échappait? Même une fois au lit, je n'avais pas su prendre plaisir aux tourments de mon époux sadique... C'était étrange que la douleur en excite un et en détruise d'autre. AH! Mais là n'était pas la question. Je devais plutôt penser aux rebelles et leur merveilleuse idée de me kidnapper. Trimballer en sac à patates, je n'avais pris le temps de réfléchir. Mais, une fois dans ce lieu qui laissait mon odorat au bord de la grève, je ne pouvais faire que ça. Soit, me demander ce qui serait la suite. Retourner auprès du gouvernement et me retrouver à nouveau victime d'ici quelques jours. Oui, il ne fallait pas être brillant pour deviner que cette situation commençait à m'arriver de plus en plus souvent. On me laissait, d'ailleurs, de moins en moins seule. De moins en moins de liberté. On cherchait à me faire devenir leur poupée et ça, c'était depuis que Nicolas ne m'apportait plus son soutien. Ils se battaient presque pour savoir qui allait avoir un nouvel os à ronger. Des chiens enragés et la louve en moi ne voulait que leur mettre des crocs à travers la gorge. « Je vois ouais. » Non il ne voyait pas. Je ne voulais pas être la potiche de service! « Va falloir revoir votre sécurité si vous voulez mon avis. » Je haussais un sourcil et d'entre mes lèvres j'entendis ma voix. Mais, elle était moins calme et moins douce qu'à mon habitude. Je n'avais pas une once de violence en moi, à l'exception de ces instants où j'étais louve de Tasmanie et ceux où j'aidais un proche... Alors, de répondre aussi sec me semblait mauvais présage. « Vous croyez? Je ne vois pas pourquoi, me faire balade sur l'épaule d'un balourd mal éduquer me fait si plaisir, que je compte renvoyer tous mes gardes du corps et me promener à poil dans les rues! Faut bien, que j'augmente mes chances. »
Je relâchais la pression et lui adressais un sourire innocent. Mais les excuses restaient coincer dans ma gorge, finissant de m'ahurir. Qu'est-ce qui me prenait ce soir? Secouant ma tête de droite à gauche, je fis un pas en arrière pour m'éloigner de cet homme me prenant la tête entre mes mains. J'étais fatiguée. Terriblement épuisé. Toutes ses histoires de gouvernement pourri de l'intérieur et les grandes paroles de cet idiot qui m'avait poussé à accepter ce poste. Toutes ces actions que j'avais faites pour plaire à un homme qui m'était important. J'étais pathétique depuis l'enfance. Je l'étais sans doute toujours. Kyran avait peut-être eu raison de s'éloigner de moi. Est-ce que je pouvais vraiment être considéré comme une personne à part entière? « Ça va. C'est pas moi qui me suis fait balader à moitié plié sur une armoire à glace et c'est pas la balade à vélo qui va me tuer vu les kilomètres que j'me paie à la journée. » C'était exactement ce qu'il me fallait et dans un effort pour ne pas rire devant lui et m'éclater les tympans par la même occasion... Mes épaules se mirent à bouger de manière frénétique. Ma main quitta mes temps pour couvrir ma bouche et je dus me retenir quelques secondes. Lui lançant un regard désolé, je finis par reprendre mon souffle. « Désoler. C'est l'image de vous dans cette position. Je ne sais pas pourquoi, je ne trouve pas que c'est crédible. »

Je ne savais pas comment il réagirait. Quand je parlais de mon insensibilité, plusieurs avaient voulu vérifier. Par chance, mon sauveur du jour semblait ne pas vouloir me contredire. « Je vois. À première vue, vous avez l’air entière, pas d’os qui dépassent, pas de bossent étranges, violacées ou verdâtres. Mais, j’peux pas être plus précis. J’suis pas toubib et pas des plus caler en anatomie. C’pas vraiment mon fond de commerce. » Je tourne sur moi-même, pour lui montrer tout ce qu’il y a à voir. Puis, lui lance un sourire comme je savais si bien en faire. Mais, il était las. « Je suppose que vous avez raison. Je vais vous confiance sur ce point. » Je ne pouvais quand même pas m’examiner devant lui et je me retenais de ne pas lui demander. Je ne comprenais pas le problème avec la nudité. « Vous avez un endroit où aller, où vous seriez en sécurité ? J’connais bien le coin. » Je haussais un sourcil. J’avais été secouru par un homme complètement louche. Mais, qu’est-ce que j’en avais à faire? Mon frère était un terroriste. Ma tête se tourna vers la gauche pour voir quelqu’un arrivait. Puis, je le regardais à nouveau. « Vous connaissez un accès au toit? Je pourrais peut-être me retrouver si j’ai une vue d’ensemble. Disons que je ne viens ici… Que rarement. » Je mentais. Je mentais et ça paraissait parce que je ne faisais aucun effort pour mentir. Je passais mes nuits ici, en animal. Je sursautais en entendant des cris au loin et de nouveau j’eus de la difficulté à retenir le grognement dans ma gorge. J’étais trop sur les nerfs. « Guidez-moi n'importe où! Mais, faut bouger! » Je ne savais pas si c'était les mêmes, mais l'aboiement encore lointain ne m'annonçait rien de bon.

