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 Believe that you're innocent [pv.]

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The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: Believe that you're innocent [pv.]   Mar 27 Jan - 20:44

believe that you're innocent

NOT MUCH MORE INSIDE OF ME LEFT TO LOSE. NO ONE HATES ME QUITE LIKE YOU. LET ME SHOW YOU THE PROOF. FACE DOWN WASN'T GOOD ENOUGH. YOU HAD TO GIVE ME YOUR HELL.

A la tombée du jour, les rues de la ville commençaient à se vider. Le couvre-feu restait en vigueur et les plus dociles s’enlisaient dans le respect des règles. Et les derniers intrépides qui se pensaient au-dessus des lois se voyaient reconduit chez eux encadrés par des Peacekeepers. Ou par leurs homologues en noir s’ils venaient à se montrer peu coopératifs. Et c’était à cause de ces rebelles en stage de formation que Stain se retrouvait dehors. A moitié éveillé, l’autre partie de son cerveau fermement ancrée dans la réalité alternative provoquée par sa consommation de drogue, le milicien avait eu le déplaisir d’entendre la sonnerie de son portable lui péter les tympans. Il ne décrocha pas la première fois, se contentant de couper la machine pour la mettre dans ce qu’ils appelaient le mode silencieux. Le silence vibra contre son bras quand la deuxième attaque lui fit comprendre que malgré son état comateux il allait devoir abandonner le confort de son sofa et de son slip pour enfiler l’uniforme noir. Il espérait qu’une bonne douche parviendrait à le faire redescendre. Elle lui remit une partie du cerveau en place, laissant l’autre perdue quelque part entre son salon et sa salle de bain. Assit sur le bord du lit, une jambe à moitié enfilée dans son pantalon, Stain contemplait le vide. Et quand le husky vint poser son museau sur sa cuisse, il lui fallut un long moment avant qu’il ne lève lentement sa main et la pose lourdement sur la tête de l’animal. Il ne pouvait pas sortir comme ça, pas dans cet état de décrépitude, il ne serait absolument pas crédible et représenterait un véritable danger pour ses collègues. Il soupira, se passa la main sur le visage, presque enclin à se coller une gifle pour s’extirper des brumes qui l’entourait. La chose le fit sourire bêtement, et ce fut au prix d’un gros effort que le soldat termina de se vêtir, non sans mal. Un troisième assaut téléphonique fit dégringoler des frissons le long de sa jambe. Les nerfs en pelote, il extirpa l’engin de sa poche, contempla la façade avec un air ahuri et parvint enfin à décrocher. « - J’espère qu’il y a au moins un mort pour qu’on me casse les couilles comme ça ! » Le pauvre gars au bout du fil aurait très bien pu se mettre à lui parler par onomatopées que le résultat aurait été le même. Plus jamais je me mettrais minable à ce point. Il le referait pourtant. Cet état stationnaire et chaotique lui permettait de vider totalement son pauvre cerveau. Et d’effacer la présence malvenue de feu Azzura. Défoncé jusqu’à l’os, il parvenait à retrouver un semblant de calme.

Il se fraya un chemin jusqu’au centre de police, l’air moite du soir attisant sa fièvre. Il se fit violence pour retrouver un semblant d’aplomb, inspira profondément avant de pousser les portes du bâtiment et de se prendre une claque en pleine gueule. L’agitation des lieux lui donna la nausée, et le poussa à tâtonner contre le mur pour trouver un appui. « - Mais qu’est-ce que tu foutais ?! On avait besoin de toi il y a 20 minutes. Stain ? Putain mais t’es stone ! » Plus autant qu’il y a vingt minutes vieux. L’accusé se contenta de hocher la tête, tapotant avec un sourire condescendant sur l’épaule du flic qui lui faisait un topo de la situation non sans l’accabler d’un regard qui en disait long. C’était le problème des horaires flexibles. S’il devait se tenir à carreau dans l’attente d’un potentiel coup de fil, il passerait ses journées le cul vissé dans son sofa à regarder son téléphone. Très peu pour lui. Le Hunter se racla la gorge, et suivit son collègue dans le commissariat. Affable jusqu’à lors, son entrée dans la cellule fut accueilli par des cris et des bruits de lutte. L’incriminé visiblement peu enclin à rester tranquille venait de profiter de l’ouverture de la porte pour tenter de se tirer. Bousculant ses gardiens au passage pour venir se heurter à Stain. L’adrénaline fusa dans ses veines, incendiant ses instincts pour mettre le feu à la baraque. Il agrippa la nuque du type, y ancrant ses doigts pour être certain de ne pas le voir foutre le camp. Ou pour être bien certain de le tenir comme il le devait. Trop embrumé pour y penser, il venait d’attraper le fuyard avec sa main droite. Insensibles, ses phalanges auraient pu se refermer sur du vide que le résultat aurait été le même. Il se laissa le temps d’un battement de cils pour vérifier que sa victime était bien réelle. Puis manqua lui démolir l’épaule quand il le tira en arrière de son autre main pour l’envoyer se rassoir sur le banc miteux avec toute la douceur du monde. La nausée le reprit et dans un marmonnement d’excuses laborieuses, Stain abandonna la scène et l’atmosphère étouffante de la cellule. Il prit ses quartiers à côté d’un distributeur de flotte, la tête et la poitrine en feu. Le cœur au bord des lèvres, il n’aspirait qu’à retourner se terrer dans son antre et redescendre de son perchoir comme un camé devrait le faire : au calme et pas en étant obligé de rester debout sur ses pattes. Et surtout, pas étant contraint d’avoir l’air crédible en parfait petit soldat.

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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Ven 30 Jan - 13:47


Believe that you're innocent.

(pv) Stain E. Greyjoy


~


Mes yeux bleus se posent dans la voir sur la nuit qui nous entoure. L'heure ? Tardive. Le sommeil ? Absent. L'inquiétude ? Omniprésente. L'agacement et la colère ? Tous les deux sont au rendez vous, en revanche. Un dernier virage, la voiture glisse et s'arrête. Un claquement de porte, l'un de mes hommes prend quelques secondes le rôle du chauffeur pour m'ouvrir la portière, je m'extirpe hors du véhicule et sans marquer une seule seconde l'arrêt, mes pas crissent vers le bâtiment qui s’élève devant nous. Une ombre noir m'ouvre à nouveau le passage, j’entre comme un Seigneur dans le centre de police, un Seigneur de guerre auquel vient d’arriver l’annonce d’une défaite. Aveugle à l'agitation, sourd aux cris, je n'ai qu'un seul objectif pour le moment : éclaircir ce qu'il vient de se passer. Mes hommes sont des gardes du corps, pas des militaires. Mes hommes doivent protéger des personnalités politiques, pas des foules de civils. Et surtout, oui surtout, ils ont des limites que même moi je ne peux qu’accepter. Et ne pouvoir s'opposer plus d'une dizaine de minutes à une agression provenant d'une demi-douzaine d'hommes armés fait parti de ses limites. Une inspiration, je m’immobilise sous les regards des Peacekeeper, le temps d’appréhender mon environnement, avant de faire claquer à nouveau mes talons, sans daigner prononcer le moindre mot. En colère, je le suis. D’une colère froide, glaciale même, qui n’incite pas, loin de là, à m’approcher. Encadré de trois de mes subordonnés, je me fraye un chemin sans ralentir un seul instant et repère finalement la silhouette que je cherchais jusque là. Un sifflement, ma voix n'est qu'un sifflement lorsqu'elle se faufile entre mes dents pour aller se ficher dans les oreilles de l'officier responsable. « Incapable... » Mes deux mains gantées heurtent les épaules de l'homme, le projettent dans la pièce la plus proche qu'un simple coup d'oeil me permet d'identifier comme son bureau. Parfait. « Je vous ai envoyé un mémo, j'espère que vous avez eu le temps d'en prendre note le temps que j'arrive... » Ma voix claque, résonne, rebondit sur les murs pour voir son visage se froncer d'incompréhension. « Rafael Morienval, celui qui vient de perdre quatre de ses hommes à cause de vos bêtises et de votre incapacité à gérer le peu de responsabilités que l'on a daigné vous donner. » Mes yeux se mêlent à la couleur d'un océan déchaîné. Un soupir, le temps que je garde tout contrôle sur mon calme. Le temps, aussi, qu'un de mes hommes s'approche et que son chuchotis s'étende dans la pièce. Des informations parviennent au compte-goutte. Quatre morts, deux blessés, trois disparus. On veut me parler... Mes sourcils se froncent davantage, une fraction de seconde me permet de trier mes options, et de maintenir le garde du corps à mon niveau. « Calson, expliquez lui la situation le temps que je prenne cet appel. » Je toise l'officier de police de tout mon mépris, avant de faire volte-face, saisissant de ma main libre le téléphone que l'on me tend, sortant du bureau et inspirant profondément en m'appuyant un peu plus sur cette canne qui me suit dans tous mes déplacements, avant de chercher un endroit où m'isoler.

