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 Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE

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MessageSujet: Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE   Mer 28 Jan - 12:32


There's a fragile game we play

Les temps n’étaient pas durs que pour Ruby et le Masquarade. Avec la réouverture des jeux et les diverses attaques de la rébellion, il ne faisait plus vraiment bon sortir seule ou même sortir de chez soi tout court. Pour autant la sorcière avait décidé que cela n’allait pas l’empêcher de vivre. Elle avait récemment touché le fond mais elle avait trouvé le moyen de rebondir et de repartir. Et elle n’allait certainement pas laisser ces guignols du gouvernement ou leurs opposants lui gâcher tout ça ! Elle s’était trop battus, avait risqué trop gros pour relancer son cabaret, pour reprendre sa vie en main, ces crétins n’allait pas tout détruire de nouveau. Enfin si, il y avait des chances que cela arrive car son club accueillait pas mal des têtes pensantes en tant que client. Les ministres et autre chef du gouvernement venaient se détendre entre ses murs alors même que la rébellion fourmillait parfois tels des rats dans ses caves. Moony savait très bien qu’elle jouait à un jeu des plus dangereux mais aux grands mots les grands remèdes. Toutefois cela n’expliquait pas sa présence dans ce quartier on ne pouvait plus glauque, dans le metro. Elle ne se l’expliquait pas tout à fait non plus mais elle remerciait le ciel du monde qui se trouvait en sa compagnie sur le quai à attendre le prochain train. Autant que possible, la sorcière trouvait ses fournisseurs dans ailleurs que dans le nord de la ville, mais là elle n’avait pas pu faire autrement et sans Aiden et sa voiture pour la balader, elle devait se résoudre à faire comme le commun des mortels et prendre les transports.

Enfin le bruit typique du métro approchant se fit entendre et un mouvement de foule se rapprocha du bord pour embarquer, mais pas Ruby, elle n’aimait pas la sensation de l’appel d’air que provoquait toute arrivée et constatant comme beaucoup de monde que le train était bondé de Peacekeepers elle s’en félicita. Un frisson d’effroi la parcouru en les voyants tous descendre du wagon leurs armes à la main et l’air menaçant. Beaucoup de gens leur ouvrir un chemin mais ils ne semblaient pas vouloir repartir. Une annonce déclara que le train allait rester à quai quelques minutes et une fouille fut ordonnée. Moon serra les dents et resserra son sac contre son corps. Ce genre de comportement lui rappelait Georges et la façon qu’il avait de la fliquer dès qu’elle sortait sans lui. Cependant comme tout le monde elle se mit en position pour faciliter le travail de ces chers militaires quand un homme se mit à courir dans leur direction armé d’un automatique et lâcha une rafale. Puis ce fut une succession de cri et de nouveau bruit de coup de feu déclenchant une panique collective. Ruby n’arrivait pas à croire qu’il y existait des gens assez stupide pour ce genre d’attaque suicide et encore moins que les Peacekeepers puisse répliquer malgré le nombre de civil sur les lieux. Et cette seconde que la sorcière mit à réfléchir lui coûta cher. Les autres s’étaient déjà mis à courir dans tous les sens, certains pour s’échapper et d’autre pour rejoindre le combats, la brune fut bousculer et tomba au sol. Elle eut juste le réflexe de porter ses bras au-dessus de sa tête pour se protéger d’un piétinement certain.

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MessageSujet: Re: Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE   Mer 28 Jan - 20:57

There's a fragile game we play

« Quand le monde part en sucette c’est toujours les p’tits gens qui se retrouvent plonger dans la merde… je sais, très spirituel mais la réalité l’impose….»

Cela ne faisait pas bien longtemps, deux semaines tout au plus mais un semblant de guerre avait été sonné. Perpétuée non pas par les rebelles mais par le gouvernement comme si celui-ci s’ennuyait de la semi-paix au sein de la ville. Ne ditons-pas qu’avoir un ennemi commun est le meilleur outil pour être soudé ? Il parait. Pourtant, expliquez-moi alors pourquoi existe-t-il un groupe de rebelle toujours plus grandissant au fil du temps ? Notre ennemi n’est-il pas ce nouveau monstre surnaturel ; le daybreaker ?ou encore ces êtres infâmes déjà morts depuis longtemps ? Leur apparition respective fréquente devrait inquiéter tout le monde mais les visages se tournent vers tout autre évènement. Propagande sur propagande, ils ne valent pas mieux l’un que l’autre. Je suis déçu. Non, dégouté par toute cette perfidie dont se délecte le gouvernement et scandalisé par la stupidité effrayante dont fait preuve la résistance. Si je dois avouer être d’accord avec la résistance à propos de ces jeux inhumains, je ne peux que désavouer l’ensemble de leur agissement. Démolir une arène Ok. Oublier les êtres humains à l’intérieur, ou tout du moins, ne pas s’en préoccupe, là, ça me dérange. Et là, c’est normal que le gouvernement lâche ses chiens de gardes. Kidnapper ? Tuer ou plutôt exécuter des partisans au gouvernement ? Non. Et l’inverse n’en parlons pas. J’ai beau faire partie de ce gouvernement ce n’est même pas pour moi que je m’inquiète mais pour le reste de la population. Celle qui n’a rien demandé si ce n’est un peu plus de sureté dans un monde de nouveaux prédateurs. Nous sommes, à mon gout, bien assez en danger avec ces rodeurs toujours trop proches, ces daybreakers toujours trop méconnus et ces dérèglements atmosphériques pour s’encombrer de lutte pour le pouvoir. Je soupire et traverse la route en quelque foulées pas le moins inquiété par le trafic presque inexistant depuis le début des hostilités. Tête enfoncée dans ma capuche, je n’ai plus l’envie de courir. Je crois que mon rythme de la semaine derrière a su avoir raison de moi. Je songe le menton presque à mon nombril sans faire attention à alentour.


Pour le moment, je n’ai rien fait en faveur d’un mouvement ou un autre, du moins, pas plus que d’habitude. J’évite au possible d’accuser à tort ou à travers pour le simple bon plaisir de mes supérieurs très heureux à l’idée de gonfler les arrestations simplement parce que « politiquement » c’est parfait pour eux. Pour les arrêtés ? Beaucoup moins, mais c’est le nerf de la guerre, des dommages collatéraux. Je n’ai pas signé pour ça à New York et encore moins ici. La reconstruction ne devrait pas se faire ainsi mais il semblerait que la société humaine n’ait vraiment plus d’intéressant à offrir, moi compris. Incapable que je suis de m’opposer ouvertement à l’un ou à l’autre des mouvements. Incapable de faire quoique ce soit. Et au final incroyablement vissé entre deux chaises comme si l’écart entre les deux n’était fait que de pics acérés – les créateurs de meuble italiens ne sont plus ce qu’ils étaient…. - . Je soupire. On me percute. Je relève la tête et vois plusieurs hommes courir vers le métro. Les gars marcher c’est tout aussi bien si ce n’est mieux que de s’enfermer au fond d’un trou dans une boite en fer…. Je secoue la tête et fais craquer ma nuque en passant à côté de l’entrée du train souterrain. C’est là, à peu de chose près, que je l’entends, vous savez ce bruit très particulier du percuteur à répétition. Un bruit que j’ai appris à apprécier à New York puis à craindre, toujours à New York. Mon corps s’arrête. Ma tête se tourne. Il ne se passe pas bien longtemps avant qu’une horde de personnes s’extirpe de l’entrée (ou la sortie à vous de me dire) du métro. Je reste un instant pantois à osciller entre le désir de me préserver et ma grande curiosité.

