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 Tea, coffee, lies and revenge. [Lawrence]

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MessageSujet: Tea, coffee, lies and revenge. [Lawrence]   Lun 9 Fév - 21:17

Tea, Coffee, lies and revenge.
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



   
Je me serrais un peu plus contre ma veste, le vent glacial fouettant mon visage rougis par le froid, je ne sentais plus mes extrémités lorsque je tournai au coin de la rue, puis il m'apparut, il était là, comme d'habitude. À travers la fenêtre embué par la chaleur se dégageant du old absinthe house, penché sur un livre, son café fumant au bout des doigts, toujours présent comme pour oublier qu'il ne se souvenait de rien, qu'il avait tout effacer de sa mémoire, sa vie, son histoire, moi. Je ne le haïssais que plus d'être devenu amnésique, il m'avait oublié, comment avait-il pu ? Il était sans en partagé ni le nom, ni le sang plus un membre des Wilson que je ne le saurai jamais, je le détestai. J'avais durant mon exil, imaginé des milliards de façon de détruire ce qu'ils étaient, ce qu'ils représentaient. Ma famille, le même sang coulait dans nos veines et pourtant, j'avais cette aversion perverse envers eux, depuis qu'il m'avait déshérité, et forcé mon départ vers la Nouvelle Orléans. Mais bien plus que ceux qui partageait le même patrimoine génétique que moi, il était le pire. Mon demi-frère, la pièce rajouté, celui qui m'avait tout pris. L'amour d'un père qui avait toujours rêver avoir un fils, ma réussite et même le complot le plus sordide jamais orchestré par mes soins qu'il s'était donner un plaisir à démasquer faisant d'une pierre de coup libérer mon père et détruire mon mariage avec un homme que j'avais presque fini par apprécier dans quelques moments de faiblesse,. J'avais eu l'impression en prenant la place de ma sœur et en faisant accuser mon père de mon propre meurtre d'avoir enfin trouvé la place qui me convenait, marié, et libéré du poids de cette jalousie envers ma jumelle et celle de ne plus voir ce père poser des yeux émerveillé sur le demi-frère dont je n'avais jamais voulu. Et pour être honnête le fait d'avoir accidentellement tuer ma très chère sœur m'étais apparu comme une prophétie, une chance infinie même. On dit souvent que les jumeaux sont lié par un lien indestructible et plus fort que tout, je n'avais jamais ressenti ce lien, ni même une once de remord ou de tristesse lorsque sa vie l'avait quitté sous mes yeux enragés. Enfin, je m'en persuade chaque jour. J'étais rester à l'écart, longtemps, trop longtemps même, je n'avais pas refait ma vie, à quoi bon ? Je savais que la vengeance aurait fini par tout m'enlever et arriverai au moment propice, j'attendais juste, latente sous mon masque de haine. Puis mon père mourut, pas assez dans la souffrance à mon goût mais il s'éteint. Il ne me resta très vite que ce demi-frère, la cause de tout.

Je poussai la porte, laissant la chaleur envahir tout mon corps, le contraste avec le froid mordant me fit sourire, bientôt je ressentirai cette chaleur à l'intérieur de moi, quand il aurait payé. Mes yeux se posèrent à nouveau d'instinct sur lui. La dernière fois que je l'avais croisé je lui avait sauver la vie. Pas par gentillesse mais par besoin de le voir souffrir et mourir de ma main. J'avançai hypnotisé par son corps voûté devant sa table et je m'assis à quelques tables de lui, j'étais à l'endroit parfait, s'il levait les yeux de son livre, ils se poseraient instantanément sur moi. Un serveur me coupa dans ma rêverie et je commandai un thé noir. Un sourire se dessina sur son visage lorsque je levais mes yeux clair vers lui, il était plutôt charmant et aurait fait un goûter tout à fait satisfaisant mais j'avais d'autre objectif, je me contentai donc de détourner le regard pour le poser sur ce qu'il se passait à l'extérieur. La rue était déserte, seul un enfant emmitouflé dans un manteau de fourrure courant vers un endroit plus chaud sans doute perturba se décor lugubre. Mon thé arriva et je sorti un livre de mon sac, il était semblable à celui que Lawrence avait entre les mains. Coïncidence ?  Les coïncidence n'existe pas, en tout cas pas avec moi, je contrôle absolument tout, rien ne m'échappe. Ce livre faisait parti du jeu, même si étrangement, je m'étais surprise à en lire quelques pages pas trop mal à ma plus grande surprise. Et l'ouvrant j'attendis, j'avais attendu tellement longtemps que ma patience avait pris des proportions extraordinaires.

