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 Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)

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MessageSujet: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Ven 27 Fév - 0:52


La musique est envoûtante, l’ambiance endiablée et assise sur un muret, j’observe le monde évoluer autour de moi. Magnifique et enthousiaste, je me surprends même à sourire face à ce qu’il me montre. Ce ne sont pourtant que de simples musiciens de rue, qui sourient lorsque les autres font grise mine mais ils me transportent dans un univers coloré et agréable, qui me font d’autant plus apprécier ma ville. Si autrefois, je m’y sentais mal, voire même rejetée, après plus d’un siècle et demi d’évolution, cette ville obtient enfin ma bénédiction. Son ambiance réussi toujours à me rendre joyeuse, tout comme ses couleurs parviennent à me faire sourire. Il n’y a que la chaleur, souvent étouffante et moite, qui me donne envie de m’enfuir en courant, mais ce n’est qu’un moindre mal en comparaison de tout le reste. Comme ce jeune homme là, non loin de moi, qui sans se soucier des autres, se trémousse au rythme de la musique. Probablement pense-t-il danser et je ne peux m’empêcher de pouffer légèrement. Cela est bien loin de la danse que je connais, que j’ai eu l’habitude de pratiquer, des années auparavant. En vérité, cela fait une éternité que je n’ai pas dansé, la faute à un manque de partenaire doué. La seule personne que je connais, dansant comme moi, se trouve être la seule et unique personne que je ne veux plus jamais revoir. Mon sourire devient finalement grimace alors que mes yeux ne quittent plus le jeune homme. J’espère seulement qu’il ne va pas se retourner maintenant et croire que ma grimace incrimine son style de danse. Certes, ce n’est pas la grande classe, mais cela serait bien injuste de lui faire croire que je le méprise, alors que je ne le connais ni d’Eve, ni d’Adam. Heureusement, il reste concentré sur la musique, sur ses pas de danse originaux et ne prête pas attention à moi, qui m’évade de nouveau dans mes pensées. C’est assez triste de voir comme certains détails de mon passé viennent m’assaillir, juste à cause d’un homme dansant à côté de moi. Mes mains tremblent, mon cœur semble battre frénétiquement alors que mes yeux se font un peu plus noirs. Tant de conséquences dû à mon petit détour dans le passé que je ferais mieux d’oublier.

Pour ne plus me laisser partir, j’essaye de me concentrer sur la musique, sans regarder le garçon mais mon regard est irrémédiablement attiré par ses gestes désordonnés et étranges qui cette fois me provoque un franc éclat de rire. Si cette fois je n’ai pas attiré son attention, j’aurais de la chance. Il se tourne finalement vers moi et j’arbore toujours un air amusé, impossible à dissimuler maintenant. Le garçon ne peut pas douter une seconde de l’identité de la moqueuse si bien que je préfère hausser les épaules, l’air de rien, avant de finalement lancer d’une voix amusée. « Pas mal ! Tu bouges aussi bien qu’un serpent hypnotisé par un charmeur. Ou un babouin en rut… J’arrive pas trop à me décider. » C’est probablement stupide, mais je ne cherche pas vraiment à le vexer en disant cela. Je ne m’attaque presque jamais aux innocents, pas sans un ordre direct et je n’aime pas me moquer des gens gratuitement. Du moins, méchamment. Comme tout à chacun, j’apprécie de rire d’un autre quand il se rend ridicule et c’est clairement ce que vient de faire le jeune homme. Plutôt mignon d’ailleurs, qui aurait pu être tout à fait à mon goût si j’étais encore intéressé par cela. Heureusement pour lui, je ne porterais pas mon dévolu sur sa personne et je me contente donc de lui sourire, sans chercher à le charmer. « Mais c’est intéressant. D’une certaine façon… Ca met tes fesses en valeur. » Et ce n’est qu’un simple jugement de valeur, rien de plus. Je ne fais pas dans la drague de bas étage et clairement, cette phrase serait jugée ainsi par tous. « C’est tout ce que tu sais faire ou tu sais danser aussi ? Pour de vrai… Enfin des vrais pas et un vrai sex appeal quoi. » Selon mes critères personnels probablement, mais bon…

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Dernière édition par Marie Armstrong le Dim 1 Mar - 16:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Dim 1 Mar - 13:51

Comme souvent, Sorn traînait, il se prélassait. Son travail avait ça de plaisant, il était irrégulier. Des gens mourraient certes tous les jours mais, il ne devait pas forcément s’en occuper tous les jours. C’était pour cette raison qu’il traînait tranquillement dans les rues de la Nouvelle-Orléans, si chère à son cœur et pourtant si tourmentée à présent.
Mais, ce qui faisait la beautée de cette ville, c’était son caractère changeant et immuable à la fois. Tant de cultures, tant de styles, tant de rythmes s’y côtoyaient sans cesse. Comment pouvait-on haïr une ville qui bougeait ainsi, synchronisée sur la vie de ses propres habitants. Aucune ville ne pouvait s’en venter. Oui, Sorn aimait la Nouvelle-Orléans. De rythme, il en était d’ailleurs question dans l’immédiat.
Comme souvent, pris par la musique, il ne s’était pas rendu compte qu’il s’était mis à danser au beau milieu de la rue. Enfin, si, il s’en était rendu compte, il n’était pas idiot. Disons plutôt qu’il ne s’en faisait pas pour ça. Il faisait quelque chose qu’il aimait et il le faisait bien. Bon, il n’était pas pro, loin de là mais, il se débrouillait vraiment bien.

L’ennui, quand on se donne à fond dans ce qu’on est en train de faire, c’est qu’on a tendance à oublier ce qui se passe autour. C’était précisément ce qui était en train d’arriver à Sorn. Il s’éclatait et c’était tout ce qui comptait. Ainsi, il ne remarqua pas le moins du monde le regarde ni la grimace d’une des demoiselles qui profitait de la musique. Il était dans son monde, un monde qu’il ne quitterait probablement que lorsque la musique s’arrêterait, et encore... parfois, ça n’était pas suffisant.
Pourtant, ce ne fut pas un arrêt de la musique qui le stoppa net, ni même un mauvais pas qui aurait causé sa chute. Non, c’était un éclat de rire, franc, de ceux qu’on ne peut pas forcer, qui sont authentiques. Intrigué, pas un instant, il ne s’attendit à un tel commentaire. Comme à son habitude, il sourit, ne prenant pas ça de travers. Son éternel optimisme frappait encore.

- « Un peu des deux ? Quand je... m’emballe, j’ai tendance à oublier ce qui se passe autour. Au moins, ça vous aura fait votre journée. » Et il lui offrit un sourire sincère parce que, comme toujours, il pensait sincèrement ce qu’il disait.