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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Ven 6 Fév - 21:43

Le sauvetage passé, Morgan ne savait pas vraiment quoi faire de la demoiselle. Il n’avait rien prévu de tout ça. Et quand bien même, qui aurait voulu se retrouver dans une telle situation ? Certainement pas lui, qui faisait généralement passer ses intérêts avant ceux des autres. Ce qui, en l’occurrence, ne pouvait pas avoir lieu ici. Plus maintenant. Désormais, il avait vaguement la responsabilité d’un autre être humain. Non pas qu’il avait des scrupules mais, il fallait quand même reconnaître que cette situation pouvait avoir son avantage. Restait à trouver ce qu’il pouvait retirer de bénéfique dans cette histoire.
Pour le moment, ils avaient la tranquillité requise pour mettre les choses au clair, voire même pour réfléchir à la suite des événements. La porte-parole allait finir par lui péter un plomb dans les pattes et il n’avait pas besoin de ça. Il y avait encore des choses à résoudre avant de pouvoir la laisser virer à l’hystérie, à moins qu’elle n’arrive à ne pas le devenir, hystérique. Tout dépendait de ses nerfs et de son aptitude à lui pour la calmer. Et dire qu’il n’était pas doué en la matière, était peu dire. Les relations humaines n’avaient jamais véritablement été son fort.

Sa réaction quant à l’une de ses réflexions lui prouva qu’il était urgent de calmer le jeu. Il valait mieux qu’elle disjoncte de suite plutôt que lors d’une confrontation. Aussi, Morgan se fit violence pour ne pas répondre. Il y arrivait très bien en toutes circonstances, cette fois ne dérogerait pas à la règle. Il haussa simplement les épaules. Ce qu’il avait dit pouvait être interprété de mille façons, elle avait choisi d’en sélectionner une qui lui permettait de pester. Grand bien lui fasse si elle ne lui tapait pas une crise de nerfs dans la foulée. Qu’elle se défoule donc, leur situation ne leur permettait pas que ça arrive plus tard. Quand bien même, ce qu’il ajouta ensuite la fit rire, contrairement à sa dernière remarque. Cela dit, il devait avouer qu’elle n’avait pas tort, la situation aurait été pour le moins ridicule et, ça n’avait effectivement rien de crédible. Rien du tout.

- « Faut reconnaître que... » Il n’y avait rien d’autre à dire, c’aurait été des plus absurdes.

Il la laissa tourner sur elle-même, montrant ce qu’elle pouvait pour qu’il puisse probablement attester que tout semblait en ordre et effectivement, tout semblait en ordre à part quelques écorchures.

- « Y aura juste quelques égratignures à vérifier mais, vous devez être solide j’suppose. »

Lui faire confiance... Bordel, celle-là, c’était peut-être bien la meilleure qu’on lui avait lâchée depuis un bail. Elle avait sans doute raison, elle n’avait pas trop le choix. Quoi que, il aurait très bien pu être un de ses ennemis, jouant à un jeu tordu. Le genre de plan qu’il aurait pu mettre sur pied. Apparemment, les résistants n’avaient même pas pensé à un truc dans ce goût-là.

Dans le même temps, Morgan espéra qu’elle ne poserait pas de questions, il n’aurait de toute façon pas répondu. Pour le moment, il voulait... Quoi au juste ? Se débarrasser d’elle ? Certainement mais, pas sans assurance qu’il aurait la paix par la suite. Il y croyait encore, un minimum, si l’autre décérébré était aussi stupide qu’il n’y paraissait.
Il hocha la tête. Bien sûr qu’il connaissait un accès au toit. Le seul problème, c’est que ça allait être un peu sportif. Le dernier étage avait un petit souci de plancher non négligeable ce qui en rendait - par ailleurs - la location impossible mais, le squattage facile et à tous les étages, bien entendu. Il ne tiqua pas quand elle parla du fait qu’elle venait ici rarement et qu’elle mentit aussi mal que lui était mauvais en matière d’altruisme. Il n’en avait rien à faire, point. Qu’elle vienne ici ou non pouvait certes servir mais, ils avaient d’autres priorités... Il en avait d’autres en tout cas. Il se garda bien de prévenir la demoiselle qu’elle devrait sauter par-dessus un trou dans le plancher qui faisait une belle taille.
Pour l’entraîner sur une bonne lancée, il avança lentement vers les escaliers, accélérant au fur et à mesure jusqu’à passer une porte et se mettre à courir pour finalement sauter sans même ciller un peu. Il ne sut pas comment elle s’y prit car, il était focalisé sur son propre saut mais, il dut la réceptionner pour éviter qu’elle ne s’étale de tout son long sur un sol à la propreté plus que discutable. Il gravit finalement quelques échelons et cogna de l’épaule sur la trappe qui grinça largement. Pas discret mais, il n’aurait pas pu faire mieux.

