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 We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]

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MessageSujet: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Jeu 29 Jan - 22:47

Dire que j’ai laissé des heures s’écouler pour ce petit connard. Ouais, ce type était franchement un enfoiré. Mais il me plaisait. C’était mon type de métal. J’avais repensé à lui parfois. Quand je nettoyais mon flingue, ou quand je passais devant cette lamentable boutique ou quand je prenais mon bain. C’est ainsi que je me suis retrouvé là. A gambader dans la bouillasse. Pour ses beaux yeux tristes. J’ai mis du temps à retrouver sa piste. Je l’avais pensé dans ce quartier de malheureux, je me suis renseigné à son sujet bien que j’ignorais son nom. Il n’était pas un type qui passait inaperçu. Il était comme moi, à sa façon. A ce que l’on disait, il habiterait complètement en dehors de la ville. Alors je suis là, à patauger dans les marécages, mes botes sont dégelasse et pourtant je continue. Je le cherche. Comme si c’était évident que nous devions nous revoir. Parce que je devais le retrouver et le dévorer. Oui, je devais finir ce que j’avais commencé ou cela ne finirait pas de m’obséder. Enfin, c’était déjà le cas. Pouvait-il vraiment vivre ici ? J’avais du mal à le croire. Ici, les morts vivants se faisaient nombreux, avait-il trouvé un moyen déjouer leurs sens ? Il vivait comme un sauvage ? Le pouvait-il ? Fascinant…

Je l’ai trouvé finalement. Son abri. J’ai senti son parfum à lui. J’ai reconnu sa trace. Cette odeur infime, comme s’il n’existait pas. J’ai approché. Sans crainte, aucune. Sortant mon revolver, m’assurant que celui-ci était bien chargé. Je fis sauter le cran de sécurité et je me suis mis en marche. Je n’ai pas peur de le débusquer. Bien au contraire, cette traque n’était que plus satisfaisante parce que j’allais le trouver. Je l’avais trouvé. J’ai forcé l’entrée comme un bourrin. Ce soir mon mignon, je te ramène à la maison.

Je le trouvais là, étendu au sol. Sursautant en plein sommeil par cette entrée… Fracassante. J’ai passé ma main libre dans ma chevelure dense. J’espérais alors qu’il était bel et bien seul. Mais ce risque ne m’effrayait pas plus que cela. J’ai souris, éclairé par la lueur de la lune presque pleine. Enigmatique. J’observe ses chevelures décoiffées par son sommeil. J’ai gentiment pointé mon arme vers lui. Les balles ne seront pas mes armes ce soir, non. Je ne m’étais pas donné tant de mal pour le tuer. Je souris, satisfait. Je souris fièrement ; malgré les traits de fatigue sur mon visage non maquillé. Si pâle. « Je dois l'avouer. Tu n’es pas facile à trouver. » Lui disais-je avec un large sourire. J’aime l’effrayer. C’était tellement amusant. Oui, je m’amusais follement. Je le trouvais si adorable. Cela me rendait malade ! Je devrais le buter ! « Belle baraque. » J’éclatais de rire, particulièrement moqueur. Ah oui, comme c’était drôle ! Tellement drôle. Je ne m’en lasserais jamais de lui. C’était ce que j’espérais tant.

Je ne saurais expliquer ce qu’il y avait de différent chez lui. Tout. Son physique étant une chose qu’il m’attirait follement et me donnait envie de savoir ce qui se cachait derrière des fringues aussi pourris. Il y avait cette lueur dans son regard, comme si son âme était éteinte. Ou plutôt, refoulée. J’aime qu’il soit démoli ; parce que je ne peux faire davantage. L’on m’a mâché le travail, en général je déteste cela. Mais ce qui restait de lui, je le convoitais tant. « Viens, on va s’battre. Comme des hommes.» J'avais hate de savoir s'il y avait de la rancune en son coeur à mon égard. S'il y aurait de l'acide gardé pour moi au fond de ses yeux. S'il allait me haïr, s'il avait tout simplement repensé à moi tout comme j'avais pensé à lui. Dès l’instant où il me touchera bien trop, j’absorberais sa force. Riche de celle-ci, je pourrais le trainer où je le souhaite. J’avais ma voiture garé à l’autre bout du Bayou et mon coffre était large pour l’accueillir. Donne-moi ta force que je m’en serve contre toi.

Mon sourire ne c’est pas effacé. Je le contemple au saut du lit. Je pourrais presque entendre le sang battre dans ses artères. C’était fascinant. Je me tenais droit face à lui. Jouant avec mon arme. Je vidais le chargeur en tirant dans le sol. Les cliquetis silencieux prouvaient que je n’avais plus de munition. Je rangeais mon jouet. J’attendais cela depuis tellement longtemps. Il avait eu raison à notre première rencontre. Je n’avais pas réalisé à quel point. Mais maintenant que je le regarde : je veux toi. C’est magique comme sensation. « Ne me fais pas attendre mon mignon… Je me suis languis de toi. Et moi ? T’ais-je manqué ? » Allé mens-moi un peu, que j’admire ton hypocrisie. Ricanant de nouveau, un air brisé. Je le suis. Mais ce n’est pas grave, je me rafistolais comme je le pouvais. En dévorant les autres. Et toi, mon maladroit petit voleur : tu es à moi.



Dernière édition par Gawain J. Fronzak le Lun 18 Mai - 0:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Ven 30 Jan - 22:08

Le temps passait et Chayton avait l'impression que cette ville allait encore plus se consumer sur elle-même. Les récents événements l'inquiétaient bien plus que d’habitude. Après une journée de vol, il déposa son butin dans cette petite cabane abandonnée dans le bayou. La bâtisse tombait en ruine, mais cela ne le dérangeait pas le moins du monde. Bientôt un léopard remplaça un homme et le félin huma l'air, franchement intéressé. Chayton était capable de se transformer hors pleine lune, bien entendu, c'était douloureux. Mais il avait besoin de la bête pour survivre, seul, l'esclave serait mort. Psychiquement, il était complètement brisé, une ombre de ce qu'il avait été un jour, malheureusement. Déjà le félin s'éloignait, trottant avec élégance dans cette zone marécageuse qu'il connaissait par cœur. Trouver de la nourriture dans ces conditions ne serait pas une mince affaire, mais il réussirait. Il s'agissait déjà d'éviter les reptiles qui grouillaient dans les eaux dégoûtantes et troubles. Le léopard grimpa sur un arbre, observa les alentours et enroula sa queue autour de ses pattes, attentif.

Un bruit et il dressa les oreilles. Ce bruit il le connaissait bien, c'était le bruit des monstres. Il tourna la tête en leur direction et lentement, se redressa avant de s'éloigner. Il fallait mieux éviter ces créatures qui dégageaient une odeur étrange, une odeur de pourriture. Elles n'étaient pas rapides, mais le léopard préférait ne pas s'y frotter. Voilà, il avait trouvé un point calme et se cacha dans les ombres du marécage. Il attendait patiemment, les yeux mi-clos, mais les oreilles tendues comme antennes. Là, un bruit. Ce petit manège dura une grande partie de la journée jusqu'à qu'il se trouve un oiseau qu'il rapporta dans la cabane avant de le dévorer tout cru. Il aurait pu choisir de dormir dans un arbre pour la nuit, mais le léopard repartit mentalement, laissant l'homme refaire surface. Chayton avait mal tandis que les os se tordaient, se ressoudaient et qu'il prenait conscience de la réalité sous ses mains et ses pieds. Il avait la bouche sèche et secoua la tête.

Le goût du sang était encore au fond de sa bouche et il soupira longuement, tendu. Lentement, la peau à vif, il enfila ses vêtements avant de se rouler en boule dans la cabane. Avec l'argent qu'il volait, il aurait pu se trouver un logement décent, c'était évident. Mais il n'avait pas envie, cette vie là lui convenait. Il ferma les yeux, les sens encore aux aguets et s'endormit. Il dormait profondément et si bien. Puis soudainement, un bruit retentit. Chayton se redressa à demi, complètement paniqué, complètement dans les vapes tandis que sa vue était encore trouble. Une voix s'élevait sur sa gauche. Il cligna des yeux avant de reconnaître ce visage et cette arme. Non c'était un cauchemar, forcément. Il avait pensé souvent à cet homme, dans ses cauchemars les plus sombres il vivait. Ce n'était pas réel, mais oui cela l'était. Chayton serra le poing sur le bois moisi de la cabane, une écharde traversa sa peau, douleur, réalité. Il serra les dents tandis qu'il encaissa le rire sombre. Se battre comme des hommes, hein ? Le skinchanger fut sur ses deux pieds sans même y penser.

