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 Breaking The Habit [PV]

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↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
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MessageSujet: Breaking The Habit [PV]   Mer 4 Fév - 15:58

Memories consume. Like opening the wound. I'm picking me apart again. You all assume. I'm safe here in my room. Unless I try to start again. I don't want to be the one. The battles always choose. 'Cause inside I realize. That I'm the one confused. I don't know what's worth fighting for. Or why I have to scream. I don't know why I instigate. And say what I don't mean. I don't know how I got this way. I know it's not alright. So I'm breaking the habit, I'm breaking the habit. Tonight. Clutching my cure. I tightly lock the door. I try to catch my breath again. I hurt much more. Than anytime before. I had no options left again --------------------------------------
Breaking the habit
I'll never be alright

Une grimace d’affliction déforma ses traits ses traits fins, la poussant à s’immobiliser aussitôt contre le bois de la porte d’entrée. Ses phalanges fébriles se refermèrent sur la poignée, dans le seul but de pallier à son équilibre précaire. Un juron énervé filtra la barrière de ses lèvres, alors qu’elle s’insultait elle-même. Elle et cette maudite faiblesse qui la gagnait dès qu’elle appuyait un peu trop longtemps sur sa jambe abimée. La sphère d’acier qui avait perforé sa cuisse avait laissé de lourdes séquelles, réveillant une vieille douleur le long de sa hanche. Elle avait mis des mois à la voir s’atténuer puis disparaitre après sa cuisante défaite aux Hunter’s Seasons. Il avait suffi d’une seconde, d’un geste précipité, pour la faire renaitre de ses cendres. Au moins, la brute qui lui avait infligé ça n’était plus là pour s’en vanter. Elle savait parfaitement qu’il était trop tôt pour retourner faire un tour près de son chalet, qu’elle aurait dû rester sagement installée dans l’appartement de son cousin. Mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. Elle avait besoin de se prouver qu’elle ne vivait pas au crochet de l’italien, et que rester chez Lui était un choix avant d’être une obligation. De s’isoler un moment de l’agitation du centre-ville, pour cuver son chagrin à l’abri des regards. L’étau étouffant ne cessait de se refermer autour de sa gorge, de la broyer avec hargne. La souffrance ne quittait plus son ventre, gagnait en ampleur à mesure qu’elle réalisait qu’elle ne reverrait plus jamais sa sœur. Elle s’attendait encore à entendre résonner l’une des piques mesquines et pourtant horriblement justes dont elle avait le secret, chaque fois qu’elle s’égarait. Qu’elle choisissait la tyrannie et ainsi la facilité de se laisser asservir plutôt que de lutter. Ou que sa peau brûlante se brisait contre celle du milicien. Azzura avait toujours eu un avis bien tranché sur les désordres de son existence. Après des siècles à vouloir la faire taire, elle se surprenait à regretter affreusement ses piques moralisatrices et ses œillades sévères. Et même le mépris déplacé qui chutait de ses prunelles noisettes pour mieux la percuter. Elle se sentait orpheline, abandonnée sur les berges sanglantes d’un monde en perpétuel déclin. Perdue au milieu de ses propres démons.

La nécromancienne lâcha un profond soupir, avant de se forcer à faire tourner la clef en métal dans le trou de la serrure. Quelques heures de solitude avant qu’une voiture ne revienne la chercher. Le temps pour son animal de compagnie de se dégourdir joyeusement les pattes dans la nature. De se rassasier de cette liberté retrouvée, lui qui affectionnait tant les longues promenades au grand air. La bestiole n’était absolument pas conditionnée pour se rouler en boule dans une pièce exiguë à longueur de journée. L’inactivité avait tendance à influencer dangereusement son caractère pour le rendre agité et grognon, même avec ses maitres. Elle n’y prêta donc pas plus attention que cela à la tornade de poils, s’engouffrant à l’intérieur en boitillant comme elle le pouvait avec ses béquilles. Poussant sur ses bras amaigris pour s’affaler dans le moelleux accueillant de son sofa. Des picotements de soulagement effleurèrent ses guiboles vacillantes et elle put enfin s’autoriser ce qui la faisait mourir d’envie. Un verre d’alcool fort et bien tassé. La liqueur corrosive incendia sa trachée, embrumant légèrement ses pensées mortifères. En manque depuis des jours, elle l’avait avalée d’un trait, envoyant paitre sa piteuse tentative de sevrage. Sa nuque endolorie partit en arrière contre le dossier en cuir, détendant sensiblement ses nerfs à vif.

Bercée par l’absence de bruit, les paupières closes, elle ne daigna pas les ouvrir lorsque les griffes de son chien raclèrent le plancher, dans un intolérable crissement. Pas plus qu’en entendant ses couinements de contentement. Non, c’est le son régulier de gouttes s’écrasant au sol qui l’arracha finalement des ténèbres dans lesquelles elle s’était réfugiée. Pour contempler une étrange scène. Des perles pourpres maculaient le plancher, et promettaient d’être un désastre à nettoyer. Et dans la gueule du fauve couché, trônait un trophée de chasse. La sorcière resta interdite, fronçant les sourcils pour identifier le gibier prisonnier de ses crocs. « - Qu’est-ce que t’as encore ramené comme saloperie, Peluzzo ? » Bougonna-t-elle, irritée que ses plans de détente soient dérangés de la sorte. La maniaque en elle s’éveillait et serrait les dents à l’idée de devoir passer la serpillère. « - Bon sang, tu pouvais pas manger dehors et laisser propre... Ou te contenter de tes croquettes ! Allez, apporte. » Ordonna t’elle, sans grand succès. Obnubilé par son nouveau jouet, le canidé ne faisait plus aucun cas d’elle ni de son autorité. L’injonction fut répétée au moins deux fois, avant qu’elle ne se lève pour analyser de plus près les dégâts. Passablement furibonde. S’agenouillant tant bien que mal, elle tira vivement la fourrure soyeuse de l’animal désobéissant pour l’écarter de sa proie. « - Lâche-moi ça. Si tu crois que tu vas manger du civet de lièvre ce soir, tu rêves. » Non sans difficulté, elle récupéra le léporidé grièvement blessé et le déposa jusqu’à la table la plus proche afin d’évaluer les dégâts. Ignorant le husky surexcité qui jappait pour récupérer sa possession. L’hésitation lui vrilla les entrailles mais la respiration haletante la décida à se montrer charitable. Un flux salvateur d’énergie s’écoula de ses doigts, pour passer à travers le poitrail meurtri et panser ses plaies ouvertes. Une longue minute avant de le laisser là et de gagner sa salle de bains. En recherche d’un bandage pour recouvrir un morceau de chair mutilé de sa patte, certainement prise dans le piège d’un chasseur auparavant. Sérieusement, t’as vraiment rien de plus intelligent à faire pour animer tes soirées que de t’improviser vétérinaire, Cora…

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Dernière édition par Cora S. Di Mercurio le Mer 4 Mar - 21:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Mer 11 Fév - 13:34

Regardant les arbres avec attention et ensuite la ville, Sorn se demandait réellement à quoi il était en train de penser. Généralement, il n’y songeait pas par plaisir. C’était parce qu’il n’avait pas le choix. Mais là ? Là, il s’apprêtait vraiment à changer de perspective, de point de vue. Jusqu’à maintenant, il avait pourtant bien réussi à les changer autrement. De façon moins radicale. La question n’était plus : allait-il le faire ? Mais bel et bien pourquoi. Il releva le nez vers le ciel, plissa les yeux et jeta à nouveau un regard vers la forêt.
Peut-être que cette journée avait été la journée de trop ? Non. Il n’était pas du genre à fuir. Enfin... pas vraiment. Il savait que ça ne menait à rien. On se fait toujours rattraper. C’est juste... il avait envie de vivre cette soirée autrement que dans les vapeurs de cigarettes et d’alcool et au son de la musique. Il s’alluma une cigarette justement, tout en s’asseyant dos à un arbre. Il posa son sac entre ses jambes et en examina rapidement le contenu. Comme s’il cherchait une bonne excuse de ne pas faire ce qu’il allait faire. En réalité, il avait juste peur de passer un cap. La transformation par choix personnel, pas par nécessité pour autrui, qui que ce soit. Dans sa réflexion, il avala sa fumée de travers et décida que tergiverser ne changerait rien au fait qu’il le ferait malgré tout. Il éteignit sa cigarette et la glissa dans une minuscule boîte avant de ranger son cendrier portatif. Il se releva et s’enfonça un peu plu dans la forêt pour plus d’intimité et surtout de protection.