Cette dernière l’emporte, je m’élance tant bien que mal vers les marches où je percute les fuyards. Arrivée tout en bas, une série de tir se répercute dans tout l’espace, juste assez bruyant pour rendre sourd les personnes coincées. C’est dingue le nombre de personne qui peuvent se cacher dans ces lieux clos surtout avec cette chaleur, je me demande un instant qui sont les plus cinglés. Bref. Je me rapproche des tirs et manque de m’échouer sur le sol au contact d’un footballer américain ou bodybuilder, qu’importe. Je grimace. Les tirs s’arrêtent assez longtemps pour que je me risque un œil. Le tout au final, ne dure pas bien longtemps si bien qu’à ce simple silence un groupe d’individus s’élance vers la liberté avant de s’arrêter à leur tour. D’autres tirs, à l’extérieur cette fois. Je serre les poings et me tend comme si j’étais prêt à recevoir les balles, connerie de réaction humaine je vous jure… Les personnes reculent donc. Ils me font penser à un troupeau d’oisillon allant dans un sens puis l’autre, cherchant le meilleur chemin, le meilleur vent pour virevolter vers la liberté ou alors, à une bande de poisson pris dans un filet. Oui, c’est mieux cette image non ? Les tirs se font alors de partout sans se soucier un instant des pertes annexes, vous savez ceux qui n’ont rien demandé dans l’histoire. J’hallucine et découvre une jeune femme recroquevillée sur elle-même. Elle semble se protéger de ces courses folles et personne ne la voit. Lorsqu’un homme a l’allure costaud s’élance vers la sortie (et donc vers un autre lieu de combat, chacun a le droit de choisir la sauce à laquelle il va être mangé –Merci le skateur pour cette fine analyse- ), je me place juste à côté d’elle, vice mes pieds au sol, ajuste mes épaules et mon buste légèrement en avant et ….accuse le choc en y mettant assez de force pour le déstabiliser autant que moi. Tel deux pantins nous perdons légèrement l’équilibre, à peine sonné. Je suis bien d’accord, j’aurai peut-être dû la pousser, moins douloureux pour moi, pour le type et en sommes, beaucoup moins stupide mais n’ai-je pas dis que l’homme était stupide ? SI et j’en suis le meilleur exemple. Offrez moi la palme ! Merci Merci… Merci. Je me baisse soudainement conscient d’être totalement découvert avec des malades à la gâchette facile (expression que j’aurai apprécié ne jamais sortir d'ailleurs)et me tourne vers la femme.

Ca va .. ? euh…. CA VA ? Un peu moins de bruit serait appréciable mais j’imagine qu’il serait malvenu de proposer une entre acte pour aller boire un café tous ensemble… ? Je me disais aussi….Faut pas rester là ! Venez ! Je lui offre un sourire autant pour la rassurer que pour me rassurer et j’attrape son bras pour la tirer derrière moi. Après plusieurs pas et quelques reflexions je lui propose d’un geste de traverser la rame et espérer rejoindre une station moins dangereuse que celle-ci. J’espère que vous êtes sous une bonne étoile…. Sinon on risque tout autant de se retrouver dans la merde…. Enfin, peu de chance pour que ce bordel touche l’ensemble de la ville non ? Question rhétorique mais avec un pincement d’inquiétude. Personne n’est parfait et moi, encore moins.


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MessageSujet: Re: Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE   Ven 13 Fév - 17:47

Des larmes montèrent rapidement aux yeux de Ruby qui sentait les pieds des personnes affolées lui marchant dessus comme si elle n’était pas là. Pourtant ils trébuchaient sur son corps et manquaient de la rejoindre au sol mais cela ne stoppa personne. Elle entendait aussi les cris et les tirs venant du combat un peu plus loin, c’était principalement ça qui l’empêchait de se débattre et de se relever pour courir elle aussi vers la sortie. Une balle perdue vers le sol ce n’était vraiment pas de chance et assez rare mais à hauteur de viseur, cela s’appelait chercher la merde. La sorcière prit donc son mal en patience en supportant la douleur sans trop gémir ou en essayant tant bien que mal de retenir l’eau salée derrière ses paupières. Pourtant il lui fallait bien regarder un minimum ce qu’il se passait autour d’elle pour savoir ce qu’il en était et aussi pour trouver le moment le plus propice pour déguerpir. Doucement elle ouvrit les yeux et tenta de voir ce qu’il y avait alentour, plusieurs corps au sol, inerte, d’autres se trainant d’un côté ou de l’autre du quai et par-dessus tout cela un autre mouvement de foule, ceux qui cherchaient comme elle à s’échapper avant de faire demi-tour car de partout arrivait des renforts pour chaque camp. Ce type d’échauffourée n’était pas rare depuis quelques semaines, la tension entre les rebelles et le gouvernement augmentant de jour en jour. C’était d’ailleurs à cause de cela qu’il y en avait eu autant dans la rame de métro pour fouiller les passagers. Soudain tout près d’elle il y eu un bruit sourd et des grognements. Il ne semblait plus y avoir de coup de feu, mais cela ne serait un répit que de courte durée, elle le savait, elle se redressa pour découvrir un jeune homme lui demandant si elle allait. Difficile de répondre dans de tel condition et comme s’il le devinait il enchaina avec le fait qu’ils ne pouvaient pas s’éterniser là.

Moon n’aurait pas mieux dit elle-même et quand il lui saisit le bras, elle ne se fit pas prier pour le suivre, elle ne savait pas qui il était, ni dans de quel côté il se trouvait mais tant qu’il l’aidait à foutre le camp elle pourrait bien lui pardonner n’importe quoi. Car après tout il pouvait très bien être comme elle, neutre. Ruby avait besoin du gouvernement pour exister, ses plus gros clients en faisaient partis, et sans les autorisations nécessaire elle n’avait plus qu’à mettre la clé sous la porte. Car il ne fallait pas oublié que tout tourner avec la bonne volonté des politiques. Même si pour le moment, le cabaret ne tournait pas de façon optimale il fallait bien l’admettre et que l’ancienne actrice trouvait ses financements parmi les rebelles. Il s’agissait là d’un jeu bien dangereux auquel elle jouait mais à situation désespérée, mesure désespérée. Ce qui était précisément la situation actuelle en ville. Personne ne devrait tolérer le retour des jeux, mais force était de constaté que les dirigeants du pays avaient tenu le peuple en respect pendant des années grâce à eux. Evidemment alors que les choses dérapaient de nouveaux, ils tentaient de les remettre sur pied. Perdues dans ses réflexions sur le fait de faire confiance ou pas à ce sauveur improvisé, la demoiselle freina un peu l’allure en réalisant qu’ils se dirigeaient vers la rame. Il s’en rendit compte et tenta de la rassurer mais se planta carrément. Si la situation se propageait à la ville, ils ne seraient en sécurité nulle part et si Ruby était née sous une bonne étoile, cela se saurait. Malheureusement elle n’avait pas le loisir de se pencher sur la question pour le moment, ils devaient dégager de là quoi qu’il arrive sous peine de se retrouver aux mains des Peacekepper qui ne chercheraient à savoir s’ils n’y étaient pour rien qu’après les avoir plombé.

