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 « seven devils » ㄨ sorn&cordelia

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Féminin
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↳ Date d'inscription : 24/10/2013
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↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
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MessageSujet: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Dim 8 Fév - 3:04


seven devils

Holy water cannot help you now. See I've have to burn your kingdom down, and no rivers and no lakes can put the fire out. I'm gonna raise the stakes, I'm gonna smoke you out.

Ses doigts fins, émincés, mais plus essentiellement, manucurés dans une immaculation qui n’était qu’à l’image du reste de sa personne, se faufilèrent entre la fine pointe d’une épingle et les tréfonds d’une serrure capricieuse – épingle, qui lorsqu’elle rendu hommage à sa fin bien singulière, se retrouva reléguée à caresser froidement la tuile du porche, jetée vulgairement au sol comme le reste des objets qui n’avaient aucune importance aux yeux de la peste qu’était Cordelia. Empoignant la poignée, elle tourna celle-ci lentement, le déclic traduisant de son triomphe et assujettissant son visage à la vulgaire esquisse d’un sourire, subtile, suffisamment pour refléter cette malice et ce vice qui ne délogeaient jamais ses côtés, mais pas assez pour trahir ce qui se tramait dans cette jolie petite tête qu’était la sienne – au plus grand désarroi de ses victimes, et plus particulièrement, celle d’aujourd’hui, ça, il n’y avait aucun doute.

Poussant la porte grande ouverte, elle observa les lieux avec une certaine introspection qu’on devait lui reconnaître en tant que fine observatrice et manipulatrice. Elle devait lui accorder, Sorn avait le goût de la luxure, et du goût – tout court. Mais elle n’attendait pas moins d’un gamin comme lui, né avec une cuillère d’argent dans la bouche – ou dans le cul, comme elle préférait dire. Certains auraient pu dire à la succube que de s’attaquer à un gosse comme lui était un geste présomptueux et audacieux, surtout pour elle qui avait l’habitude, malgré son extravagance, de faire profil bas et faucher la population modeste de la Nouvelle-Orléans… mais elle détestait l’idée qu’on lui attribue un certain modèle, un certain ‘pattern’ quant à ses victimes. Si elle voulait réellement ne pas être attrapée la main dans le sac, elle se devait de varier et de sortir des limites qu’elle s’était elle-même contrainte à respecter. Sorn était l’une de ses exceptions, si l’on veut. Enfin… Sorn et son frère jumeau, à présent décédé. Triste histoire, vraiment. Dans la mesure qu’on en a quelque chose à foutre. Ce qui n’était pas réellement le cas de la sorcière, à vrai dire…

Déposant le premier pas devant elle, le son de son talon haut claquant froidement avec la tuile du sol lui donnait un sentiment de satisfaction inexplicable, mais n’était-elle pas une énigme à la source même de toute façon? Avançant de cette démarche nonchalante et désinvolte, elle prêtait tout de même une certaine attention, entre chaque pause qu’occasionnaient ses pieds, à une quelconque présence dans les environs. Elle ne décela rien, et si cela voulait dire qu’elle avait devoir attendre – et Dieu sait que Cordelia abhorrait l’idée même d’attendre – elle était curieusement bien calme, voire peut-être, prise d’une certaine espièglerie présentement. Pas surprenant lorsqu’on voyait sur quoi ses splendides iris caféinés avaient déposé leur attention si précieuse ; le bar de Sorn. Ses lèvres s’étirant une fois de plus dans ce semblant de rictus malin, elle se dirigea avec cette langueur bien singulière vers le bar, attrapant une bouteille – parce que, bien entendu, se servir un verre se révélait être une corvée pour laquelle elle n’avait pas la patience – la brunette se remit à mouvoir lentement à travers la salle, telle une vipère qui chancelle vers sa cible – à l’exception que celle de Cordelia n’avait encore pas déposé le pied dans son piège. Pas encore, mais ça ne saurait attendre.

De cette désinvolture singulière qu’on ne pouvait que lui attribuer à elle, elle mit en marche le lecteur du jeune homme, laissant les sonorités préférés du beau brun parsemer la salle et rebondir contre les murs, mais surtout poussant la sorcière à rouler des yeux face aux goûts douteux du jeune homme dans le domaine. Tout de même, c’est ce qu’elle avait de mieux sur la main, et malgré ses caprices, Cordelia avait un certain don – si l’on pouvait appeler ça comme ça – pour faire avec ce qu’elle disposait dans une situation. L’alcool suintant ses lèvres, humidifiant ses papilles, embrasant les tréfonds de sa gorge, et ultimement, lui apportant un contentement inégalable, si ce n’est que par le sexe, la brunette permit à la musique de prendre le contrôle de son corps l’instant de quelques minutes, son bassin suivant le rythme qui rugissait dans ses tympans.
Ce petit jeu enfantin s’achevant lorsqu’elle la porte s’entrouvrit de nouveau pour y laisser passer le propriétaire des lieux. Laissant tomber la bouteille à moitié vide contre le tapis jonchant le sol sous ses talons, pas réellement par effroi, mais plutôt par lassitude, elle se permit ensuite de dire d’un ton blasé, pratiquement dissimulé par la musique bruyante qui luttait contre sa voix. « Ce n’est pas trop tôt. » Elle reprit d’aussitôt la direction du minibar, en profitant pour baisser le volume de la musique, puis elle s’accapara d’une bouteille de rhum à son intention, avant de redéposer son regard sombre sur les iris céruléens du skinchanger en virevoltant avec grâce, faisant valser cette longue chevelure brune. La voix blasée, nonchalante, mais épicée d’un certain mépris – un met dont elle seule connaissait la recette, elle ne perdit pas une seconde. « Je croyais t’avoir déjà fais part de ce que je pensais de tes sombres caprices, Sorn... »  Oh, il avait l’habitude à présent, vous savez, de lui faire comprendre qu’il n’allait pas se plier à tous ses caprices à elle, entreprenant alors de lui faire vivre les siens à lui. Typique. « La dernière personne à m’avoir ignorée le regrette encore. Crois-moi, mon lapin, tu ne veux pas être victime du même traitement. » lui dit-elle, en plissant les yeux comme pour lui offrir un semblant de considération avant qu’elle ne lui fasse comprendre que ce n’était qu’artifice, comme toujours avec elle d’ailleurs, par le biais d’un gloussement présomptueux dont les sonorités ne devaient pas tinter loin du sadisme. La scène était patente ; la vipère prenait le lièvre au piège, doucement et subtilement, mais sûrement.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Ven 20 Fév - 23:59

Quand Sorn atteignit la porte de son immeuble, il jeta tout d’abord un coup d’œil à son courrier. Il oubliait régulièrement qu’il y avait une chose qui arriverait inévitablement jusqu’à sa boîte-aux-lettres : les factures. La plupart du temps, ses messages l’attendaient sagement à l’accueil et il en égarait fort malencontreusement la plupart entre chez l’entrée et sa porte. Ils avaient tendance à tomber dans le vide ordure, un véritable drame. Parfaitement. Il fallait dire qu’en l’ex qui voulait se faire pardonner, la famille qui voulait des nouvelles, les amis qui ne comprenaient pas toujours pourquoi il gardait tant de distance et le reste... Il avait rarement envie de faire l’effort de les joindre en retour. Sa vie était certes solitaire mais, il l’appréciait réellement telle qu’elle l’était. Ou presque. Il y avait une sempiternelle ombre au tableau, une sensation qui ne le quitterait jamais. Sa vie ne lui appartenait pas tout à fait, elle était liée à Cordelia et son destin dépendait du sien. Une pensée qu’il ne parvenait jamais totalement à assimiler mais, pas non plus à le rebuter. Mais, aujourd’hui - comme souvent -, il la haïssait et ne voulait rien avoir à faire avec elle. Cette femme était et resterait le monstre qui lui avait pris son jumeau et qui avait fait de sa vie un boxon sans nom.
Toujours était-il que, comme toujours, en arrivant près du vide-ordures, il balança une partie de ses messages, prenant garde de ne pas jeter ceux qu’il voulait garder ou ses factures. Son sac de courses commençait à lui peser et il n’aspirait qu’à une chose, rentrer chez lui, prendre une douche très longue et s’étaler dans son canapé avec un alcool de qualité et une cigarette. Peut-être même sortirait-il profiter des sons si variés à la Nouvelle-Orléans ! Une petite escapade lui ferait forcément du bien. Il n’avait toujours pas oublié sa précédente brillante idée et de fait, il n’était pas prêt à retourner jouer dans les bois. Pas tout de suite... Pour lui-même, il leva les yeux au ciel en secouant la tête. Pas encore ? Non mais, sérieusement, la dernière escapade n’avait-elle pas été un désastre quasi complet ? Enfin soit.