Il marcha un moment, jusqu’à ce qu’il soit satisfait de l’endroit qu’il venait de trouver pour se changer et abandonner son sac. Ça lui servirait quand il aurait fini de jouer et ça lui éviterait de finir en tenue d’Adam au milieu des bois. Il se déshabilla après s’être assuré qu’il serait tranquille, mit ses vêtements dans son sac et planqua le tout dans un buisson. L’arbre serait facile à reconnaître. Sa forme était atypique.
Il mit ensuite un certain temps avant de parvenir à se mettre dans le bon état d’esprit. Il n’avait jamais fait ça ainsi. Il connaissait bien la douleur, il connaissait bien les sensations. Il avait pris l’habitude même si ça ne lui plaisait pas toujours. Sous sa forme animale, il ne bougea pas un moment, se réfugiant dans le buisson où se trouvait son sac, se collant des baffes mentalement au passage.

*Espèce de taré, t’avais pas d’autres idées brillantes pour passer ta soirée ?*

Il secoua la tête faisant balancer ses oreilles en tout sens avant de se ressaisir. Il était temps de se défouler. Rapidement, les réflexes lui revinrent en mémoire et c’est un lièvre passablement bondissant qui sortit du buisson. Il appréciait de voir le monde à une autre échelle. Il ne se sentait pas plus petit ou insignifiant, il se sentait privilégié au contraire. Il voyait ce que de nombreuses personnes ne voyaient pas, ne pouvait pas voir. Souvent, il s’arrêtait dans sa course folle pour renifler çà et là tout en étant prudent. Il pouvait être très rapide ou encore sauter très haut mais, se faire avoir par surprise n’était pas souhaitable. Il avait déjà perdu un orteil comme ça et ne comptait pas réitérer l’expérience. Il y avait les autres animaux, les autres comme lui peut-être mais, il y avait aussi l’homme. Son instinct l’obligeait souvent à s’arrêter pour écouter et il lui faisait confiance, sans aucun doute.
C’est pour cette raison que lorsqu’il entendit des bruissements de feuilles, il se stoppa net pour écouter et renifler. Il détala directement dans l’autre sens mais, sans faire attention cette fois. S’il ne se fit pas prendre par le piège qui s’était trouvé au milieu de son chemin, il le sentit passer. Une violente douleur qui le figea sur place. Il se maudit et il le fit d’autant plus quand un husky de la taille d’une montagne - d’accord, il exagérait mais, vu sa taille, ça n’était pas étonnant - vint lui tourner autour. Quand le chien le renifla, il eut droit à un coup de patte arrière dans le museau. Pas touche. Malheureusement, il ne lâcha pas l’affaire et l’attrapa comme s’il n’était qu’un vulgaire bout de chiffons. Si Sorn avait été sous forme humaine, il serait devenu livide. Être coincé dans une mâchoire pleine de crocs n’avait rien de folichon. Sérieusement. S’il ne l’avait pas bouffer, peut-être était-ce à cause de l’odeur qu’il baladait. Il supposait que même en étant un lièvre, il devait sentir l’humain, un minimum.

Rapidement, il oublia toutes ses considérations. Malgré la douleur qui lui emplissait la tête de plus en plus, il devait trouver un moyen de... quoi au juste ? Il crevait de mal. Maudits chasseurs avec leurs maudits pièges. Hors de question qu’il finisse en il ne savait quoi. Se retrouver en intérieur ne le rassura pas davantage. Grandiose, rapporté à domicile pour passer à la casserole. Il tenta d’attirer l’attention, même si ça n’était pas la meilleure des idées mais, rien. Il dut y mettre ses dernières forces, car lorsqu’enfin, il fut libéré de la gueule du chien, il ne s’en rendit qu’à peine compte. C’est la chaleur et le recul de la douleur qui le ramena à lui. Il avait encore la tête dans le coton mais, par réflexe, il bondit pour s’enfuir. Fichu instinct. Une violente douleur remonta de sa patte jusqu’à sa hanche et il ne parvint même pas à descendre de la table. À ce stade, il paniquait déjà pas mal mais, en voyant qui était en train de venir vers lui...

*Sérieusement ?*

Si un lièvre pouvait lever les yeux au ciel, il l’aurait fait. Tout ce qu’elle dut entendre de sa part fut un vagissement ridicule et resté coincé dans le fond de sa gorge. Oh, il tenta bien de se contrôler. Elle ne revenait pas avec un couteau de cuisine mais, avec de quoi le soigner... Pourtant, ce fut l’inverse de ce qu’il désirait qui se produisit. Il ne resta pas sagement sous forme de lièvre en attendant de partir comme un voleur. Non. Il reprit forme humaine, sur la table, dans une position ridicule, son pied ensanglanté dans une position impossible puisqu’il lui faisait mal. Heureusement... sa position lui permettait un peu d’intimité. Si on pouvait dire ça comme ça.

Gêné, confus, honteux, mortifié, apeuré, il fit ce qu’il faisait de mieux.

- « Salut... ? »

Parler.


Dernière édition par Sorn H. Corrigan le Jeu 26 Fév - 21:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Mer 18 Fév - 17:38

Ses instincts de sorcière étaient clairement en berne depuis quelques temps. Relégués aux oubliettes, au même titre que ses autres dons. Elle ne les utilisait plus que lorsqu’aucun autre choix ne s’offrait à elle et n’accédait plus à l’apaisement d’autrefois. Au contrôle absolu qui était le sien et lui donnait la sensation grisante de ne pas être uniquement la marionnette servile d’un mari violent et irascible. L’impression était vouée à l’éphémère, tombait en lambeaux dès qu’il passait le seuil de la chambre conjugale, mais elle s’y accrochait quotidiennement. Elle ne possédait à Rome que la sorcellerie pour vaincre l’ennui et ses propres démons intérieurs. Pour se défendre, lorsque la confection d’arsenics s’était imposée comme le seul moyen pour assassiner à petit feu et sans se faire suspecter le scélérat qui lui servait d’époux. Il s'agissait de sa meilleure alliée, pour ne pas dire la seule. Ne plus pouvoir en disposer librement à Darkness Falls l'avait mise au supplice, tant elle lui était vitale. Elle en avait besoin comme les drogués réclament leur dose et dépérissent lorsque le manque les ronge jusqu'aux os. Mais elle ne parvenait désormais plus à l’utiliser sans se prendre les pieds dans le fantôme de son ainée. Sans songer qu’elle l’avait maltraitée sur ordre du Gouvernement quelques semaines avant sa mort, en créant d’effroyables illusions pour la contraindre à vendre ses camarades rebelles. Et que c’était ce qui les avait menées sur un bucher, tant de siècles auparavant. Pas l’ignorance et la bêtise de fanatiques religieux. Pas la cruauté abominable de leurs tortionnaires et de la foule avide de voir leurs corps frêles se consumer et se décomposer en escarbilles brûlantes sur l’échafaud. Ni même sa terrible lâcheté, qui l'avait poussée à trahir sa sœur sous la torture. Mais la malédiction qui coulait abondamment dans leurs veines, qui était le poison bien avant d’incarner le remède. Et pourtant, elle n’avait pas hésité à s’en servir pour soigner l’animal grièvement blessé. Sans doute parce que la pauvre bête n’y était pour rien et qu’elle n’était pas prête à totalement y renoncer. Les automatismes étaient bien trop profondément ancrés en elle pour qu’elle puisse les renier si facilement. Pour qu'elle puisse les balayer et faire semblant de n’être qu’une mortelle qui errait depuis bien trop longtemps au milieu des ténèbres. Pour autant, les sens embrumés par l’alcool et le chagrin, elle n’avait pas senti une seule seconde l’humain derrière le lièvre. Leurrée comme une piètre débutante.