De tenter de m'isoler. Un bruit de lutte, un mouvement de foule, un interpellé profite d'une porte ouverte pour tenter de se soustraire à la justice, me bouscule,  s'arrête quelques pas plus loin retenu par une silhouette que je ne peux que reconnaître. La bile, amère, envahit aussitôt mes papilles, m'ôte toute autre sensation, s'échoue dans ma gorge brûlante et j'écoute sans y penser les données que l'on me transmet au téléphone. Pas un instant, je ne quitte Ezio du regard. Pas un instant mon regard ne se détache de sa silhouette, le mépris et le dédain ne quittent ma gorge, l'interrogation ne s'éloigne de mes pupilles. Je ne l’ai pas revu depuis sa convocation dans mon bureau, je ne l’ai pas recroisé depuis la mort d’Azzura, depuis ma tentative de meurtre sur Cora, depuis que tout a commencé à s’écrouler. La voix continue de grésiller au téléphone, je ferme un instant les yeux pour me reconcentrer sur ce qu’elle déblatère. Un acquiescement, quelques ordres crachés d'une voix ne souffrant aucune réplique plus tard, je raccroche en jetant un regard inquisiteur dans le bureau de l'officier de police que l'on met au goût du jour et qui croise mon regard d'un air soucieux. D'un geste de la main, m'écartant du mur dans un claquement de canne, je l'invite à me rejoindre. « Qui était dans l'équipe chargée de régler ce qui a toujours au carnage ? Je veux voir toute l'équipe dont l'inaptitude a causé la mort de quatre de mes hommes. » Que ce soit l'instinct du loup ou juste une rancune tenace, quelque chose me dit que mon vieil ami, ce homme qui a préféré me haïr plutôt que d'effacer un douloureux passé commun lorsque j’étais prêt moi aussi à enterrer une hache de guerre que je ne rêve à présent que de voir en travers de sa gorge, n'est pas étranger à tout cela. Devant l'absence de mouvement de l'officier, je le fixe calmement, de cette colère froide qui me caractérise et du ton glacial qui l’accompagne presque toujours je précise « Maintenant. » au cas où le message ne serait pas bien passé. Son immobilisme s'affole, il lance des ordres. Mais je n'ai pas le cœur à me satisfaire de me savoir obéi. Mes yeux ne cessent d'aller de l'interpellé à la silhouette de Stain un peu plus loin, à côté de ce que je reconnais comme étant un distributeur quelconque.



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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Dim 1 Fév - 11:01


L’agitation lui retournait le cœur. Le faisait le fracasser contre sa poitrine et ses lèvres. Appuyé contre le distributeur de flotte, Stain ne cessait de se dire qu’il aurait dû rester chez lui. Il n’avait pas tout compris à la situation. Avait juste saisi l’essentiel et compris que des hommes étaient morts dans cette attaque misérable d’une rébellion en pleine crise de puberté. Quatre morts, c’était déplorable, mais pour le soldat ces dégâts restaient encore minimes. Le début des hostilités étaient lancé, et ce maigre chiffre ne tarderait pas à augmenter aussi vite que les éléphants qui venaient exploser comme des bulles de savons devant ses pupilles embrumées. On l’avait pourri à son arrivée, il n’était plus d’aucune utilité pour personne, alors pourquoi rester ici ? Il y avait d’autres Hunters dans le coin, en plus des officiers de police qui tournaient dans tous les sens pour tenter de mettre un terme à la panique régnant dans le poste. Et au milieu de ce bourdonnement qui lui pétait les oreilles, il perçut les échos d’une voix encore plus horripilante que les autres. Perchée au-dessus du reste, il l’entendait donner des ordres et marteler de propos pompeux le pauvre type qui n’en menait pas large. Le pauvre homme aussi devait rêver d’être chez lui, au calme, le cul collé dans son sofa à s’abrutir les rétines devant son poste de télévision. Le milicien laissa s’échapper un lourd soupir, accablé par un poids invisible qui n’avait pas lieu d’être. Il s’agrippa un peu plus fortement à la bonbonne d’eau, l’enlaçant presque comme il aurait pu le faire avec un être humain. Contraint de s’adonner à un tel contact pour ne pas se casser la figure par terre. Il ferma les paupières dans l’espoir de faire disparaître les éléphants. Etaient-ce vraiment des éléphants ? Un sourire à mi-chemin entre l’abrutissement le plus complet et l’amertume se posa sur ses lèvres. Et tu vas rester planter là le restant de la soirée ? Peut-être bien. Profite cousine, tu prends l’air. Ca doit te changer de mon appart’. Il ouvrit un œil, son sourire se changeant en un rictus mesquin alors qu’il posait son regard sur la silhouette de sa cousine. Face à lui, appuyée contre le mur dans une posture tout ce qu’il y avait de plus classe, le coin des jolies lèvres d’Azzura se plissa en une grimace qui manqua faire éclater de rire le drogué. Il s’infligeait ce châtiment, vivait avec un fantôme qu’il était le seul à percevoir. Et il en profitait pour contraindre ce mirage à assister à la décadence de sa vie. A le voir côtoyer tous les jours cette sœur qu’elle ne verra plus. L’emménagement de Cora dans son antre, avait rendu la défunte encore plus agaçante. Pour son plus grand plaisir. Et sa plus grande détresse aussi.

Deux Shadowhunters passèrent à côté de lui. Suivis par un officier de police qui tentait de se faire entendre malgré la faiblesse et les tremblements qui agitaient sa voix. Des ombres noires qui ne firent que le frôler et qui le poussèrent un lever un sourcil. « - Ca marche pour toi aussi. » Il ne bougea pas. Ne compris même pas que l’injonction s’adressait à lui. « - Greyjoy bordel ! Ramène-ton cul, de suite ! » Il sursauta, stupidement et fit lentement volte-face. Il contempla la scène d’un œil dubitatif, un ‘quoi ?’ s’apposant sur ses traits tandis qu’il faisait l’effort de lâcher son distributeur d’eau. Un premier effort suivit par un second qui le poussa à se tenir droit et à mettre un pied devant l’autre pour venir se ranger à côté de ses collègues. Une belle brochette de corbeaux prêts à se faire déplumer. Stain fixait ses pieds, s’abimant dans la contemplation fascinée du sol et des petites taches blanchâtres qui venaient parsemer le carrelage noir. Du bout des oreilles, il entendit l’officier dire qu’il n’était arrivé que bien après l’incident. Que les deux autres s’étaient retrouvés en sous-effectif par sa faute. L’incriminé laissa s’échapper un grognement mécontent et pris enfin le risque de lever le nez pour poser son regard sur le flic. Le visage fermé malgré son état, Stain fusilla l’officier du regard, peu satisfait de se faire ainsi remettre en place. On l’avait appelé après la catastrophe. Il en était persuadé. Pour lui, le téléphone n’avait sonné que trois fois. Pas plus. Pourtant si ses neurones n’avaient pas été autant perdus dans la brume, il aurait vu que les appels s’étaient multipliés. Une bonne heure avant qu’il ne daigne enfin décrocher.

« - Hey, fallait venir me chercher. On a toujours fonctionné comme ça. » Excuse à demie-juste et lancé sur un ton qui n’appelait pas à la discussion. La colère était en train de se mêler à sa décadence. Elle incendiait ses veines et dans son ventre, il sentit le loup se déchaîner. Le regard qu’il lança sur la silhouette immobile à côté de l’officier fut fugace. Mais quelque chose dans cette posture l’interpella, et fit grogner l’animal sous sa peau. Fauve reconnaissait la présence d’un congénère même lorsque son propriétaire se retrouve dans un état second des plus déplorables. Stain haussa un sourcil et pivota lentement la tête pour que ses prunelles embrumées ne se posent enfin sur Rafael. Un rictus amer figea ses traits et il laissa l’ombre d’un rire jaune briser le simulacre de silence venu s’installer au-dessus du petit groupe. « - Et c’est pour rendre des comptes à ce guignol que vous m’avez sonné ? Sérieusement ? » Il désigna du pouce le second loup tout en jetant un regard incrédule à l’officier. La blague était en train de tourner au vinaigre et de lui laisser un sale goût sur la langue. Tu aimes être le centre d’attention de tout le monde on dirait bien. Vu la tête de l’officier et de Rafael, je doute que ce soit une plaisanterie cousinet. Il serra les dents, et se fit violence pour garder le silence et ne pas envoyer balader l’apparition à voix haute, comme il pouvait le faire quand il était seul. Ou totalement démoli à l’acide.  

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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Sam 7 Fév - 20:37


Believe that you're innocent.