Cette femme avait une présence, c’était certain. Un peu comme Cordelia mais, la sienne était d’une tout autre nature. Pas moins inquiétante mais, différente. Il avait appris à se méfier de cette sensation qui signifiait bien souvent que quelqu’un près de lui, n’était pas tout à faire dénuer de pouvoirs, quels qu’ils soient. Il n’était pas bon à ce jeu-là, il était même très mauvais. Il n’avait jamais cherché à s’améliorer. Il n’en avait jamais vu l’intérêt. Peut-être un jour. Qui pouvait savoir ?

- « Ah ça, c’est de l’entraînement ! Après tout, il faut bien divertir quand on sort, alors si on peut offrir une vue intéressante... » Il haussa les épaules et il rit. Il ne se prenait pas au sérieux, jamais. Il se savait vaguement bien fichu mais, ça ne lui était jamais venu à l’esprit d’en jouer. Il aimait certes les histoires d’un soir, sauf qu’il n’utilisait pas cette méthode pour les avoir. Il n’offrait jamais rien de plus que ce dont il était capable. C’est-à-dire, juste une histoire en passant, un soir, sans aucune promesse de lendemain. « Et que voulez-vous dire par de la vraie danse ? Il en existe tellement qu’il va falloir être un peu plus précise si vous voulez une vraie réponse. »

Pour lui, les termes employés étaient un peu réducteur. Chaque danse avait sa place même si l’on n’y comprenait pas toujours grand-chose. Il la soupçonnait de parler des danses de salons et il en connaissait quelques unes. Il n’en avait pas fait depuis des lustres. Depuis la mort de son frère en vérité, puisqu’il avait fui sa famille et ses... engagements mondains. Si l’on pouvait appeler ça ainsi. Pour lui, tout ça relevait bien plus du cirque que du divertissement. C’était toujours théâtral, jamais véritable. Ces gens manquaient trop souvent de spontanéité pour lui, qui était devenu si extravaguant et démonstratif.

- « Quant au sex appeal, c’est très surfait vous savez. »

Dire qu’il ne s’amusait pas à entretenir cette petite conversation serait totalement faux. Il aimait parler avec des inconnus. Mais, bien souvent malheureusement, on le regardait comme s’il allait commettre un meurtre ou une agression. Les gens ne se parlaient, ne cherchaient plus à se connaître. Il avait grandi en assistant à ça et il respectait leur choix. Pourtant... que pouvait-il bien leur coûter de nouer un dialogue le temps d’un trajet, ou d’un café ?


Dernière édition par Sorn H. Corrigan le Mar 17 Mar - 19:34, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Lun 2 Mar - 15:41


Dire que je suis surprise de sa réaction serait un euphémisme. De nos jours, peu de gens réagissent avec tant de fraîcheur et un sourire aussi franc. Au fond, cela me réchauffe le cœur, même s’il faudrait me torturer avant que je puisse me l’avouer. En tout cas une chose est certaine, lorsque je croise son regard, ce garçon n’est pas de ceux que je côtois habituellement et sa réponse à ma moquerie continue d’ajouter à ce sentiment. Ce jeune homme est un rayon de soleil dans ma vie un peu sombre aussi je garde mon sourire et détendue, je passe mes mains derrière ma nuque, comme pour m’ouvrir un peu à la discussion. Y’a pas à dire. Cela me change vraiment des personnes que je croise habituellement dans ma vie. « Hum ? Tu t’emballes pas un peu trop chéri ? Faire ma journée carrément ? Tu n’as malheureusement pas été mon seul évènement de la journée. » Malheureusement parce que j’aurais aimé n’avoir que cela à me souvenir aujourd’hui. Ce n’est pas le cas, mais il n’a pas besoin de le savoir. Mieux vaut qu’il imagine n’être qu’une infime partie d’une vie bien plus intéressante qu’elle ne l’est réellement. Je préfère le laisser croire à son insignifiance plutôt que de lui accorder un crédit trop important. Le regard qu’il pose sur moi, un peu méfiant malgré son sourire, me force à plisser le nez légèrement et enfin mettre un nom sur la sensation qui me titille depuis quelques secondes. Ce gamin est un skinchanger lui aussi et probablement une race sautillante, si l’on en croyait sa façon de bouger. Certes, cette constatation n’est probablement qu’une simple observation un peu vile, mais elle pourrait mettre sa main à couper que l’animal dont il prend la forme utilise les sauts pour bouger… Cependant ce n’est pas encore l’instant pour une telle discussion. Peut être plus tard, un jour, si les évènements le permettait, mais pour l’instant, mieux vaut simplement rester dans la discussion légère.

Le sujet de ses fesses semble d’ailleurs parfait pour cela. Encore une fois, je laisse échapper un petit rire, bien moins bruyant que le précédent mais finalement tout autant sincère. « Divertir… Tu aimes donc que l’on se moque de toi ? Ou simplement que l’on te regarde ? Si c’est la deuxième option, tu devrais peut être travailler au Little Darlings. Au moins tu seras payé pour montrer tes jolies fesses. » Mes yeux sont pétillants d’espièglerie et je me sens beaucoup plus sereine depuis quelques minutes. La musique bien sûr, avait déjà commencé à me faire du bien, mais cette rencontre incongrue et amusante achève cet effet. Je me sens bien et ce jeune homme n’est pas étranger à cette situation. C’est la raison pour laquelle je reste là, à lui parler. Je n’aime pas vraiment faire de nouvelles connaissances en général, mais je suis prête à faire une exception pour ce petit rayon de soleil. « Excuse moi si je t’ai vexé. Je ne voulais pas dire que tu n’étais pas un danseur mais… j’avoue que pour moi, ce que tu fais relève plus d’une façon de bouger étrange, plutôt qu’une véritable danse. Et puis… au fond, la danse devrait systématiquement être à deux. Au moins. Danser tout seul semble si… triste. » Je prends conscience un peu tard, de ne pas avoir répondu à son interrogation. Je me suis simplement laissée emporter par un sentiment qui ne m’a plus pris depuis des centaines d’années. J’aimais tellement danser pourtant, avant de tuer Lucas. Avec lui ou sans lui parfois, je me sentais si légère, si humaine, si parfaite en tournoyant sur moi-même ou dans leurs bras. Au bout de quelques secondes, je me rends compte m’être perdue dans mes pensées et mon regard s’est probablement fait un peu vague dans le même temps. Je me force à sourire, pour ne pas paraître trop étrange, avant de finalement répondre à sa question posée. « Je suis une grande fan des danses en couple. Les danses de salons, comme on appelle ça maintenant. »