- « Vous reconnaissez quelque chose ? »

Il alluma une cigarette, profitant de l’air frais pour satisfaire cette vieille habitude. Il avait oublié à quel point ce coin mettait à mal son odorat. Heureusement, ça n’était pas le meilleur de ses sens. Il jeta un coup d’œil en bas, discrètement. Réellement, ce lieu n’était pas aussi calme que d’habitude et ça, il le ressentait et il le voyait bien.

- « Magnez-vous. Je ne sais pas si ce sont vos fans de tout à l’heure mais c’est un peu trop animé. »

Pour quelqu’un qui ne savait pas où ils étaient, il était facile de dire que Morgan racontait n’importe quoi. Hors, il savait précisément où il était et à quoi ressemblait l’immeuble et ses ruelles à peu près à toutes les heures du jour et de la nuit. Heureusement pour eux qu’il traînait dans les lieux peu fréquentables finalement, ou ils auraient eu bien plus de soucis à se faire qu’ils ne s’en faisaient maintenant. Cela dit, connaître les plans de la ville par cœur ne pourrait pas aider si elle ne savait pas où ils se trouvaient.
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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Jeu 19 Mar - 22:17

Save me?
Morgan & Ange. C'est une cause perdue...


Ce n'était pas l'exercice le problème, c'était la lassitude dans chaque parcelle de mon corps. Je n'étais pas dans mon état habituel, ni même réfugier derrière le masque de la politicienne. De la garce qui rassure un peuple malmené. Je n'étais ni Ange, ni Théodora. J'étais à mi-chemin du burn out, de la dépression. Je n'en pouvais plus et alors, que nous arrêtions de discuter pour nous mettre en chemin, mes pensées décidèrent de me bousculer. Une part de moi sembla s'éveiller, alors qu'elle ne l'avait jamais fait. Elle criait au scandale. À la maltraitance, à l'indignation. Qu'avais-je fais si ce n'était... Être la marionnette d'un homme ou d'un autre? Le visage d'Andreas, le regard de Kyran et même, la manière de me cajoler de Nikolas. Tous ces souvenirs se confondaient à une seule sensation, celle de n'avoir jamais eu de réelle existence. D'avoir vécu pour autrui et le constater aussi clairement me levait le cœur. Me rendait nauséeuse, sans pour autant que mon état ne transparaisse. Furieuse pour la première fois de ma vie, véritable contrariée je ne protestais même pas lorsqu'il accéléra le pas pour sauter. Je ne voyais pas ce que je faisais, j'agissais, point. Usant de mes capacités particulières pour réussir le saut sans vraiment de difficulté. Toutefois, ayant la tête ailleurs, je frôlais l'atterrissage visage premier sur le plancher. Je le frôlais de si près que je préférais fermer les yeux et endurer le choc, qui ne pourrait pas me faire sourciller, de toute façon.

Le choc ne vient pas. Me laissant en attente de cette douleur que je ne pouvais ressentir. Curieuse, j'ouvris une paupière pour remarquer la proximité de mon sauveur. Il m'avait rattrapé, m'empêchant de m'étaler de tout mon long et sans aucune dignité. Boudeuse, d'avoir encore été aidé par un homme, je me dépêchais à retrouver mon équilibre et à mettre une distance convenable entre lui et moi. Je n'avais que faire de ce genre de considération habituellement, mais là... Là je ne voulais qu'être seule; Pas en cavale ou sous l'œil scrutateur d'un public quelconque. Que ce public soit composé d'un seul homme n'y changeais rien. Refermant mes bras autour de moi un instant, je continuais de le suivre en silence. Le laissant me traîner sur le toit. Là où je pourrais me remémorer notre position, là où je pourrais trouver le chemin de cet appartement que j'avais fait construire pour des raisons que ne le concernait pas. Que personne ne connaissait. Il était au nom de Vittoria... Ma douce, ma belle, mon unique Vittoria.

