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 Prisonners [Lawrence]

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MessageSujet: Prisonners [Lawrence]   Lun 26 Jan - 0:22

Prisonners

« Les grands esprits sont sûrement de proches alliés de la folie, et de minces cloisons les en séparent. »



Le monde devient-il fou ? Au bout d’un moment faudrait vraiment se poser 5 minutes et discuter calmement de l’avenir de l’humanité si nous continuons à persévérer dans ces conneries. Après tout nous existons depuis des milliers d’années et nous avons près de la moitié d’enregistrer dans ce que nous appelons la préhistoire et l’histoire. Alors comment se peut-il que nous nous comportons toujours de la même manière ? Répercutant encore et encore et…encore, les mêmes erreurs. Comme si nous étions au beau milieu d’un schéma sans fin en perpétuel mouvement mais dont les causes, conséquences et agissements ne seraient, dans le fond, qu’uniques. Répétitifs à souhaits. Donc au final, il ne le devient pas, fou. Il l’est. Ou plutôt nous le sommes tous autant que nous le sommes. Nous sommes programmés à se sentir plus puissants que n’importe quel autre être vivant tout étant beaucoup plus perfide, tordu, despotique. Je peux observer dans mon obscurité celle des autres comme étant le reflet d’erreur commune. Je ne peux me prétendre meilleur qu’un autre, il n’y a qu’à voir ce qui m’a conduit dans cette situation pourtant, je ne peux que m’accorder ce droit de jugement. Je ne pense pas que ce soit celui n’ayant jamais péché qui puisse juger, bien au contraire, le pécheur est un bien meilleur critique. Je repense donc avec aisance aux actions menées par mes pères sans leur trouver une once d’explication justifiable. Elles font toute écho à la même stupidité dont j’ai reussi à faire preuve depuis mon enfance et bien plus encore depuis que j’ai fuis pour la première fois. Après tout c’était une manœuvre comme une autre de me battre contre ce que je ne pouvais concevoir quitte, au final, à faire de mauvais choix qui semblaient pourtant si sympathique.

Difficilement je me glisse contre une paroi de ma boite à penser. Je rampe et expire avec peu de discrétion, qu’importe personne ici ne peut me sauver. J’utilise alors mon épaule pour me hisser et m’adosser à la paroi. Bien trop froide, je frissonne constatant que mon tee-shirt est déchiré. Je ressens plusieurs contusions pour au final comprendre que tout mon corps est charcuté. Parfait, je suis un schrtroumph, il ne manquait plus que ça pour compléter ce joli monde fait de bisounours et poupées barbies tout rose… Je soupire pour calmer ma respiration et tire sur mes liens. Ces derniers sont férocement serrés ce qui me fait supposer de l’identité de mon bourreau. Je fronce les sourcils et panique légèrement. Je n’aime pas du tout ma situation. Je me secoue, tire sur la corde qui lie mes mains et celle qui entrave mes pieds. Je me fais l’effet d’une dinde prête à l’abattoir et cette idée ne me convient pas le moins du monde. Le bout de tissu qui repose sur ma tête m’empêche de respirer avec aisance ce qui n’arrange rien à mon excitation. Mon calme olympien s’évapore dans ma douloureuse constatation et le souvenir qui s’y accroche. Résistance ? Surement. Mon assaillant ? Le même ours contre lequel je me suis battu durant l’émeute, je le sens presque dans le coin. Ma machoire se crispe avant que mon esprit reprenne le dessus. Je devais me calmer. Impérativement. Je prends donc le temps de fermer les yeux (bien qu’ouverts ça ne changeait rien) et de faire une analyse rapide de mes blessures en passant une par une les parties de mon corps. Rien de trop grave mais cumulés, il était évident que ça ne faisait pas de moi une bête de concours et encore moins un outil pour ma survie. Je soupire pour contrer le nouveau vent de panique qui me saisit. Je m’adoucie, attends que le calme me chevauche avant d’ordonner les priorités en évitant de penser à ce qui m’avait conduit ici. Ma stupidité devait me perdre un jour, c’était fait, n’en parlons plus. Là, j’avais besoin de mes neurones et de mon agilité puis de ma vue, surtout. Je rabats donc mes pieds sous moi et dans un bon effort physique, je me projette à l’aide de mes genoux et de mes pieds sur ces derniers. Mes épaules et mes mains font tampons sur le mur qui parvient à me maintenir in extrémiste. Je joue ensuite des épaules et de la nuque en posant le bout du tissu le plus bas possible contre le mur. Je ne ressemble à rien ainsi où peut être à chien tentant d’enlever des tics mais qu’importe, doucement, je sens le tissu perdre de la distance. Mes cheveux sentent l’air libre avant ma bouche. Ma tête me tourne lorsque je me frotte plus violement contre le mur et je chute laissant tomber le tissu sur le côté. Je sens l’air reprendre place dans mes poumons avec une facilité déconcertante, comme on se sent mieux sans entrave. Je ne suis plus claustro mais l’inconscience m’enveloppe et je disparais.

J’émerge dans un sursaut qui me propulse contre une caisse derrière moi. Je mets un certain temps à me situer. Temps que je passe à essayer de bouger sans y parvenir. Yeux ouverts j’observe l’espace qui m’entoure. Me voilà dans une sorte de box, l’obscurité n’est déjouée que par deux petites lumières d’issu de secours au-dessus de mon espace de vie (ou de mort, l’avenir nous le dira) et d’un autre espace que je ne distingue pas. Mise à part le mur sur lequel je me suis appuyé, je ne suis entourée que par trois grillages. Nulle fenêtre, une porte dans le grillage et quatre caisses en bois. Mobilier réduit, c’est la crise… Je secoue la tête pour chasser mes débilités, ce n’était pas le moment. Je rampe et roule pour m’approcher de l’autre espace. Du coin de l’œil, j’y découvre des pieds et un corps adossé à une porte de sortie : ma liberté. L’homme semble y faire la sieste, comme si la situation s’y prêtait. Comment un mec pouvait pioncer alors qu’il détenait un être humain dans une cage ? Je grogne avant de me museler tout seul d’un pincement. C’est l’occasion. Je roule contre le mur en béton et m’y redresse avec effort pour commencer mon investigation. Le temps passe sans que je trouve beaucoup d’idée pour ma survie. Je me laisse donc glisser derrière une caisse et y découvre un clou. Leger sourire, je me faxe jusqu’à lui et me positionne étrangement pour l’attraper avec mes mains ficelées dans mon dos. L’homme remue alors que je persiste à utiliser le clou contre mon lien. Je cesse de respirer en regardant dans sa direction avant de reprendre mon sauvetage. Je grimace à chaque coupure dans ma peau en essayant de ne pas penser à ma future mort par tétanos. Quelle ironie de la vie si je venais à me sortir de là pour crever à cause d’un clou…

Lorsque je sens la corde glisser le long de mes poignets j’ai presque envie de hurler et commence un mouvement pour me remettre sur pied avant que les liens sur ceux-ci ne me rappellent à l’ordre. Je m’écrase donc sur le sol. Plus discret tu meurs, c’est certain. Je rampe derrière une caisse en récupérant le clou et la corde dans l’espoir de me faire oublier. Défaire la corde à mes chevilles est de suite plus simple si bien que je me retrouve assez rapidement devant la serrure de ma cage. On m’a appris la théorie d’un crochetage, la pratique, je la connais aujourd’hui et ce n’est pas très glorieux. C’est au moment où l’abandon sonne à ma porte que je sens la serrure s’accorder à ma volonté mais aussi au bruit de la porte grillagée que l’homme émerge de son brouillard. Je ne distingue pas ses traits et ne m’attardent pas dans mon boxe pour m’imprégner de lui et en faire un tableau. Sans réfléchir je saute sur le gars et le frappe dans les côtes. Bien qu’émergeant, il me repousse avec facilité et m’offre une droite dans la mâchoire que j’évite à peine. Nous enchainons plusieurs coups avant que je le prenne pour un adversaire de rugby et me retrouve sur lui juste en dessous de la lumière de la sortie de secours.

Non…Sam.. ?

Moment d’incertitude. Moment d’incompréhension. Moment de stupidité profonde? Qu’importe me voilà catapulter sur le sol. Et ce n’est pas ça qui semble me faire revenir à la gravité de la situation, non. Trop évident comme retour. J’étais face à l’impossible. Samuel.


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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Mar 27 Jan - 13:20


   

La douleur. Ce fut elle qui le tira de son inconscience. Cette même douleur qui l’avait fait plonger dans cette même inconscience, d’ailleurs, s’il en croyait la migraine qui pointait le bout de son nez. Déjà qu’en temps normal, le mécanicien n’avait besoin de rien pour avoir des absences, mais le coup reçu à l’arrière du crâne promettait de rien arranger à tout cela. La douleur, donc. Elle était là, bien présente, lovée derrière cette migraine qui pulsait à un rythme régulier, enflait chaque seconde un peu plus jusqu’à ce que Lawrence soit totalement extirpé des vapes où il était empêtré depuis une bonne demi-heure. Pendant plusieurs minutes, il crut même entrevoir des flashs de souvenirs qui ne lui appartenaient pas, des balles siffler autour de lui et une chaleur se répandre dans un frisson glacé à niveau de son cœur. Pendant plusieurs minutes, ses doigts tâtonnèrent sur sa poitrine à la recherche de sang dégoulinant d’une plaie mais ne trouvèrent que sa chemise et, dessous, une cicatrice qui commençait à se faire vieille. Un nouveau frisson acheva de réveiller le New Yorkais, immobile. Où était-il ? bon sang ? Et surtout : que lui était-il arrivé ? Une personne normale, ou sensée, pourrait fouiller dans sa mémoire à la recherche d’indices sur ce qui avait pu provoquer son inconscience et surtout sa présence dans cette large et sombre pièce, entourée de barreaux – auxquels il était adossé d’ailleurs – mais Lawrence ne faisait malheureusement pas partie de cette catégorie de citoyens. Trop hébété pour réfléchir, il se contenta dans un premier temps d’observer. De respirer. De tenter de voir où il se trouvait avant de se mettre en quête d’une raison à sa présence dans ce qui ressemblait ni plus ni moins à une prison, un cachot, quelque chose s’en approchant étrangement.

Un. Deux. Trois. Dix. Quinze. Trente secondes s’écoulèrent au rythme de son énumération mentale basée sur les battements de son cœur. Et toujours cette immobilité qui tétanisait ses muscles. Un nouveau tremblement agita tout son corps avec la violence d’un spasme, comme pour le sortir de sa catatonie, et Lawrence parvint enfin à se redresser, se tenant aux barreaux pour mieux se tirer vers le haut et observer à nouveau son environnement, comme si quelque chose allait lui sauter aux yeux. Rien. De l’obscurité qui rongeait son calme avec l’avidité de l’acide, du silence et surtout une solitude toute trouvée. Et étouffante. « Y’a quelqu’un ? » La voix de Lawrence, déjà peu assurée en temps normal, s’étrangla dans sa gorge et seul un couinement en sorti. Les frissons, dus autant au froid qu’à la peur qui étreignait le New-Yorkais, s’accentuèrent devant la seule réponse que fut l’écho. Pendant quelques minutes, il s’aventura sur les côtés, sans lâcher pour autant son support métallique, la grille qui le séparait à priori de l’extérieur, la grille qui cerclait son environnement d’une cage métallique comme pour mieux l’informer de sa condition de prisonnier. De qui ? De quoi ? Pourquoi ? Trop de questions. Trop de questions pour lui, trop de peur pour sa santé mentale, trop d’incertitudes… Les jambes flageolantes, Lawrence revint à son point de départ pour se recroqueviller et attendre. Pour se recroqueviller et… s’endormir.

La douleur l’avait réveillé la première fois, ce fut le bruit salvateur d’un cliquetis de serrure qui l’extirpa, cette fois, du sommeil troublé dans lequel il avait plongé sans s’en rendre compte. Un cliquetis et un coup dans les côtes histoire de faire ça bien. « Quoi ? J’ai rien fait ! ». Crier : son premier réflexe. Riposter : le second. C’était comme une deuxième nature chez lui, il n’avait même pas besoin de réfléchir pour s’extirper de l’emprise de l’assaillant, le repousser, le frapper avec violence et précision pour le sonner suffisamment, le temps de comprendre et de reprendre ses esprits. Ou presque. La droite qu’infligea Lawrence à son agresseur – bon sang, un geôlier qui entrait juste pour frapper, c’était illogique non ? Ou alors il avait une sérieuse dent contre le mécanicien… - ne lui offrit pas la pause attendue et pendant des secondes infiniment longues pendant lesquelles la souplesse et la technicité de l’amnésique plièrent devant la forme physique de l’autre jusqu’à ce qu’il se retrouve totalement plaqué au sol, presque immobilisé. « Lâche moi… » commença un Lawrence qui, étrangement, sentait sa panique refluer devant une certaine habitude. Comme si être dans de telles situations –le combat, pas la position ne nous y méprenons pas – lui était familier. Lâche moi commença-t-il avant d’être interrompu. Non…Sam.. ? L’incompréhension lisible dans les yeux de son agresseur se dessina sur le visage de Lawrence. Sam ? ? Bandant les muscles, profitant de l’incertitude du moment, ses réflexes prirent le dessus et il envoya l’autre rouler au sol, pour se reculer, accroupi. « Comment ? Comment tu m’as appelé ? Tu me connais ? » Loin de balbutier, loin d’hésiter, Cordelia ne pourrait pas reconnaître la voix de Lawrence à cet instant. « Je m’appelle Lawrence, pas Sam, tu as du te tromper. » Il secoua la tête, avisa la porte ouverte. Si c’était bel et bien son geolier, s’il l’avait bel et bien confondu avec un autre alors… « Tu… tu as enlevé la mauvaise personne. » La familiarité du tu lui était venue aussi naturellement que les coups, comme si se battre enlevait automatique toute réserve. Restant à distance, se levant avec hésitation et conservant une garde à mi chemin entre la perfection du soldat entraîné et l’incertitude de l’amnésique, Lawrence recula jusqu’à la grille. « Où je suis, là ? Laisse moi m’en aller. » La porte est ouverte, tu n’as pas à lui demander la permission, tu sais ? Lawrence chassa la voix sarcastique d’un mouvement de tête. Ce n’était pas le moment, bon sang ! Pas le moment du tout…

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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Mar 27 Jan - 22:14

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« Les grands esprits sont sûrement de proches alliés de la folie, et de minces cloisons les en séparent. »