J’ai bien conscience de donner des indices sur ma nature en prononçant ces quelques mots mais en vérité, je ne suis pas vraiment de celles qui cherchent absolument à cacher ce qu’ils sont. Fière d’être une métamorphe, je ne penserais pas une seconde à dissimuler des informations sur ce sujet. Sur beaucoup d’autres, je peux être plus muette qu’une tombe, mais sur ce que devrait être mon grand secret, je n’en ai pourtant aucun. « Surfait hein… Pourquoi ? Tu n’aimes pas l’idée d’attirer tous les regards ? Peut être est-ce ma définition qui est erronée après tout. Enfin quoi qu’il en soit, se trémousser comme un lapin en rut, c’est pas très sexy. Bouger en accord avec sa partenaire… déjà plus. Je suis probablement un peu vieux jeu. » Je lui fais un clin d’œil, comme pour faire passer un peu mieux la pilule lapin. Ce n’est qu’une simple supposition après tout et mon regard se fait soudainement un peu plus acéré, comme pour analyser ses réactions quand à mon utilisation de ce mot. « Viens t’assoir avec moi… Tu es grand, je vais avoir mal au cou… » Bon, en vérité, je n’aime pas vraiment être surplombée par quelqu’un, fusse t’il aussi sympathique que ce jeune homme…

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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Mar 17 Mar - 20:39

Il avait décidément la mauvaise habitude de parler sans réfléchir. Le truc avec Sorn, c’était qu’il ne se préoccupait jamais vraiment de ce qu’il pouvait dire, sauf au travail. Là, les gens étaient en deuil, il fallait manier les mots avec tact. Mais, dans la rue, dans les bars, dans les cafés concerts ? Jamais ! Après tout, il n’avait pas un mauvais fond et puis surtout, il ne cherchait pas à froisser les gens - ou alors uniquement Cordelia, sur qui tout semblait glisser. Cette femme, à qui il était en train de parler comme si la chose était parfaitement naturelle, n’avait vraiment pas l’air dérangée par sa surestimation même si elle le faisait remarquer. Tant qu’il embellissait une journée, ça lui allait. C’était parfois à se demander pourquoi il s’occupait des morts plutôt que des vivants. Pourtant, dans un sens, c’était ce qu’il faisait. Alléger la peine des vivants.

- « On fait ce qu’on peut. Il fallait me croiser plus vite. »

Son but n’était évidemment pas de se donner de l’importance. De la façon dont elle avait dit la chose, ça ne semblait pas être une bonne passade de sa journée. Aussi, tout ce qu’il voulait, c’était alléger ce poids en faisant l’imbécile... quelque chose qu’il faisait bien. Lui-même avait des choses à extérioriser et il n’agissait pas comme il le faisait par hasard. Certes, il se sentait réellement bien dans sa peau mais, on ne sourit pas comme ça constamment sans raison. Dans tous les cas, il était arrivé quelque chose à ce genre de personne et il ne dérogeait pas à la règle. Du moins, c’était sa façon de voir.

Ignorant qu’elle l’avait catalogué comme un de ses semblables puisque son propre instinct ou odorat laissait à désirer pour ce genre d’exercice, il choisit de rebondir sur une histoire de fesses convenant parfaitement à son excentricité maladive. Si la proposition n’avait rien de surprenante, elle lui laissait pourtant une arrière-pensée étrange. Comme un relent de passé dont on n’arrive pas à se débarrasser... Il connaissait bien ce lieu, trop bien et peut-être n’était-ce pas sans raison qu’il l’évitait aujourd’hui.
Perdu quelque part où tout semblait soudain plus terne et morne, il ne répondit pas tout de suite ce qu’il aurait bien voulu répondre. S’exhiber n’avait jamais été un problème, ni avant ni aujourd’hui mais, l’évocation du Little Darling le laissait sur une impression réellement dérangeante. L’excuse pour une vexation probable tombant pile au bon moment pour ne pas embrayer sur la conversation précédente, il se jeta dessus. Il ne cherchait jamais à cacher ce genre de réactions passagères mais, la plupart des gens préférant généralement ne pas réellement savoir comme leur vis-à-vis allait, il s’en moquait. Dans le pire des cas, il répondait quelque chose de vaseux et heureux d’avoir allégé leur conscience, ses interlocuteurs passaient à la suite. Un bon réflexe de survie. Persuadés qu’il ne parvenait pas à cacher quoi que ce soit, personne n’essayait de creuser. Encore une chose qui lui convenait parfaitement.

- « Y a pas de mal. Et puis, il y a du vrai. Danser seul, c’est un peu triste, ou plutôt... c’est dommage. Mais, c’est parfois un moyen de se défouler ou de faire sourire les gens. N’est-ce pas ? » N’avait-il pas réussi à la faire sourire par ses gesticulations qu’elle semblait trouver obscures et loin d’être classes ? Et puis, elle avait répondu à sa question. « Je vois, je vois. Tout est question de partenaire alors. »

Le fait qu’elle utilise le mot « maintenant » l’avait certes titillé, pourtant, il ne releva pas. Pour faire quoi ? Né aujourd’hui ou il y a cent ans ou il ne savait quand, ça n’avait pas grande importance. On était qui on était. Évidemment, ça n’était pas gênant tant qu’il ne finissait pas comme son frère, dans un cimetière. Son fléau personnel était, après tout, d’une époque différente.

- « Disons qu’il peut arriver qu’une personne dégageant du sex appeal soit un véritable piège ambulant ou ait l’intelligence d’un bulot. Triste mais, terriblement vrai. » Et là, dans un cas comme dans l’autre, il avait expérimenté la chose. Tout dépendait de sa définition donc. Le mot lapin le fit hausser les sourcils mais, il enchaîna naturellement. Après tout, il n’en était pas un, de lapin. En rut non plus du reste. « Après, si vous aimez ça, une danse de salon, ça peut s’arranger. Le cadre par contre... plus dur à trouver. Et puis il faut avouer que faire un fox-trot en jeans, ça manque de rigueur. »

Hochant la tête pour signifier son accord, il s’assit et partit en quête de quoi se faire une cigarette dans sa besace. Totalement accroc à la nicotine, il était bien conscient que ce vice ne plaisait pas toujours. Hors, il avait fallu choisir entre ça et toute une tripotée d’autres addictions moins sympathiques. Au pire, il chopperait un cancer, ce qui était toujours mieux que sa sorcière.

- « Cigarette ? Mais j’dois la rouler. »

Politesse toujours, il proposait même si c’était sur son compte. Après tout, il ne manquait pas d’argent grâce à son travail mais, surtout à ses parents. S’il pouvait faire profiter, il ne se gênait jamais. Encore quelque chose qui faisait grincer des dents les représentants du haut de sa généalogie.
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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Mer 18 Mar - 20:38