(pv) Stain E. Greyjoy


~


Je le reconnais. Mieux, je l’admets : sans l’éducation offerte – imposée plutôt – par mon grand père j’aurais fait un bien piètre stratège et un général pire encore. Je le sais bien, je le sens même. Dans mes choix, dans mon comportement, strictement rien n’est instinctif : tout n’est qu’acquis, acquis avec la patience d’un aïeul et les coups de professeur, acquis avec le temps, acquis par le biais d’une certaine expérience, de trop de responsabilité et du sang, beaucoup de sang, sur mes mains de bourreau. Je le reconnais donc : à la naissance, rien ne me prédisposait plus qu’un autre à devenir seigneur de guerre. Et pourtant je le suis indiscutablement. Formaté, modelé, façonné par un maître en la matière, mon sang froid actuel, ce sarcasme, ma colère transformée avec la froideur d’une tempête de neige en une lance acérée… n’en sont que les conséquences. Dans une attitude empreinte de cette noblesse arrogante et de mon autorité presque naturelle, je me dirige vers le coupable, à mes yeux, de l’hécatombe que je viens de connaître dans mes rangs. Je le reconnais : je ne suis ni à la tête du service de police, ni à celle des Shadowhunter dont j’aurai aimé, pourtant, rejoindre les rangs ou pouvoir arborer le blason – et les obligations – le temps de quelques nuits pour purger la ville des monstres qu’elle héberge. Je ne suis pas à la tête des forces armées du Gouvernement, encore moins à celle des Services Secrets et pourtant, j’ai des hommes sous mes ordres. Et qu’ils ne se comptent pas en centaines mais juste en dizaines ne change rien au fait qu’une seule mort parmi eux est une blessure béante dans mon orgueil. Alors quatre… Mon regard se fait sévère, incisif, les questions commencent à fuser dès que j’ai réussi à mettre la main sur l’officier. Je veux des réponses, des explications, je veux des coupables aussi et une justification. Je veux comprendre ce qu’il s’est exactement passé dans la soirée. Je veux savoir qui a pu laisser les choses tourner ainsi au massacre. Qu’il y ait des morts, peu m’importe. Qu’il y ait des cadavres inattendus dans des circonstances incompréhensibles est inadmissible. Tout simplement.

Les minutes s’écoulent dans une lenteur impatiente, je tonne, exige qu’on me présente l’équipe qui était chargée de sauver mes hommes. Mes yeux, eux, ne quittent pas un seul instant la silhouette que j’ai repérée un peu plus tôt. Ezio. Une chose est claire : il est mêlé à tout ça et si mon sens du devoir ne me contraignait pas à m’occuper en premier lieu du carnage, je ne me ferais pas prier pour l’écraser, le piétiner, l’abaisser plus bas que terre en profitant de ma supériorité hiérarchique. Suis-je blessé ? Plus qu’il ne le croit. Aurai-je des scrupules à saisir au vol une de ses faiblesses pour le tuer ? Aucun. Si mes lèvres refusent ce sourire carnassier que mes yeux chantent, je ne peux empêche un claquement de langue approbateur lorsqu’on l’appelle, lorsqu’on le traîne, lorsqu’on le place devant moi. « - Greyjoy bordel ! Ramène-ton cul, de suite ! » Son sursaut est un soupçon d’ambroisie. Son regard, ses tentatives pitoyables pour se tenir droit ne sont que des gouttes de nectar déposé sur ma langue, d’une saveur incomparable. Je suis en position de force, je suis en position de l’écraser et j’en aurai tous les droits. Mais la présence de mes hommes me rappelle pourquoi je suis ici, et que ça n’a rien d’une vendetta personnel. Ce qui est bien dommage. Je ne le quitte pas du regard, chercha un contact visuel, lorsqu’on expose les faits. Clairs, nets, précis. Sous-effectif à cause de cet imbécile. Je jubile. C’est de sa faute. On m’offre la vengeance sur un plateau d’argent. Je reste silencieux, toutefois. Je savoure. J’assimile aussi. Ma blessure, ces quatre plaies béantes dans mon amour propre, passent soudainement en arrière plan. Allez, Ezio, quelle sera ton excuse cette fois ? Dommage que les châtiments se soient affaiblis avec les siècles, qu’il était bon le temps du fouet, des doigts coupés, des supplices infligés aux incapables. Je serais plus que ravi de m’acquitter de mon devoir en rendant moi-même justice, tu le sais ? Bien évidemment qu’il le sait. Peut être ne s’en souvient il plus pour le moment, certes, mais… il se le remémorerait le temps venu, si seulement les sanctions dépendaient de moi... « - Hey, fallait venir me chercher. On a toujours fonctionné comme ça. » J’arque un sourcil. La colère, qui a laissé place ces dernières minutes à la satisfaction de le voir déchu, revient brutalement. Et enfin, enfin oui, nos prunelles se croisent. L’amusement mêlé de rage brille immanquablement dans les miennes, il n’y a que brouillard dans les siennes. Et cette lueur, indécise, quand il me reconnait. « - Et c’est pour rendre des comptes à ce guignol que vous m’avez sonné ? Sérieusement ? » Une respiration, ma main saisit son pouce, le tord, accompagnant son poignet qui vrille, tandis que ma canne fermement accrochée dans ma paume rejoint sa carotide, le plaquant contre le mur le plus proche. Le temps d’un soupir. Je suis presque déçu de voir à quel point il est peu alerte. Je lâche son pouce, appuie un peu plus sur sa trachée avant de reculer d’un pas, comme si de rien n’était, avec ce contrôle parfait sur les battements de mon cœur et ce sang-froid que mon grand père m’a transmis sans jamais m’en montrer l’exemple. « Greyjoy, je ne vois qu’un seul guignol ici, et c’est celui qui ne comprend pas la gravité de la situation. » Mes yeux dérivent sur l’officier, alors que je lisse mon costume nonchalamment. « J’ignore qui blâmer. Avoir fait confiance à cet incapable notoire qui ne semble même pas capable de faire un pas devant l’autre vous place dans le rôle de l’imbécile. Mais peut être n’était il à ce moment là pas encore aussi pitoyable… Tomber aussi bas, dégringoler sans s’interrompre dans un gouffre d’immondices… tu me fais pitié, Ezio. Je pourrais presque croire que tu sens coupable de quelque chose… » Le goût amer de la trahison persiste dans ma gorge, neutralisant l’ambroisie versée un peu plus tôt. Me souvenant de ce qui m’amène ici, je me tourne vers le Shadowhunter qui a le plus parlé jusque là. « Je veux toutes les informations, les vidéos, les dossiers que vous avez sur ceux que vous avez attaqués. Vous avez le sang de quatre… » Un murmure, je fronce les sourcils. « cinq personnes sur les mains, je compte sur vous pour le laver. Calson, donnez leur tout ce que nous avons. »

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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Lun 9 Fév - 19:57


La tournure que prenaient les choses lui laissait un arrière-goût amer sur la langue. A côté de es pompes, mais suffisamment conscient pour savoir qu’il s’était mis dans de mauvais draps et qu’une bonne blague ne suffirait pas à détendre l’atmosphère. Pas cette fois. Aussi tentait-il de faire bonne figure. D’effacer la brume entourant son pauvre cerveau pour avoir l’air le plus frais possible. Ses collègues savaient, qu’il avait un peu trop tendance à forcer le dosage ces derniers temps. Qu’il arrivait sur le lieu des missions le plus souvent pas très frais. Mais il n’avait jamais fait de vague. Faisant au mieux malgré son état et sa dépendance qui devenait de plus en plus forte. Ce qui s’était passé ce soir était une grosse erreur de parcours. Une bêtise qu’il n’avait jamais commise avant cet instant. Il s’en voulait, affreusement. D’avoir causé du tort à des types qui n’avaient rien demandés et qui s’étaient retrouvés dans une mauvaise passe. Jamais il n’avait perdu pied comme il venait de le faire. C’est de ta faute, si tu me foutais la paix putain, j’en serais pas là. Si tu apprenais à te gérer, tu n’en serais pas là. Je n'y suis pour rien dans cette histoire cousinet. Plus horripilante que jamais, la voix revenait se heurter contre les parois de son crâne. Signe annonçant le retour de ses neurones et la dissipation prochaine des brumes narcotiques. Un point de plus pour lui. Il s’était trop souvent retrouvé dans un sale état face au roquet teigneux ces derniers temps pour endosser encore une fois le rôle de peluche que l’on peut fracasser sur le sol en rigolant. La réponse à son entrée en scène ne tarda pas. La réaction du soldat en revanche se fit attendre. Le contact lui passa au dessus du museau jusqu’à ce que Rafael ne s’amuse à lui tordre la main. Il se mordit la langue, retint un soupir lorsque son dos heurta le mur et que la menace se mit à peser contre sa trachée. Les pupilles embrumées fusillèrent celles du tortionnaire et les traits du loup se figèrent dans une expression de haine profonde.

Une quinte de toux accueillit la libération et Stain chancela un instant avant de retrouver un aplomb suffisant pour ne pas passer encore plus pour un drogué malhabile. « - Sûr que je la comprends. Je vais avoir des problèmes à cause d’un pauvre politicard comme toi. » Il ne cherchait pas à cacher sa rancœur et toute la bile qui lui caressait le gosier. Et s’il s’était échiné à éviter le contact avec son homologue, maintenant qu’il retrouvait un semblant d’aplomb, Stain ne le quittait plus du regard. Il en aurait eu de toute manière, pour son absence et son état déplorable. Mais entre Hunters, ils savaient gérer la situation. Avec une pièce rapportée au milieu du terrain, les choses allaient être bien différentes. « - L’hôpital qui se fout de la charité, laisse-moi rire. » Le cynisme revenait se frayer un chemin sur sa langue, et le défi brûlait ses prunelles. L’usage de son ancien nom le fit frissonner, titilla ses nerfs et effrita sa patience. Il serra le poing et s’apprêtait à l’envoyer se péter contre le nez du donneur de leçons, quand le Hunter à ses côtés apposa sa main sur son bras. Stain se fit alors violence pour ravaler son envie de cogner, et rangea sa rancœur dans un coin lorsqu’une nouvelle salve d’ordres venait bourdonner à ses oreilles. Je veux, vous avez… On dirait un môme en pleine crise d’égocentrisme. Dis-moi Zuzu, il était comme ça avec toi ? C’était tellement pas ton genre de t’écraser et de jouer à la poupée. Il prit le risque de jeter un infime regard en direction de sa cousine qui ne se contenta que de hocher les épaules et de lever les yeux au ciel. Le loup sortit des rangs et s’avança vers Rafael, scrutant ses traits, il se pencha en avant pour briser encore un peu plus la distance entre eux, les mains jointes dans son dos.

