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 'Cause I like you, Yeah I like you ☄ Ange

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MessageSujet: 'Cause I like you, Yeah I like you ☄ Ange   Ven 23 Jan - 1:29

Par un cruel hasard du destin, la maxime qui faisait dire à la plupart des hommes que le sac d’une femme était un bazar sans nom, pouvait également s’appliquer ici. Là. Maintenant. Tout de suite. Sorn pouvait avancer - sans se prendre les pieds dans le tapis - que ces mecs-là n’avaient jamais mis le nez dans sa besace. Accroupi selon la position ancestrale de la grenouille sur un nénuphar, il cherchait avec application un briquet qui avait dû se perdre en cherchant une route que jamais il ne trouva. Du moins, c’était ce qu’il était en train de se dire jusqu’à ce qu’il mette la main dessus, le brandissant comme un trophée après un match.

- « Bingo ! »

Tout le monde se fichait pas mal de savoir ce qu’il faisait dans une position aussi ridicule au milieu du trottoir mais, il se fichait aussi pas mal de ce que les autres pouvaient bien penser de ladite position. Le principal, c’était qu’il avait retrouvé son feu. Arme suprême contre le tabac. Ou plutôt, c’était pratique pour allumer sa cigarette. Cigarette qu’il avait d’ailleurs roulée comme un manche et qui avait un léger ventre au centre. Pas vraiment la classe si vous voulez son avis. Cette imperfection ne ferait pas échapper à sa roulée le sort funeste de finir en cendres éparpillées sur le trottoir.
Une fois allumée, il se releva et passa la bandoulière de sorte à ce que son sac ne le gêne plus. Dans quelle rue était-il déjà ? Et pourquoi était-il là ? Il jeta un coup d’œil rapide avant de se repérer. Il connaissait la ville comme sa poche, ça n’avait rien de compliqué pourtant. Il observa les commerces, les adresses et partit à toute jambe vers l’objet de son attention, la raison de sa présence à cet endroit précis. Une guitare. Mais pas n’importe laquelle. Il en connaissait l’histoire de bout en bout et refusait de la voir entre les mains d’un musicien de seconde zone, qui n’y toucherait pas sous prétexte qu’elle avait appartenue à un grand nom de la Nouvelle-Orléans. Cet instrument ne méritait pas de prendre la poussière, bien loin de là. Il n’était pas le meilleur guitariste de tous les temps mais, il assurait quand même pas mal. Une perte de temps d’après ses parents mais, une perte de temps que son jumeau avait soutenue et même encouragée.
Sans plus attendre, il s’engouffra dans le magasin, larguant sa cigarette au loin, lunettes de soleil posées de travers sur le nez et cheveux en bataille, l’image du crétin de base. Parfait pigeon mais, qui ne l’était pas. Il savait ce qu’il voulait acheter et il savait avec quoi il allait ressortir. Qu’importe le prix, pourvu qu’elle soit intacte. Aussi, pendant de très longues minutes, il l’observa sous tous les angles sans faire appel au patron du magasin. À première vue, elle n’avait absolument rien. Cependant, il ne pouvait pas la tester, c’était l’évidence même. Il finit donc par devoir faire appel à l’homme qui n’allait sans doute pas laisser filer cette merveille contre trois fois rien, ni avec n’importe quel charlot. La discussion fut longue, le marchandage encore bien plus long. Puriste, comme lui, le gars avait besoin qu’il montre patte blanche et qu’il prouve qu’il n’était pas un guignol de bas étage voire un fils à papa péter de thunes qui voulaient s’offrir une gratte pour faire chic. Environ quarante-cinq minutes plus tard, Sorn était dehors, heureux comme un gamin devant son premier arrachage d’emballage de Noël... Sauf que lui, il en profiterait longtemps.

L’objet de toute son affection du moment bien rangé, au chaud dans un étui, n’attendait qu’une chose, qu’on lui titille les cordes. Malheureusement, ça ne serait pas pour tout de suite. Avant ça, il se devait de passer chez un client pour discuter des modalités. La partie du travail la plus délicate, que les vivants puissent choisir comment honorer leurs morts, le tout, dans leurs moyens et leurs volontés. Un ensemble de demandes qu’il n’était pas toujours simple de respecter hélas.
Ce n’est que bien tard dans l’après-midi qu’il ressortit de cette entrevue, avec des directives plein la tête et des problèmes plein le dos. Ce qui avait été demandé se rapprochait de la demande d’un fou et il n’était pas vraiment sûr de pouvoir, vouloir, respecter cette demande de bout en bout. C’est dans cette optique qu’il se roula une énième cigarette et qu’il se mit à rêver d’un bon verre de bière. Il voulait retrouver l’animation qui lui plaisait tant, celle qu’il aurait aimé avoir sous ses fenêtres à la place de cet espace quasiment aseptisé qu’avait choisi ses parents pour lui, faute de pouvoir lui dicter sa vie.
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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: 'Cause I like you, Yeah I like you ☄ Ange   Mar 3 Mar - 19:34