Il était furieux, furieux d'avoir été réveillé en plein sommeil, il avait tellement envie de se venger. Il serra les dents tandis que le bruit assourdissant de l'arme retentit, mais pas de balle. Néanmoins, compte tenu de son ouïe fine, ses sens furent agressés. Il tituba soudainement, comme s'il était ivre. L'homme secoua la tête de gauche à droite, posa une de ses mains sur son oreille gauche. Enfin l'arme fut rangée, mais sa colère était toujours là tandis qu'il regardait ce fou. Malgré l'obscurité et le faible éclairage par madame la Lune, il voyait parfaitement son teint pâle. Il était différent de la dernière fois.

« Va te faire foutre, espèce de malade. »

C'était la première fois qu'il insultait aussi clairement et il se sentit vivre. Sans réfléchir, Chayton se jeta sur lui et l'attrapa par le col de son haut. Il le toisa avec agressivité tandis que ce rire lui berçait encore les oreilles. Un monstre, c'était tout simplement un monstre.

« Tu ignores le sens du mot languir. »

Siffla-t-il. Il avait reçu un électrochoc et une partie de sa personnalité refaisait surface, brusquement, violemment. Cela le bouleversait, le secouait. Il avait mal au cœur et à l'âme. Il aurait aimé ne pas être secoué ainsi, ne pas ressentir autant de violence. Il avait peur de ce qu'il pouvait faire, du monstre tapi dans son âme. Il relâcha cet emmerdeur et le toisa de haut en bas.

« Dégage d'ici. »

C'était beau de rêver et le skinchanger allait le payer cher. Mais rien que cinq secondes, Chayton voulut rêver, il voulut rêver que bon sang, on allait enfin l'écouter ! Mais rêver, c'était bon pour les enfants, ou les esclaves, mais un homme affranchi comme lui devrait arrêter de s'offrir ce luxe.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Mer 4 Fév - 1:09

La colère dans les yeux de l’autre m’excitait en tout point. Je la voulais tellement, sa rage. Qu’il se décharge contre moi. J’étais près à encaisser n’importe quoi. J’étais tellement romantique. Dans ma soif d’autodestruction. Me faire foutre, en voila une glorieuse idée. Je souris alors qu’il m’attrapa avec violente. Me laissant faire avant de rire tout simplement. Je gardais les bras le long de mon corps. Impassible. Pourquoi faire après tout ? Il était bien plus fort que moi et je ne comptais pas m’épuiser inutilement. J’avais de bien meilleurs projets. Il m’électrisait à cet instant, alors qu’il tenta de corriger mes propos. Qu’en savait-il ce petit con ? Bien sur que je m’étais languis de lui, bien plus que je ne voulais l’admettre. Je l’observais, ce type. Mes yeux avides d’en savoir plus sur lui. Il me relâcha pourtant. Son regard me détaille et il m’ordonna de partir. Incroyable. Oui, c’était le seul mot qui me venait à l’esprit pour illustrer ce voleur de pacotille. Il me détaille du regard et moi je le regardais également. J’observais son jolie silhouette. Il était beau, en parfaite contradiction avec cet endroit. Merde, un clochard… C’était vraiment ma veine. Pourquoi tout cela pour un type aussi pathétique ? Des démunis, il y en avait des centaines dans les rues. Des centaines de types comme lui. Dire que j’étais là, devant lui. Que je m’étais trainé dans la boue pour ces beaux yeux quitte à me faire dévorer par les zombies présents dans les marécages…

Je croisais les bras ; peu enclin à accéder à sa demander. Ajoutant, toujours ce sourire brisé sur mon visage livide. « Dégager ? Après les efforts que j’ai du faire pour te trouver… Ce serait un véritable scandale de m'être donné toute cette peine pour si peu. » Il aurait pu m’accueillir comme un hôte de bonne qualité tout de même. Ceci dit, vu l’hygiène je me passerais qu’il ne m’offre quelque chose à grignoter. A moins qu’il ne me donne un peu de sa personne. Je doutais fortement que cela se fasse. Je fis mine de regarder son abris. Comment… Comment pouvait-il vivre ici. Je me mis à ricaner alors en lui demandant « Ta télévision t’comptais la brancher où ? » Je riais de plus bel. Vraiment ce type était une perle. Fascinant. Plus que n’importe qui dans cette foutue ville. Si j’avais su que j’aurais trouvé des personnages pareil en revenant sur terre ; j’aurais essayé de revenir bien avant ça. Je taisais mes rires. Hilarant. Je repris pourtant un air plus sérieux. Décroisant les bras. Tendant le bras pour instaurer un mètre entre nous. Sait-on jamais. J’étais venu le débusquer jusque là, je n’allais pas partir. Ce serait trop bête. Pas sans lui.

Mes doigts effleurent son torse et je souris faiblement. « Je ne suis pas venu te faire du mal. » Du moins, pas s’il ne me donne pas une raison de lui en faire. Oui, s’il me violentait, je serais bien obligé de me défendre. Et je me languissais de le dévorer. La poupée cassée, défiguré, immonde souriait. Je ne savais pas pourquoi d’ailleurs. Je ne suis qu’un taré après tout. Je le sais. Je n’éprouve pas de peine pour lui, pas même de pitié à sa condition. Je ne me sens pas l’âme d’un mécène, ni même d’un mentor. Les incompétents m’insupportent de façon générale. C’était bien cette absence de raison qui me rendait dingue.

Je ne connais pas l’amour. Je ne connais pas l’amitié. Ni la patience. La compassion. Pas même un soupçon d’empathie. Je n’ai jamais ressenti tout cela. J’ai toujours détesté y penser. Parce que j’imagine que cela veut dire que je n’ai jamais eu de cœur, même lorsque je fus qu’un simple humain. Je n’ai jamais pensé qu’à moi. Pas même d’empathie envers les esclaves noirs. Comme si, tout cela avait été normal. En fait, cela l’avait été. J’étais une belle ordure, je m’étais fait à cette idée. Je n’avais rien pour plaire, mais je ne faisais aucun effort. « J’pensais follement à toi, comment t’expliques ça ? » Hein ? Quel serait ça théorie ? Que je suis un taré probablement. J’y avais songé. Mais même si j’étais fou, je ne pensais à personne d’autre que moi-même. Alors, pourquoi lui ? J’espérais trouver la réponse de sa bouche, je pourrais la lui arracher s’il le faut. J’y prendrais un grand plaisir. Je ne comprenais pas son ingratitude. Je serais à sa place particulièrement flatté que quelqu’un vienne jusque là pour mes beaux yeux. Mais monsieur n’était pas de cet avis. J’ai passé ma main dans mes cheveux qui gênaient ma vue, je ne le quittais pas du regard. Trop dangereux. Il n’y avait rien de plus périlleux qu’un homme se sentant vulnérable.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Sam 7 Fév - 23:04

Il devait rêver, ce n'était pas possible. Chayton avait envie de vomir, ne comprenant absolument pas ce qu'il avait sous les yeux. Tout ceci était un cauchemar, assurément. Il le regarda avec ses bras croisés, il avait envie encore plus de hurler. Pourtant les mots ne sortaient pas de sa bouche, ils restaient coincé. Le skinchanger ne savait plus comment faire et quand il entendit le rire de Gawain, ce fut le truc de trop. Il souffla fortement, rêvant de lui arracher la tête.

« J'aurais trouvé. »

Il répondait avec arrogance, pourquoi continuait-il d'entrer dans ce jeu ? Il n'en avait pas la moindre idée, il savait juste que pour le coup, il était tombé sur la tête. Il aurait dû tourner les talons et fuir. Mais une petite voix dans son esprit lui soufflait de ne surtout pas le faire. De tourner les talons à cet inconnu était la dernière bonne idée qu'il pourrait avoir avant de mourir. Il flairait le danger et cela le rendait nerveux. Il avait la bouche sèche et son cœur battait à vive allure. Chayton tressaillit, il avait envie de vomir. Mais il ne lui donnerait pas cet honneur de le voir dans un état de faiblesse. Il avait l'impression que s'il montrait, il serait fini. Il regarda ce bras se tendre, ses doigts l'effleurer et un tressaillement courut le long de son échine. Sa nausée augmenta et il dut prendre sur lui. Il devait rêver, tout simplement. Ce n'était pas possible quelque chose ainsi. Il ne se réveillait pas. Pourtant l'amérindien d'origine ne bougea pas, il se laissa toucher comme s'il n'était rien. Réagis, mais réagis ! Non, il n'arrivait pas, il était complètement figé.

Chayton subissait tout cela et pour survivre, son esprit était entrain de se préparer au pire, d'accepter le pire. Oublier, rien qu'un instant fermer les yeux. Il ferma les yeux quand l'autre homme lui dit qu'il avait pensé follement à lui. Le skinchanger était bien trop vieux pour faire preuve de naïveté. Lentement, il ouvrit les yeux et regarda cet homme arranger ses cheveux rouges, mais il le touchait encore.