« Vous reconnaissez quelque chose ? » Mon regard se porta sur les ruelles décrépites et les bas quartiers qui n'auraient pas dû m'être aussi familier. Mon nez toujours plissé, je finis par le cacher contre mon bras. Toussant pour essayer de chasser l'odeur qui me rendait plus agité. L'humaine en moi détestais avec cet odorat surdéveloppé. Rapidement, je trouvais l'endroit que je cherchais. Loin, dans cet immeuble délabré. Je l'aurais reconnu entre tous. « Magnez-vous. Je ne sais pas si ce sont vos fans de tout à l'heure mais c'est un peu trop animé. » Un grognement agacé s'échappa d'entre mes lèvres, tandis que je lui lançais un regard froid. Il pensait que je l'ignorais. Je pouvais entendre l'agitation du peuple dans les rues et je pouvais ressentir dans mes tripes l'énergie qui n'était pas logique à cette heure de la nuit.
Je prends sur moi. Après tout ce qui m'est arrivé aujourd'hui, je sens mes nerfs hurler sous la pression et mon cerveau tourne trop vite. Je me revois dans mes habits si chics et les soirées dansantes dignes d'un conte de fées. Alors, que je mourrais d'envie d'étrangler le trois quarts des convives. Fermant les yeux un instant, je me retournais entièrement vers l'homme qui m'avait sauvé. « En échange de quoi seriez-vous prêt à me tuer? » Je le fixe sérieusement, je sais ce que je veux désormais. « Enfin… De faire croire à ma mort. »

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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Ven 20 Mar - 19:13

Tout ce qui était en train d’arriver, il aurait préféré l’éviter. Il n’avait normalement pas attirer l’attention mais, rien n’était moins sûr. Après tout, il s’agissait de la voix du gouvernement, pas de n’importe quelle secrétaire ou gratte papier. C’était gênant. Ça l’était d’autant plus que leurs poursuivants ne semblaient pas se lasser de cette poursuite même s’ils n’étaient pas particulièrement fortiches à ce jeu-là. Au moins, Morgan pouvait-il se vanter de connaître des lieux qui n’étaient pas si simple à trouver ou dans lesquels, il faisait mauvais s’aventurer.
En ces circonstances, il ne savait pas trop s’il allait le regretter un jour ou bien s’en féliciter. Plus le temps passait et plus l’attitude générale de la demoiselle semblait changer. Sans réellement pouvoir en être sûr, il avait l’impression que ça n’allait pas dans le bon sens. Ça ne l’arrangeait pas, car une fois de plus, il n’avait aucune envie de gérer une quelconque crise de nerf. Qu’elles soient masculines ou féminines, c’était toujours énervant. Il n’avait pas sourcillé lorsqu’elle avait gardé le silence quand il l’avait rattrapé tout simplement parce qu’il ne s’attendait jamais à un merci. Il avait à peine réagit quand ils étaient au rez-de-chaussée non plus. Pourtant, il ne valait mieux pas que ça s’éternise. Le rôle du héros lui allait franchement mal et il le savait. Il arriverait bien un moment où sa patience légendaire atteindrait ses limites.

Sur le toit, à fumer sa cigarette, il attendait une réponse tout en sachant qu’il ne pourrait pas se permettre de l’attendre trop longtemps. Il savait pertinemment qui arrivait, ou du moins s’en doutait-il. Qui que ce soit, ils cherchaient quelque chose ou quelqu’un. Lorsqu’elle grogna, il haussa un sourcil et la regarda dans les yeux. Non, décidément, il ne valait mieux pas que ça dure encore des heures. Il pourrait parvenir à faire avec mais, encore fallait-il qu’il le veuille.
Reportant son attention vers le bas de l’immeuble, il tendait l’oreille pour, à tout hasard, avoir une chance de surprendre une conversation ou de voir quelque chose d’intéressant. Quelque chose qui pourrait lui servir mais, ces gars-là semblaient nettement plus prudents que les autres. Tout à sa pseudo contemplation de la situation, la question posée l’obligea à rediriger l’intégralité de son attention sur elle. Avait-il bien entendu ? Il avait de très sérieux doute et mieux valait être certains dans ces cas-là.

- « Qu’est-ce qui vous fait croire que je suis capable de réaliser un tel tour ? »

Méfiant, il se devait de poser la question. La réponse lui semblait plus qu’évidente cependant. Elle n’était pas totalement étrangère à ce quartier non plus et il n’avait pas relevé puisqu’elle-même n’en avait rien fait. Mais, il n’était pas prêt à admettre quoi que ce soit tant qu’il n’était pas certain de ce qu’elle voulait précisément. C’était trop risqué. Elle travaillait pour eux, pour le gouvernement. Un seul faux pas et il était un monstre mort.

