AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Tell me now you know [PV Eileen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 2951
↳ Points : 867
↳ Date d'inscription : 14/04/2014
↳ Age : 27
↳ Avatar : Milo Ventimiglia
↳ Age du Personnage : 35 ans
↳ Métier : Créateur et rédacteur en chef du Blackbird
↳ Opinion Politique : Anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 / 2 en détection de mensonge
↳ Playlist : Keane - Crystal Ball / Twenty one pilots - Car Radio / Daughter - Medicine / Greg Laswell - This Woman's Work / Foals - Spanish Sahara / Sleeping at Last - Light / Coldplay - Don't panic / Daughter - Doing the right thing PLAYLIST YOUTUBE
↳ Citation : "They may torture my body, break my bones, even kill me. Then, they will have my dead body. Not my obedience."
↳ Multicomptes : Ezra S. Reilly & Joan C. Valentine
↳ Couleur RP : White



Feuille de perso
↳ Copyright: Nanami
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Tell me now you know [PV Eileen]   Lun 2 Fév - 22:29

Innocent, il ne l’était pas et de bien des façons. Nous pouvions commencer par son métier – si une telle activité criminelle méritait seulement cette appellation outrageusement gratifiante, continuer sur ses fréquentations nocives et enfin, plus simplement, sur les motivations de cette visite impromptue à l’orphelinat. Bien sûr, ces passages dans cet établissement étaient, néanmoins et généralement, réguliers, voir quotidiens si ses occupations externes le lui permettaient. Mais récemment, son assiduité avait chuté jusqu’au zéro absolu et pour cause, le retour la rouquine venait de bousculer à nouveau sa pitoyable petite existence. Comme un vieux schéma qui n’aurait de cesse de se répéter, attiré et consumé par le feu follet jusqu’à brûler tout ce qui gît aux alentours. Bastien aurait pu prétexter que ce retour, il le devait à un instant de bravoure, à un besoin de briser les anciennes habitudes mais la vérité, c’était qu’il n’aurait sûrement pas osé affronter sa cousine sans sa confrontation antérieure avec l'étranger. Timothée Morel lui avait offert de belles insomnies et tout aussi sûrement de belles gueules de bois quand Morphée s’abritait au fond d’une bouteille. Les nuits semblaient longues et les jours qui leur succédaient, l’écrouaient davantage à son incompréhension. Adoption. Il avait mis plus de quarante-huit heures avant d’oser effleurer cette seule dénomination d’une pensée. Plus de vingt-quatre heures pour arrêter de frémir en s’écoutant le brailler mentalement. Quant à remuer ses lèvres pour former le mot sur sa bouche… Il lui en restait encore du chemin à parcourir sur cette pente dangereusement abrupte. Il aurait pu se bercer de doux mensonges comme il savait si bien le faire. Il aurait pu fuir, déchirer les coordonnées de ce maudit inconnu et oublier. Certes, cela lui aurait bien ressemblé. Balayer d’un revers de main le négatif, l'imprévu néfaste sorti tout droit du néant - dans ce cas précis. Mais justement, cela venait du vide sans explication rationnelle, sans raison réelle et surtout sans but précis si ce n’était peut-être… La recherche de vérité ?

