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 The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain

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MessageSujet: The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain    Dim 15 Fév - 12:07


« Umh oui… Cela te va à merveille… » Lui soufflais-je à l’oreille… Serpent.

Les jours peuvent être long parfois, ceux qui précédent la nuit et ses folies. Je ne veux pas dormir. Le soleil brille et je le hais. Je hais sa couleur, je hais sa lumière sur mon visage trop pâle. Je hais son impitoyable révélation des visages de l’ombre. Je hais le jour, je hais leur sourire. Ne jette nul coup d’œil dans ton reflet, je crois que je me transformerais moi-même en pierre de me voir. Putain de gueule. Il y a tous ces jours, où je vois la lumière et je me souviens alors pourquoi j’ai fais tout cela. Je fais parfois semblant d’oublier, semblant que rien ne me perturbe dans le fait d’être moi. Mais je suis une personne des plus perturbée et perturbante. Je ne cherche pas d’équilibre. J’adore tomber. Ecorchons nos les genoux et ayons des sourires édentés puisque la vie est celle qui nous traine. Pourquoi avoir le nez si droit ? Pourquoi la peau si propre et blanche ? Pourquoi cette gueule ? Cette taille et cette silhouette qui ne se détache des autres que par étrangeté. Effacer la beauté de ce monde. Effacer les modes et renverser la logique. Incendier les cœurs, coudre les lèvres qui chantent et plonger ce monde dans le chaos. Tout recouvrir de chagrin, rependre la désolation. Puis se pendre. Se balancer joyeusement, le majeur levé pour les saintetés qui veulent sauver ton âme.

Je l’ai vu pénétrer cette boutique de fringues qui me paraissent fort colorés. Paradoxal venant d’un type ayant une tignasse rouge mal peignée. Cette femme, je la reconnais malgré tout. Malgré ce changement radical. Elle n’a pas voulu incendier les normes ; elle c’est rangée. Belle gueule. Ravissante même. Je l’ai suivi entre les rayons avec une distance certaine. Puis quand elle est partie essayé, je me suis introduit dans sa cabine sans le moindre gène. Personne ne surveille et puis… Je n’ai encore rien fait de mal…

J’ai glissé mes doigts sur son adorable bouche pour lui faire passer toute envie de crier. Nous faisons face au miroir et j’ai lentement posé le menton sur son épaule pour contempler notre duo. Puisqu’il fallait affronter son image une fois de plus. « Je ne parle pas de la robe bien sur… » La robe est belle, mais je suis assez insensible à ce morceau de tissus qui en cachait trop à mon gout. J’ai faiblement souris ; elle était l’une des nôtres. Je pouvais le flairer à des kilomètres son parfum de mort. Lentement, mon bras s’enroule autour de sa taille. Serpent. Je la serrais un peu trop fort contre mon propre corps. « Quelle jolie gueule tu as là… » Je ricanais alors, tournant la tête vers elle, observant son profil tout aussi appréciable. Où est donc passé cette fille défigurée par les flammes dévastatrices ? Hein ? Ma douce voisine de New-York. J’avais aperçu sa gueule immonde par la fenêtre et j’en avais été que très enthousiasme. Me jurant de la tourmenter, jour après jour… Dans ses rêves… « Te souviens-tu de moi ? Faith. » Te souviens-tu tu monstre caché sous ton lit patientant que tu sombres dans ton sommeil ?  Je serais assez déçu qu’elle puisse oublier un monstre, mais il est vrai que l’on ne se souvient que de ce qui nous arrange. J’ai regardé son reflet, plantant mon regard dans ses yeux. Je ne peux plus me nourrir d’elle, mais je peux achever de l’anéantir. Oui, ça je peux le faire… Je peux m’en délecter et trouver une jouissance qui rendra ma vie moins pénible. Ah comme j’aime détruire la beauté.