Miam
Sorn & Ange. I thought I was a fool for no one


Officiellement, je n'existais plus vraiment. Ange avait trouvé la mort dans un drôle d'accident impliquant les rebelles. La porte-parole avait rendu les armes, elle allait être enterrée... Sans qu'on ait pu retrouver son corps. Ça m'amusait, mais une capuche bien installé sur mon crâne, je me faisais le plus discrète possible. M'éloignant des foules et voulant disparaître. Personne, ou presque, ne devait me savoir en vie. Je respirais sous couverture. Officiellement, je devrais même me choisir un nouveau prénom. Le choix était simple. Éris. Second prénom et déesse qui avait attiré mon regard. À l'idée d'emprunter une troisième identité, je laissais un rire s'échapper d'entre mes lèvres. Théodora... Ange et, maintenant, Éris. Oui, mon existence était plus compliquée que prévu. Et alors, que je prenais un nouveau départ, marchant en digne fantôme dans les rues de la Nouvelle-Orléans, j'avais conscience que je m'enfonçais dans encore plus complexe qu'auparavant. J'aurais dû me retirer de toute action et simplement me contenter de faire la morte. J'aurais dû... Seulement, je restais incapable de m'en contenter. Un orage grondait dans mes pensées et ce que j'avais vu au sein du gouvernement me laissait un goût amer sur la langue. Je voulais creuser moi-même leurs tombes et être celle qui déverserait une montagne de terre par-dessus leurs dépouilles.

Cette simple image, suffit à calmer mon cœur tandis que je marchais tête base et me fondait dans la masse. Je détestais la sensation d'être une proie. D'autant plus que récemment, j'avais une nouvelle fourrure aux tendances carnivore, qui m'avait surprise. Depuis, j'étais presque intolérante à mon statut qui me mettait dans cette position de faiblesse. J'enrageais d'être aussi peu influente et tout autant victime que le reste du peuple. Bouillant de ces émotions, je découvrais une rage que je m'ignorais posséder. Elle avait sommeillé tant d'années... Que je ne savais même pas comment la contrôler. Les poings serrer et la mâchoire contracté, une odeur se glissa jusqu’à mes narines. Une odeur que j’avais déjà croisée récemment… Ravalant ma salive, je bifurquais instinctivement. Allant chercher le confort d’une petite ruelle mal éclairé pour mieux me déshabiller. Je n’étais pas timide et j’exposais mon corps sans problème. Malheureusement, ma crinière aurait attiré l’attention et du coup, je devais me contenter de ce coin crade et répugnant. Une fois aussi nue que le jour de ma naissance, je fermais les yeux. Me concentrant sur l’odeur que je voulais percevoir, laissant la transformation marquer mes os et mes muscles. Certains hurlaient et gémissaient sous cette torture. J’en avais vu un de mes semblables pleurer sous l’effet de cette douleur qui parcourait son corps. Pourtant, moi je restais de marbre. Haletant à peine.

Pas même une grimace pour témoigner de l'horreur qu'était ce changement de nature. L'insensibilité me servait souvent et me permettait de ne pas trouver cauchemardesque cette malédiction. Tandis que je me retrouvais sur les genoux écorchant ma peau et mes paumes frappant le sol sans délicatesse, je ne faisais que me concentrer. L'odeur devenait plus intense à mesure que je laissais ma seconde, si ce n'était troisième, nature prendre le contrôle de moi. Un duvet blanchâtre fini par apparaître et couvrir l'entièreté de mon corps. Au bout de plusieurs minutes, il ne restait plus rien de la femme. J'étais désormais une boule de poils aux griffes acéré. Un ourson aussi blanc que la neige et aux yeux aussi noir que la nuit. J'étais adorable et dangereuse à la fois. C'était nouveau pour moi, cette apparence. Pourtant, je m'y sentais bien. Entre ma louve intérieure et cette seconde part animal en moi, je me demandais si je pouvais encore être considéré comme une humaine.

Attirer par cette odeur qui me donnait l'eau à la bouche, je traquais la piste. M'attirant quelques regards et quelques gestes peu flatteurs de la part des bipèdes étonnés. Une petite fille demanda même à sa mère de m'adopter... Les humains. Qui voudrait adopter un bébé carnivore qui deviendrait leur pire cauchemar? Je ne les comprenais pas. Je ne voulais même pas essayer de comprendre leur manière de réfléchir. Je préférais suivre ma piste et rattraper cette créature qui me donnait envie de mordre sa chaire. Frétillant presque, je finis par rattraper l'humain qui sentait si bon... Le ventre qui gargouille, je me jetais contre ses jambes. M'y accrochant de toutes mes forces. En louve, j'aurais pu être terrifiante, mais sous cette forme... Je ressemblais surtout à un énorme toutou qui cherchait de l'attention. Seul mes griffes et mes dents qui le mordillaient gentiment, pouvaient trahir une menace.