« Je... Ne sais pas. »

C'était sa réponse. Le léopard s'approcha encore plus de son bourreau, danger, c'était un danger et il le savait parfaitement. Mais pour contrer ce danger, il devait se montrer malin et pour cela, il devait donner l'illusion qu'il s'offrait. Tout irait bien, c'était ce qu'il se répétait. Il allait survivre à cela, il le fallait.

« Ton nom, comment t'appelles-tu ? »

Il ne pourrait pas dénoncer un tel monstre aux peacekeepers, personne ne le croirait. Qui aurait envie ? Il était seul avec ce foutu monstre, merde alors. Ses propres démons prenaient une forme tangible et cela le rendait malade. Il déglutit lentement. Il devait s'offrir pour survivre. L'ancien esclave avait survécu un an sans maître, cela serait-il possible que l'autre ait senti son passé ? Non, impossible. C'était du moins ce qu'il se disait, mais il devait se tromper et pas qu'un peu, quel idiot. Il ne savait plus sur quel pied danser, il était perdu, tout simplement. Chayton souffla bruyamment. Au bout d'un moment, il fallait baisser les armes, même si cela vous dégoûtait. Il savait que la violence ne résoudrait aucun de ces problèmes, il devait la jouer plus fine. Même si cela le dégoûtait au fond de lui. Ce n'était pas lui, tout simplement. Il devait s'oublier, encore.

« Que veux-tu ? »

Il avait peur de la réponse, mais il devait demander. S'il ne demandait pas, il n'avait aucune chance de s'en sortir. Il voulait lui demander si ses cheveux étaient réels, mais là encore, il n'en fit rien. Au fond de lui, le voleur était si faible, c'était incroyable. Une petite voix dans sa tête lui disait d'en profiter pour tuer cet homme, qu'il en avait les capacités, mais c'était faux, il n'avait la capacité de rien du tout. Peut-être bien sa forme de léopard, mais il n'aurait pas le temps suffisant pour se transformer. Or, il préférait prendre des coups sous forme humaine plutôt que sous forme animale. Les sensations sous forme humaine étaient déjà différentes de part sa nature non humaine, vivant les choses plus intensément, mais cela serait toujours moins affreux que sous forme animale. Il en savait quelque chose.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Sam 14 Fév - 14:14

Il ne réagissait aucunement à mes gestes, à mes mots. C’était assez perturbant, je sentais pourtant, non je me persuadais, qu’il pouvait exploser. Qu’il allait en mettre partout de son âme. Mais il ne faisait rien. Il me fixait et ma main contre son torse, savourant la chaleur d’un corps bien vivant. Je l’observais même fermer les yeux, ne le faisait-il point pour ravaler sa haine ? Pour garder le contrôle de lui-même ? Ah, mais je ne voulais pas qu’il se contrôle, je voulais qu’il soit lui. Quel qu’il soit. Je voulais le découvrir. Il dit ne pas savoir, moi non plus. Je ne savais pas ce qui m’avait attiré jusqu’ici pour le retrouver, lui. Alors que des types comme lui, il en avait des tas n’est-ce pas ? Des clodos pathétiques dans son genre… Ah non, je n’ai pas pitié de lui. Pourtant, je veux être celui qui le ramène ce soir. Il s’approche et la paume de ma main s’appliqua bien mieux sur son torse rigide. J’imaginais ses viscères alors, sous cette peau. J’imaginais ses poumons bien roses gonflés sous la pression d’air et le tracé de sa trachée, son petit cœur palpitant follement un peu par là… L’homme me demanda mon nom, je le regarde sans rien dire. Je regarde ses réactions. Remontant lentement ma main sur son corps, touchant cette gorge pour le sentir déglutir de peur. Cette sensation me rendait dingue… Je me nourrissais de sa crainte, s’il pouvait me l’injecter dans les veines je lui ordonnerais de le faire. Je soupirais doucement, je ne sais pas ce que je lui veux. Peut-être voulais-je simplement le tuer. Cela m’excite toujours de tourner autour de ma victime de la sorte et puis mon petit doigt me dit que personne ne le cherchera. Je n’aurais pas même à prendre la peine de cacher le cadavre de ce bon à rien. Il a tellement peur, foutu humain.

Je me suis alors moi aussi approché. Mes pieds frôlant le sol comme un serpent rampant. Je suis son serpent ce soir. Mes deux mains emprisonnent sa tête à présent et je détaillais longuement son visage. « Gawain… » Et n’oublies jamais ce nom malheureux ; ne me le fais jamais répéter. Je souris faiblement, c’était le maximum que je puisse lui donner comme sincérité. C’est con, mais je suis content. Content de l’avoir retrouvé, mon malheureux de la boutique d’électronique. Oui, cela m’apportait une joie simple et non sanglante. « T’as envie de m’tuer… Pas vrai ? » Mon sourire se fit soudainement plus sadique et provocateur. J’étais probablement trop sur de moi de manière générale. Probablement parce que je ne faisais attention en rien à mon état de santé, que j’aimais trop gagner pour ne pas m’amuser de la vie ; j’aimais gagner face à elle. J’aimais lui montrer que ce n’est pas elle, qui contrôle mon existence. « Où est passé le type qui aurait tout donné pour cette putain de télé ? Hein ? Qu’est-ce qui te fais peur ? » Ou plutôt, c’est quoi la peur ? Je n’ai jamais eu peur enfant. Peur de me battre, peur des noirs, peur des bus ou peur du feu. Je n’ai pas eu peur de pratiquer la magie, ni même tremblé à l’idée de mourir. Je n’ai pas eu peur de passer cette corde autour de mon cou et bondir de cette chaise, j’ai eu beau sentir cette douleur effroyable, mon corps tirant sur ma tête, l’impossibilité d’avaler ma salive, l’impossibilité de crier. J’ai senti la douleur de la suffocation. Et pourtant, je n’ai pas eu peur. Dans ma tête, tout avait semblé si clair : cela devait être fait. Je devais mourir.

Mes doigts se sont crispés sur sa tignasse brune, j’ai envie de les lui arracher jusqu’au dernier. La violence m’imprègne, mais moi aussi je m’efforce de garder un minimum de contrôle. Pourtant, je n’avais pas le désire de me contrôler. Je voulais me laisser aller à mes envies dévastatrices qui me dévoraient. Le faire pour lui. « Je te veux toi… Morceau par morceau… Jour après jour… Jusqu’à… » Ma voix n’est plus qu’un murmure, approchant de plus en plus, mes lèvres arrivant à la hauteur de son oreille « L’ennui… » J’ai ricané joyeusement avant de gouter sa chair en léchant la peau crasseuse de son cou. Si tendre... Je pourrais défaillir tant j'avais le sentiment que son épiderme me rejetait. Puis enfin j'ajoutais le souffle coupé. « C'est donc cela, le gout de la peur ? » Enivrant…  
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Sam 21 Fév - 19:28

Il le haïssait, il le haïssait tellement à cet instant. Il avait envie de le détruire, parcelle par parcelle. Mais Chayton était trop digne ou trop lâche, au choix, pour cela. Gawain, un nom si affreux. Le léopard se sentit prisonnier entre les mains de ce monstre, sa tête lui semblait lourde. Le félin avait envie de montrer les crocs alors que l'alligator, lui, rêvait de fermer ses affreuses mâchoires sur ce corps. Malheureusement, il n'aurait pas le temps de se transformer. Il pourrait le pousser en arrière, savourer son corps, oh oui, ce serait si bon, si tentant. Gawain lisait-il en lui ? En tout cas, il posa une question intéressante. Chayton le regarda froidement. Cette fois-ci il n'hésita pas et laissa les mots franchir ses lèvres à la question s'il rêvait de le tuer.

« Oui. »

Un mot empli de haine qu'il rêvait d'écraser sur la gueule de ce sale rat. Il rêvait de l'humilier, de le traîner dans la boue. Il ne s'était jamais senti aussi agressif, si sûr de lui. Que lui arrivait-il ? Il ne lui dirait pas ses peurs, jamais. Le skinchanger garda ses lèvres hermétiquement clauses dans une attitude claire et nette. Gawain devrait venir chercher ces réponses. Le léopard crut un instant que l'autre homme allait l'étrangler. Mais il savait comment ce genre de personne fonctionnait, elle ne tuait pas, elle vous torturait. Ce serait trop facile de tuer, trop rapide. Alors l'ancien esclave se demanda quel genre de torture allait-il connaître. D'un côté, il préférait ne pas savoir quel genre d'idée avait ce malade. Cela faisait vraiment froid dans le dos. Il lui faisait mal à tenir ainsi ses cheveux, mais là encore il ne dit rien, il se contenta de subir, tout simplement. Chayton avait les yeux à demi fermé, fantasmant sur ce qu'il pourrait lui faire. Du pur rêve, mais c'était tellement tentant de détruire encore. Non pas qu'il ne l'ait déjà fait, mais il avait tellement souffert durant sa vie, durant dix ans. Qu'est-ce qu'il y avait d'aussi fantastique dans le fait de blesser les autres ?