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MessageSujet: Re: The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain    Mar 24 Fév - 22:11

Etre jolie. Malgré tout ce que Faith a subi, il lui reste au moins ça. Un corps de rêve, un visage semblable à un masque de porcelaine. Le prix n'est pas écrit dessus. La somme de souffrances que son apparence physique lui a value, c'est à l'intérieur qu'elle la porte. Extérieurement, elle peut être fière. Elle peut marcher la tête haute, rendre jalouses les femmes, faire tourner la tête des hommes.
Elle est un peu ambivalente par rapport à cela. Parfois, elle se souvient de ses années sombres à New York, et elle ne supporte plus l'enveloppe corporelle dans laquelle elle est prisonnière. D'autres fois, elle se dit qu'après tout, c'est un avantage que bien d'autres lui envieraient. Et alors elle a envie de jeter sa beauté à la face du monde entier, lui montrer que malgré l'accident, cela ne lui a pas été enlevé. C'est son atout face au monde, sa proclamation d'existence.
Aujourd'hui, Faith se sent l'humeur d'une sirène croisée avec une araignée : elle a faim de séduction et piégerait bien un homme dans sa toile. Pour se prouver qu'elle peut encore le faire. Qu'elle est forte, qu'elle attire, que les gens l'aiment instantanément. Mais pour cela, il faut qu'elle tisse ses fils, et ceux d'une séductrice, ce sont ses vêtements.
C'est l'heure du shopping.
Des robes. Faith rêve de robes. Ce sont ses vêtements préférés. Si fluides, si colorées, si audacieuses parfois... Elle trouve qu'elles subliment les femmes. Elles ne sont pas pratiques pour la vie de tous les jours, certes, mais en soirée, rien d'autre n'est envisageable.
Alors, elle achète un pantalon et un chemisier, ainsi que des chaussettes, dans un premier magasin, car elle sait qu'elle en a besoin. Mais elle se réserve tous le reste de l'après-midi pour chercher une robe parfaite. Celle dans laquelle elle puisera sa force en la mettant. Celle dans laquelle elle se sentira indestructible. Celle qui recouvrira ses blessures cachées comme si jamais aucun accident n'était arrivé.
Elle fouille les présentoirs, effleure du regard des dizaines de modèles. De la soie et du velours, du rouge, du jaune, du violet, des paillettes et de l'or... Les matières et les couleurs défilent devant ses yeux, sans qu'elle ne trouve la perle rare.
Enfin, elle la voit. Elle est d'un bleu qui électrise aussitôt le regard. Sa coupe est géométrique, sans manches. C'est une robe explosive. Une robe d'héroïne. Une robe de femme forte.
La robe que Faith cherchait.
Elle ne regarde pas le prix, de peur d'être déprimée. Elle essayera, elle regardera après. Elle se dirige vers l'une des cabines, tire le rideau derrière elle, et enlève un à un les habits ordinaires qui cachent sa beauté. Enfin, elle passe lentement la robe, savourant d'avance le plaisir qu'elle aura à voir son reflet dans le miroir.
Pour une fois que ce moment ne lui est pas douloureux...
Et en effet, elle est belle. Elle se sent jolie, et elle sait que c'est la base pour que les hommes le lui confirment. Elle se plaît. Cela ne lui arrive plus aussi souvent qu'avant, pourtant...
Soudain, le rideau s'écarte, et un homme pénètre dans la cabine. Faith voit ses mouvements dans le miroir. Elle croit d'abord à une erreur, mais non. Au lieu de s'excuser d'un air gêné, il dit sur un ton langoureux :

- Umh oui… Cela te va à merveille…

Faith croit un instant qu'il s'agit d'un vulgaire goujat en mal de sexe : en effet, avec ses cheveux rouges et sa dégaine peu soignée, y a-t-il vraiment une femme qui veuille de lui ? Mais elle réalise alors qu'elle le connaît : cette tignasse exubérante, elle l'a déjà vue...
Gawain. Son ancien voisin de New York. Désagréable face à son visage défiguré comme par la version régénérée d'elle-même. Le nom lui revient en mémoire au moment où il pose un doigt sur ses lèvres et, toujours derrière elle, pose sa tête sur son épaule en disant :

- Je ne parle pas de la robe bien sur…

Faith se sent comme hypnotisée. Les propos sont bien trop grossiers pour qu'elle les laisse passer, mais elle ne parvient pas à bouger, à détacher son regard de leur double reflet, de la main de Gawain qui s'enroule autour de sa taille, de ses lèvres qui s'agitent alors que retentissent ces mots :