Pressé de rentrer chez lui pour mettre à exécution son plan de détente, il ne s’attendait pas vraiment à entendre de la musique en provenance directe de son appartement. Il n’avait aucun colocataire mais, surtout, personne n’avait les clefs, pas même le couple qui gérait l’immeuble. Hésitant avant de tourner la poignée, il haussa un sourcil perplexe en entendant les notes d’une chanson qu’il aimait particulièrement. Un jazz actuel qui apportait au genre une audience plus jeune, rendant cette musique plus accessible. Il entra la clef dans la serrure mais, cette dernière n’opposa aucune résistance et la porte s’ouvrit.
Il inspira profondément et reconnut aussitôt l’odeur trop familière. Il inspira à nouveau après avoir tenté de se débarrasser de son odeur - sans succès - en expirant tout l’oxygène dont il pouvait se passer. Il entra et déposa ses courses, faisant abstraction des paroles de la sorcière. Faisant montre de la même indifférence, il alla ramasser la bouteille sur son tapis et la remit à sa place, la croisant forcément dans le processus. Moins il la voyait, mieux il se portait. Il aurait cependant dû se douter qu’elle finirait par ne plus admettre ses silences radio.

- « Mes sombres caprices. Les tiens font généralement loi il me semble. » Il n’avait certainement pas voulu commencer cette conversation par là mais, il était bien trop tard pour le regretter, les mots étaient sortis, il était trop tard. Il continua donc. « Que peut donc ton humble gibier pour ton illustre personne ? »

Oh, il ne voulait peut-être pas être si acerbe mais, la violation de son domicile le rendait un rien hargneux. Il préférait la fuite à l’affrontement et malheureusement, la fuite n’était pas une option. Il était chez lui, il n’allait tout de même pas s’écraser ! Pas tout de suite du moins. Il y avait toujours un point de rupture et, ce point... nulle ne savait mieux mettre le doigt dessus que Cordelia. Avec sa décontraction habituelle, il se servit un verre et se mit à rouler une cigarette, envoyant ses pompes - d’un mouvement bien étudié et maintes fois répété - heurter le bord inférieur du dos du canapé.
Mine de rien, cette décontraction n’était que feinte, car sous ses airs de rebelle, il serait les dents et était tendu. Ses entrevues avec sa sorcière mal aimée se finissaient rarement bien, pour ne pas dire jamais. Inévitablement, elle gagnait. Les rares moments où il avait la paix n’étaient en vérité existants que parce qu’il avait trouvé un moyen de l’éloigner assez longtemps, en lui cédant un caprice quelconque. Dans tous les cas, il cédait à quelque chose. Ça oui, elle gagnait toujours, même s’il se montrait récalcitrant, agaçant ou téméraire. Il savait que ça ne servait à rien mais, il le faisait quand même. Il se battait pour deux vies, pas pour une seule. Naïvement, il se disait qu’elle avait besoin de lui, ne fut-ce que pour la couvrir en cas de décès non désiré. Cette relation empoisonnée avait tendance à lui coller la migraine. Aujourd’hui ne ferait probablement pas exception.

Que lui voulait-elle bon sang ?
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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Dim 1 Mar - 8:35


seven devils

Holy water cannot help you now. See I've have to burn your kingdom down, and no rivers and no lakes can put the fire out. I'm gonna raise the stakes, I'm gonna smoke you out.

« Mes sombres caprices. Les tiens font généralement loi il me semble. » Hmmmm, si acerbe, tout à son goût. Pas surprenant, à vrai dire, d'ailleurs. Cordelia avait cet effet bien particulier chez les gens. Vous savez, celui d’attiser haine, mépris et acerbité, parmi tant d’autres. Et il faudrait être terriblement stupide pour ne penser qu’une seule seconde qu’elle ne se savourait pas ce petit spectacle, et encore plus de penser qu’elle ne savait pas jouer à ce jeu encore mieux que quiconque. Claquement de langue contre son palet, elle toisa sa victime de cet air supérieur qui les différenciait si bien. « Si tu savais t’y conformé sagement comme le sale petit cabot que tu es censé être, peut-être ne te paraîtraient-ils pas si… assommants? » Pesta-t-elle, mépris et arrogance teintant les sonorités infernales de sa voix de succube, alors qu’elle venait tapoter – ou, plutôt assommer – le crâne du jeune homme, ébouriffant sa chevelure au passage. Chose faîte, elle retira prestement sa main, peut-être un peu dédaigneuse d’un geste qu’elle avait elle-même engagée pourtant. Mais c’était bien elle, ça. Paradoxale à sa façon…ou peut-être juste tendrement cinglée. La nuance entre les deux lui paraissait si… nébuleuse.« Que peut donc ton humble gibier pour ton illustre personne ? » Voilà les mots qu’elle appréciait tant entendre. Les tons de soumission qui venaient caresser ses douces oreilles, excitant ses désirs de dominance, aguichant sa soif d’autorité qui ne saurait que supplier d’être étanchée par le premier soumis sans vertèbre sur laquelle elle mettrait les griffes – même si elle mentirait si elle disait ne pas apprécier un peu de résistance. N’était-il pas, , justement, le plaisir dans tout ça?

Un gloussement s’empara de ses lèvres rosées, pouffement qu’elle tenta tant bien que mal de d’étouffer entre ces lippes, les collant l’une contre l’autre dans un semblant de baiser. Non pas qu’elle avait quoique ce soit à cacher, encore moins à quelqu’un comme Sorn d’ailleurs, mais disons qu’elle prisait arborer une certaine prestance, parfois nonchalance, dans son attitude – tout comme elle exécrait révéler aussi commodément les pensées qui se rudoyaient en elle. Il fallait les laisser suspendu, au moins tendrement. Mais elle saurait face, elle en était certaine. « Humble, c’est bien le mot que j’emploierais pour te décrire. » Conscient de ses limites, de ses faiblesses, conscient de son pathétisme, sa misère et sa simplicité bancale…Bien entendu qu’il était humble, l’enfoiré. Avait-il quoique ce soit à se vanter si ce n’est d’avoir à son compte une belle demeure et de la connaître elle? « Enfin, après pitoyable, peut-être. » délaissa-t-elle, nonchalante, davantage comme une réflexion laissée en l’air pour sa propre personne plutôt qu’un réel pique délogé à l’égard du lièvre.

Ses airs vicieux ne l’abandonnant pas, la succube arborait toujours ce paradoxe singulier entre ses traits à la fois angéliques et démoniaques. Mais c’était tout à son image ; indescriptible et imprévisible. Si elle s’entêtait à arborer une désinvolture presque candide et angélique, s’alliant à cette espièglerie dont elle semblait maîtriser le tour comme personne d’autre, la brunette était capable de tourner sa veste en l’instant d’une seule et misérable seconde – temps nécessaire pour elle adopter de nouveau des airs sanglants, une apparence meurtrière et de vous sauter à la gorge pour la vous déchirer. Oh, on lui attribuait souvent – putain, Cordelia elle-même s’attribuait aussi – souvent le rôle de la vipère dans cet acte qu’était la vie, mais parfois, elle se complaisait beaucoup plus dans le rôle de la lionne, de la tigresse, de l’hyène, celle qui vous attrape le cou entre ses mâchoires, dans sa gueule barbare et qui vous brise consciemment la nuque en vous écoutant geindre. Ce qui les ramenait au point de départ ; Sorn était son gibier, attendant patiemment et presque avec abnégation et soumission à son triste sort. Mais comme tout diner, il fallait savoir le laisser mijoter un petit peu. Et dans ce sens, elle n’avait aucune intention de révéler immédiatement à l’abruti devant elle pourquoi elle le graciait de sa présence en ce moment présent.

Attrapant la cigarette que le jeune homme venait de s’allumer, elle l’écrasa sans honte dans le verre qu’il s’était servi plus tôt, avant d’assaillir le brun d’un de ses regards noirs qui saillait si bien ses iris caféinés. Cordelia détestait la cigarette. Quelle stupide invention. C’était bien dans ces moments-là qu’elle ne se croyait pas si malchanceuse d’avoir passé les sept derniers siècles en Enfer. La sorcière ne manqua pas de temps après sa petite vilénie pour s’asseoir sur les cuisses de Sorn, entourant sa nuque d’un bras cajolant et déposant sur son torse une main séductrice. « N’est-il pas possible pour moi de m’être tout simplement ennuyée de mon lapin préféré? » Crédibilité 0, elle le savait bien. Ce qu’elle savait également c’est que quand elle optait pour ce genre de contact physique, on ne savait jamais réellement si ce n’était exhalant le vice comme coutume le voulait, ou si ce n’était qu’un autre de ses nombreux subterfuges pour mieux planter un poignard dans le dos de sa victime du jour.
Elle espérait bien pour lui qu’il n’était pas pressé de savoir ce qu’elle lui voulait, il serait..oh, si déçu…

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Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Mer 22 Avr - 21:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Dim 1 Mar - 14:42

Ses sombres caprices... Comme si les siens n’en étaient pas. Ne lui avait-elle pas pris son jumeau par caprice ? Ne lui avait-elle pas volé sa vie par caprice, le rendant ainsi dépendant de la sienne ? Quand il était face à Cordelia, les pires aspects de sa personne avaient une fâcheuse tendance à refaire surface. Il essayait pourtant, de ne pas réagir ainsi en sa présence. Parfois, il y arrivait plutôt bien mais, pas aujourd’hui visiblement. Le fait qu’elle se soit invitée y était sans doute pour beaucoup. Avec un minimum de préparation, il aurait pu faire face à la situation. Mais, non. Elle était là et, pour une obscure raison, elle n’avait pas encore parlé de ce pourquoi elle était venue. Il n’avait donc pas pu s’empêcher d’être sarcastique, car, pour elle-même, tous étaient inférieurs, il l’avait bien saisi à présent. Alors pourquoi lui trouvait-il encore des excuses quand il était en meilleure disposition ? Il l’ignorait complètement. Sa façon de penser restait parfois un mystère pour lui-même.