« - Tu donnes des ordres mais tu es quoi au juste ? Un flic ? Un Shadowhunter ? Je ne crois pas. Tu lèches peut être les bottes du Président, mais on a pas d’ordres à recevoir de toi. » L’écho d’un rire accompagna ses paroles, et une certaine fierté irradia dans les prunelles sombres du soldat. Il était sur son terrain cette fois, dominant au milieu de sa meute. Les ordres, quand il était en état de le faire, c’était lui qui les donnait. Et il savait que les deux autres soldats plantés dans son dos ne bougeraient pas tant qu’il ne leur dirait pas de le faire. Pas maintenant qu’il était à nouveau en état de tenir les rênes. « - Laissez tomber les gars. Les dommages collatéraux ça arrivent à chaque mission. Tu peux garder tes infos Calson, elles sont inutiles. » Il balaya l’air de la main en direction de ses recrues et du dénommé Calson qui s’approchait d’eux. Les miliciens tournèrent les talons, suivit par l’officier, laissant les deux loups seuls au milieu du couloir. Sans attendre plus longtemps, Stain agrippa de sa main valide l’épaule du nuisible, serra à s’en faire péter les doigts, buta dans la canne du loup décrépi pour lui faire perdre l'équilibre et l’obligea à entrer dans le bureau le plus proche tout en lui déboitant certainement l’épaule au passage. Il referma la porte dans un claquement sourd, garda un instant la main sur la poignée avant de faire face à son interlocuteur.  

« - Maintenant que les choses soient claires : soit tu comprends que le type que tu arrêtes pas d’appeler est mort depuis longtemps, soit je te fais rentrer l’info à coups d’agrafeuse dans ta sale tronche. » Lâcha-t-il tout en esquissant un pas vers sa proie. Recouvrant la pleine possession de ses moyens, le milicien rassemblait les brumes de sa mémoire et de ses pensées. Et sous la peau, le loup venait de se remettre à hurler. La dernière rencontre des deux alphas s’était soldée par l’échec du loup blanc, cette fois, les bestioles resteraient en cage, il s’en faisait la promesse. « - Ensuite, tu vas arrêter de jouer les péteux, c’est marrant cinq minutes, mais à la longue, ça donne juste envie de te faire avaler ton dentier. Et pour finir, le plus pitoyable de nous deux c’est toi. Sans rire, profiter du bordel dans les rues pour t’en prendre à Cora? Je t’ai connu plus noble. » La partie de sa tirade mourut sur des notes d’une hargne sans limite. Il Lui avait juré, qu’il irait rendre des comptes à ce misérable. Au fond, qu’il se soit pointé en retard à sa mission était la meilleure chose qui lui soit arrivé de la soirée. Une aubaine pour lui qui n’aspirait qu’à laver l’affront et faire comprendre à cet homme qui fut pendant longtemps un ami et un allié de taille, que les règles du jeu avaient définitivement changées. Tu vas lui dire aussi ? Que tu te sens vraiment coupable de quelque chose ? De ma mort par exemple ?  S’il est sage, je le ferais certainement, rien que pour voir sa gueule.

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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Lun 16 Fév - 22:00


Believe that you're innocent.

(pv) Stain E. Greyjoy


~


Je le hais. Que je le hais. Le poison s’infiltre dans mes veines, la couleur de mon sang vire au noir de la trahison, s’immisce dans mon cœur, accélère ses battement, obscurcit la clarté de mes yeux. Atteint mes poumons. Ma gorge. La bile qui s’y installe. Et ce doigt que je tords, cette main que je pousse aux limites de la résistance, cette gorge que je presse dans une colère froide, rien de tout cela ne fait disparaître de mes veines cet amer poison. La quinte de toux d’Ezio ne parvient même pas à résonner doucement à mes oreilles, elle ne les agace que davantage. Presque autant que les syllabes criardes qu’il m’inflige. « - Sûr que je la comprends. Je vais avoir des problèmes à cause d’un pauvre politicard comme toi. » Je le foudroie du regard, ignorant la provocation. En apparence. Je meurs d’envie de le déchiqueter. Je meurs d’envie de le faire geindre, de voir les chairs pendre autour d’une plaie profonde. Je meurs d’envie de voir son pelage insupportablement blanc devenir carmin, ses lèvres cesser d’articuler des mots pour se perdre en hurlements. Mais pour toute récompense, je n’obtiens que sa présence étouffante dans la même pièce que moi et la responsabilité qu’il porte de la mort de quatre de mes hommes. Ma colère et cette soif de vengeance que le loup attise à chaque seconde face à son adversaire restent pourtant muselées par mon sang-froid. C’est étonnant, dans un sens que je parvienne à ce point à garder mon calme face à lui alors qu’Orfeo et Azzura parviennent, parvenait pour la seconde, à briser tout contrôle d’un seul mot voire d’un seul geste.

Peut être est-ce l’heure tardive, peut être est-ce parce que je le hais plus que jamais à cet instant, peut être est-ce, aussi, parce qu’il n’y a pas que ma colère en jeu. Je la rejette d’ailleurs, le temps de me tourner vers l’officier, de me tourner vers l’un de mes hommes. Il faut que je reste concentré. Que j’éclaircisse la situation. Que je reprenne les choses en main. Et pourtant tout m’échappe en quelques secondes. Je le sens au moment où je croise le regard que jette mon ancien ami à ses hommes à lui. Il sort des rangs mon attention revient instantanément sur lui. Je me crispe, préparé aux mots qu’il va articuler, quels qu’ils soient. « - Tu donnes des ordres mais tu es quoi au juste ? Un flic ? Un Shadowhunter ? Je ne crois pas. Tu lèches peut être les bottes du Président, mais on a pas d’ordres à recevoir de toi. » Son rire me laisse de marbre. Mâle dominant, je suis sur son territoire, je m’immisce dans sa meute pour la faire mienne. Mais j’ai le droit, j’ai tous les droits. Ne comprend-il par que son inconséquence lui a ôté le temps d’une nuit toute autorité sur moi dans son domaine ? Mes yeux bleus se fixent une fraction de seconde dans ceux de Calson, histoire qu’il comprenne bien ce que j’attends de lui dans les heures venir. Si une fierté malsaine de petit caniche brille dans les yeux des Shadowhunter, je me plais à lire dans ceux de mes Gardes du corps un respect et une obéissance totale. Du moins c’est ainsi que j’interprète l’éclat qui y brille et qui m’assure de voir mes ordres exécutés à la lettre, quel que soit le temps que cela pourra prendre. « - Laissez tomber les gars. Les dommages collatéraux ça arrivent à chaque mission. Tu peux garder tes infos Calson, elles sont inutiles. » J’arque un sourcil. « Dommages collatéraux ? Missions ? Vous n’étiez pas là lorsque l’on a fait appel à vous. Pour parler de mission, il aurait encore fallu que vous l’exécutiez. Mais j’ai l’impression que tout cela vous dépasse… Tu n’as pas compris Greyjoy ? Tu n’as aucun pouvoir sur ce terrain là, tu l’as perdu lorsque le sang a coulé. » Mon murmure tranche dans le silence. Un mouvement de menton, je fais signe à mes hommes de faire ce que je leur ai ordonné. Qu’ils se débrouillent, moi j’ai à discuter avec ce loup, au milieu du couloir à présent désert. Je m’apprête à lui demander ce qu’il compte faire lorsqu’il me prend de vitesse, maltraitant mon épaule, me faisant perdre l’équilibre pour mieux m’envoyer me perdre dans un bureau ouvert. Un grognement s’échappe aussitôt de mes lèvres sans que je ne puisse le retenir, je trébuche jusqu’au support le plus proche, ma canne roulant à quelques pas, lâchée et libérée sous la surprise.