Ne réfléchissant pas plus longtemps elle lui offrit un hochement de tête franc et sûr avant de le suivre sur la rame juste alors que des avertissements résonnaient derrière eux suivi d’une explosion ainsi qu’un flash de lumière. Comme elle le pensait les forces de l’ordre ne faisaient pas dans la dentelle, ils étaient plutôt du genre à poser les questions après avoir tiré et si l’un d’eux les avait vu prendre la fuite par le tunnel, ils n’en sortiraient jamais vivant. Légèrement aveuglée, Moony eu toutefois le réflexe de regarder derrière elle, vers la source de la détonation mais ne perçu que la fumée de la grenade et derrière cet écran de nouvelles rafales de tirs. Mais combien pouvait-il y avoir d’abruti prêt à riposter, à risquer leurs vies pour des idéaux qui ne leur offrirait jamais ce qu’ils espéraient de la vie. Le gouvernement gagnait toujours, un peu comme la banque au casino. On finit toujours pas croire à un moment ou un autre qu’on pourrait gagner, qu’on sera ceux qui ressortiront les poches pleines et billets et la tête pleine de rêve, mais tout cela n’était qu’une illusion, un rideau de fumée, semblable à celui qui se trouvait derrière elle et cet inconnu. Elle se retourna vers lui. « Faut pas qu’on traine là ! » Cette fois elle fut celle qui lui prit la main alors que de l’autre elle défaisait ses escarpins qui l’empêcheraient de courir correctement. Elle les jeta sur le côté et se mit à courir l’entrainant dans son sillage. Atteindre la station suivante ne leur servirait à rien si le phénomène avait déjà pris de l’ampleur en surface ce dont elle ne doutait pas le moindre instant. Les bruits avaient inévitablement attiré les peacekeppers en surface et leurs mouvements précipités avaient tout aussi inévitablement attiré les rebelles et les idiots qui voudraient leur mettre des bâtons dans les roues.

Ruby se mit donc à courir en priant pour ne pas tomber sur un bout de verre ou n’importe quoi de tranchant qui la ralentirait et par précaution elle plaça aussi une illusion sur l’entrée du tunnel pour que celui qui aurait l’idée de passer la tête de ce côté ne se doute pas un seul instant que quelqu’un ait pu passer par là même si on avait pu les voir descendre sur les rails. Au moins ils ne risquaient pas de rencontrer un métro lancé à pleine vitesse dans sa course, avec cet incident le trafic serait stoppé net. De toute manière elle n’avait pas l’intention d’atteindre la prochaine station, comme dit cela ne servirait à rien si la guérilla s’était répandue, non ce qu’il leur fallait c’était une porte, un accès employé pour disparaître totalement des radars, un endroit où une foule condensée ne passerait pas et où on n’irait pas non plus les chercher. Le problème de ce plan restait que ce genre de porte était le plus généralement verrouillée pour que justement seul le personnel puisse passer de l’autre côté, mais avec de la chance, ils en trouveraient une. Juste une seule, c’était tout ce que la sorcière demandait mais encore une fois c’était mettre beaucoup d’espoir dans une étoile dont elle savait très bien qu’elle n’existait pas. Faisait fit des statistiques qui jouaient contre eux, la jeune femme continua sa course à travers les ténèbres tentant de discerner le moindre encadrement. « Je ne dois pas être arrêtée… » Murmura-t-elle plus comme une pensée à autre voix qu’une intention de faire la conversation, si on la trouvait dans ce genre d’émeute, le Masquarade pourrait avoir des problèmes, ses financiers également et peut-être même certain clients, et cela Moony ne pouvait pas se le permettre. Elle s’était trop battue depuis le départ de ce traitre d’Aiden pour laisser le hasard tout lui retirer. Elle n’avait pas demandé à être sur ce quai lors d’un contrôle qui tourne mal, mais le fait était qu’elle n’était pas sans reproche.

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MessageSujet: Re: Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE   Mer 25 Fév - 11:43

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« Quand le monde part en sucette c’est toujours les p’tits gens qui se retrouvent plonger dans la merde… je sais, très spirituel mais la réalité l’impose….»



Un pincement d’inquiétude, justifié pour le moins par cette situation. Qui aurait cru en se levant qu’une mini guérilla éclaterait dans un métro pour s’étendre en surface ? Probablement personne de serein ou d’un minimum optimiste pour sa vie future. Au final, je pense que seules les personnes déterminées à appuyer sur la gâchette contre les forces de l’ordre pourrait se l’être imaginé pour la simple raison qu’ils en seraient les investigateurs. Et en cela, ils ne sont pas sereins. Ils cherchent à modifier l’ordre établie pour un mieux surement trop idéalisé pour notre nouveau monde. En y songeant, j’ai bien conscience de n’être pas très serein, moi non plus, dans cette ville que nous aspirions tous à voir comme un Eden, un nouveau monde pour reprendre une vie sans la monstruosité que nous ont offert ces deux dernières années. Loin, très loin des films de science-fiction où un homme peut tout changer en se battant contre l’impensable, increvable, idéaliste, conquérant et probablement complètement siphonné. Nous nous rendons compte que nous sommes que des hommes simples, crevables, idéaliste dans nos rêves, sécuritaire et légèrement peureux. On se confine entre des murs qu’on espère protecteur grâce à un gouvernement présent si ce n’est répressif. La majeur partie des personnes qui courent pour sauver leur vie en ce moment même n’ont rien à voir avec les rebelles ou le gouvernement. Elle n’est qu’un dommage devant un conflit qui se veut « pour leur bien » à défaut d’en perdre certain membre. Le commun des mortels encore animé par un semblant de vie, ne demande pas de changements et accepte ce gouvernement répressif tel un contrat, un accord, qu’il a fallu signer pour éviter de se battre encore et toujours à l’extérieur. Entre une guerre individuelle pour sa survie face à des zombis ou autre éléments de cette nature modifiée, et l’acceptation de besognes et conditions de vies précaires mais vivables, je pense que l’ensemble s’entend sur la seconde option. Peu de personnes peuvent se croire les capacités (ou les avoir carrément) de se prendre pour cet homme increvable et surpuissant. Faut se l’avouer, l’homme est fort quand il est en nombre. Seul, il n’est plus grand-chose.

C’est surement ça qui me fait douter de ma position. Le gouvernement ne fait qu’aller dans un sens qui va à l’encontre de mes principes mais parvient ou plutôt parvenait jusque-là à maintenir l’ordre et la sécurité au sein de la ville et ses environs proches. Les rebelles eux, ont le mérite d’aller à l’encontre de ce sens gouvernemental mais ils s’enfoncent dans une rapidité d’exécution qui au final rejoint les exactions qu’ils reprochent au gouvernement. Plus ça va et qui plus est avec cette attaque stupide, plus ils vont souffrir d’un manque de popularité. Une balle frappe l’angle d’une colonne carlée. Je baisse la tête en me protégeant le visage de ma main libre. Quel merdier. Je respire fort et sent mon pouls s’accélérait. L’adrénaline m’emporte avec une vivacité que je lui avais presque oublié. Je ressens cette activité dans tout mon corps, la même que durant deux ans, ces deux années avant d’arriver à Nola. Je serre la main de la jeune femme, l’aide à descendre sur la rame et espère que personne ne nous remarque dans le feu ambiant. Nous ralentissons en concert avant que des tirs ne nous rappellent à l’ordre. Je regarde derrière moi et suis soulagée de n’y voir personne, c’est un bon point bien que le problème reste entier. Le problème reste, au final, devant nous, au-dessus de nous. Elle m’attrape le bras, et enlève ses talons qu’elle jette dans un coin. La survie. Voilà le pouvoir de la survie, ça oblige une femme à sacrifier une paire de talons…. Je me laisse sourire à ma remarque, il n’y a que cela pour me détendre dans cette situation. Imaginons qu’une balle se perde, je serai satisfait d’avoir souri plutôt que pleuré. Pas vous ? Oui, je me rassure comme je peux dans les tréfonds de ma boite crânienne… Je la vois vérifier à chaque espace visible et comprend qu’elle cherche une porte employée, un bon échappatoire ou tout du moins une bonne planque. Le souci réside dans le fait d’en trouver une et que celle-ci soit déverrouillé ce qui, dans une rame de métro, me semble compliqué. Je vérifie, comme elle, et m’éloigne pour regarder l’autre côté. Le cadre d’une porte m’apparait, je saisi la poigné et tire dessus sans succès. Observant alentour rien ne m’apparait pour m’aider et finis par abandonner en rattrapant la jeune femme. Des tirs raisonnent encore, bientôt on finira par s’habituer à cette cadence, comme un doux fond musical. Plus près, ils proviennent du prochain arrêt, ce constat nous fait ralentir. Je me crispe et passe devant la jeune femme en me rapprochant d’elle. Nous n’étions plus qu’à quelque pas d’une nouvelle zone de vie. Un coup d’œil derrière moi me rappelle qu’un retour n’est pas plus possible et qu’en fait, nous étions peut être mieux ici dans la rame.