- « Je peux vous éloigner d’ici mais, j’ai besoin d’un chemin. »

Si leurs poursuivants déboulaient, il n’aurait pas trente-six solutions et il n’avait aucune envie de passer à l’offensive pour sauver autre chose que ses propres fesses. Il n’avait aucun problème avec le fait de tuer mais, la plupart des gens en avaient... des problèmes avec cette idée. Même quand il s’agissait de sauver leur peau. Et sa nature ne souffrait d’aucune zone d’ombres, il tuait pour survivre parce qu’il se foutait tout simplement de laisser les gens en vie.
Malheureusement, elle ne bougeait toujours pas et ça commençait à être sérieusement problématique. Elle était sérieuse, très sérieuse. Elle ajouta d’ailleurs une précision qui, à son sens, n’avait pas lieue d’être. Il avait bien compris la question sous-jacente qui allait avec la première. Il se redressa, sa posture devenant plus ferme, plus droite, plus imposante. Son regard changea également et le ton de sa voix suivit le même chemin. Abandonner son rôle était quelque chose de difficile mais, il devait montrer qu’il y avait un risque, un vrai risque que la réponse qu’elle donnerait ait des conséquences.

- « Qu’avez-vous à offrir ? Mais surtout, quelles garanties allez-vous me donner si je suis capable de répondre à votre requête ? »

Elle ne savait pas ce qu’il était mais, elle savait désormais que derrière le coursier se cachait un autre homme. C’était un risque, un risque calculé mais, un risque qu’il n’aimait pas prendre. Hélas, il arrivait un moment où la prudence n’apportait plus rien d’autre que la stagnation et il y arrivait lentement mais, sûrement...
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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Lun 6 Avr - 10:09

Save me?
Morgan & Ange. C'est une cause perdue...


La cigarette était le moindre de mes soucis, même si la puanteur des rues me tournaient la tête. J'étais arrivée à la fin d'une époque et la fin d'une part de ma douceur. Je ne pouvais plus me permettre d'être faible et d'attendre qu'on me guide. Je devais m'éloigner des hommes de ma vie, arrêter d'être une victime. Je le voyais clairement maintenant... Mais, l'ironie du sort me conduisait à réclamer de l'aide auprès d'un inconnu. De sexe masculin, comme toutes les personnes qui avaient marqué ma vie avant Vittoria. « Qu'est-ce qui vous fait croire que je suis capable de réaliser un tel tour ? » La question eue le don de m'extirper un sourire ironique. « Je ne sais pas, disons que je considère que tu as la tête de l'emploi et mon instinct ne me trompe pas. Tu dois toucher à quelque chose de louche non? Après tout, je ne te vois pas être au service uniquement du gouvernement. Que tu leur serves de commis voyageur ou pas. » Je jugeais plutôt bien les gens généralement, mon problème n'était pas là. Puis, j'entendais encore les paroles de mes kidnappeurs tourner dans ma tête en ébullition. Reprenant plus de contenance, je lui adressais un regard dont mon frère Kyran aurait été fière. Du genre qui laissait une marque sur la peau, tant on sentait qu'on pouvait découvrir des centaines de secrets plus sombre l'un que l'autre, si on creusait derrière les apparences.

« Je peux vous éloigner d'ici mais, j'ai besoin d'un chemin. » Je secouais négativement de la tête. « Quoi que vous décidiez, on se quittera sur ce toit. Je sais comment m'enfuir sans être vue. Mais, j'ai besoin de ce service où je ne pourrai pas disparaître définitivement. Je serai obligée de revenir sourire à la caméra, jouer la comédie et rassurer le peuple sur les méchants rebelles. Je ne peux plus. » Je parlais honnêtement, me disant que je pourrais toujours le faire taire d'une manière ou d'une autre s'il me disait non. Et pour la première fois de ma vie, je le pensais réellement. Sous mes yeux, il changea d'attitude et ma seule réaction fut de hausser un sourcil. J'étais en politique, ce n'était pas ça qui allait m'impressionner. Même mon frère m'avait déjà fait le coup de cette stature imposante, qui sous-entendait ce qu'on ne pouvait dire tout haut. « Qu'avez-vous à offrir ? Mais surtout, quelles garanties allez-vous me donner si je suis capable de répondre à votre requête ? » À mon tour, je changeais de posture. Comme un écho à ce qu'il me transmettait comme information. Le menton haut, le sourire ironique des Hogan bien en place, je laissais quelques secondes filer avant de parler. Mon ouïe se concentrant principalement sur les bruits environnant, question de ne pas me laisser rattraper par une foule en colère. Finalement, un léger rire s'échappa d'entre mes lèvres. Il n'avait rien de joyeux. « Si j'étais stupide, je crois que je vous répondrais que je vous laisserais faire de moi ce que vous voulez... Mais bon, je doute, qu'on arriverait à quoi que ce soit ainsi. » M'approchant de l'extrémité du toit, j'observais le sol si loin et si près à la fois. Il me suffirait d'un saut pour mourir à jamais. « Que voulez-vous? Je peux vous rendre ridiculement riche, si vous êtes du genre matérialiste. Ou je peux vous donner les moyens de manipuler l'entièreté de l'élite de la société. Ces crétins sont si... Confiant, que je pourrais les faire tomber un à un sans qu'ils n'aient même pris conscience du dégoût qu'ils m'inspirent. Je peux vous offrir bien autre chose aussi. Je n'ai pas réellement de limite depuis que je suis le visage du gouvernement. »

Un inconnu s'élança dans une ruelle en bas, courant en hurlant sa douleur. Il empestait la chaire brûlée. Me détournant de ce triste spectacle, je plongeais mon regard dans celui de mon héros du jour. « Trois doigts, vous croyez que ce serait suffisant? » Sur ces doigts étaient tatoué les mots ''Love is fabulous''. Je les caressais quelques secondes, leur faisant mes adieux. Ils seraient ce qui m'identifierait le mieux.