Les ciseaux, la pommade et le bandage chutèrent lourdement au sol lorsque le métamorphe changea subitement d’apparence. Manquant de justesse ses chevilles avant de rebondir dans un bruit métallique sur le plancher. Un cri de surprise resta bloqué dans sa gorge et ses prunelles s’agrandirent davantage lorsqu’elle fut en mesure de reconnaitre le malchanceux. Le jeune croque-mort officiant dans les locaux de la morgue, généralement beaucoup trop loquace pour le bien de ses oreilles et de ses nerfs. Positionné de manière tellement ridicule qu’un rire nerveux et incontrôlable s’extirpa de ses lippes lorsque le silence fut rompu. Elle tenta de se retenir, mais chercher à arrêter net son hilarité déplacée ne servait qu’à lui faire prendre de l’ampleur. Elle se calma néanmoins au bout d’une minute, qui avait certainement duré une éternité pour la victime de son dérapage. « - Excuse-moi. » Se reprit-elle, en inspirant fort pour faire retrouver à son ton la distance habituelle. « - C’est juste que… Je ne m’attendais pas vraiment à... ça. Je ne me moquais pas du tout de… » Un geste large vers la silhouette d’éphèbe de Sorn acheva sa justification maladroite. Rire de la nudité d’un homme revenait à l’attaquer dans sa virilité et elle ne souhaitait pas le vexer, même s’il était probable que la tentative de rattrapage arrivait un poil trop tard. « - Au contraire hein, tu es… » Elle se serait volontiers donné des claques. Plus elle cherchait à s’extraire du marécage, plus elle s’y embourbait allègrement. Si elle se moquait royalement de surprendre son collègue dans le plus simple appareil, la situation était trop absurde pour que la gêne ne soit pas de rigueur. « - Bref, je… je vais te chercher de quoi te couvrir. Ne bouge pas. »

L’italienne recula de plusieurs pas sans le lâcher du regard, comme si elle redoutait qu’il prenne la poudre d’escampette, jusqu’à ce que son dos se heurte de plein fouet à la porte de sa chambre. Une légère grimace déforma ses traits avant qu’elle ne disparaisse à l’intérieur. Même si elle était consciente que Stain risquait fort de ne pas apprécier, elle récupéra quelques-uns de ses vêtements dans l’armoire avant de se diriger à nouveau vers l’ancien jouet du husky. Elle n’avait rien de mieux sous la main pour le dépanner, et préférait donc ne pas prendre en compte la jalousie étouffante du milicien. « - Leur propriétaire est plus grand que toi mais ça devrait faire l’affaire. » Les bouts de tissu furent déposés près de la carcasse abimée, avant qu’elle ne se penche pour ramasser les objets ayant malencontreusement glissé de ses doigts. Attendant qu’il daigne se rhabiller, sans manquer de se rincer l’œil au passage, elle ne resta pas muette bien longtemps. « - Alors, qu’est ce qui t’es arrivé ? On ne t’a jamais appris à faire attention à l’endroit où tu poses les pattes quand tu gambades joyeusement dans la forêt ? » Susurra t’elle, sur un ton plus taquin que réellement moqueur. A la forme de la plaie, elle se doutait qu’il s’agissait d’un piège de chasseur, sans en être certaine. Demander lui permettrait d’être fixée et d’assouvir sa curiosité maladive. « - Si ce n'est pas ça, c'est le pire plan drague qu'on m'ait jamais fait, je tiens à te le signaler. » Elle savait qu'il n'en était rien, et que se retrouver dans cette situation incommodante face à elle n'était que le pur fruit du hasard. Pour autant, elle avait envie d'en plaisanter.

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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Jeu 26 Fév - 22:40

Très franchement, Sorn était en train de se dire qu’il aurait vraiment mieux fait de trouver une meilleure idée que le changement de perspectives. Du moins, sous cette forme. Quelle idée saugrenue lui était donc passée par la tête pour qu’il se mette à courir la forêt juste pour le fun ? Il devait bien avouer que la sensation était particulière, plaisante même. Il avait fini par s’y faire, à ce corps minuscule et bondissant. Tout paraissait plus effrayant mais, il avait cette impression de pouvoir tout fuir. Finalement, il avait peut-être bien fuit un tout petit peu ce soir mais, juste un peu alors. De toute façon, qui ne fuyait pas de temps en temps. D’ailleurs, il ne fuyait pas. Non. Il évitait aux gens la gêne de sa présence prolongée. Il leur évitait le déplaisir de s’attacher et de souffrir. Il rendait service, vivant sa vie à sa manière sans l’imposer à personne. Voilà. C’était tout à fait ça.
En attendant, il n’avait certainement pas prévu d’être le jouet à mâcher d’un husky têtu qui raffolait des coups de pattes. Un coup, d’accord. Mais quand même ! Sérieusement, à quel point pouvait-il avoir la poisse ? Pourquoi avait-il fallu qu’un piège se dresse sur sa route ce soir-là précisément ? Quelle chance pouvait-il y avoir pour qu’un chien passe par là ? Ou mieux, quelles étaient les probabilités pour qu’il se retrouve dans une maison où se reposait une sorcière qui était en plus occasionnellement sa patronne ? Si ça, ça n’était pas se trimballer une malchance de fou furieux, il ne savait pas ce que c’était. Certes, ça lui avait probablement sauvé la vie mais, ça n’en demeurait pas moins totalement tiré par les cheveux.

En résumé, Sorn n’avait pas le moins du monde imaginé qu’il aurait pu se retrouver nu, sur une table, devant une femme avec laquelle il travaillait parfois. Et comme de bien entendu, tout ce qu’il trouva à dire fut « Salut. ». Tout était parfaitement logique. Il ne pouvait pas lui en vouloir d’être surprise, encore moins de rire. La situation était plus que cocace, elle était ridicule. Il tenta d’ailleurs d’ouvrir la bouche puis la referma, se rendant compte que tout ce qu’il pouvait bien dire pour la rassurer n’allait que l’enfoncer et rendre tout ça encore plus étrange. Finalement, il céda à l’impulsion. Il devait parler, c’était absolument impératif.

- « Je sais. T’inquiète pas. Enfin... Je sais que tu te moquais pas. Pas que je suis bien fichu. Je sais. Crois pas que j’veuille me venter. J’complexe pas quoi. Tu vois c’que je veux dire. Pas voir comme ça. » Il avait ponctué chaque parole de gestes, se montrant, secouant les mains pour appuyer les négations ou les posant en signe de stop en quelque sorte. Il finit par se pincer l’arrête du nez assez fort avant de hocher la tête pour s’empêcher de raconter connerie sur connerie. « Ouais, c’est peut-être mieux les fringues. Non pas que je pense que. Bref. Ouais. Des fringues. J’vais pas me tirer en courant. J’peux pas. J’ai mis du sang sur ta table je crois. Merde. » Mais, elle était déjà partie chercher de quoi l’habiller. Carrément ridicule. Navrant même.

Une fois seul, il prit le temps d’inspirer et d’expirer profondément. Tant pis pour la douleur, au moins, il se sentait moins stupide. À quel point pouvait-on se rendre ridicule ? Heureusement que ça ne tuait pas sinon, il serait mort sur-le-champ. Il chercha un moyen de réhabiliter son image mais, il n’en voyait aucun. Il avait l’impression de s’être donné en spectacle, un spectacle hautement burlesque. Il n’y avait plus grand-chose à faire pour sauver les apparences, il fallait l’admettre et faire avec. Quand elle revint, il fit simplement oui de la tête, comme s’il craignait de pouvoir s’enfoncer davantage... Ce qui était peu probable. Il finit par prendre les vêtements et les enfiler sans vraiment faire attention à sa nudité. Une sale habitude mais, dont il n’arrivait pas à se débarrasser. À croire qu’il était devenu exhibitionniste. Dans la manœuvre, il prit garde de ne pas les tacher et de ne pas massacrer un peu plus son pied. Déjà qu’il lui manquait un orteil, ça suffisait.
Finalement, il haussa les épaules et sourit quand elle reprit la parole. Il n’était plus à ça près. Il pouvait bien lui dire comment il s’était fourré là-dedans. Ça n’avait rien d’exceptionnel de toute façon. Juste une erreur, une stupide erreur de débutant.

- « Je peux ? » Il tendit une main et donna un coup de menton vers ce qui était destiné à panser les plaies restantes.

Elle avait fait du bon boulot avec sa magie mais, on ne pouvait pas tout guérir si facilement, ce serait trop beau. Il était méfiant bien sûr. C’était une sorcière et la sienne n’était pas de la meilleure composition. Pourtant, elle ne l’avait pas encore traité comme une sous-merde. C’était un signe non ?

