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 Skull cage like a prison {pv}

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MessageSujet: Skull cage like a prison {pv}   Mar 27 Jan - 15:40

Woken up like an animal. Teeth ready for sinking. My mind's lost in bleak vision. I tried to escape but keep sinking. Limbs lost to a dead wait steak. Skull cage like a a prison. And he has lost faith to ever see again. So may he once taught of me then. Underneath the skin there's a human. Buried deep within there's a human. And despite everything I'm still human. But I think I'm dying here. Waking up like an animal. I'm all ready for healing. My mind's lost with nightmares streaming. Waking up kicking screaming. Take me out of this place I'm in. Break me out of this shale case I'm in --------------------------------------
Skull cage like a prison
lost with nightmares streaming

Les images insoutenables et obscènes défilent sous ses rétines. Le plus infime détail s’ancre dans sa cervelle détraquée, s’y grave au fer rouge. L’assemblage sordide parvient à lui retourner les tripes, n’en finit plus de remonter le long de sa trachée. Le dégout se diffuse largement dans ses entrailles. Son cœur s’effrite contre ses côtes, englue ses poumons. La boue putride s’agglutine dans ses artères, ronge l’écarlate pour renforcer l’ébène qui l’encrasse. Les ecchymoses se superposent aux souvenirs encore nichés dans sa mémoire, fragments satinés dissous par la barbarie étalée devant ses sphères d’acier. Etre indirectement impliqué l’empêche de s’en détacher. Il connait les victimes éventrées. Absolument toutes. Sans exception. Ou du moins, leur anatomie. La cambrure de leurs reins, l’arrondi de leur poitrine. Leurs souffles brûlants étouffés par une brise mortelle. La dernière expression d’horreur sur leurs visages de porcelaine le fascine, l’obsède bien plus qu’il ne daigne l’admettre. Il cherche à deviner les derniers mots qui se sont échappés de leurs dents ensanglantées, chaque fois qu’il caresse la surface polie du papier glacé. Le mode opératoire change, mais la patte reste la même. Il a beau s’acharner sur les éléments du dossier, les connexions refusent farouchement de s’établir. Plus il parait s’en rapprocher, plus il dévie. Inconsciemment, peut-être qu’il sait déjà. Qui commet ces crimes. Qui prend un malin plaisir à détruire toutes ces pauvres filles, dont le seul véritable point commun est d’avoir froissé ses draps. Ce qui les relie est aussi évident que ça, mais il s’efforce de le camoufler et d’enterrer la vérité le plus profondément possible. Sa collègue ne doit pas les relier entre elles. Ou il peut être sûr qu’elle le coffrera pour des atrocités qu’il n’a même pas commises, pour une fois. Lui qui empeste pourtant la rage constamment. Il est contraint de la mener sur de fausses pistes, au risque de voir la liste des proies s'allonger.

Un soupir agacé filtre la barrière de ses lippes, et vient transpercer le silence de plomb qui règne dans la pièce. Ses phalanges viennent battre la mesure contre le bois de son bureau, chassent un instant ses pensées parasites. Sa collègue lève le nez de son ordinateur, fronce les sourcils et lui jette un regard suspicieux. « - Tu peux arrêter ça s’il te plait ? Merci. M’oblige pas à aller te chercher des cachets contre l’hyperactivité. » Gronde le lieutenant, aussi cassante que d’ordinaire. « - Je rêvais justement de te voir jouer à l’infirmière. Comment t’as deviné ? » Susurre-t-il, sur un ton sans équivoque. Les sous-entendus graveleux sont certainement ceux qui parviennent le plus facilement à faire sortir sa supérieure de ses gonds et il ne s’en prive pas. Tire allègrement sur la corde sensible, dans l’espoir de dérider sa mine impassible. Elle ravale cependant les injures qui lui titillent certainement la langue, avec un sang-froid qui ne peut que forcer l’admiration. Ses iris se contentent de le fusiller à distance avant de reprendre le fil de sa lecture. La meilleure arme est encore de l’ignorer. Beth a fini par le comprendre, à force de le côtoyer. Le mafieux la fixe un instant, s’attarde sur son expression concentrée puis se lève de sorte que le pied de la chaise crisse bien contre le sol. Volontairement bruyant, sachant que les oreilles délicates de sa partenaire tolèrent particulièrement mal la moindre nuisance sonore. Il récupère sa veste en cuir et l’enfile pour se diriger vers la sortie. « - Où est ce que tu crois aller comme ça, Hogan ? Il ne me semble pas t’avoir donné la permission de... » Commence t’elle, coupée en plein élan par le scandinave. « - On piétine de toute manière, c’est pas ce soir qu’on va arrêter ce malade. » Il hausse les épaules, faussement désinvolte. Enquêter sur cette affaire cisaille ses nerfs déjà en lambeaux, rester enfermé au commissariat achève ce qu’il en reste. Il ne lui laisse pas la possibilité de riposter à la policière un brin castratrice, et claque la porte derrière lui.

[…]

La chaleur moite qui enveloppe la ville en fin d'après-midi se colle à son enveloppe damnée. Elle s’éternise sur ses membres fébriles d’être restés inactifs autant d’heures et rend ses pas pesants. La sécheresse inonde son palais et assèche son âme noire comme la suie. L’arrière-goût de cendres se renforce, son cruor avarié vient cogner avec une violence inouïe contre ses tempes lorsque la silhouette de son cadet se détache de l’arrière du manoir. Son palpitant s’esquinte contre les parois de sa cage thoracique, s’y abime avec véhémence. Il est clair qu’Il n’est pas là pour lui. Qu’Il n’avait probablement même pas l’intention de pénétrer à l’intérieur de sa propriété, comme Il s’y est employé avec perte et fracas quelques mois auparavant. Mais il ne peut pas croire non plus que son frère erre dans les parages par hasard. « - Pour ta gouverne, te cacher dans les buissons et feindre le hasard lorsqu’elle déboulera est loin d’être le meilleur moyen de t’attirer ses faveurs. Elle va te rire au nez. » Siffle-t-il, sa voix rauque tranchante comme une lame de rasoir, tandis que le norvégien s'avance. Elle. Sanjana. Il ne cherche même plus à dissimuler son amertume. La culpabilité le grignote aussitôt, mais il se refuse à retirer ses sarcasmes. Il est fatigué d’implorer vainement Son pardon, de Le suivre à la trace. Il n’arrive plus à se contenter de miettes. Les échos de leur dernière dispute lui restent en travers de la gorge, les débris de verre l’écorchent. L’hémorragie interne finira bien par avoir sa peau, s’Il n’est pas venu pour lui asséner le coup de grâce.