D’un regard torve, il observa Cordelia appuyer à nouveau sur des termes qu’elle adorait utiliser. Rabaisser autrui était certainement un de ses loisirs préférés. Elle le faisait bien, vraiment bien mais, ça ne le touchait jamais, ou presque. Il leva les yeux au ciel, ne pouvant retenir une nouvelle remarque.

- « J’ignore à quel point ta vie doit être ennuyeuse si tu en es au point de devoir venir me voir pour tenter de me rabaisser encore et toujours pour tromper ton quotidien. Je te plains Cordelia. » Et ça, il le pensait vraiment, peut-être était-ce le pire. Il la plaignait...

Quelque part, au fond de lui, il était même prêt à tromper cet ennui s’il existait. Il avait envie de se taper la tête contre un mur. Voilà qu’il recommençait. Pourquoi donc devrait-il sacrifier sa tranquillité, son temps, pour elle qui n’avait aucune considération pour lui ? Seigneur qu’il avait envie de se noyer dans une bouteille - profondément - et de ne se réveiller que demain. Cette femme était une garce, la peste faite femme. Il était atterré de voir à quel point elle battait sa propre mère haut la main. Elle n’avait pas été un tyran mais, le mot « non » avait une signification qui lui avait toujours échappé. Pendant des années, il avait dit oui et toujours oui, jusqu’à... Il soupira, se foutant de savoir ce qu’en conclurait la sorcière.
Les caprices, on y revenait... Sa cigarette à peine allumée finit dans son verre, gâchant un alcool d’une grande qualité, de quoi lui faire grincer des dents. Il n’était pas snob mais, il y avait des limites et des choses ridiculement importantes à ses yeux, comme le gâchis d’alcool. Le regard qu’elle lui lança, il lui en offrit un miroir parfait. S’il devait supporter sa présence, elle pouvait supporter sa cigarette nom de dieu ! Cette femme était un foutu cauchemar ambulant et collant avec ça. Peut-être aurait-il préféré y rester également. Il s’en colla une intérieurement. Il venait de faire quelque chose qu’il détestait, ruminer sans réfléchir.

Sans bouger d’un millimètre, il observa Cordelia le prendre pour une assise. Pire, sa chose. Fut un temps, un tel contact aurait peut-être allumé quelque chose en lui mais, il s’agissait d’elle. Mais, aussi plaisante qu’était la vue, il en était rebuté, dégoûté, se souvenant toujours de ce dont elle était responsable.

- « Tu ne fais jamais rien par bonté d’âme Cordelia, je l’aurais su depuis le temps. Que veux-tu exactement à part m’emmerder, gâcher un bon verre d’alcool et m’empêcher de faire la seule chose qui compense ta présence ? »

C’était loin d’être aimable, il le savait mais, encore une fois, aujourd’hui n’était peut-être pas le meilleur jour. Aucun n’était bon cela dit. Peut-être aurait-elle au moins la délicatesse de lui foutre la paix le jour de l’anniversaire de la mort de son frère. Ah. Si seulement... mais, Sorn ne croyait plus au père Noël. Tout ce qu’il voulait savoir en réalité, c’était comment s’en débarrasser ? Inconsciemment, il venait tout juste de céder. Il ferait ce qu’elle voudrait tant qu’elle dégageait au plus vite, comme toujours. Pour avoir la paix, il était près à faire à peu près tout et n’importe quoi tant qu’il pouvait marchander un certain laps de temps. Il ne l’avait pourtant pas fait la dernière fois. Pourquoi ? S’ennuyait-il lui-même de cette agaçante présence dans sa vie ? Impossible.
Sans prévenir, il la souleva et l’assit à côté de lui. Du moins, encore fallait-il qu’elle daigne lâcher son cou ce qui n’était pas garanti du tout. Avec elle, rien n’était jamais simple ou couru d’avance. Peut-être était-ce aussi pour cela qu’il avait oublié de réclamer un temps de tranquillité. Il n’avait pourtant pas le temps de s’ennuyer. Sa vie était bien remplie, même avant. Bordel... elle avait mis un de ces foutoirs en débarquant. Il soupira, agacé par lui, par les circonstances, par elle, par tout.

- « Alors ? C’est pour aujourd’hui ou pour demain ô grande diva ? »
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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Sam 7 Mar - 20:46


seven devils

Holy water cannot help you now. See I've have to burn your kingdom down, and no rivers and no lakes can put the fire out. I'm gonna raise the stakes, I'm gonna smoke you out.

« J’ignore à quel point ta vie doit être ennuyeuse si tu en es au point de devoir venir me voir pour tenter de me rabaisser encore et toujours pour tromper ton quotidien. Je te plains Cordelia. » Les gens de la même envergure que Sorn l’amusaient. Profondément, même. C’est donc avec le semblant d’une esquisse de ce qui paraissait être un sourire qu’elle accompagna les derniers mots du brun, irrémédiablement désinvolte d’apparence. Oh, les beaux discours des gens comme le métamorphe ne lui faisaient plus rien depuis des siècles. Qu’était-il après tout? Sa vulgaire et pathétique création. Un caprice. Le résultat d’un ennui qu’il décrivait justement si bien. Si sa vie était à elle était à plaindre, qu’en était-il de la sienne? La sienne qui ne dépendait que de celle de la sorcière. Elle détenait la vie de Sorn entre ses mains et Dieu sait qu’il avait toujours été d’une facilité déconcertante pour la succube de se débarrasser de ses possessions sans broncher. Le beau petit brun ne serait pas une exception à la règle.
Tout de même, adoptant ses airs nonchalants qui lui saillaient si bien le visage et la posture, la succube se permit de rétorquer aux mots acides de son interlocuteur, demeurant complètement indifférente à ce qu’il avait à raconter à son sujet, à vrai dire. « Alors je présume que tu n’auras aucune objection à la rendre plus… excitante. Hm? » susurra-t-elle, peut-être un peu doucereuse – succube qu’elle était, mais toujours aussi intimidante et ambiguë dans ses propos et timbre de voix. C’était son caractère, tout simplement. Les gens comme Sorn ne l’atteignaient jamais, car ils étaient tout simplement d’aucune considération aux yeux de la sorcière. Elle osait espérer qu’il n’avait pas pensé une seule seconde que des propos du genre allaient attiser en elle autre chose que l’indifférence. Le seul moyen que cet abruti avait trouvé pour la faire crisper était ce silence radio auquel il avait vaqué imprudemment ces derniers jours. Manque de chance, il n’avait plus réellement l’occasion de s’exercer à ce petit jeu puéril à présent qu’elle était là devant lui, décidée à ne pas lui laisser si ce n’est qu’une pauvre et maigre seconde de répit.

C’est peut-être pourquoi elle entreprit de se rapprocher de lui, à un tel point qu’elle se retrouva assise sur ses cuisses, son emprise dépassant le simple toucher, puisqu’elle s’empara du cou du jeune homme d’une main et de son torse de l’autre. Bien entendu, le jeune homme semblait rebuté par la chose, et c’était bien là toute l’intention de Cordelia. Oh, elle s’était déjà suffisamment amusé avec le croque-mort à l’époque, elle n’avait plus besoin de s’adonner à ces petits jeux puérils avec lui ces jours-ci. En revanche, le plonger dans un malaise et une désorientation profonde était encore de goût. « Tu ne fais jamais rien par bonté d’âme Cordelia, je l’aurais su depuis le temps. Que veux-tu exactement à part m’emmerder, gâcher un bon verre d’alcool et m’empêcher de faire la seule chose qui compense ta présence ? » pesta-t-il, ô plus irrité que jamais. Il l’amusait. Profondément, une fois de plus. Cette façon dont il parlait d’elle comme s’il la connaissait. La douce ironie. La brunette ne lui avait permis de connaître d’elle que ce qu’elle voulait qu’il ne connaisse d’elle, rien de plus, rien de moins. Mais la sorcière ne voyait pas de mal à jouer le jeu, après tout, n’était-ce pas ce qu’elle faisait constamment ; jouer à un jeu? « Tu vas me briser le cœur, si tu continues, Sorn. » chuchota-t-elle, ce faux masque accablé d’une grisaille quelconque rapidement occis par ses traits diaboliques naturels revenant au galop. Mais c’était une réponse tout droit sortie du livre de Cordelia dans la mesure où ce n’en était pas vraiment une. Des mots susurrés et propulsés en l’air, mais sans aucune valeur, sans aucune signification, sans vérité… Sorn allait devoir s’y habituer. Elle posait les questions, il lui concédait les réponses.