- Quelle jolie gueule tu as là…

Quelle impudence. Le voilà qui ravive les souvenirs douloureux. Le bleu de la robe semble s'affadir devant les yeux de Faith à mesure que remonte la noirceur du passé. Elle a un goût de cendre dans la bouche. Sur son visage, elle croit distinguer les lignes de ses anciennes brûlures. Sa bascule interne est en train de se retourner, de la fierté face à son corps au dégoût. Et elle ne bouge pas, toujours pas, paralysée par tant d'émotions.
Gawain continue à distiller ses paroles venimeuses :

- Te souviens-tu de moi ? Faith.

Son prénom agit comme une cloche dans l'esprit de la jeune femme. Enfin sortie de sa torpeur, elle détache son regard du miroir, se dégage de l'emprise de Gawain et le repousse. Les forces lui manquent, cependant : elle ne l'écarte que de quelques centimètres. Assez toutefois pour que la distance entre eux deux lui paraisse supportable. Elle se sent déjà mieux...
Elle aussi sait cracher des mots haineux. Et elle ne veut pas se priver de le faire : cet homme n'est rien pour elle. Une bribe du passé qu'elle voudrait faire disparaître. Et elle le traite comme tel :

- Gawain. Malheureusement oui. Mais rassure-toi, cela aurait été un plaisir de t'oublier.

Elle ne veut pas le voir. Elle sera ferme. Electrisée par le bleu qu'elle porte. Elle ne se laissera pas déstabiliser plus que les quelques instants d'égarement dont elle a été la victime. Elle lève son avant-bras et tend son index vers le rideau de la cabine, puis ordonne :

- Sors d'ici immédiatement, ou j'appelle...

La police ? Trop cliché, et puis ils ne se déplaceraient pas pour cela. Les vendeuses ? Piètre menace. Elle se décide pour un terme vague :

- ...quelqu'un.

Il y a forcément des hommes accompagnant leur petite amie ici, elle en a vu tout à l'heure en déambulant entre les rayons. Ils se feront un plaisir de démontrer leur virilité en venant à son secours. Elle qui est si belle, qui semble si fragile quand elle le souhaite, n'est-ce pas normal qu'ils accourent pour la protéger ?
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MessageSujet: Re: The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain    Jeu 26 Fév - 13:19

Ce fut avec un plaisir certain que je me nourrissais de la crainte dans ses yeux. Des souvenirs ressurgissant d’un passé qu’elle semblait volontiers oublier. Une chance pour elle, je veillais à ce que ces démons restent les mêmes. Je ne suis pas resté longtemps à New-York, mais j’avais souvent eu besoin de me nourrir et tourmenter ses rêves la nuit tombée m’était une source merveilleuse. Juste là, au travers du mur. Je n’avais qu’à attendre qu’elle sombre de fatigue. Ma toute laide. Je devais lui apparaitre si souvent, partageant avec elle des visions d’horreur de ma propre existence. Des visions de Darkness Falls qu’elle ne devait prendre que pour un cauchemar. Si elle savait à quel point, c’était réel. Si elle savait à quel point, c’était ce qui l’attendrait quand elle viendra à mourir. Elle me repousse, si mollement. Ce manque d’énergie je ne l’interprétais que d’une façon : reste. Avec plaisir ma douce.

Quand elle cracha mon prénom, j’ai faiblement souris. Satisfait. Quelle douce mélodie, sa voix semblait être un violon mal accordé. Je t’en prie donc, joue encore ma viole cramoisie. J’adore l’entendre. Elle se souvenait de moi, je n’étais à ses yeux qu’un voisin moqueur qui hantait ses rêves. Un voisin qui la regardait de haut, qui la complimentait bien souvent de sa laideur. Il m’arrivait souvent d’avoir des phrase cruelles semblant à : ‘pourquoi t’acharnes-tu à vouloir ressembler à quelque chose ?’ Parfois, j’avais le bonheur de voir des larmes naitre dans ses yeux et j’en étais que d’autant plus satisfait. Pleures donc, tu ne sais faire que ça. Mais le jeu n’est plus le même. La chenille et devenue papillon. Je vais lui arracher les ailes. Ou bien devenir son ami et lui arracher les ailes. J’hésitais encore. Mais la fin sera toujours aussi tragique avec un T capital. Elle désigna la sortie et m’ordonna de partir. Sa menace me fit alors ricaner joyeusement. Croyait-elle vraiment que j’allais obéir en ajoutant un : ‘bien madame.’ Elle n’avait aucun pouvoir sur moi, personne n’en avait. Personne ne possède de monstre sans risque un jour de s’en faire dévorer. Il n’y avait rien de plus déloyal que le mal.