J’étais face à l’impossible. Samuel. Cet ami d’un autre temps. Ce disparu. Cet oublié. Ce recherché… Je ne réalise pas sa présence. Je nie. Je ne peux le croiser dans ces circonstances ni le voir tel un bourreau. Il me repousse. Il a cette force que je ne lui connaissais pas tout autant que cette rapidité qui me surprend. La vidéo était peut être bien plus réaliste que mes souvenirs brouillés. Je fronce les sourcils pendant ce qu’il me semble une éternité. Éternité que je passe à me rappeler à notre passé commun. Je mène une nouvelle fois cette fouille archéologique dans les brumes de mon cerveau à la simple recherche d’une erreur, d’une différence ou plus justement, d’une vérité. Une conviction. Je suis catapulté près de cinq ans plus tôt. Je siège sur un tabouret de bar Canadien, je plaisante avec la barmaid avant que ce prétentieux tente de jouer au plus charmeur. Un « p’tit con » avec qui, au final, je me suis bien entendu. Un ami. Au début du moins.  Sa malice se substitue doucement à son ignorance à peine voilée au milieu d’une centaine d’inconnus New Yorkais. Le dédain sur son visage ne lui allait pas mais c’est pourtant le véritable dernier souvenir que j’ai de lui. Et c’est surement ça qui fixe une différence entre ma réalité et celle que je vis. Son regard n’est en rien ressemblant à celui dont sa présence me fait écho. Progressivement, je repasse  à l’état de conscience presque assez en phase avec mon environnement pour ressentir chaque fibre de mon corps douloureux. Du sang perle de mes plaies aux mains pendant que l'une se serre davantage soudainement sur le qui-vive. Puis-je seulement lui faire confiance ? Lui, mon bourreau ? Comment ? Comment tu m’as appelé ? Tu me connais ? Sa voix foudroie mon esprit. Je pourrais reconnaître ce timbre les yeux fermés, c’était celui d’un ami à bout de nerf avant sa disparition. Une conviction que je lui avais souvent imaginé sans l’avoir observée. Une conviction qui m’avait fait douter et refuser sa requête. Probablement une conviction qui l’avait fait partir. C’est surement à ça que je devrais reconnaître sa duperie de ce lointain passé commun et que je dois, à présent, intégrer pour ma survie. Il feint une nouvelle fois son ignorance. Comment ose-t-il ? Nous n’étions pas les meilleurs amis du monde mais juste assez pour partager nombre d’actions stupides, juste assez pour se reconnaître. La colère me gagne. Bourreau, il ose jouer l’innocent doublé de l’ignorant. Je m’appelle Lawrence, pas Sam, tu as du te tromper..Je reste pantois assez longtemps pour emmagasiner assez de rage pour faire exploser le bâtiment. Me tromper ? Il se fout de moi. Qu’il change de nom pour son bon plaisir, soit, mais qu’il joue les surpris ça… ça c’est de l’abus. C’est comme s’il regardait une courgette et qu’il me disait « tiens une panthère ». Autant dire que je vais lui faire bouffer sa courgette ! –N’y voyez aucune remarque déplacé merci bien –

Ses yeux avisent mon épaule où plutôt ce qui se trouve juste derrière. Ma cage. Espère-il vraiment me déconcentrer assez pour m’y remettre ? Il parait que l’homme est un loup l’homme. Preuve est faite. J’entends sa dernière phrase mais n’y prête aucun crédit. Qui est-il de toute façon ? Mérite-t-il ne serait-ce qu’une hésitation ? Je ne pense pas, alors c’est tout naturellement que mon poing s’enfonce dans ses cotes, au même endroit que précédemment. Plus ça fait plus ça peut m’aider. Vif. Décidément trop vif pour le jeune homme dont j’ai le souvenir, il répond. Dis un mot, peut être deux. Je n’en ai cure. Je veux lui écraser la face sur le bitume. Mon corps se heurte au grillage et j’utilise le ressort pour donner plus de force à mon coup. Lorsque je le vois tituber en arrière, je suis aux anges. Je sens cette force parcourir mon corps. Cette délectation d’avoir ne serait-ce qu'un instant la sensation d’avoir le contrôle sur la situation. Je me fous de le mettre à terre, qui est-il aujourd’hui pour mériter une hésitation ? T’as vraiment cru que je me ferai avoir par ton « vous avez enlevé la mauvaise personne ? » Tu me dégoutes Sam… m’enfermer ici et ne même pas avoir les couilles de l’admettre, pire… tenter de me faire passer pour le connard de l’histoire ! Je ponctue ma hargne d’un coup de talon bien droit dans son genou que je ne fais qu’effleurer alors qu’il balaie mes pieds. Le choc coupe ma respiration. J’expire lourdement et sens du sang dans ma bouche. Yeux ronds, je passe le dos de ma main sur mes lèvres. La vision du sang puis de ma main charcutée m’offre des hauts le cœur que je réprime en reculant lamentablement dans la pièce. Je l’observe se redresser. Toute sa posture me fait manquer un battement. Ces enchaînements. Cette rapidité. Qu’est-il devenu ? ou qu’était-il à la base ? M’a-t-il dupé depuis le début ? Je ne parviens pas à y croire. Est-ce nouveau monde qui l’avait transformé en ce monstre du combat ou avait-il été attaqué par une araignée radioactive ? Étrangement, je prie pour la seconde option. D’une part parce que ce serait fichtrement plus cool et d’autre part parce qu’il m’est plus facile de l’accepter que ma propre stupidité. Qu’est-ce…. Qu’est-ce que t’es devenu ? Dis moi… DIS MOI BON SANG ! Pourquoi m’enfermer ?! Comment peux-tu être avec eux ? BORDEL ! Ils tuent des gens ! Ils suppriment le peu d’ordre… ils….. veulent le chaos..Je sens mon poing se desserrer lentement et laisser apparaître ma seule survie, ce clou. Je sens mon esprit se brouiller en même temps que ma vue. Je lutte pendant ce qui me semble une éternité avant de me sentir disparaître de nouveau dans l’inconscience. Je ne peux plus lutter. J’aurai du le savoir dès le début. Je ne fais pas le poids. Je suis faible. Elle avait raison. Elle avait raison.


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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Dim 1 Fév - 11:32


   

C’était tout bonnement incompréhensible pour Lawrence. Pourquoi donc l’avait on enlevé, lui parmi tant d’autres ? Il avait tué un Peacekeeper, certes, mais la température ambiante enlevait la Nouvelle Orléans de toutes les possibilités concernant sa localisation. Il avait un passé trouble, certes, mais pourquoi lui faire ça maintenant, plus d’un an après son réveil ? Et surtout, s’appelait-il réellement Samuel ou n’était ce qu’une preuve supplémentaire que tout cela n’était qu’un quiproquo malencontreux qu’une simple discussion allait pouvoir régler ? Qu’il est mignon, enveloppé dans sa naïveté… Les yeux de Lawrence se fermèrent une fraction de seconde avant d’aviser la porte ouverte sur un gouffre obscur. La sortie ? Vraisemblablement. Avant de revenir sur son geôlier. Laissez moi partir, s’il vous plait Les mots, la demande même, de Lawrence résonnèrent dans la pièce au son sarcastique d’une voix intérieure. Allez, massacre le à nouveau et file, file tant qu’il est encore temps ! Un bruit métallique le coupa dans ses pensées et son hésitation, Lawrence ne vit dans un premier temps qu’un mouvement d’épaule et une explosion de douleur dans les côtes, avant de riposter, encore et toujours, dans un réflexe chorégraphié qu’il ne pouvait ni concevoir ni comprendre mais simplement subir. Son coude s’éleva pour contrer une attaque tandis que d’un crochet enchaîné avec un uppercut, il envoya l’homme plus fort encore contre le grillage, un regard affolé pour conclure sa manœuvre avant de tituber en arrière sous une nouvelle attaque. Un pas, deux, il trébucha contre le sol pour s’écraser dans la poussière dans un geignement plaintif. T’as vraiment cru que je me ferai avoir par ton « vous avez enlevé la mauvaise personne ? » Tu me dégoutes Sam… m’enfermer ici et ne même pas avoir les couilles de l’admettre, pire… tenter de me faire passer pour le connard de l’histoire ! Incapable de prononcer le moindre mot, Lawrence ne put qu’émettre un « Mais… » étranglé, d’où suintait un peu plus de colère à chaque seconde. Il commençait à en avoir assez. Assez d’être la victime, assez d’être à la ramasse, assez de subir encore et encore le contrecoup d’un passé qui n’était plus le sien, b#rdel ! Assez d’être le dindon de la farce, assez de se prendre des coups, assez d’être malmené, secoué, acculé comme un vulgaire chaton que l’on voudrait noyer pour mieux s’en débarrasser. Pressentant le coup de talon de l’agresseur, Lawrence suivit son instinct, balaya ses pieds pour mieux se relever et se laisser tomber sur le geôlier envoyé au sol. « TU NE BOUGES PLUS ! » Sonore, loin de ses habitudes qui le poussaient à se faire discret, la voix de Lawrence percuta l’homme qu’il tentait de garder immobilisé au sol. Qu’est-ce…. Qu’est-ce que t’es devenu ? Dis moi… DIS MOI BON SANG ! Pourquoi m’enfermer ?! Comment peux-tu être avec eux ? BORDEL ! Ils tuent des gens ! Ils suppriment le peu d’ordre… ils….. A chaque mot, Lawrence secouait la tête un peu plus. A chaque question, il resserrait la prise qu’il avait sur le col de l’autre pour l’empêcher de se libérer. « Ta g#eule ! B#rdel, ta g#eule où je t’en fous une ! » Bon moyen de le mettre en confiance… où est ta douceur habituel, petit Lawrinou ? Elle était au placard. Comme sa peur. Seule la colère de ne rien comprendre et la frustration d’être totalement hors jeu intellectuellement étaient présentes pour le moment dans le regard brun du mécanicien. Totalement aveugle à l'inconscience qui avait fini par emporter son agresseur, trop concentré sur sa colère justement, Lawrence commençait à vraiment s'énerver. « Je sais pas où je suis, je sais pas pourquoi tu m’as enfermé, je ne sais même plus qui je suis alors tes questions tu te les mets là où je pense et tu arrêtes de me frapper, b#rdel ! » Appuyant violemment sur la cage thoracique du mec, Lawrence se releva pour reculer d’un pas. Toisant l’homme toujours à terre, il se sentit obliger de rajouter : « Je m’appelle Lawrence, Lawrence compris ? Parce que je suis un p#tain d’amnésique auquel il fallait bien donner un p#tain de nom ! Alors ton Samuel à la c#n, et bien c’est pas moi d’accord ? J’suis juste un mec paumé, j’suis juste un p#tain de mec paumé ! » Prenant son inspiration, il fit un tour sur lui-même avant de sauter dans la pièce adjacente, préférant mettre le plus de distance possible entre lui et l’autre, préférant surtout trouver la sortie avant d’exploser davantage dans une violence et une vulgarité qu’il ne se connaissait pas. Plus, que tu ne te connais plus, Lawrence.

Un mur. Deux murs. Trois murs. Et une nouvelle grille : celle déjà ouverte. Il eut vite fait de faire le tour, pour mieux revenir dans son ancienne cellule : « C’est quoi ce b#rdel ? Elle est où cette p#tain de porte ? C’est un test, c’est ça ? Vous voulez voir jusqu’où je vais aller sans craquer ? Vous croyez pas que j’ai été suffisamment démoli comme ça ? »

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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Dim 1 Fév - 16:32

Prisonners

« Les grands esprits sont sûrement de proches alliés de la folie, et de minces cloisons les en séparent. »



Elle avait raison. Son  poids sur moi n’a d’égale que l’entrave que je ressens à la vision de son visage. Ma mère n’a pourtant rien à faire dans ce combat, ni même dans ma vie au final. Elle m’a rejeté, incendié, démoli et abandonné comme elle l’a fait à Bastien, à peine né. Ma « chance » n’a été que de courte durée. Et quelle chance quand on pense à mes jeunes années passées dans la cave a tenté d’être leur rêve. Quand j’y pense elle m’a traité de faible tout en m’offrant l’entière responsabilité de l’état de son mari, mon propre père. N’est-ce pas incroyable ? Ma mère était un tour de force (ou est toujours…). Elle manipulait les mots avec une dextérité qui faisait froid dans le dos à côté de ça, mon père est un caniche. Seule sa force et son caractère imposant pouvaient laisser croire qu’il était le chef de la maison. Il parait que c’est commun à tous les foyers, ou presque. Faible. Coupable. Je suis devenu bien malgré le monstre de leur idylle alors qu’ils étaient celui de mes capacités d’humain. Au moins puis-je leur accorder leur amour, ils étaient indissociable et j’imagine que dans la mort (si elle est venue les attraper) ils ont su faire corps ensemble. Leur visage a beau être extrêmement clair, j’ai la sensation de les distancer au fil du temps comme s’ils parvenaient enfin à se faire une place dans mon passé. Sensation que je ne peux comprendre tout comme l’inconscience (et la conscience en fait) de les croire morts tous deux. Leur représentation m’apaise tellement plus dans ce sombre destin. Je peux gérer le sentiment lié à leur mort mais je crains de ne pas survivre à la leur si jamais je venais à les recroiser dans ce monde. De toute façon je n’arrive pas à discerner le sentiment qui en découle, mépris ? Dégout ? Honte ? Souffrance ? C’est une lumière qui me tire de l’inconscience, je la vois clairement sous une porte. Mise à part ce léger éclaircissement, la pièce est plongée dans un noir absolu. Je me redresse en grimaçant, persuadé que j’aurai du mal à me redresser après l’émeute de la veille, pourtant non. Je me sens plutôt bien, tout neuf. J’ouvre la porte et fais face à un tableau que je pensais ne jamais revoir. Il s’agit de ma famille. Mon père me porte dans ses bras, j’ai 3 ans, je tire les cheveux de ma mère qui sourit. Image d’une famille parfaite, j’ai envie de vomir même si mes pieds courent vers l’escalier que je descends presque en sautant. Ils sont tous les deux-là. Les sourires qu’ils échangent entre eux, ont toujours su me réchauffer et plus encore lorsque je n’en eus plus le droit. Je m’apprête à entrer dans la pièce quand je vois un bonhomme courir un avion dans les mains dans la cuisine. J’ai beau m’observer, je ne me reconnais pas. Je vois cet air familial sans pour autant avoir l’agréable conviction que ce soit moi. J’observe donc la scène de loin. Le garçon a 10 ans, plutôt grand pour son âge, ce n’est pas une période très heureuse pour lui normalement. Je le vois sourire aux parents. Je me souviens parfaitement essayer désespérément d’obtenir leur attention, leur bénédiction à cet âge-là. Dans cette scène, leur réponse est immédiate : ils rient. Mes yeux deviennent des billes et je visualise l’extrait d’un film qui aurait été bien meilleur pour moi. Ce n’est qu’au moment où l’avion disparait que je comprends mon erreur. Le garçon, ce n’est pas moi…. C’est Bastien.