Il avait envie de détruire à son tour, mais ce ne serait pas ce soir qu'il pourrait le faire, non. Voilà le sort qui l'attendait donc, le fait que Gawain le voulait morceau par morceau. Allait-il le découper vivant ? Le skinchanger sentit son arrogance diminuer. Il eut envie de tomber à genoux et de pleurer, mais il se retint. Ne jamais montrer que cela nous touchait. Pourtant cela faisait mal de savoir qu'il allait probablement souffrir, tellement mal. Pourquoi le monde se montrait-il aussi injuste envers lui ? Qu'avait-il fait dans la vie pour mériter pareil sort, hein ? Il ne voyait pas sincèrement. Chayton eut un mouvement de recul quand cette bouche s'approcha de son oreille. Dégoût et là il ne cacha pas ses expressions tant son visage exprimait le dégoût. Il se liquéfia sur place quand cette langue caressa son cou. Non il rêvait, ce n'était pas possible. L'amérindien d'origine aurait voulu se réveiller.

« Connard. »

Dit-il le souffle rauque et sans se retenir, il enfonça son coude dans l'estomac de Gawain. Il l'avait trop cherché, il l'avait trouvé. Le léopard gronda sauvagement et même sous forme humaine, une lueur de sauvagerie sans nom commença à illuminer son regard foncé. Il rêvait de le tuer, de le couper lui morceau par morceau. L'autre homme avait demandé avant où était passé le Chayton qui voulait sa télé, il était là, bel et bien présent.

« Je paris que ça t'excite de te prendre des coups, sale malade. »

Il serra son poing droit et le dirigea vers la tronche de Gawain sans savoir si cela atteindrait sa cible ou pas, mais à ce stade-là il s'en fichait tellement. Il avait envie de l'écrabouiller au sol, oh oui. Il ne se retiendrait pas. Cette violence avait dormi si longtemps en lui, couvée son sein. Elle avait besoin d'être exprimée. Chayton recula en grognant sauvagement, se frotta les cheveux. Sauvage, il lui avait tiré les cheveux.

« Tire-toi d'ici avant que je ne perde patience. »

Croyait-il qu'on l'écouterait ? Pas du tout, mais il ne perdait rien à essayer. Au moins il avait prévenu. En réalité il avait déjà perdu patience, sinon il ne serait pas dans cet état plus que pitoyable. Il avait l'impression d'être pris dans un cyclone, il ne se sentait pas bien, mais alors pas du tout. Le léopard le savait, il avait perdu d'avance cette bataille.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Lun 23 Fév - 18:42

Son aveu est un délice. Probablement voulait-il me mettre en pièce tout comme je m’amuserais à le faire. Petit à petit. J’imaginais son envie plus sauvage. Il ne savourera même pas. Petit gourmand. Il me déteste et moi, je crois que je l’adore. Tellement que ça me rendait malade. Que j’en avais envie de vomir. J’aurais pu vomir sur sa jolie gueule. Je pouvais sentir la fureur qui émanait de son être qui semblait si délicieux. Je me jurais de m’empiffrer de son âme ; je lui ferais cet honneur. A peine eu-je le temps de le gouter sa chair que je reçus un coup plutôt bien placé dans l’estomac. Je serrais les dents sous la douleur ; un rugissement émanait de cette gorge féroce que je tripotais quelques instants plus tôt. Puis ses doigts s’écrasent sur mon visage avec force suite à une dernière tirade. Si fort que j’en perdis l’équilibre. Me retrouvant au sol ; mon corps pourtant ne fis aucun bruit sourd, juste un bruissement de mes frêles articulations. Je tombe et pourtant, je souris faiblement. Oui, ça me plait. Oui je suis un foutu taré… Et oui, tu es à moi.

Il reculait face à moi, alors que j’étais à terre. J’ai posé mon coude en arrière pour redresser mon buste et le regarder. Passant ma main sur mon arcade, un liquide noir s’échappait de ma chair. Maudit. « Touché… » J’ai souris. Je suis persuadé qu’il se sentait bien mieux à présent. Mais l’on pourrait jouer à ça toute la nuit lui et moi. En fait, nous pourrions jouer à ce qui lui plaira ; du moment que je gagne. J’aime gagner. Mon trophée c’est lui. Il semblait presque coquet mon clochard, se frottant les cheveux. Oh, mais je suis sur qu’il avait adoré ça ; tout comme j’adorais m’agripper à ceux-ci. Approche donc, je vais te peigner mon cœur…

La patience était à mon sens une belle connerie. A quoi bon attendre, quand l’on peu obtenir tout ce que l’on veut ? Ah non, cela n’en valait vraiment pas la peine. Ce n’était qu’une perte de temps et moi attendre ne faisait que croitre mon appétit. J’ai faim. Tellement. Je rêvais de son énergie depuis tellement longtemps ; je voulais m’en emplir et me laisser éclater de sa force. La rage dans ses yeux, je la trouve fabuleuse. Je m’y serais laissé avaler sans lutter. Mais il ne veut pas, il veut que je parte. « Pourquoi ? T’as la trouille mon grand ? Tu as peur de ce que tu es vraiment… Animal. » Je me suis mis à rire gaiement. Je n’ai pas bougé de ma place, qu’il me marche dessus si cela puisse lui plaire. Je n’attendais que ça dans le fond, qu’il ne soit qu’un animal. Qu’il me montre à quel point son cœur est sec et vide de principe. A quel point il me ressemble. Je veux lui prouver, qu’il n’a rien à perdre. Je veux lui prouver qu’il n’y a aucun sens à faire des manières, qu’il ne faut être que soi même. Des monstres. Je veux qu’il soit mien, qu’il soi moi.

J’ai tendu la jambe, m’étirant tranquillement comme si j’étais à mon aise dans mon divan. Mon pied vient lentement se frotter à sa jambe, glissant dangereusement vers ce que l’on pourrait appeler l’espace privé. Mais il n’y avait rien de privé en lui ; il m’appartenait pleinement. J’ai encore ricané excessivement aigue avant de lui dire « Tu veux me tuer, mais tu ne le fais pas… Pourtant, le cadre est parfait pour un meurtre. Seulement… Je t’aurais tué bien avant que tu es vraiment essayé, tu es tellement lent à te décider. » Je lui adressais une mine faussement désolé. Oh mais je ne le suis pas, j’adore le savoir à ce point perdant. Tu es né pour perdre contre moi. Je soupirais faiblement, enfonçant mon pied sur le sien en ajoutant « Je ne suis pas venu jusque là pour m’en aller parce que tu me l’as demandé… J’ai une proposition décente à te faire. Si tu veux l’entendre ; approches. » Mets toi à terre. De ton plein grès. A genoux. Je sais que tu adores faire ça. Une lueur dans mon regard en disait long sur le plaisir que je prenais de cette situation. Surprends moi ou plies-toi à mes règles.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Lun 2 Mar - 22:11

Il semblait s'en foutre d'être au sol. Il était tombé comme une fleur, avec élégance et sans broncher. Chayton n'en croyait tout simplement pas ses yeux devant tellement de connerie. Il tremblait de rage. Il était complètement hors de lui. Il avait l'impression de déborder de rage, il allait la vomir. Il n'était pas un animal ! Le skinchanger secoua la tête de gauche à droite pour repousser ces pensées. Non, il n'était pas un animal, jamais de la vie. Il serra violemment le poing.

« Je...Ne suis pas...un animal ! »

Siffla-t-il. Il ressemblait tellement à sa forme de base, à un félin, un gros félin. Sans même s'en rendre compte, il se mit à déambuler devant l'autre homme. Il se déplaçait avec élégance, mais la tension nerveuse pouvait se lire dans tout son corps. Il avait envie de tout exploser sur son passage, de tout détruire. Qu'est-ce qui l'empêcherait de le faire ? Il pouvait le faire s'il le voulait vraiment. Oui sauf qu'il n'était pas cela. Il ne voulait pas perdre le contrôle à ce point, ce ne serait pas lui. Le léopard se figea quand ce pied toucha sa jambe. Lentement, il posa ses yeux sur ce pied puis remonta sur le visage de Gawain. Il s'était figé, il ne fuyait pas, il n'y arrivait pas. Pourtant il sentait cette jambe se rapprocher de son entre-jambe et il se disait que c'était un connard, un connard à abattre. Alors pourquoi ne le faisait-il pas ? Pourquoi était-il aussi faible à cet instant ? C'était quoi son problème à la fin ? Il savait très bien ce que c'était son problème. Il était un lâche, un lâche incapable d'assumer ces actes et de se défendre, une victime éternelle. Mais comment sortait-on du cercle vicieux de la victime quand on l'avait été durant dix ans ?