Bastien aspirait l’air comme si chaque grain d’oxygène cherchait vainement à l'éviter Sa poitrine se relevait à intervalles parfois irréguliers, témoin silencieux de son instabilité. Se poster face aux faits et affronter ses peurs, deux actions ambitieuses, trop ambitieuses pour un petit moineau à l’esprit fragile. Pourtant, forcé de constater qu’il s’orientait dans la bonne direction, prêt à en découdre avec son mystérieux passé. Remettre en question jusqu’aux fondations de son existence semblait rivaliser en trouble avec le retour d’Abigaëlle. Peut-être que ce n’était pas le moment de creuser finalement. Pouvait-il donc encaisser ce coup sur coup ? C’est ça Shepard, trouve-toi des excuses. Il déglutit douloureusement, passa devant des enseignes familières et sentit la peur se faire doucereusement les ongles sur son ventre. Il sembla que la bête resserrait ses serres sur sa proie à chaque pas mais heureusement pour le métamorphe, il cohabitait avec un bien étrange oiseau. Le corbeau distillait sa volonté dans l’être humain qui l’abritait gracieusement. Son propriétaire remerciait cette bravoure insensée en ne réalisant pourtant, qu’il l’avait peut-être toujours portée en lui. Vivre à l’ombre d’un secret en s’abreuvant de mensonges, aurait-il pu l'envisager ? Les traits de l’autre français revenaient le persécuter à chaque moment de sérénité. Ils perdaient déjà en qualité cependant, la voix tout aussi dissolue par le cauchemar ambiant qu’il lui avait inspiré. Une partie de lui refusait de se connecter totalement à cette réalité, de croire à ce qu’il lui avait avancé. Et l'autre, hé bien, elle l’avait conduite vers sa seule clé de compréhension qui n’impliquait pas un face-à-face immédiat avec l’européen. Eileen, donc.

Le changeur avait beau avoir coupé sans trop de souci les ponts avec sa famille bien avant son emménagement dans ce recoin du Monde, il n’avait pas hésité à renouer avec sa cousine dès qu'il l'avait revue. A juste titre. Il appréciait sa compagnie autant que les valeurs qu’elle lui inspirait. Sans le savoir, elle avait assurément joué un rôle déterminant dans sa reconstruction après sa fuite de New-York. A ses côtés, il trouvait un sens à ses propres combats, il remettait des noms sur ses propres envies. L’altruisme les nouait efficacement l’un à l’autre. La sorcière rassemblait à elle seule les symboles de vertu et de droiture que le jeune homme rêvait d'acquérir. il ne fût pas surprenant qu’il commence sa quête sur le pas de cette porte. Il franchit le seuil très calmement après avoir rejeté son mégot bien avant l’entrée. La nicotine le poursuivait encore dans ses effluves particulières qui l’accompagnaient constamment comme un fantôme olfactif. Il s’aventura dans les entrailles de la bâtisse, le cœur au bord de l’explosion dès qu’il croyait apercevoir l’irlandaise. Cet état avancé de panique interne l’effrayait rarement, habitué à n’être qu’un sac de nœuds et de nerfs. Cependant, allié à sa déroute récente et surtout à son affection pour la trentenaire, cette angoisse risquait de faire céder sa réserve habituelle. Ses silences faisaient légion d'ordinaire. Il était rare qu'il s’épancha sur sa personne. Pour des raisons parfois évidentes liées à ce qu’il était et parfois, pour d'autres plus irrationnelles comme sa pudeur naturelle. Peut-être craignait-il d’ouvrir une brèche dans sa retenue et de déverser en ce lieu les affres de sa misérable existence de petit piaf chapardeur et masochiste ? Pas à plaindre l’animal, il creusait sa propre tombe de toute façon et de bonne grâce. Sa main cogna le bois de la paroi, le bureau tant redouté. Il s’offrit le loisir de pénétrer en son sein, le regard vacillant d’un objet à un autre, traquant la propriétaire des lieux avec ardeur. « ’Leen ? » Diminutif familier qui lui tordit un peu plus l’aorte. Il avait aussi la trouille de briser ce qu’il pensait inconditionnel. Leur lien de parenté.

_________________

    Stuck along a road of sadness with nowhere to go. Here's hoping that the signs are real. And tomorrow with a spring in my heel. Somewhere on the road of sadness lies a better deal. I know that my hardened heart is beating still. I drove it to the point of madness just to feel something real.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2879-i-m-nothing-with
 

Tell me now you know [PV Eileen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» La Maison de la Nuit de Fairbanks
» Freya Eileen Holcomb • Place, je passe. Je suis reine de mes rêves, souveraine de mes idées.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-