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MessageSujet: Re: Skull cage like a prison {pv}   Dim 8 Fév - 12:05

L'aube cueille les traits tirés du damné, soleil mouvant qui trace sa suite de pas sur le bitume. Pourchassé par le regard intraitable de la bâtisse qu’il vient de quitter, il poursuit sa route à l’ombre des empiècements de brique et de verre, les sens tâtonnant distraitement les divers  fragrances se liant et se défaisant au grès d'une bourrasque entêtante. Invitation sournoise au premier repas de la journée. Les humains se pressent très certainement autour d'une table à l’heure où la créature écoute son corps crier famine. L’énergie déserte peu à peu ses muscles endoloris par ses heures supplémentaires passées à l’hôpital. Son grand retour sur le terrain entraîne un épuisement physique et nerveux supérieur, loin des tâches administratives reposantes jusqu'à l'ennui qu’il s’était vu confiées jusqu’il y a peu. La somnolence du norvégien semble évidente quand ce dernier s’obstine à faire basculer sa porte sans jamais l’avoir déverrouillée au préalable. Il traverse son studio pour s’effondrer sans cérémonie dans ses draps. Morphée le rattrape instantanément et le propulse malgré lui vers des rêves d’innocent afin de lui offrir le luxe exquis d’un repos double, repaissant la bête et les lambeaux de son humanité d’un seul et unique mouvement. Replié sous ses couvertures, il s’éveille péniblement après un empilement d’heures. La lumière frappe ses yeux à demi ouverts, les oblige à chasser et à capturer l’arrivée des rayons à intervalles irréguliers. Bouche pâteuse et restant de songes évanouis comblent sa poitrine d’une sensation de malaise prolongée. Encore un danger même assoupi - surtout assoupi à vrai dire. Le scandinave se redresse, repousse le textile qui encombre son corps. La sueur ronfle contre son épiderme, rangeant désagréablement les mèches de ses cheveux contre son front et sa nuque. Un regard circulaire lui apprend que son colocataire ne hante pas la pièce. Il s’essaie pourtant à un murmure, l’invoquant pour la forme « Aleksi ? » Le silence le salue et il s’incline face la quiétude sans broncher. Il se hisse alors sur ses guiboles et gagne la douche en désespoir de cause.

Apprêté et songeur, il tire un bouquin de sa bibliothèque et entreprend son étude perché sur le canapé. L’odeur désormais faiblarde de son ami tisse son environnement olfactif proche et le distrait après de longues minutes dédiées à l’apprentissage et à la concentration. Le propriétaire des lieux compte les jours, fait un calcul rapide sur la dernière apparition de son comparse. La conclusion le fait reposer son ouvrage pour analyser aussi simplement sa pièce principale. Des nœuds s’emmêlent au fond de sa trachée alors qu’il y note enfin l’absence absolue. Ses horaires l’ont maintenu gravement à l’écart de l’ancien informaticien. S’est-il senti délaissé ? A-t-il filé pour trouver un logis plus accueillant que l’antre d’un énième démon ? Convaincu d’être l’origine de la fuite et harcelé par une culpabilité viscérale, il se contente de baisser les bras et d’admirer le vide implacable. Sans un mot, sans un son, il serait parti ? L’expression de l’infirmier pivote de l’abattement pur et simple à  l’angoisse brutale. Il n’a rien laissé, oui. Pourquoi ? Leurs discussions lui reviennent en mémoire, un ressac qui butte contre ses tempes jusqu’à lui donner le mal de mer. La peur s’incruste dans ses gestes alors qu’il arrange sa tenue vestimentaire pour sortir en trombe de son appartement. Il anticipe le pire.

Il gagne les rues, croise les endroits susceptibles d’héberger la silhouette du finlandais. Mais ses recherches se heurtent à sa méconnaissance de cet homme qui de toute évidence, partage une intimité bien plus étroite avec son frère. C’est cette pensée qui l’arrête entre deux allées sordides. Le souffle court et la rage remplaçant sans mal l’inquiétude, il serre ses phalanges pour distiller le début de colère fracassant les fondements de son squelette. Aurait-il poussé le vice jusqu’à lui revenir ? Ce tyran l’aurait-il repris pour satisfaire une nouvelle lubie ou simplement pour assouvir son besoin insensé de contrôle et pour gonfler son orgueil ? Il doit en avoir le cœur net. Ses talons tournoient, il court plus qu’il ne marche. Hors d’haleine, il se faufile jusqu’au manoir et évite les divers obstacles auxquels il pourrait être confronté. Voyeur issu d’une mauvaise suite de bouquin pour esprit ramolli, il se glisse sous les vitres, traquant le moindre indice, prenant le risque d’être déniché avant de mener à bien son tour de l’impressionnante construction. A mi-chemin, une voix familière l’attrape. Face au regard inquisiteur de son aîné, Sven ne peut s’empêcher d’afficher une arrogance déplacée. Sa fierté congédie la honte alors que la panique le relie toujours à l’essentiel. Cependant, la remarque le pique,  scorpion infectieux, la sémantique empoisonne ses priorités. De son ténor sec et sans appel, il lui crache au visage « Je ne m’abaisserais pas à prendre tes restes. »  L’insolence prend la forme d’un léger rictus. Il courbe ses lèvres sournoisement, appuyant visuellement le mépris de ses intonations. « Tu es la dernière personne  à pouvoir me donner des conseils d’ailleurs. Quand on voit la manière dont tu traites tes amants… »  Sa propre réflexion lui fait l’effet d’une gifle et livide, il recule de deux pas comme si l’agression lui avait été destinée. Il vient littéralement de balancer les ossements de son allié aux lions pour une simple altercation. Son idiotie distend son exaspération et rend tout l’espace à l’effroi l’ayant conduit jusqu’au seuil de cette demeure. Troublé, il l’interroge seulement. « Où est Aleksi ? »  Quitte à être démasqué au milieu des fourrés autant atteindre l’objectif. De toute façon, il vient déjà de vendre le pire au mafieux.

Silencieux subitement, il détaille le visage de Kyran, cherchant peut-être à sonder cet étranger pour y puiser un semblant de familiarité. Se raccrocher à ce genre de chimères ne l’intéresse pas mais la révélation choquante réapparue soudainement au pire moment, ébranle ses convictions. Suffisamment pour qu’il se replace inconsciemment devant cette distance inconvenante qui s’allonge entre leurs deux carcasses depuis plus d’un siècle. Il ne sait plus qui il est et c’est sans doute mieux comme ça.

