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 So, instead you'll taste my pain ◖ Anthea

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MessageSujet: So, instead you'll taste my pain ◖ Anthea   Mer 21 Jan - 0:41

S’il était une chose que Morgan avait apprise dernièrement, c’était que comme tout un chacun, il était esclave de lui-même. Il avait conscience que son esprit serait toujours bien plus fort que lui tout comme sa propre nature. Il avait toujours pensé le savoir mais, il s’était trompé. Maintenant, il savait. Plus que quiconque, il devait se connaître lui-même. C’était vital, sans cette compréhension, il y avait des risques qu’il y passe. Une possibilité qu’il ne pouvait tolérer, jamais. Face à l’évidence, il avait pris un congé exceptionnel et depuis... il restait enfermé chez lui, fumant comme jamais, ne sortant que pour se nourrir. Mais, ce qui l’amenait dehors en cette fin journée n’avait absolument aucun rapport avec ce qu’il avait découvert. Enfermé dans le kaléidoscope de sa pensée fragmentée, il avait peint avec frénésie. Sa tenue, s’il fallait des preuves, en était une parfaite. Maculé de diverses couleurs, son jean n’en avait plus que le nom et son front arborait une ligne imparfaite d’un dégradé troublant de rouge et de noir. Ça et là, ses cheveux n’avaient pas meilleur allure. Il était l’illustration parfaite d’un peintre fou.
Cigarette coincée au coin des lèvres, portefeuille dans la poche arrière et clefs pendant négligemment au bout de ses doigts, il manquait tout simplement de solvant. Et de cigarettes. Il avait conscience que les regards se tournaient vers lui, interrogatifs, moqueurs, narquois. Cependant, il n’en avait que faire. Son esprit, fragilisé, était bien au-delà de ce qui se passait dans cette rue ou la suivante, ou encore la suivante. Il s’engouffra dans le premier magasin susceptible de vendre ce dont il avait besoin et en ressortit pour entrer dans un autre. Parcourant les rayons, il se saisit d’une bouteille de bourbon, comme un vieux réflexe dans un autre monde, dans une autre vie. L’alcool n’avait plus le goût qu’il avait eu, un état de fait déplorable. Il hantait parfois les rêves de ceux qui pouvaient encore en savourer la nature, par plaisir, par jalousie, pour leur capacité à goûter, parfois même à ressentir. Il se procura également des cigarettes et reprit son chemin, comme un somnambule que nul n’osait réveiller.

La peinture collée à son front craqua lorsqu’il leva les yeux vers le ciel pour s’assurer de sa couleur. Bleu. Trop bleu... avec quelques nuages. La pluie, elle lui manquait. La chaleur l’étouffait, l’humidité le dérangeait. Il grogna. Mais, le ciel était bleu. Il n’était pas là-bas, il n’hallucinait pas, pour le moment. Son esprit n’était pas encore remis, pas tout à fait. Certaines choses continuaient de sembler irréelles, à le faire douter. Comme cette femme qu’il avait entraperçue quelques minutes plus tôt. Trop familière, trop vague. Ses pensées, depuis, cognaient dans sa tête, ne demandant qu’à sortir. Il se serait fendu le crâne en deux si cela avait pu l’aider.
La folie, elle attendait toujours son heure, elle guettait la moindre faille et bordel, elles étaient si nombreuses. Et cette ruelle... cette ruelle où il avait tué sa fille. Il aurait pu revivre la scène et la peindre comme si elle était en train de se dérouler. Il resta ainsi un moment, prostré malgré le bruit proche des cafés alentours. La Nouvelle-Orléans ne dormait jamais, il y avait toujours un concert, une représentation, une cérémonie, une fête. Le silence ne régnait jamais. Il devait toujours s’éloigner pour en bénéficier. Mais, depuis quelques jours, il regrettait ce brouhaha incessant. Il n’y avait que ce sifflement dans sa tête, ces voix, ces bruits. Ses hallucinations n’étaient plus que visuelles, elles étaient auditives, olfactives. Et tout cela rendait les distinctions difficiles.