La porte se referme, je me redresse avec une certaine peine, semblant ma jambe la plus fragile trembler alors que je garde un contact prolongé avec la table qui me supporte. Je me rends compte, alors, pleinement, de la situation. Stain n’a rien de lucide, ses paroles et son regard un peu plus tôt étaient suffisamment éloquents à ce sujet. Et moi, je suis loin d’être prêt pour le duel, qu’il soit verbal ou physique, qui s’annonce à l’horizon. Un regard vers la porte et la main du loup sur la poignée me font comprendre le message. Et le loup en moi commence à s’agiter, mal à l’aise dans ce lieu bien trop clôt à son goût et au mieux par la force des choses. « - Maintenant que les choses soient claires : soit tu comprends que le type que tu arrêtes pas d’appeler est mort depuis longtemps, soit je te fais rentrer l’info à coups d’agrafeuse dans ta sale tronche. » Je fronce les sourcils, ne comprenant pas immédiatement ce à quoi il fait référence. Avant de me souvenir de ce Ezio qu’il abhorre presque autant que moi mon nom de naissance, ce Ezio que je maintiens envers et contre tout lorsque je veux le désigner. J’hausse les épaules, me consignant dans un mutisme méprisant. Qu’il tente d’agrafer ce qu’il veut, ce nom est le sien. Un pas dans ma direction, je me force à rester aussi immobile que silencieux, tout en surveillant, tendu, les moindres de ses muscles pour y déceler un nouveau mouvement voire une transformation que je ne pourrais certainement pas imiter dans l’état actuel des choses. « - Ensuite, tu vas arrêter de jouer les péteux, c’est marrant cinq minutes, mais à la longue, ça donne juste envie de te faire avaler ton dentier. Et pour finir, le plus pitoyable de nous deux c’est toi. Sans rire, profiter du bordel dans les rues pour t’en prendre à Cora? Je t’ai connu plus noble. » Prenant sur moi, je maintiens le large sourire que j’aurai voulu lui offrir à un simple rictus amusé. Faible. C’est ce que j’ai envie de lui cracher au visage, présentement. Faible, pitoyable, misérable, méprisable. Bien trop d’adjectifs me viennent à l’esprit pour le désigner et remplacer cet Ezio qui lui déplait tant. Une moue sur les lèvres lui signifiant à peu près tout ce que je pense de ses propos, je m’appuie plus confortablement à la table, me forçant à ne pas lorgner sur la canne qui gît un peu trop bas.

« Elle t’en a parlé ? C’est charmant. Ne t’en fais pas, elle n’a rien eu, ta douce sorcière. Tu pourras continuer à couiner à ses pieds encore longtemps de toute évidence… » Le mépris, c’est tout ce que j’accepte de lui offrir. Le mépris, la moquerie. La souffrance, je la garde pour moi. Malgré ce que ma dernière confrontation à Cora me rappelle. « Et cesse donc de t’énerver pour si peu, ce n’est qu’un simple prénom. Tu me fais l’effet d’un enfant capricieux lorsque tu t’agaces ainsi pour deux syllabes, je ne suis plus si sûr de qui de nous deux est le plus pitoyable. » Mon regard se glace dans ses pupilles. Il ne me reste plus qu’à réagir au cœur du problème. « Enfin… je ne joue pas aux péteux » quoique puisse signifier ce terme inconnu de mon vocabulaire. « Tu sais, tu te complais peut être dans ton rôle si brillant de Shadowhunter absent, ce n’est pas le cas de tout le monde. Et quoique tu puisses en croire, quoique tu puisses en dire, tu t’es mis dans un sacré merdier si je puis me permettre, histoire que tu comprennes bien ce que je veux dire. Ces morts, puisque tu te places comme officier, c’est à toi qu’on va les reprocher. Cet enlèvement de Ministre, c’est à toi qu’on va l’attribuer. Alors si tu veux bien, réglons nos comptes maintenant et profitons des derniers heures de la nuit à comprendre ce qu’il s’est passé et à chercher où il peut à présent se trouver, d’accord ? » A chaque phrase, je me suis redressé. A chaque pause, je me suis détaché davantage de la table. Et me voilà debout, face à lui, en léger déséquilibre, sans aucun contact avec mon support et une jambe tremblant chaque seconde un peu plus.



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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Jeu 19 Fév - 20:09


L’isolement offrait au loup un aplomb nouveau. Rendait à son sang toute sa force en chassant les derniers restes d’arsenic qui pouvait y subsister. Elle t’en a parlé ? La question lui vrilla les tympans et Stain serra poings et mâchoire. Il dut se faire violence pour ne pas éclater le nez de cet abruti. Elle n’aura pas eu besoin de mots pour qu’il contemple les dégâts. Des frissons se mirent alors à dégringoler le long de son échine. Partagé entre les images affreuses des plaies de sa cousine revenues se heurter contre ses rétines et l’envie sourde de réduire son ancien ami au silence, Stain préféra maintenir une certaine distance entre eux. Le loup sous sa peau hurlait à la mort, déchirait ses tympans de ses plaintes sourdes. « - Tu te fous de ma gueule ? Elle ne m’en a pas parlé, j’ai vu les dégâts que tu as causés. Plus longtemps que toi aux pieds de la tienne déjà. » Il cracha son venin sans la moindre délicatesse. Remuant le couteau dans une plaie encore ouverte, il avait pleinement conscience. Et la vague de satisfaction malsaine qui lui dévora le cœur fit naître sur ses lèvres un sourire assassin. Il dut se mordre la langue pour ravaler la suite de ses paroles. Acérés comme des lames de rasoir, les mots restèrent prisonniers de son esprit dérangé. Tu ne ferais pas ça… Stain ?  L’incriminé se contenta d’adresser un regard mutin en direction de sa cousine. Et il prit le temps de scruter les traits de ce visage fantomatique. Ce qu’il put y lire parvint à faire trébucher son sombre cœur. D’un plaisir évident. Elle souffrait elle aussi. Visiblement torturée à l’idée que son ancien animal de compagnie ne vienne à connaître la vérité sur son trépas. Il savait qu’une telle annonce viendrait à signer son arrêt de mort. Mais c’était justement cette menace qui planait au-dessus de sa pauvre tête qui rendait la chose encore plus excitante.

Une seule personne pouvait se vanter de pouvoir encore user de son ancien prénom sans s’attirer les foudres du soldat. Cora. Elle, et elle seule. Alors que son homologue s’obstine à l’appeler ainsi le rendait fou. Il s’était efforcé de renier tout ce qui pouvait le rapprocher de son ancienne existence. Rayant d’un trait épais ses origines et tout ce qu’elles pouvaient contenir. « - Un simple prénom qui n’appartient plus à cette époque. Nous ne sommes plus à Rome, j’ai l’impression que ce détail t’échappe. Toi qui a pourtant changé de nom aussi. » Il haussa légèrement un sourcil tout en reportant son attention sur Rafael, abandonnant la conversation silencieuse qu’il était en train d’entretenir avec Azzura. L’hôpital qui se fout de la charité, franchement tu y crois toi ? Je dois bien lui concéder ça, tes réactions concernant ce pauvre prénom sont quelque peu… Démesurées. Il lâcha un soupir et croisa les bras sur sa poitrine. Et le regard que lui lance Rafael parvint à faire se flétrir son bel orgueil. Le temps d’un unique battement avant que le soldat ne retrouve de sa superbe dans un raclement de gorge agacé. Il ne jouait pas au péteux, la défense poussa Stain à laisser s’échapper un petit rire jaune. Il fit volte-face, brisa le contact que le loup gris avait instauré entre eux en plantant ses prunelles dans celles du loup blanc. Stain se baissa alors, attrapant la canne de l’impotent. Il tapota brièvement le sol avec, puis contourna le bureau avant de laisser tomber sur l’unique chaise de la pièce avec la légèreté d’un boulet. Il s’appuya contre le dossier, faisait couiner la pauvre chaise. Les pieds sur le bureau, le Hunter croisa alors les jambes, contemplant avec intérêt le morceau de bois qu’il tenait entre ses doigts. Il brûlait d’envie de le briser en deux. D’en faire des cure dents pour les offrir à l’autre loup afin qu’il se récure le gosier après son prochain repas. L’image le fit sourire, bêtement. Les quelques brumes de drogues perdurant dans son esprit continuant de contrôler certaines de ses pensées.

« - Absent peut-être, mais au moins on ne m’a pas interdit d’entrer dans les rangs. Je n’étais pas censé être de service ce soir, ce qui s’est passé n’était pas de mon ressort. » Il adressa un regard lourd de sous-entendus en direction de son homologue. Son échec au test d’entrée n’était un secret pour personne. Recalé quand il n’aspirait qu’à rejoindre les rangs, appelé par le Président pour lui servir de chien de garde. Le prestige d’un tel rang, Stain ne le voyait pas. Il s’était fait mettre une laisse autour du cou et prenait des grands airs devant les hommes en noirs pour palier à son échec. Il encaissa la réplique sans sourciller, se perdant un peu plus dans la contemplation obscure du vide devant son nez. Et sur ses traits vint se nicher une étrange expression, partagée entre espièglerie et envie assassine. Chercher où il peut se trouver… Dans ton cul. Stain, enfin. Et dire que tu as appartenu à la noblesse italienne. J’y ai appartenu, tu as tout compris cousinette. « - J’accepterais les reproche et le blâme sans sourciller. J’ai failli à mes devoirs j’en ai conscience. » Lâcha-t-il dans un souffle empli de la gravité que l’on pouvait être en droit d’attendre de la part d’un soldat. Arrivé en retard, il n’était pas totalement au courant de tous les détails de cette affaire. Alors qu’un Ministre puisse en être mêlé… un tressaillement agita les traits du loup lorsqu’il se décida enfin à se lever, faisant claquer la canne sur le sol alors qu’il s’approchait de Rafael. Il se posta devant lui, détaillant le visage de fer de son ancien ami. « - Dis-moi… » Il laissa sa phrase en suspens, s’appuyant sur la canne de sa main droite, tandis que la gauche venait frôler la cuisse du loup gris. Quelque chose de faussement aguicheur se glissa malgré lui dans le geste, avant que les phalanges corruptrices ne viennent s’agripper à la jambe blessée. « - Ca te fait mal pas vrai ? Alors mon louloup on s’est fait plomber le cuissot ? » Il pressa un peu plus fortement sur la patte abîmée, ses prunelles se fondant à celles de Rafael. Le défi brûle la noirceur de son regard et un sourire carnassier s’appose sur les lèvres du soldat. Il sentait la douleur, fuser sous ses phalanges. Imaginait les tourments broyant le cœur de son homologue à l’image de ceux qui ravagèrent le corps de sa cousine. A nouveau le besoin vorace de lui murmurer dans le creux de l’oreille qu’il était l’instigateur de la mort d’Azzura revint lui caresser la langue. Pris dans la tourmente de sa déraison, Stain arrêta net sa petite torture. Il relâcha le loup comme si ce dernier venait de lui brûler la main, recula et revint poser son fessier dans la pauvre chaise qui couina à nouveau.