Sans prévenir, Sorn souleva la sorcière et l’assit à côté de lui, soutirant malgré tout l’esquisse d’un rictus narquois à la brunette dont l’emprise sur le cou de sa victime se maintenait toujours. Et les soupirs d’accablement du jeune homme qui caressaient tendrement le creux de ses oreilles étaient probablement le son qu’elle préférait, enfin après, les gémissements de l'autre abruti de Texan, peut-être. « Alors ? C’est pour aujourd’hui ou pour demain ô grande diva ? » Il lui soutira un pouffement succinct et subtile, alors qu’elle lâchait enfin son cou, laissant ainsi sa proie se replacer en position. Elle ne tarda cependant à bondir du canapé, son petit nez venant frôler celui de Sorn avant qu’elle ne valse plus loin, sa chevelure bouclée suivant le même mouvement gracieux qu’elle. « Toujours droit au but, n’est-ce pas? » Laissa-t-elle échapper de ses lèvres rosées, plus blasée qu’autre chose. « Ne me dis tout de même que tu as mieux à faire? » Elle s’empara à nouveau d’une bouteille et d’un verre et se servit une fois de plus. Le verre cajolant ses lèvres déjà tendrement humides par le liquide cuivré qui se glissait dans sa bouche et embrasant les tréfonds de sa gorge, la démone finit par lui concéder une fois de plus, un sourire narquois et vil, avant qu’elle ne conclue d’un timbre de voix sybarite. « J’aurais du mal à te croire de toute façon. » Il était vrai que la sorcière se manifestait comme nonchalante et lasse d’apparence, mais il ne fallait pas se laisser duper par ces douces, mais viles, tromperies. La succube était prête à sortir les griffes et bondir sur la gorge de Sorn et y planter ses crocs s’il ne faisait qu’un seul geste qu’elle n’estimait pas comme approprié, et il le savait tout aussi bien qu'elle.

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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Mer 18 Mar - 23:03

Attaquer... Attaquer plutôt que reculer. Après tout, la fuit n’avait jamais rien donné de bon avec Cordelia. Sorn le savait mais, plus problématique, elle le savait aussi. L’ennui, c’était que rien ne semblait jamais atteindre cette beauté empoisonnée et froide. Tout en elle n’était que poison, il la haïssait. Et pourtant... Il savait. Pourquoi s’échiner à attaquer quand la personne que vous tentez de déstabiliser se fiche de tout, en particulier de vous ? Oh, il aurait aimé avoir une meilleure relation avec elle. Il était lié à elle, il ne pouvait même pas s’en débarrasser sans y passer. Mais, dans cette histoire, elle avait trop de torts, trop de travers, trop de tout et lui, plus assez de rien. Il était malgré tout hors de question d’être vaincu, que ce soit dans son optimisme constant ou dans les excuses qu’il lui trouvait même si elle n’en méritait pas. Intérieurement il pesta. Rien ne serait jamais assez pour elle, pas même sa propre mort alors qu’elle avait déjà pris une moitié de son être.
Pique ou pas, il n’était pas d’humeur et ça n’allait pas aller en s’arrangeant. Elle avait violé son sanctuaire, sa retraite, même si cette dernière était en partie financée par la fortune des Corrigan. Autre ombre dans sa vie. C’est pourquoi, lorsqu’elle lui renvoya la balle, il ne répondit rien. Comme il l’avait déjà pensé cent fois depuis qu’il l’avait trouvée dans son salon, rien ne parvenait à satisfaire Miss Cordelia des Comédies tragiques. Rien de ce qu’il pourrait faire ne lui rendrait la vie plus... excitante. Ces deux mots dans la même phrase avaient tendances à lui filer des cauchemars - en toute exagération. Finalement, la bataille du jour avait bel et bien commencé.

L’avoir sur les genoux ne fut pas plus plaisant pour lui que de la trouver dans ses pénates. Il était loin d’être du genre territorial mais, avec elle, c’était une tout autre histoire. Il s’empresserait probablement de dégager son odeur de son appartement dès qu’elle aurait passé la porte. Il choisissait généralement la solution de facilité quand ça la concernait : le déni. Si elle n’était pas là, s’il ne la sentait pas, elle n’existait pas. CQFD. Hélas, il était dur de vivre dans le déni quand l’objet majeur de son affliction vous colle son décolleté sous le nez et utilise vos cuisses comme assise pour ses fesses.

- « Un cœur ? Tu n’en es pas pourvue. Tu n’es pas née avec un cœur. »

Ou, si elle était née avec, elle avait perdu le mode d’emploi depuis belle lurette. Lui-même avait tendance à oublier comment on s’en servait quand il s’agissait de s’en servir pour lui. Autant il tentait de faire reparaître le soleil la vie des autres, autant la sienne suivait son cour tranquille alors qu’il maintenait tout juste les rideaux ouverts. Il était optimiste, ridiculement heureux alors qu’il n’en avait aucune raison mais, ça lui suffisait largement. Bêtement, il était véritablement heureux dans la vie. Cette fois, en l’occurrence, il se contenta de peu puisque pour sa plus grande joie, elle relâcha sa prise et il put rapidement remettre de la distance entre eux.

Il aurait pu grincer des dents, railler le choix de phrase qu’elle avait fait mais, c’était une perte de temps. Plus vite il aurait une réponse, plus rapidement il aurait à nouveau la paix. Pourtant, rien n’était jamais si simple quand Cordelia déboulait dans votre vie...
De mieux, il n’avait rien à faire, de moins désagréable, très certainement. D’ailleurs, quand elle enfonça le clou, il lui jeta un regard empli d’un dédain tel qu’il n’en avait jamais eu pour personne, pas même elle. Peut-être n’avait-elle vraiment pas bien choisi son jour pour jouer la tyrannique créatrice en manque de choses à faire. Ou alors, son humeur baissait tout simplement à vue d’œil. Dans ses souvenirs, leurs entrevues se déroulaient tout de même un peu mieux.

- « Je me fous de ce que tu crois. Si je n’ai rien de mieux à faire, j’ai fatalement quelque chose de plus agréable que de tenter de connaître les raisons de ta présence chez moi. » Et il insista bien sur le « chez moi ».

Lorsqu’elle le contactait - quel que soit le moyen employé - ça n’était jamais innocent. Il doutait fort que cette fois diffère des précédentes. Mais, peut-être était-ce là le nœud du problème. Peut-être ne voulait-elle réellement rien et dans ce cas, il était d’autant plus agacé. Il n’avait - à la limite - rien contre le fait de se rendre utile, de lui rendre service, voire même de la pourrir de choses hors de prix si ça pouvait l’éloigner un temps. L’ennui, c’est que si elle ne voulait rien, ça voulait dire qu’il n’était jamais à l’abri de la voir débarquer juste pour l’emmerder.

Au moins avait-elle eu la décence jusqu’ici, de ne jamais se pointer ni à la morgue, ni au funérarium. Peut-être la mort n’était-elle pas assez glamour pour la succube qu’était Cordelia...
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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Lun 23 Mar - 18:27


seven devils

Holy water cannot help you now. See I've have to burn your kingdom down, and no rivers and no lakes can put the fire out. I'm gonna raise the stakes, I'm gonna smoke you out.

Quelle ironie. La bête et la belle était tout aussi acerbes l’un que l’autre. La sorcière, créatrice à ses heures perdues, en serait presque fière. Vous savez, comme une mère et son enfant. Enfin…La seule différence étant que Cordelia n’en avait absolument rien à foutre de Sorn — et des autres qu’elle avait transformé dans le passé, d’ailleurs. Que de simples instruments pour atteindre l’un des nombreux buts et desseins de la démone. De piètres pions sur l’échiquier sur lequel elle régnait comme reine. Une mère aurait au moins eu le mérite de s’attacher à sa création. Cordelia, elle, pas même l’once d’un attachement, pas même le semblant d’une estime pour ceux qui avaient le malheur d’être tombés entre ses pattes. Et si la vie du croque-mort ne valait rien à ses yeux à elle, elle savait pertinemment, de son côté, que la sienne avait une valeur significative aux yeux du jeune homme. À jamais lié à elle, son existence même relevait de celle de la sorcière. Elle en dépendait même. Alors si elle pouvait se débarrasser de lui en un claquement de doigt, un haussement de sourcil, voire même d’un simple gloussement caressant l'air, il n’en était pas de même pour la brave bête qu'elle avait transformé. Et il va de soi que la sorcière se complaisait profondément à cette idée.
 
Aussi, les lippes rosées de la sorcière s’étirèrent discrètement, railleuse jusqu’à l’os, la moquerie coulant dans son sang, alors qu’elle écoutait sa pauvre victime se défendre pitoyablement avec les mots — sa seule arme contre elle. Arme qui, au désarroi du croque-mort, n’avait aucune incidence sur elle. « Je me fous de ce que tu crois. Si je n’ai rien de mieux à faire, j’ai fatalement quelque chose de plus agréable que de tenter de connaître les raisons de ta présence chez moi. » Les mots de Sorn glissant lascivement son masque de glace, à jamais imperméable — au moins dans ces circonstances — elle se contentait de hausser les épaules d’un air satisfait. Ce n’était que le début que de sa mascarade — et ça, Sorn devait le savoir mieux que quiconque.
 