Mon corps se contracte. Mes muscles se crispent. Je sens chaque rouage articulaire s’enflammer alors que mon torse encaisse une pression à laquelle il n’était pas préparé. Je crache du sang et entend un bourdonnement dans ma tête qui fini par devenir plus audible. Je secoue la tête, essaye de comprendre qui me parle, qui me tient fermement et au final, où je suis. Ce temps d’incompréhension dure qu’une seconde ou deux mais ma confusion semble durer une trop longue éternité. L’homme a le temps de me secouer encore un peu, de me hurler dessus des propos que je ne saisis pas tout de suite et de s’échapper de mon emprise. Car oui, j’avais dans l’idée de le repousser, de l’écraser… plus tard… le temps de récupérer un corps en état de marche. Sans la pression sur mon abdomen je respire enfin. Samuel. Kidnapping. Samuel. Samuel. Je tourne la tête et le voit s’engouffrer dans la cage en m’oubliant. S’il espérait m’y enfermer, il avait oublié un élément important : moi, la larve à l’entrée. Les bras ballant, je regarde en face de moi. La porte. Cette liberté. Je grimace et me force à me mouvoir. Je passe mes pieds sous moi et m’agrippe au grillage pour me surélever. Ma tête bourdonne c’est donc naturellement que je passe une main derrière mon cran et y sens perler une goutte de sang. Je ne suis pas sûr que ce soit très bon pour moi mais qu’importe, je dois ouvrir cette porte, sortir, fuir auquel cas, trauma crânien ou non, je suis bon pour le cimetière ou pire l’arène des rebelles. Je m’élance donc vers l’autre porte lorsque le type vocifère en revenant dans ma direction. Je perds l’équilibre et me rattrape comme je peux à l’une des caisses près de la porte. Je me tourne vers lui et l’observe de haut en bas. Il transpire la rage. S’il n’avait pas fini le travail de l’autre ours, je ressemblerai à peu près à ça aussi. En particulier face à lui, ce traitre.

Elle est où cette p#tain de porte ? C’est un test, c’est ça ? Vous voulez voir jusqu’où je vais aller sans craquer ? Vous croyez pas que j’ai été suffisamment démoli comme ça ?J’hausse un sourcil face à ses questions. Qu’est-ce qu’il essayait encore de me faire comprendre ? Je soupire, m’adosse à ma chaise de fortune et le regarde devenir plus bleu qu’un schtroumph (donc que moi…). Oui, c’est ça… j’aimerai savoir combien de temps tu vas encore me tenir ce discours de pauvre innocent victime et cruellement irresponsable dans ma situation….Franchement… je trouve que… arf pu**** c’est que tu t’es amélioré depuis…. Non… j’veux dire, ils sont débiles de croire que JE vais craquer en voyant ta face de traitre… je sais pas ce qu’ils cherchent mais je ne dirai rien comme je ne t’ai rien dit y a 5 ans… Je m’en veux plus de mon incapacité à tenir un discours ferme que de ne pas pouvoir le frapper à nouveau. J’ai beau l’avoir bien amoché aussi, il me repousserait avec facilité. A mon honneur, on m’avait déjà bien défoncé avant qu’il ne s’y mette et je ne me souvenais pas de ses capacités de karaté kid. Doucement mais surement, je me suis approchée de la porte, celle qu’il fait semblant de ne pas avoir vu alors qu’il pionçait dessus, ce fils de... Bref. Ma main écorchée se pose sur la poignée. Mon cerveau se concentre et ordonne à chacun de mes muscles de se réveiller, de faire encore quelques efforts. C’est fou ce que l’adrénaline peut faire, j’en suis conscient depuis le temps que je marche à cette drogue. Je n’ai plus qu’à lui offrir une distraction. Réfléchis, si j’étais le bourreau déjà je le saurai, deuxièmement je ne me serai pas trouvé DANS la cage pendant que toi tu dormais devant la porte pas le moins du monde enchainé contrairement à bibi. Et oui, les cordes, le clou, mes mains charcutées, tout mon corps blessé…. CQFD. Ta logique me fait pitié, j’avais un meilleur souvenir de toi Samuel Maçon. Je tourne la poignet et pousse. Je bloque. Je fais un mouvement de va et vient, toujours rien. L’enfoiré. Il a fermé à clef. Je me tourne vers la porte secoue plus fort avant de revenir vers lui, pris de rage. OU EST LA CLE !?

Braxto ! Il s’est réveillé et CETTE FOIS, ATTACHE-LE ! Profites-en pour vérifier l’autre enragé !

Je m’arrête dans mon mouvement comme Sam. Je le regarde une demi-seconde. Non. J’étais attaché, il n’y a pas de « cette fois ». Le « cette fois » n’est pas pour moi. Non, il est pour Lui. Samuel. Je me suis trompé. Il n’est pas le bourreau. [color=blueangel]J’y crois pas…. Je… on doit sortir de là. Je vais me remettre dans la cage…[/colo] Je passe près de lui sans un mot tout juste des grognements. « L’enragé », quel doux surnom. Je ramasse dans une grimace le clou et referme le grillage derrière moi sans le verrouiller en espérant qu’il ne s’amuse pas à vérifier. Rapidement, j’enlève mes chaussures les places dans la pénombre en espérant créer un bon leurre et me cache derrière des caisses le clou entre deux phalanges. Il me fallait au moins ça pour espérer avoir une chance contre l’ours si jamais c’était lui le « Braxto ». Nous attendons, lui quelque part, moi à ma place. Deux minutes passent avant qu’un bruit se fasse entendre. Pas celui auquel je m’attendais. Non, l’air climatisé, dans une cage, on aura tout vu. Je tourne la tête et voit dans l’autre espace une aération qui expirer ou lieu d’inspirer une légère brume blanche. Du gaz. C’est qu’en plus ils avaient un cerveau…. Je place mon tee-shirt sur ma bouche puis mon coude devant. Je l’entends chuter et sens mon corps commencer à céder. Me glissant à l’opposé de mes chaussures, dans l’ombre, je cache mon clou dans mon sous-vêtement et me laisse sombrer. Encore.


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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Sam 7 Fév - 21:15


   

Un mélange étrange, voilà tout. Un mélange inattendu. A mi-chemin entre la panique et la sérénité. Lawrence paniquait totalement, mais son cerveau était si particulier qu’il savait d’instinct quoi faire, pour mieux attaquer son agresseur, répondre aux coups, hurler sa colère et sa perdition. Ne bouge plus, tais toi… les ordres crachés par les lèvres du mécanicien avaient beau ne pas lui appartenir, ils semblaient naturels dans son comportement actuel. La colère : prédominante. Elle usait la patience déjà affaiblie de l’amnésique, et couplée à la peur, elle commençait à devenir dangereuse pour sa santé mentale. Vraiment. Déjà que ce n’était pas folichon à la base… Lorsque Lawrence se retrouva entre quatre murs au lieu de trouver la sortie non désirée, le puzzle passa d’extrêmement complexe à totalement insoluble. Et sa colère augmenta d’un cran encore. Elle est où cette p#tain de porte ? C’est un test, c’est ça ? Vous voulez voir jusqu’où je vais aller sans craquer ? Vous croyez pas que j’ai été suffisamment démoli comme ça ? Non, il n’était pas au bord des larmes. Il était juste fatigué, il n’en pouvait plus. Et la réponse offerte par son c#nnard de geôlier n’arrangeait rien. Vraiment. Oui, c’est ça… j’aimerai savoir combien de temps tu vas encore me tenir ce discours de pauvre innocent victime et cruellement irresponsable dans ma situation….Franchement… je trouve que… arf pu**** c’est que tu t’es amélioré depuis…. Non… j’veux dire, ils sont débiles de croire que JE vais craquer en voyant ta face de traitre… je sais pas ce qu’ils cherchent mais je ne dirai rien comme je ne t’ai rien dit y a 5 ans… Depuis  Depuis quand, depuis quoi, 5 ans comment ? Les yeux de Lawrence s’écarquillèrent et pendant une poignée de secondes, il hésita franchement entre frapper l’homme à terre, lui casser quelques côtes, quelques dents, continuer à l’interroger pour mettre tout ça au clair ou le laisser en place et trouver cette sortie qui se refusait à lui. Hésitant, donc, Lawrence l’observa se relever, s’approcher de la porte contre laquelle il s’était assoupi, poser la main sur la poignée. Réfléchis, si j’étais le bourreau déjà je le saurai, deuxièmement je ne me serai pas trouvé DANS la cage pendant que toi tu dormais devant la porte pas le moins du monde enchainé contrairement à bibi. Et oui, les cordes, le clou, mes mains charcutées, tout mon corps blessé…. CQFD. Ta logique me fait pitié, j’avais un meilleur souvenir de toi Samuel Maçon. Un coup dans l’estomac. Voilà ce que ça lui fit. Un coup dans l’estomac, d’une violence herculéenne. Lawrence tituba, recula, pointa le mec dans un bégaiement. « Samuel… Maçon ? » C’était un nom et un prénom. Ou dans l’autre sens. C’était une identité. Complète. Et puisque le mec était persuadé de le connaître, l’esprit étonnamment logique de Lawrence ne pouvait que prendre le relai pour conclure. La porte était fermée, bien sûr, mais Lawrence n’en tint pas compte, reculant davantage jusqu’à un coin de sa cellule. OU EST LA CLE !? Il n’en savait rien. Il n’en savait p#tain de rien, mais ça n’avait aucune importance. Cette cellule, cette douleur, ces grilles et ce froid qui s’infiltrait dans ses muscles, tout cela n’avait aucune importance. Lawrence déglutit péniblement. « Tu es sûr que… je m’appelle Samuel ? Maçon ? » Le nom sonnait étranger dans sa bouche. Une sonorité coulante, une onctuosité française dans l’accent. Il était français ? Non, non, ce n’était pas possible, il était new-yorkais. Mais il parlait français à la perfection. Comme le russe, comme l’espagnol, comme l’anglais. Non, il avait l’accent de New-York, on le lui avait dit ! On le lui avait certifié ! Mais il parlait français avec un accent parfait. « Samuel… c’est moi ? »

Braxto ! Il s’est réveillé et CETTE FOIS, ATTACHE-LE ! Profites-en pour vérifier l’autre enragé ! L’autre enragé ? Attache le ? Lawrence était trop perturbé pour réfléchir. Il ne vit même pas son colocataire parler, se faufiler, s’enfuir dans sa cellule pour mieux se rattacher. Samuel ? Bon sang… non. Si… Non. Hébété. Confus. La fumée blanche qui se déversa dans la cellule, il ne la vit pas non plus. Son organisme, en revanche, réagit instantanément en bloquant sa respiration. Se recroquevillant. Se ratatinant contre un mur, branchant Lawrence sur un mode automatique, de réflexes acquis et si bien intégré que même un coma et une amnésie n’avaient pu les effacer. Lorsque l’inconscience commença à s’emparer de son être, Lawrence se sentit lutter. Garder les yeux ouverts. Ou presque. « B#rdel, mais c’est un parasite ce mec, t’as vu, il est même pas dans les vapes avec tout ce qu’on lui a foutu dans la tronche ! » Se laissant faire, des lanières brûlèrent la peau de Lawrence, serrées. Très serrées. Lorsque vint le tour de ses pieds, l’effet des gaz qu’il avait lutté pour ne pas inhalés commençait déjà à s’affaiblir. Et c’était au tour de l’espion de prendre le dessus. Un regard noir. La bouche pâteuse, Lawrence articula avec peine : « Je ne m’appelle pas mec, je m’appelle Samuel. » Un sourire goguenard se dessina sur les lèvres du geôlier. « C’est ça c’est ça… j’avais pas que le chloroforme rendait débile… » Un nouveau regard noir, les muscles de Lawrence se tendirent et réagirent au quart de tour, pliant les genoux pour donner un violent coup de pied dans le nez et la mâchoire de l’homme. Défaisant les liens inachevés de ses jambes, Lawrence se mit péniblement debout avant de donner des coups de pieds dans la cage thoracique et la tête du geôlier pris par surprise qui finit rapidement par ne plus bouger. Un frisson de terreur dégringola la colonne vertébrale de Lawrence qui sentit toute assurance laisser place à la panique salvatrice dans laquelle il était si facile de se réfugier. Mais loin de s’y cacher, Lawrence s’entendit cracher un pâteux « Tu fais moins le malin, b#tard… », loin de toute considération pour l’état de santé d’un homme dont il n’avait rien à faire. Samuel Maçon. C’était la seule chose importante. Savoir ce qu’il était avant : la priorité.  S’enfuir n’était, au  final, qu’auxiliaire. Les mains liées devant, Lawrence tenta d’ouvrir la grille, cherchant dans l’obscurité la clé – de toute évidence – de sa mémoire. « B#rdel, dis moi pas qu’ils t’ont assommé… tu te gênais pas pour parler tout à l’heure, alors rapplique. » Un regard inquiet, il évalua inconsciemment qu’ils avaient moins de cinq minutes pour s’échapper ou trouver un plan, avant que l’autre garde ne se ramène. Surtout qu’ils ne savaient toujours pas pourquoi ils étaient là – du moins c’était le cas de Lawrence – ni qui les avait foutus là.