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    Here I stand, helpless and left for dead
    Close your eyes, so many days go by. Easy to find what's wrong, harder to find what's right. I believe in you, I can show you that I can see right through all your empty lies. I won't stay long, in this world so wrong. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight. Trembling, crawling across my skin. Feeling your cold dead eyes, stealing the life of mine. ©endlesslove
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MessageSujet: Re: Skull cage like a prison {pv}   Mer 11 Fév - 16:54

Ses prunelles acérées poignardent férocement celles de son cadet. En scrutent la moindre nuance pour mieux cerner les véritables intentions de l’ancien milicien. Ne lui a-t-on jamais appris à épier correctement dans le cadre de son précèdent travail ? A-t’il déjà oublié toutes les leçons apprises à la fin de son adolescence, pour multiplier les larcins sans se faire repérer ? Sa tentation de discrétion est pitoyable, au moins autant que leur arrogance respective. L’affirmation cinglante proférée en écho à la sienne déchire ses nerfs. Toute la rage qui en émane le brise. C’est un énième gravât qui vient renforcer le mur dressé entre eux, qui le consolide. Les piques assassines font office de ciment. Que Sanjana représente l’une des pierres de l’abime le détruit, bien plus qu’il ne l’admet. Elle n’incarnait que le réconfort dans les géhennes, une présence tendre qui comblait partiellement le vide étouffant dans sa poitrine. Un élément rassurant au milieu des ténèbres, qui l’incitait à avancer au lieu de se laisser dépérir. De belles considérations qui n’ont cessé de voler en éclats depuis qu’ils ont été recrachés de la bouche de l’Enfer. Le cocon dans lequel ils s’enfermaient autrefois n’existe plus, réduit à néant par leurs disputes incessantes et leurs traitrises mutuelles. Une déchirure supplémentaire de sa relation fraternelle. De tous les hommes séduisants qui foulent cette terre, il avait fallu qu’elle aguiche son propre frère. Et qu’Il s’en entiche assez pour lui en vouloir hargneusement désormais. C’est lui qui aurait pourtant dû y trouver à redire, qui avait fait d’elle une compagne d’infortune le premier. « - Tu étais pourtant bien parti pour. » Maugrée-t-il dans sa barbe, les yeux plissés par la colère.  

La suite le laisse sans voix. Il reste interdit, écarquille ses rétines azurées de surprise. Cette attaque-là, jamais il n’aurait pu l’anticiper, même dans ses cauchemars les plus fous. Le masculin utilisé lui laisse croire que c’est une erreur, qu’il a mal compris et devient sourd d’oreille. Mais la confirmation sous la mention du nom d’Aleksi le terrasse. La gorge littéralement asséchée, il peine à déglutir. Des lames aiguisées en raclent la paroi, et il a l’horrible sensation d’avaler son propre sang. Tout autour de lui bourdonne, lui donne le vertige. Il titube légèrement en avant, se sent comme un ivrogne enfermé dans une pièce qui tangue. La chute dure un certain temps avant qu’il ne retrouve l’usage de la parole. « - Pardon ?! » Souffle-t-il, hébété et estomaqué, avant de préciser sa pensée. D’essayer, en tout cas. « - Qu’est-ce que… Qu’est-ce que tu viens de dire ? » Un coup de poing logé entre les deux yeux n’aurait pas été plus fatal. A court de railleries blessantes, il s’appuie contre l’imposant portail d’une main grelottante. Il se sent pris au piège, coincé dans une impasse. La nausée acide remonte le long de sa gorge, se mélange avec le goût pâteux de son cruor noirâtre. Sven est certainement la dernière personne qu’il voulait mettre au courant de penchants qu’il juge indignes et refoule à s’en lessiver le cœur. Ses phalanges se serrent contre la ferraille, blanchissent et empruntent la même teinte cadavérique que son visage livide. La peur de Son jugement le ronge, alors même qu’Il ne pourra jamais se montrer aussi sévère qu’il ne s’y emploie avec ses propres déviances.

« - Qu’est ce qui te fait croire qu’il est dans les parages ? Qu’est-ce qu’il t’a raconté exactement ? » Il doit retenir une plus forte avalanche de questions, tout comme il crève d'envie de rentrer en courant dans son manoir pour trainer le maudit racontar par la peau du cou et le défier de réitérer ses aveux. Ses jambes sont cependant trop fébriles pour le lui permettre, font de bien piètres cannes en cet instant. Ses intonations rauques tremblent et chevrotent à l’excès mais son courroux se précise. Monte dangereusement dans les graves à mesure que les pièces du puzzle s’assemblent. Le finlandais s’est empressé de le vendre à l’urgentiste sitôt qu’il l’a jeté dehors sans ménagement. Il est évident qu’Il aspirait à se venger et à le punir. Pour l’avoir licencié. Pour avoir découvert que Sa fiancée froissait ses draps régulièrement, et non pas une seule fois. Pour avoir refusé d’assumer jusqu’au bout leur attirance insalubre. Quoi de mieux que de débarquer chez le benjamin et de tout lui déballer, perdu pour perdu ? « - J’aurais dû laisser sa Fanny le déchiqueter dès le début, ce petit merdeux. » Siffle t’il entre ses dents tout bas, davantage pour lui que pour se faire entendre d’Ezra. Ses pupilles claires se heurtent au bitume poussiéreux, préfèrent le balayer plutôt que de s’aventurer à se plonger dans celles du fouineur. Il prépare mentalement sa défense, ses arguments. Tout ce qui pourra appuyer le fait que le légiste ment et n’a laissé sa langue de vipère trainer que pour lui nuire. Mais il le sait déjà, qu’il ne sera pas crédible. Qu’entre croire un presque étranger et le croire lui, le choix sera hélas rapidement fait. C’est son amant qu’Il croira, ne serait-ce que parce qu’Il incarne à tort ou à raison la sensibilité incarnée. Qu’on Lui donnerait le bon dieu sans confession, alors que le mafieux a tout du diable. Et il n’est pas certain non plus de pouvoir Lui mentir droit dans les yeux sur une chose aussi énorme. Sur la passion malsaine qui le grignote jusqu’à la moelle depuis qu’il a eu le malheur de croiser Sa route et de se laisser enivrer dans un bar. L’alcool reste définitivement son pire ennemi, quelle que soit l’époque. L'heure semble venue de payer l'addition. Salée comme rarement auparavant.