L’enthousiasme du garçon a quelque chose d’assez dérangeant tout en étant une bouffée d’oxygène, dont je n’avais pas conscience avoir besoin avant de converser avec lui. Sa réplique, vibrante de naturel et de spontanéité me fait éclater d’un nouveau rire franc et mes yeux pétillent désormais d’amusement qui est loin d’être feint. A croire que malgré ce monde noir et dévasté, quelques bonnes âmes s’évertuent à rester aussi agréables qu’auparavant et je dois avouer que cela fait un bien fou. Mon cœur serré semble se détendre juste assez pour conserver un sourire massif sur mon visage. « Tu aurais du me croiser plus tôt. Où étais-tu ce matin ? » Mon sourire est remplacé par une moue amusée et une lèvre inférieure délicieusement malmenée par mes dents. Plus tôt dans ma vie, cette moue me permettait de me gausser de dames trop propres sur elles, en tout discrétion et quelque chose me dit qu’il vaut mieux rester discrète sur ce que je ressent actuellement, à savoir un calme certain et un amusement non feint. Mes propos sont légers, pourtant, j’ai l’impression d’avoir mis les pieds où il ne faut pas, simplement pour quelques secondes. Rien n’a vraiment changé dans l’attitude de mon vis-à-vis et pourtant, j’ai l’impression d’avoir dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Probablement parce qu’il embraye sur un nouveau sujet, sans même répondre à mes quelques piques, pourtant bien amicales. Je perds un peu de ma nouvelle gaité et mes yeux perdent peu à peu de leur éclat. J’ai l’impression une seconde de me retrouver dans la peau d’un ballon, gonflé à bloc et soudain percé d’une aiguille. Tout l’air s’en échappe tout comme la vitalité qui m’animait quelques secondes plus tôt. Tout cela à cause d’une vilaine impression, que je m’empresse de ranger dans un coin de mon esprit, pour ne pas me retrouver à l’agresser inutilement et stupidement. « Faire sourire les gens… Oui j’imagine. Cela a bien fonctionné avec moi. » Etrangement, je ne me sens que peu rassurée, malgré qu’il m’ait assuré ne pas être blessé. « Je ne danse pas pour me défouler personnellement. J’ai d’autres méthodes… » Souvent, fabriquer une cible avec une photo de quelqu’un que je déteste et la transpercer de maints couteaux. Cela fonctionne plutôt bien et affute mes capacités. D’une pierre deux coups… Bien sûr, je ne peux exposer cela à cet étranger excentrique, aussi je ne développe pas vraiment cette discussion, préférant me concentrer sur la suite.

« Tant qu’il s’agit d’un homme capable de bouger les pieds sans marcher sur les miens, c’est parfait pour moi. » Avec ces quelques mots, mon sourire fait son retour, peut être un peu moins large, probablement un peu teinté d’une amertume étrange, mais néanmoins assez engageant. Son analyse, quoique clairement partiale, a pourtant le mérite d’attirer mon attention et j’hausse un sourcil, pour marqué mon étonnement, avant de reprendre d’une voix clairement moqueuse et teintée d’arrogance feinte. « Tu sous entends donc que je suis stupide comme un bulot ? Ou alors que je suis un piège ? Non parce que je suis clairement débordante de sexe appeal. » Tout en terminant, je sens mon visage se déformer sous mes pitoyables tentatives pour rester sérieuse. A croire que mon débit de bêtises a été trop important puisque je laisse enfin mon amusement s’échapper avant de rire de nouveau, beaucoup plus discrètement. « Ne fais pas attention. » Sa réaction pourtant, à mon utilisation du mot lapin, m’a un peu confortée dans mon idée d’un léporidé comme compagnon, mais encore une fois, je préfère ne pas m’avancer sur le sujet. Je suis au courant du manque de confiance des skinchangers en général envers les étrangers et je n’ai pas vraiment envie de m’imposer une menace inutile, bien que l’homme semble bien innoffensif. L’expérience m’a pourtant appris à ne sous-estimer personne alors je préfère rester prudente… Du moins, intérieurement. « Mon salon est équipé d’un vieux tourne-disques et de CD’s parfaits pour ce type de danse… Si ça te dis… » J’hausse les épaules, me donnant un air cool et peu concerné, ce qui est finalement la vérité. S’il vient chez moi, bien sûr que j’en serais heureuse, ce gamin semble être un véritable ouragan de bonne humeur, mais s’il vient à décliner la proposition, je ne m’en porterais pas plus mal. « Sans façon. Je ne fume pas. » Ma voix s’est fait un peu agressive, bien malgré moi…

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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Jeu 19 Mar - 20:29

Sorn avait parfaitement conscience d’intriguer les gens, de les rebuter, de les effrayer même... Il ne savait pas réellement pourquoi un tel enthousiasme, un tel optimisme faisait si peur. Certes, le monde allait mal mais, il n’était pas perdu. Vivre n’était pas simple, ça n’était pas pour autant qu’il fallait baisser les bras. Il avait aussi eu son lot d’horreur, il avançait quand même et ce, malgré les nuages qui se pointaient à l’occasion. Il ne les laissait jamais rôder longtemps, il ne devait pas, il ne pouvait pas... pour Lui.

- « Oh, le travail, des morts à rendre plus présentables pour le bien des vivants. »

Il n’avait pas honte de parler de son travail. Il l’aimait en fait. Ça n’était pas glamour, ça n’était pas quelque chose dont on pouvait facilement parler en famille. Du moins, en théorie, car pour Sorn, la mort était une suite parfaitement naturelle de la vie. C’était ainsi que le temps passait, il n’y avait pas grand-chose à y faire. Du moins, pas à sa connaissance ou alors, rien de naturel. Quoi que... Après tout, naturel ne voulait pas forcément dire commun.

Et s’il y avait besoin d’une preuve pour reconnaître que sa capacité à chasser ce qui ne lui plaisait pas était une spécialité, il venait juste de le faire. Il était hors de question qu’il se laisse aller à ruminer alors qu’il avait une conversation amusante et sympathie avec quelqu’un qui ne le prenait pas pour un fou dangereux. Fou peut-être... Dangereux pas. Voilà pourquoi il continua comme si rien n’était revenu le hanter.

- « D’autres méthodes ? Il faudra m’en parler, ça marcherait peut-être pour moi aussi. Qui peut savoir ? »

Bien entendu, il était très loin de se douter que ça ne lui plairait sûrement pas. Ou alors sur une seule personne mais, ça n’était pas forcément une brillante idée. Son exutoire, ou plutôt, ses exutoires, il y tenait, il en avait réellement besoin. Il ne savait juste pas tout à fait à quel point il était dépendant de ce qu’il pensait simplement être des passes temps.

- « Parfaitement insuffisant. Avoir un partenaire de danse avec le sens du rythme d’une boîte à meuh, c’est moyen même si le fait qu’il ou elle ne piétine pas d’orteils est déjà sympa. » Il sourit en l’entendant défendre son sex appeal, alors il enchaîna mi-sérieux, mi-blagueur. « Les pièges sont partout très chère. Je me méfie de tout ! Ne vous en déplaise. » Il ajouta même une légère révérence. « Je ne ferai pas attention si toi non plus. »

Depuis un moment, il s’exprimait en double sens mais, elle ne pouvait pas réellement s’en rendre compte. Non pas qu’il était bon comédien. Non. C’était juste qu’il n’y avait pas lieu de prendre ses doubles sens au sérieux. De plus, le coup du « lapin » devait être un sacré coup de bol, voire tout simplement une phrase lancée à la volée. Il était décidément très mauvais au jeu du « cherche l’espèce ». En réalité, il détestait franchement laisser traîner son nez déjà bien assez sensible. Au-delà du fait qu’il aimait laisser aux gens leur espace, il n’aimait pas qu’on le renifle.
Une fois bien calé sur le banc et sa cigarette roulée, il regarda le ciel, plissant les yeux. Il était habitué, ça se voyait clairement. Personne ne semblait plus à l’aise que lui dans cette ville. Il était pile dans le décor et dans le ton. Il tourna la tête vers cette femme avec qui il semblait si facile de discuter et sourit encore.