Chez lui. C’était ce qui l’amusait dans les bassesses du pitre devant elle. Un sale gosse à papa. Héritier d’une fortune, ou futur héritier, qu’en savait-elle. Ça ne changeait rien au fait qu’il n’était qu’un piètre bouffon que l’on avait malencontreusement choyé d’une fortune qu’il ne méritait pas. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il lui serait d’une facilité déconcertante pour sorcière de lui priver de cette dite richesse. De tout lui couper. De tout lui prendre. De tout lui arracher. Même ses parents, s'il le fallait. Même le semblant qu’il lui restait de proches — demeurait-il à savoir s'il en avait encore quelques uns. Puis, finalement, le semblant des possessions qu'il chérissait encore. Tout et n’importe quoi. Elle n’avait pas de limites, pas si cela pouvait attester son ascendant sur lui, assurer la soumission du croque-mort et l’approcher de la réalisation l’un de ses desseins.
Il la sous-estimait. Ils le faisaient tous. Mais il était encore plus stupide que les autres. Car, lui, savait pertinemment que conscience et cœur n’étaient pas des concepts qui étaient familiers à la succube et qu’elle n’agissait qu’en son intérêt personnel à elle. Alors pourquoi s’acharnerait-il à l’agacer si ce n’est par pure et simple déficience mentale? Elle ne voyait aucune autre explication potable.

« Tellement d’audace. » daigna-t-elle laisser passer d’entre ses lèvres, accompagné d’un soupir las et blasé. Ses iris exprimant un ressentiment similaire, ses yeux roulèrent naturellement et péniblement comme ils en avaient bien l’habitude. Pourtant, une idée caressa son esprit fourbe dans le sens du poil l'instant d'une tendre seconde et ce fût tout ce qu'elle eut besoin pour la mettre en exécution. Haussant les épaules, sa comédie débuta. « À priori, je ne suis pas la bienvenue ici. Tu m’en vois sombrement offusquée, bien entendu. » Soutenant ce suspens dans une espièglerie qui lui était propre, elle poursuivit. « Corrige-moi si je ne m’abuse, mais tu semblais m’apprécier davantage à l’époque. » Un léger gémissement voluptueux s’échappa de ses lippes pour briser le silence de cette brève pause, la prémisse d’un discours qui s’apprêtait à suivre. « Que de bons souvenirs… Surtout avec ton frère. » Elle répéta le même son une fois de plus, comme si elle avait du mal à se contenir. Ses dents blanches et acérées violentèrent sa lippe inférieure d’un air sensuel, mais discret, avant qu’elle ne conclut, aussi innocemment qu’une démone de son acabit pouvait l’être. « Qu’en-est-il de lui, d’ailleurs? » Oh, c'était prévisible. Même pour elle. Surtout pour elle, à vrai dire. Mais n'était-ce pas tout de même terriblement amusant? Ça l'était pour elle.

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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Mer 25 Mar - 21:20

Sorn n’arrivait vraiment pas à se montrer aimable avec Cordelia. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse aujourd’hui, ça n’y changerait rien. Si souvent, il lui passait presque tout même s’il protestait et pestait vivement, il n’y arrivait tout simplement pas. Pas cette fois. Il essayait pourtant, il essayait vraiment. Il savait qu’elle ne le laisserait pas en paix mais, pour la première fois depuis longtemps, il ne savait pas comment agir ou réagir face à la situation.
Rien n’ennuyait la sorcière, rien ne la froissait et lui... lui ne savait pas sur quel pied danser et il ne savait même pas dans quel état il serait quand elle en aurait fini avec lui. Elle semblait ne pas vouloir lacher l’affaire et l’emmerder vraiment jusqu’au bout. Il avait beau chercher un moyen de s’en débarrasser mais, il ne voyait rien qui pourrait l’aider. Ses astuces habituelles n’y feraient rien cette fois, du moins, c’était ce qu’il commençait à penser.

Ne cherchant pas réellement à se défendre, il ne put s’empêcher de tenter de l’envoyer sur les roses. Il savait pourtant que ça ne servirait à rien mais, c’était plus fort que lui. C’était un de ces jours où il repensait à tout ce dont elle était responsable. Absolument tout et il voyait mieux que bien ce qui, dans sa vie, était parti en vrille depuis qu’elle était apparue cette première fois. Bref, ça n’était vraiment pas une bonne journée. Pas du tout.
Ce qui n’aidait en rien, c’était qu’elle ne prenait ni la peine de le comprendre et surtout, qu’elle n’en avait aucune envie. Il avait fait cet effort fut un temps mais, il ne le faisait plus, sachant qu’il perdait son temps. Peut-être était-ce là le nœud du problème. Il ne faisait plus d’efforts.

Il se doutait bien que Cordelia ne reculerait devant rien. Jamais. Sauf qu’il n’avait aucune envie de réfléchir aux conséquences. Il le faisait bien trop souvent. Se reprenant rapidement, comme souvent, il la regarda dans les yeux. Quand elle se dit offusquée, il leva les yeux au ciel. Rien n’offusquait la sorcière, elle se fichait de tout, sauf de sa propre personne. Il ne prit même pas la peine de répondre, n’y voyant rien à dire. Il était... fatigué.
Pourtant, il se tendit imperceptiblement, comme s’il sentait qu’elle allait attaquer à un autre niveau. Le mot époque y était pour beaucoup. Lui, stressé mais calme sentit monter un ressentiment qui lui empoisonnait les veines. Quand arriva finalement ce qu’il redoutait le plus, il se figea.

- « Manque moi de respect autant que tu le désires, traîne-moi dans la boue si ça t’amuse, pourris-moi la vie quand ça te chante mais... ne parle pas de lui. Il est mort par ta faute, parce que tu voulais expérimenter avec des jumeaux par ennui ! Laisse-le reposer en paix. »

Son ton n’avait plus rien de jovial, ses yeux plus rien de chaleureux. Dans l’immédiat, il ne savait plus du tout comment se comporter avec elle. Il se leva d’ailleurs rapidement pour s’éloigner d’elle, un peu comme si sa proximité le brûlait, ce qui était presque le cas. Lui qui n’était pas de nature violente avait une envie dévorante de lui faire payer ses paroles. Se réservant un verre, il se ralluma une cigarette, que ça lui plaise ou non. S’il devait l’écraser sur sa main, il n’hésiterait pas à le faire, quitte à le payer cher juste après. Elle avait réussi l’exploit de lui mettre le moral en berne et de massacrer son humeur, allant jusqu’à réveiller une colère sourde mais, bel et bien présente. Des sentiments qu’il détestait tout particulièrement ressentir. Il préférait oublier largement que ces sentiments existaient. D’un ton étonnamment cassant, il parla à nouveau, ne cherchant plus du tout à dissimuler quoi que ce soit.

- « Je repose ma question. Que veux-tu ? »

Il voulait tout bonnement s’en débarrasser à présent, quoi qu’il doive faire pour satisfaire cette empoisonneuse. Il en était au stade où il était près à tout pour qu’elle disparaisse de sa vue. C’était dire à quel point il allait mal. Tirant sur sa cigarette comme un acharné pour tenter de trouver un calme qu’il ne pouvait de toute façon pas retrouver, il fallait qu’il tente de faire abstraction de la façon dont allait se poursuivre cette visite surprise.
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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Sam 4 Avr - 1:54


seven devils

Holy water cannot help you now. See I've have to burn your kingdom down, and no rivers and no lakes can put the fire out. I'm gonna raise the stakes, I'm gonna smoke you out.

Ses calmes semblants ne la dupaient pas. Vous savez, ses allures de brave homme indifférent et posé, qui ne laissait pas le venin de la vipère atteindre sa sempiternelle attitude flegmatique? La sorcière n’y croyait pas, et même Sorn lui-même ne devait pas y croire. C’était pathétique et puéril. Ses pauvres muscles qui se tendaient devant ses iris caféinés et sous le poids, pourtant si factice, de ses mots n’étaient-ils pas une preuve irréfutable que son calme n’était que illusion? Une illusion qui n’était pas l’œuvre de l’esprit fourbe de la sorcière même, qui plus est. N’était-ce pas ironique, en quelque sorte?
Le venin de ses mots pugnaces et abjectes s’immisçant dans les frêles veines de sa victime, ce fût presque si elle pouvait contempler son poison couler dans celles-ci, leur donnant une teinte bien particulière ; celle de la sorcière. C’était tout ce qu’elle voyait lorsqu’elle daignait déposer ses yeux sur Sorn. Elle. Elle se voyait elle. À jamais sa sombre création, à jamais son éternel esclave, le beau brun aurait toujours une part d’elle en lui. Son venin n’étant qu’une chose parmi tant d’autres. Qui sait ce que ça sera demain?

« Manque moi de respect autant que tu le désires, traîne-moi dans la boue si ça t’amuse, pourris-moi la vie quand ça te chante mais... ne parle pas de lui. Il est mort par ta faute, parce que tu voulais expérimenter avec des jumeaux par ennui ! Laisse-le reposer en paix. » Ses yeux roulèrent péniblement dans leur orbite, exprimant toute la lassitude de la succube. Blasée de ces beaux discours nobles et valeureux, elle était impétueusement à la recherche d’un peu plus de verve que cette misérable tentative ne lui en allouait. Tout de même, la brunette se permit une réplique rapide quant au petit ordre qu’il s’était autorisé de lui décréter insolemment. « Je compte faire ce qu’il me plait, comme toujours. » Un gloussement s’extirpa subtilement de son gosier ; éternelle virgule dans ses discours à elle. « La mutinerie et l’indiscipline t’ont toujours été familières, tu devrais savoir t’y retrouver. » Sa langue claquait contre ses dents alors que son visage valsait toujours entre les eaux perplexes du sarcasme et celles de l’indifférence.