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MessageSujet: Re: Skull cage like a prison {pv}   Dim 15 Fév - 23:34

Ce terrain s'effrite, succombe à des pas empressés et maladroits. Terre aride en perdition, falaises déconstruites, les craquelures font vrombir les dernières parcelles sous leurs semelles. Là-dessous, il reste peut-être encore des souterrains où se replier, où s'oublier et où pourrir sans astre pour caresser leurs nuques, sans lumière pour éclairer des identités que le temps a mâché et a décomposé jusqu'à l'absurdité. Mais au milieu de l'affaissement, les yeux du scandinave forment des vagues qui se heurtent à ses propres flots tourmentés. Le bleu s'entrechoque et il se souvient, du ciel s'ouvrant sur eux, quand la liberté leur lèche encore le dos et les pousse vers un avenir certes difficile mais étrangement chaleureux. Ezra regrette. Sven se morfond et le reste n'est que balbutiements d'un agonisant. A cette époque, lui aurait-il avoué ? Quand jadis les étreignait d'une même poigne, lui aurait-il fait part de ce secret ?  Il se plaît à le croire. Sans doute pour ralentir les maux aortiques qui pullulent au fond de sa poitrine alors que son frère se démantèle entre ses griffes frustes. Le norvégien souffre par conditionnement sans doute. Fautif pour avoir épié une serrure par accident, pour avoir été jusqu'à cogner la porte, à provoquer son ouverture. En le voyant revêtir l'opale, il a l'impression d'avoir violé une règle tacite, d'une importance qu'il a sans doute négliger avant d'oser la briser. Surpris, piégé entre les draps, mis à nu sans avoir le choix. Oui, il le plaint. Son aîné l'a déçu, blessé, abandonné et irrévocablement broyé par ses décisions. Mais rien n'aurait pu justifier cette incursion malsaine dans son intimité. Pas même la rancœur, pas même l'amertume. Rien. Le néant s'impose, se glisse entre ses méninges et les paralyse. Contemplatif de la déchéance de l'autre, il reste longuement muet, incapable de poser la moindre syllabe sans que la lame de la culpabilité échaude sa gorge. La tétanie fige ses muscles, accentue la torture qui noue ses traits. Statue du martyr en étant pourtant le dernier concerné.

Des questions, des fourmis qui lui rongent les tympans et digèrent ses capacités auditives. L'acouphène surgit, réaction tellement humaine qu'il penserait presque l'être. Les secondes l’allongent un peu plus dans un bain d'acide qui picorent son épiderme, engourdit les fonctions nerveuses. Cette vérité atteint tout aussi sûrement ses cheminements. Jusqu'ici, il s'est contenté de la porter sans jamais lui accorder une valeur et une foi inébranlable. Par lâcheté, par orgueil. Mais le mafieux ne tente même pas de lui imposer le mensonge, de couvrir la pudeur qu'il a souillé sans hésitation. C'est à ce point, c'est à cette extension, tellement monumental qu'il succombe au poids de la révélation sans vouloir la masquer, conscient de sa véracité. Ou juste abasourdi par l'imprévu colossal. Ils vivent plusieurs éternités durant un laps de temps ridiculement court. L'embarras, le mal être qui colle à la peau de l'urgentiste couvre son cou d'une sueur froide insensée. La réaction du tyran le désarçonne autant que la situation et les faits. Il s'y perd entre les respirations erratiques du criminel et les siennes qui se jouent en accéléré, pressées d'assener l'homme à terre d'une envolée d'interrogation plus indiscrète les unes que les autres. Quand, comment, pourquoi, qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'il l'éloigne alors ? A-t-il eu peur d'assumer ce qui ressemble nettement à un dérapage incontrôlé ? Non, il n'y a que la passion qui puisse le conduire sur des sentiers qu'il doit abjurer par essence. Aleksi et lui, toujours surréaliste. Les vertiges le font resserrer ses bras ballants contre ses côtes. Aucun d'eux n'a été préparé à cette confrontation.

C'est le retour de sa colère qui le tire au présent et qui souligne la gravité de son impulsivité. Petit merdeux. L'injustice prend une autre forme. Comment peut-il accuser la mauvaise personne ? Sa cavité buccale éprouve des difficultés à accepter les sons que le larynx lui projette. « Pardon ? » La sécheresse tire la chair à l'intérieur. Il déglutit pour reprendre. « Ce n'est pas de la faute de... Ce n'est pas de sa faute, enfin... » Il ne sait pas pourquoi, la force lui manque. Il n'arrive pas à s'énerver. Le choc propulse sa voix comme une traînée de vapeur s'échappant d'un train qui peine à remonter les rails. « Il était bouleversé, il était... Il n'a pas voulu... Je n'ai pas voulu non plus... Ce n'est pas... » Les paupières tombent, le souffle aussi. Il porte ses doigts à son front, cherche un sens là où il n'y  en a guère. Il a trahi son ami pour aucune raison valable. Il s'entend toujours parler avec une lassitude propre à ceux qui en ont trop vu et trop entendu. « Écoute, calme-toi. Ce... Ce n'est pas important ce qu'il  a dit ou ce qu'il s'est passé. Ça ne me regarde absolument pas de toute façon. » Ses épaules remuent. Il croit encore qu'il tangue mais il s'accroche à une trêve fébrile. « Je ne suis pas venu pour me disputer avec toi, Kyran. Ni pour débattre de ... Je suis juste inquiet. Pour Aleksi. » Les souvenirs chassent la panique doucement et attisent la tristesse qui émerge par le ressac contre l'ébène de ses pupilles. « Je veux juste savoir si il est revenu vivre ici. Savoir si ...S'il va bien. » Autant que possible. Et peut-être plus pour longtemps. L'air s'engouffre dans ses poumons nerveusement, inspirations si légères qu'il s’asphyxie presque volontairement en ployant sous le remord. Alors il répète, encore, encore, encore. « Ce n'est pas sa faute. Il n'a pas voulu te nuire ou... Ne l'accuse pas. Il n'a pas mérité ça... Ni ... Cette vie imparfaite. » Pas vraiment une accusation. Une simple constatation qu'il amène avec un calme qui le déroute grandement. Il le protège comme il peut. En se focalisant sur la victime du massacre, sans doute nie-t-il la nature de son interlocuteur. Le tortionnaire s'en tire cette fois-ci avec la crainte du cadet. Trop choqué par les récents événements, trop absorbé par la vulnérabilité de son aîné pour redistribuer les rôles de ce Siècle. Enfant curieux qui aimerait avoir fermer les yeux juste pour cette fois afin de conserver son innocence. Le monstre lui rira au nez dans quelques instants, se délectera d'une naïveté fugacement retrouvée. Et alors, la guerre reprendra. A l'extérieur mais surtout à l'intérieur.