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I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
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MessageSujet: Re: 'Cause I like you, Yeah I like you ☄ Ange   Mer 18 Mar - 21:53

Acheter une nouvelle guitare avec un passé fameux était bien joli mais, il comptait bien l’utiliser. Cigarette allumée, paré à faire la fête et rentrer chez lui dans un état second fort probable, il semblait plus que motivé. C’est donc tranquillement qu’il prit le chemin du quartier français, sans se soucier un instant de ce qui pouvait bien lui tomber dessus. Après tout, des tuiles ne vous tombent pas dessus tous les jours, c’était un fait connu. Mais, en vérité, ce n’est pas une tuile qui lui atterrit sur le coin de la carafe - et pourtant les carafes n’ont pas de coin, quelle ironie... Pas une tuile donc mais, une boule de poils blancs, toute petite et mignonne. Quoi que mignonne oui mais, avec des griffes et des crocs. Sa première réaction fut on ne peut plus incongrue.

- « Un ours... blanc... dans la rue. Normal. Il est à quelqu’un ? »

Il l’avait dit assez fort pour que les gens autour de lui l’entendent mais, personne ne semblait pressé de vouloir répondre ou alors, personne ne savait, tout simplement, d’où venait cet ours. Ce n’est que la phrase une fois dite à voix haute qu’il se rendit compte que ça n’avait pas de sens. Personne n’était assez fou pour garder un ours chez lui comme animal de compagnie. Enfin... on ne pouvait pas non plus savoir ce qui passait par la tête de certaines personnes.
Pas franchement rassuré de constater qu’un ours - même miniature - se frottait à ses jambes, il n’osa pas trop bouger. Il était partagé entre l’envie de considérer cet animal comme une grosse peluche et celle de se fuir. Après tout, il avait acquis cette capacité à un niveau que nul ne pouvait soupçonner, pas même Cordelia. La fuite, c’était devenu sa spécialité, aussi bien sentimentalement que pour le reste.

- « T’es mignon mais... tu sais, j’peux pas faire grand-chose pour toi. Et puis, je vais te confier un secret mais, je suis pas super bon à mâchouiller. Je fume, j’aime bien boire et puis à l’occasion, une clope joyeuse, c’est pas plus mal. On a déjà essayé de me croquer et je suis sûr que le loup a été malade après. »

Bon, ok, il en faisait des caisses et il était presque persuadé de parler à un vrai ours. C’était idiot mais, il n’avait pas encore le réflexe de considérer tout animal comme un potentiel changeur. Cela dit, il avait arrêté de manger de la viande pour certaines raisons... et celle-là en faisait partie. Ce n’est qu’après qu’il commença à être intrigué par une sensation étrange.
Il n’avait jamais été poursuivi par un ours. Un loup, un loup de Tasmanie, un husky, un piaf et même des zombies mais, pas un ours. Non, il n’avait jamais croisé d’ours. Malgré tout, ça ne l’empêchait pas de se poser la question.

- « Si... Si on s’est déjà croisé, tu veux bien arrêter de bousiller mon jeans ? Non pas que j’y tienne particulièrement mais... j’aimerais pas me retrouver en caleçon au milieu de la chaussée. Et puis on nous regarde. Si ça se trouve t’es un vrai ours et j’ai vraiment l’air d’un con, sans compter que tu risques de me bouffer les mollets. » Il se baissa même un peu. « Mais, t’es pas un ours pas vrai ? Tu sens aussi autre chose... » Mais, il se releva d’un coup, pointant son doigt sur l’ours. « Pas les lacets ! Surtout pas les pieds ! »

Il avait vraiment l’air d’un demeuré mais, il assumait plus ou moins. Il n’empêchait que c’était vrai. Pas les pieds. Depuis qu’il avait perdu un orteil dans une poursuite ubuesque avec deux loups, il craignait de façon disproportionnée d’en perdre un autre. La situation était totalement grotesque mais, si c’était un autre changeur, il comprendrait forcément et ne voudrait peut-être pas le bouffer. Il voyait déjà la une des journaux le lendemain : « Un lièvre mangé par un petit ours polaire. », à la rubrique faits insolites. Non, franchement, très peu pour lui. Il n’avait aucune envie de faire la une des nouvelles totalement capilotractées qui se multipliaient. Penchant un peu la tête sur le côté avec sa guitare sur le dos, il était en train de se dire que la scène devait valoir le détour.
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