Une chose qui eût toujours le mérite de la faire crisper avait toujours été cette manie que tous ces idiots semblaient posséder de prétendre voir à travers son jeu, à travers ses  intentions. Savait-il la moindre chose sur ses desseins? Pas moins et pas plus que celle qu’elle lui permettait de cultiver dans sa petite tête d’abruti. « Dois-je en déduire que c’est ce que tu crois? » débuta-t-elle, désinvolte, mais toujours cet air d’enfant de chienne collé à son visage comme si c’était sa peau même. « Que j’ai voulu expérimenter avec des jumeaux…par ennui? » Le gloussement qui s’extirpa de ses lèvres était factice, mais il avait tout ce qui sonnait de plus vrai. Il était là, son talent de manipulatrice. Tout était prestement quadrillé, apuré et placé de façon à servir son intérêt du moment. « Peut-être que mon plan, dès le départ, eût toujours été de me débarrasser de l’un de vous deux et de préserver de l’autre comme sale cabot. Qu’il est mort parce que je l’ai bien voulu. » La succube plissa les yeux, maintenant ce regard provocateur avec les yeux azurés de son vis-à-vis. Oh comment il devait la détester à présent. Arriverait-il encore à lui trouver de pathétiques excuses? « Mais ce n’est pas possible, n’est-ce pas? Parce qu’au fond, je ne suis pas si cruelle. J’ai mes raisons. Je ne fais que chercher l’attention. » Un énième gloussement écrasa la paroi de ses lippes rosées pour venir accompagner ce sarcasme flagrant, rendant la réalité plus qu’évidente ; elle était en train de le singer lui et son optimisme bon-marché.

« Je repose ma question. Que veux-tu ? » Son ton, aussi cassant et solennel pouvait-il être, ne la déroutait pas même une seconde. Sorn était inoffensif et le resterait toujours. Elle pouvait même le pousser à lever sa main sur elle qu’elle ne l’appréhenderait toujours pas. Il était pitoyable, comme ça. « Et je l’ignore de nouveau. » Levant les sourcils, affichant un air trop stupéfait pour l’être vraiment, elle mima des lèvres ; « Magie. »
Mais ce petit jeu puéril n’avait pas le mérite de la divertir bien longtemps. Simplement l’observer se pendre à cette cigarette comme si sa vie en dépendait l’écœurait. Et cette fresque ne lui donnait que plus envie de le briser, de perpétuer son manège sans queue ni tête, de mordre à nouveau le gibier pour l’empoisonner davantage. « Tu sais, je regrette parfois. » Une pause se juxtaposa à la fin du dernier mot, alors que la sorcière laissait l’écho de ses mots transcender entre les quatre murs de la pièce. « C’est lui que j’aurais du laisser vivre. Il était tellement plus… divertissant. » La brunette haussa les épaules dans cette nonchalance froide et cruelle qui la taillait si bien. Elle n’avait jamais eu de regrets.

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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Lun 6 Avr - 12:22

Sorn ne savait plus comment se comporter. Il ne savait plus comment agir. Face à Cordelia, il ne savait jamais rien en vérité. Elle était la destruction de sa vie personnifiée. Il était incapable de faire subsister le masque en sa présence. Le simple fait qu’elle soit assise dans son canapé à jouer avec ses nerfs lui rappelait tout ce qu’il avait perdu par sa faute. Il était totalement démuni et désarçonné face à elle, déchiré entre l’envie de lui faire vraiment mal, de lui trouver des excuses, de simplement jouer une indifférence dont il était incapable.

Varn était le sujet le plus sensible qui soit pour lui. Son frère, son reflet, était une extension de lui-même. Il était celui qui parvenait à le canaliser, lui qui était le plus remuant des deux, le moins stable. Aujourd’hui, il devait imaginer ce qu’aurait bien pu lui dire son jumeau pour le calmer. Ce qui n’avait pas le même impact mais, de plus, le torturait au passage. Il n’était plus là et cette réalité restait très dure à reconnaître.
Trop tard, il réalisa qu’il avait exprimé à voix haute ce qu’il avait toujours pensé de son action cette nuit-là. Certes, il lui trouvait bien des excuses mais, à ce sujet, il n’avait jamais pu le faire. Quand elle lui annonça que tout ceci avait peut-être été son but, il se tendit un peu plus. Il ne savait jamais s’il devait la croire ou non. Elle jouait sans cesse avec ses nerfs, avec ce qu’il pensait savoir, il ne pouvait pas prendre pour argent comptant ce qu’elle lui disait, de ça, il était certain.

Dans ses yeux, il n’y avait à présent que de la colère et de la peine. Les pupilles étrécies à l’extrême, il n’avait plus qu’une envie désormais, la voir partir. Il lui souhaitait tout le mal du monde et ce sentiment le rendait malade. Réellement. Il se sentait nauséeux et le mal de crâne commençait à poindre. De cette rencontre, il ne sortirait pas indemne que ce soit à cause d’elle ou à cause de lui-même. Les sentiments négatifs ne lui réussissaient jamais et il ne luttait pas contre eux à chaque réveil sans raison. Sa respiration devenait difficile tant il était tendu. Les nuages qu’il s’acharnait à toujours repousser masquaient à présent la totalité de son horizon, le rendant amer.
De rage, quand elle ajouta qu’elle aurait aimé que ce soit son jumeau qui survive, il broya sa cigarette au creux de sa main, se brûlant au passage. Non, il ne l’avait pas éteinte comme on le voit dans les films, il avait simplement broyé le cône de papier et de tabac. Finalement, il s’emporta, tout flegme oublié, usant de mots qui ne dépassaient malheureusement pas sa pensée.

- « Varn était le meilleur, c’est l’histoire de ma vie ! Tu ne m’apprends rien. Tous ne regrettent pas la mort de Varn. Non, ils regrettent que ce ne soit pas moi. Tu ne fais pas exception. Et bien moi, je ne regrette pas ! Je suis débarrassé de son ombre perpétuelle ! »

Se rendant compte de ce qu’il venait de cracher sous la colère, il s’en voulut instantanément. Non pas parce que les mots avaient dépassés sa pensée mais, bien parce qu’au fond, il savait que ce qu’il venait de dire était le véritable fond de sa pensée. Des émotions qu’ils tentaient d’enterrer, culpabilisant sans cesse de les éprouver. Il aimait son frère mais, la jalousie avait toujours été un problème. Varn était parfait... Il avait été parfait. Et maintenant, il n’y avait plus que lui. Pâle reflet de l’image d’un frère toujours meilleur.
Se retournant pour aller se laver les mains dans une honte et un silence pesant, il ne la regarda même plus, persuadé qu’il était qu’elle savourait ce pathétique spectacle qui lui avait offert. Elle devait être ravie de faire ainsi ressortir tout ce qu’il tentait d’enfouir pour son bien. Le détruire semblait être quelque chose qui l’amusait. Penché au-dessus de l’évier, les mains crispées sur le plan de travail, il ne parvenait plus vraiment à réfléchir de façon cohérente. Que voulait-elle ? Pourquoi était-elle là ? Pourquoi l’avait-elle transformé ? Pourquoi... Autant de pourquoi que de sombres pensées.
Cette femme allait causer sa perte ou alors l’envoyer sur des chemins qu’il se refusait d’emprunter. Il n’avait aucune envie de se laisser faire mais, il lui semblait qu’à chaque fois, les voies qu’elle ouvrait étaient toujours plus tentantes. L’ennui, c’était qu’il ignorait ce qui se trouvait sur ces chemins-là et, il ne voulait pas le savoir. Il voulait ne jamais vouloir savoir.

Tremblant, il tourna le robinet pour enfin se débarrasser sur papier et du tabac qui avaient laissé une trace rouge et légèrement noirâtre. Ça ne lui avait même pas fait du bien. Que pouvait-il donc trouver pour se soulager ? Il l’ignorait.
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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Sam 9 Mai - 4:10


seven devils

Holy water cannot help you now. See I've have to burn your kingdom down, and no rivers and no lakes can put the fire out. I'm gonna raise the stakes, I'm gonna smoke you out.