[color=bluangel]Je ne dois pas être arrêtée [/couloir]

Ce murmure m’arrête dans mon mouvement et elle me rentre dedans. Je me tourne, intrigué avant de m’excuser prétextant un bruit qui m’a inquiété. Pas un bruit mais des paroles, je n’en suis presque plus un menteur.

J’imagine que personne ne doit l’être au milieu de tout ça…. Qui sait ce qu’ils pourraient croire…

La formulation de sa phrase me reste en tête avant de juger qu’il n’était pas judicieux de s’y attarder pour l’heure. Quant à ma réponse, elle n'est pas dénuée de sens. Le "ils" reste vague même si je le rapproche plus du gouvernement que des rebelles. Après tout je nous vois plus nous faire arrêter et suspecter de rébellion que pour être pro gouvernement, on ressemblait plus à des fuyards. Je ne suis même pas certain que mon emploi au sein du gouvernement pourrait me sortir d'une quelconque accusation. Je ne pense pas que mes résultats masquent longtemps mes enquêtes personnelles, les dossiers mis à l'écart volontairement, les suivis que je n'ai pas jugé opportun de rapporté et le reste... Au final, sa phrase peut être mienne. Je ne tiens pas plus que ça à attiser la curiosité de mes collègues qui sait si Joan accepterait mon point de vu et de toute façon qui sait si c'est elle qui aurait en charge cette petite investigation... Je secoue la tête et me rapproche doucement de l'espace ouvert. Des tirs, plus diffus, apportent à nouveau son lot de cri. Je grimace et sors la tête de l'ombre, après un instant, j'attrape la main de la jeune femme et la tire derrière moi en me cachant sous le rebord. Il était évident que nous étions encore trop près de la zone des combats, il nous fallait continuer en espérant qu'aucune rame ne se déciderait à passer par là. On traverse donc l'espace en courant et retrouvons l'obscurité sans difficulté. La quête d'une porte recommence à petite foulée sans échanger un mot comme si le moindre son pourrait nous apporter notre lot d'ennuie. Je brûle pourtant de savoir pourquoi elle préférait éviter l'arrestation, j'avais mes raisons mais quelles étaient les siennes ? Je secoue la tête et sens le sol vibrer: La blague.

C'est pas mon jour.... La porte ! Vite !

Je ne pense pas à celle-ci comme d'une entrée ouverte qui ne fait que nous attendre pour notre salue mais le seul espace assez creux pour nous protéger tous les deux. Je ne suis pas sûr que nous fessions le poids face à un métro lâché à pleine vitesse. D'ailleurs pourquoi ? Si l'idée est d'écraser des rebelles fuyards, je trouve que c'est un peu radicale non ? Très certainement. A moins que ce soit un ravitaillement, ce qui, au fond me semble plus logique et surtout plus acceptable. Un échange de regard et nous courons tous deux à l'opposé du bruit qui se fait persistant. Un instant j'espère que la rame s'arrêtera à la précédente station mais mon instinct m'intime de continuer ne serait-ce que pour m'assurer le plus de chance de survie. Je ne suis pas ici pour mourir aplati de toute façon et comme on dit "il vaut mieux prévenir que guérir". Inquiet j'observe également le plafond et les parois dans l'idée de pouvoir y grimper.

Putain ... s'il vient vers nous ....c'est que ce.... bordel s'étend ...de partout à la surface.... elle est où ta bonne étoile?

Je souris presque. Presque. Pourquoi suis-je descendu déjà ? Pourquoi? Ma curiosité ? Ma stupidité ? La deuxième raison surement. Mais dans tous les cas qu'est-ce que j'aurai pu faire de plus à la surface ? Grimper... oui... j'aurai pu...



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MessageSujet: Re: Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE   Jeu 16 Avr - 16:53

Si Ruby avait su, il n’y avait aucun doute qu’elle n’aurait pas mis un orteil hors du Masquarade, elle n’aurait peut-être même pas fait un pas hors de son lit, car finalement avec la tension qui régnait en ville ces derniers temps, il ne faisait pas bon aller se promener pour flâner. Malheureusement, si elle ne sortait pas pour s’occuper des affaires du club, personne ne le ferait à sa place. Oh bien sûr elle avait des employés, des gens qu’elle pourrait envoyer aux quatre coins de la Nouvelle-Orléans pour gérer ce qui se faisait en extérieur. Cependant elle ne faisait suffisamment confiance à personne pour cela. Après la trahison de Judas, tous ses subalternes représentaient un coupable potentiel. Qui serait le prochain à lui mettre un couteau dans le dos ? Qui serait celui à lui mettre des bâtons dans les roues ou à lui faire un sale coup juste pour le plaisir de la faire chier. Ils en avaient tous les possibilités aussi préférait-elle directement limiter la casse en s’occupant de tout elle-même. Cela lui demandait beaucoup de temps et d’énergie mais cela avait au moins l’avantage de l’empêcher de ruminer toute seule dans son bureau, cherchant comment se venger d’Aiden ou même simplement de penser à lui, ce qui lui faisait toujours un mal de chien. Mais, elle devait aussi se rendre à l’évidence, tout ça n’aurait plus la moindre importance si elle finissait avec une belle en pleine poitrine dans les souterrains de la ville. Elle devait d’abord se sortir de là, trouver une échappatoire pour continuer à se soucier de son club. D’un autre côté si elle finissait sur le pavé, elle n’aurait plus jamais à s’inquiéter de rien d’autre que de survivre une nouvelle fois à l’enfer de Darkness Fall. Chose qu’elle préférait tout de même éviter, elle voulait sortir de là autrement que les pieds devant et elle se savait avec suffisamment de volonté pour y parvenir. Et en plus elle bénéficiait de l’aide d’un jeune homme visiblement serviable, car suivant son mouvement, il avait entreprit d’explorer, comme elle, le mur opposé pour une issue de secours même s’il sembla aussi chanceux qu’elle pour tomber dessus.

Prise dans ses pensées concernant cette fuite et ce qui l’avait menée là ainsi que sur le fait de trouver une maudite porte pour s’enfuir autrement dans ce trou à rat, Moon ne remarqua la présence du brun à ses côtés que lorsqu’elle lui rentra dedans. Avait-il entendu ce qu’elle venait de murmurer ?! Se demanda-t-elle avec un sentiment d’urgence alors qu’il s’excusait de la collision avant de répondre qu’en effet s’ils se faisaient prendre le gouvernement les prendrait très facilement pour des rebelles. Car dans le doute, mieux valait condamner tout le monde. La sorcière préféra rester silencieuse pour ne pas lancer un débat sur la question. Elle ne pouvait pas réellement se positionner dans toute cette histoire. Le gouvernement lui servait à faire vivre son cabaret elle pouvait se vanter de compter de gros poisson dans sa clientèle mais aucun ne se mouillerait pour affirmer qu’elle était clean. D’autant que ce serait un mensonge. Pour trouver des fonds et redresser la situation financière de son établissement, Ruby n’avait pas eu peur de se salir les mains avec de la contrebande aidant par conséquent la cause rebelle. Elle se retrouvait comme on le disait vulgairement, le cul entre deux chaises. Ni pour l’un, ni pour l’autre mais chaque camp pouvait lui faire regretter amèrement son implication avec l’ennemi. Elle ne pouvait donc en aucun cas se permettre d’être arrêtée pour même repérer. Elle devait rejoindre son club comme si elle n’avait jamais de la vie mis les pieds dans le métro. Ils reprirent donc leur route vers la prochaine station prenant toujours autant le risque d’être exposés aux affrontements qui continuaient sans eux. Toutefois la brune fut heureuse de compter sur l’initiative de son compagnon d’infortune pour traverser cet obstacle en se cachant dans l’ombre de la plateforme. Elle prit aussi le soin de les masquer par magie pour limiter les risques et le suivi de nouveau dans les sombres couloirs sans que cela n’augmente leurs chances de survie. La probabilité de trouver une porte ouverte restait inchangée et peu probable. Elle se remit tout de même en chasse de cette dernière poussée par la motivation du jeune homme à le faire aussi jusqu’à ce qu’ils se figent tous deux en sentant les vibrations dans le sol.