- « Que veux-tu, je ne résiste jamais à une jolie femme et à son husky. » Husky à qui il jeta un regard de travers alors qu’il venait de le renifler de près. Il se décala légèrement pour la forme, pas encore à l’aise du tout avec la bête et sa mâchoire pleine de crocs. « J’ai... paniqué. J’ai senti quelque chose et j’ai entendu du bruit. Alors, comme tout bon lièvre qui se respecte... je me suis tiré en sautillant. Comme un con, j’ai manqué le piège mais, lui, il m’a pas raté. Je soupçonne ce canidé infernal d’être à l’origine du complot visant à nous faire nous croiser. » Il pointa le chien du doigt en un tour de poignet sans se donner la peine de bouger le bras. « Ou alors, c’est toi qui l’a mandaté pour te rincer l’œil. Y en a là-dedans, j’ai tout compris depuis longtemps ! » Il indiqua sa propre tête et tapota sa tempe de son index pour appuyer son propos.

Bon sang... quelle soirée abracadabrante !
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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Jeu 5 Mar - 21:00


« - Mais tu vas démarrer saloperie ! » Ce n’était pas ni une question, ni une supplique. Mais un ordre craché à une mécanique qui n’en avait absolument rien à faire. Et qui prenait un malin plaisir à se foutre de la gueule de son propriétaire. Parle-lui gentiment, au lieu d’aboyer comme tu le fais, elle obéira peut être. Dans son état de nerfs, les moqueries de la sorcière perchée au-dessus de son épaule lui donnaient des envies de meurtres. Et plus le moteur s’obstinait à jouer au con avec lui, plus Stain perdait patience. Je vais sortir le chien. Passe me chercher… J’ai que ça à foutre, non mais franchement, j’ai une tête de taxi ?! Depuis quand on a besoin d’un chauffeur pour sortir un clébard ?! Il serra les dents et se mordit la langue pour cesser de maudire son autre cousine. Elle n’y était pour pas grand-chose dans cette histoire et ce qui le mettait le plus en rogne c’était de voir les minutes défiler et risquer d’être en retard. Il n’était pas vraiment connu pour sa ponctualité, mais tout de même. Non le véritable fautif, c’était ce foutu husky. Pas capable de se tenir tranquille dans son appartement, l’animal passait ses journées à mettre l’habitat du loup dans un désordre encore plus flagrant que d’ordinaire. Et le coller à longueur de journée. Dans un élan de rage, le Hunter frappa avec violence contre le volant, écrasant du pied une des pédales, au hasard complet tout en s’acharnant encore un coup sur la clé. Dans un couinement suraigüe qui s’accompagna d’un vrombissant assez inquiétant, le véhicule coopéra enfin. Arrachant à son propriétaire un juron de remerciement et un infime sourire de satisfaction. Il préférait encore, et de loin, l’entêtement des chevaux qui servaient de moyen de transport à son époque. Maudites bestioles qui s’avéraient bien plus efficaces que ces saloperies mécaniques.  

Il ne broncha pas de tout le trajet. Trop concentré sur sa route, pour pouvoir desserrer la mâchoire ou ses doigts contre le volant. On dirait que tu viens juste d’y mettre, c’est marrant. Il ne releva pas, et pu enfin se remettre à respirer une fois la voiture noire engagée dans l’allée menant au chalet de sa cousine. Et quand le moteur cessa de ronronner, Stain sentit tous ses muscles se détendre. Il soupira, et jeta un infime regard à l’heure affichée sur le tableau de bord. En avance, malgré ses déboires. Un sentiment de fierté vint se coller sur ses traits avant qu’il ne s’extirpe de l’habitacle. Il n’y prêta pas de suite attention. Mais plus ses pas le rapprochaient de la demeure, plus les perles ferreuses suspendues dans l’air vinrent se frayer un chemin jusqu’à ses narines. Le loup fronça les sourcils, surpris. Intrigué. Il ne prit pas la peine de frapper, ouvrant la porte comme s’il avait été le maître des lieux. Son entrée en scène fut accueillie par le husky qui vint se coller lourdement contre ses jambes, le museau en l’air, posé contre sa hanche. « - Je suis un peu en avance désolé mais… » Il était en train de gratouiller l’oreille du chien, titillant l’animal avant de relever le nez pour poser sur regard devant lui. La scène lui coupa le sifflet. Les mots s’imbriquant sur sa langue pour y fondre aussitôt.  

« - Si tu voulais être seule, fallait me dire, je t’aurais laissé l’appart. » Il lâcha la moquerie avec un cynisme déroutant, la gorge brûlée à l’acide. Ses phalanges se crispèrent dans la fourrure du chien qui ne trouva rien de mieux à faire que de peser encore plus lourdement contre ses jambes, le déséquilibrant légèrement. « - Sans déconner… "Je vais sortir le chien" ? T’as pas trouvé mieux comme excuse ? » Tu en trouves des mieux toi, je te l’accorde. C’est pas le moment. Il avait mis ses sombres travers entre parenthèses depuis qu’Elle vivait sous son toit. Abandonnant le vice et la décadence dans un coin de sa sombre tête pour ne pas faire de nouvelle gaffe et prendre le risque de tout détruire une fois de plus. Il se redressa dans un raclement de gorge, poussant le pot de colle avant de refermer la porte. En prenant soin de la claquer et de laisser planer l’écho au-dessus de leur tête. La prochaine fois, je resterais dans la bagnole. Ou mieux, la prochaine fois, elle se démerde. Il scruta quelques secondes encore le visage de sa cousine avant de reporter toute son attention sur le type. Les dents du loup se serrèrent, une crispation d’irritation venant grignoter ses traits. L’habitude avait la vie dure apparemment. Il ne savait pas s’il devait en rire ou s’il devait faire du civet de cet inconnu qui se baladait dans ses fringues. L’odeur du sang revint se frayer un chemin jusqu’à lui quand il sortit de sa retraite forcée et avança d’un pas en direction du couple improbable. C’était lui qui était blessé. Il le toisa un moment, détaillant sa silhouette comme le ferait un prédateur face à sa proie. Et le loup sous sa peau, grattant toutes griffes dehors contre ses entrailles.

« - Stain, le propriétaire des fringues que tu portes. » Il se surprit à tendre la main en direction de celui qui se noyait presque dans ses vêtements. Une courtoisie partagée entre une franche honnêteté et une hypocrisie sans bornes. « - Va falloir que je t’en ramène, tu vas finir par être à cours de fringues de rechange à ce rythme-là. » Lâcha-t-il dans un éclat de rire acerbe en direction de sa cousine. J’admire le calme avec lequel tu acceptes la situation, ça m’étonne de toi. T’as vu un peu, j’essaye d’avoir l’air civilisé.

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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Mar 17 Mar - 20:18

Le débit de paroles de son invité n’avait rien à envier au sien. Manière habile de camoufler son anxiété ou symptôme d’un caractère véritablement chaleureux, elle n’était pas encore fixée sur la question. La plupart du temps, cette aptitude à combler tous les blancs avait néanmoins tendance à ronger insidieusement sa patience. Comme s’il avait peur du silence, alors qu’elle préférait justement s’y renfermer lorsqu’elle arpentait les couloirs de la morgue. Son travail était son exutoire, depuis le début. Vidant son esprit, où ne faisaient que s’enchevêtrer les idées noires. Sorn s’était employé à déranger ses petites habitudes, insufflant un semblant d’humanité à un lieu qui en manquait cruellement. Mais ils n’étaient pas devenus plus proches pour autant et la distance qui caractérisait leurs rapports habituels rendait la situation encore plus gênante et incongrue. Ils ne pouvaient que se replier derrière l’humour et le second degré pour l’alléger. La légiste hocha la tête lorsqu’il désigna ce qu’elle avait apporté pour désinfecter les plaies, croisant les bras pour se donner une contenance. Un franc sourire se dessina sur ses traits devant les suppositions un brin délirantes de son collègue et elle agrippa la truffe du husky pour l’éloigner de là. Encore surexcité, l’animal se demandait où était passé son jouet, reniflant avec insistance l’odeur de l’humain. « - Ah mon but dans la vie est découvert. Je pose des appâts partout autour de chez moi pour attirer les métamorphes dans mes filets. Et comme ça je n’ai aucune surprise sur la marchandise. » Susurra t’elle sur un ton taquin, entrant volontairement dans son jeu. Elle esquissa un pas en avant pour l’aider avec les bandages, lorsqu’une voix particulièrement familière résonna dans l’entrée. Déclenchant au passage une tornade de fourrure, le chien se précipitant pour accueillir celui qu’il considérait comme son maitre. Une grimace déforma furtivement ses traits, en songeant à la réaction désastreuse qu’allait nécessairement avoir son cousin. Elle le connaissait suffisamment pour l’anticiper et se doutait bien qu’Il n’apprécierait absolument pas qu’elle ait prêté Ses affaires.