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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Dim 8 Fév - 17:14

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« Les grands esprits sont sûrement de proches alliés de la folie, et de minces cloisons les en séparent. »



Je l’observe de loin se diriger vers ma position. J’ai mal aux côtes mais je ne m’abandonne pas. Mes muscles se contractent et s’articulent. Je me redresse avec grimace pendant que le type me hurle dessus en ricanant. Mon cerveau est embrouillé et je regrette soudainement ce temps passé à boire. J’ai beau avoir conscience d’avoir l’alcool débile, ça ne m’empêche pas même en état de sobriété pure, de choisir l’élixir à ma réalité. Mes reflexes sont ralentis et c’est ça qui m’a causé ce lamentable état. Si seulement mes capacités se maintenaient en cas d’alcoolémie élevée. Si seulement mais voila, ce n’était pas le cas et mon sens de l’analyse avait également déserté le champ de bataille. Ne restait plus que moi, la ruelle et le type avec son couteau. Une situation très peu avantageuse mais d’un autre côté, je ne me vois pas faire un autre choix. Même en y voyant toutes les conséquences. Même en pouvant remonter dans le temps. Cette solution était la meilleure et la seule acceptée par mon besoin toujours incessant d’oublier. Encore et Encore. Ce type. Pourquoi déjà en sommes nous arriver là ? Ah… oui.. une blague. Ne jamais vanner un homme bourré plus costaud et plus large que vous. Jamais. Jamais. Jamais. Je me fais alors l’effet d’une souris face à un boa. Non, la souris trop agile pour ma condition actuelle et le serpent trop rusé pour l’empafé en face de moi. Un insecte face à un ours ? Et encore, là aussi ce serait rabaisser ces deux animaux. Bref, qu’importe, je le vois ricanner. Je l’entends me parler sans comprendre un traitre mot de ce qu’il me dit. Je souris tout de même en voyant son bras armer le couteau. Je sais où celui-ci va se loger et je me redresse. Je sens le froid de la lame entrer dans mon bassin, juste un centimètre, peut-être deux. Je ne comprends pas ce qu’il se passe. L’homme disparait de ma vue avant d’en revenir lorsqu’il chute lourdement devant moi. Le souffle de la chute me fait vaciller et je mets un genou à terre. Il se relève mais quelqu’un le frappe une fois, deux fois. J’observe le ballet de deux masses corporelles distinctes mais foutrement similaires dans ma pénombre. Le type au couteau m’atterrie dessus, je m’écrase sur le sol. Ma tête me lance mais je me force à garder les yeux ouverts. Le visage que j’aperçois alors, je le connais. Cette voix je la connais aussi. moins le malin, b#tard… Quoi ? Ma tête est un étau duquel j’apprecierai me dégager. Je tousse et apporte ma main droite à mon visage. Je n’y vois rien. Moment de panique. Je n’arrive pas à ouvrir les yeux. L’impression d’être prisonnier de mon propre corps me paralyse davantage. B#rdel, dis moi pas Cette voix. Ce type. Le bar… … qu’ils t’ont assommé… Non, il m’a poignardé du con…. Je pose ma main sur mon flan et si une vive douleur me saisie elle n’a rien à voir avec mon souvenir. Je sens même une cicatrice à la place de la plaie. Que ? c’est… Je sursaute en entendant un grillage se faire secouer. tu te gênais pas pour parler tout à l’heure… Sam. Sam. Oui. C’était toi ce soir là.. Sam… tu… J’ouvre les yeux et me mets à genou avant même de m’accoutumer à la luminosité. Je percute une caisse. La cage. La grille. Le bourreau. Le gaz. Je tousse. ..alors rappliques.. Je l’entends s’acharner sur la porte. J’ai du mal à avancer, mon crane ne me permet pas d’estimer grand-chose de la situation. J’ai besoin du temps mais vu l’acharnement dont il fait preuve… nous n’en avons pas. Ma main glisse dans mon sous vêtement et en sors le clou que j’envoie vers Sam. Je rampe vers la porte sans prendre le temps d’ajuster mon esprit. Nous n’avons pas le temps. Dire que c’est lui qui m’a mis dans cet état. Dire que je l’ai pris pour mon ennemi alors que même ce soir-là, c’est lui qui m’a évité une blessure plus profonde. J’entends ses pas avant de sentir ses bras m’attraper et me soulever. Il me dit quelque chose que je ne saisi pas et me soutiens vers la sortie. Pourquoi nous deux ? Ne fait-il pas parti de la résistance tout comme Brashen ? Cette pensée me fait grogner. Je n’ai pas le temps d’y penser. Nous quittons notre enfer, la lumière m’aveugle un temps avant de réveiller tout mon corps. La simple connaissance de notre nouvelle position me donne l’impression d’être libre.

Je secoue très doucement la tête et assure mes pas avant de repousser Sam d’un Ca va aller.. merci… Je me redresse en grimaçant et observe les alentours. Vraisemblablement nous sommes dans un entrepôt. Il fait jour, on le voit à travers les trous dans le plafond en taule. Quant à savoir dans quelle partie de la ville ou même dans quelle ville…. Il me pousse pour se cacher derrière des caisses sans que je comprenne la menace. Pas assez tôt en tout cas et je remercie sa rapidité d’esprit en voyant l’autre homme, surement le chef des deux, se diriger vers notre cellule de fortune. L’homme, très grand et monté comme un bodybuilder me glace le sang. Son visage, invisible à cet instant, me revient en mémoire. Difficile d’oublier une bête comme lui. En plus d’être un homme parfaitement robuste et entrainé au moins à la boxe, il peut se transformer en un salopard de loup. Sens humain et canin réuni, il a réussi à m’enfermer. Un regard vers Sam me fit comprendre ses intentions. J’attrape son bras et lui fais un signe négatif de la tête avant de lui indiquer un autre chemin. Alors que l’homme avance vers notre lieu de captivité, nous contournons notre cachette pour arriver au centre de l’entrepôt. Personne. Bien heureusement. Une lumière attire notre regard et c’est avec un sourire qu’on traverse en courant l’espace dégagé. Juste assez près des tables pour y voir cinq chaises, juste assez près pour voir 4 bières. Juste assez près pour voir trois vestes. Juste assez pour constater qu’il y avait encore un homme dans le coin. Un ou, pire, deux. Une fois derrière une rangée de caisse, je lui attrape le bras et lui souffle ;Fais gaffe y en a d’autre… Max deux et l’autre gars se change en loup… et pas un petit chiot des campagnes… on doit les éviter… Pour cela éviter de suivre la direction des toilettes reste une bonne idée, manque de chance, la chasse d’eau nous fait sursauter tous deux pendant que le clébard hurle notre fuite : PAR-FAIT. Sans un regard on s’élance, je m’arrête pourtant en voyant une planche assez solide et la cale d’un geste trop vif sous la poignée de la porte. Je grogne face à ma douleur et tente de rattraper mon camarade de fortune en m’efforçant d’oublier. Un de moins pour, j’espère, assez de temps. C’est là que je le vois courir en parallèle à notre position. Il saute sur une caisse sous sa forme de loup, beaucoup plus adapté à ce genre de poursuite, et gagne du terrain sur Sam qui est concentré sur ce qu’il se passe devant lui. Mon cerveau anticipe alors. Pour m’être déjà battu avec lui, il sait quand utiliser quelle forme et à sa place c’est l’homme que j’utiliserai pour percuter Sam. J’entrevois la sortie en face de nous. Même si celle-ci ne nous garantit pas une sortie d’affaire, elle marque une étape. Une belle étape. Je vois le loup entre deux caisses. Je le sens avant qu’il ne prenne la décision de sauter. Je force sur tous mes muscles et saute sur une caisse sans m’aider de mes mains, j’ai besoin de rapidité. Je n’ai pas la rapidité d’un loup mais l’agilité d’un homme entrainé, ça peut aider non ? Qu’importe, je saute les deux caisses qui me séparent du chien qui s’élance sur Sam. Il va se transformer. Un pied sur une boite, je me donne l’élan pour enfoncer mon poing dans la gueule du Loup. Ceci ne dure pas plus d’une minute et je me sens atterir lourdement sur le sol rebondissant sur le loup. J’observe le cabot devant moi, assommé par mon coup et notre valse spectaculaire. Je ne suis pas moi-même sûr d’être capable de bouger mais qu’importe, à cet instant, je me sens plus que bien. Cabot de mer** …. t'es de suite plus mignon la queue entre les jambes…


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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Mer 25 Fév - 22:14


   

Le corps cessa de bouger. Pendant quelques secondes, Lawrence se demande si ce n’était pas un deuxième cadavre qu’il venait d’étendre devant lui avant de rejeter cette question stérile dans un coin de son cerveau. Ne pas paniquer. Se concentrer. Se concentrer sur ce nom pour ne pas l’oublier, se concentrer sur l’autre inconnu pour ne pas le perdre de vue. Se concentrer, enfin, pour saisir au vol cette chance qu’on lui offrait d’en savoir plus sur son identité. Détournant son attention du geôlier inconscient – il ne fallait pas qu’il soit mort, vraiment pas, mais ce n’était pas franchement le moment d’y penser – Lawrence tenta d’ouvrir le grillage qui séparait les deux serrures, le secouant sans aucune minutie, trop conscient du temps qui s’écoulait entre maintenant et leur chance de sortie. Allez, zut, il fallait que l’autre se réveille ou mieux, que ce grillage s’ouvre, craque, fasse quelque chose de pertinent. Parce que même si ce n’était que diffus pour le moment, la panique prenait peu à peu le dessus. Finalement, au moment où Lawrence commençait vraiment à perdre pied, dans ses ordres tendant vers la supplique, la voix de son colocataire se mit à grésiller à côté. C’était toi ce soir là.. Sam… tu… Hein ? Oui, peut être. Le Mécanicien ne voulait pas perdre de temps à répéter encore et encore à l’inconnu que c’était peut être lui mains qu’il ne s’en souvenait plus. Et que s’il voulait s’en souvenir un jour, il fallait juste qu’ils sortent tous les deux vivants de cette prison et que c’était justement ce qu’il comptait faire présentement, malgré ses mains liées et ce corps toujours plus angoissant dans son immobilité qui les attendait à quelques pas. Enfin, il se leva. Et Lawrence retourna en arrière s’acharner sur la porte le temps que l’autre reprenne totalement ses esprits et vit du coin de l’œil un objet voler dans sa direction. Objet qu’il attrapa d’ailleurs sans savoir comment. Un clou. Un clou ? Mais que voulait-il qu’il fasse avec ce vieux clou rouillé et tordu ? Machinalement, les réflexes du New Yorkais devancèrent ses laborieuses capacités de déduction pour cisailler la corde qui céda sous les frottements frénétiques. Une fois libre, Lawrence jeta la corde sur le côté pour mieux observer ce qui l’entourer et le mec ramper péniblement vers la sortie. Un mordillement de lèvre, il bondit relever l’autre et le soutenir vers une sortie qui semblait beaucoup trop loin pour être atteinte dans les quelques minutes qui leurs restaient. Grand maximum deux lui chuchota une voix, son instinct peut être ?, anxieuse. Il fallait qu’il se concentre. Qu’il ne perde pas le nord, qu’il ne panique pas, qu’ils avancent dans ce couloir pour mieux en sortir. Un pas. Deux. Quinze ?

Lawrence sentit une pression et relâcha sa prise sur l’autre prisonnier. Ca va aller.. merci… Sans résister, il fit quelques pas en arrière pour l’observer se redresser dans une grimace et en profiter pour mieux regarder leur environnement. Un tremblement se faufila dans ses muscles pour mieux agiter sa main, pour mieux lui faire fermer et se réciter toujours plus fort ce qui était en train de devenir une devise, voire un mantra. Se concentrer. Ne pas paniquer. Sam, il s’appelait Samuel. Et il devait se concentrer sur ça pour oublier qu’ils étaient dans un lieu clos dont seules quelques lumières donnaient l’espoir de trouver une sortie. Un bruit, les réflexes de militaire prirent à nouveau le dessus sur la barloudise quotidienne de Lawrence qui poussa et se jeta dans un même temps son compagnon de galère derrière les caisses les plus proches. On aurait pu penser que ces réflexes se seraient accompagnés d’une roulade assurée pour mieux se mettre en garde et se préparer à attaquer, mais il fallait croire que les talents de Lawrence s’amusaient à le narguer en oscillant sans cesse entre sa maladresse post-coma et les quelconques capacités qu’il pouvait posséder avant son long sommeil. Loin de se réceptionner souplement, Lawrence tomba dans un enchevêtrement de bras et de jambes et attendit quelques secondes pour s’accroupir en grimaçant pour pâlir drastiquement devant la silhouette à quelques pas qui avait provoqué tout ce remue-ménage. Un homme. Grand. Musclé. Puissant. Face auquel Lawrence savait ne rien pouvoir faire, et Samuel encore moins. Il avait beau ignorer totalement ce dont il était capable, il était clair que strictement rien de ce qu’il pouvait savoir ne viendrait à bout de ce mastodonte. La main qui saisit le bras du Mécanicien angoissé, au bord de la panique, manqua même de le faire hurler de surprise mais dans un sursaut d’intelligence, ou presque, Lawrence se contenta de couiner. Vraiment.

Un mouvement de tête, le New-Yorkais suivit les conseils – si c’en étaient bien – de son acolyte pour se faufiler plus ou moins discrètement entre les caisses et les couloirs du bâtiment, vers une lumière salvatrice. Si dans d’autres situations, Lawrence avait entendu dire que voir une telle lumière en sortant des ténèbres lorsqu’on tentait au mieux de le séquestrer, au pire de le tuer, ce n’était pas forcément encourageant, ils se retrouvèrent tous les deux à courir dans une bêtise qu’ils semblaient partager. Ou pas. Cinq, quatre, trois repères, deux imbéciles et un geôlier encore en liberté, ce qui ne manqua pas de glacer une fois de plus, une fois encore, une fois de trop le sang de celui qui ne désirait qu’être un Mécanicien sans histoire, ou plutôt avec une histoire que l’on appelait mémoire. Ou pas, même, juste un Mécanicien sans histoire, avec un prénom. Juste ça. Etait-ce trop demander ? De toute évidence. Le chuchotis de l’autre dont il ignorait d’ailleurs toujours le prénom le ramena à la réalité. Se concentrer. Ne pas paniquer. Se raccrocher à ce prénom jeté à la volée et à cet inconnu. Fais gaffe y en a d’autre… Max deux et l’autre gars se change en loup… et pas un petit chiot des campagnes… on doit les éviter… D’accord. La gorge nouée, de peur d’émettre un nouveau couinement de petit chiot des campagnes, Lawrence se contenta d’hocher la tête pour faire comprendre qu’il avait bien tout compris. Avant de sursauter lorsqu’un cri hurla leur évasion et fit disparaître aussitôt toute chance de survie, aux yeux du New-Yorkais du moins. S’il avait pâli précédemment, son teint avait à présent une absence de couleur tout à fait cadavérique. Rien, strictement rien ne subsistait de son assurance précédente, hormis peut être le fait qu’il ne se soit toujours pas effondré en larmes ou simplement évanoui, ce qui était déjà ça de pris. Rien, donc, ne subsistait de son assurance et Lawrence se trouva tétanisé de terreur. Se concentrer, oui, mais sur quoi ? Ils allaient mourir. Tout de suite. Et l’autre avait beau tenter de bloquer la porte, ça n’allait servir à rien vu la montagne de muscles qui allait se lancer à leur recherche. Un pas, ce fut tout ce que Lawrence parvint à effectuer avant d’avoir envie de régurgiter tout ce qui lui restait de son dernier repas. Un loup. Un haut-le-cœur, il se plia en deux de terreur, incapable de courir, tout juste tentant de tituber alors que l’autre arrivait à leur hauteur. Il entrevit vaguement un saut, un bond, un animal gémir et tomber face à lui suivit de très très prêt par l’autre, toujours l’autre. Encore l’autre. Cabot de mer** …. t'es de suite plus mignon la queue entre les jambes… Lawrence recula. Tituba. Un loup. B#rdel. Sa respiration s’accéléra brutalement et il ressentit le besoin que vital de lire et relire des dizaines de fois ce qui était inscrit sur le bracelet qu’il portait constamment. On ne distinguait plus vraiment les lettres maintenant mais elles lui servaient de point de repère pour tout se souvenir. Lawrence August Blain. Sa respiration était toujours aussi rapidement, une pointe de douleur heurtant son cœur et le faisant finalement chanceler. Se concentrer, ne pas paniquer… tout était parti en fumée sous l’affolement. Samuel. Il avait dit qu’il s’appelait Samuel. La voix, suppliante, de Lawrence se fraya un chemin dans son essoufflement. « S’il te plait, sortons de là… » Et vite. Il fallait qu’il retrouve vite la tranquillité de l’hôpital, la routine de son travail, l’atmosphère rassurant de son appartement. « S’il te plait, qui que tu sois, qui que je sois même… Fais moi sortir de cet enfer et ramène moi chez moi… » Non il n’était pas au bord des larmes, mais pour être tout à fait honnête, Lawrence n’en était pas très loin. Trop. Tout était trop. Trop de trop. Trop de colère, trop de panique, trop de souvenirs à portée de main qui se refusaient à lui comme s’ils ne reconnaissaient plus Samuel comme son prénom, comme s’il en avait été écarté depuis trop longtemps maintenant pour que tout revienne.