Cela ne se faisait pas en claquant des doigts bon sang ! Non pas du tout. Il serra les dents, tellement furieux. Il avait envie de s'en prendre à cet être. Mais tout ceci n'étaient que des fantasmes dans sa tête qui ne bougeraient pas. Des petites images qu'il rêvait d'exécuter, mais cela restait des rêves, fin de l'histoire. Non, il n'était pas lent.

« Je peux être rapide. »

Un défi, oh oui, défis-moi. Non mais à quoi jouait-il bon sang ! Il jouait avec un malade, non il filtrait avec. Il avait envie de jouer au jeu du plus rapide sauf que l'issu serait la mort, quelle idée. Il grimaça quand il sentit son pied se faire écraser, connard, mais là encore il ne dit rien. Il resta complètement stoïque à le fixer comme si tout ceci était normal. Aimait-il se faire maltraiter ? Non, mais d'un autre côté, il ne faisait rien pour s'en sortir. Il subissait allègrement et attendait le secours d'une entité divine qui aurait bien pitié de lui. Connerie, foutaise, personne ne viendrait le sauver. Il n'avait plus de famille depuis longtemps, surtout que c'était lui l'aîné à la base. Approcher ? Hors de question ! Le skinchanger se rebiffa et recula de deux pas en signe de défi. Il ne se laisserait pas faire, bien loin de là. Il ne voulait pas se laisser faire, tout simplement. Son regard foncé était une menace claire et nette, il ne s'approcherait pas et ne s'abaisserait pas devant ce porc.

« Donne-moi une bonne raison de le faire. »

Il aurait dû fuir, courir tant qu'il le pouvait encore. A la place, Chayton était captivé par ce monstre Il voulait savoir, il voulait comprendre, c'était humain. Mais l'était-il seulement encore un peu ? Il jouait vraiment avec le feu pour le coup.

« Tu peux me donner ta proposition depuis ici, j'entends fort bien. »

Et il ne mentait pas, avec sa super ouïe de skinchanger, il entendait tout ! Il suffisait de lui faire confiance, hein. Il jouait vraiment avec le feu et risquait de se brûler, mais il s'en fichait, il se sentait tellement vivant. Il voulait le défier au maximum, extrêmement conscient qu'il perdait peu à peu sa liberté et risquait de se faire dévorer tout cru. Quelque chose de quelque peu intolérable, mais d'inéluctable. Alors il voulait encore prouver qu'il avait de la force. Avec une dernière pointe de défi, Chayton redressa le menton. Le message était clair, Gawain allait devoir se lever pour l'atteindre ou alors abuser de ses pouvoirs sur lui s'il voulait l'avoir. Le skinchanger fit un sourire mauvais. Non, ce n'était pas un gentil félin, au contraire.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Jeu 5 Mar - 22:05

Pas un animal ? Son déni était un tel régal. Vraiment, comment pouvait-il vivre en reniant ce qu’il était ? C’était comme si j’avais la prétention d’être en vie. Allons mon petit, nous vallons bien mieux que tous ces humains. Pourquoi ne pouvait-il accepter sa nature ? Je pouvais ressentir pourtant, toute la rage qu’il contenait. Pauvre fou, il fallait exploser. A tout prix. Il peut être rapide prétendait-il. J’ai alors dessiné un sourire amusé, enjoué et arrogant. Ce type m’excitait follement. Il était terrifié par sa propre nature, mais celle-ci voulait tant jouer avec moi. Je le sentais, c’était comme s’il m’appelait. Mais qu’il vienne, puisque j’étais arrivé jusque là pour ses beaux yeux. Il n’avait qu’à se servir. Il recula et refusa de me rejoindre au sol de son plein grès. Ce que je trouvais tout à fait regrettable. Il me fixait avec défie et je me sentais toute chose en l’observant. Presque comme une bouffée de chaleur de femme ménopausée. Je dévisageais mon animal dont j’ignorais encore le nom. Mais il était clair qu’il était mien. Je le fixais, s’il voulait jouer. Je serais son meilleur partenaire. Je crois que je n’ai pas ressenti cela depuis longtemps. Une telle excitation. Une telle joie mise en un être unique. Qui me semblait unique. Qui me rendait atrocement vivant. Quel délicieux poison alors qu’il répandait dans mes veines.

Je voulu le provoquer, caressant doucement le sol de mes doigts je ne voulais pas gaspiller mon énergie à rien. Mais j’aime tellement me jouer de lui. Ma langue passa lentement sur mes lèvres. Il ne faisait que croitre mon appétit. Sa seule présence me réjouissait follement. Il me plaisait terriblement, je ne saurais dire pourquoi. Non pas parce qu’il me trouvait repoussant, parce que tout le monde me trouvais répugnant. Alors, ses pensées à mon égard ne me dérangeaient guère. Bien au contraire, je me nourrissais de son dégout. C’était tout ce qu’il pouvait bien m’offrir. Je prendrais tout ce qu’il puisse me donner.  De grès ou de force.

Une faisceau d’ombre se propagea vers lui et s’enroula doucement le long de sa jambe. Il ne pouvait rien sentir. L’on ne sent pas l’ombre. Juste une impression peut-être. Je l’ignore. Je n’ai jamais été en proie des ombres. Seulement, je décidais de lui témoigner mon invasion en resserrant doucement les fils insaisissable autours de ce membre. J’avais cette tendance folle à me penser invincible. Parce que l’on ne tue pas, ce qui est déjà mort. N’est-ce pas ?

« Tu veux une raison ou que je te soumette ? » Demandais-je avec un sourire mesquin. Il devait aimer alors que je le possède, que je décide pour lui. Les gens n’aiment pas toujours choisir. Ce qui est bien stupide à mon sens. Je serrais de plus en plus fort, m’amusant alors à tester sa résistance. Tenait-il à sa jambe ? Je souriais toujours et ne le quittais surtout pas du regard. « Tu veux travailler ? » Demandais-je finalement ; je crois qu’il ne pourra pas refuser ma proposition d’emploi. Je ne lui laissais pas vraiment le choix. D’ailleurs, il n’en aurait que faire. Je devrais le convaincre. Comme pour le reste.

« Il parait qu’il faut être très proches de ces ennemis… Je te recommande, si tu veux vivre, de me coller… Comme mon ombre. » Une ombre que je n’avais pas. Mais il pourrait l’être. Avoir un œil sur moi. Comme j’aurais un œil sur lui, ainsi qu’un flingue sous l’oreiller. Je pourrais jouer à cela toute la journée. Je pourrais le faire tourner en bourrique. Encore et encore. J’ai faiblement souris. Tirant doucement le fil pour avancer sa jambe vers moi sans trop insister, bien qu’une résistance de sa part puisse être douloureuse. Je le laissais gérer après tout, il était mieux placé que moi pour connaître sa tolérance. « Tu n’as jamais dis ton nom ; cabot. » Une petite insulte, piquante. Effroyable. Je l’attirais vers moi mais n’avait aucune protection s’il décidait de me bondir dessus. Mais je n’attendais que ça, me régaler de sa force.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Mer 11 Mar - 22:50

Chayton ne savait plus comment le prendre, cela devenait tout simplement impossible. Il eut envie de le mordre quand il vit sa langue passer sur ses lèvres. Insupportable. Une sueur froide coula le long de sa colonne vertébrale quand ce monstre le provoqua une fois de plus. Le skinchanger ne sut tout simplement pas quoi répondre, il baissa les yeux et regarda sa cheville et plus particulièrement sa jambe qui bougeait seule. Qu'est-ce que c'était encore que ce bordel ? Il tenta de résister, contracter ses muscles, mais une douleur vive le traversa, menace sous-jacente que s'il résistait trop cela finirait mal. Il ne savait pas ce que c'était, mais il supposait que c'était un pouvoir. Il était tombé sur un sorcier, forcément. Qu'est-ce que cela pourrait être d'autre ? Travailler ? Il n'avait pas travaillé depuis près de dix ans. Les mots sortirent seuls de sa bouche, il était tout simplement incapable de les retenir.

« Quoi comme travail ? »

Il se mordit aussitôt les doigts de son audace, cela allait lui coûter cher, forcément. Il avait envie de hurler sa détresse, mais il hurlait mentalement, n'affichant rien. Il ne pouvait pas montrer sa faiblesse, ce ne serait pas intelligent de sa part. Mais de toute manière, soyons honnête, il était déjà fou. Chayton le savait lui aussi, mais il avait cet instinct qui le poussait à résister encore. Les instincts n'étaient pas toujours une bénédiction, au contraire. Ils étaient donc ennemis, mais le skinchanger n'avait pas envie de le coller, au contraire. Il voulait s'éloigner le plus possible. Il se fit encore une fois tirer la jambe et il l'avança sans broncher même s'il fallait bien avouer qu'il était terrifié. Mais le léopard ne pouvait pas l'avouer. Il avait fermé à demi les yeux en priant pour que cela fasse disparaître son adversaire, mais il pouvait toujours compter dessus et boire de l'eau. Ses nouveaux cauchemars ne seraient pas effacés par un coup de baguette magique, quoi qu'il espère. Les contes de fée n'existaient pas, bien loin de là. Pourquoi tombait-il toujours sur des tarés ?