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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Lun 6 Avr - 14:45

Morgan avait dû se résoudre à faire de nombreux choix ce soir et, il ne les appréciait pas tous. En tout cas, s’il n’était pas ravi par la tournure des événements, les choses tendaient à prendre une direction plus intéressante. La demoiselle n’était pas dénuée de bon sens et les risques qu’il avait pris s’avéraient lui avoir été utile pour cerner un minimum le monstre qu’il était. Ou du moins un de ses aspects. Il aurait pu être piqué au vif concernant le gouvernement mais, ce ne fut pas le cas. Il servait son propre intérêt et tirait parti des situations qui lui donnaient l’avantage. Il se fichait comme d’une guigne de ce que l’on pouvait bien penser de sa personne.
Mais, en effet... il touchait à des choses louches et dans la quasi-totalité des secteurs. Se salir les mains n’étaient pas un problème tant que la rémunération, quelle qu’elle soit était à la hauteur.

Sans se laisser intimidé par le regard qu’elle porta sur lui, il poursuivit son jeu jusqu’à ce qu’elle refuse de bouger de ce fichu toit. Quoi qu’il se passe, ça aurait lieu sur place et pas ailleurs. Il allait devoir agir, c’était l’évidence et il n’avait aucune envie de révéler sa véritable nature à cette femme, qui qu’elle soit au fond d’elle. Il posa sa question, envoyant aux orties la prudence. Il n’avait pas le temps de jouer. Les attitudes changées, il n’y avait plus de doute quand à la motivation de chacun à rester planté sur ce toit, à attendre qu’arrive l’ennemi qui ne trouveraient peut-être rien à son arrivée.

- « Vous avez raison, vous n’arriverez à rien de cette façon. Ce genre d’offrandes ne marche pas à chaque fois. » Autant jouer cartes sur table. Les enjeux étaient trop importants pour s’amuser à ça. « L’argent ne m’intéresse pas. » Il n’était pas fou non. L’argent n’était pas une chose si précieuse. On ne pouvait pas tout acheter avec un beau compte en banque. De plus, il n’avait pas les moyens de le blanchir. « L’information est une chose nettement plus intéressante, si vous voulez disparaître, c’est ce que je demande. » Ce genre d’offres était ce qu’il recherchait par-dessus tout et, il ne doutait pas qu’elle avait de quoi le satisfaire.

S’avançant à présent, il fouilla dans sa poche. En tant que coursier et daybreaker, il était prudent et se baladait toujours avec un couteau suisse et des bandages. Un sang noir comme la nuit était bien trop identifiable, les bandages limitaient les dégâts en cas de chute. Peut-être était-elle réellement insensible mais, son corps n’apprécierait pas le traitement qu’il allait lui infliger.

- « Ce sera suffisant oui. » Il réfléchit un instant et annonça son prix. « Une information permettant un chantage par doigt, une information capitale risquant de faire tomber un des membres du gouvernement pour vous déclarer morte bien au-delà du convainquant. Personne ne se doutera que vous êtes en vie, nul ne pensera à vous chercher quand j’en aurai terminé avec ma mise en scène. »

Oh, il allait devoir sacrifier une innocente pour ça et il allait surtout devoir se mettre en chasse pour trouver ce qu’il cherchait. Il allait devoir détruire, trafiquer, redoubler d’imagination tout en faisant disparaître l’intégralité des preuves. Ça, pour disparaître, elle allait disparaître, elle pouvait y compter. Cependant, il garderait précieusement certaines preuves en cas de problème. Il était loin d’être stupide et n’avait aucune envie d’y passer. De plus, il ne serait pas celui qui témoignerait, il ne fallait pas y compter. Des pions sacrifiables, il en avait quelques-uns dans sa manche. Pour une pseudo-mort, il y en aurait deux bien réelles... Tel était le prix à payer, un prix qu’il n’allait certainement pas révéler. Il voulait, ces informations.