« - Bien, profitons. Je suis tout à toi. » Il haussa un sourcil, et reporta son attention sur son interlocuteur. « - Tu passes souvent tes nuits à comprendre et discuter ? Parce que franchement, Azzura devait vraiment se faire chier avec toi. La pauvre, je compatis. » Il semblait sincère. A moitié, et la concernée lui adressa un regard noir qui manqua le faire éclater de rire. Allez, détends-toi, faut bien que je le décoince ton loup, regarde le, il est tendu comme un élastique. L’excuse sembla ne pas satisfaire la sorcière qui en paru encore plus courroucée.

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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Jeu 26 Fév - 21:46


Believe that you're innocent.

(pv) Stain E. Greyjoy


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C’est amusant de voir à quel point la différence entre ce que je conçois être et ce que je suis s’accentue toujours un peu plus face à l’un des vestiges de mon passé. Je veux qu’Orfeo vive dans le présent et pourtant je ne peux m’empêcher de me raccrocher à ce que j’étais, à celui que j’ai toujours été et détesté être. Être. Un verbe, un unique mot qui signifie l’ensemble de notre âme, de notre cœur qui bat et de notre mépris qui dégringole nos lèvres dès que possible face à celui que l’on hait. Si je hais Ezio ? Je l’ignore. Mais il ne fait rien pour que la paix tente de s’épanouir entre nous, voilà qui est une certitude. C’est amusant donc, comme chacune de mes actions et de ses conséquences ne correspond en rien à ce que j’espérais qu’elle soit. Le mépris, voilà ce que je lui offre en m’attendant à ce qu’il l’avale et s’en empoisonne, mais tout ce que j’obtiens c’est sa colère. Encore. Toujours. « - Tu te fous de ma gueule ? Elle ne m’en a pas parlé, j’ai vu les dégâts que tu as causés. Plus longtemps que toi aux pieds de la tienne déjà. » Crache ton venin, crache petit cabot. S’il me croit sensible au point de m’engouffrer dans sa provocation, il se trompe. La douleur est toujours présente, mais la susceptibilité… Je suis de plus en plus insensible aux relations humaines, voilà ce qu’il en est. Qu’il crache, qu’il crache, je me contenterai de sortir un mouchoir et d’essuyer, imperturbable, les glaires qu’il aura sécrété sans la moindre noblesse puisque c’est tout ce dont il est capable. Imperturbable, voilà ce que je suis lorsque je poursuis sur ma droite lignée, m’agaçant non pas de ses remarques mais de sa puérilité face à un prénom qu’il rejette avec une hargne qui me dépasse. Pourquoi donc s’exciter à ce point face à deux petites syllabes qui ont servi à te nommer pendant plus de trois décennies ? « - Un simple prénom qui n’appartient plus à cette époque. Nous ne sommes plus à Rome, j’ai l’impression que ce détail t’échappe. Toi qui as pourtant changé de nom aussi. » Son sourcil se hausse ? Le mien aussi. Légèrement. « De nom seulement. Et si tu t’hasardais à te perdre dans un Renzacci malheureux, je ne tenterai pas de t’égorger en criant à l’hérésie, moi, je me contenterai d’acquiescer. Masi peut être que la mesure et le contrôle de soi te sont à ce point devenus étrangers que tu ne les conçois même plus chez un autre. Je suis désolé. » Du mépris. Voilà ce à quoi je dois me contenir pour m’éviter des sautes d’humeur dignes d’un Renzacci, justement, et qui ruineraient à jamais toute ma crédibilité lorsque je parle de contrôle. Or, le contrôle est la clé de tout. Du mépris, voilà ce à quoi je dois me contenir. Et lorsque je poursuis, inébranlable, je m’attache à rester calme, quand bien même je me redresse, quand bien même je laisse l’attitude du Seigneur que je fus et que je veux toujours être se répandre dans mes veines, en équilibre sur ma jambe la plus indemne, les yeux fixés sur l’autre Italien aux mimiques incompréhensibles.

Laissant le silence se réinstaller entre nous, je l’observe se pencher, attraper ma canne pour aller s’asseoir et mieux l’observer. N’a-t-il donc rien écouté ? Ma concentration se pose sur ma respiration que je maintiens régulière. Contrôle. La clé, c’est le contrôle. Et Stain, comme Orfeo, comme Cora, comme Azzura. Et comme Tyler. Stain, donc, parvient à briser la main de fer et le gant de velours qui enserrent mon impulsivité pour la mâter et la livrer à la merci de ma maîtrise. A quoi songes-tu, mon vieil ami, ce simple morceau de bois qui me suit et me traîne depuis des semaines ? Exprime-toi, vieux frère, laisse moi prendre connaissance de cette haine et de cette colère qui t’animent, que je puisse les utiliser contre toi pour mieux te détruire la prochaine fois que toi, ou ta si chère et si tendre Cora, qu’importe, m’agace et franchisse une fois de plus, une fois de trop, la ligne écarlate qui sépare le Rafael posé du Renzacci sanguinaire. Un sourire se heurte à mes traits inexpressifs d’une patience tranquille alors que le temps de respirer, je m’interromps. « - Absent peut-être, mais au moins on ne m’a pas interdit d’entrer dans les rangs. Je n’étais pas censé être de service ce soir, ce qui s’est passé n’était pas de mon ressort. » Son regard lourd m’effleure, un claquement de langue lui répond et j’encaisse sans sourciller le coup bas qu’il m’assène. Ah, oui, notre amitié n’est plus que décombres mais il sait toujours y trouver ce qui lui servira pour m’attaquer et me blesser. « De ton ressort ou non, tu as été appelé et si tu es si fier de revêtir cet uniforme, ne te plains pas de ce qu’il exige de toi… » Je n’aurais pas du parler : de mon intervention transparait mon amertume. Il n’a pas tort : ne pas avoir eu le droit de rejoindre les Shadowhunter est une blessure béante dans mon ego. Une blessure que je tente d’ignorer mais une blessure tout de même, qui m’a montré à quel point notre situation est plus que précaire. Nous sommes des étrangers, perdus dans la mauvaise époque, à la merci d’une civilisation qui a évolué sans nous et qui possède au creux de ses mains des technologies que nous ne pouvons que vaguement appréhender. Nous sommes à la merci du bon vouloir de nos supérieurs, et moi qui ai toujours eu ce que je souhaitais, lorsque je le souhaitais, ne cédant que devant l’autorité de mon grand-père que j’avais fini par piétiner, je ne le supporte pas. Ou peu. Son regard, j’y réponds donc par des mots en essayant de masquer à quel point j’ai compris ses sous-entendus.

« - J’accepterais les reproche et le blâme sans sourciller. J’ai failli à mes devoirs j’en ai conscience. » Un soupir, je suis presque surpris de le voir me concéder cela. Et plus surpris encore qu’il comprenne la situation dans laquelle nous sommes tous les deux. Un tressaillement lorsqu’il s’approche, je me tais à nouveau. « - Dis-moi… » Sa phrase plane entre nous, je ne peux retenir un « J’écoute… » traînant. Son contact me fait pâlir mais je n’ose bouger de peur de briser ce fragile équilibre qui me maintient debout. Mes pupilles, elles, ne se gênent pas pour chercher un secours inespéré dans ma canne sur laquelle il s’appuie. « - Ca te fait mal pas vrai ? Alors mon louloup on s’est fait plomber le cuissot ? » Mes mains, au lieu de venir s’enrouler pour mieux se presser contre sa gorge et lui ôter ce sourire, couper court à cette voix et faire cesser cette provocation, se réfugient en arrière pour s’appuyer contre la table glacée. La douleur se diffuse dans ma jambe, la faisant presque céder, n’est rien, comparée à cette hantise que je développe toujours plus des contacts que l’on m’impose, que ce soit l’effleurement de mon épaule ou une simple poignée de main. La pression s’accentue, mon contrôle m’échappe. Ses prunelles se rapprochent, je tente de me convaincre d’agir, de dire quelque chose, de respirer même. Et il s’écarte alors que mes mains se marquent des courbes et défauts de la table. Si la chaise couine lorsqu’il se laisse à nouveau tomber dessus, je dois dire que ce couinement ressemble fort étrangement à celui que j’ai failli émettre et que le loup geigne au fond de moi. Ne me touche plus, Ezio, ne me touche plus ou… Ou tu resteras à nouveau tétanisé comme le faible que tu es ? Je ferme les yeux une fraction de seconde.