- « Un tourne-disque ? J’ai dû bidouiller une installation pour lire les miens parce que les pièces sont soit trop rares, soit de mauvaise qualité ! Je suis jaloux. Et ça me dit carrément ! Promis, je repartirai pas avec. Juste une photo ? »

Sorn et la musique... Sorn et la danse. Un véritable problème quelque part puisqu’il avait tendance à favoriser la gratouille des cordes d’une guitare à des interactions humaines sur le long terme. Social mais, sur une certaine unité de temps qui lui était propre.
Devant le refus de la cigarette, il rangea son tabac et ses feuilles, veillant à ne pas enfumer sa voisine qui semblait ne pas apprécier ça. Quelque part, c’était rassurant de voir que les gens refusaient de se filer un cancer mais, tout aussi agaçant de les voir approuver d’autres attitudes plus nocives ou destructrices.

- « Sur quoi comptez-vous me faire danser ma chère ? » Le vouvoiement, juste pour le plaisir. « Non parce que, je suis bon dans certaines danses mais, carrément mauvais dans d’autres. On ne peut pas tout avoir... beauté, intelligence, charisme et modestie. »

Là, il déraillait totalement et c’était tout à fait flagrant.
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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Ven 20 Mar - 3:11


Des morts pour… je l’observe quelques secondes, incertaine. Est-il en train de faire une blague étrange que je ne comprends pas ? Mes yeux se font presque perçant tandis que j’approfondis mon observation jusqu’à l’incroyable conclusion. Ce type n’est probablement pas en train de faire une blague, donc il travaille avec les morts. Nerveusement, je lâche un petit bruit, à mi chemin entre le rire et le grognement, alors que je me demande s’il a un jour eu affaire à l’un des miens. Probablement pas, mais après tout, pourquoi ne pas lui poser la question ? « Tu es croque mort ? Je suppose que t’as du voir des corps affreux en ces temps… troublés. » Je ne suis pas dégoûtée par ce qu’il fait, au fond, mon propre travail est beaucoup moins recommandable et beaucoup plus tordu que le sien. Seulement je ne suis pas libre d’en parler aussi sereinement que lui. Le moindre mot de travers pourrait m’emmener en direction d’une exécution certaine. Autant dire que je ne suis pas encore prête à mourir. « J’ai bien peur de ne pas être capable de t’expliquer. Enfin je le pourrais, mais je devrais ensuite te tuer. Cela m’ennuierait. » J’éclate de rire subitement, presque fière de ma réplique digne d’une mauvaise série B. Il me faut quelques secondes pour me calmer avant de reprendre d’une voix un peu plus douce. « Plus sérieusement, je doute que tu apprécies. Lancer des trucs sur des représentations de gens qui m’agacent. Ca n’a rien de très sain je suppose. » Etrangement, les mots m’échappent facilement, comme une musique apprise par cœur, tant ça semble naturel. J’aurais pu connaître ce type depuis des années que mes paroles n’auraient pas été très différentes et je me sens effrayée soudain. Pas de ce qu’il pourrait me faire mais plutôt de ce qu’il pourrait me faire ressentir. Comme de la confiance ou un bien être… Deux sentiments presque inconnus depuis ma renaissance et qui m’effraient maintenant. Il m’a fallu des mois pour donner une once de ma confiance à Kyran et voilà que quelques minutes avec un mignon croque mort me font me sentir comme la gamine rêveuse que j’étais autrefois.

Probablement devrais-je m’éloigner de lui et son influence bénéfique dès maintenant, mais je ne trouve pas la force de me détourner de lui, bien au contraire. Ses paroles encore une fois me font sourire, comme s’il savait exactement quoi dire pour m’amuser et me rendre légère de tous problèmes. « Je ne peux me permettre le luxe d’être exigeante avec mes partenaires. Il n’y a plus grand monde capable de danser convenablement en couple malheureusement alors dès que quelqu’un connaît quelques pas, c’est suffisant. Et puis oui… j’y tiens moi, à mes orteils. Déjà qu’il m’en manque un. » C’est une blague récurrente, que j’adore faire aux inconnus pour les effrayer, même si quelque chose me dit que l’air dégoûté ne viendra pas se peindre sur son joli visage. Il doit être habitué à bien pire après tout. Mon sourire se fait légèrement moqueur ensuite. « Si tu veux mon avis mon lapin, tu es bien loin de te méfier de tout. Tu ne me parlerai pas si tel était le cas. » Malgré moi, j’insiste sur l’utilisation du mot lapin, même si cette fois, cela sonne plus comme un tendre sobriquet. Sa révérence soudaine me fait rire de nouveau et le sentant proche de moi, j’attrape sa main soudain, pour m’aider à me relever. Je la lâche très vite, je ne cherche pas réellement à le mettre mal à l’aise, ni même à le charmer, je ne cherchais qu’un appui et j’espère qu’il l’a bien compris. « Attention à quoi ? » Ses remarques m’ont finalement perdu et un goût âcre s’empare de ma bouche quelques secondes. Ces  jeux d’esprit me rappellent ceux de mon mari et à chaque minute qui passe, je ressens le besoin de m’enfuir. Et pourtant, à mesure que le temps s’écoule, je m’approche de plus en plus de lui.

A tel point que je lui propose même de venir chez moi. Preuve de son insouciance, il accepte presque aussitôt. Preuve de la mienne, je n’en ressens aucune gêne, rien qu’une légère joie à l’idée de danser avec lui dans mon propre salon. « Tu dois faire parti de cette masse d’immigrants qui ne connaît pas le pays et ses merveilles. Ou alors tu n’es simplement pas bon pour dénicher des pièces rares. » Je me moque de lui, bien gentiment, sans chercher à le vexer outre mesure. Tu pourras prendre toutes les photos que tu veux, mais ne le prend pas. Je saurais te retrouver sinon. Mon regard est sérieux même si tout mon visage tend vers la moquerie. Malgré moi, je l’observe fumer sa cigarette, les yeux fixés sur le bout incandescent, avant que je ne murmure soudain. « C’est quoi l’intérêt de fumer ? Je veux dire… ça fait quoi en vérité ? Je ne veux pas essayer, je cherche juste à comprendre pourquoi certains adorent… » Une sorte de curiosité maladive s’est de nouveau emparée de moi, avant que je ne détourne le regard, plus gênée que je ne l’aurais cru. « Tu pourras choisir ce que tu préfères. Quand à ta beauté et ta modestie… Je suppose que tu devras travailler sur le sujet… » J’éclate de rire encore une fois, mes mauvais sentiments contre cette rencontre bien enfouis quelque part. Tant pis pour les conséquences, pour une fois, je préfère juste apprécier le moment.