Il avait passé dix ans à essayer de se défaire d'un monstre et voilà qu'il en tombait sur un nouveau. Ce n'était à rien y comprendre. La rage déforma ses traits quand l'autre le traita de « cabot ». Chayton tomba à genoux devant lui, frémissant de rage et releva un regard noir sur cet homme aux cheveux rouges. Il avait envie de la détruire de la tête aux pieds et au maximum. Il montra la pointe de ses dents comme un animal. Car après tout c'était un peu ce qu'il était, quoi qu'il en dise. Il était un animal.

« Je ne suis pas un chien, je suis mieux que ça. »

On aurait pu aisément imaginer les petites moustaches de chat qui s'agitaient dans un signe évident de provocation. Il n'était pas un cabot, il était mieux que cela. Le léopard en lui montra les crocs, fier félin un brin terrifié par ce qui l'attendait. Il avait peur. Ce que cachait Chayton, c'était qu'il possédait une seconde forme découverte récemment, celle d'un alligator comme on en trouvait dans le bayou. Il contrôlait bien moins sa transformation, mais on pouvait aisément le confondre avec ce reptile sans broncher. Il aurait peut-être dû croquer cet individu, cela aurait été si tentant.

« Chayton et toi ? »

Il ne se souvenait plus s'il lui avait dit son prénom, mais il en doutait fortement, il se serait souvenu du prénom de son bourreau, n'est-ce pas ? C'était du moins ce qu'il se disait, pour se réconforter dans l'idée que ce n'était qu'un monstre.

« D'autres que toi ont tenté de me soumettre, ils se sont cassés les dents bien avant d'avoir réussi. »

Mensonge, quel bien vilain mensonge pour sauver sa petite peau. Un mensonge pour cacher la vérité. Chayton avait frémis en mentant, il avait ressenti une pointe de peur et d'excitation à la fois tellement cela faisait drôle de mentir. L'autre verrait-il, sa peur ? Il se le demandait bien. Il n'y avait jamais eu d'autres, il y avait juste eu sa sorcière épouvantable qui l'avait contrôlé durant dix ans et Dieu ce que cela était amplement suffisant. Rien que d'y penser, il en frémissait d'horreur. Il jouait un coup de poker et pourtant, le skinchanger savait déjà qu'il avait perdu. Il était toujours à genoux, comme un désespéré, le début de la fin.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Ven 20 Mar - 12:49

Mieux qu’un chien ? Cela éveilla ma curiosité. Quel genre de créature était-il ? Je savais qu’il se transformait en un animal, loin de me douter qu’en fait il en était deux. Je l’observais alors qu’il était juste là, à genoux devant moi. Je redressais enfin l’échine. Tenant toujours ses jambes de mes liens cruels. Je me suis mis à genoux face à lui ; il dégageait quelque chose de si bestial. Je m’enivrais de son aura délicieuse. Quel animal était-il ? Il ne semblait pas vouloir le dire. Mais quand je le regarde, il semblait être un énorme lion. Uhm… Intéressant…  Il se présenta enfin à moi. Chayton… Pas très original. Je souris faiblement alors qu’il me retournait la question. J’avais déjà répondu un peu plus tôt. Dommage pour lui qu’il est la mémoire si courte. Je le fixais calmement, une lueur pensive dans le regard ; la main gauche toujours serrée sans relâcher mon emprise sur lui. C’est là qu’il me provoqua. Me mit au défi de le soumettre. Car oui, je voyais cela comme un délicieux défi auquel je ne me défilerais pour rien au monde. Bien sur que je vais tout faire pour te dompter mon minou.

J’ai lentement approché la main, prenant le risque de me faire mordre. J’ai posé mes doigts sur son cou, glissant lentement vers sa nuque et j’ai répondu avec un léger sourire plus que ravi « Sache, que je ne suis pas comme ces autres. » Je suis un marionnettiste, je suis rongé par le mal. J’aime le voir ainsi, le voir si faible et fort à la fois. Je caressais lentement sa peau délicieuse. Cet homme était étrange, je ne sais pas pourquoi je m’en préoccupe à ce point. Il n’est personne, strictement personne. Plus je me répétais cela, plus j’avais envie de le contrôler. De le posséder. Appartiens moi, je serais si parfait. Parfaitement ignoble et cruel avec toi. Il me renvoie mon mal être, il me donne la sensation d’être la seule chose qui puisse me le prendre. Me l’arracher. Cet être qui puisse me divertir, qui fasse diversion de mon être. J’arrive à oublier ce que je suis, ce que je hais. Je me sens si inhumain avec lui, si humain à la fois. Je hais et j’adore cette sensation. Je crois que j’ai touché le fond avec ce type. Je devrais le tuer.

Je me suis lentement rapproché, fixant son joli minois alors que doucement je commençais à m’imprégner de lui. Volant son énergie vitale, je me laissais emplir de lui. Quel régal… Lentement, il se sentira peu à peu fatigué et cherchera à lutter. Je veux voir sa lutte. Je veux le voir se débattre envers l’inconnu. « Tu m’appartiens maintenant… Tu feras ce à que t’emploierais de faire sans poser de questions et tu seras récompensé. Et si tu discute, je te ferais souffrir… Je te ferais agoniser lentement… » Sentait-il ses forces le quitter peu à peu. Je me sentais puissant… Seigneur, quelle force cet animal possédait ! Je me sentais tout émoustillé de son être. Je m’efforçais à ne pas être trop vorace et goulu. Lui laissant le temps de déguster sa faiblesse. Je caressais tendrement sa peau tout en souriant faiblement. Je l’attirais lentement vers moi pour qu’il pose sa tête contre mon torse en relâchant les liens qui le tenaient prisonnier. Mais j’allais bientôt absorber tout son être et… Oh qu’il sera difficile pour moi d’arrêter à temps. Tant j’étais follement excité de ce que je lui dérobais à lui, le plus minable des voleurs. « Chutt… Ferme les yeux… Quand tu te réveilleras je serais là… Et tu n’auras sur tes lèvres que mon nom. » Je caressais machinalement ses cheveux de ma seconde main sans jamais rompre le contacte cutané de l’autre ; je me sentais si ivre… Comme si je me nourrissais véritablement pour la première fois. Alors je me mis à rire faiblement d’une joie inexplicable. Tant de puissance, j’en avais le tournis, comme si j’allais exploser. Moi, qui n’étais jamais rassasié… Je l’étais enfin et dans un long soupire j’ôtais enfin mes doigts pour saisir sa tête entre mes mains le forçant à me regarder et je lisais l’épuisement dans son regard et je suis venu mettre sur ses lèvres un peu plus que mon nom en déposant un chaste baiser qui acheva de combler mon être.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Jeu 26 Mar - 21:54

Il le défiait comme s'il avait le pouvoir, mais Chayton n'avait aucun pouvoir, il avait juste le droit d'être faible. Il comprit son erreur bien trop tard. Il sentit cette main entourer son cou avant de glisser le long de sa nuque. Il avait tellement peur, il se pétrifiait de peur, il allait crever de peur. Le skinchanger ouvrit la bouche pour lui demander ce qu'il était, mais il se tut quand il le vit se rapprocher. Chayton avait tellement peur. Il aurait voulu fermer les yeux, mais il n'en avait pas la force, il était tellement lâche. Il sentit son corps se tendre tandis que la faiblesse envahit ses membres. Le brun n'avait jamais senti pareille sensation, que se passait-il dans son corps ? Serait-ce la folie par le plus grand des hasards ? Peut-être bien, il n'en savait trop rien. Il avait envie de vomir, mais il ne pouvait pas. Le léopard tenta de bouger, d'avoir un mouvement de recul, mais c'était si difficile. Il n'en pouvait plus, il allait crever de mal ou plutôt de fatigue. J'ai peur, mais il ne le dit pas. Il était seul depuis si longtemps qu'il avait appris à ne dire aucune crainte. De toute manière, qui voudrait l'écouter ? Personne sincèrement, il n'était rien. Il n'était qu'un déchet auquel on ne faisait pas attention. Il était un vulgaire jouet.

Un jouet avec lequel on s'amusait en ce moment. Les mots de Gawain le frappèrent de plein fouet. Non, il ne voulait plus appartenir à qui que ce soit. Il eut un mouvement de recul, mais cela était un si petit mouvement qu'il fallait être proche de lui comme l'était son bourreau pour voir son frémissement.