« Non. » Répondais-je aussi sèchement que le commencement de sa phrase qui avait perdue toute crédibilité au moment où elle avait hésité. J’ai souris à son attention, je crois qu’elle appréciera. Elle a toujours voulu que les hommes lui sourient. Je l’ai vu dans ses rêves et même moi, l’immonde voisin. Elle avait rêvé que je la respecte. Mais cela n’arrivera jamais. Qu’elle s’en rassure. Il est bon d’avoir quelques certitudes dans la vie. « Ce spectacle est bien trop ravissant… » Ajoutais-je mesquin. Oh oui, elle était ravissante, mais rien ne pouvait plus me ravir que la torture que je semble lui faire endurer. Je n’ai pas bougé de ma place, je n’avais pas forcement le désir de la tripoter, aussi belle soit-elle. Je savais me tenir malgré les apparences, malgré mon appétit si féroce.

Croisant les bras devant mon torse, j’ai planté mes yeux verts dans ce regard que j’avais tant hanté. Je crois que l’on revient toujours à nos premiers amours. N’est-ce pas, mon amour ? Je repris cependant avant qu’elle ne vienne alerter qui que ce soit « Les hommes détestent leur péchés parce qu’ils font ce qu’ils sont. Dans ton cas, tu l’incarnes parfaitement… » Appelles donc quelqu’un joli monstre, elle ne semblait pas encore avoir conscience de ce qu’elle avait dans le ventre ! Je pourrais être celui qui fasse pousser la fleur du mal en son sein. Je me suis lentement approché cette fois, d’un demi-pas. « Ne me laisserais-tu point gouter cette peau ? » Demandais-je provocateur. Elle ne le sait pas encore, mais elle m’appartient d’une certaine façon depuis le moment où, j’avais reconnu cette fille. Ou plutôt depuis le moment où j’avais reconnu son nom ; depuis le jour où j’avais emménage à coté de chez elle. Probablement c’était-elle fait mordre à New-York quant avec mes semblables nous avons ouvert de nouveau les portes de l’enfer. Je l’ignorais et je me languissais de le découvrir. Petite sotte, avait-elle pensé m’échapper ? Comme son sommeil devait être bien paisible depuis tout ce temps. J’espérais de tout mon cœur vide et lâche que mon délicieux sourire lui avait manqué.

« Ne me repousses pas… Tu n’as pas idée de savoir à quel point tu as besoin de moi. » Lâchais-je finalement, enfin un peu d’honnêteté dans mon discourt. Bientôt la faim viendra la tirailler, bientôt sa force allait croitre et elle n’y comprendra rien. Bientôt elle sera folle. Même adulte, elle y avait bien cru. Au cauchemar. Au monstre. Ne se souvenait-elle pas du regard qu’elle me jetait alors que je verrouillais ma porte, l’air bien frais. Un clin d’œil, merci poupée brulée de tant d’énergie. Toutes ces fois où j’aurais pu la tuer, je l’ai gardé. Parce qu’elle était si repoussante, parce que personne ne pourrais jamais l’aimer. Comme moi, personne ne peut m’aimer. Mais elle a changé. Elle est belle et les hommes se bousculent probablement pour décrocher un doux baiser sur ses lèvres. Et moi ; les miennes leur semblent si visqueuses comme si je les engloutirais d’un tendre baiser. Je me souvenais encore à l’époque de ce psychiatre me disant que je n’étais point repoussant, que je n’avais qu’à m’aimer moi-même et que le reste viendrait naturellement. Mais je me hais. Je hais tellement être moi. Je serais alors toujours repoussant.
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MessageSujet: Re: The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain    Sam 14 Mar - 16:31

La réponse claque, claire et implacable :

- Non.