« - Bien, profitons. Je suis tout à toi. Tu passes souvent tes nuits à comprendre et discuter ? Parce que franchement, Azzura devait vraiment se faire chier avec toi. La pauvre, je compatis. » Avant d’avoir pu y réfléchir, je le foudroie du regard. La différence entre lui et moi est telle, actuellement, que j’en viens même à me demander comme nous avons pu être des amis, dans une autre vie, et comment j’ai pu espérer retrouver cette amitié dans la nouvelle. Une lubie d’un homme désespéré de se sentir si seul ? Cela me ferait presque rire si cet homme n’avait pas été moi quelques mois, un an ?, plus tôt. Et si je n’étais pas encore plus seul désormais, n’ayant comme relation proche que des êtres dont je hais l’existence même et d’autres que je me contente de mépriser. La différence entre nos deux manières de vivre me laisse perplexe, donc. « A t’entendre fanfaronner de la sorte, chercher à me mettre à terre, m’agacer, ou que sais-je encore, je me demande si tu ne cherches pas uniquement à te cacher derrière des faux-semblants et un paravent de mauvaise foi. Mais soit… Profitons en oui : » Mes yeux se fixent dans les siens, j’assure mes appuis avant de plier légèrement ma jambe pour la soulager. « Qu’est ce qui ne va pas chez toi ? » Question bien vaste, comprends la comme tu veux. Je ne sais que dire de plus. Question bien vaste peut être mais question qui se suffit à elle-même, surtout. Que rajouter à ça ? « Mais qu’est ce que vous avez tous ? » Je ne l’ai pas vu venir, celle là. Pourquoi m’étonner, de quoi m’étonne-je même ? « Qu’est ce que vous avez tous à me haïr, à me détester ? A vous complaire dans la provocation et dans ces simagrées qui ne visent au final qu’à tenter de me détruire alors que je vous ai déjà prouvé une fois, deux, mille, que vous ne pouvez pas atteindre ce qui n’est déjà plus ? Qu’est ce que tu cherches en remuant le couteau dans une plaie que tu sais ouverte et suintante ? » Je ne sais pas si c’est de la colère ou de la fatigue, mais l’inflexion que prend ma voix ne ressemble rien à ce ton glacé et impassible de mépris que j’avais un peu plus tôt.



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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Sam 28 Fév - 21:56


La douleur du loup ne lui avait pas échappé. Visible sur ses traits tirés comme la truffe au bout du museau, Stain s’en était réjoui plus que de raison. Et le loup dans son ventre en avait glapi de plaisir. Pour un peu, il aurait presque pu sentir l’odeur du sang suinter sur la jambe meurtrie. En éprouver la saveur sur sa langue, avant qu’il ne revienne prendre possession de son siège. Il s’était approprié l’espace comme s’il s’était trouvé dans son propre bureau. Quand la seule chose qu’il possédait était un casier dans les vestiaires des Hunters. La claque du soldat claqua contre ses dents, alors qu’il continuait de jouer avec la canne. Luttant contre l’envie folle de la fracasser contre son genou pour appuyer sa suprématie sur la tête du petit loup gris. Lui faire comprendre que cette fois, c’était lui qui menait la danse. D’un bout à l’autre. Pas de faiblesse cette fois, ou du moins pas de faiblesse visible. Il souffrait encore, sa côte abîmée c’était peut-être ressoudée mais la blessure restait encore bien présente sous sa peau. Ce n’était plus qu’un maigre chatouillement, une lame qui s’enfonçait dans ses poumons à chaque inspiration trop intense, mais à la longue, il avait fini par s’y accoutumer. La réplique de Rafael, fait naître un profond sourire sur les lèvres de Stain. Mauvaise foi… Ca le caractérisait tellement bien. Il fut un temps il se cachait derrière son humour détonnant pour éviter que son entourage ne se rende compte de la misère dans laquelle il s’enlisait. Il continuait d’user de cette arme, même des siècles plus tard. Mais à cela, s’était ajoutée une nouvelle carte bien moins anodine. « - Je cherche toujours à me cacher derrière de la mauvaise foi. C’est une excellente parade. » Il haussa les épaules pour renforcer la légèreté de sa réponse. Tout en offrant à Rafael sa plus belle œillade mutine et amusée. La question qui suivit, fit froncer les sourcils au loup blanc. Ce qui ne va pas chez toi ? Je peux répondre à ta place ? Laisse-moi ce plaisir s’il te plait. Pour que tu m’encenses devant ton copain ? Gemma, ce serait tellement adorable de ta part. Il jeta un infime regard en direction de l’apparition. Assise au bout du bureau, juste à côté de Rafael, elle semblait profondément attristée par la situation. Et le milicien, en captant le regard qu’elle lança au loup gris ne put s’empêcher de sentir sa gorge se serrer.  L’ombre des regrets vint un instant caresser sa langue avant de disparaître dans un battement de cils.

« - Ce qui ne va pas ? Tu veux vraiment que te fasse la liste ? Non parce que si devais le faire, voudrais mieux que tu poses ton fessier quelque part, ça risque d’être très long. » Il plaisantait, mais d’une certaine manière c’était tellement juste. La liste de tout ce qui pouvait détonner chez lui serait affreusement longue. Trop imposante pour tenir au milieu d’une conversation de deux minutes. Trop barbante aussi pour être réellement intéressante. Ce qui suivit le laissa pourtant sans voix. Il écarquilla les yeux, son regard profondément surpris posé sur Rafael. C’est quoi de mélodrame à deux balles ? Putain je rêve. S’il avait pu, sa mâchoire se serait décroché façon cartoon raté. Au lieu de ça, il ne put retenir l’éclat de rire qui lui chatouillait le museau. L’hilarité s’éternisa, flottant au-dessus de leur tête alors qu’il s’appuyait lourdement contre le dossier du siège et qu’il se maintenant la poitrine d’un bras pour calmer la douleur qui lui incendiait le torse. « - Nom de Dieu, ce numéro de Caliméro. Tu as pensé à te reconvertir ? Acteur, ou comique ce serait parfait. » Il marqua une pause, histoire de reprendre son souffle et d’essayer d’apaiser son fou-rire. Et pour réfléchir à ce qu’il pourrait répondre à un truc pareil. Ce qu’il cherchait ? Pas grand-chose. A part peut-être de se convaincre qu’il n’y avait plus rien entre eux. Plus d’amitié, de fraternité. Plus rien. Et à bien y regarder, il se leurrait. Il en avait honte d’ailleurs, d’éprouver encore une once d’attachement envers cet être qui faisait tout pour le détruire. Il avait honte de se surprendre, certaine fois, à regretter ce qu’ils avaient pu partager des siècles en arrière. S’il ne l’avait pas trahi pour les beaux yeux de Cora, peut-être qu’ils n’en seraient pas là. Il en était persuadé, que ce coup dans le contrat avait entraîné la chute de ce qui pouvait les lier. Ca et tant d’autres choses qui rendaient les morceaux impossibles à recoller à présent.

« - Je ne vais pas prendre le risque de parler pour les autres… Mais pour ma part, ça m’amuse. De voir ton air royal se décomposer à la moindre attaque. Ca m’amuse de titiller tes petits nerfs et de te provoquer. Me demande pas pourquoi, j’en sais rien. » Mais rassure-toi, je fais ça avec tout le monde. Je doute que cela le rassure tu sais. Moi aussi j’en suis pas sûr, c’est pour ça que je le dis pas. Il se mordit la langue pour retenir un nouvel éclat de rire, et ne pas enfoncer le clou plus qu’il ne l’avait déjà fait. Dans les brumes de son pauvre cerveau, la mécanique tournait à plein régime. Les mots s’assemblaient et se défaisaient pour tenter de former des phrases cohérentes. Pour tenter surtout de tourner l’horrible chose qu’il s’apprêtait à lâcher au beau milieu de ce bureau miteux. « - Pitié, on a tous les deux des plaies ouvertes avec lesquelles on adore jouer. Ne me dis pas le contraire, tu as adoré me traîner plus bas que terre quand j’étais incapable de me tenir à ta hauteur. » Lâcha-t-il, amer comme un citron trop mûre. L’offense lui restait encore en travers de la gorge. Et cette petite revanche qu’il était en train de prendre sur son homologue ne serait pas suffisante pour l’effacer. « - Et tu veux que je te dise un petit truc ? » Il laissa à nouveau planer le silence entre eux. S’extirpa de sa chaise avec toute la théâtralité d’un prince raté, tapotant la canne sur le sol tout en esquissant quelques pas en direction de Rafael. Sans pour autant s’en rapprocher, il dévia au dernier instant pour venir se poster près de la porte et s’appuyer contre le mur afin de faire face à l’homme qui se retrouvait pendu à ses lèvres. Et cette sensation avait quelque chose d’affreusement plaisant. Il s’était fait violence pour ne pas sourire, mais déjà une ébauche de sourire carnassier et assassin était en train de se poser sur ses lèvres. Il inspira profondément, se dandina brièvement sur ses pattes tout en regardant le sol, avant de plonger ses prunelles sombres dans celles de Rafael. Stain, ne fais pas ça...