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Dernière édition par Marie Armstrong le Sam 21 Mar - 3:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Ven 20 Mar - 21:59

Bon, peut-être aurait-il dû éviter de dire qu’il bossait avec des cadavres. Ça avait toujours tendance à rendre les gens assez nerveux. Il ne comprenait pas ce qui faisait si peur dans ce métier. Toute histoire avait un début et, une fin et l’être humain, le changeur, le sorcier et même le voleur de vie, en avait une. Dérogation ou pas, il y avait une date limite pour tout le monde. Peut-être était-ce justement ce côté immuable et hors de contrôle qui effrayait. Il ne savait pas vraiment. Dans l’ensemble, il n’était jamais surpris par les réactions des gens avec qui il en parlait. C’est pourquoi, lorsqu’elle laissa échapper un rire un peu particulier, il ne releva pas. Ce qui l’étonna plus, ce fut la question.

- « Oui, et de temps en temps, je bosse à la morgue. » Il pencha un peu la tête sur le côté en regardant la femme près de lui. « Hum... Oui. Mais ça date pas d’hier. Certains corps étaient déjà moches avant tout ça. Du gars qui s’est noyé à celui qui s’est fait bouffé parce qu’il a cru qu’il pouvait nager avec un alligator... On voit de tout dans le métier. Ça rend le travail changeant mais, vraiment pas facile. On peut pas faire de miracle et parfois, le cercueil doit rester fermé. » Bon, elle ne voulait peut-être pas autant de détails. S’en rendant compte, il se mordit la lèvre. « Désolé, c’est un peu glauque et pas vraiment le genre de trucs qu’on aime entendre. »

C’était une réalité que les proches préféraient ne pas connaître. Parfois, il n’avait pas d’autre choix que de dire à la famille qu’elle ne pourrait pas rendre un dernier hommage en face à face. Il limitait les dégâts, réparait et dissimulait ce qu’il pouvait mais, la mort était parfois trop violente pour qu’il puisse faire quelque chose. Et puis, dans de rares occasions, c’était lui qui refusait d’en faire trop... souvent par égard pour le mort. Il ne badinait pas avec leur repos. Jamais, qu’ils aient été des monstres - au sens moral du terme - ou des gens parfaitement normaux et banals.
Intrigué par sa réponse quant à son propre travail dans un premier temps, il finit par éclater de rire, ne croyant pas un instant qu’elle le tuerait réellement. Sans doute ne voulait-elle tout simplement pas en parler et il respectait ça. Il n’allait pas la forcer, ça n’était pas lui ça. Il la laissa donc expliquer la façon dont elle se défoulait et effectivement, il appréciait assez peu l’idée. Chacun avait son propre exutoire mais, il trouvait ça un peu... violent. Cela dit, mieux valait ça plutôt qu’elle ne se défoule sur l’objet de sa colère. Sifflant entre ses dents, impressionné malgré tout, il enchaîna.

- « Et ben, faut pas te contrarier. Je serai sage, promis. » Et il se signa même pour le principe quand il promit. Pas tout à fait croyant mais, un peu quand même, ce geste avait du sens pour lui. « J’essaierai probablement pas cela dit. Je risquerai de me faire mal avec ma force de petit musicos danseur d’occasion... »

La danse revenant sur le tapis, il écouta. Il devait admettre que les bons danseurs de salon étaient plutôt rares. Ça n’avait plus trop la côte et de plus, ceux qui en pratiquaient encore étaient des peignes culs finis avec qui il ne voulait plus rien avoir à faire. Ces gens-là étaient ennuyeux, sans humour. Des costards et des robes enfermant un esprit résolument étriqué, ceintures et cravates servants de laisses à nœud coulant à leurs pauvres libres pensées.
Le fait qu’elle parle d’orteil manquant le fit lever un sourcil. Enthousiaste comme pas deux de ne pas être le seul à se balader avec neuf orteils.

- « Sérieusement ? Toi aussi il te manque un orteil ? »

Ce n’est qu’une fois cette phrase prononcée qu’il se rendit compte qu’il allait falloir inventer une histoire pour l’expliquer. Ou alors il pouvait dire la vérité. Ça paraîtrait tellement absurde qu’elle n’y croirait sûrement pas. Après tout, ces vérités-là produisaient toujours les meilleurs effets.

Il haussa les épaules quand elle sous-entendit qu’il ne lui aurait pas parlé s’il était si méfiant. Elle n’avait pas tort mais, pas raison non plus. Ne s’étant même pas rendu compte qu’il s’était levé - plus pratique pour une révérence - il pencha à nouveau la tête sur le côté.

- « Faire attention à moi pardi ! Il paraît que je suis un drôle d’oiseau parfaitement décalé dans ce monde. J’agace généralement plus que je ne réjouis. Avec de la chance, tu t’en rendras compte trop tard. »

Il sourit sincèrement, un peu comme si cet état de fait ne lui faisait ni chaud ni froid, ce qui était le cas. Il n’y avait pas une once de mélancolie dans son discours, pas même de la hargne. Il était... bêtement profondément bon comme gars. C’est pour ça qu’il accepta l’invitation à danser sans même y réfléchir vraiment plus d’une minute. Mais, avant tout, il devait rétablir la vérité.

- « Ah non ! Pas d’insulte, je suis né ici, j’ai grandi ici, j’aime cette ville plus que de raisons et aucun zombie ne m’en délogera ! Ils ne sont pas assez rapides pour ça. » Il parlait en connaissance de cause, en ayant semé quelques membres de cette espèce aberrante quelques semaines auparavant. « Mais je ne suis peut-être pas bon pour chiner, c’est sûr. Quoi que, je me suis offert une superbe guitare moins célèbre que ses propriétaires. Je refusais de la voir échouer dans les mains d’un quelconque fils à papa vaguement amateur de blues ou de jazz et la laisser prendre la poussière comme vulgaire pièce exposée. »

Emballé par son discours, il ne s’était même pas rendu compte qu’il aurait largement pu passer pour un illuminé. Oubliant pourtant instantanément son verbiage enflammé, il regarda sa cigarette et ensuite sa future partenaire de danse.

- « Il n’y en a pas. J’ai simplement choisi mon addiction. C’est désastreux pour la santé et totalement inutile. Ça en déstresse certains. Personnellement, ça m’oblige à me focaliser sur quelque chose. En dehors du boulot, j’ai la capacité de concentration proche du néant. »

Cet éclaircissement apporté, qu’il espérait utile, il réfléchit un instant, oubliant encore son dernier délire sur la beauté, la modestie et tout le reste. Il se rendit soudain compte qu’il ne connaissait pas le nom de la femme avec qui il comptait danser.