L’odeur de ce soir-là. Comme un rappel. Était-ce une punition ? Il n’en savait rien. Il aurait pu, il aurait dû regretter, probablement. La culpabilité aurait certainement dû le ronger comme un poison, et pourtant. Ces images-là n’éveillaient qu’une seule chose : la pitié. Pour eux. Pas pour lui. Les faibles méritaient ce qui leur arrivait.
Non, ce dont il avait peur, c’était Darkness Fall. La douleur, l’absence de repère, l’impuissance... Un coup d’œil à sa montre pour lui prouver que le temps passe bel et bien. Il était toujours au bon endroit, à la bonne époque, dans la réalité. Un autre coup d’œil vers le ciel pour s’en assurer. Mais, ce visage, encore, ce visage qui le scrute et qui le rend fou. Fou de rage. Le temps passait, le ciel était d’un bleu que Darkness Fall ne connaîtrait jamais. Alors, pourquoi son visage ? Il grogna à nouveau, écrasant sa cigarette d’un geste rageur avant de se diriger d’un pas décidé, arborant le regard d’un maniaque. Toute prudence était oubliée. Pour qui croyait-elle se prendre avec ce visage perdu, oublié ? Pourtant... une fois arrivé, personne. Juste quelques regards, des regards qui n’étaient pas le sien.

Alors, Morgan fit demi-tour, rallumant une cigarette, ignorant les regards. Il devait rentrer avant... avant ceci. Avant de revoir une fois de plus son visage. Cette fois pourtant, il ne s’évapore pas, à quelques centimètres du sien, il reconnaît cette vieille lueur de malice dans ses yeux alors que les siens ne contiennent, pour l’heure, que de la folie.


Dernière édition par Morgan A. Thorne le Dim 1 Fév - 17:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: So, instead you'll taste my pain ◖ Anthea   Sam 31 Jan - 22:45

Longtemps elle s'était demandée si elle pouvait croire ce que ses yeux avaient aperçus ce jour là. Si elle ne projetait tout simplement pas son visage sur un autre homme dont les traits lui étaient similaires parce qu'intérieurement, elle n'avait jamais eut de cesse de le chercher, ce malgré toutes ces années. Elle ne s'était pas précipitée à sa suite, elle ne voulait surtout pas qu'on la remarque, qui sait sur quoi ou sur qui d'autres elle pouvait tomber en le faisant. Mais cette brève vision avait réveillé quelque chose en elle. Plusieurs même à vrai dire. Une certaine nostalgie d'abord. Ce visage là elle l'avait admiré tant de fois, parfois à la simple lueur de la nuit. Elle en avait mémorisé chaque détail et cette sensation qui parcourait sa peau quand elle effleurait la sienne. Oui, elle l'avait aimé cet homme. A la folie. Littéralement. Car Morgan et elle, ça n'avait jamais été une histoire d'amour typique, plate et triste de prévisibilité. Non, leur amour était complexe, tout comme ils l'étaient eux-même. Ils n'avaient jamais réellement collé à l'image du couple parfait qu'on peut avoir, probablement véhiculé depuis des décennies par la littérature. Mais il y avait bien de l'amour pourtant. Simplement pas le plus conventionnel qui soit.

Elle l'avait attendu lorsqu'il était parti sans jamais revenir puis chercher durant une éternité quand elle s'était retrouvée prisonnière de Darkness Falls. En vain. Par pragmatisme et parce qu'elle savait qu'il en aurait fait de même, elle avait continuer d'avancer. Enfin, si tant est que ce terme puisse décrire ce qu'elle a pu vivre là-bas. Car cet endroit portait bien son nom, sombre endroit où tout était source à vous emplir l'esprit de visions cauchemardesques à chaque détour. Pas surprenant que lorsque les portes s'étaient ouvertes, elle fut l'une des premières à prendre la sortie sans un regard en arrière. Mais une part d'elle-même n'avait pourtant jamais pu se résoudre à l'oublier. Car en dépit du fait que l'un comme l'autre pouvait aller voir ailleurs parfois, ils semblaient toujours finir par revenir vers l'autre après un temps. Elle ne pouvait expliquer pourquoi mais il était et resterait sans doute le seul homme qu'elle ai jamais aimé réellement. Après tout, ils étaient semblables en bien des points y compris dans une certaine ambition personnelle. Mais à présent, après autant de temps elle se demandait si véritablement elle éprouvait toujours ce même sentiment. Après tout, il était peut-être mort depuis des années déjà ou il avait pu refaire sa vie ailleurs sans qu'elle le sache. Devait-elle continuer d'entretenir cette flamme en elle tout en sachant que ce feu brûlait dans le vide ? Elle avait réfléchit à cette question bien des fois, au point même par moments d'en arriver à le détester.