La raillerie venimeuse la hérissa, lacérant hargneusement ses nerfs. Si elle avait réellement voulu le tromper, elle s’y serait prise plus finement. Qu’Il puisse la croire capable d’une mise en scène aussi grotesque était insultant, en plus d’être parfaitement injustifié. L’italienne n’incarnait pas la dépravée de leur couple bancal, même elle n’était pas non plus irréprochable. « - C’est vraiment adorable de ta part de le proposer, j’y penserai la prochaine fois. » Elle minaudait presque, dissimulant derrière des accents ronronnants et mielleux la fureur qui incendiait ses veines. Elle savait qu’Il ne serait pas dupe, trop habitué à ses accès de colère pour ne pas en repérer les prémices. « - J’ai manqué d’imagination, je l’admets. Tu aurais surement quelques excuses à m’apprendre. C’est dommage que tu ne sois pas arrivé encore plus en avance, on t’aurait peut être proposé de participer. » Rajouta t’elle, d’humeur suicidaire. Trop provocatrice pour courber l’échine et s’abstenir d’alimenter les braises. Le bruit assourdissant du panneau de bois violemment repoussé la fit sursauter. Le goût désagréable du ridicule lui restait en travers de la gorge et elle n’osait pas vraiment reporter son attention sur le changeur de peau, malheureux dommage collatéral de Sa possessivité exacerbée. Elle détestait se donner en spectacle de la sorte, plus disposée à soigner les apparences qu’à étaler son linge sale en public. « - C’est ça, claque la porte. Au cas où on aurait pas encore compris combien tu étais de bonne humeur. Très mature de ta part. » La moquerie fut jetée entre ses dents serrées, empreinte d’un agacement viscéral. Elle détestait autant qu’elle chérissait Son tempérament odieux et imbuvable. « - Il aboie plus qu’il ne mord, ne t’inquiète pas. » Le murmure se répandit jusqu’au croque-mort, accompagné d’une œillade qui se voulait désolée et rassurante. Cherchant à le tranquilliser, quitte à enjoliver la réalité et à passer sous silence les pulsions récurrentes de rage.

Les muscles affreusement crispés par cette contrariété imprévue, ses jambes commençaient à trembler. Encore trop faibles pour soutenir son poids sans en souffrir. Elle résista pourtant à l’envie d’aller chercher ses béquilles par pure fierté, même l’envie de s’en servir comme d’un bâton contre Lui traversa son esprit détraqué. Elle gardait l’idée mesquine en réserve pour plus tard, si les choses dégénéraient. Ses sphères de glace toisèrent le shadowhunter, effrontées prenant le risque de soutenir Son regard sombre et de s’attirer encore plus Ses foudres. Un soupir s’échappa de ses lippes lorsque le mâle dominant renforça sa posture intimidante, tout en adoptant une attitude courtoise qui ne lui insufflait absolument rien de bon. Trop fausse pour être sincère. Ses phalanges se posèrent contre la table, entre le prédateur et son gibier. « - Fous-lui la paix. » Intima-t-elle, en se positionnant devant Sorn, protectrice. Elle ne tenait pas à ce qu’il se prenne un coup de poing, même si le coq s’efforçait pour l’instant de se montrer cordial. « - C’est surement un concept qui te dépasse, mais on peut se retrouver dans la même pièce que quelqu’un sans forcément passer à la casserole. Tout le monde n’est pas constamment en rut comme toi. Tes insinuations dégradantes, tu peux te les garder. » Cracha t’elle, au fond blessée qu’Il lui accorde si peu de confiance. Même si Sa jalousie maladive était forgée dans le même moule que la sienne et qu’elle aurait certainement encore plus mal réagi les rôles avaient été inversés. Sauf que contrairement au shadowhunter, elle ne trainait pas dans les caves et autres repères insalubres en quête de partenaires sulfureux. Elle ne s’abaissait pas si bas. Et elle ne les ramenait pas non plus dans son chalet, pour ensuite se faire ramener en voiture par Stain. « - Malin comme t’es, tu t’es surement déjà trouvé à pisser contre une clôture électrique sous ta forme de loup ? C’est un peu le même genre de revers, il n’a pas regardé où il posait les pattes et il s’est amoché. T’aurais préféré que je le laisse nu comme un ver peut être ? Parce qu’il peut encore te rendre tes fringues, s’il n’y a que ça. » Il n’en était évidemment même pas question, qu’Il en soit le propriétaire ou non. L’affrontement était assez humiliant sans rajouter une couche au désarroi du blond. Elle cherchait seulement à ce qu’Il se rende compte du caractère caricatural de la scène de ménage.

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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Mer 18 Mar - 21:20

La poisse ! D’abord le piège, ensuite le husky et puis la bosse. Si Sorn avait été joueur et qu’il avait parié, il aurait pu être certain qu’il avait perdu. Fort heureusement, il était peut-être bien suicidaire par moment et à l’insu de son plein gré mais, ça n’était pas le cas aujourd’hui. Voilà pourquoi il se mit à échafauder des théories totalement surréalistes à propos de complots visant à la faire craquer. On ne pouvait même pas dire qu’elle l’appréciait. Quoi qu’en fait... il n’en savait vraiment rien. Leurs rapports étaient tellement professionnels que même en se penchant après avoir exécuté une rotation de la tête de cent quatre-vingts degrés, c’était toujours pareil. Autrement dit, la conversation qui avait lieu, pour qui les avait vus dans leur environnement de travail, était improbable.
Attrapant le matériel pour désinfecter la catastrophe en grande partie réparée par Cora, il entama un nettoyage minutieux des plaies et diverses écorchures. Guérison accélérée, oui mais, il ne fallait pas déconner d’autant qu’il ne s’était vraiment pas raté. Sur ce coup-là, il avait fait très fort. Écoutant la nouvelle boutade de son occasionnelle employeuse, il ricana de bon cœur. C’était toujours mieux que de grimacer en nettoyant la catastrophe.

- « C’est un moyen comme un autre de s’y prendre, c’est vrai... Quoi qu’un peu dangereux quand même si tu veux mon avis. »

Il n’empêchait... qui était le crétin qui avait foutu des pièges dans les bois ? Il voulait bien reconnaître que son espèce n’était pas des plus appréciées mais, franchement, il y avait pire non ? Un lièvre comme lui ? Mignon comme tout ! Oui, il en faisait des caisses. Vraiment.

- « Faudrait interdire les pièges et puis tout le reste. »

Tout le reste étant relativement facile à situer et surtout, ne comprenait pas de boule de poils perchée sur quatre pattes avec une gueule pleine de crocs qui le reniflait encore et toujours gaiement mais, finalement écartée. Visiblement déçu, l’animal ne perdit pourtant pas de temps quand une voix masculine se fit entendre, il changea de cible. Si déjà le ton employé sentait le pâté, la suite sentait la charogne. Le gars se méprenait mais, rassemblant ce qui lui restait de son instinct de survie face à une menace inconnue, il la boucla. Après tout, il portait ses fringues et l’ouvrir maintenant n’aurait probablement pas rendu service à sa sauveuse du jour. Cependant, Sorn détestait plus qu’un peu la façon dont il parlait. Il avait toujours détesté les inégalités, grand cœur d’artichaut comme il était... et ce type-là... Et bien, chaque reproche sonnait doublement et c’était affreusement désagréable et dérangeant.