« - J’étais là, quand ta chère Azzura était en train de lutter pour sa vie sur son lit d’hôpital. C’est moi, qui a injecté le poison dans sa perfusion. Je l’ai regardé mourir, pendant des heures, sans sourciller. Et tu veux savoir ? C’était d’un jouissif. » La bombe venait d’être lancée. Jetée entre eux deux pour leur exploser à la gueule. Fier de son petit effet, le loup mesurait néanmoins la gravité de ce qu’il venait de jeter. D’une certaine manière, il remerciait le hasard de les avoir menés dans un lieu public. Bourré de flics armés qui plus est. La tentative de meurtre qui risquait de lui tomber sur le museau serait peut-être plus facilement évitée que dans un coin aussi désert que le dos d’un chien sans poils pour des puces.

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MessageSujet: Re: Believe that you're innocent [pv.]   Sam 7 Mar - 11:21


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Il faut croire que la fatigue ne me réussit en rien. Mon intervention me surprend, mes questions me désolent et pourtant je persiste à les articuler d’un ton posé, comme si seule la curiosité est en train de guider mes pensées. « - Je cherche toujours à me cacher derrière de la mauvaise foi. C’est une excellente parade. » a-t-il répondu un peu plus tôt à mon intervention. Au moins, sur ce plan là, il n’a pas changé : nous sommes toujours les mêmes, à assumer d’une façon ou d’une autre nos actions pour mieux les revendiquer et ne pas en avoir honte. Mauvaise foi, justification bancale, déni, ce ne sont que des mots pour cacher une réalité que nous n’acceptons de voir qu’au travers d’un filtre que nous avons nous-mêmes mis en place. Excellente parade, c’est le terme, mais ça ne reste au final qu’une parade que je peux prendre à défaut pour mieux lui infliger un coup d’épée dont il gardera une cicatrice, tout métamorphe qu’il soit. Qu’est ce qui ne va pas chez toi. Mon intervention, donc, me déroute autant qu’elle le surprend lui. Il faut croire que l’un comme l’autre nous ne nous attendions pas à me voir prononcer de telles paroles. Je suis son regard qui voltige de l’autre côté de la pièce mais me contente d’arquer légèrement un sourcil interrogatif pour croiser à nouveau ses pupilles.

« - Ce qui ne va pas ? Tu veux vraiment que te fasse la liste ? Non parce que si je devais le faire, voudrais mieux que tu poses ton fessier quelque part, ça risque d’être très long. » Est-il réellement en train de plaisanter ? Sa légèreté n’est qu’une entrée de plus dans la longue, trop longue, liste des choses qui nous distinguent et que je me surprends dans des moments de faiblesse à lui envier. Sa légèreté, j’ignore si je peux en être capable, même dans des contextes moins tendus. Certaines personnes s’amusent de tout, ont toujours le bon moment ou la bêtise suffisante pour s’hasarder à fanfaronner en toutes circonstances mais de toute évidence je n’en fais pas partie. A croire que l’humour est une langue qui m’est étrangère. Il plaisante, donc, selon toute apparence. Autodérision, moquerie, j’arque un sourcil et me réinstalle confortablement sur mon appui, déplaçant une nouvelle fois mon poids sur ma jambe presque saine en essayant de masquer la grimace qui manque de marquer mes traits pendant l’opération. Et voilà qu’à nouveau mes questions me déroutent et me prennent au dépourvu. J’ai presque l’impression de ne pas contrôler mes pensées qui se forment à voix haute. La colère ? La fatigue ? Un ensemble détonant, plutôt. Le regard surpris que m’offre Ezio me rassure pendant une fraction de secondes : il ne s’y attendait pas plus que moi. Son éclat de rire, en revanche, se heurte à mon impassibilité. Titille les nerfs du dragon Renzacci que je peine à garder sous contrôle. Qu’y a-t-il d’amusant dans mes propos, imbécile ? Ce ne sont que des questions, des questions qui peuvent attirer le mépris, la pitié, la moquerie mais en rien l’hilarité. « - Nom de Dieu, ce numéro de Caliméro. Tu as pensé à te reconvertir ? Acteur, ou comique ce serait parfait. » Je lève les yeux au ciel et me passe une main lasse sur le visage. Il n’a pas tort, s’il était possible de remonter le temps de quelques minutes, je me contenterais de garder le silence. Et qui que soit ce Caliméro, il resterait sagement dans cette culture contemporaine que je ne partage toujours pas. Son hilarité s’estompe sous mon regard glacial et ma patience qui s’effrite derrière mon attitude nonchalante.

« - Je ne vais pas prendre le risque de parler pour les autres… Mais pour ma part, ça m’amuse. De voir ton air royal se décomposer à la moindre attaque. Ca m’amuse de titiller tes petits nerfs et de te provoquer. Me demande pas pourquoi, j’en sais rien. Pitié, on a tous les deux des plaies ouvertes avec lesquelles on adore jouer. Ne me dis pas le contraire, tu as adoré me traîner plus bas que terre quand j’étais incapable de me tenir à ta hauteur. » A nouveau, j’arque un sourcil. De voir ton air royal se décomposer à la moindre attaque. L’image que cela me renvoie de moi-même est bien fade et bien pitoyable. Je me retiens de secouer la tête comme un loup s’ébrouant sous la neige. Son amertume évoque en moi l’une de nos altercations ou, ce n’est pas faux, je n’ai pas manqué d’utiliser mon avantage pour le traîner légèrement dans la poussière. Une moue se dessine sur mes lèvres : il est descendu si bas que je ne vois pas en quoi quelques bouffées de terre volatile pourraient l’avoir dérangé, il doit en manger continuellement à présent. Si mon éducation ne m’en empêchait pas, j’hausserais les épaules pour mieux acquiescer à ses propos et lui fait comprendre l’étendu de mon désintérêt pour son ressentiment. De toute évidence, notre discussion va toucher à son terme, sans que l’abcès ne soit totalement vidé de tout le pus que nous y accumulons depuis plus de sept siècles.

« - Et tu veux que je te dise un petit truc ? » Mon attention se fixe à nouveau sur Ezio, mes sourcils légèrement froncés dans l’expectative. Le silence prend ses aises entre nous, s’étire comme un chat. Le voilà qui se lève, mes sourcils continuent leur ballet interrogateur. « Je t’écoute… » Ma voix traînante caresse le chat qui se prélasse sous mes doigts immatériel et se remet à ronronner au rythme de la canne qui heurte le sol. Le voilà près de la porte, je me détache de cette table qui me soutient pour faire un pas en avant. J’ai la désagréable impression que je ne vais pas aimer ce qu’il souhaite me dire. Peut être est ce son attitude à mi chemin entre l’excitation et l’appréhension, son inspiration, cette ébauche de sourire sur ses lèvres. « - J’étais là, quand ta chère Azzura était en train de lutter pour sa vie sur son lit d’hôpital. C’est moi, qui ai injecté le poison dans sa perfusion. Je l’ai regardée mourir, pendant des heures, sans sourciller. Et tu veux savoir ? C’était d’un jouissif. » Si j’étais en train d’esquisser un pas dans sa direction, je m’immobilise comme soudainement ralenti. Je cligne des yeux, le temps que son intervention dans sa globalité parvienne à mes oreilles. Je l’ai regardée mourir, pendant des heures, sans sourciller. Des images brutales, violentes, me viennent à l’esprit, des images d’une Azzura agonisante dont je me serais volontiers passé si on m’avait laissé le choix. Un premier frisson, un premier tremblement. Je suis au-delà de la colère, au-delà de la fureur, au-delà de tout. J’ai l’impression de considérer Ezio de façon totalement détachée et peut être est-ce le cas. Une seconde. Dix. Vingt. J’expire lentement. Je sais que je suis pâle. Je sais que la colère froide que je lui propose se dessine sur mes traits et dans mon regard figé dans la glace. Je déglutis. Ferme les yeux. Ce que je peux répondre à cela ? La meilleure solution me semble être la violence, mais je la repousse pour le moment, conscient que ce n’est ni le lieu ni le moment pour me fondre totalement dans l’héritage de mon grand père. L’ensemble des sept cent quatre vingt sept ans se cumule à ma colère pour que je conserve un minimum de contrôle sur ma respiration et sur mon impulsivité qui me hurle de me jeter sur lui pour l’étrangler, le dépecer, disperser des morceaux de sa chair et des traînées de son sang sur l’ensemble de la ville. La seule chose que je parviens à articuler, finalement, c’est un « Cours… ». Un conseil. Cours Ezio, parce que tu sais que si je relâche ma vigilance un seul instant, tu ne pourras strictement rien faire contre moi. La colère est l’un des meilleurs vecteurs de force brute quoique l’on puisse en dire. Et vu ton état, tu ne tiendras deux secondes face à un loup enragé. « Sors de la pièce. Tout de suite. » J’entends dans ma voix tout ce qui m’inspirait de la terreur dans celle de mon grand père. Une  voix posée, glacée, contrôlée. Tendue. Une promesse, une menace. Des hurlements contenus et une fureur incontrôlable.

RP TERMINÉ



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