Et pourtant quand elle avait cru l'apercevoir au détour d'une ruelle, l'espoir s'était insinué en elle. Se pouvait-il que ça soit lui ? Avait-il réussit lui aussi à s'extirper de cet enfer qu'était leur prison durant toutes ces années ? Et s'en suivirent bien des interrogations. Qu'avait-il fait depuis ? Avait-il essayer de la retrouver comme elle avait pu le faire pour lui ? Que faisait-il à présent ? Avait-il changé depuis leur dernière entrevue ? La dernière question avait déjà sa réponse à vrai dire. Darkness Falls l'avait changé, pourquoi en serait-il autrement pour Morgan ? Bien sûr elle connaissait son mari et son tempérament mais cet endroit briserait n'importe qui, même les esprits les plus résistants. Alors forcément il ne serait plus tout à fait le même mais à quel point avait-il changé, là restait le mystère. Si bien sûr c'était bel et bien lui qu'elle avait vu et non pas un simple sosie. Elle réfléchit durant plusieurs jours à ce sujet. Devait-elle essayer de le retrouver, une fois de plus ou devait-elle se montrer raisonnable et arrêter de courir après une hypothétique chimère de son esprit ? Mais bien évidemment, comme à chaque fois lorsqu'il s'agissait de lui, sa raison semblait toujours perdre la main face à son coeur. Bien qu'elle se jurait qu'elle avait simplement besoin de s'ôter ce doute de l'esprit et rien de plus. Ah les mensonges qu'on est capable de se dire pour se convaincre de notre propre force face à notre plus grande faiblesse...

Alors pendant plusieurs jours, peut-être même quelques semaines, elle avait flâner dans les rues de la vielle avec l'espoir de croiser à nouveau sa route mais sans aucun résultat. La frustration était montée crescendo depuis et menaçait de la faire tout simplement abandonner quand aujourd'hui du coin de l'oeil elle avait capté son profil si familier. Elle s'était donc mise à le suivre, l'observant d'une distance raisonnable qui lui assurait en principe de ne pas éveiller de soupçons des gens les entourant et de son sujet d'observation. Il paraissait être le même, il n'avait pas changé d'apparence en tout cas mais elle persevait sur son visage que quelque chose n'allait pas. Quelque chose le perturbait au point qu'il ne remarqua même pas qu'elle se rapprochait de plus en plus de lui. Elle ignorait bien sûr que son mari -l'était-il d'ailleurs toujours à ce stade là ?- devenait fou, succombant à ces voix qui peuplaient son esprit depuis son séjour à Darkness Falls. Par chance, comme partout à la Nouvelle Orléans, les rues n'étaient presque jamais désertes à cette heure là, les gens se trimballant d'un café à un autre bar au gré de leurs envies ou de la musique qui se jouait là. Une couverture de choix pour elle bien qu'elle commençait à se demander s'il avait fini par l'apercevoir lorsqu'il s'était arrêté un instant. Il n'était plus qu'à quelques mètres à présent, elle se demandait si elle ne ferait pas mieux de partir, de ne pas le confronter ici et là mais elle céda à sa curiosité naturelle et avança vers lui, attirée comme un papillon vers la lumière qui va pourtant lui brûler les ailes. Et soudainement, son visage n'est qu'à quelques centimètres du sien. Il a rebroussé chemin sans qu'elle ne s'y attende mais cela simplifie presque les choses pour elle en finalité. « C'était bien toi alors... » dit-elle dans un léger sourire, ses yeux ayant en effet regagner cette lueur de malice qu'ils contenaient fut un temps quand elle posait son regard sur lui. Combien de temps s'y trouverait-elle avant qu'elle ne se rende compte de son état ?

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MessageSujet: Re: So, instead you'll taste my pain ◖ Anthea   Dim 1 Fév - 19:32

Être hanté, avoir des hallucinations, ça n’avait rien de véritablement nouveau pour Morgan. Le tout était de les décomposer, de faire la distinction entre le réel et l’irréel. Pour ça, il avait quelques astuces mais, ça ne marchait pas toujours. Et c’était bel et bien là qu’était le nœud du problème pour le moment, puisqu’il en était au point où il avait des difficultés à se fier à ses repères habituels. Il ne ressentait pas la différence, ne la voyait pas, n’arrivait pas à croire. Depuis le début de son congé, les choses s’étaient améliorées mais, pas encore suffisamment pour qu’il puisse reprendre sa vie là où il l’avait laissée. Il déraillait et il le savait. Ça n’aidait pas, c’était même tout le contraire.
Il avait cru pouvoir mettre tout ça de côté pour avancer aujourd’hui, il l’avait vraiment cru. Jusqu’à ce qu’elle apparaisse dans son champ de vision. Réelle, irréelle ? Il l’avait cherchée sans vraiment le faire, c’est vrai. Mais, à présent, pouvait-il croire ses yeux ou devait-il juste tourner les talons et courir jusqu’à passer la porte de son appartement avec cette bouteille de bourbon inutile, ses cigarettes et son solvant ? S’il n’avait pas cru la revoir une seconde fois, c’est ce qu’il aurait probablement fait. Il aurait repris sa route, se serait enfermé pour ne plus sortir jusqu’à ce que cesse la folie. Au lieu de ça, il avait rebroussé chemin, cigarette coincée entre les lèvres sur une ligne crispée. Ce visage, si proche du sien, trop proche... Cette odeur, son odeur. Similaire mais différente. Et puis sa voix, absolument identique, en tout point. Pas une seule faille dans l’intonation, pas une seule syllabe mal prononcée. Même son expression correspondait en tout point à celles qu’il lui connaissait.