Être pris entre deux feux dans une dispute conjugale, c’était une première. Du moins, il le supposait. Personne ne se lance dans une crise de ménage pour le plaisir de lancer des piques à qui mieux mieux. Franchement... c’était gênant. Gênant et intimidant, parce que le type qui lui jetait des œillades à l’occasion semblait presque vouloir le bouffer. Probablement un réflexe de survie de ce stupide lièvre, gibier de premier choix. Non, tout le monde ne voulait pas lui croquer un orteil, il fallait qu’il se calme. Une chose pas forcément évidente à mettre en pratique surtout quand le gars qui souhaiterait éventuellement vous écharper vous donne son nom en toute amabilité en vous tendant la main. Douce ironie. Le fait que sa patronne se mette entre eux n’arrangea vraiment rien à son malaise.
Hésitant franchement à la serrer, la politesse l’emporta et il contourna le bras pour serrer cette main tendue inamicale. Maudite éducation ! L’espace d’un instant, il ne fut pas certain de la récupérer entière, sans compter que malgré le chien, malgré le sang, malgré son passage dans les bois, ce Stain avait une odeur qui ne lui revenait pas. Mais alors, pas du tout. Cora avait beau lui avoir dit qu’il ne mordait pas, il en était franchement de moins en moins convaincu. Tout ce qu’il parvint à sortir ensuite fut un sourire crispé. Il n’avait pas du tout envie de se présenter à son tour et il en fut de toute manière empêché. La bataille reprenant de plus belle du côté de la légiste.

Plus mal à l’aise que lui en cet instant, ça ne devait probablement pas exister et il lutait franchement contre l’envie de se tirer en courant, voire en sautillant carrément. Tué par un mec jaloux, très peu pour lui. Voilà qu’il recommençait avec ses délires... Mais, au mot loup, Sorn blêmit de la tête au pied. Le sang n’étant déjà pas encore parvenu à retrouver son chemin après l’incident du piège, il semblait désormais en être dépourvu. Un - nom de Dieu - de putain - de loup ! Il était peut-être sous forme humaine mais, le lièvre en lui commençait à profondément détester la tournure des événements. Malheureusement, comme toujours dans ces cas-là, si la prudence recommande de se taire et le lièvre de fuir avec courage, il se mit à parler... pour ne rien dire ou presque.

- « L’abruti que je suis a pris un piège. J’ai des vêtements pas très très loin d’ici. Enfin je crois. J’peux vous rendre vos vêtements vous savez. Pas besoin de montrer les crocs ni rien. » Sorn dans toute sa splendeur. Un cas désespéré et désespérant. Il recula d’un pas, juste au cas où. « Moi, c’est Sorn. » Le gars dont le frère a été tué, vous savez ? Non ? Pas grave... Heureusement, il s’abstint de lâcher cette phrase. Il fallait croire qu’il lui restait un semblant de jugeote et de cohérence dans le crâne. « Je bosse avec votre... votre femme ? » Bon sang, il n’en savait rien lui de si elle était mariée ou pas. Ils n’avaient jamais discuté hors du boulot et encore, il parlait tout seul la plupart du temps quand il bossait avec elle.
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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Jeu 19 Mar - 21:17


Il se mordit la langue pour rester dans les limites du politiquement correct. Les piques acerbes lui tombaient dessus comme une pluie acide. Il ne se délestait pas de son sourire de circonstance. Préférant se persuader que la situation cocasse relevait plus de la blague que du la tromperie calculée. « - Je m’en veux affreusement d’avoir raté une telle occasion. » Une moue déçue s’apposa alors sur ses lèvres, accompagnant la réponse mutine. Comme si t’avais l’intention de te lancer dans un truc pareil. Et même si l’idée lui paraissait alléchante, il doutait d’être capable de la partager. Son regard détailla encore un peu le type affublé de ses fringues. Et le grotesque de la tenue manqua le faire éclater de rire. Il ravala son fou rire en se mordant la langue. L’état de gêne du pauvre gars poussant le soldat à faire preuve d’un peu plus de finesse que d’ordinaire. La moquerie suivante parvint à faire baisser d’un cran sa bonne volonté, et Stain dut une nouvelle fois se faire violence pour rester politiquement correct. « - Elle a raison. Celui qui mord ici, c’est lui. Il est facilement à cran, pauvre bête. Avec une maîtresse pareille, ça se comprend. » Il accompagna ses mots d’une caresse sur le dos du husky, dérangeant les poils de l’animal avant de le pousser comme s’il n’avait été qu’un pauvre sac de sable. Pour se rapprocher de l’invité surprise et lui tendre la main. Main que le pauvre homme finit par serrer, caché derrière Cora. « - Oh pitié, me fait pas passer pour le connard de service. T’es pas en reste non plus. Elle t’a promis quoi pour que tu acceptes de venir te fourrer là-dedans ? » Il jeta un regard espiègle en direction du blondinet, qui n’avait toujours pas eu la bonne idée de lui donner son nom. Tu l’impressionnes cousinou, que veux-tu.

La question de sa cousine fit naître un franc sourire sur les lèvres de Stain, qui prit appuie contre la table, les bras croisés sur son torse. « -  Exact, une fois j’ai fait cette erreur et ça fait un mal de chien. » Les mots sortirent avec légèreté, mais un frisson vint courir le long de son échine. Le souvenir, encore relativement frais, l’obligea à serrer les dents. Les inventions de l’homme, il les avait vus évoluer au fils des siècles. Les simples pièges, remplacés par des systèmes beaucoup plus dangereux et douloureux. Le nombre de fois où le loup avait le malheur de se casser une patte sur ces saloperies. Et la clôture électrifiée… Une magnifique invention dont il avait aussi fait les frais. L’instinct du fauve le poussait pourtant à rester éloigné des habitations, mais la faim prenait parfois le dessus et poussait alors l’animal à se perdre un peu trop près des lieux de vie humaine. La suite de la tirade de la sorcière changea l’expression du loup. Un sourcil légèrement levé, Stain reporta alors toute son attention sur le métamorphe. Qui venait de prendre enfin la parole. Merde, mais il parle le petiot. « - Je m’en fiche de mes fringues, tu peux les garder. Je suis désolé pour la blessure vieux, les pièges c’est hyper douloureux comme truc. » Il accompagna les mots d’une ombre de sourire d’une franchise étonnante de sa part. Voulu serrer l’épaule du blessé en un geste compatissant mais abandonna l’idée. Sa cousine se trouvant toujours entre le loup et le lièvre. « - Détends-toi, j’ai pas l’intention de te bouffer, je préfère les écureuils. » Moqueur à en crever, Stain leva les mains. Pour prouver sa bonne foi et recula de plusieurs pas pour venir poser ses fesses contre le canapé.

« - Enchanté Sorn. A la morgue c’est ça ? Mon pauvre, ça doit être joyeux comme collaboration. » Il posa son regard sur sa cousine. La question l’avait déstabilisé l’espace d’un instant. Sa femme. Il la considérait comme telle. Depuis le début de leur relation chaotique. Alors qu’ils n’étaient encore que deux adolescents. C’était une évidence pour lui. Mais il fut pourtant incapable de donner de réponse. Elle resta coincée, quelque part entre son cerveau et sa langue. Stain tapota sur sa cuisse pour faire revenir le husky. La boule de poil s’exécuta sans rechigner, battant l’air de sa queue tout en posant son museau contre la jambe du soldat. Ce dernier agrippa la gueule de l’animal, inspectant le museau parsemé d’écarlate et de poils. « - Va falloir revoir son éducation. Depuis quand tu bouffes du lapin toi ? Je t’ai pas appris ça. » Il s’adressa au chien, oubliant la présence des deux autres. Ses prunelles sombres ancrées dans celles de l’animal qui ne bougeait plus d’un poil. Il le relâcha enfin, l’animal émettant un infime grognement au passage. Non content de se faire repousser comme un malpropre, il revint se coller contre Stain, mordillant les doigts de sa main droite sans que ce dernier ne s’en rende compte. « - Des pièges hein ? Depuis quand tu fous des pièges dans ton jardin ? » Il ne La pensait pas à l’origine de ces saloperies mais le doute le titillait quand même.