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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Dim 1 Mar - 16:18

Prisonners

« Les grands esprits sont sûrement de proches alliés de la folie, et de minces cloisons les en séparent. »

Il y a mieux comme replique mais qu'importe, cette situation est bonne pour figurer dans le top 10 des scénarios les plus pourris alors forcement, il se doit d'avoir des répliques à la hauteur non? Moi je le pense et vu que je suis le personnage le plus piteux de l'épisode, je vous propose d'avoir pitié et d'hocher la tête. Merci bien. Je grimace quand j'ordonne à mes muscles de me redresser. Ma tête part à droite au lieu d'aller à gauche, ou peut être l'inverse. Le choc ne m'a pas aidé. Je m'ordonne de ne pas secouer la tête, ce que je fais tout de même. Je grogne encore. Encore et toujours. J'apporte mes mains à mon crâne comme si elles étaient porteuses d'un quelconque don pour régénérer la tone de cellule grise que je viens de perdre dans cet acte débile. Sam. Sam. Je me tourve vivement vers sa dernière position. Je distingue son corps dans un brouillard mais il semble à la verticale, parfait. Sam à la verticale, le cleps à l'horizontal comme l'autre dans la cage et le dernier fait une pause toilette: TOUT VA BIEN. J'imagine. J'espère. Je prie. Mon crâne hurle des choses incompréhensibles et je me force à avancer vers Sam qui ne semble plus être avec moi, perdu, comme mes amis les neurones. Je soupire, serre les poings pour m'échapper du brouillard. Ceci marche un peu, juste assez pour distinguer ce qui se trouve autour de moi. Bien bien bien. 3 mais 4 bières. Encore un, dans le pire mais encore un. Il ne faut pas trainer. Je le sais. L'autre aussi. J'ai eu le cabot sous sa forme animale mais sa resistance est bien plus conséquente qu'un simple chien et ça, c'était à prendre en compte. Au compte de mes jambes qui doivent filer et dard dard. Je sens le mouvement avant de voir le visage de Sam près de ma tête, trop prês en fait. Je titube en arrière avec un Houla... t'approches pas comme ça.... ta tête est démesurée... mais ma boutade ne fait rire personne. Premièrement parce que dans mon crâne c'était une constatation douloureuse et deuxièmement parce que la situation ne s'y pretait pas du tout.

« S’il te plait, sortons de là… » Une supplique ? C'est une blague. Pincez moi bon sang  ! Pincez moi ! Qui a écris ce scénario ? si ça continue ce n'est pas la palme qu'on nous décernera mais tout la panoplie des récompenses : meilleur scénario, meilleur acteur, meilleur boulet, meilleure réplique, meilleure scène d'action, et.... meilleure fin tragique. Qui a dit que finir en pathé pour cabot n'était pas la fin la plus originale d'une histoire ;"et ils vécurent heureux dans le système digestif du polux jusqu'à ce qu'il défèque...."? « S’il te plait, qui que tu sois, qui que je sois même… Fais moi sortir de cet enfer et ramène moi chez moi… » Tu ? Je te sorte de là ? C'est qu'il est mignon ce petit. C'est lui, en partie certes mais lui quand même, qui m'a mis dans cet état et il veut que JE le fasse sortir ? Il a de l'humour. Il s'est une seringue de mentos c'est évident. Le silence flotte. J'occulte le début de sa phrase et la catégorise comme annexe à la demande plus étonnante de l'année. C'est le petit fils de Jackie Chan qui me demande de le sauver ? La colère monte. Je rescends un instant chaque coup qu'il m'a bien gentiement accordé. Chaque souffle expiré, chaque échange tortureux, chaque paroie froide que mon corps a du sentir bien malgré lui. A ce moment là, que ma première analyse fut la mauvaise ne me traverse même pas l'esprit. C'est fou ce que la colère voire la rage peut nous faire faire. Ma vue s'éclaircie. Mes muscles s'articulent. Mon corps avance. Ma main attrape son col souillé de sang. Mon visage souffle contre le sien. Tu te fous de ma gueule !? C'est UNE blague !? Tu te l'as joué Karaté KID défoncé au red bull y a pas deux minutes et là tu passes en Oliver Twist ? Même lui, il était plus malin bordel ! Ravale ta face de gazelle perdue dans la savane, reprends ta tronche de Bruce Lee et bouges ton cul ! Je le relache. M'étonne un centième de second de ce nouvel excès de colère et recule. Quelle idée de perdre du temps à s'engueler. Je suis stupide mais au moins, j'ai retrouvé un peu contenance. Observant le loup derrière moi, je me demande un instant si on ne devrait pas en profiter pour l'abattre afin d'être sûr que son flair ne nous chasse pas. Un instant. Juste un instant qui me fait chercher du regard quelque chose d'assez solide pour l'éradiquer de ce monde. Juste un instant pour me faire oublier son humanité. N'ai-je pas toujours tenté de tuer le moins de monde possible? C'est bien pour ça que je donne des noms et ne tue pas moi même. Lâche cette voix. Ma mère. Je fronce les sourcils, me détourne et frappe l'arrière de la tête de Sam pour le reveiller qu'importe s'il l'était déjà. J'en avais cure de lui et de ses personnalités multiples de la journée. Je m'élance et ralentie trois pas plus loin. Mes jambes et mes cotes m'arrêtent Puta**... C'est le moment... Sam bouges ton cul, aide moi qu'on se casse de là... Passes en mode Terminator, tu me le dois bien... c'est...aiê... putai* ... toi qui m'a... mis co...ça... Une main aux côtes je m'aggripe à lui de l'autre et tente de galoper . Une porte. Elle est visible. Elle est devant nous. Grande ouverte. Plus qu'une porte c'est une liberté. Et plus qu'une petite porte, c'est une porte de hangard. Nous y avançons plus rapidement que ce que j'ai crains et distingons entre deux jets de lumière une forêt inquiétante, un genre de mini ponton et un petit bateau. Plus que ça, sur le côté, un quad. Je souris. PAR-FAIT. Un ange est passé par là. La bonne étoile qui manquait à l'autre femme et à moi aussi, faut se l'avouer. Un pic de douleur m'offre un râle très peu charmant et m'arrête imédiatement. S'tu veux le quad, vas y.. mais moi... j'vais en crever... le ba..put***... bateau c... et... mer... Je me sépare de Sam et m'appuie sur mes deux jambes tout en essayant d'avoir une posture impressionnante. Raté. Je le sais avant de voir son regard se porter sur moi. Le type n'est pas très costaud, moins que le chien et le gars dans la cage mais certainement plus que moi. Son sourire me donne envie de lui en mettre une si bien que j'avance d'un pas en le traitant de tout ce qui me venait à l'esprit. Mon arcade éclatée, ma chevelure poisseuse avec le sang, mon tee-shirt en charpie et souillé, mes hématomes visibles sur mars et ma lèvre fendue me déclarent déjà inaptes. Bien avant que mon genou ne cède et que je m'étale de tout mon long. PAR-FAIT. Aïeee Là tout de suite, en plus de me faire l'effet d'une serpière, je revois Timon scander "Hé je vais lui montrer moi ! Laisse le moi ! Laisse le moi ! Hé retiens moi ! " et son accolyte lui retenir la queue.  Je ne suis pas lâche mais pitoyable...
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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Sam 14 Mar - 21:03


   

En voyant les réflexes précédents de Lawrence et ses capacités à mettre hors d’état de nuire tout assaillant direct, il était légitime de penser le New Yorkais presque dans son élément dans ce climat de tension et de dangerosité visiblement mortelle. Mais aussi subitement qu’ils étaient venus, ces réflexes et son assurance n’étaient désormais plus qu’un vieux souvenir sans aucune trace visible. Et… Lawrence n’était plus capable de faire autre chose que paniquer. « S’il te plait, sortons de là… » Ce fut tout ce qu’il parvint à articuler. Vite, fuyons. Partons. Sortons loin de cette atmosphère, loin de cet amas d’inconnus et de amnésies. Partons, sortons. Lawrence paniquait de plus en plus. Si c’était encore possible à ce niveau. Inlassable, se raccrochant à ses mots plus qu’à ses pensées, se raccrochant à sa concentration qui lui faisait articuler des phrases dans un anglais hésitant alors qu’il ne souhaitait que se réfugier dans un coin de la pièce pour ne plus en bouger et disparaître, Lawrence continua. Fais moi sortir de cet enfer. Il ne savait même pas son nom, comment pouvait-il réagir autrement alors que tout lui tombait dessus sans la moindre cohérence ? Déjà, sa présence en ces lieux était surmontée d’un énorme point d’interrogation. Ensuite, l’identité et surtout les convictions de ceux qui les maintenaient prisonniers – prisonniers bon sang ! – lui échappaient encore plus. Mais il fallait rajouter à ça qu’il venait de découvrir que vraisemblablement son réel nom était Samuel Maçon et que le mec qui était à côté de lui le connaissait plutôt bien. Bon sang. Lawrence était proche de s’évanouir. Et c’était totalement justifié selon lui. Trop de trop. Trop de choses. Trop d’incertitudes. Trop de certitudes. Ils allaient mourir ici, comme des imbéciles et lui comme un imbécile amnésique. S’il n’avait pas été aussi concentré pour rester debout, Lawrence aurait certainement fondu en larmes lorsque cette conviction le frappa de plein fouet. Ils allaient mourir. Bon sang, si tu restes immobile comme ça, oui, c’est sûr. Et il était totalement fou. Comme le mec face à lui, qui ne semblait pas comprendre ce qu’il se passait dans la tête du mécanicien. Fou de colère. Sa main saisit le col de Lawrence qui se laissa malmener comme une poupée de chiffon, le regardant avec de grands yeux brillants de larmes difficilement contenues. Tu te fous de ma gueule !? C'est UNE blague !? Tu te l'as joué Karaté KID défoncé au red bull y a pas deux minutes et là tu passes en Oliver Twist ? Même lui, il était plus malin bordel ! Ravale ta face de gazelle perdue dans la savane, reprends ta tronche de Bruce Lee et bouges ton cul ! Il ne comprenait rien. Rétablit de justesse son équilibre lorsque l’autre humain le relâcha. Et il en avait marre de ne rien comprendre. Se faisant l’effet d’être un gamin capricieux, Lawrence ne put s’empêcher de taper du pied avant de tempêter. « Lâche moi b#rdel ! Lâche-moi avec ce que je devrais faire, celui que je devrais être ! » Etait-ce la fatigue ou simplement la tension ambiante qui le poussait ainsi à bout ? Voilà qui était une excellente question. De telles crises n’étaient pas rares avec Lawrence, souvent aussi prompt à s’énerver qu’à s’en vouloir après coup. Ses mains percutèrent celui qui était toujours aussi inconnu avec une violence non contenue. Il fit un pas en arrière, heurtant une table, un corps toujours inconscient, esquiva la frappe de l’autre et se laissa tomber sur une chaise une fraction de seconde avant de bondir à nouveau sur ses pieds, pensées aussi embrouillées que son identité. Puta**... C'est le moment... Sam bouges ton cul, aide moi qu'on se casse de là... Passes en mode Terminator, tu me le dois bien... c'est...aiê... putai* ... toi qui m'a... mis co...ça... Pardon ? Lawrence se demanda un instant s’il n’avait pas changé de langue pour passer à un dialecte qui lui était inconnu. Avant de comprendre qu’il avait simplement du mal à parler. Sam Ca restait incroyablement perturbant pour le New Yorkais de s’entendre appelé de cette manière par un illustre inconnu. Ils trottinèrent vers la porte la plus proche, quêtant cet air frais dont Lawrence avait tant besoin quelques secondes plus tôt. Sa petite crise de colère avait eu le mérite de le faire sortir de son apathie et même si Lawrence marchait actuellement sur une corde raide, il marchait. C’était un mieux. S'tu veux le quad, vas y.. mais moi... j'vais en crever... le ba..put***... bateau c... et... mer... Lawrence secoua la tête pour attraper les épaules de l’autre et le maintenir debout. « Fais pas le c#n et arrête de parler, imbécile ! Je t’ai dit que tu allais me sortir d’ici, alors c’est ce que tu vas faire, compris ? » C’était un étrange mélange que le ton de Lawrence à cet instant. Son assurance s’entremêlait à son angoisse, sa vulgarité à ses hésitations. Et le cocktail était détonnant. En suivant le regard de l’autre fugitif, toutefois, Lawrence croisa les yeux du geôlier qui leur manquait. Il allait demander quoi faire à son compagnon d’infortune lorsque le New Yorkais le sentit se déliter sous ses doigts et s’effondrer au sol dans un grognement de douleur. Aïeee Aussitôt, fidèle au poste, la panique se déversa dans les pensées de Lawrence nettoyant sa conscience de tous ses doutes. Et l’empêchant même de respirer. Puis elle reflua, ne laissant que des ruines sur son passage, ruines sur lesquelles s’installa le temps d’un soupir l’assurance et la confiance en soi d’un Julian passablement agacé par la tournure des événements. Contournant la silhouette écrasée de l’autre humain sacrément amoché, l’Amnésique alla aux devants du dernier rempart entre eux et une liberté salvatrice. « P#tain, dégage tout de suite. » L’exaspération qui suintait de ses mots n’était, d’une certaine manière, qu’une des facettes de la détresse de Lawrence. La colère qui suivit, la personnification de sa panique. Avisant le bras de l’homme qui partait chercher une arme à son côté, Lawrence ignora la fatigue de ses muscles pour annihiler la distance entre lui et l’homme, lui infliger un coup de genou dans les parties avant de lui frapper l’oreille du plat de la main pour lui éclater le tympan, cueillir dans sa main le revolver, terminer par une clé de bras, lui exploser la rotule et l’envoyer dans le plan d’eau le plus proche d’un coup de talon nonchalant. Et en entendant un plouf significatif, Lawrence cligna des yeux, lâcha le revolver et se jeta vers l’autre dans l’idée de le relever et de le traîner vers le quad qu’il ne savait, d’ailleurs, pas conduire aux dernières nouvelles. « Allez, réveille toi, s’il te plait. Il n’y a plus de danger, mais faut qu’on parte et je peux pas le faire tout seul. » Tu en es sûr ? Tu viens de mettre cet homme au tapis diaboliquement facilement tu le sais ? Lawrence préférait ne pas y penser. C’était le même cauchemar, qui recommençait et qui recommençait encore. Depuis quand savait-il se battre aussi bien au corps à corps ? C’était une mémoire musculaire qui n’avait pas raison d’être, pas aux dernières nouvelles. Samuel Maçon, ce n’était pas le nom d’un… d’un quoi ? Ninja ? Hissant l’autre sur le quad, Lawrence se surprit à soliloquer. « Allez, réveille toi, b#rdel ! Faut que tu m’expliques qui je suis. Faut que tu me dises qui est Samuel. Parce que je vais pas pouvoir continuer comme ça longtemps. »