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MessageSujet: Re: Skull cage like a prison {pv}   Ven 20 Fév - 17:07

Les explications se font hacher sans pitié, elles trébuchent et s’étalent lamentablement à leurs pieds. Ce qu’Il lui inflige va au-delà de la torture. Il voudrait presque secouer son frère, pour qu’il les crache plus vite et cesse de bafouiller. L’attente entre chaque syllabe est insupportable, le moindre son résonne dans son crâne meurtri jusqu’à lui donner le vertige. L’énervement le gagne mais le moindre de ses muscles est coulé dans du plomb. Il a l’horrible sensation qu’on vient d’arracher ses entrailles à mains nues et qu’elles gisent désormais sur l’asphalte putride, face à eux. Dévoilées sans une once de pudeur. Son cadet vient de fouiller dans ce qu’il a de plus intime, et de l’étaler sur la place publique sans la moindre délicatesse. Il a tellement mal qu’il voudrait en crever, qu’on l’abatte comme un chien en plein milieu de cette ruelle pour ne plus avoir à y penser. Sa mâchoire se contracte dangereusement lorsqu’Il pousse le vice à défendre le finlandais. Une fois encore, il est le seul à qui Il ne trouve pas de circonstances atténuantes, quand Il se montre si compréhensif à l’égard des autres. L’amertume se renforce et le mafieux accuse difficilement le coup. La distance qui se creuse depuis leur renaissance est endurée comme un tel fardeau que c’est plus fort que lui, il ramène encore une fois les choses à son nombril. Ses paupières pèsent soudainement beaucoup trop lourd et se referment sur le néant. Sa prise sur les barreaux métalliques s’accentue, ronge la chair de ses phalanges. L’insupportable contact visuel est rompu, et il ne se concentre que sur la voix morcelée de son interlocuteur. Le corps tiraillé de frissons impromptus. Il voudrait s’emmurer dans son silence, mais se taire alimente l’angoisse qui lui dévore le cœur. Qu’Il se soucie à ce point de son amant pourrait être attendrissant, mais Sa considération décape son ventre à l’acide.

« - Il se porte comme un charme. » Finit-il par siffler sur un ton venimeux. Entre les lignes, il confirme que le hacker a retrouvé son ancien poste, ainsi que le luxe outrancier du manoir rutilant. Nier lui semble inutile, il n’en a de toute manière pas la force. « - Jusqu’ici du moins, je ne peux rien te promettre pour les heures à venir. Guette sa dépouille dans les caniveaux, au cas où. » Un ricanement mauvais s’extirpe de ses lippes, tandis qu’il songe aux tourments à venir du cafardeur. Aux gémissements d’affliction qui remplaceront ceux de plaisir. Familière, la colère se glisse dans les nervures de son épiderme et met un terme à sa léthargie. Destructrice, elle se fracasse contre les rivages de son palpitant et répand sa douleur tyrannique partout dans ses veines. La bile lui incendie la gorge, l’assèche littéralement. « - Tais-toi. Tu ne le connais pas. Pas comme moi je… » Il s’interrompt brusquement, bute sur le double sens avilissant. La fureur est montée d’un cran. Qu’Il s’échine à trouver des excuses à l’apprenti légiste ne sert qu’à aggraver Son cas. Qu’à décupler sa paranoïa. Que l’urgentiste se soucie autant de Son sort le brise, lui rappelle tous les morceaux de complicité perdus. Ce n’est pas pour s’assurer qu’il se porte bien que le benjamin de leur famille dysfonctionnelle viendrait se presser devant sa porte. « - Non mais pour qui tu le prends ? Pour un abruti né de la dernière pluie ? Bien sûr qu’il l’a voulu. Il n’attendait que ça, depuis le début. Tout était calculé. Qu’est-ce que tu crois ? Qu’il est devenu ton ami par hasard ? » Evidemment que non. Il a simplement trouvé la faille, le moyen de pression idéal. Une menace implicite que le scandinave n’a pas suffisamment prise au sérieux et qu’il se mange à présent en pleines dents. « - Il savait parfaitement qui tu étais, depuis le début. Il a fanfaronné plus d’une fois avec ça, bien avant que les médias ne l’annoncent. » L’intrusion forcée dans son intimité le débecte, étire la honte en filets poisseux autour de son enveloppe. Captif de sa propre intolérance, il est trop borné pour réaliser qu’il est le premier à pâtir de son esprit étriqué. Il s’en veut d’abord laissé la révélation se produire, de ne pas avoir cherché à les séparer. Mais au fond, qu’est-ce que ça aurait changé ? Il a vu le résultat avec Théodora. Les éloigner a été le meilleur moyen de les rapprocher, de les unir contre lui. « - Epargne-moi ton couplet sur l’injustice, par pitié. Tu m’as suffisamment fait comprendre que ça n’avait rien d’une excuse valable d’ailleurs. » Sa langue claque rudement contre son palais. Il n’est pas d’humeur à pardonner Aleksi. Il n’a pas assez de recul sur la situation pour admettre qu’Il avait effectivement de quoi être bouleversé, et qu’Il ne cherchait pas nécessairement à l’humilier. Il se sent seulement affreusement trahi. L’explosion entre ses deux oreilles a décoré le bitume avec des bouts de sa cervelle, et il peine à réfléchir. A faire preuve d'un simulacre de cohérence. Il oscille d'un extrême à l'autre avec la douceur d'un boomerang.

Les jambes grelottantes, les prunelles du criminel reviennent s’échouer par terre. Par peur de s’écrouler, il laisse son dos reposer contre le muret. Ses genoux se plient légèrement. S’accrocher au portail ne suffit plus à maintenir son appui précaire, il vacille sous le poids horriblement pesant de la vérité crue. Sa paume masse son front endolori, mais les plis de contrariété creusent des sillons si profonds qu’un simple mouvement ne peut réussir à les effacer. « - Alors pendant tous ces mois, il était chez toi… » Souffle-t-il, accablé. Estomaqué. Il ne questionne plus, il affirme. Il aurait dû s’en douter, mais il préférait clairement rester dans l’ignorance. Ne pas risquer de jeter davantage d’huile sur le feu. « - Putain, vous avez surement bien craché dans mon dos. T’as l’intention de le faire revenir maintenant ? Tu veux rentrer peut être, et vérifier qu’il est là de son plein gré ? Le convaincre que tu es une bien meilleure fréquentation que moi et enrayer sa rechute ? Autant de temps, on aurait pourtant pu croire que c’était suffisant pour que tu lui apprennes à me fuir comme la peste. » L’ironie se déverse comme un amoncellement d’ordures dans un sursaut, il n’en retient plus le flot. « - Tu sais, ta spécialité. » Conclut-il, comme si le reproche n’était pas suffisamment flagrant. La ritournelle grinçante tourne en boucle, ne renoue avec un semblant d’harmonie que pour se coincer de plus belle et répéter à l’infini les fausses notes.