- « Une dernière requête avant de mourir ? »

Il ôta sa veste, lui présenta sa main en lui montrant une surface plane pour lui couper les doigts dont elle voulait user comme preuve. Une fois bien installé pour exécuter leurs desseins. Il la regarda et attendit. La méthode qu’il allait employer était barbare mais efficace. Pour plus de facilité - à cause de l’outil peu pratique qu’il était forcé d’utiliser - et d’une main experte, il lui démit les doigts qu’il devait sectionner. Une information... un doigt... Il devrait passer entre les os. Dans ses yeux, il n’y avait plus que la noirceur de la détermination et de son inaptitude à éprouver de l’empathie. Froid et calculateur, une part du monstre était de sortie.
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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Lun 13 Avr - 13:52

Save me?
Morgan & Ange. C'est une cause perdue...


Il confirma ce que je soupçonnais et je continuais de l'observer. Me demandant à qui je mentirais, à qui je manquerais... Seulement, ma propre réponse me dérangeait. À qui pourrais-je bien manquer? Vittoria le saurait et je préviendrais sans doute Sven. Parce que je l'avais perdu trop longtemps, pour me le permettre à nouveau. Je ne l'abandonnerais pas. Jamais. Il ne restait qu'un nom sur ma liste de priorité et celui-ci m'écorchait la pensée. Lui manquerais-je? J'en étais venu à douter et pour cette raison, j'aurais pu me mettre à pleurer. Ce qui n'était ni le temps, ni le lieu. Là, je devais me concentrer sur l'important. Je devais accorder toute mon attention à ma mort et son prix. « L’information est une chose nettement plus intéressante, si vous voulez disparaître, c’est ce que je demande. » Je lui souris sadiquement. Oui, je pouvais le faire couronner roi, si je le voulais. J'en savais à ce point. « Parfait. Vous aurez de quoi être ''informé''. » Ma voix sonna sarcastiquement et je me surprise à agir ainsi. Avais-je réellement commencer à changer?

« Ce sera suffisant oui. » Un pincement au coeur me pris par surprise. J'aimais mes doigts, surtout ceux que j'avais fait tatoué et même si je n'avais aucune envie de m'en séparer, je savais que le prix de la liberté était toujours particulièrement élevé. Je me souvenais que je n'avais pu me résoudre à le saisir autrefois, trop faible et soumise. Ma loyauté m'avait coûté une vie entière. Ce n'était plus le temps des hésitations. « Une information permettant un chantage par doigt, une information capitale risquant de faire tomber un des membres du gouvernement pour vous déclarer morte bien au-delà du convainquant. Personne ne se doutera que vous êtes en vie, nul ne pensera à vous chercher quand j'en aurai terminé avec ma mise en scène. » Il savait ce que valait ma mort. Acquiesçant, je m'éloignais quelques secondes. Tournant le dos à celui qui ferait croire à mon décès. Qui allais-je délibérément risquer de faire tomber? Trois noms me vinrent en tête et je revenais vers lui. « Dans sept jours, vous recevrez une lettre sans aucune signature. Elle contiendra ses informations vitale à certaines personnes. Si, vous ne la recevez pas, vous serez libre de crier sur tous les toits que je suis en vie et ne vous inquiétez pas, je vous retrouverai peu importe où vous serez. » Oui, son odeur avait été enregistré dans ma mémoire olfactive et il ne pourrait pas se cacher dans cette ville. Un avantage d'être louve, autant que femme.

« Une dernière requête avant de mourir ? » Je réfléchis à toute vitesse, incapable de me reprendre. J'allais réellement le faire? Me libérer de la pression et de l'influence de chaque homme ayant gouverné ma vie? Jusqu'au dernier, qui m'avait détruite comme personne? « Seulement d'être plus heureuse morte, que vive. » Sur ce, je lui tendais mes doigts. Les déposant à l'endroit qu'il souhaitait et le regardait à nouveau. « Seulement... Ce n'est pas ton problème n'est-ce pas? » Je ne fermais pas les yeux, me concentrant sur son regard noir, tandis qu'il me démettait les doigts. Je sourcillais à peine, plus par cette sensation étrange dans ma main, que par réel inconfort. « Vas-y, j'ai hâte d'être morte. »


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MessageSujet: Re: Save me? ft. Morgan   Lun 13 Avr - 15:53

Morgan avait dû se résoudre à montrer une part de lui-même sans aucune garantie et il n’aimait pas ça. Manipulateur jusqu’au bout des ongles, afficher ainsi une partie de son être n’était pas pour lui plaire. Il ne l’avait pas réellement décidé, il y avait été contraint par les événements. Peut-être aurait-il dû la laisser aux mains de ces imbéciles. Mais, au fond de lui, la perspective d’apprendre de sombres secrets l’obligeait à accepter la situation sans trop broncher. Il devait à présent être minutieux, perfectionniste, attentif à tout. Eux, mais aussi à tout ce qui se passait autour d’eux. Il ne perdait pas de vue qu’ils étaient recherchés par quelques rebelles et qu’on ne le remercierait probablement pour avoir ainsi élagué leur rang grotesque.
Le sarcasme dans sa voix ne lui échappa pas mais, il s’en moquait. Il avait bon nombre d’autres choses en tête que les ressenti de la femme devant lui. Il ne pouvait pas tout à fait décrypter ce qu’elle ressentait mais, il n’en avait pas besoin. Tant qu’elle lui fournissait ce qu’il désirait, elle disparaîtrait.