Gawain ne partira pas comme cela. Il veut rester. Faith va devoir lutter. Il lui lance un regard qui ressemble à celui d'un serpent tandis qu'il susurre :

- Ce spectacle est bien trop ravissant…

Faith sent l'ironie dans ces paroles. Elle n'a pas oublié ces moments à New York où il lui faisait remarquer sa laideur. Sans pitié. Alors, derrière cet apparent compliment, il n'y a pas beaucoup à gratter pour sentir la perversion et le couteau qu'il tente de retourner dans les plaies de son visage. Faith sait bien qu'elle ne sont pas encore refermées. Mais elle ne veut pas laisser son ancien voisin les empêcher de cicatriser, comme il l'a fait pendant longtemps. Elle est devenue plus forte que cela, non ?
Il continue sur sa lancée mielleuse :

- Les hommes détestent leur péchés parce qu’ils font ce qu’ils sont. Dans ton cas, tu l’incarnes parfaitement…

Faith ne comprend pas très bien ce qu'il veut dire par là, mais elle se doute que ce n'est pas flatteur. En tout cas, la phrase suivante est sans équivoque :

- Ne me laisserais-tu point gouter cette peau ?

A l'idée de se laisser toucher par Gawain, son coeur se soulève. Oui, elle a besoin d'un homme, mais jamais elle ne pourrait se donner à lui. Il la rebute, viscéralement. Entre eux, il y a tous les rejets qu'il lui a servis, et qui symbolisent la noirceur des années qu'elle a vécu solitaire, défigurée, à l'époque où seul Wayne savait encore lui faire sentir qu'elle était femme. Et parfois lui donnait le sentiment d'êre belle. La proposition de Gawain est comme un noir tentacule de New York qui tente de s'enrouler autour d'elle, qui tente de la faire replonger vers le bas. Elle ne lui laissera aucune prise. Oh que non.
Gawain déclare finalement :

- Ne me repousses pas… Tu n’as pas idée de savoir à quel point tu as besoin de moi.

Faith aussi parle comme un serpent, mais pas pour hypnotiser, pour cracher du venin. Pas question que ce soit elle qui se fasse ronger. Avec une rage froide, elle répond :

- Je n'ai pas besoin de toi. Je ne te laisserai jamais me toucher. Jamais. Même pas en rêve.

Et pourtant, elle se souvient de ces nuits à l'ancienne capitale où l'image de cet homme aux cheveux rouges venait la hanter, comme un vampire venant voler son énergie au plus noir de la nuit. Elle en a cauchemardé, de ce voisin indélicat qui semblait avoir pour plus grand plaisir de la rabrouer. Elle ne se laissera pas retomber dans ce monde de mauvais rêves.
Elle voudrait fuir le magasin, mais elle est piégée. Elle porte la robe qu'elle a emmené dans la cabine pour l'essayer. Elle devrait l'enlever avant de partir, mais hors de question qu'elle se déshabille devant Gawain. Et il ne semble pas décidé à partir. Tant pis, elle peut au moins quitter la cabine et demander la protection des vendeuses. Il doit bien y avoir des toilettes qui ferment pour pouvoir se changer sans être dérangée.
Elle se baisse vivement et rassemble ses affaires. Ses vêtements forment une boule coincée entre son avant-bras droit et sa poitrine, elle a son manteau sur l'autre bras. Ses mains sont occupées l'une par son sac, l'autre par ses chaussures.
Gawain est dans le passage, et il n'a apparemment pas la moindre intention de s'écarter. Elle lui jette un regard froid, avance d'un pas, mais pas trop, afin de ne pas donner à l'homme aux cheveux rouges l'idée qu'il pourrait s'agir d'une tentative de rapprochement, et exige :

- Laisse-moi passer. Je ne veux pas te voir.