Ce n’était visiblement pas non plus le jour de l’ancienne actrice, pensa-t-elle sans lui répondre. Elle savait qu’il fallait faire vite. Mais le fait qu’ils risquaient de ce faire écrabouiller par une rame ne ferait pas apparaître une porte devant eux même s’il marquait un point sur la situation qui devait empirer. « Je crains fort que cette conn*sse d’étoile n’ait jamais existée mon pauvre mais je suis d’accord, les choses doivent dégénérer en surface. » en même temps il fallait bien que le mot répression prenne tout son sens pour qu’on prenne le gouvernement au sérieux. Il ne faisait aucun doute dans son esprit que cette altercation justifiait à leurs yeux un ratissage du quartier, fouille des passants et des maisons alentours. Ils chercheraient autant de coupable qu’il leur en faudrait une pour exécution publique, pour faire un exemple. Et Moony n’avait pas la moindre intention de faire partie de moisson improvisée. Même si le problème urgent restait le train qui leur foncerait dessus dans un futur bien trop proche. Ce furent d’ailleurs les phares de ce dernier qui lui indiquèrent l’endroit où se cacher. La faible lumière lui montra un recoin qu’elle ne prit pas le temps de montrer à son compagnon. Utilisant toujours sa magie pour masquer leur présence elle lui prit la main et le tira deux ou trois mètres plus loin pour le pousser dans un renfoncement à peine grand pour abriter leur deux corps. Un générateur prenait la quasi-totalité de l’espace et il restait ensuite de quoi accueillir un travailleur qui pourrait faire son office sans craindre le passage des rames. Ruby colla donc tout son corps contre celui du brun, passant ses bras autour de sa taille et enfouissant son visage dans son torse pour ne véritablement faire qu’un avec lui alors que soudainement ils étaient confronter au choc de l’appel d’air causé par le train filant à vive allure pour atteindre la prochaine station. Cela ne dura que quelques secondes, moins d’une minute mais pour la sorcière cela paru la plus longue des éternités. Elle sentait le vent contre son corps et dans sa chevelure qui ne ressemblerait plus à rien après mais cela n’avait que peu d’importance face à sa survie.

Même une fois le train fou passé, Ruby ne s’écarta pas tout de suite. Bizarrement cette étreinte bien que forcée lui faisait du bien. C’était un instant de répit dans toute cette folie qui s’était déclenché en ville un peu plus tôt et dans sa vie beaucoup plus tôt. Pendant une seconde elle oublia tout autour d’elle et même que cet homme n’était qu’une étranger. Elle avait juste besoin d’un moment pour elle, pour se reposer même s’il s’agissait d’un instant fugace et illusoire. Cependant lorsque la brunette se rendit compte d’à quel point elle avait agrippé le jeune homme enfonçant ses doigts dans ses vêtements par la peur de se faire happer par le métro elle se recula avec un petit bon. « Désolée… » Déclara-t-elle doucement en baissant les yeux, les joues légèrement rouges. Ce n’était pourtant pas son genre d’être si timorée, mais il fallait croire que la perspective de perdre la vie avait le don de l’adoucir quelque peu. Se reprenant pour la suite de leur journée chaotique, la sorcière redressa les épaules et la tête pour replacer un minimum ces cheveux et principalement, enlever ceux qu’elle avait devant les yeux. « Il faut bouger, s’ils poste des hommes à toutes les stations on ne sortira jamais en citoyens libres. J’ai vu une porte un peu avant, il va falloir qu’on arriver à l’ouvrir d’une façon ou d’une autre. » Ils n’avaient plus le temps de faire dans la finesse, la délicatesse et surtout la légalité. Ils allaient devoir fracturer la serrure s’ils voulaient pouvoir échapper aux forces de l’ordre. Aux grands maux, les grands remèdes comme on le disait souvent. Dans leur cas c’était ce que ça voulait dire. Ainsi sans lui laisser le temps de protester, Moony revint sur leurs pas pour trouver la dite porte et regarda autour pour trouver de quoi faire levier ou enfoncer la serrure. Elle regrettait de ne pas savoir crocheter les portes avec une épingle à cheveux ou ce type d’objet mais elle se fit la promesse d’apprendre cela aussitôt qu’elle serait saine et sauve chez elle.

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MessageSujet: Re: Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE   Ven 8 Mai - 19:14

Mon regard, dans cette obscurité à peine éclaircie par des veilleuses, se perd à la recherche d’une sortie, d’une porte, d’un vrai rayon de lumière. Un besoin d’air m’empêche un instant de respirer. Est-ce l’adrénaline ? Est-ce la peur ? J’hésite entre les deux en sachant pertinemment que je préférerai la première à la seconde. Alors que je me retourne, les phares m’aveuglent un bref restant. Je détourne le regard, me le cache d’un bras et sent celui-ci être attrapé. Je suis le mouvement et percute un mur avec mon épaule droite. Les vibrations se font de plus en plus sentir tout comme ces deux bras qui s’imposent à ma taille. La lumière qui entrave momentanément notre obscurité me permet de voir où nous nous trouvons. Je sens le froid du mur contre mon dos et m’avance légèrement, d’un micromillimètre avant de me rendre compte qu’il n’y avait pas plus d’espace de l’autre côté. Ce qui explique l’étreinte de l’inconnue. J’enroule donc mes bras par-dessus ses épaules et masque son visage d’une de mes mains afin de lui éviter la blessure d’un quelconque projectile. Lorsque la rame est au plus proche, notre étreinte se veut plus forte, on se crispe et nous tenons l’un à l’autre. Je le sens à sa poigne ; elle a aussi peur que moi de se faire happer par ce transport. Le métro passe et disparait aussi vite qu’il n’est apparu pourtant son passage semble avoir duré une éternité. Je suis tendu. L’appel d’air nous a fait osciller et rencontrer les différentes parois sans parvenir à nous sortir de nos cachettes, bien heureusement sinon nous serions devenus du steak haché. Je soupire en ouvrant les yeux, ne m’étant pas du tout rendu compte de les avoir fermé. Au moins nous avions un problème de moins. J’opte pour sortir de notre cachette mais me rends compte que l’envie n’est pas partagé. Je sens son visage contre mon torse, presque incrusté dans celui-ci puis ses doigts dans mes vêtements. Je décide donc de rester là, immobile sans rien dire lui laissant le temps de se rassurer bien conscient que l’étreinte n’était pas pour moi mais pour elle. N’importe qui aurait su faire l’affaire sur ce coup là. Une, deux ou peut être trois minutes passent avant qu’elle ne sursaute et se dégage de notre cachette. Désolée… Pas d’problème… Gené, je passe ma main dans mes cheveux et passe d’un pied sur l’autre avant de taper dans mes mains ce qui me fait sursauter. Idiot. Il faut bouger, s’il poste des hommes à toutes les stations on ne sortira jamais en citoyens libres. J’ai vu une porte un peu avant, il va falloir qu’on arriver à l’ouvrir d’une façon ou d’une autre. Je me tourne vers elle et suis assez soulagé qu’il y ait les veilleuses afin d’éviter de parler à des murs plutôt qu’à ma comparse. Je secoue la tête puis acquiesce d’un mouvement de tête. Tu as raison… mais… je dois t’avouer quelque chose.. Je m’approche d’elle d’un pas rapide et la devance légèrement. Je suis loin mais alors trèèès loin d’être McGyver .. Je souris, ris discrètement et continue d’avancer le long de la paroi que surveillait la jeune femme.