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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Dim 15 Mar - 14:39

Prisonners

« Les grands esprits sont sûrement de proches alliés de la folie, et de minces cloisons les en séparent. »

J'ouvre un oeil, complêtement avaché sur le lit. L'esprit embrumé par je ne sais quel mélange, je me hisse tant bien que mal sur mes fesses. La verticale me donne le vertige et j'enfonce ma tête contre mes genoux dans un râle gutural à limite de l'humanité. Je suis fatigué, vidé de toute mon énergie et avec l'impression d'avoir oublier jusqu'à mon identité. J'observe autour de moi et ne reconnait pas du tout le lieu où je me trouve. Je fronce les sourcils pour accomoder mes yeux à la soudaine lumière qui m'aveugle par le rideau qui s'envole. Je pose ma main entre la lumière et mes yeux puis baisse la tête sur le côté. Ce lit est un vrai champs de bataille bien que il ne semble pas que je m'y sois lové. En regardant de plus près, je suis encore tout habillé de la veille. Qu'est-ce que j'ai foutu ? Un instant je sursaute, regarde autour de moi recherchant la preuve d'une conjointe en me maudissant d'oublier une nouvelle fois le prénom de la personne avec qui j'ai passé la nuit. J'ai beau ne pas me souvenir de grand chose pour le moment, j'ai la sensation que ca devient un peu trop fréquent. Mon cerveau s'arrête alors comme mes yeux agrippent un document sur le bord du lit. Je m'enfonce dans le matelas devenu soudainemen mouvant. Je panique, me redresse et tente de m'échapper de cette étreinte. P#tain, dégage tout de suite. quoi ? hein ? Je distingue dans la pièce deux silhouettes. Qu'est-ce que ? Mes pièces s'enfoncent me rappellant à ma propre situation. J'agrippe le cadre du lit et tente de me hisser pour libérer mon corps. Ma tête s'étale sur le document, j'y vois la date de ma naissance. Je suffoque, lâche le rebord sous un hoquet de surprise. Je me revois à l'hopital dans la salle des archives. Je me vois très clairement lire un dossier. Le matelas m'a maintenant attrapé à moitié. Je suis pris dans un sable mouvant. Un bruit me fait relever la tête. Encore elles. Elles semblent se battre. Je crois que reconnaitre l'une d'entre elles. Je tends le bras. J'essaye d'appeler à l'aide mais les silhouettes s'éloignent quand j'en ai le plus besoin. Je n'ai plus de force. J'ai juste le temps d'en voir une dominer l'autre. C'est fini. Pour elle. Pour moi. L'un de mes bras disparait dans le matelas. Le document glisse vers moi. Je ne peux m'empêcher de lire la suite. Deux bébés. Mon coeur s'arrête. De nouveau des souvenirs me reviennent. Je suis dans un hopital. Ils sont là, mes parents. Je brandis le dossier. Je veux des explications. Elle s'en fiche. Il est endormi. Il meurt et elle me tient responsable. Ma main agrippe le document, le serre et l'emporte avec moi dans la noirceur de mes draps. Mon visage est encore à la surface. Allez réveille toi ... Me reveiller ? De quoi ? Je m'enfonce. Je vais m'endormir pour un moment, très longtemps j'espère. Je distingue malgré tout un visage qui s'approche de moi. Je ne le reconnais pas. Il m'est pourtant familier. Il me secoue, me parle, me traine. Comment y parvient-il? Je suis toujours dans cette prison. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. J'ai mal. J'ai si mal de partout. Laissez moi dormir... Je ne veux plus rien voir. plus rien sentir. Je soupire, ferme les yeux. Allez, réveille toi, b#rdel ! Faut que tu m’expliques qui je suis. Qui je suis ? Ma foi, j'en sais rien... Gabriel ? Timothée ? Laissez moi. Oubliez moi. Je m'enfonce. Une main attrape mon col, ça m'étrangle presque. Je crache alors que je sens mon corps plus libre. L'homme en face de moi me rappelle vaguement quelqu'un. La lumière par la fenêtre me vrille encore les yeux mais entre mes doigts entrebaillés je les vois, eux, mes parents. Je cligne des yeux et l'image disparait pour ne laisser qu'un homme. Ma respiration se fait saccader. Je panique de nouveau loin de ma serennitude passée. Je le reconnais. Je sais qui c'est.

Bastien...qui est Samuel. Parce que je vais pas pouvoir continuer comme ça longtemps Quoi ? Pardon? Samuel... qui... Mes yeux s'accoutument au prix d'un long sacrifice rétinien. Le visage s'éclaricit pendant qu'il grimpe derrière moi. Ce n'était.... Je secoue la tête, grimace, grogne et observe autour de moi. Je mets quelque instant à me situer et d'un sursaut je regarde autour de moi. Où il est ce fils de...? que... pu*ain... j'ai mal Bruce...lee...Je laisse mon regard voguer sur l'horizon puis la bécane sur laquelle on se tient. Je suis totalement appuyé sur mon comparse. Je suis lamentable, il faut être honnête, s'il ne faisait pas le mur derrière moi, je serai déjà par terre. J'ai toutefois la force de tenir la clé de contact dans ma paume, de la tourner et de poser une main sur le guidon. Je l'actionne avec une lenteur qui me donne envie de vomir avant de relacher la prise. Le bon qu'a fait le véhicule m'oblige à crier de douleur. C'est mal parti pour moi. Mes yeux se ferment déjà. Je lutte pourtant. Je tente d'avaler ma salive, me prépare à parler. J'abandonne une seconde, une minute peut être plus. J'ouvre de nouveaux les yeux et vois défiler les arbres. Mes paroles sont trop tardives mais mon cerveau n'est pas capable d'en programmer d'autres aussi vite j'articule donc un faible Degageons qui me fait plonger une nouvelel fois dans l'inconscience. J'y croise encore ce frère inconnu, ou presque. On se regarde. On ne se parle pas. Nous sommes debouts dans une pièce vide sans porte ni fenêtre. Nous sommes piégés et aucun de nous ne semble s'en inquiéter. Je me sens cracher avant de m'éveiller. Un instant de flou. Ca commence a être habituel, comme si je devais rester ainsi toute ma satané vie. Je me redresse légèrement et me surprends à apprecier une route rectiligne: nous sommes de retour en ville. Mon dieu ! On a réussi ! Cette constatation a raison de mes dernières faiblesses. Je m'éveille, respire un grand coup occultant la douleur que provoque l'action. Je souris. Je souris et reconnais soudainement la rue dans laquelle ne nous retrouvons. Je frappe le bras de Sam et indique la droite. Par là ! On va se planquer dans l'entrepot... Belle ironie. Prisonnier dans le même genre d'endroit, nous nous protegeons grâce à un de ses frères. Je souris, amer mais heureux de quitter notre enfer. Je le guide plusieurs minutes dans la ville et le fait entrer dans un vieux batiment abandonné. Juste au fond de la ruelle se trouve mon appartement dans lequel nous pourrons aller récuperer des affaires ou nous y installer. Après tout, nous ne sommes que des prisonniers d'opportunités... je l'espère en tout cas. Le moteur s'arrête et nous descendons de notre cheval de course. Je vascille, m'écrase contre un poteau. Mon souffle se coupe, je m'éfondre dans un concert de bruit et ne peut m'empecher de rire. Je tiens mes côtes, complètement étalé sur le sol. J'ai mal de partout, j'ai la nette impression de m'être fait rouler dessus mais je ris. Je ris tel un dément. Qu'importe? Je viens d'écapper à quatre mec voire cinq si je compte jackie chan en face de moi. Un jackie chan, un pleurnichard et au final un vieil ami... Mon rire s'étend dans l'espace et donne l'impression de perdurer à l'infini alors que le mien s'estombe progressivement. Mon sérieux refait place dans mon esprit et je l'observe en silence.

Tu ne sais vraiment pas qui tu es ?


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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Jeu 2 Avr - 21:36


   

Des montagnes russes. Un ensemble complexe qui alternait chutes et remontées, qui écrasait les tympans, asphyxiait les poumons, éclatait ses organes pour le laisser apathique à chaque ralentissement. Et si Lawrence n’avait pas le vertige ni ne craignait les sensations fortes, la seule réaction qu’il parvenait à avoir face à cela, ce n’était rien d’autre que la nausée et ce besoin plus que pressant de vider son estomac pour décharger la bile de la peur et cette salive agressive de son comportement dans les flaques boueuses d’un bayou à ciel ouvert qui lui tendait les bras. De l’air, de l’air, crièrent ses poumons lorsque les deux fugitifs s’extirpèrent de la gueule du loup. Du monstre. De cet inconnu menaçant qui les avait frappés, kidnappés, drogués. Des montagnes russes. Lawrence respira comme un noyé, éructa des glaires, se laissa tituber dans un coin, tout simplement heureux d’être en vie et enfin dehors. Libre. Ou presque. Des chaînes solides le liaient à sa fatigue, des entraves plus serrées encore, à son amnésie. Et à cet inconnu qui prétendait le connaître, qui prétendait savoir son vrai nom, qui s’écroulait au sol pour le laisser seul devant un énième geôlier, une énième menace, une énième raison de baisser les bras et de s’effondrer. Un P#tain dégage tout de suite exaspéré dégringola les lèvres de New-Yorkais avant même qu’il ne songe à paniquer comme il savait si bien le faire. Oh, il ne fallait pas se leurrer, elle était toujours là, tapie dans l’ombre, observant le comportement du mécanicien pour s’infiltrer dans ses muscles à la moindre ouverture. Elle était toujours là, à veiller, à guetter, à patienter. Panique, détresse, désespoir et fatigue. Une seule entité féminine qui le dominait. Qui se mit brutalement au service de la colère. Un pas. Un coup. Une frappe. L’oreille. Le bras. La rotule. Et une chute, dans l’un de ces petits lacs qui faisaient du bayou une fange et un marécage spongieux. Lawrence tituba à nouveau, dans ce mode de locomotion voué à devenir le sien à long terme de toute évidence. Ses mains s’entrouvrirent pour mieux laisser rebondir dans les herbes hautes le revolver brûlant. Ses genoux flanchèrent. Sans trop savoir comme il s’y prenait, Lawrence parvint à soulever l’autre pour mieux le relever et le traîner vers le quad. Bastien... Pardon ? Lawrence se passa une main sur le visage. Lawrence, Samuel… c’était déjà compliqué de faire avec deux prénoms, c’était stupide dans rajouter un troisième ! Et déjà, qui était Samuel ? Qu’est ce qu’il se pasait, qu’est ce qu’il s’était passé ? Trop de questions restaient en suspens pour que Lawrence soit réellement réceptif aux dires de l’inconnu : il se contenta de soupirer en cherchant dans les alentours les clés du véhicule. Où il est ce fils de...? que... pu*ain... j'ai mal Bruce...lee... Le mécanicien ne comprenait rien. Et même si ça ne changeait pas grand-chose par rapport au reste du temps, il préféra ignorer les mots pour se concentrer sur l’instant présent. Bruce, Bastien, Samuel, Lawrence… Il avait beau savoir lesquels étaient fictifs, lesquels étaient potentiellement les siens, ça ne changeait rien au fait qu’il y en avait beaucoup trop à voleter autour de lui. Et qu’il avait beau secouer la tête, ça n’y faisait rien : ils restaient là, à le hanter. Alors que les secondes s’écoulaient. Sans l’attendre. Lawrence ferma les yeux. Plissant les paupières. Crispa le moindre de ses muscles. Et entendu derrière une clé tourner, un véhicule démarrer.

Degageons Il hocha la tête, se demandant bien comment ils allaient faire pour rester en vie. Il ne savait pas conduire. Il n’avait jamais essayé, et même s’il avait le désagréable pressentiment que maîtriser le quad ne lui causerait aucun problème, il ne voulait pas tenter le sort. Ou s’apercevoir une fois de plus combien immense était sa mémoire à jamais égarée. Un hoquet, la voiture décrocha lorsque l’autre fugitif sombra à nouveau dans une inconscience malvenue. Un sursaut, Lawrence s’imposa pour s’accrocher au guidon du véhicule et lui faire retrouver une trajectoire rectiligne. Serrant les dents, il ne pouvait rien faire. Rien dire. Et ce n’était pas pour lui déplaire. Samuel Maçon. Une promesse derrière ce nom, une promesse teintée de trahison. Si c’était réellement le sien, pour ne lui faisait il aucun effet particulier, pourquoi rien ne lui revenait, débloqué par ces cinq syllabes distinctement recouvertes d’un accent français reconnaissable ? Et d’ailleurs… était-il français ? Lawrence secoua à nouveau la tête pour faire taire ses pensées. Se concentrer sur la route, se concentrer sur la ville, se concentrer sur… ses muscles se crispèrent et il faillit envoyer l’autre embrasser l’asphalte par simple réflexe de défense. Par là ! On va se planquer dans l'entrepot... Se planquer ? Un frisson parcourut le dos du mécanicien qui obéit sans la moindre incertitude. Dès qu’il put, il se jeta loin du véhicule pour se laisser tomber contre un mur et se recroqueviller. Fier, noble, charismatique, le Lawrence tout tremblant et éreinté qui glapissait devant son ombre sournoise. Le rire de l’autre n’était qu’un agrégat de crissement aux oreilles du New Yorkais. Et son hilarité, plus déplaisante encore puisqu’elle n’était pas partagée. Rire ? Pourquoi donc ? Il n’y avait strictement rien de drôle dans les dernières heures. Rien. Rien du tout. C’étaient un désert au soleil accablant que ces dernières heures. Ce n’était rien d’autre, rien de plus. Et même l’air qui balayait l’entrepôt pour s’agripper à la sueur de Lawrence ne parvenait pas à humecter ses lèvres du goût de la liberté retrouvée. Le rire s’estompa, Lawrence était toujours aussi immobile dans son coin, n’osant ni bouger, ni parler de peur de causer une nouvelle avalanche de malheurs et de désespoir. Tu ne sais vraiment pas qui tu es ?