Elle n'hésitera pas à donner un coup de sac si besoin. Elle l'a déjà fait à plusieurs soirées face à des dragueurs insistants sur lesquels elle n'avait pas jeté son dévolu. Cela lui donnera les quelques secondes nécessaires à sa sortie si besoin.
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MessageSujet: Re: The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain    Ven 20 Mar - 11:42

Elle ne voulait pas de moi, elle me repousse. J’ai faiblement souris grandement amusé par cette façon qu’elle avait d’essayer de me rejeter. Elle semblait une jolie libellule coincé dans une toile d’araignée. Cette chance, j’allais pouvoir la dévorer, tranquillement… Je m’étais moqué d’elle, mainte et mainte fois. Parfois, sans dire un seul mot. La regardant tout simplement de haut. Oui, je l’avais marqué et j’en étais ravi bien que je fus loin d’avoir achevé mon œuvre à l’époque. Oh comme je regrette, j’aurais du m’occuper beaucoup mieux d’elle. Qu’elle se rassure, j’allais me rattraper. Je serais à la hauteur de sa splendeur cette fois. Je la regarde prendre ses affaires et je restais planté là. Entre elle est la sortie. Les bras chargés, je le fixais avec un large sourire. Qu’elle est amusante. Elle avait toujours eu le don de me divertir. Elle m’ordonna de la laisser passer. Je souriais de plus belle. Allé, assez joué au blabla. Quel ennui ! Il était tant d’agir, de la pousser à bout. De voir les larmes dans son si joli regard… J’ai empoigné ses avant bras pour la faire reculer, la collant la vitre glacée ; je l’ai écrasé de mon corps. Me fichant bien qu’elle me frappe, j’avais une tolérance à la douleur tout à faire délicieuse bien que n’était sassez faible physiquement une femme m’était plus aisé à contrôler, surtout de son gabarit.

« Allons, allons… » L’apaisais-je d’une voix grotesquement mielleuse… Plongeant mes yeux verts dans son regard en les plissant doucement. Je me régalais de cette vue. Je me régalais de sa peur ; elle me fuyait. J’adorais cela dans le fond, parce qu’elle ne le pouvait pas. « Tu as toujours eux ces yeux magnifiques… » Soufflais-je ; je crois qu’elle m’amadoue avec sa belle gueule. Injuste. Comment la transformation avait-elle était possible ? Moi j’étais si mort. Et elle ? Ne se souvenait-elle pas d’avoir été mordue ? Je devrais la mettre à nue pour découvrir sa marque. Je remontais doucement l’une de mes mains le long de son bras. Elle en voulait certainement pas que je la touche princesse. Trop tard. J’en faisais mienne. Cette fille est mienne. Elle m’appartient, qu’elle le veuille ou non. Juste parce que je l’avais décidé et il fallait qu’elle le sache à présent. Qu’elle ne l’oublie jamais. Mes doigts remontent doucement dans ses cheveux magnifiques. Où caches-tu ta laideur mon cœur ? Hein ? Dans ton âme évidement. Il y a ces endroits où le mal pénètre et ne sort jamais.

Je me suis approché, mon visage à quelques centimètres du sien avant de dévier ma trajectoire pour susurrer à son oreille comme un serpent « Je sais ce que tu es devenue… Tu es… Comme moi… » J’ai souris et enfin, je pose mes lèvres sur sa joue, uhm quel délicieux parfum… Je soupirais faiblement avant de souffler par pure provocation « Touché… » J’écrasai autant que possible son corps, qu’elle se sente minuscule. Elle ne m’échappera pas. Oh, je pourrais lui faire subir bien des choses. Mais je voulais prendre mon temps, depuis tout ce temps de séparation il fallait faire durer les retrouvailles. Contrairement à elle, je me faisais une joie de la retrouver. Oh ma si laide, que tu es belle. Elle l’a toujours été. Avant, son âme était pure. Mais elle l’avait donné au diable. Oui, elle était devenue comme moi. Je souris faiblement, reculant pour admirer le résultat de mes gestes, le dégout sur son délicieux visage. Je m’en languissais. C’était une journée merveilleuse, une journée où l’ennui m’échappe complètement. Ou je peux enfin oublier mon mal être de vivre parce que je m’employais à rendre la vie d’une autre personne bien plus pitoyable que la mienne. Je me sentais mieux, avec elle.
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MessageSujet: Re: The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain    Mar 14 Avr - 22:02