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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Jeu 26 Mar - 11:56

Je m’en veux affreusement d’avoir raté une telle occasion. Le sarcasme fit courir un frisson d’aversion le long de son échine, la lacérant jusqu’à l’os. Le pire était qu’elle l’en croyait capable. De se résoudre à partager, en dépit d’une jalousie vorace, juste pour assouvir de bas instincts. Il protesterait forcément avec véhémence, mais la tentation charnelle l’emporterait peut être, avec de très bons arguments. Et cette simple hypothèse suffisait à lui faire grincer les dents, à renforcer la mauvaise humeur qui s’était apposée sur elle comme une chape de plomb dès qu’Il était entré dans la pièce. « - Mais je n’en doute pas. » Siffla-t-elle, agrémentant la réplique d’une œillade noire dans la direction du soldat. Si elle avait pu le fusiller aussi facilement, elle n’en serait certainement pas privée. La raillerie incisive qui s’ensuivit n’arrangea rien, et un pincement désagréable dans son dos lui indiqua que ses vertèbres supportaient mal l’épreuve. Au bord de la rupture, tant la posture de leur propriétaire se crispait et se raidissait à vue d’œil. « - La seule chose qui le met à cran, c’est de se retrouver coincé dans un appartement trois fois trop petit pour lui. Et c’est pas avec toi qu’il en sortirait. » Elle avait conscience du ridicule de la scène de ménage. Ce n’était ni le lieu ni le moment pour glisser des reproches plus ou moins déguisés à l’italien. Mais elle ne parvenait pourtant pas à s’en empêcher, si habituée à se déchirer avec Lui qu’elle le faisait désormais avec un naturel confondant. La trêve des dernières semaines n’était qu’illusoire. Les injures acérées finissaient toujours par réduire en cendres les caresses tendres, et leur bonne volonté. T’es pas en reste non plus. « - Tu tiens vraiment à ce qu’on compte les points ? » Ricana-t-elle, campée devant le croque-mort pour dissuader son cousin de faire preuve d’une violence injustifiée. Les bavures avaient beau souiller leur relation malsaine d’un côté comme de l’autre, elle restait persuadée qu’Il la battait encore à plate couture. « - Tu crois qu’il simule sa plaie ouverte aussi ? » Un soupir agacé filtra hors de ses barrières de nacre et elle se cala un peu mieux contre la table lorsque Sorn se décida à serrer la main de son assaillant.

L’un de ses sourcils se leva légèrement devant l’échange presque surréaliste d’amabilités et le retour précaire au calme. Le prédateur menaçant s’était finalement décidé à ranger ses crocs, après avoir jaugé sévèrement le pauvre gibier qui lui faisait face. Adoptant même une attitude amicale. Un bref calcul mental suffisait à prouver que le lièvre malchanceux n’avait rien d’une menace sérieuse. La question de son collègue la désarçonna et un furtif croisement de regards avec le loup lui confirma qu’elle était loin d’être la seule. L’étiquette possessive de mari et femme était effectivement celle qui collait le mieux, et qui ressortait le plus. En particulier lorsqu’ils se disputaient comme des chiffonniers. Comme un vieux couple de grincheux se trainant tant bien que mal des années d’union houleuse dans les pattes. Inaptes à se supporter mais au fond incapables de vivre bien longtemps l’un sans l’autre. Il ne restait cependant de la promesse de leur enfance que des lambeaux, jamais recollés pour redonner à l’évidence une réalité tangible. Qu’ils ne nient pas l’allégation plausible montrait que le concrétiser était devenu inutile, même si aucun des deux ne s’hasarda à le confirmer non plus. Le manège de Stain avec le husky faillit lui arracher un sourire, mais la contrariété tirait encore trop ses traits pour qu’elle réussisse à se relâcher.  « - C’est vrai que tu es beaucoup plus civilisé que lui. Je te laisse t’en charger, un modèle comme toi va forcément le recadrer. » Ironisa-t-elle, en jetant un œil à son assistant de la morgue pour corroborer son insinuation. Avant de reporter à nouveau son attention sur Lui, quasiment devenu plus gâteux qu’elle avec l’animal pourri gâté. « - Bien sûr, je n’ai que ça à faire de mes journées. Même si l’idée que tu t’y casses une patte est alléchante, je tiens trop au chien pour lui faire courir un tel risque. » Susurra t’elle, mesquine. Elle détestait autant que les deux métamorphes ce genre de piège fourbe. Trop attachée aux animaux pour vouloir leur faire du mal de cette manière-là, que les captifs soient à moitié humains ou non.

« - Tu ferais mieux de m’apporter mes béquilles au lieu de raconter n’importe quoi. » Rajouta-t-elle, en désignant d’un signe de tête les cannes près du sofa où Il venait de s’affaler. Le ton autoritaire et fielleux n’était pas la meilleure manière de le faire obéir, mais elle restait trop fière pour quémander gentiment, après le cirque qu’Il leur avait infligé. Elle espérait toutefois qu’Il aurait un peu pitié de l’affliction qui creusait malgré elle son visage et qui l’empêchait d’aller les récupérer elle-même. Sa prise contre le bois se renforçait dangereusement, jusqu’à en faire blanchir ses phalanges. Son état de faiblesse la répugnait depuis la sordide nuit de purge commanditée par la dictature. La blessure par balle enlaidissant sa cuisse lui rappelait son état de dépendance avec un malin plaisir. Et surtout, qu’elle n’était pas encore prête à retrouver la solitude et le confort de son chalet, même si la cohabitation avec Lui devenait meurtrière pour ses nerfs. Elle se tourna à demi vers le blond estropié, et essaya d’insuffler à sa voix davantage de douceur. « - Il faut t’amener quelque part ? A l’hôpital ? Ou chez toi si tu penses que les premiers soins ont été suffisants ? Je ne sais pas dans quel coin tu habites... » Et elle n’avait jamais cherché à le savoir. Il avait beau la gaver de paroles sur leur lieu de travail, elle réalisait qu’elle ne connaissait pas grand-chose de lui. Elle s’enfermait dans des rapports purement professionnels volontairement, ne balayait que la surface. Par peur d’aller plus en profondeur, plus que par manque véritable d’intérêt. Entretenir son armure de glace était sa priorité, pour ne pas prendre le risque de s’attacher. Et de souffrir d'une perte supplémentaire. Il ne restait guère plus que le milicien pour se vanter d’être proche d’elle, et en mesure de voir au-delà de l’apparence austère qu’elle préférait se donner en présence de qui que ce soit d'autre.

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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Ven 27 Mar - 19:13

Debout, à observer l’un et l’autre se disputer comme des chiffonniers, il ne savait pas vraiment quoi faire. Effrayé par l’un et pas forcément rassuré par l’autre - l’autre étant son boss à l’occasion -, il n’était pas plus certain de l’attitude à adopter. Il avait l’impression qu’au moindre mot de travers, ça pourrait lui retomber sur la carafe en moins de temps qu’il n’en faut pour dire lièvre. De plus, être spectateur d’une scène de ménage plus que corsée et cocasse le mettait encore moins à l’aise. Il n’y avait pas un quart d’heure qu’il s’était retrouvé piégé par un instrument de mort, il faisait bonne figure mais, ça n’était quand même pas la fiesta.
Tendu, anxieux, stressé, d’autant plus que Cora semblait vouloir le défendre bec et ongles contre son visiteur, il avait vraiment bien du mal à ne pas avoir envie de prendre ses pattes à son cou malgré son état. C’est pourquoi, lorsqu’il entendit le dénommé Stain plaisanter sans vraiment le faire à propos du fait de se soulager contre une clôture électrique, il ricana bêtement tout en compatissant. Être un changeur n’avait rien de facile sous forme humaine. Alors sous forme animale... c’était parfois tout un combat, surtout quand on était haut comme trois pommes et qu’on servait généralement de gibier à la majeure partie des prédateurs. Cependant, il ne put réprimer un frisson lorsqu’il avoua préférer les écureuils. Il ne savait pas trop s’il plaisantait ou non. C’est pourquoi, après s’être présenté maladroitement, il voulut tenter de détendre l’atmosphère. Malheureusement, ses deux interlocuteurs étaient loin d’avoir envie de ça.

- « Aider les vivants à laisser partir leurs morts, ça me plait. Et puis, je crois que celle qui est blasée par la collaboration, c’est Cora. Je suis une plaie. Sans mauvais jeu de mot. » Et il pointa son bandage en grimaçant, ayant oublié que c’était douloureux.

À nouveau, il fut pris entre deux feux, se voyant presque esquiver les remarques assassines comme les personnages le faisaient dans un de ces films de science fiction. Tout avait l’air de pouvoir les faire se lancer dans un combat acerbe, du chien jusqu’à une simple plaisanterie. Comment donc pouvait-on se détester à ce point et malgré tout... avoir une relation parce que c’était forcément le cas. Sorn était peut-être un peu fleur bleue mais, il imaginait que pour en arriver à un stade pareil, il fallait qu’il y ait quelque chose. C’était obligé.
Il ouvrit à nouveau la bouche pour parler mais n’osa toujours pas en placer une. Il préférait réfléchir à ce qu’il pouvait bien dire sans qu’il ne soit évident qu’il tente d’arrondir les angles. Il se dit qu’il ne valait mieux pas faire de nouvelles blagues sur les pièges, encore moins sur l’éducation du chien. Hélas, avant qu’il ne soit parvenu à trouver un sujet pour lequel ils ne se déchireraient pas, Cora lui posa la question fatidique. Une question à laquelle il répondit avec un peu trop de ferveur.