Le contempler écraser la cigarette efflanquée et décrue contre sa propre main lui arracha imprudemment un fin gémissement teinté de la satisfaction la plus malsaine qui soit – gémissement qu’elle tut, l’escamotant dans un silence plénier pour ne laisser rien paraître, que ce soit de ses desseins ou bien de ses émois – peu importe leur nature. Elle ne pût s'empêcher de considérer quelque chose en particulier. La flammèche trépassant dans le creux de la main du changeur, celle-ci y laissa tout de même sa marque – Sorn pourrait-il au moins se vanter de la même chose? Bien entendu que non. Insignifiant, passe-partout…puéril. C'était tout ce qu'il était, malheureusement pour elle.
Quelle honte. Elle hésitait à mettre fin à sa vie, se défaire d’une expérience douteuse. Malheureusement pour elle, et bien heureusement pour le sot en question, il n’était pas sans ses petits avantages. Rien de bien auguste, mais il avait le mérite – un semblant, à tout le moins – de passer derrière elle et ses desseins mortels pour en camoufler leur existence respective. C’était là sa seule fonction.  Son ultime utilité. À vrai dire, les chances qu’elle se débarrasse de sa sale carcasse après avoir dégoté quelqu’un du même gabarit que lui étaient bien trop hautes pour qu’ils ne se permettent de la traiter comme il le faisait présentement, se disait-elle, acerbe de sa suprématie défaillante sur les faits et gestes de sa création. Petite enflure.

Elle l’écoutait alors déverser ses réflexions les plus intimes à haute voix, emporté par la pugnacité de la colère, les effluves du passé et l’amertume poignante de la jalousie. Un arôme exquise, délicieuse et ô grandement satisfaisante. « Varn était le meilleur, c’est l’histoire de ma vie ! Tu ne m’apprends rien. Tous ne regrettent pas la mort de Varn. Non, ils regrettent que ce ne soit pas moi. Tu ne fais pas exception. Et bien moi, je ne regrette pas ! Je suis débarrassé de son ombre perpétuelle ! » Vraisemblablement, le semblant d’un rictus se glissa sur le faciès de la sorcière, étirant subtilement ses lèvres, exprimant peut-être tendrement sa sournoiserie et fourberie coutumières l’instant de maigres secondes avant qu’elle ne chasse les intrus de cette façade désinvolte. « C’est-ce que tu crois? » posa-t-elle dans l’air, presque tendrement ; ces mots sortant de sa bouche trop astucieusement pour ne laisser présager quoique ce soit de bon.
Son esprit fourbe s’incendiait déjà de miles feux alors qu’il octroyait à la sorcière les armes qu’elle aurait besoin pour s’immiscer dans la tête de Sorn ; les mots. Et pas n’importe lesquels, bien entendu. Ceux que Sorn ne voulait pas ouïr. « Que tu es enfin débarrassé de son ombre? » La sorcière feint un ricanement – factice, certes, mais au son authentique. « Même aujourd’hui, deux ans après sa mort, tu demeures et demeureras toujours dans son ombre, Sorn. Quand les gens posent leurs yeux sur ta petite personne, ils y voient Varn avant tout. Quand tu crèveras, ce sera encore Varn qu'ils pleureront... Hmph, c’est ça qui est le plus tragique dans toute cette histoire, je suppose. Et tu n’y changeras rien, jamais. » Elle haussa des épaules, nonchalante. Ses mots ne disposaient jamais de valeur, jamais de sens ou de fond – mais ils avaient toujours un but. C’était un peu sa signature. Les mots sifflaient de son gosier comme le vent soufflait – dans une direction précise. Dans ce cas précis – le but était évident. Blesser, comme la bourrasque qui vous gifle de plein fouet. Jouer avec lui, briser cette maigre estime, puis piétiner sur les morceaux de porcelaine et potentiellement observer qui oserait rapiécer ces derniers – dans le simple, mais tordu, but de mettre le grappin sur sa prochaine victime. Ça avait presque l’image d’une routine quotidienne. Et c’était presque désolant à voir, elle-même l’avouait.

Assidue à son rôle d’antagoniste, la brunette s’approcha de lui, pour qu’il saisisse qu’elle n’était pas évitable – qu’on ne pouvait pas la fuir, pas ici, pas ailleurs. «  Tu sais, je ne te crois pas une seule seconde, Sorn. Je suis certaine que, dans ton petit cœur, tu regrettes profondément. Au fond, tu aurais bien voulu que ça soit toi, avoue-le. » La brunette se trouvait suffisamment proche de lui pour déposer ses doigts fins contre son torse, plus particulièrement contre l’espace où battait péniblement son cœur – à un rythme pour lequel elle n’avait aucun intérêt. « Peut-être que je peux arranger ça. » souffla-t-elle, presqu’amusée par la situation, alors qu’à l’aide de son esprit comme ultime instrument, la sorcière infligea une douleur au brave petit cœur du beau brun – un rappel fugace qu’il était sa chose, mais également un cadeau digne de sa valeur. Et le mieux dans tout cela demeurait que pour une fois la douleur qu’elle infligeait si aisément était loin d’être l’une de ses illusions connues. Un léger ricanement décolla de son pharynx alors que la brunette valsait un peu loin, ses longues boucles terreuses suivant un mouvement analogue, comme si elles étaient traînées par un vent qui suivait la sorcière partout où elle mettait les pieds. Un ouragan aurait probablement été plus approprié comme terme.

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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Dim 10 Mai - 15:50

Si Sorn ne voyait aucun problème au fait de se donner en spectacle la majeure partie du temps, il en était tout autrement cette fois. Écraser sa cigarette dans sa main n’avait pas été une manœuvre volontaire, juste le résultat de la colère qui le rongeait. Le fait qu’elle y prenne un certain plaisir n’avait rien de surprenant. Il la soupçonnait, de toute manière, d’en prendre dès qu’elle se servait de lui pour passer le temps. Elle ne cachait bien mais, il ne pouvait que le deviner puisqu’elle recommençait toujours. Tout comme d’autres devaient l’être, il n’était pour elle qu’un passe-temps et à l’occasion, un portefeuille. Ainsi malmené par elle, il se sentait étrangement rageur mais aussi, désemparé et perdu. Dieu qu’il se détestait de souhaiter un minimum de reconnaissance chez cette femme, un minimum d’attention. Il se détestait pour ça presque autant qu’il se détestait de lui trouver de sombres excuses.
Il n’avait pas voulu ainsi déverser son ressenti mais, c’était trop tard. Il savait qu’il venait de fournir des armes supplémentaires à Cordelia et qu’elle les utiliserait contre lui. Non contente de détruire sa vie, elle voulait le détruire lui, tout simplement et elle n’en avait que faire. Parfois, cette simple question s’imposait à lui : Pourquoi l’avait fait ainsi si c’était pour en arriver là ? Il ne comprenait pas, il ne parvenait pas à la cerner. Jamais. Qu’était-il au fond ? Utile ? Distrayant ? Encombrant ? Ne pas savoir était infernal et elle ne lui offrirait sans doute jamais les réponses. Il resterait dans le flou le plus absolu et il le savait.

À nouveau, elle prit la parole pour l’enfoncer plus bas que terre par la justesse de sa verve. Ou alors, tout cela le marqua parce qu’il ressentait précisément ces choses-là. Parce que tout ce qu’elle disait faisait partie des raisons qui le poussaient à fuir tous ceux qu’il avait connu. Parce qu’elle avait tout simplement raison. Les gens voyaient Varn en lui et non pas lui.
Ses mains humides s’agrippèrent avec force au rebord de l’évier plus pour s’empêcher de tomber que pour tenter d’évacuer sa colère. De colère, il n’y en avait plus, il n’y avait que la jalousie, la douleur et l’apitoiement. Le ciel gris qu’il s’échinait à fuir s’abattait à présent sur lui avec une forcé et une puissance sans égal. Toutes les petites joies qu’il ressentait d’habitude ne faisaient plus le poids face à une telle opacité.
Sans la voir approcher, il restait plongé dans le dédale de ses pensées, pas assez méfiant, pas assez attentif à ce qu’elle était capable de lui infliger. Les mots lui parvinrent, venimeux sans qu’il soit capable de les esquiver. Regrettait-il ? Voulait-il que ce soit lui ? Oui, c’était arrivé. Pourtant, il lui restait assez d’amour propre pour ne pas lui céder cette victoire. Le suicide n’était pas une option, il était celui qui restait même s’il lui arrivait d’avoir bien du mal à lutter. La douleur qui lui déchira la poitrine fut insupportable et lui arracha un cri qui se mua en gémissement alors qu’il était forcé de se retenir pour ne pas chuter en tentant de reprendre contenance. Le message était on ne peut plus clair. Il était à elle. Il lui appartenait. Le lui rappeler semblait la mettre en joie. Sadique et infâme sorcière qui était la sienne et dont il ne pourrait se défaire que dans la mort.

Lorsqu’enfin, la douleur s’éloigna, que pouvait-il faire ? Dire ? Il ne savait plus. Toute sa colère et sa haine, ainsi que son désir de rébellion s’étaient envolées. À nouveau, il parla mais, d’une voix éteinte cette fois.

- « Que veux-tu ? Cordelia... Que désires-tu réellement ? »

Presqu’une supplique alors qu’il ressentait le désir grandissant de disparaître ou plutôt, de devenir la chose qu’il était à ses yeux, un animal et une proie. Il se faisait violence pour ne pas aller se terrer dans un coin, auquel cas elle serait capable de l’écorcher vif.