- « Au fait, je ne crois pas m’être présenté. Je m’appelle Sorn Corrigan. »
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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Sam 21 Mar - 3:53


Je suis certaine de l’avoir dérouté avec mes propos presque irréels dans le contexte de notre rencontre. Nous voilà à parler de morts aussi simplement que nous parlions de fesses quelques secondes plus tôt. C’est très aisé de discuter avec lui, sans conséquence visible, sans problème. Probablement devrais-je plus me méfier du charmant jeune homme qui me ravie de sa présence et ses paroles. Pour ce que j’en sais, il s’agit d’un tueur en série psychopathe ou d’un agent du gouvernement chargé de m’espionner pour faire tomber mon patron ou moi-même. Les yeux plissés, je chasse ces vilaines pensées de mon esprit pour tenter de me concentrer sur ses propos. J’espère simplement qu’il ne se méprendra pas de mon expression faciale soudain peu avenante. Ce n’est pas le sujet qui me dérange mais bel et bien ces pensées parasites qui semblent m’empoisonner le cœur soudain. J’aurais pu rire à son histoire d’alligator, qui parle probablement de moi, mon esprit est focalisé sur l’idée qu’il puisse cacher quelque chose si bien que j’essaye d’analyser ses expressions, qui me semblent incroyablement spontanée. Je n’ai jamais été très douée pour savoir lorsque les gens jouent un jeu, mon mariage désastreux en étant la preuve ultime. « C’est moi qui t’ai posé la question… » Ma voix est probablement un peu éteinte. D’un geste, je tente de chasser mes noires pensées, comme on chasserait une mouche et mon visage se détend aussi soudainement qu’il s’est crispé. « Les alligators ne sont pourtant pas si dangereux. Je veux dire… bien sûr, si tu les menaces, ils vont t’attaquer mais dans l’absolu, il suffit de peu pour les empêcher de nuire. Tout comme ils resteront loin des humains autant que possible… Ils ont peur d’eux en règle générale… » Mon exposé se termine et je suis soudain consciente de sourire tendrement et d’en avoir trop dit. Mon acolyte ne s’intéresse probablement pas aux alligators qui me sont pourtant si chers. « Désolée… Tu n’avais pas demandé mon avis sur la question. » Presque gênée de m’être dévoilée ainsi, je mords ma lèvre inférieure nerveusement, juste une seconde, avant de m’empêcher de repartir dans mes pensées.

Me concentrer sur la conversation n’est pas difficile puisqu’il enchaîne finalement sur mes menaces factices. Bien sûr, je serais capable de le tuer si la situation l’exige, ce qui n’est pas le cas. Mon sourcil se hausse au son de son sifflement, tandis que surprise je l’observe signer, comme un homme d’église pourrait le faire. Je ne commente pas le geste, préférant prendre ses mots comme une blague. « J’espère que tes promesses valent le coup chéri. » Il ne me faut pas longtemps pour affubler les inconnus de surnoms. D’autant plus lorsque je ne connais pas leur prénom. « Parce que tu trouves que je ressemble à un mec plein de muscles ? Je suis sûre que t’es pas aussi maladroit que tu le sous entends. » Du moins je l’espère pour lui. Dans le cas contraire, je ne compte pas trop sur lui afin de survivre encore longtemps dans ce monde de fou. Quelque chose me dit que le croque mort séduisant cache tout de même quelque chose. Il ne peut être aussi plein de vie, sans contrepartie. Lorsqu’il s’exclame sur la perte de mon orteil, j’éclate de rire, décidément peu préparée à ses réactions étranges à mes yeux. « Non. C’était une blague en fait. J’adore voir la tête des gens quand ils me pensent handicapée. Je possède encore mes dix doigts et mes dix orteils. » Sans parvenir à m’en empêcher, je penche légèrement la tête pour l’observerplus en profondeur, ressentant soudain un malaise qui ne m’est pas habituel. Je regrette rarement mes propos ou mes blagues. Seulement parfois, une once de conscience me rattrape, me démangeant et me forçant à m’excuser. « Du coup je me sens mal. J’adore cette blague mais… maintenant que je connais quelqu’un qui a réellement perdu un orteil, ça m’embête. » Habituellement, c’est moi qui enlève des parties du corps et dans ces cas là, je ne ressens aucune sensation de malaise. Là, c’est différent alors encore une fois, je mords ma lèvre inférieure, avant de lâcher. « Excuse moi. Tu… Il s’est passé quoi pour que tu te retrouves avec un bout de pied en moins ? Rencontre avec un alligator toi aussi ? »

Encore une fois mon rire nerveux me fait glousser avant que je ne retrouve mon sérieux. Ses propos m’interpellent et me confortent dans l’idée que le jeune homme ne doit pas cacher grand-chose. Encore une fois, il peut être un très bon acteur et je ne fais que tomber dans son piège, seulement mon instinct me pousse à continuer cette conversation. « Tu dois être étrangement sous estimé alors… Ou alors les gens que tu rencontres sont trop perturbés par ce monde de folie pour se rendre compte de ce qu’ils ont sous les yeux. » Mes yeux s’évadent sur un point derrière lui, que je ne fixe même pas. Les mots sont sortis sans mon consentement et pourtant je me sens en paix avec ce que je viens de dire. Mon attention et mes pensées reviennent vers lui quand il s’insurge et un nouveau rire, beaucoup plus franc, plus clair, s’empare de moi avant que je ne lève le poing, dans un simulacre de fierté déplacée. « Rien de mieux que les enfants du pays. » Mon nez se fronce légèrement alors que je l’entends parler de musique, un sujet sur lequel je ne connais malheureusement pas grand-chose. Dès que l’on s’extrait des vieilles musiques qui me font danser, je deviens une inculte notoire. « Et bien… Ca paye bien de s’occuper des morts on dirait. » Un clin d’œil et un discours sur la cigarette plus tard, je me retrouve encore malgré moi embarquée dans mes pensées. Je ne suis pas certaine d’avoir une véritable addiction. Des obsessions, pour sûr, mais rien de plus. « Je n’ai pas d’addiction… Je suppose. » Au fond de moi, je n’en suis pas certaine et de toute façon, il ne sera pas celui à qui j’en parlerais. Après tout, depuis le début, je le laisse parler, sans me dévoiler plus que de raison. « Enchantée Sorn Corrigan. Marie. » Pas de noms, juste une politesse que je lui retourne, sans me permettre de lui faire entièrement confiance avec mon nom complet…

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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Sam 21 Mar - 23:50

À voir l’expression de son interlocutrice, peut-être aurait-il mieux fait de s’abstenir de parler de son métier. Il le savait bien pourtant, que ça ne plaisait pas mais, c’était sorti comme ça. Pour lui, c’était un job comme un autre, même plus gratifiant que tout ce qu’il aurait pu faire en médecine en vérité. Du moins, c’était ce qu’il croyait. Après tout, il n’avait aucun moyen de savoir ce qu’aurait été sa vie si l’ouragan Cordelia n’avait pas tout balayé sur son passage. Mine de rien, elle avait vraiment l’air troublée parce qu’il venait de raconter et il se sentait un peu con de ne pas avoir tenu sa langue. Même sa voix, lorsqu’elle lui répondit enfin semblait un peu étrange. Il avait merdé, c’était sûr.