Sortir de la cabine ? C'était trop en demander. Faith était prête à donner des coups de sac, mais elle n'en a même pas l'occasion. Gawain la repousse facilement contre le miroir. Ses affaires tombent autour d'elle. Elle se sent plaquée contre la vitre, mais elle préfère s'y coller du plus qu'elle peut plutôt que de laisser le moindre centimètre de peau de son ancien voisin la toucher. Et pourtant, c'est ce qui se passe. Il triomphe :

- Allons, allons…

Son visage est trop proche d'elle. Il la dégoûte. Elle ne le supporte pas, et ferme les yeux. Trop tard, sûrement, car il a eu le temps de les souiller de son propre regard. Il lâche, avec une pointe d'ironie étant donné que Faith garde les paupières fermées :

- Tu as toujours eux ces yeux magnifiques…

Elle sent son contact sur son bras, dans ses cheveux. Des gestes qu'elle apprécie normalement de la part des hommes. Qu'elle attend, même. Mais Gawain n'est pas un homme à ses yeux. C'est un serpent. Une sorte de corps mort à l'intérieur. Un zombie si l'on veut. Etrange comparaison. D'où lui vient-elle ?
La remontée de la main de Gawain préparait l'apothéose : sa joue effleure la sienne, sa bouche se glisse jusqu'à son oreille où elle lâche ces mots :

- Je sais ce que tu es devenue… Tu es… Comme moi…

Comme lui ? Faith sent qu'il y a un sens caché à ces mots, plus profond qu'une simple ressemblance de tempérament. Il y avait quelque chose de plus lourd dans les mots de Gawain. Quelque chose qu'elle sent en elle, elle ne peut le nier. Sur lequel elle s'interroge.
Bizarrement, la visite de Maarten Joen à son cabinet vétérinaire lui revient en mémoire. Son sentiment de s'être sentie, elle aussi, différente lorsqu'elle avait découvert qu'il s'agissait d'un métamorphe. Il y a quelque chose en elle qui vibre en écho aux paroles de Gawain. Même si elle aurait préféré partager une espèce avec n'importe qui à part lui.
C'est pourquoi elle ne s'offusque pas lorsqu'il dépose un baiser sur sa joue, en lâchant un ironique :

- Touché...

Il doit être déçu de ne pas obtenir l'horreur finale qu'il souhaitait. Faith frémit sous le contact, bien sûr, mais ne hurle pas, ne prend pas une expression horriblement grimaçante. Autre chose l'habite actuellement. Ce qui ne l'empêche pas de soupirer alors que Gawain s'éloigne. Son contact lui semble toujours répugnant.
Elle ne cherche pas à le frapper et à fuir. Elle donne l'impression de reporter la violence sur les mots lorsqu'elle lâche :

- Comme toi ? Tu veux dire que selon toi, je serais devenue une sorte de psychopathe pervers ? Eh bien, il semblerait que non.

Mais pourtant, derrière les mots, la colère n'est pas la seule présente. Il y a la curiosité, aussi, qui ouvre une porte à Gawain pour qu'il s'explique. Et jaillissant de la source issue de ce mélange, les mots viennent en torrent :

- Et si tu veux parler de mon visage... Eh bien, oui, je suis jolie. Belle. Sublime. Et j'espère que tu n'as pas la prétention de croire que c'est ton cas aussi. Toi qui es si laid. Moche.

Les barrages ont cédé, même l'apparence physique de Faith est emportée sur les flots de ses paroles. Et cela lui fait plaisir de planter les adjectifs comme des poignards, d'affirmer sa beauté face à Gawain. C'est une arme. Retournée contre elle la plupart du temps, mais dévastatrice quand elle la brandit contre le monde.
Elle ajoute :

- Je ne pense pas que toi et moi ayons le moindre point commun. Ou alors, je veux bien que tu m'expliques à quoi tu penses. Sinon, ne me fais pas perdre mon temps, et laisse-moi partir.