Une porte. Je la devine dans un petit trou de la paroi. J’ai d’ailleurs plus l’impression que c’est elle qui me trouve que l’inverse vu que je me prends les pieds dans un cable à son côté et m’écrase lamentablement sur le sol. Le souffle coupé, je reste un instant sur le ventre, la tête contre le bitume. Je lâche un « aïe » tardif et souris dans la foulée en me retournant. Mon esprit me rappelle à un film de mon enfant et je l’en remercie puisqu’il m’évite de jurer et d’entendre une nouvelle salve de coup de feu. Mes poils s’irisent et me rappelle le danger de la situation sans compter mon acolyte du moment. Je la vois regarder autour de la porte et l’imite une fois relevé. Mise a part les tuyaux et gaines électriques au dessus et autour de nous, il n’y avait pas grande chose. Tu ne saurais pas ouvrir cette porte avec ta pince à cheveux par hasard ? Question vaine, pour faire la conversation puisque, de toute façon, nous étions bloqués là. Je m’arrête donc, soupire et tape le pied dans un boitier. Le bruit se répercute dans notre petite prison et je lâche un délicat : Fait chier… entre les dents. Un nouveau coup de feu nous surprend, je recule d’un saut et entraine la jeune femme avec moi. Nous restons silencieux un instant avant d’entendre des voix, confirmant la venue de deux personnes si ce n’est plus. J’hésite à sortir de là et montrer mon badge mais conclu bien rapidement que j’étais nul au poker et que la mise était bien trop importante : nos vies. L’ennuie avec ces longs couloirs c’est qu’on a du mal à estimer la distance d’un son, ils pouvaient être juste dans le virage, plus près ou peu plus loin. Difficile de trouver une solution viable. Je soupire et avance doucement pour pencher ma tête et regarder dans la direction du coup de feu. Au début je ne vois rien puis distingue deux silhouettes. La encore, je remercie les veilleuses pour le petit éclairage.

L’éclairage….l’éclairage ! Je murmure et cherche du regard le câble dans lequel je me suis pris le pied. Je ne mets pas plus de trois secondes à mettre la main dessus et à faire glisser celle-ci le long du cable espérant voir à quoi il sert. Bingo ! Faisant le chemin inverse, je fais glisser mon sac sur une épaule et en sort mon canif. J’enfonce la lame dans l’un des joints ou je ne sais quoi qui faisaient tampon avec le reste de l’installation et fais levier tout en tirant sur le câble. Une fois. Deux fois. Je grimace. Grogne légèrement et retombe lourdement sur les fesses alors que les veilleuses s’éteignent autour de nous. Bien. BLACK OUT. Je me relève, tâtonne et pose mes mains sur Ruby pour m’aider à me cacher près d’elle. Avec un peu de chance, ils passeront près de nous…sans nous remarquer… Je chuchote. Nos épaules se touchent. Elle est contre la porte et moi, entre deux, des fois qu’il y ait un problème dans ma merveilleuse idée. Mon pouls s’accélèrent et je n’ai pas de mal à imaginer la réciproque à ma droite. J’attrape donc sa main, enlace mes doigts aux siens et attends. Les deux hommes parlent à voix basse mais nous finissons par les entendre bien que le sens de leurs paroles ne semble pas vouloir s’arrêter dans mon cerveau en pleine sécheresse. Je comprends juste qu’ils ne sont pas rassurés dans le noir, l’un s’énerve et le bruit d’un sac qu’on ouvre nous parvient. Ils sont proches. Des bruits sourds nous parviennent alors qu’ils passent juste devant nous. J’arrête de respirer. Et puis…

Lumière… ! Une torche ! Je me crispe, serre la main de la demoiselle sans m’en rendre compte et observe l’un des types éclairer son copain, me faisant noter qu’il avait une arme vicée dans la main, et balaie le sol autour de lui. Il se tourne vers nous, laissant la lampe éclairer droit devant. Je ne sais pas trop pourquoi mais je sors de ma cachette avant que la lampe n’accompagne son regard. Je surgis derrière lui, il tente de se tourner en m’envoyant le revers de sa main dans ma tête. Je ne suis même pas sûr qu’il m’ait réellement vue mais il a eut un bon reflexe. La surprise m’avantage. Je lui offre mon coude dans les côtes en me baissant pour éviter son revers, lui envoie mon genou dans l’entre-jambe et passe de nouveau sous son autre bras en l’attrapant. Je le fais basculer par-dessus moi, il s’écrase sur le sol et me rend compte qu’il a lui aussi une arme. La lampe s’écrase sur ma tête, je titube en gardant la pression sur son poignet. L’arme tombe, je me laisse tomber sur un genou et envoie mon coude gauche dans sa tête. Jake !? Putain qu’est-ce que … Jake ? Réponds… Les pieds de l’autre homme apparaissent sur le côté. Je lève la tête au moment où il la baisse sur moi. J’éteins donc la lampe et lui envoie dessus –on fait avec ce qu’on a- . L’homme grogne et j’en profite pour le percuter. C’était un peu une attaque du désespoir, le prendre pour un joueur de rugby –me rappelant au passage mes pitoyables prestations au collège -. Il bascule avec moi, un coup part je ne sais où et je ne prends pas le temps de me poser la question. Je prends un coup de poing, que je rends avant de chercher le bras avec l’arme –comme s’il pouvait être bien loin -. Je frappe alors le poignet du type sur le sol à plusieurs reprises et me relève vite avec l’arme en main. D’un geste sûr, je charge le flingue et le vise. Il est immobile. Je ne l’entends pas bouger. J’hésite puis tire en l’air derrière lui en espérant l’intimider un peu plus avec le noir total qui nous enveloppe. Plusieurs secondes de flottement avant que je recule et heurte la lampe. Je la cherche d’une main et me relève une fois enfermée entre mes doigts. J’ai beau ne pas être convaincu de l’efficacité de mes coups ni même, de ma micro intimidation, je me détourne et cherche du bout des doigts la porte et la jeune femme. euh… miss ? Je chuchote pendant que je trouve la poignet et tente de placer la lampe dessus. Je lève la lampe et la rabaisse, ratant la poignée. Je recommence. C’est à la quatrième tentative, que la poignet émet un bruit sourd. Un coup d’épaule plus tard, je m’engouffre dedans et laisse passer la jeune femme. Mon dos s’appuie contre la porte refermée. Mes yeux se ferment. Mes poings se resserrent, l’un contre lui-même, l’autre autour de la lampe. C’est là que je sens l’arme contre ma peau dans mon dos. Je tremble. Je lâche la lampe et me laisse glisser le long de la porte. J’étais si persuadé de ne plus à avoir à utiliser la force dans cette ville. J’étais si persuadé d’avoir échappé au combat perpétuel de l’extérieur, de New York, des arènes… Jusque là, je m’en apperçois, j’étais persuadé de pouvoir oublier ces dernières années et reprendre un travail sommes toutes, normal. Faut croire que non… Tu t’appelles comment ? J’ouvre les yeux, surpris par cette tentative de sortir la tête de l’eau. D’obtenir une conversation normale loin de ces coups, loin du tir que j’aurai pu faire contre le deuxième homme.