- « N’en as-tu déjà pas assez fait pour faire de ma vie un cauchemar ? Pourquoi es-tu chez moi ? » La question méritait d’être posée. « Tu t’es bien amusée avec moi je crois. Alors je te le redemande encore une fois. Que me veux-tu ? »

Elle ne pouvait pas être là que pour ça. Il ne pouvait pas le croire. Toutes ses actions avaient un but. Tous ses caprices devaient être servis. Il était véritablement perdu et ne savait plus ce qu’il devait croire ou penser. Elle avait réussi une chose dont nul autre qu’elle ne pouvait se vanter, le contrôler, le rendre demandeur.
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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Dim 5 Juil - 5:14


seven devils

Holy water cannot help you now. See I've have to burn your kingdom down, and no rivers and no lakes can put the fire out. I'm gonna raise the stakes, I'm gonna smoke you out.

Ce qu’elle entrevit dans les iris de sa créature fût suffisant pour la saturer d’une satisfaction sans égale : la résignation. Renonçant à sa haine, à sa colère, mais surtout à l’idée de combattre, de se rebeller, Sorn se résignait enfin à la sorcière. Et, sans surprise, elle accueillait cette capitulation avec complaisance – le semblant d’un rictus s’immisçant à nouveau sur son gosier, discret et subtile comme coutume le voulait. Que pouvait-elle bien dire? Elle aimait le voir baisser la tête de la sorte, en bon cabot qu’il était – même si les apparences de  lagomorphe se révélaient bien pour le moins inconvénientes, pour ne dire que ça.

La voix du jeune homme subissait le même sort que son corps et son aplomb ; éteinte, malingre, presque chancelante. « Que veux-tu ? Cordelia... Que désires-tu réellement ? » Un gloussement eût l’audace de se déloger des tréfonds de sa gorge, un son qu’elle enterra dans un silence plénier bien diligemment. Rapidement, glace et froid se mirèrent sur ses traits sybarites, son visage tournant « Tu le sauras quand cela me conviendra, mon lapin. » Il faudrait bien plus que le semblant d’une supplique impécunieuse pour amadouer la succube. Même Sorn derrière ces vaines tentatives de tempérer la sorcière devait bel et bien se douter que ça ne serait jamais suffisant, qu’elle ne possédait pas le cœur ni la conscience qu’il tentait si bien de toucher, tout du moins, pas lorsqu’il était question de lui et le reste de ses victimes. Ce n’était pas faute d’avoir essayé plusieurs fois, cela dit.   « N’en as-tu déjà pas assez fait pour faire de ma vie un cauchemar ? Pourquoi es-tu chez moi ? » Assez? Quelle douce ironie. Elle ne faisait que commencer. Ses lippes rosées comme l'astilbe s’éternisèrent le long de son bec, la sorcière amusée à la fois par le pathétisme de Sorn et sa persévérance, toute aussi admirable que fastidieuse. Ainsi, fidèle à elle-même, la succube ignora la dernière question, s’entêtant à revêtir ce drap de nonchalance comme si elle ne possédait aucun autre accoutrement. Son rictus semblait fixé à son gosier également, incapable de fuir devant Sorn et les propos qu’il lui rabâchait à la figure. « Tu t’es bien amusée avec moi je crois. Alors je te le redemande encore une fois. Que me veux-tu ? » C’est ce qu’il croyait. Cordelia était loin d’en avoir fini avec lui. Et il pouvait lui poser la question une trente-sixième fois qu’elle ne daignerait pas lui accorder la moindre réponse malgré tout. « Crois-moi, Sorn. Quand j’en aurais fini avec toi, tu le sauras. » Ça avait presque le ton d’une menace. Peut-être parce que c’en était une, en quelque sorte. Certains auraient pu dire que ça sonnait plutôt comme un avertissement, va savoir.

Donnant force au silence, la sorcière le laissa planer dans l’atmosphère l’instant de quelques lourdes secondes, alors qu’elle se contentait de tourner autour de sa proie, rapace qu’elle était, aussi bien faucon que vipère. Cordelia n’avait pas la moindre intention – ou désir, d’ailleurs – de lui offrir ce qu’il exigeait tant ; des réponses. Au contraire, assidue et fidèle à son caractère et à elle-même, elle demeurerait aussi vague et nonchalante que possible. « Dis-moi Sorn, par simple curiosité, sais-tu ce qui arrive à la colombe, ou bien, en ce qui te concerne, au lapin, dans ces fameux tours de magie qui consistent à faire disparaître ces pauvres bêtes miraculeusement? » Elle roula des yeux, à priori pas du tout impressionnée. « Habituellement, ils crèvent piteusement, aplatis, non pire encore, écrasés par un mécanisme quelconque, ordinairement dissimulé dans la cage, dans le chapeau du magicien, dans sa manche, bref…. » Immédiatement, la sorcière se rapprocha de lui à nouveau, intimidante davantage par sa prestance et sa vilaine habitude de s’incruster dans l’espace personnel des gens sans jamais broncher ou perdre son audace que de par une quelconque animosité quelconque. « Ce serait un terrible préjudice que de te voir rencontrer un semblable destin, aussi obscur que celui-ci…  Tu as survécu au premier tour, certes, mais qu'en sera-t-il du deuxième? ... » Il n’y avait plus aucun doute ; ça avait définitivement le ton d’une menace cette fois-ci, et la sorcière s’assurait de lui en faire comprendre l’étendue d’un regard noir. Sans plus tarder, la renarde tourna le dos au lièvre, décidant vaillamment de le laisser vivre une journée de plus, sachant pertinemment que ce serait peut-être bien pire que de mettre fin à ses supplices. Un rictus malhonnête, voire presque satanique, s’hissant sur ses lippes rosées, elle n’eût que quelques derniers mots pour Sorn avant de quitter les lieux pour de bon - ou du moins, pour aujourd'hui. « Je t’en prie, sois un amour et dis à ton frère que je lui adresse toutes mes salutations. »




[Hors Sujet : de mon côté, je crois que c'est fini. ** Je suis navrée du temps de réponse, près de deux mois, j'ai honte... ]

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MessageSujet: Re: « seven devils » ㄨ sorn&cordelia   Dim 5 Juil - 23:18

Cordelia avait gagné, encore. Elle gagnait toujours. Il le savait mais ne pouvait pas s’en satisfaire. Au moins devait-il essayer de lui montrer qu’il n’était pas totalement à elle. Sa rébellion ne durait jamais. Personne ne pouvait gagner contre quelqu’un dépourvu de conscience. Elle cherchait à l’anéantir et pourtant sa reconnaissance, quelle qu’elle soit lui était indispensable. Il était pathétique. C’était du moins ce qu’il se disait. Lui, d’ordinaire qui parvenait toujours à trouver un bon côté
à une situation n’en trouvait aucun ici. Sorn capitulait, abattu et blessé, mis à terre par sa propre créatrice insatisfaite.
Elle finit par terminer de le convaincre qu’il ne saurait jamais rien de ses plans et qu’il n’avait d’autre choix que de vivre dans l’incertitude. Elle jouait à un jeu dont il ne savait rien et qu’il ne comprendrait jamais. Ils n’étaient pas fait du même bois, il ne pouvait pas la comprendre. Toutes les excuses du monde ne suffirait jamais à pardonner la façon dont elle agissait, il le comprenait pour le moment mais, il l’oublierait trop vite.
En revanche, il saisissait parfaitement qu’il finirait en effet par savoir quand elle en aurait fini avec lui. Il avait la conviction profonde qu’elle le laisserait en paix quand il serait mort ou qu’elle se serait lassée. Mais, était-elle seulement capable de ça ? La méchanceté était gratuite chez elle aussi, il y avait de quoi se poser la question.

Toujours appuyer sur l’évier comme s’il était la seule chose au monde capable de l’empêcher de sombrer, il releva la tête pour croiser son regard. Un regard qu’il n’arrivait pas à cerner, à identifier. Il l’écouta lui promettre l’horreur sous couvert d’un tour de passe-passe odieux qui aurait pu lui mettre le cœur au bord des lèvres si seulement il avait eu la force d’être malade.

Ses derniers mots avant de partir furent peut-être les pires de tous. Quand la porte se referma, de longues minutes passèrent. Il resta ainsi agrippé jusqu’à ce qu’enfin, il se rende compte qu’elle n’allait pas revenir. Finalement, il se laissa tomber au sol, prenant conscience qu’il n’avait pas dit un mot sur la fin, qu’il n’en avait pas eu la force. Prostré, il ne se releva que bien plus tard alors que quelques heures étaient passées. Il n’avait eu conscience de rien pendant ce temps et c’était ce qui l’effrayait le plus. La virulence de son état, la violence avec laquelle il avait baissé les bras. Il eut peur, plus que jamais de se laisser abattre pour de bon, de céder aux ténèbres qui le rongeaient en permanence et qu’il oubliait la majeure partie du temps.
Avec peine, il se traîna vers sa salle de bain et y fit couler l’eau. Il sortit la bouteille de whisky, faisant valser les verres et la bouteille ouverte dans laquelle Cordelia avait bu, dans l’évier. Un verre se brisa mais il s’en moquait. Tout ce qu’il voulait, c’était la faire disparaître de chez lui. Sa pleine bouteille à la main, il se déshabilla et plongea dans l’eau, buvant à grande gorgée. Il n’avait rien trouvé de plus constructif à faire que de se noyer dans l’alcool.

- RP terminé -
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