Je veux bien que tu m'expliques à quoi tu penses. Elles sont là, les paroles importantes, celles sur lesquelles Faith voudrait qu'il rebondisse. Qu'il partage son savoir, si jamais il en a un... Même venant de lui qu'elle déteste et méprise, l'information reste bonne à prendre.
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MessageSujet: Re: The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain    Mer 15 Avr - 23:51

Elle résistait. Elle ne cédait pas à la panique. Dommage. Elle ne me repousse pas, ne se débat pas. C’était presque ennuyant. Si seulement je ne me sentais pas excité à l’idée de détruire ce contrôle qu’elle exerçait sur elle-même. Lui prouver qu’elle ne pouvait pas faire semblant. Elle me traita de psychopathe et de pervers. Je me contentais d’un léger haussement d’épaule ; à vrai dire la perversion avait bien des sens. Je n’étais pas obsédé par les femmes ; bien que je sache les apprécier d’une façon malsaine. Elles n’étaient pas mon meilleur centre d’intérêt. Ses mots tentent de m’atteindre. Elle m’insulte, physiquement. Comme je l’eu fait par le passé. Une fois terminé. Je la dévisage. N’est-il pas délicieux ? Ce gout de la revanche ? Ne se sentait-elle pas, supérieur ? N’aimait-elle pas cela ? Me prouver sa beauté. Me la jeter à la figure. Ma laideur je la connais… Je ne connais que trop la pâleur de mon visage, la tristesse de la maigreur de ce corps et… L’absence de toute joie sublime dans ces yeux verts.

Elle pouvait savourer. J’allais l’écraser. Je souris l’égerment. Sans grand entrain. « Tu m’en veux… Mais ce n’est pas moi qui t’eus défiguré autrefois. » Non, je ne lui avais pas fait de mal et c’était bien regrettable. Du moins, rien de physique. Je n’allais donc pas m’excuser de ne lui avoir rien fait tout de même ! Je l’avais faite pleurer certes, mais qu’était-ce après tout ? J’aurais pu… La torturer. Lui couper les doigts ou esquinter ce corps meurtris. Mais non, je l’avais laissé avec ces cicatrices suffisantes. Peut-être que cette fois, je devrais m’y employer. Non… C’était absurde. J’avais de meilleurs projets pour elle. Des projets multiples dont elle ne voudra probablement pas. Mais avait-elle le choix ? La réponse était très simple. Mes mains demeurent sur son petit corps tout parfait. Si morbide.

« Pourquoi tu t’es faites aussi belle Faith ? Un homme ? Umh… Les hommes… Quel appétit, je n’en doute pas… Que la chair est délicieuse. Toi et moi, nous nous en nourrissons sans faim. » Je caressais doucement sa taille au travers du tissus. Le péché de chair, non pas cela. Je crois qu’elle ne comprend pas. « Tu ignores ce que tu es devenue… » Mon diagnostic était vraisemblablement le bon. Elle ne sait pas pourquoi elle est devenue belle. Elle renait de ces cendres ; doux phœnix. Mais la beauté à un prix. Leur vie à tous. Je souris de nouveau avant de poursuivre « Tous ces cauchemars… Nuits après nuit. Te souviens-tu ? Je m’en souviens parfaitement, de ces cris d’effroi qui t’arrachaient à moi. Tu te sentais faible… N’est-ce pas ? Tu étais délicieuse… Une véritable source d’inspiration… Je connais par cœur tes peines. Ce n’est pas de la magie. Mais une malédiction. Tu n’es plus humaine beauté… Rien dans l’humanité n’a jamais été beau après tout. » Ma voix prit un ton mélancolique sur cette dernière phrase, ce qui provoqua un gout amer dans ma bouche me poussant alors à rire faiblement. Je l’ai relâchée, plantant mon regard dans ces yeux. Quel gâchis. Combien de temps allait-elle tenir avant de réaliser qu’elle avait besoin de moi ? Je venais de cruellement lui révéler cette vérité qu’elle semblait ignorer ou refouler. J’avais fait cela avec bien du plaisir. « Mais puisque tu veux partir… Bonne chance avec cette nouvelle vie. Et quand la faim te torturera, que la séduction n’aura plus aucun gout… Quand plus rien n’aura de gout dans ta bouche… Quand tu te sentiras sale et coupable. Quand la raison voudra s’enfuir. Penses à moi et ce jour où tu t’es lamentablement trompée en me tournant le dos. » Je me suis écarté, lui laissant le libre choix alors de partir. Pauvre damnée. Condamnée.
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The light behind you eyes ▬ Faith & Gawain

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