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MessageSujet: Re: Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE   Mer 3 Juin - 15:19

Ruby se sentait encore un peu honteuse de s’être ainsi accrochée à un parfait inconnu et de lui avoir montré sa peur de la sorte. Elle qui se targuait pourtant de n’avoir peur de rien, d’être une sorte de dure à cuire, d’être au-dessus de tout cela, faisait bien mauvaise mine à cet instant. Bien sûr elle était toutes ses choses avec ces pouvoirs elle ne craignait pas grand-chose et le passé avait démontré qu’elle parvenait à se sortir de toutes sortes de situations plus ou moins dangereuses mais là elle ne pouvait pas véritablement compter sur ses capacités en sorcellerie, car malheureusement cela ne lui ouvrait pas les portes verrouillées. Par chance, le jeune homme ne lui tint pas rigueur de ce moment de faiblesse et elle cru lire en lui qu’il préférait que cela soit dans ce sens que dans l’autre mais peut-être était-il simplement mal à l’aise de son comportement à elle ce fut pourquoi elle enchaina avec le fait qu’ils devaient se sortir les doigts du cul pour s’ils voulaient sauver ces derniers. Seulement, comme elle, il n’avait aucun talent de cambrioleur. Voilà bien une activité qu’il serait bon d’ajouter dans les cursus scolaires, car on ne pensait jamais assez aux coups durs imposés par la vie, pensa Moony avec humour avant de se remettre dans la partie et de se diriger vers la porte qu’elle avait repéré grâce au phare du train qui avait manqué de la réduire en bouillie. L’ancienne actrice fit de son mieux pour activer son cerveau et trouver comme ouvrir cette foutue porte. Elle sursauta en tendant le bruit sourd de la chute du brun et s’approcha pour l’aider à se remettre debout en lui faisant les gros yeux. Il leur fallait rester discret cela serait dommage de se faire repérer à cause d’une maladresse. Non seulement elle n’avait pas de pince à cheveux sur elle comme il le lui proposa ensuite face à la porte mais en plus elle aurait été bien incapable de s’en servir comme il le souhaitait aussi se contenta-t-elle de hocher négativement la tête pour toute réponse. De toute manière mieux valait faire le moins de bruit possible.

Toute à ses pensées pour le moins négative Moon ne remarqua pas immédiatement le petit jeu de son compagnon d’infortune, en cas pas avant qu’il ne pousse un petit cri de victoire alors que subitement tout le souterrain se retrouvait plonger dans la plus noire des obscurités. Elle ne comprenait pas vraiment la joie qu’il pouvait ressentir à ne plus voir ce qu’il se passait autour d’eux et clairement cela ne ferait pas disparaître le problème de leur fuite mais quand elle entendit les bruits venant d’un peu plus loin, la sorcière le rejoignit intérieurement sur le fait que c’était bien joué. Elle aurait tout aussi bien pu utiliser ses pouvoirs pour masquer leur présence comme elle l’avait déjà fait mais c’était autant de force économisé pour le cas où la situation empirerait encore. Ce qui ne manquerait pas d’arriver, la sorcière pouvait en mettre sa main à couper tant la malchance la poursuivait ses derniers temps et ce malgré le sortilège qu’elle avait tenté de faire. Peut-être cela faisait-il trop longtemps et que les puissances supérieures lui demandaient une nouvelle offrande, faisant passer le message dans les merdes qui lui tombaient dessus les unes après les autres. Elle se laissa faire quand il se colla à elle dans l’encadrement de la porte pour accentuer l’effacement de leur présence en ses lieux alors que les bruits s’accentuaient. Son cœur battait à mille à l’heure dans sa poitrine et elle ne parvenait pas à se calmer. Si on les trouvait maintenant, après le passage du train, ils auraient l’air encore plus suspect qu’avant. Et le fait qu’il glisse ses doigts dans les siens ne l’aida pas à se calmer. Leur proximité, le noir et l’adrénaline faisait un assez bon mélange pour éveiller la sensualité de la jeune femme alors que le moment n’était pas des plus propices. L’éventualité d’une mort imminente devait surement agir aussi. Toutefois le faisceau d’une lampe torche coupa toute de la minuscule étincelle érotique qui avait pu naitre entre les deux individus qui se retrouvèrent un moment comme un lapin pris dans les feux d’une voiture. Incapable de bouger pour se sauver comme hypnotisé par la fatalité.

Le brun fut le premier à réagir et plutôt que d’attendre que les deux hommes armés leur tombe dessus il passa à l’attaque. Ruby resta figée et ne sut quoi faire. Le corps à corps ce n’était pas vraiment son point fort, d’ailleurs elle était même nulle dans le genre. Il y avait une raison pour laquelle son époux était parvenu à la maltraitée aussi longtemps, c’était bien parce qu’elle n’avait aucun savoir du combat honorable. Elle préférait nettement manipuler les esprits et les coups par derrière pour ne pas trop se mettre en danger. Elle tenta tout de même de suivre ce qu’il se passait qui se prenait des coups, qui tirait, qui était par terre. Mais avec le seul éclairage fourni pas la torche et les nombreux mouvements de celle-ci, difficile pour la sorcière de comprendre quoi que ce fut à l’affrontement qui se passait sous ses yeux. Il y eu un coup de feu franc et très proche d’elle qui la fit sursauter mais la brunette eu le bon réflexe de couvrir sa bouche pour étouffer le moindre son et ne pas se faire repérer au cas où la victime se trouvait être son acolyte. Elle resta encore coller contre la porte sans bouger, sans respirer attendant de connaître l’issu d’une façon ou d’une autre jusqu’à sentir les doigts près d’elle et de reconnaître la voix du brun ce qui pour effet de la soulager immédiatement. « Je suis là. » Murmura-t-elle le plus doucement possible et la voix tremblante. Il devait bien s’en douter mais elle ne savait pas trop ce qu’il voulait entendre à ce moment-là. Elle se poussa ensuite un peu le temps qu’il défonce la poignée à l’aide de la torche et qu’enfin la porte cède. Elle s’engouffra dans l’ouverture comme s’il s’agissait enfin d’une solution, d’une échappatoire et fut accueilli par la lumière automatique de ce qu’ils découvrirent comme une cage d’escalier et un semblant de palier carré, assez grand pour les accueillir tous les deux. Le temps que ces yeux s’ajustent à la nouvelle luminosité et Moony se tourna vers le jeune homme qui semblait désemparée malgré leur nouvelle sécurité bien que toujours précaire.

Elle fut surprise qu’il lui demande son prénom, maintenant alors qu’ils devraient être en train de courir pour remonter à la surface. Toutefois profitant elle aussi de cet instant de répit elle s’approcha pour s’agenouiller près de lui, sortant un mouchoir de sa poche. Elle le replia correctement et le posa sur le côté de la tête du brun, là où elle avait aperçu un discret filet de sang, il avait dû recevoir un coup assez violent puis elle resta dans cette position pour lui répondre. « Je m’appelle Ruby… » Elle se mordit la lèvre inférieure avant d’ajouter. « C’était vraiment courageux ce que tu as fait à l’instant. » Un peu idiot aussi quand on savait qu’avec sa magie ils n’auraient absolument rien risqué même si cela voulait aussi dire qu’ils n’aurait pas récupérer la lampe pour ouvrir la porte et qu’en plus il n’aurait pas pu faire de bruit sous peine de perturber l’illusion mais cela aurait probablement été moins douloureux pour lui. Elle tapota encore un peu son mouchoir jusqu’à avoir essuyé le sang qui commençait à coaguler, la blessure ne devant pas être bien grave et puis elle se releva. « Ils étaient deux et maintenant que la porte est défoncée il va falloir la bloquer avant de grimper… » Déclara-t-elle en se relevant doucement et découvrant son apparence déplorable. Ses pieds nus étaient noirs, couverts de charbon et de suie, ses vêtements étaient tout aussi sales et elle imaginait que son visage ne devait pas non plus ressembler à grand-chose si elle en jugeait par l’état de celui du brun. « Et toi, comment tu t’appelles au fait ? » Cela ne les aideraient pas à empêcher la milice de les poursuivre dans cet escalier de verser dans la banalité d’une conversation mais cela ferait forcément redescendre la tension. Ce fut alors que sous l’escalier elle découvrit ce qui pourrait les aider et elle s’approcha, évidemment avec le peu d’espace, il n’y avait que sous les marches pour ranger une magnifique brouette. Ruby entreprit alors de la sortir de là et compris rapidement qu’elle n’avait pas dû être utilisée depuis longtemps pour autre chose que de soutenir les divers outils qu’il y avait dedans, compte tenu de l’état des roues, mais cela suffirait amplement.