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MessageSujet: Re: Skull cage like a prison {pv}   Mar 3 Mar - 0:11

L’aversion succède à l’embarras. Onde ravageuse qui coupe la cime d’une empathie soudaine, décalée. Les racines du sentiment persistent quelques instants encore. Après cet éprouvant voyage, revenues des temps immémoriaux, elles s’octroient tous les droits sur le présent. Le retour sera pénible, jusqu’au Nord, jusqu’au début. Sven sera pourtant repris, arraché de ses entrailles pour succomber à d’autres maux, à d’autres chimères. Condamné à subsister en rêve, à hanter des plaines enneigées mais plus à pardonner, à écouter, à endurer ce moment surréaliste par sa facture inopinée. Combien d’escaliers devra-t-il dévaler avant de se cogner suffisamment fort la mâchoire pour arrêter de s’agiter ? Pour cesser de remonter ? Cette ascension s’espace mais perdure. Un raté, une faiblesse. Celle de vouloir l’aimer, de vouloir le comprendre et de l’accepter, en dépit de tout. En dépit de la douleur, de l’amertume et de l’impuissance. Ezra cherche à reculer, sûrement à l’oublier en courant en sens opposé. Les restes de ce qu’il a pu être lui somment de semer la détresse mais surtout la colère. Mais ce qu’il est, s’impose davantage. Cet orgueil enhardit par les attaques, par les coups bas et les paroles acides de son interlocuteur. Le mépris s’agglutine autour de sa pupille. L’illusion s’éteint, une mèche sur laquelle on souffle. Ce qui ne reviendra jamais. L’innocence. Kyran l’a étouffée, assassinée dans son entièreté après avoir été son seul gardien des décennies durant. L’abandon raisonne dans chaque fibre de son être. Il perçoit le balancement dans sa poitrine, ces battements erratiques qui se souviennent encore. A l’ombre du regret, la colère se renforce. A l’image d’une violence, à l’image de ce qu’ils exècrent. Il en revient encore à lui, à celui qui leur a transmis leurs tares. Fallait-il vivre aussi longtemps pour être témoin de cette décadence ?

L’appel à l’apaisement meurt tardivement. Son prélude est pourtant brutal, il érafle les traits peinés de l’urgentiste, les remplace par une répulsion vive et incolore. Il a sa réponse mais la satisfaction crève aussi sèchement sur le bord de la route. Et ce chemin est long, éreintant. C’est une joute, c’est une parcelle d’asphalte supplémentaire qui les éloigne de la maison. Aucun refuge sur trop de kilomètres. Le norvégien est essoufflé, abattu par ce trajet. Aleksi n’a pas fini au fond d’un cours d’eau, oui. Mais il a préféré partir sans un son, retourner dans l’antre de ses démons. Le soulagement est donc fugace. La rancune fracture les restes. Peut-être pas suffisamment pour encaisser les menaces du mafieux. Son ricanement lui glace le sang. Le froid s’insinue par chaque pore de sa peau, plus mordant que la brise hivernal de leur pays natal. Pétrifié, il parvient juste à remuer les lèvres. « Tu ne ferais pas ça. Tu ne peux pas faire ça. » Bien sûr que si. Ou peut-être que non. Il ne sait plus. L’autre s’emporte encore et l'écarte sur son passage, le projette bien loin. Les coups le font se taire. Il attend la fin pour remonter à la surface, entreposant chaque terme avec soin, les laissant graduellement alimenter l’incendie. Même quand ses propos démontent ses convictions, il n’en montre rien. Il s’attache à sa fierté, repousse les débris inconvenants de cette amitié à laquelle il s’est juré. Plus tard, tout peut attendre. Tout sauf la rage.

Il conclut finalement. Le point absorbé, le scandinave ouvre ses propres guillemets pour contrer l’injustice. L’arrogance subtilise un sourire à sa bouche jusque-là serrée. « Bien entendu, on a même réfléchi au moyen de t’éliminer le plus efficacement possible après avoir rédigé la liste de tes défauts, des raisons pour lesquelles tu méritais de perdre la vie parce que tu sais, on a que ça à faire. Tout ne tourne qu’autour de ton joli petit nombril, c’est bien connu. Ô Kyran, source de tous nos malheurs, dieu de l’apocalypse. » La puérilité se dissout aussi abruptement pour redorer le feu qui s’élance de ses côtes jusqu’à sa trachée. « On peut parler de ta spécialité sinon, qui devient compulsive ces derniers temps. »  Son rire agacé émerge subitement, la rancœur lisse son visage, lèche ses intonations graves et affairées. Il ne peut même plus s’arrêter, la lave remonte son larynx et inonde son public. « Tu sembles avoir trouvé ta vraie vocation. Jouer la victime à plein temps, j’espère que tu gagnes beaucoup pour japper de cette manière, comme un chiot qui est torturé de toute part. Tu es responsable de tout ce que tu ressens et ne compte pas sur moi pour pleurer sur tes états d'âme. » La sévérité se ramasse après l’abus ironique. L’accusation chasse le sarcasme, claquant sans tact. « Tu serais donc prêt à le tuer parce que tu refuses d’assumer vos ébats ? Tu crois que ça effacera ce que vous avez fait ? » Les mots quasiment interdits, il espère que ça lui fait mal. « Ça en dit long sur toi, tu ne trouves pas ?  Tu cherches aussi à ce que je le répudie ? Ça te comblerait de me voir le rejeter ? Tu n’es vraiment qu’un lâche. Tu te caches derrière ta fortune malhonnête, tes belles paroles. Tu combles les vides avec du fric mais ça n’y change rien. Rien ne parviendra jamais à te combler. Rien. Ni ton argent, ni ton ascension, ni même les autres… Tu cours après du vide. » Un pied en avant, l’index s’adressant à sa poitrine. Le regard d’acier, le ténor instable, les sons dépassant la pensée. « Tu aurais mieux fait de ne jamais revenir. T’aurais dû rester mort, là-bas. J’aurais préféré ne plus jamais te revoir si c’était pour assister à ça. Avant, tu valais bien plus que ça en possédant bien moins. » La hargne se replie, elle explose. La bombe lamine la chair de l’intérieur. Le sang rompt sa gorge, il souffre par toutes les plaies et écoute ses dernières syllabes s’extirper péniblement de sa gorge. « Mon frère est mort et tu n’en es même pas une pâle copie. Tu portes bien notre nom désormais. » La dureté craquelle ses résolutions. Comme pour couvrir la faute, pour laver le pêché, il croit nécessaire d’ajouter, amer « J’espère que tu es satisfait, j’ai au moins confirmé mes talents pour cette spécialisation que tu sembles tant apprécier. » A bout de souffle, il aspire l’air en comptant ses propres ratés. En calculant ses chances de vivre avec ces aveux sans éprouver la moindre once de culpabilité. A qui croit-il donc mentir ? Une minute après, il croule déjà sous cette responsabilité.