Oh oui... c’était bien lui mais, était-ce bien elle ? Il se saisit de sa cigarette et écrasa sa bouche contre la sienne, sans douceur, sans précaution aucune, glissant sa main dans ses cheveux tout en les agrippant fermement. Son souvenir remonta des profondeurs de son esprit malade et se fracassa contre sa folie. Son goût était authentique. Aucune hallucination ne lui avait jamais parue aussi réelle. C’était elle, aucun doute. La réalité commença à refaire surface, pour l’heure tout du moins. Il s’écarta, la relâcha, pas certain qu’elle ait compris à quel point ce moment avait été particulièrement éprouvant et intense pour lui. Il tira sur sa cigarette furieusement, tentant de contrôler son tremblement.

- « Toi. Par les anciens dieux maudits, c’est bien toi. » Dans son regard se disputait maintenant la folie, la fureur et... l’amusement. Peut-être était-ce simplement une folie toute différente qui le guettait. « Comment ? »

Il avait une foule de questions mais, la seule qui importait vraiment était celle-ci. Comment ? Après tout, cette simple interrogation résumait parfaitement toutes les autres. Cela pouvait sembler vague au premier abord, c’était certain. Mais, dans sa tête, il n’y avait pas plus précis. Il voulait tout savoir, absolument tout alors que de son côté, il n’était pas prêt à révéler quoi que ce soit. Il était devenu faible de par sa folie et un monstre bien plus féroce sous bien des aspects. Il voulait que sa femme conserve une ancienne image, un mensonge qui ne trouverait plus jamais d’écho dans le présent. Pourquoi ? Il n’en savait rien. Il se fichait perpétuellement de l’image qu’il renvoyait, conscient de ne pas avoir trouvé sa place dans ce nouveau monde, dans cette époque. Jusque là, en réalité, il avait cru pouvoir tracer sa route sans laisser de trace. Il s’était construit une chimère qui volerait tôt ou tard en éclat et le pire... c’était qu’il était parfaitement conscient, à présent, qu’elle risquait d’être le déclencheur d’une révélation dont il se passerait bien. Surtout maintenant.

En réalité, à mesure où les secondes s’égrenaient, il commençait à la haïr farouchement. À cause de sa folie, à cause du mensonge qu’il allait construire, à cause du passé, à cause du présent, à cause de ce qu’il était, à cause de tout ce qui lui semblerait bon de rejeter. Il détestait être faible et avec elle, il se sentait faible. Il se souvint pourquoi par le passé, leur relation était si compliquée, ou du moins, en partie. Il n’y avait pas que cette faiblesse qu’il ressentait, il y avait encore bien d’autres choses mais, pour le moment, c’était ce qui primait. Décidément, reconnaître sa responsabilité ou même ses torts dans une situation n’avait jamais été son point fort. Soudain, l’important ne fut plus le comment mais, le pourquoi. Pourquoi était-elle là ? Pourquoi l’avait-elle cherché ?

- « Pourquoi ? » Et cette fois encore, la question fut courte.

Il lui saisit le bras d’une poigne de fer. La folie revenait alors qu’il la pensait éloignée. La haine était un terreau fertile à ses délires, Darkness Fall y avait veillé en offrant à Anthea une place de choix dans ses hallucinations et ses cauchemars. Son incapacité sociale avait fait le reste, ainsi que tous les types de soifs qui l’étreignaient depuis toujours. Et puis, il y avait également veillé en assombrissant davantage sa nature.
Il ancra son regard dans le sien, luttant contre lui-même, comme il le faisait depuis des jours. Cette fois pourtant, il avait une raison de le faire, une très bonne raison. Une raison qu’il refuserait tout simplement de reconnaître parce qu’il était ce qu’il était et qu’il était qui il était. Morgan Adémar Thorne, n’avait besoin de personne pour se sortir d’un mauvais pas.
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