- « Non ! Surtout pas ! Je veux dire... les hôpitaux, c’est pas mon truc. Plus mon truc. » Après tout, il y avait travaillé pour parfaire ses études et il avait tout plaqué. De plus, il n’avait aucune envie qu’on se pose des questions sur sa blessure. « J’ai... aucune envie d’expliquer comment je me suis fait ça ou de raconter une histoire. Ça guérira vite, je suis solide. » Se mordillant la lèvre, il se dit qu’il valait quand même mieux être ramené chez lui. « J’habite dans le Garden District. »

Visiblement mal à l’aise, un peu comme si cet aveu lui avait arraché la langue, il se rendit compte qu’il restait si loin des gens qu’il parvenait à atteindre le but qu’il s’était fixé. Que tout le monde en sache le moins possible et qu’ils n’éprouvent pas le besoin de le connaître ou d’en apprendre plus. Un ovni, une nuisance, un bon samaritain de passage, une oreille attentive... Sorn était bien des choses pour une multitude de gens mais, jamais quelqu’un que l’on parvenait à cerner. Généralement, on préférait s’en débarrasser plutôt que d’essayer de s’en faire un ami. Au fond, ça l’arrangeait. Ce que l’on a pas, il est impossible de le perdre. Mais, là, dans l’immédiat, il avait surtout peur que Cora fasse le rapprochement avec son nom de famille, si ça n’avait pas déjà été fait.

- « Mais, je peux rentrer sans aucun souci. Je ne veux pas déranger. J’ai déjà bien assez causé de problème je crois et puis, je ne voudrais pas faire perdre davantage de temps à qui que ce soit. »

Ce qui était on ne peut plus vrai. Il n’avait pas envie d’être responsable d’une dispute supplémentaire. Cora avait été vraiment aimable de l’aider et le soigner comme elle avait pu et ce Stain n’avait pas l’air aussi... prédateur qu’il ne l’avait cru mais, il ne voulait certainement pas abuser.
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MessageSujet: Re: Breaking The Habit [PV]   Sam 28 Mar - 11:15


Le loup esquissa un sourire devant les attaques de sa cousine. Il n’y avait que ça à faire. Se sentir plus amusé par la situation qu’en colère. Pas besoin d’être plus malin qu’une puce pour comprendre que le blessé n’était pas le monstre qu’il avait imaginé en entrant dans la maison perdue au fond des bois. Pas besoin non plus de le considérer comme une menace. Seulement comme un dommage collatéral qui se retrouvait pris entre deux feux. La chose était tellement normale pour eux, qu’ils n’y faisaient plus attention. Les disputes étaient un élément quotidien de leur relation chaotique. Un moyen de se prouver qu’ils tenaient l’un à l’autre, même si l’attachement frôlait l’excès. Jusqu’à en devenir affreusement destructeur. « - Non, c’est pas la peine. Je te bats à plate couture. » Sa langue claqua contre son palais. Ajoutant un petit plus à sa réponse acerbe. C’était un faux, dont il n’avait pas de quoi être fier. Au jeu de la blessure la plus profonde, il La battait. Lui qui avait pris la liberté d’assassiner Sa sœur, comme un abat un animal blessé. Et ça, ça te vaut tous les points du monde cousinet. T’as vu ça ? Pour une fois tu me fais gagner quelque chose. La fierté était totalement déplacée, il en avait parfaitement conscience. Mais autant trouver un quelconque réconfort dans une situation aussi affreuse. Il repoussa enfin le chien, réalisant qu’il lui grignotait les doigts au bout d’un petit moment. Pour le repousser à nouveau comme un vulgaire sac de farine. L’animal grogna, montrant les crocs sans chercher à mettre sa menace à exécution. Avant de trottiner pour aller se poser dans un coin de la pièce. A l’abri de la tempête qui semblait ne pas vouloir s’apaiser. Le loup arrêta les frais, peu enclin à se donner en spectacle devant un parfait inconnue. Collègue de la jeune femme qui plus est. Ca leur fera un sujet de conversation comme ça. Le pauvre s’il parle tout seul toute la journée, ça doit pas être drôle.

« - Je ne sais pas ce que tu fais de tes journées. La preuve, je retrouve ici en train de copiner avec un lapin. » Il haussa une épaule, désinvolte, battant l’air de sa main pour La désigner, et englober le métamorphe de son geste. Un sourire satisfait et ironique sur les lèvres. Ils vivaient ensembles. Partageaient le même toit et le même lit sans pour autant tout savoir de la journée de l’autre. Ensembles et séparés à la fois. La cohabitation aurait pu renforcer le lien. Elle aurait pu le détruire aussi. Au lieu de ça, le fil entre eux restait tendu sans jamais se rompre, ni se détendre. Un drôle d’équilibre, mais qui lui convenait. Il préférait ça, plutôt que de La savoir loin. Isolée dans cette bicoque paumée dans la forêt enchantée. Perdu dans le fil de ses pensées, un léger sursaut agita la silhouette du soldat. Qui releva lentement le nez pour poser ses sombres prunelles sur sa cousine. Il lui fallut un petit moment avant de comprendre le sens de Sa phrase. Et un regard sur le côté pour apercevoir les béquilles esseulées. Il resta immobile, à fixer d’un regard mutin les cannes. Rien dans son attitude ne laissait supposer qu’il allait s’exécuter. Il eut pendant un instant la vague envie de La laisser dans son jus. De se tirer sans répondre à Sa demande. Le gamin en aurait rigolé à s’en péter la voix. L’adulte se fit une raison. Préférant jouer la carte de la sécurité plutôt que de relancer de l’huile sur un feu qu’il ne voulait pas vraiment revoir repartir. « - Demandé aussi gentiment, avec un ton aussi agréable. C’est impossible de te le refuser. » Minauda-t-il en se saisissant des béquilles, pour sagement les apporter à la maîtresse des lieux. La réplique de Sorn fit courir d’infime frisson le long de son échine. Il comprenait parfaitement la réaction de son homologue. Une visite chez les fumistes en blanc provoquerait une batterie de question auxquelles des êtres comme eux ne pouvaient pas répondre honnêtement. Et bien souvent, trouver des excuses devient un véritable effort.

« - Tu déranges personne. Je vais te ramener, quitte à jouer au taxi autant que ça serve. » Lança-t-il à la volée en adressant un sourire amicale au jeune homme tout en désignant la porte pour l’inviter à sortir. Il était loin le prédateur. Loin l’amant jaloux à en crevé. La possessivité rangé dans un coin brumeux de son petit cerveau, Stain se montrait civilisé. « - T’en fais pas, je reviendrais te chercher. Il l’aime bien, l’appartement trois fois trop petit pour lui. » Il le murmura contre l’oreille de Cora. Sa main se posant contre Sa nuque alors qu’il s’autorisait à déposer un infime baiser sur le coin de Ses lèvres. Une provocation supplémentaire qui se teintait pourtant de cette tendresse qu’Elle était la seule à obtenir de lui. Le contact perdura, avant de se briser dans un raclement de gorge. Le soldat fit volteface, et prit la porte. Non sans un infime pincement au cœur. Il reviendrait la chercher c’était une évidence. Mais la savoir ici toute seule ne le rassurait pas. Il s’installa dans le véhicule, ses doigts s’enroulant autour du volant. Il contempla le décor devant lui, laissant le silence planer dans l’habitacle.

« - Désolé pour ce qui vient de se passer. » L’excuse brisa le silence dans un souffle. Il ne pouvait pas dire grand-chose de plus. Il n’y avait pas grand-chose de plus à dire dans une telle situation. Si ce qui venait d’arriver se révélait extrêmement cocasse, un sentiment de gêne profonde venait se glisser dans les veines du loup alors que le moteur du véhicule se mettait à ronronner. Et évidemment, maintenant que je ne suis plus seul, tu marches. Saloperie. Il se mordit la langue pour ravaler son sarcasme et s’engagea sur le sentier chaotique menant vers la fin de la forêt et la route.

| TOPIC TERMINE

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