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MessageSujet: Re: Skull cage like a prison {pv}   Lun 16 Mar - 12:36

Une terreur sourde luit dans les pupilles de l’urgentiste. Familière, bien trop semblable à celle qui s’agglutinait dans leurs rétines face à leur père. A la différence qu’ils ne sont plus côte à côte, coude contre coude. Ils ne sont plus alliés. Le mafieux a pris la place du monstre qui les surplombait de toute sa hauteur, l’haleine puante et les poings serrés à s’en faire craquer les os. Possédé tout entier par une abjecte violence, irrépressible et insatiable. Sans doute est-il devenu bien plus exécrable. Les sentiments que le scandinave éprouvent ne servent qu’à le rendre encore plus dangereux et inconstant. Leur géniteur avait au moins l’alcool pour excuse. Lui ne s’en sert même pas comme prétexte. La noirceur est venue tout dévorer sur son passage, s’introduit dans les vaisseaux sanguins et va jusqu’à colorer d’ébène le cruor malsain qui s’écoule dans ses artères polluées par le vice. Sa langue claque odieusement contre son palais, signe de son mécontentement. « - Je vais me gêner. » Marmonne-t-il, ses sphères de glace incendiées par la marque du défi. Le benjamin a tort de le provoquer sur ce terrain-là. Même si ce n’est pas l’envie qui lui manque, il ignore cependant s’il en sera capable, s’il y aura réellement de sérieuses représailles. Malgré tout ce qu’il peut en dire, toutes les histoires qu’il peut se raconter pour se donner bonne figure. Mais Aleksi n’est jamais à l’abri d’un déchainement plus destructeur que les précédents. S’Il a incroyablement bien résisté aux tempêtes qui se sont abattues sur Lui jusqu’ici, cela ne signifie pas que ce sera toujours le cas.

« - Bien évidemment. S’il a atterri chez toi en particulier, c’est un pur hasard et notre lien de sang n’y est pour rien. » Peste t’il entre ses dents, sans que cela soit suffisant pour interrompre le monologue de son cadet. La stupeur a cédé sa place à l’hystérie. Le timbre grave s’effrite, frôle les aigus perçants, douloureux pour ses tympans. La fureur prend de l’ampleur, comble les innombrables failles. Le pire est certainement qu’en dépit de la colère démesurée, l’infirmier vise affreusement juste. Il appuie sur les plaies avec une frénésie assassine, au risque de déclencher de sérieuses hémorragies. Les veines de son front deviennent plus saillantes, alors qu’il serre la mâchoire pour s’empêcher de répliquer. Cruel rouleau compresseur, Il écrase et décime tout sur son passage. Vos ébats. Le terme lui broie la poitrine, le fait blêmir. Appose sur leurs rapports une vérité qu’il refuse encore farouchement d’assumer. L’étiquette le dérange, le démange furieusement. Il ne veut pas l’entendre, pas plus qu’il n’est pas prêt à admettre qu’il valait mieux en étant paralysé par ses angoisses. A ses yeux, il n’était qu’un déchet. Il ne reviendrait en arrière, à cet état de légume apeuré, pour rien au monde. Pas même pour Lui. Etre empli de vide lui parait moins terrible que d’être grignoté par l’angoisse. Ses paupières se referment sur le néant, cherchent à apaiser le flot d’ombre qui se rue sous sa peau. Ils retournent sans cesse au même point de rupture. Les mêmes injures défilent en boucle. Son propre courroux prend de l’ampleur, enfle à vue d’œil. Il pourrait être assommé, peiné par le venin qui s’échappe impitoyablement de la bouche du benjamin. Mais c’est son sentiment d’injustice qui prend toute la place. Alors c’est ça ? C’est tout ce auquel il va avoir droit jusqu’à la fin de sa misérable vie ? Des reproches incessants et des crachats de mépris ?

L’avant-dernière réplique tombe dans ses tympans avec une telle barbarie que tout son corps se braque l’espace d’un instant. Le moindre de ses muscles crispé, il en reste interdit et pantelant. Ravagé par la haine. Le serpent fielleux mord avec hargne sa cage thoracique, la transperce. L’hémoglobine bouillante se diffuse, fait exploser un feu d’artifice carmin directement dans ses sphères d’acier. Et lorsqu’il retrouve un semblant de mobilité, sa main part toute seule et s’étale sur la pommette de l’insolent. Le claquement morbide résonne longuement, prend toute la place ses deux oreilles. Il n’a pas eu le temps de retenir son geste impulsif, dicté par leur héritage putride. Il a beau vouloir les renier, les gènes maudits sont toujours là. En lui. En eux. Le souffle coupé, l’organe tapi entre ses cotes déraille. Respirer le met au supplice. La honte dégouline le long de ses tempes, glace son échine. Instinctivement, le norvégien recule. D’un pas, puis de deux. Plongé dans une détresse affolante, il ignore ce qui lui a pris. Ce qui a justifié de franchir une limite si cruciale, soudainement devenue si dérisoire et si frêle. Rien. Absolument rien ne peut excuser la bassesse qu’il vient de commettre. Le filtre de sa mémoire ne retient plus sa peine, ramène sur le devant de la scène le cauchemar de leur enfance. Les excuses emplies de souffrance et de remords se bousculent contre ses lèvres. Les heurtent dans l’espoir vain de s’extirper de leur prison de chair. Mais il ne parvient pas à les laisser sortir. Le malaise le prend à la gorge, rend la déglutition impossible. Ses prunelles examinent les phalanges coupables, tiraillées de frissons intempestifs, avec une anxiété viscérale. Son cœur gangréné pulse dans sa paume avec véhémence, amplifie ses martèlements accusateurs. Ses entrailles se font réduire en cendres dans un spasme sanglant.

« - Je… Je suis… désolé. » Balbutie t’il enfin, tétanisé. Il ne l’implore pas de le pardonner, conscient que Sven ne lui accordera pas. Il ne le mérite pas, et ne le ferait probablement pas non plus à Sa place. La ligne a été piétinée, et rien ne pourra effacer le parjure. Même si le soufflet n’était pas particulièrement brutal, la symbolique qui s’en dégage est meurtrière. Sonne le glas de toute once de réconciliation. « - Je ne voulais pas… Jamais je… » Murmure t’il, la voix blanche. Il s’enlise atrocement, peine à trouver les mots justes. Sans doute parce qu’il n’y en a pas. Aucun n’est suffisant pour exprimer son calvaire. Mieux vaudrait rester muet mais il a trop peur que le silence le happe. Ses rétines se figent sur l’asphalte comme un gamin prix en faute, n’osent pas lire l’éclat d’horreur qui doit déchirer les Siennes. Les battements convulsifs se succèdent avant qu'il ne retrouve l'usage de la parole. « - T’as sans doute raison. Je suis la même pourriture que lui. Mais j’ai pas l’impression que tu sois beaucoup plus digne que moi de donner des leçons de morale et de porter des jugements de valeur. T’es en train de te changer en pierre. Tu n’es plus si différent. » Le constat est plus affligé qu’accusateur. Il le plaint, d’avoir dressé des remparts aussi rigides autour de Son palpitant. Il Lui en veut de ne pas lui avoir laissé le bénéfice du doute à sa sortie des géhennes. De l’avoir abandonné sciemment à ses démons. Il ne s’est pas montré aussi égoïste. Jamais il ne l’aurait quitté, si la mort n’en avait pas décidé autrement. Ses ambitions les incluaient tous les deux. « - Tu ferais mieux de partir. Tu peux me croire ou non mais je te promets de ne pas… tuer Aleksi. » Il n’en avait pas l’intention, trop attaché au finlandais pour supporter de le perdre même si l’affront ne restera pas impuni.