Julian leva les yeux, sourcils arqués, dédain aux lèvres. Lawrence trembla en replongeant la tête entre ses bras. Il devenait fou. Ou alors il l’était déjà. Cela ne faisait guère de différences… Des phrases, des réponses, des attaques flottèrent devant ses yeux. « Je… je sais pas. » Tu ne sais pas quoi ? Qui tu es ou si tu sais qui tu es ? Les deux certainement, ce n’était pas très clair même pour Lawrence. Surtout pour Lawrence. Un haussement d’épaules lui fit relever la tête pour fixer l’autre. L’autre. « Et toi, tu sais qui je suis, alors que je ne sais rien de toi. Ma vie est un foutu b#rdel, la plupart des choses qui m’arrivent n’a aucun sens à mes yeux. Les gens me détestent ou m’apprécient sans que je ne puisse comprendre ce qui motive leur réaction dans mon comportement. C’est injuste. » Oh, pauvre petit amnésique malheureux… tu veux une glace et un jouet pour te consoler ? Cette pensée sortie du néant fit l’effet d’une gifle au New-Yorkais, qui se redressa brutalement. Geindre, geindre, se plaindre et se lamenter, ne savait-il donc faire que cela ? Depuis son réveil, depuis plus d’un an et demi, il restait prostré devant la promesse qu’on lui avait faite, ou qu’il s’était fait, plutôt, de retrouver un jour ce pan entier de sa vie qui lui était encore refusé par cette cicatrice qui traçant dans sa crinière noire une fine ligne blanche, ligne de vie, ligne de mort, que les Parques s’amusaient dangereusement à titiller. Lawrence ferma les yeux, se redressant péniblement. « Qui est Samuel ? Qui es tu ? Et pourquoi on… pourquoi on s’est retrouvé là bas ? »

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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Mer 22 Avr - 1:44

Oui, qui es-tu Samuel ? Le sais-tu seulement ? As-tu une idée ? Est-ce la vérité ou un mensonge ? Encore dans cette ville qui semble en faire l’apologie. Mes yeux, fatigués comme tout mon corps, tentent de trouver des réponses en l’observant. En dehors des marques de notre kidnapping et de notre évasion, il ne me renvoie qu’à Montréal. Une ville où j’ai apprécié vivre loin de mes parents. Une ville, la première, où j’ai voulu rester. Où j’ai tenté d’imaginer un futur loin, très loin du secret familial. Je l’observe débattre, il serre les poings, il semble aussi perdu que moi à la seule différence que j’ai l’impression d’être libre. Pas lui. Je me souviens de ce visage dans un tout autre contexte, autour d’un verre. Je le vois casser ma veine tentative de séduire une jolie blonde. Je le vois m’offrir un verre, me dire que je devrais revoir toute ma technique, que je pouvais surement mieux faire. Je le vois me massacrer aux fléchettes, puis au billard et enfin à la consommation d’alcool. Je le vois aussi clairement que dans notre réalité alors même qu’il me semble si vague. Si flou. Je le croyais mort avant de voir cette vidéo. Avant d’entendre sa voix. Qui aurait cru qu’il m’avait autant marqué ? Est-ce la preuve qu’il fut un très bon ami ? Je ne sais pas, en fait, honnêtement j’en doute. Quel ami se barre sans explication puis nous ignore lorsque le destin nous met sur la même route à nouveau ? Quel ami attaque sans réfléchir ? Je serre le poing autant pour répondre à ma colère face à son incroyable facilité à me battre qu’au fait que j’ai, moi aussi, laissé place à ma rage. Il n’y avait pas que notre terre qui avait changé mais chacun de nous. Tous. Qui aurait pu rester inchangé ? Qui peut s’en vanter ? Je… je sais pas. Ses yeux partent dans le vague. Je prends conscience que le doute subsistait, à présent, je veux bien le croire. Je soupire en affichant un léger sourire, qui disparait bien vite, si amer. Je ne sais pas quoi lui dire, quoi répondre. Je peux seulement deviner le brouillard dans sa tête ; j’ai beau ne pas être amnésique je sais parfaitement ce que c’est de se demander qui nous sommes vraiment. L’identité est autant une force, un roque, qu’un fardeau, une souffrance. Notre rapport à celle-ci est si personnel qu’il en est difficile d’en comprendre tout son poids avant de se faire écraser. Pour moi c’est arrivé en ouvrant ces archives il y a 5 ans pour lui c’est… depuis quand d’ailleurs ? Et toi, tu sais qui je suis, alors que je ne sais rien de toi. Ma vie est un foutu b#rdel, la plupart des choses qui m’arrivent n’a aucun sens à mes yeux. Les gens me détestent ou m’apprécient sans que je ne puisse comprendre ce qui motive leur réaction dans mon comportement. C’est injuste. Injuste ? Il trouve sa situation injuste ? C’est en ce terme que se résume son fardeau ? son existence ? Une injustice ? Le terme me semble si enfantin, si inapproprié qu’un sourire prend place sur mon visage. Je me lève difficilement et vais me rasseoir contre un pilier en métal en face de lui. Je grimace et me serre les côtes. Bon dieu. Ils ne m’ont pas loupés. Ce changement de monde n’aurait-il pas pu entrainer une paix entre les hommes ? créer une armée de bisounours ? Ma foi, l’idée de vivre dans le monde de charlotte aux fraises me semble pas trop mal compte tenue de notre état à tous les deux. Qui est Samuel ? Qui es tu ? Et pourquoi on… pourquoi on s’est retrouvé là bas ?

Tête jusque là baissée pour regarder l’état de mes mains, je la redresse. La conviction qu’il porte dans ses questions est totalement paradoxales à tout le plaidoyer d’injustice dont il venait de me faire part. J’hausse un sourcil, relève un genou sur lequel je pose un bras dans une position nonchalante qui fait entièrement défaut à mon état général. Qu’importe. T’es sûr de t’être tapé qu’une amnésie ? Parce que là tu devrais t’inquiéter de tes multiples personnalités Sa..m.. C’était quoi le prénom qu’il m’avait sorti ? Le flash de nos premiers instants dans nos cages me revient. Law…rence… ? je laisse échapper un rire en fronçant les sourcils.C’est si moche… en fait tu devrais plus penser à changer de prénom ou t’attaquer à la personne qui t’a filée celui-ci… ça ne te va pas … ni à aucune de tes personnalités… Je ris, me tiens les cotes et craches un filet de sang avant de me passer la langue sur les plaies dans ma bouche. Mon regard se pose sur lui, il me regarde. Avant j’aurai sans doute pu deviner ce qu’il voulait me dire, aujourd’hui je ne suis sûr de rien ni de personne d’ailleurs. Je pose la tête sur le pilier, ferme les yeux plusieurs secondes, réfléchis. Qui est Samuel ? Un ami, un ami disparu. Un mec bien autant curieux que moi. Qui suis-je ? Un ami de Samuel. Un ami disparu de Samuel l’ami disparu. Un mec curieux qui n’a jamais pu lui faire assez confiance. Qui nous a enfermés ? Des rebelles. Noah. Carlyste. Le gouvernement. Non, des rebelles. Des monstres. Je ne sais pas trop pourquoi ce terme me revient à l’esprit, j’ouvre les yeux en souriant avant de rire silencieusement puis, un peu moins. Injuste ? Sam-Law t’a vraiment employé ce mot ? Est-ce que tu vois une justice quelque part depuis que ces sorciers sont revenus ? ou depuis que tu t’es réveillé ? Je travaille pour les flics de ce gouvernement est la justice n’est pas très glorieuse. En fait, ses heures de gloires appartiennent à un autre monde mais bon… j’imagine qu’on doit s’y faire. Il nous faut bien un gouvernement pour éviter qu’on s’entre tue… comme les émeutes au nord de la ville qui m’ont volontairement ou non amené ici avec toi. TSSS… « Injuste »… Tu veux savoir qui est Samuel ? Un gars qui aurait surement évité d’employer ce terme pour expliquer sa nouvelle situation. J’imagine pas vraiment ce qu’il se passe dans ta tête et en voyant tes réactions je pense que c’est le bordel…. Mais… j’aimerai beaucoup, là tout de suite, que ce soit la personnalité du Sam que j’ai connu qui vienne me saluer. De nous deux, j’étais le plus … comment ? Enjoué ? mais Sam en tenait une bonne couche… Quelques souvenirs frappent à ma porte, me miroite un temps où j’étais loin d’imaginer ce qui allait suivre dans ma vie personnelle puis dans le monde entier. Une époque où j’ai cru bêtement que ma vie se ferait à Montréal. Je me repositionne, soupire. Mais bon… j’imagine que perdre la mémoire est assez traumatisant … même si ça peut être une bonne chose…. Je fronce les sourcils, pourquoi je dis ça ? Surement pour ce désir d’oublier aujourd’hui plus encore qu’hier. Je secoue la tête, passe une main sur mon visage et pose mon regard dans le sien. Tu étais interprète, on s’est connu à Montréal là où t’es né mais t’as vécu en Alaska… T’as étudié…. Je sais plus trop où mais bon au final, tu lisais et t’éclatais à traduire… chacun son kiff moi c’était les éprouvettes toi la langue… On s’est rencontré dans un bar où tu m’as piqué ma « blonde » avec classe… Comme tu t’en doutes, je t’en ai pas voulu longtemps … Je souris malgré moi. par contre, je t’en veux encore de n’avoir jamais pensé à me laisser gagner au billard ou aux fléchettes… tu me diras, t’éclater au babyfoot était un réel réconfort… et euh.. Je fixe mes yeux sur le bout de ma chaussure, me gratte la tête et la fait osciller. Que lui dire ? Des souvenirs s’injectent entre mes neurones avec autant de simplicité et de délicatesse qu’un ouragan dans un salon de l’aggriculture. Souvenirs de ce bon vieux passé puis de New York, de cette vidéo ou encore de cette enregistrement… des recherches effectuées… pi… bon sang ! Je ne sais pas non plus qui il est ! Je frappe du poing sur le sol, je roule des yeux enroule ma main contre mon torse en me tortillant. Quel con ! Merde (en français) J’attends plusieurs secondes, si ce n’est minute que ma main cesse de me rappeler la perte étonnante de neurones durant ces deux derniers jours et relache la pression en inspirant profondement plusieurs fois. Je reste silencieux un moment avant d’hausser les épaules. Je ne comprends pas…. Un jour tu étais là avec notre groupe d’ami et le lendemain tu t’es barré… le temps est passé, on s’est croisé, tu m’as snobbé et il y a plusieurs semaines je te revois pour la première fois comme toute la population de la ville a jouer les jackie chan au milieu d’une émeute… Je dois t’avouer qu’en fait, je crois que je pourrais te raconter tout ce que je me souviens de toi, je ne saurai jamais te dire qui tu es aujourd’hui ou juste avant de prendre un coup sur la tête… C’est ça en fait…. il y a une ..quelque chose de ta vie que je n’ai jamais connu … il était peut être autant un inconnu que j’en étais un pour lui.


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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Mar 5 Mai - 15:04


   

Un nom. Un seul nom. Depuis son réveil, Lawrence était persuadé d’une chose et d’une seule : son nom de naissance allait lui suffire pour retrouver le chemin de sa mémoire, pour piétiner son amnésie et renouer, enfin, avec un passé qui s’obstinait à lui échapper. Ce n’était pas les pites qui manquaient, ce n’était pas les connaissances qui faisaient défaut non plus, et pourtant, un an et demi après, il n’avait toujours aucune idée de son ancienne identité. Et il continuait à croire que découvrir le nom avec lequel il avait poussé son premier cri dans le monde allait lui permettre de sortir de ce cauchemar permanent qu’était l’ignorance. Un nom, un seul nom, un simple nom. Le pouvoir continu dans des syllabes, dans des sons. Peut être que Lawrence se reposait trop là-dessus, peut être avait-il même mis trop d’espoir dans cette simple découverte mais… il n’avait pas pu faire autrement. Et, prostré dans un coin de l’entrepôt, il en payait les conséquences. Recroquevillé. Perdu entre la panique et la colère. Egaré, définitivement, entre la détresse la plus totale et l’angoisse la plus mortifiante. Ses propos n’avaient aucun sens, il se ridiculisait à chaque phrase davantage, et même s’il était physiquement en bien meilleur état que son acolyte du moment, psychologiquement il n’était plus rien d’autre qu’une épave. Vraiment. Mais en même temps, à quoi s’attendait-il ? Avait-il réellement cru qu’apprendre ses nom et prénoms de naissance allait débloquer dans sa mémoire les vannes rouillées de ses souvenirs pour qu’ils puissent enfin se déverser en lui et le ramener à la surface ? Y-avait-il réellement cru une fraction de seconde ?

Oui.

Et il n’y avait pas cru qu’une fraction de temps, c’était bien pire que cela : c’était l’une des rares choses qui lui permettaient de garder espoir depuis ce dix août 2013 qui l’avait vu rouvrir les yeux sur un monde qu’il ne reconnaissait pas, ou du moins qu’il ignorait avoir déjà connu. Et Samuel Maçon ne sonnait à ses oreilles que comme un ensemble discordant de voyelles et de consonnes désagréablement teinté d’un accent français que Lawrence ignorait posséder jusque là. Parce qu’il était français ? En plus ? C’était une pichenette sur un château de cartes en déséquilibre, c’était un coup de vent sur une cabane en bois, c’était un raz de marée sur une plage déserte que lui seul foulé de ses sens atrophiés. La bombe qui avait explosé lorsqu’on lui avait tiré dessus, lorsqu’il avait plongé dans un coma de six mois, cette même bombe venait d’exploser une nouvelle fois pour faire disparaître les maigres vestiges survivants, éroder une dernière fois les ruines ensevelies sous les décombres de sa nouvelle vie et le réduire définitivement à néant. Samuel Maçon, c’était lui de toute évidence. C’était lui sans l’être. Parce qu’il n’était rien, il n’était plus rien d’autre qu’un homme qui ne se connaissait pas et qu’une loque prostrée dans un entrepôt désert après avoir été enlevé pour une raison encore obscur et séquestré dans des geôles obscures elles aussi. Il n’était qu’un homme qui ne comprenait plus rien et se raccrochait désespérément aux miettes qu’on lui jetait. Je… je sais pas. C’était la seule chose qu’il parvenait à dire, la seule chose cohérente et réelle, du moins, qu’il parvenait à formuler. Ses autres questions, au final, n’étaient rien d’autre que la marque de son égarement et de sa détresse. Des questions naïves, comme si à force de le répéter, il allait enfin avoir ce déclic qu’il guettait et il retrouverait enfin la mémoire. Enfin.

Lawrence ferma les yeux. Il devait arrêter de se morfondre. Quelque part, il savait qu’il était ridicule et, pire encore – si c’était possible du moins – il savait que s’affliger et se lamenter n’allait rien arranger. Bouge toi, imbécile. Voilà ce qu’il entendait au fond de lui. Qui est Samuel ? Qui es tu ? Et pourquoi on… pourquoi on s’est retrouvé là bas ? Les mots, les premiers à porter un sens réel et mieux, à le porter en avant, le surprirent autant par leur nature que par le caractère décidé de sa voix. Comme si chercher à découvrir qui était celui qu’il était supposé être allait remplacer une trentaine d’années de souvenirs.