« Non... Je... N'appartiens... A personne... »

Si fatigué, il n'en pouvait plus. Il allait s'effondrer de sommeil, mais il luttait. Il tentait de lutter de toutes ses forces. Un sourd grondement monta le long de sa gorge, menaçant. Il ne se laisserait pas faire sans se battre. Mais c'était si ridicule ce petit chaton qui voulait se battre alors qu'il était épuisé. Il ne pouvait plus lutter tandis que son nouveau maître le caressa et l'approcha de son torse. Chayton ne put que s'y blottir, papillonner des yeux, arrête, mais aucun mot ne sortit. Il ferma les yeux quand il en reçut l'ordre.

« Gawain... »

Murmura-t-il faiblement.

« Ne me tue pas... »

Ce furent ses derniers mots tandis qu'il sentit des lèvres sur les siennes à la manière d'un prince embrassant sa princesse. Mais il n'était pas la princesse, il était une victime qui devait subir, pauvre de lui. Mais une vague étrange de soulagement l'envahit, tout irait bien se dit-il. Les ténèbres se refermèrent sur lui, il devint une poupée de cire qui ne bougeait plus, une poupée inerte qui rêvait en silence. Il ne sentait pas si on le soulevait et qu'on le transportait, il dormait, en quelque sorte. Il ne rêva pas, il était vide de tout à dire vrai. Vide comme une petite coquille. Chayton se réveilla en sursaut. Il avait mal partout et était particulièrement désorienté. Il regarda autour de lui. Il n'était plus dans sa maison en ruine dans le bayou. Il était dans quelque chose de plus normal, une maison qui tenait avec des murs dignes de ce nom. Un frémissement courut le long de son échine. Dans quoi était-il tombé encore ? Les souvenirs remontèrent et soudainement, il se souvint.

« Gawain. »

C'était comme le monstre l'avait dit, il aurait son prénom sur ses lèvres. Maudis soit-il. Chayton sut qu'il était foutu, que c'était la fin de tout. Il regarda la décoration, mais il voyait mal. Il sursauta quand il le vit, ces cheveux rouges. Il en tomba du canapé ou lit, allez savoir, sur lequel il était. Le sol dur l'accueillit et le léopard recula, apeuré.

« Qu'est-ce que tu m'as fait ?! Je n'ai rien fait pour mériter cela. »

Sincèrement, qui méritait pareil traitement, hein ? Pas même le plus salopard, quoi que Gawain le mériterait bien. Le skinchanger le regarda, sachant que son destin était scellé et qu'il ne pourrait pas s'enfuir, qu'il lui appartenait déjà.

« Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? »

C'était toujours bon de savoir à quelle sauce on allait être mangé, n'est-ce pas ? Chayton était finalement retombé dans la spirale infernale de l'esclavage.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Sam 28 Mar - 21:29

Sa supplication fut un délice. Alors ainsi, cet homme tenait à la vie. Aussi minable soit la sienne. J’étais impressionné, presque jaloux. Il était vrai que j’étais jaloux. J’enviais cette façon qu’il avait de s’accrocher. Je voulais savoir à quoi et pourquoi. Il était devenu un poids mort. Je me suis alors relevé, me concentrant pour détenir son ombre. Dieu merci, il regorgeait d’énergie. Je l’ai trainé dans la boue, dans le sens propre et figuré. Je m’amusais à le bafouer et l’avait chargé à l’arrière de ma voiture comme un bétail à la sortie du Bayou. Enfin. Je n’ai pas pris la peine de le sécuriser. Ni moi. Si l’on doit mourir dans un crash d’auto, c’est que notre avenir ce jouera dans d’autres terres : l’enfer.

Je l’ai étalé sur mon canapé. Il y avait plus discret qu’un type de ma carrure transportant un homme comme celui-ci. C’est pour cela que je l’avais fait tenir debout, comme un zombi ; soutenu par son ombre. C’est paradoxal n’est-ce pas ? Quand l’ombre n’est sensé qu’être une imitatrice de soi, elle devenait le chef à bord. Alors qu’il roupillait encore, je ne me préoccupais pas de son état de santé. Je suis allé dans la cuisine me servir un bon moccacino couvert de crème. Je hais la nourriture humaine ; mais l’odeur m’était plaisante. Voir, vraiment agréable. Je me suis mis dans le fauteuil devant la fenêtre ; les rideaux ouverts laissaient enfin percer le jour. La pièce est luxueuse. Je l’ai emmené dans l’une de ces maisons dans un quartier tranquille. Cette maison où je ne vais presque jamais. Quel ennui ici. Trop à l’écart. Trop calme. Je m’y sentais bien plus seul encore dans cette maison. Mais parfois, je devais me faire petit. Disparaître. Et quand je voyais mon reflet dans les grands miroirs ; le dégout de moi-même finissait par me pousser dehors. Pour vomir sur leur existence. Il n’y avait jamais rien eu dans cette maison qui puisse me plaire. Ni tableau, tapisserie, ou surface agréable. Maintenant, il y avait lui dans cette maison. Je n’avais pas envie de partir. Pour une fois, je me sentais chez moi.

Je ne le vis pas vraiment se réveiller, bien trop occupé à  fumé cette énième cigarette et à réfléchir à cette prochaine commande d’arme que je m’apprêtais à faire pour fournir leur stupide haine. Sa voix me parvenait ; mon nom. Je dessinais un sourire sur mes lèvres avec une lueur malsaine dans les yeux. Si prévisible. Chayton regarde autour de lui et tomba lamentablement au sol quand son regard tomba dans le mien. Ce qui m’aurait exaspéré chez un autre, m’amusa chez lui. Je le vis reculer comme un animal en cage. Je le regardais un instant puis je me levais pour avancer d’une démarche dangereuse vers ma proie. « Cesses tes jérémiades Chayton. » ordonnais-je froidement. J’ai attrapé la tasse tiède sur la table basse avant de venir m’accroupir à sa hauteur. Je fixais ses beaux yeux sombres, tendant ma main libre pour recoiffer cette tignasse brune indomptable. Mais lui, il était dompté. J’ai souris avec cet air sadique et cette lueur pensive dans le regard qui ne présager rien de bon. « Ce qu’il va se passer est simple… Je dois me lasser de toi. » Et j’étais convaincue que ce n’était pas gagné. Il m’intéressait et je m’intéressais de savoir pourquoi. Cela semblait alors une boucle sans fin. Mais il y aura une fin. Il y en a toujours une.

J’ai lâché ses cheveux pour lui tendre la tasse. Il devait se sentir vide et affamé. Avec tout ce que je lui avais dérobé. Non pas que je me souciais de lui, mais… Ah… Peut-être… J’en avais envie de vomir. « La question n’est pas de savoir si tu as mérité d’être là ou non. Est-ce que tu crois que moi, j’ai mérité cette vie là ? Il faut des puissants et des faibles. » J’étais puissant et il était faible. J’ai mérité d’être puissant après tout ce que j’avais subi. Il n’en avait pas idée. « Est-ce que j’ai mérité… De mourir ? Allons, de quoi faut-il se plaindre Chayton ? » J’ai posé la tasse au sol, perdant patience. Pourquoi parler de tout cela ? Je n’en avais aucune envie. Je me suis relevé et tourna le dos à l’animal féroce qu’il pouvait être. C’était bien pour cacher ma peine que je m’étais détourné de lui. Ma peine d’être humain, dans le fond. Quelque part. Je me suis posté devant la fenêtre en croisant les bras. « Je t’ai proposé un travail. J’ai besoin de quelqu’un pour m’assister car je suis très occupé. Regardes autour de toi, je possède bien plus que tu n’auras jamais dans ta vie. Tu seras payé et tu pourras quitter les égouts de la ville. » Seulement, s’il le voulait vraiment.
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Sam 4 Avr - 23:26

L'odeur de la cigarette lui sauta à la gorge et il déglutit lentement, toisant pensivement l'autre homme. Des jérémiades ? Il était sérieux ?! Le skinchanger estimait avoir le droit de geindre coup tenu du fait qu'il était retombé dans l'esclavage en un claquement de doigt. Il ouvrit grand la bouche, ayant envie de protester plus fort que jamais. Mais le geste de Gawain le figea, cette main dans ses cheveux ne le laissa pas indifférent, malheureusement. Il sentit son corps se tendre dans un appel sourd et muet. Un frémissement courut le long de son échine. Se lasser de lui ? Il ne comprenait pas et cela s'afficha dans son regard. Que devait-il faire exactement pour que l'autre soit lassé de lui ? Il ouvrit timidement la bouche.