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MessageSujet: Re: Skull cage like a prison {pv}   Mer 18 Mar - 23:52

Le compteur frôle l’illimité, le moteur s’emballe dans les mots qu’il mâche et le virage approche. Les bornes se sont dégradées. Elles marquent des pauses, halos faiblards, inconstants au milieu de la pénombre croissante. Elles se délogent de l’asphalte à quelques endroits et ne dispensent même plus les traits de leur empreinte immuable au sol. Il est facile de déborder. Simple de se tromper de direction quand même les panneaux indicatifs succombent à la course temporelle, à la rancœur qui se range toujours du mauvais côté de la file. Les phares s’éteignent à quelques mètres à peine du tournant. Est-ce qu’ils arriveront vivants de l’autre côté ? La douleur pulse dans sa poitrine quand il comprend que cette manœuvre débarrasse les derniers signaux sur leur chemin sinueux. Le défi se laisse emporter par la peur, sa rétine tremble alors que la bouche de Kyran se crispe sous une émotion innommable et que sa main se lève soudainement. Le norvégien ne fait absolument rien pour l’éviter. Il ne réagit pas. Il attend que le décor l’avale, qu’il soit éjecté du véhicule, qu’il s’entaille dans le verre éparpillé, souffre de chaque plaie pour son affront avant de terminer sa course dans des enfers permanents. Quand la gifle claque enfin, la bile remonte avec les souvenirs. Le son s’ancre dans ses tympans, se heurte aux parois internes pour provoquer un écho déformé. Le Monde s’agite. La Terre tremble. Le passé se matérialise. L’ombre de cet homme le recouvre de terreur. Il baisse les yeux un cran plus bas, comme avant, quand il fallait avoir honte d’être en vie ou d’exister tout simplement. Ce déshonneur lui colle à la peau, lui brûle chaque centimètre d’épiderme afin qu’il ne reste rien. Rien en dehors de ce sang noir qui vrombit dans cet organisme isolé, qui se déverse sur le bas-côté de la route. Seul, définitivement seul face aux démons qui le maintiennent encore éveillé la nuit tombée.

Terrorisé, il n’ose plus remuer. Seuls ses frémissements lui arrachent quelques convulsions erratiques qu’il peine à contrôler. Il a appris qu’attester de sa survie, provoquerait d’autres coups alors il reste inerte, droit, la joue toujours offerte à l’instigateur du chaos. Le conditionnement force sa léthargie, le choc engendre les similitudes pour se rassurer sur cet avenir incertain et décousu. Il parle mais Ezra ne comprend pas, il s’attend à ce que le schéma se dessine du coin droit au coin gauche mais son frère semble s’arrêter à la moitié du papier, laissant à tout cet espace vierge et immaculé des valeurs inconnues qui le terrifient un peu plus. Enfant effrayé, perdu dans des contrées désertiques, l’urgentiste courbe les épaules et rejette les ondes sonores en se focalisant sur les lancements qui animent toujours sa chair. Il ne supporte plus le poids de cette voix qui appelle incessamment aux remords et dérange les sentiments actuels auxquels ils se refusent. Mais l’autre est doué pour dissiper le déni et faire émerger les faits. Le tyran distend l’anesthésie jusqu’à ce que Sven perçoive sa détresse. Leur détresse. Que se sont-ils fait ? Qui sont-ils devenus ? Il redresse sa nuque, s’octroie quelques secondes pour renaître et mourir dans les océans troublés de son aîné avant de détourner ses prunelles et de ravaler la peine qui lui déchire les côtes. Le chagrin se contorsionne à l'intérieur, suffisamment pour exercer une pression suffisante sur ses cordes vocales. Le murmure faiblard abat tout ce qu’il a pu construire durant ce siècle, ce qu’il a façonné pour croire à la fin inévitable. Vulnérable, à vif, il s’expose en une seule ligne mélodique. « D’accord. » Il fait un pas vers l’arrière. Il a l’impression de ramper pour retrouver la voie dissolue. Les ronces tissées par le silence, lui raflent un peu plus la pommette accidentée. Alors avant de s’en aller définitivement, il laisse son ténor martyriser une dernière fois l’air, un souffle à peine perceptible, vacillant. « J’aurais voulu que tu restes, que tu ne m’abandonnes pas là-bas. J’aurais voulu que tu ne sois jamais mort en premier lieu. C’est ça, la vérité. »  Ses intonations se brisent, son expression aussi.

Il ne peut plus affronter cette seule vision, il réalise la portée symbolique de cette cassure,  de ce geste prohibé et lourd de sens. S’il reste une seconde plus, il va s’effondrer, le supplier de lui pardonner toutes les horreurs qu’il lui a dit, fait et lui demander d’abolir enfin cette distance insoutenable entre eux. S’il le fixe une dernière fois, il va tout abandonner, la prétention, les valeurs, l’énergie qu’il a dépensé à se détacher de son influence néfaste. C’est un effort plus grand encore à présent de jouer ce rôle à cette époque. Alors il se met à courir soudainement. Il s’enfuit sans même se retourner mettant la rage du désespoir dans sa course effrénée. Il ne s’arrête pas avant d’être convaincu de ne pas lui revenir, avant d’être sûr qu’il soit suffisamment masqué par les ombres pour se reconnaître.  Sang noir, âme sombre. Pas de clémence pour un monstre déguisé en homme. Le scandinave se drape de ses pêchés et se butte aux réalités. Jamais, il ne pourra faire marche arrière. Tout simplement parce qu’il est le premier à ne pas le mériter.

- Sujet terminé -

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    Close your eyes, so many days go by. Easy to find what's wrong, harder to find what's right. I believe in you, I can show you that I can see right through all your empty lies. I won't stay long, in this world so wrong. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight. Trembling, crawling across my skin. Feeling your cold dead eyes, stealing the life of mine. ©endlesslove
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Skull cage like a prison {pv}

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