« Aller Timothée aide-moi à mettre ça contre la porte avant que les Peacekeepers ne rappliquent. Ca ne les retiendras pas longtemps, mais suffisamment pour qu’on puisse monter se mettre à l’abri parmi la foule. » Elle regarda d’ailleurs vers le haut pour évaluer le temps qu’il leur faudrait pour grimper la volée de marches et puis se demandant sur quoi ils déboucheraient. Ils seraient probablement encore trop loin de son club pour se considérer saints et saufs et puis avant leur état général n’aiderait pas non plus à les dissimuler. Il serait toujours temps d’utiliser ses illusions à ce moment-là. Dans le pire des cas, retourner au Masquerade ne serait peut-être pas des plus approprié si on l’avait ne serait-ce que reconnu un tout petit peu. Tout comme il serait louche de ne pas l’y trouver ce soir-là. Un dilemme que la sorcière se devrait de résoudre plus tard dans l’hypothèse où ils s’en sortaient. Elle soupira et remis ses forces dans le déplacement de la brouette détaillant un peu mieux le physique de celui qui était intervenu dans cet enfer pour lui sauver la vie pour la deuxième fois déjà en un seul jour. Peut-être bien qu’il s’agissait là d’un record, car Moony était bien plus habituée aux hommes qui en voulait à son intégrité physique et mentale qu’à ceux qui se comportaient comme des héros. Un changement fort appréciable compte tenu de la situation. Plus que sortir de tout cela vivante, la brunette voulait juste pouvoir se poser dans un canapé confortable avec un whisky de grand cru pour effacer le gout de poussière de sa gorge. Bien sûr cela impliquait d’être encore capable de respirer mais c’était bien ce qu’elle voulait, profiter encore un peu de la vie avant un second séjour en enfer. Et le jeune homme pourrait se joindre à elle pour se moment de détente s’il le voulait, après tout il le méritait après toute l’aide qu’il lui apportait.

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MessageSujet: Re: Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE   Sam 8 Aoû - 23:13

[spoiler] JE M EN VEUUUUX ! Je viens de voir AUJOURDHUI que je t'avais pas répondu ! HOOOOOONNTE ACHEVE MOI ! Je suis désolée, j'espère que cela t'ira...j'en suis pas très fière.... ohlalalaa.... je suis désolée ..... [/color]

L’image me vient avec une puissance qui me terrasse. Je pose une main sur mon cœur pour vérifier ses battements autant que pour calmer ce pouls qui s’accélère. Je secoue la tête en fermant les yeux. J’ai beau sentir la jeune femme à mon côté, j’ai du mal à revenir durant plusieurs secondes. Je suis coincé dans un de ces souvenirs qui poursuit qu’importe où que l’on se cache. Pourtant, je l’avais si bien caché au fin fond de ces neurones. Sa voix. Je me concentre sur celle-ci et même si je ne comprends pas un traitre mot de ce qu’elle me dit, elle parvient à me ramener. Son sourire est la première chose que mes yeux rencontrent et ma foi, la chaleur se repend avec aisance dans tout le reste de mon corps. J’attrape ma main tremblotante avec l’autre et enfonce mes ongles dans ma peau. Il est évident que je suis loin de cet hiver sans fin, me voilà dans une entrée de service en plein milieu du métro. Bien que ma tête me tourne lorsque je me lève, je préfère ma situation à celle que j’avais sous la neige et sur le mois qui avait suivi. Tout plutôt que retourner la bas. Je fronce les sourcils et la vois récupérer une brouette.  Décidément on trouve de tout sous la ville. Je l’aide rapidement à poser le tout contre la porte en espérant, comme elle que le tout tienne assez longtemps pour qu’on se carapate. Oui, bon, c’est pas la tour Eiffel c’est sûr mais bon… on peut pas faire mieux… barrons nous vite fait… Je me détourne avec rapidité, oscille, accuse un coup de poing invisible et me retiens contre le mur. Ok bien. Bien. Bien. Je pose une main sur ma tempe comme si j’étais capable de quoique ce soit par ce simple geste et regrette pour la première fois depuis longtemps de ne pas être le fils espéré… j’aurai au moins pu m’éviter de me battre et les conséquences qui vont avec. Pourquoi la vie de Bastien devrait-elle être plus simple que la mienne ? L’abandon ne semble pas l’avoir mal servi…. Je grogne intérieurement et monte les marches en m’agrippant aux rambardes métalliques.

Nous grimpons dans le silence de niveau. Un silence que je finis par briser par ennuie autant que par crainte. Parler m’a toujours évité de m’inquiéter. Parler à toujours eu pour ambition de cacher ce qui comptait vraiment et au final, parler m’a très souvent fichu dans le pétrin. Ruby, c’est ça ? Sympa comme prénom, original surtout… les miens ne sont pas partis bien loin, il parait que mon arrière grand-père maternel s’appelait Timothée Achille Castel… une chance qu’ils aient pas voulu m’affubler du second prénom… Il parait que donner le prénom de quelqu’un de connu pèse psychiquement sur un enfant… ça peut l’influencer, le prédéterminer… C’était un homme assez autoritaire et connu dans la…. Dans son domaine… Je fronce les sourcils étonné par ce déballage. Mon arrière-grand-père n’était pas du tout un de me sujets de conversation, il n’avait même aucun intérêt pour moi. Je crois bien ne plus m’être posé de question sur lui depuis que j’ai saisi que cette histoire de transmission n’était qu’un leurre. Et oui du grand Timothée Castel dont les pouvoirs étaient apparemment reconnus dans toute l’Europe, la famille Morel était passée à un avorton tout ce qu’il y a de plus humain : echec. Je souris. Excuse… c’est pas très intéressant… Je crois qu’il a tapé un peu fort… Je lâche un léger rire. 3 étages. Et toi, pas d’anecdote inintéressante à partager dans cette longue ascension vers un…. Avenir incertain ?

Je me retourne, lui jette un regard amusé et reprend mon bonhomme de chemin jusqu’à me retrouver face à une porte. Hésitant, je finis par poser ma main sur la porte, sortir l’arme à feu de mon jean et l’ouvre. Uun instant, j’espère que celle-ci soit bloquée. Espérance stupide vu que ce serait une nouvelle raison de m’éclater la main, comme si j’en avais besoin d’une autre… La porte s’ouvre donc et nous laisse face un couloir entièrement vide. C’est vide… on est dans un couloir du métro.. J’attrape son poignet après tâtonnement et sors. L’arme le long du corps, j’agis par souvenir. Ma posture trahit une habitude que j’aurai préférée laissé derrière moi. Un panneau m’indique la sortie sur la droite, on s’y engouffre sans hésitation. Je devine la sortie avant de s’approcher de l’escalier. Mon pouls s’accélère à mesure de notre rapprochement et du silence qui se fait trop pesant. Ma main se crispe sur mon arme. Silence. On grimpe les marches en se courbant le plus possible. Les bâtisses apparaissent doucement, je m’arrête. Je n’aime pas ça. Pourquoi le silence ? Où est la foule ? Que se passe-t-il dans cette ville ? C’est quoi ce bordel… on dirait que le quartier est désert… je m’attendais plus au remake de jumanji..

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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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Mark The Graves † Timothée ▬ INTRIGUE

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