« Qu'est-ce que... Je dois faire... ? »

Il savait qu'il ne s'en sortirait pas, soyons honnête, il le savait depuis le début, voilà tout. Il s'y était préparé. Inutile de se mentir plus longtemps. Il ne fallait pas être naïf au point de croire qu'il s'enfuirait d'un coup de baguette magique. Les baguettes magiques n'existaient pas, même pas dans le monde idéal. En sentant l'odeur chaude de la tisane, Chayton se rendit compte alors qu'il crevait de faim. Il avait l'impression de ne pas avoir mangé depuis des semaines. Il salivait d'avance en imaginant sous ses crocs la peau tendre d'un lapin. Il se vit entrain de déchirer la chair, qu'il soit léopard ou alligator. Le skinchanger frémit, des faibles et des forts. Il comprit aisément où devait être son nouveau maître, chez les forts. L'idée le dégoûtait et pas qu'un peu. Il avait envie de montrer la pointe de ses crocs pour la peine. Des crocs qu'il n'avait pas en ce moment-même, bien évidemment, des crocs qui lui faisaient terriblement défaut. Il aurait tellement voulu pouvoir égorger son bourreau. Cette violence qui bouillonnait était la clef d'année de souffrance. Des années qui l'avaient brisé et l'avaient transformé en monstre sans même qu'il s'en rende compte.

Rien de pire qu'un monstre qui s'ignore, n'est-ce pas. Il tendit la main vers la tasse quand Gawain la posa au sol et lui tourna le dos pour une raison qui lui échappait. L'aurait-il vexé ? Chayton aurait-il réussi l'exploit de vexer son bourreau sans même le vouloir ? Ce serait tout simplement incroyable. Il attrapa la tasse et la porta à ses lèvres. Il huma le breuvage avant d'en avaler une gorgée et de fermer les yeux de contentement. La chaleur se diffusa dans tout son corps avant de se déposer paresseusement dans son estomac. A cet instant, il se sentit bien, tout simplement. Sa proposition le laissa sans voix. Quand il l'avait entendu auparavant, il avait cru à une blague. Il regarda pensivement autour de lui. Il toisa chaque recoin de la pièce luxueuse. Il pourrait sortir des égouts, cessé d'être un voleur, ce serait la belle vie, n'est-ce pas ? Franchement, qui n'en aurait pas envie ? Devait-il vraiment réfléchir entre dire oui ou non ? Franchement, ce serait ridicule de dire non.

« Dans quel domaine travailles-tu ? »

Il n'avait plus travaillé depuis près de dix ans et être esclave n'était en rien un métier. C'était une obligation, on l'avait forcé. Par contre, il avait appris à donner des compliments, à tenir l'agenda de sa maîtresse, à aller chercher ses vêtements, mettre la table, nourrir sa fille, faire le ménage. Il avait eu de nombreux rôles et on ne l'avait jamais payé pour cela. Pourquoi faire diraient certains. Lui n'était qu'un simple cow-boy à la base, un bouseux quoi. Il réfléchissait à tout cela, franchement perdu. Il n'était pas sûr de vouloir abandonner Nikolaas. Il appartenait à une sorte de communauté et cela lui donnait tellement envie. Cette envie de voler lui rongeait le ventre chaque jour. Faire des mystères aux autres lui permettait de se sentir vivant, aussi étonnant cela puisse-il paraître, mais c'était la vérité.

« Pourquoi me tournes-tu le dos ? »

Pourquoi surtout se sentait-il seul quand il le voyait ainsi détourné de lui ? Il n'était pas normal, mais cela il le savait depuis longtemps. Chayton avala une grande gorgée de tisane pour s'empêcher de sortir une connerie de plus qu'il pourrait bien regretter à dire vrai. Mais finalement, il posa sa tasse sur le tapis qui lui semblait bien cher et se redressa. Prudemment, le skinchanger se rapprocha de cet homme si mystérieux. Il s'arrêta derrière lui, les bras ballants, ne sachant pas quoi faire de ses mains. Il se balança sur ses talons, mais son regard était clair et brillait d'intelligence. Il était un vrai chat d'appartement et si Gawain n'était pas gentil avec lui et ben... Il se ferait les griffes sur ses canapés, oh oui, il ne se gênerait pas !
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MessageSujet: Re: We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]   Dim 5 Avr - 16:43

Dans quel domaine ? Je n’avais aucun domaine. Je suis riche c’est tout. Un magouilleur. Mais je ne pouvais pas le lui dire, je n’avais pas confiance en lui. Pourtant, nous nous sommes rencontrés dans un magasin et je lui avais donné une leçon de vol. Ou de vie. Il n’était qu’un voleur de pacotille ; il ne faisait cela que pour survivre. Je le savais. Il n’y avait aucun amusement derrière cela. Parce qu’il se croyait quelqu’un de bien. Quelqu’un d’honnêtes. Alors j’allais lui donner un travail un honnête et il découvrira l’ennui. Il s’ennuyer jour après jour à me servir et me suppliera de le laisser démissionné. Alors, il sera près à m’être utile d’une tout autre manière. Je n’ai pas répondu. Restant pensif à observer la rue. Je crois que le calme de la ville m’agace. Aujourd’hui, c’est trop calme. Ce quartier est trop… Reposant. Il ouvre à la réflexion, et diable que je hais méditer à la raison de mes actes. Alors je pensais à lui. N’était-il pas déjà rongé par le vice après tout ? J’avais vu cette lueur dans son regard quand il avait voulu cette télévision. Je me souvenais parfaitement de cette rage dans ces yeux. Pourquoi était-il devenu aussi craintif en ma personne ? Peut-être avait-il flairé que j’étais son maitre. Je l’ignore.

Sa dernière question me ramenait à la réalité. Pourquoi je lui tourne le dos ? Je n’ai pas bougé, emplissant lentement mes poumons de cet air nauséabond. Je sentais sa présence dans mon dos ; j’observais cette fille qui traversait la rue avec son sac à main rouge hors de prix. Je revoyais alors cette femme dans sa robe fleurie, un panier au pli du coude se dirigeant vers l’épicerie en me faisant signe au travers de la fenêtre. J’entends encore sa voix me dire : ‘ne t’inquiètes pas mon chéri ; maman ne sera pas longue.’ Je n’ai jamais eu besoin de toi maman. Je ne suis pas faible. Je ne suis pas chétif ; je ne le suis que parce que vos yeux l’on décidé.

‘Attends moi là, tout ira bien.’ « Je vais bien… » Souffla ma voix égarée, agacée. Pourquoi n’a-t-elle jamais voulu l’accepter ? M’accepter dans mon état ; voir à quel point je n’étais pas à pas sauver. Je ne suis pas… Anormal.

Je me suis brutalement retourné, attrapant Chayton de mes maigres forces par la gorge en grondant ; les yeux rougis de chagrin avant de rugir d’une voix qui semblait appartenir à celle de l’homme que j’étais physiquement. Un monstre gonflé de rage, mais surtout et avant tout : d’amertume. « Ne me demande jamais pourquoi je fais les choses d’une façon ou d’une autre ! Ne demande Jamais pourquoi ! Tu as compris Chayton ?! Tu ne discute pas ma façon d’agir ! Et jamais… Tu ne demandes si ça va. Sinon je te tue… » Les quatre derniers mots ne furent qu’un murmure. C’est elle que j’aurais du tuer. Ma mère. Mais j’ai laissé le temps se charger d’elle et je ne me vengerais jamais de son amour. Ma prise se relâcha et ma main tapota lentement sa clavicule comme l’on féliciterait d’un animal qui avait compris les règles de la maison. Je soupirais en le toisant du regard. Ce type… Il me rendait dingue. Peut-être était-ce encore l’ivresse de son énergie vitale. Je me sentais étrangement lié à cet individu ; c’était pour cela qu’il était encore en vie. Je ne voyais que cette explication.

Finalement, ma voix reprit dans ce ton d’un calme arrogant et provocateur « Tu sais quoi… Je ne vais pas perdre davantage mon temps avec un type comme toi. » Oui, je lui en avais déjà assez donné sans qu’il ne s’en montre digne. Je ne vais pas attendre de l’esquinter d’ennui. Il m’avait convaincue. Il était trop curieux, trop… Malin… Je le voyais dans son regard, caché sous cette crainte… Je le sentais… « Tout à l’heure tu vas venir avec moi et je verrais ce que tu as dans le ventre… » Rien ne vaut une mise à l’épreuve comme on dit. La vie, c’est le far west. En parlant de ce qu’il avait dans le ventre… « J’vais me changer ; il y a de la bouffe dans la cuisine. Tu peux prendre ce que tu veux… » Je le regardais avec insistance en articulant la dernière phrase. Ignorant s’il comprendrait le message. C’était une façon de le tester. J’allais le laisser seul dans les pièces principales. Qu’il ne tente pas de s’enfuir car c’était bien verrouillé et je le retrouverais. Et si je le retrouve ; je le tuerais. Mais s’il est intelligent ; ça aussi il le saura.
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We all wanna party when the funeral ends ▬ Chayton & Gawain [Terminé]

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