   

   
   

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MessageSujet: Re: Tea, coffee, lies and revenge. [Lawrence]   Mar 10 Fév - 23:12


Tea, coffee, lies and revenge



Ne pas sursauter. Ne pas regarder constamment dans son dos. Ne pas sursauter, ne pas paniquer. Ce n’était pas un mantra, c’était bien pire que cela : ça empêchait Lawrence de s’enfoncer dans d’une dépression ou des crises d’angoisse à ne plus en sortir. Ne pas sursauter. Être normal, se concentrer sur son livre, une lecture bilingue de Guerre et Paix, de Tolstoï, pour réveiller sa maîtrise parfaite du russe. Ne pas sursauter. Les doigts de Lawrence tapotèrent la tasse de café encore brûlante pour ne pas les entortiller dans ses boucles brunes. Ne pas paniquer. Une phrase, deux, un paragraphe et cinq se suivirent, sans qu’il parvienne à saisir le sens des mots que ses yeux décryptaient et que son cerveau comprenait. Ne pas sursauter. Il fallait qu’il se détende, qu’il cesse d’être une proie pourchassée. Cela faisait quoi… deux semaines ? Trois peut être ?, qu’il avait été enlevé, qu’il s’était libéré, qu’il s’était enfui armé d’un nom et d’un prénom, Samuel Maçon, qu’il ne parvenait pas à assimiler pleinement. Après plus d’un an et demi à chercher des pistes, des raisons de croire, c’était au fond d’un cachot glacé qu’on le lui balançait au visage sans prendre de précaution. Ne pas paniquer. Deux semaines, peut être trois, et il dormait toujours aussi peu, que sa mémoire lui faisait de plus en plus défaut comme pour mieux lui faire comprendre qu’il ne pourrait qu’être son esclave désormais, et qu’un Samuel Maçon ne pourrait rien y changer.

Et puis, ce n’était qu’un nom, n’est ce pas ? Alors pourquoi n’y avait il aucune trace de lui dans les annuaires déchirés qu’il avait pu feuilleter, dans les dossiers disparates que l’hôpital avait pu sauver en 2013 ? Parce qu’ils sont déchirés, parce qu’ils sont disparates, imbécile ! Maintenant que tu as une piste, pourquoi t’obstines-tu à être encore plus stupide qu’avant ? Excellente question. D’une main nerveuse, Lawrence tourna la page de son livre, ses yeux se plissant devant les caractères cyrilliques. C’était amusant de voir avec quelle facilité il réussissait à lire tout cela mais peinait à se souvenir de ce qu’il avait pu manger la veille. De la soupe. Bon, certes, dernièrement, il s’en sortait de mieux en mieux à ce petit exercice. Mais ça n’avait rien de prodigieux : il mangeait de la soupe tous les soirs depuis qu’il était sorti vivant de son petit périple new-yorkais totalement involontaire, soit dit en passant. Comme si tu es assez stupide pour te perdre dans les steppes de New York de manière volontaire… Oh… wait… tu l’es… Lawrence leva les yeux au ciel. S’il commençait à se moquer de lui-même de façon continue, il allait véritablement douter de sa santé mentale qui, déjà, n’était clairement pas au beau fixe, vu les enchaînements parfaits qu’il s’était vu exécuter pour mettre au tapis des hommes bien plus lourds que lui, toujours dans ces mêmes cachots… Trop de questions, trop de points d’interrogation… il ne cessait d’y penser, il ne parvenait pas à se changer les idées. Et sa main crispée sur le livre fragile vibra d’un craquement et d’une page légèrement déchirée. Le Mécanicien ferma Guerre et Paix d’un geste brusque pour se prendre la tête entre les mains, inspirer profondément, finir son café et observer les autres clients du Old Absinthe House. Son regard dériva d’un serveur qu’il avait fini par bien connaître à force de venir ici vers un groupe qui riait aux éclats avant de survoler une chevelure blonde et de se poser sur… Une chevelure blonde ? Un frisson le parcourut de la tête aux pieds. Elle ? Elle ?  Intéressant… Non, ce n’était pas intéressant, loin de là. Les yeux brun de Lawrence hésitèrent quelques secondes entre reprendre leur chemin et l’ignorer et se poser sur ses boucles blondes pour mieux l’observer. Elle ne le regardait pas. Elle lisait. Elle lisait Guerre et Paix. Le livre qu’il avait avec lui tous les matins depuis qu’il était revenu en Nouvelle Orléans. Prenant sur lui, Lawrence se décida enfin.

Un café à moitié  bu dans une main, le livre sous son coude, il chercha quelque part un peu d’assurance et beaucoup, beaucoup de courage, recula sa chaise, se glissa jusqu’à la table de la blonde, murmura un « Je peux m’asseoir ? » incertain avant de se laisser tomber sur une chaise sans attendre de réponse. Allez, impose-toi. Sois un homme, pas une lawpette. Respirer. Ce fut le plus dur pendant les premières secondes, le temps qu’il choisisse ses mots. Allez, il est où le Samuel qui insultait ses geôliers, hein ? Il était là, quelque part. Bien caché, bien camouflé, bien lové dans un coin inaccessible présentement. « Excusez moi mais… vous étiez à New York, c’est ça ? » Ces cheveux blonds, c’était la seule chose dont il se souvenait clairement. Foutue mémoire. Ces cheveux blonds, et cette impression diffuse qu’ils avaient quelque chose en commun tous les deux. Sans savoir quoi. Hum… Entre Kathleen et Cordelia, tu as déjà un bon duo d’anciennes amantes… Tu veux en rajouter une à la liste de celles que tu as trompées, oubliées ? Pas vraiment. Pas vraiment du tout. Et l’impression diffuse qu’il avait n’avait rien à voir avec cette attirance claire et nette qu’il éprouvait pour la Mexicaine et bien plus récemment – et fortement il devait se l’avouer – pour l’infernale brune qu’il hébergeait. Avait hébergé ? Ce n’était pas l’important. Ses yeux brun se posèrent dans les pupilles de la jeune femme qui devait avoir, plus ou moins, son âge. « Vous m’avez sauvé la vie… pourquoi ? »


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