T’es sûr de t’être tapé qu’une amnésie ? Parce que là tu devrais t’inquiéter de tes multiples personnalités Sam.. Law…rence… ? Son rire lui fit froncer les sourcils. Samuel, Lawrence, de toute manière l’un comme l’autre sonnait faux et rien ne semblait vrai dans leur discussion. C’est si moche… en fait tu devrais plus penser à changer de prénom ou t’attaquer à la personne qui t’a filée celui-ci… ça ne te va pas … ni à aucune de tes personnalités… Lawrence serra le poing. Qu’est ce qu’il cherchait, ce c#n ? A se prendre une autre raclée ? A critiquer le peu de stabilité dans la vie de Lawrence, à piétiner, salir, écraser les trois cartes remises en équilibre qui constituaient à présent toute la vie du New-Yorkais ? « Tais toi. » Le ton sec de Lawrence lui écorcha les lèvres. Mais il n’avait pas pu se retenir. « Tu insultes toujours les handicapés ou je suis juste malchanceux d’être tombé sur toi ? » Handicapé ? Depuis quand se considérait-il comme tel ? Depuis quand, aussi, se laissait-il aller dans la provocation gratuite en représailles de quelques mots malencontreux ? Lawrence se força à fermer les yeux pour mieux se calmer. Multiples personnalités, peut être était-ce réellement le cas finalement. Parce qu’il changeait tant et si bien d’attitudes qu’il se perdait lui-même.

Injuste ? Sam-Law, t’as vraiment employé ce mot ? » Un soupir. Agacé. « Appelle moi Lawrence ou Samuel, b#rdel mais n’essaye même pas de mélanger les deux… » Il était fatigué. Continuellement fatigué. Ca n’avait rien de physique, toute sa fatigue se concentrait dans un mental déséquilibré. Est-ce que tu vois une justice quelque part depuis que ces sorciers sont revenus ? ou depuis que tu t’es réveillé ? Je travaille pour les flics de ce gouvernement est la justice n’est pas très glorieuse. En fait, ses heures de gloires appartiennent à un autre monde mais bon… j’imagine qu’on doit s’y faire. Il nous faut bien un gouvernement pour éviter qu’on s’entretue… comme les émeutes au nord de la ville… Lawrence se prit la tête entre les mains pour cesser d’entendre. Tais toi, bon sang, tais toi imbécile ! « …muel ? Un gars qui aurait surement évité d’employer ce terme pour expliquer sa nouvelle situation. J’imagine pas vraiment ce qu’il se passe dans ta tête et en voyant tes réactions je pense que c’est le bordel…. Mais… j’aimerai beaucoup, là tout de suite, que ce soit la personnalité du Sam que j’ai connu qui vienne me saluer. De nous deux, j’étais le plus … comment ? Enjoué ? mais Sam en tenait une bonne couche… Hein ? Lawrence releva la tête, soudainement bien plus attentif. Il avait refusé d’entendre ce qui précédait. Il avait refusé d’écouter à partir du moment où l’autre avait commencé à se positionner du côté du Gouvernement, à partir du moment où il avait commencé à légitimer la Dictature sous prétexte que Charybde valait mieux que Scylla. Non, non. Ce n’était pas possible : Lawrence était plus que convaincu que dans une vie comme dans l’autre, il n’avait jamais soutenu un gouvernement du type de celui au pouvoir actuellement, il n’avait jamais cautionné des morts brutales comme celle de Jack ou, pires encore, lentes et douloureuses comme celle de tous ceux qui étaient perdus dans le froid de New York ou de ceux qui vivaient dans les rues de la Nouvelle Orléans. Mais bon… j’imagine que perdre la mémoire est assez traumatisant … même si ça peut être une bonne chose…. Encore une fois, Lawrence hésita. Entre rester et écouter. Partir et rester dans l’ignorance de tout cela. ça peut être une bonne chose…[/color] Qu’y avait-il de bon à ignorer tout jusqu’à son propre prénom ? Qu’y avait il de bon à savoir se battre comme un militaire sans avoir un seul souvenir de ses entraînements ? Qu’y avait il de bon dans le fait d’avoir tué un homme [i]par réflexe ? « Tu ne sais pas de quoi tu parles, crois moi… » Lawrence secoua la tête. Non. Il ne savait pas, il ne savait vraiment pas ce que ça faisait de se réveiller le matin et de ne pas se reconnaître dans la glace. D’observer un homme, un adulte, de contempler ces cheveux bruns sans les reconnaître comme sien. De voir cet homme suivre les mouvements de sa main, de voir ses doigts dessiner une cicatrice sur un visage inconnu.

Tu étais interprète, on s’est connu à Montréal là où t’es né mais t’as vécu en Alaska… T’as étudié…. Je sais plus trop où mais bon au final, tu lisais et t’éclatais à traduire… chacun son kiff moi c’était les éprouvettes toi la langue… On s’est rencontré dans un bar où tu m’as piqué ma « blonde » avec classe… Comme tu t’en doutes, je t’en ai pas voulu longtemps… par contre, je t’en veux encore de n’avoir jamais pensé à me laisser gagner au billard ou aux fléchettes… tu me diras, t’éclater au babyfoot était un réel réconfort… et euh.. Il s’interrompit brutalement, laissant Lawrence tendu et crispé. Et, et quoi ? IL y avait trop de chose à assimiler, mais cette fois, Lawrence ne voulait pas perdre une seule miette de ce que l’autre – toujours l’autre, cet inconnu – lui offrait. Interprète. Ca semblait logique. Ca expliquait, aussi, ces quatre langues qu’il parlait de manière fluide. Ca expliquait le russe, ça expliquait l’anglais, ça expliquait le français et l’espagnol. Mais ça n’expliquait pas les arts martiaux et encore moins les armes à feu. « Interprète… J’imagine que je traduisais vers… l’anglais. L’Alaska ? Montréal ? » Des lieux, des faits. Juste des images qu’il se constituait en se promettant – en croisant les doigts pour se souvenir de tout ça – d’aller faire de plus amples recherches sur le sujet. Fléchettes, billard, babyfoot… Lawrence grimaça dans un sourire sincère. Oui, fléchette. Il était toujours aussi doué pour tout ce qui demandait de la précision. Il suffisait, au final, qu’il soit suffisamment en confiance et qu’il cesse de réfléchir pour que chacun de ses coups porte où il fallait. Et euh et quoi ? Il voulait en savoir plus. Il voulait avoir des détails sur lui, sur tout, sur Montréal et leur… amitié ? Parce que c’était bien de cela dont il était question… d’une amitié, de toute évidence, même s’ils s’étaient perdus de vue, de toute évidence aussi. « Ca fait beaucoup de choses et… incroyablement peu aussi… je… qu’est ce qu’il se passe ? » Au mouvement brusque de l’autre, Lawrence avait bondi sur ses pieds. Par réflexe. Toujours. Jambes légèrement écartées, genoux pliés, épaules déliées et bras levés, il s’était aussitôt mis en garde. Comme s’il allait se faire attaquer. Merde « Qu’est ce qu’il se passe ? » Le français avait surgi, lui aussi, naturel. En réponse, comme s’il n’avait attendu qu’un signe de la part de l’autre francophone pour se manifester. La capacité qu’avait Lawrence à jongler entre les différentes langues mettait d’ailleurs d’autant plus en avant sa maladresse pour tout le reste. Et le haussement d’épaules qui conclut l’intermède fit à son toujours étrangement écho aux pensées du Mécanicien qui ne pouvait lui aussi, au final, qu’hausser les épaules devant les bizarreries de son esprit. Je ne comprends pas…. Un jour tu étais là avec notre groupe d’ami et le lendemain tu t’es barré… le temps est passé, on s’est croisé, tu m’as snobbé et il y a plusieurs semaines je te revois pour la première fois comme toute la population de la ville a jouer les jackie chan au milieu d’une émeute… Je dois t’avouer qu’en fait, je crois que je pourrais te raconter tout ce que je me souviens de toi, je ne saurai jamais te dire qui tu es aujourd’hui ou juste avant de prendre un coup sur la tête… il y a une ..quelque chose de ta vie que je n’ai jamais connu …

Lawrence se força à se détendre. Partagé entre deux impératifs, il était encore et toujours sur la brèche. Mais, et c’était certainement le plus perturbant pour le moment, ça lui semblait normal pour une fois. Plus ça allait, moins l’autre semblait cohérent dans ses propos. Et le Samuel qu’il décrivait un peu plus tôt ne ressemblait de toute évidence en rien au Lawrence Blain qui vivotait, mais il ne ressemblait pas non plus à celui dont il venait de parler. Et la conclusion, funèbre, ne faisait qu’ajouter une ombre à un tableau déjà trop sombre de sous-entendus et d’inconnues. Il y a une chose de ta vie que je n’ai jamais connue. Lawrence se mordilla la lèvre. « Je ne peux pas t’aider pour le coup malheureusement… il y a plus d’une chose de ma vie que je ne connais pas, je ne sais même pas quel âge j’ai, donc bon… » Il hausa les épaules. A nouveau. Parce que c’était la seule chose à faire. Mais avisant aussi l’allure franchement mal en point de son interlocuteur, il se souvint également qu’il était supposé hésiter. Entre chercher à poursuivre cette conversation, parce qu’en apprendre plus, même si ce n’étaient que des gouttes d’eau pour s’imaginer un océan, c’était déjà mieux que le désert du Sahara, poursuivre cette conversation donc, ou l’emmener à l’hôpital. Les minutes défilaient, et si Lawrence avait tout compte fait plutôt bien supporté l’ensemble de leur fuite, c’était loin d’être le cas de… de ? « Tu t’appelles comment déjà ? Il faudrait peut être qu’on… qu’on… que je t’emmène à l’hôpital. J’y travaille, tu sais ? Normalement, je peux t’y conduire. Je crois. » Normalement, je crois… Voilà qui était rassurant, sans aucun doute. Lawrence se passa une main dans les cheveux en faisant disparaitre, pour la première fois depuis qu’il s’était levé, la distance qui les séparait. « Tu as de la famille à prévenir ou… des amis ? » Autre que les amnésiques…

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MessageSujet: Re: Prisonners [Lawrence]   Jeu 18 Juin - 16:30

Il était peut être autant un inconnu que j’en étais un pour lui. Sa manière d’agir, ses propres mots, ses intonations qui liaient un humoriste raté qui s’en rendait compte que maintenant et un motard a qui on avait volé une bière ou encore son étonnant capacité à utiliser ses poings sans que lui-même semble savoir d’où cette capacité provient, ne font que rajouter de l’épaisseur au point d’interrogation qui nous sépare. Celui se joue de nous avec un amusement à friser la stupidité dans une situation très loin de le permettre mais dans laquelle nos esprits échauffés se prennent un petit plaisir de nous narguer. Nous nous sommes battus, reconnus (pour ma part), battus, détestés voire hais avant de s’entraider et de se retrouver ici tel deux merlans fris à attendre la réponse ultime à toutes ces questions. Je secoue la tête. J’ai bien entendu ses remarques, son agacement, son désespoir et bien qu’il porte le visage d’un ami du passé, je ne parviens pas à reprendre une posture compatissante. Est-ce ma volonté d’oublier qui me rend amer face à son amnésie tant attendu ? Le souvenir de son dédain ? Ces années passées dans un début d’enfer qui m’ont endurcis ? Un ras-le-bol général ? Un « merde » géant ? Je secoue de nouveau la tête, je peux encore énumérer longtemps les possibilités, les mixtes possibles, les variantes à un tel état psychologique voire, même physique. Toutefois, mon regard fixé sur lui m’appelle à plus de clairvoyance, de patiente, de calme. Il m’appelle aussi à plus de lucidité, comment lui en vouloir de ne pas être Sam alors qu’il ne se souvient plus qui c’était ? Comment même lui en vouloir de revenir le type qui nous a tous lâché sans explication ? Y a –t-il plus de bon dans un amnésique qui cherche son passé ou dans un type qui veut être à sa place ? je ne sais même pas quel âge j’ai, donc bon… Trente…. Non, trente-trois ou quatre… T’es plus âgé que moi, il me semble qu’on a fêté tes 28 ou 29 ans à Montréal peu de temps avant que tu partes… Réponse peu assurée mais rapide c’est que je ne devais pas être loin de la vérité non ? Je lui souris en répondant à son haussement d’épaule, nous sommes au même point mais j’apprécie son nouveau ton. On pourrait presque entendre Sam. Il n’était pas vraiment du type « je-m’en-foutiste » mais il savait drôlement bien prendre les choses, avec un poil d’humour, de bon sens, d’optimisme loin du Lawrence perdu.
Tu t’appelles comment déjà ? Il faudrait peut-être qu’on… qu’on… que je t’emmène à l’hôpital. J’y travaille, tu sais ? Normalement, je peux t’y conduire. Je crois. Je ne peux m’empêcher de sourire. Tu nous as amené jusqu’ici, tu peux oui…. Au moins ce quad… Je me contorsionne, allonge ma jambe jusque-là relevé et tente de me redresser en m’appuyant sur le poteau derrière moi : échec. D’un geste j’invite Samuel à m’aider ce qu’il fait et je l’en remercie d’un hochement de tête. Une fois debout, je pose un bras sur son épaule que je laisse trainer le temps de la réflexion. J’ai toujours du mal à donner mon nom à un inconnu et si Samuel ne devrait pas en être un, Lawrence l’était avec certitude. Toutefois, je baisse ma main et la lui tend. Tim, Timothée Morel … ravi de faire ta connaissance Lawrence. Je grimace en me tournant vers le quad, rien que l’idée d’y grimper me fout les organes en vrille. Je soupire pourtant pi fais face à mon acolyte. Tu travailles à l’hôpital tu m’as dit ? Je n’attends pas sa réponse et poursuis. Déposes moi deux rues avant l’hôpital et fais toi un peu oublier, discret va bosser et rentre direct pendant quelque temps. Changes même les chemins que tu prends, jamais les mêmes. Je ne sais pas qui exactement nous a foutu en cage, c’est possible que ce soit les rebelles, fort possible d’ailleurs à moins que ce soit le gouvernement… Dans tous les cas gardes la tête basse et ne parles pas de ça. Instant parano ON. J’ai beau avoir conscience que j’exagère surement, que je m’inquiète pour rien pourtant, quelque part, j’ai la conviction que ce n’est qu’un début dans l’escalade de violence des deux partis. D’un autre côté, je pourrais aussi l’informer de l’ensemble de mes raisons pour m’inquiéter ainsi. Je pourrais, c’est vrai mais est-ce la meilleure des stratégies ? Puis-je déjà faire confiance à ce Lawrence autant ou plus qu’au Samuel de Montréal ? Après tout, en plus d’une vidéo que l’ensemble de Nola a pu voir et revoir, je détiens un enregistrement où il tente d’intégrer les rebelles. Et s’il a intégré cette équipe qui me dit qu’il ne me joue pas la plus belle des comédies ?

Conduis moi près de l’hôpital, je me débrouille et on se revoit ici dans deux jours…si d’ici là tu as des questions, je ferai mon possible pour y répondre…

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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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Prisonners [Lawrence]

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