N’ayant besoin d’aucune forme de préparation pour s’adonner à l’amputation sur un toit, il fut patient. Il n’en allait sans doute pas de même pour la porte parole. Les gens étaient bien souvent ridiculement ancré à un passé inutile, ou étaient attachés à quelques personnes encombrantes... Pis, ils étaient parfois réticents à perdre une partie d’eux-mêmes. De con côté, il tentait justement de faire abstractions de tout ça. Qu’étaient donc quelques doigts pour une nouvelle vie après tout ?
Éclaircissant sa pensée concernant les informations, il énonça calmement ce qu’il désirait. Il préférait infiniment le pouvoir du savoir à celui de l’argent, bien qu’il fût utile. Il avait bien d’autres moyens de se remplir les poches, il n’avait pas besoin d’elle pour ça. Pour faire chanter, en revanche, c’était autre chose. Et il en connaissait pourtant déjà un certain nombre, de secrets.
N’appréciant pas réellement donner sans recevoir dans l’immédiat, il pourrait toujours faire savoir qu’elle n’était pas morte et contredire la déclaration de celui qu’il sacrifierait. La suite de sa garantie sonna comme une menace. Si ça n’en était pas une, il préférait malgré tout être prudent.

- « La réciproque est vraie. »

Il n’était pas un changeur mais, son odorat lui rendait bien des services. Il pourrait la retrouver même s’il serait sans doute obligé d’y mettre les formes et de s’investir dans cette traque. Une piste qu’il s’empresserait de conserver précieusement, tout comme l’un de ses doigts. Il n’était pas un collectionneur mais, il valait parfois mieux garder un petit quelque chose. Au cas où.

Avec un sourire, lorsqu’elle formula son souhait, il sourit, prenant soin de ne pas trop en faire même si l’envie lui tiraillait les entrailles.

- « Effectivement. De plus, je ne peux pas donner ce genre de garantie. La vie est une pute, il s’agirait de ne pas l’oublier. »

C’est à la fin de cette phrase qu’il lui démit les doigts pour se faciliter la tâche. Haussant un sourcil ravi devant le fait qu’elle n’éprouvait absolument rien, il sortit la lame. Bien aiguisée mais, pas du tout prévue pour ce genre de choses, il la glissa sans sourciller entre la première et la seconde phalange, pour commencer. Il n’hésita pas, ne trembla pas. Pas même la vue du sang ne le fit tressaillir. Son couteau n’étant pas prévu pour tailler les os, il devrait se contenter de deux phalanges. S’y prendre après les métacarpiens auraient été trop compliqué. Il avait de la chance, quelque part, que ces tatouages ne soient pas sur les premières phalanges, comme le faisait généralement les gens.
Taillant et coupant avec agilité et précision, il recommença pour chaque doigt. L’opération aurait été plus rapide s’il avait eu une lame meilleure que celle-là mais, il avait fait avec les moyens du bord. Les trois doigts posés sur sa veste sans que ça ne semble le troubler, il sortit du désinfectant de sa sacoche et en rependit sur les moignons. Il arracha ensuite une compresse à son emballage et la posa sans ménagement avant d’utiliser la bande qu’il avait préparée, serrant au maximum pour diminuer l’hémorragie. Une mort à cause d’un choc, d’une infection ou d’un saignement trop abondant aurait été dommage, avant qu’il n’ait eu ses informations.

- « Tâchez de vous soigner au plus vite. » Il emballa les doigts dans plusieurs couches de mouchoirs et les empocha comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. « Vous avez l’odorat fin mais, n’oubliez pas que ceux qui vous poursuivent ont une piste des plus claires à suivre à présent. Je devrais pouvoir les éloigner un moment malgré tout. » La raison pour laquelle il n’avait pas essuyé ses mains. « Profitez bien de votre toute nouvelle vie. »

Au jugé, il observa la distance entre les deux toits les plus proches, minime. Il espérait qu’il avait suffisamment pratiqué le parkour que pour ne pas se rater lamentablement mais, il n’y avait plus d’issue par le bas... Avec un dernier sourire, il recula au bord du toit et courut droit devant lui avant de sauter, atterrissant plus ou moins comme il l’avait escompté avec une roulade, bien que légèrement foireuse. Il viendrait récupérer son vélo quand le coin serait plus clame. Il devait à présent s’occuper de monter la plus belle arnaque de sa vie.

-Rp terminé-
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