- « Ouais mais... j’étais pas obligé de raconter. J’aurais pu dire non. Vraiment désolé. » À peine avait-il prononcé ces quelques mots qu’elle se lançait pourtant dans un discours endiablé à propos des alligators. Il sourit simplement, amusé. « Hey, c’est pas moi qui vais te contredire. Ils ont rien demandé à personne et parfois, un crétin va les emmerder sur leur terrain. On peut pas leur en vouloir de se taper un morceau au passage histoire d’effrayer les badauds. Moi non plus, j’aime pas qu’on se pointe chez moi sans invitation. T’as bien raison de les défendre. C’est pas de leur faute si l’être humain est parfois très con. »

Que ce soit pour l’irruption sans invitation ou encore la connerie de l’être humain, il avait donné. Il s’était malheureusement rendu compte que tout le monde n’était pas prêt à accepter les différences d’autrui. Il avait appris cette leçon de la plus dure des manières et il n’était pas prêt de l’oublier. Dire que tout ça, c’était arrivé par sa faute... Toute sa vie actuelle dépendait de ce qu’elle avait fait ce soir-là. Un acte irréversible qui marquait ses nuits au fer rouge.
Fort heureusement, le voilà détourné d’une quelconque tentative d’exercice de mémoire désagréable. Elle enchaînait, commentant sur un ton désinvolte sa promesse et se persuadant qu’il n’était pas si maladroit. Elle n’avait pas tout à fait tort. Sa maladresse n’en était pas réellement. Il avait tout simplement la poisse. Quelqu’un avait dû se pointer chez une prêtresse et demander à le maudire, le sort ne pouvait pas être aussi chien. La regardant très sérieusement, il crut bon de préciser quelque chose. Quelque chose de vital pour lui.

- « Je ne fais jamais une promesse en l’air, jamais. Je les tiens toutes. Pour moi, elles ont beaucoup de valeur. »

En oubliant de commenter sa maladresse, il haussa les épaules comme pour dire qu’après tout, c’était logique. C’était trop beau qu’il rencontre quelqu’un à qui il manquait aussi un orteil. Il n’aurait pas cette chance. Tant pis. Mais ça n’était certainement pas ça qui allait entamer son humeur. Il se sentait bien alors, ça n’était pas une histoire d’orteil qui y changerait quoi que ce soit. Chassant son malaise de la main, il sourit sincèrement et choisit de dire la vérité même si elle n’y croirait pas. Du moins, c’était ce dont il était persuadé.

- « Il ne faut pas t’en faire pour ça. Tu pouvais pas savoir que j’avais vraiment un orteil de moins. Bon... un orteil et un bout d’orteil pour être précis. Rien d’aussi extraordinaire qu’une rencontre avec un alligator. Non. Figure-toi que j’avais un loup aux fesses et qu’il a réussi à croquer un bout. Inutile de te dire que pour la couture à l’hosto, c’était pas possible. J’ai dû dire adieu à mon orteil et le morceau de son petit voisin. T’imagines même pas comment c’est handicapant au début de réapprendre à marcher avec un orteil de moins. On dirait pas comme ça. »

Voilà. L’histoire était tellement abracabrantesque qu’elle n’y croirait jamais. Il avait rempli son rôle tout en disant la vérité. Il n’aimait pas mentir ou alors pour une bonne raison. Ou encore parce que c’était pour l’amusement et le délire. Bref, il n’allait pas mentir là-dessus alors qu’elle n’allait de toute façon pas y croire. Du moins, il l’espérait. Il n’avait aucune envie que les loups se retrouvent stigmatisés parce qu’un crétin de changeur avait cru bon de tenter de le bouffer.
Enfin... Ce qui était curieux, c’est qu’elle ne semblait pas de ceux qui trouvaient qu’il était lourd. Au contraire, elle avait l’air de défendre ce qu’il pensait au plus profond de lui. Ce monde avait cruellement besoin de gens comme lui, certes un peu perché de prime abord mais, qui pouvait faire sourire sans contreparties.

- « Je suis un illuminé trop optimiste pour eux. J’peux pas leur en vouloir. J’suis un ovni j’crois. » Il haussa simplement les épaules, fataliste à ce sujet même s’il aimerait qu’il en soit autrement. Mais, lancé sur le pays, il était intarissable, fier d’être né ici et fier de ses passions. « Pas tant que ça en fait. J’ai des parents pétés de thunes qui refusent de me foutre la paix. Généralement, j’envoie tout leur fric se perdre sur les comptes d’une asso. Mais, vu qu’ils m’emmerdent, je m’octroie de temps en temps un bonus sur leur dos. »

Il plissa le nez pour afficher son dégoût de la situation mais, il faisait avec. En vérité, il n’avait pas tant que ça le cœur de refuser à ses parents de chouchouter leur dernier fils même s’ils préféraient ne pas le voir pour ne pas se rappeler de ce qu’ils avaient perdu. Avoir un jumeau était parfois une malédiction et c’est à ça que ça ressemblait depuis la mort de Varn. Il était un rappel constant au fait qu’il en manquait un et qu’il ne reviendrait jamais.

- « Et bien Marie ? Je finis cette cigarette et puis nous pourrons songer à danser en oubliant le monde jusqu’à en avoir mal au pied ! »
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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Lun 23 Mar - 21:26


Il s’excuse, je me mords la lèvre, un peu mal à l’aise malgré moi. Je m’en veux de le forcer à s’excuser pour un sujet que j’ai moi-même lancé et une expression incontrôlée qui n’est pas du à son discours. Ma propre stupidité m’empêche de lui expliquer les raisons de mon faciès et je ne le contredis pas, m’enfonçant un peu plus dans mon malaise. Ma lèvre inférieure se trouve malmenée par mes dents, avant que je ne trouve les mots à dire, que je n’ai pas le temps de prononcer avant qu’il ne me suive sur mon sujet favori, à savoir les alligators. Ma nature m’incite à les défendre et le voir me suivre me fait sourire, tendrement, juste une seconde, avant que je ne reprenne un visage un peu plus neutre. Décidément, le jeune homme a cette faculté étrange et inédite de me faire me sentir bien, sans utiliser ses lèvres, ses lèvres ou… tout autre chose. Ses simples mots suffisent et je pourrais presque m’allonger et lui demander de parler, sans s’arrêter, juste pour m’aider à m’endormir ou me détendre plus efficacement que n’importe quel amant du monde… ou peut être pas n’importe lequel… Mes pensées s’égarent sur un chemin que je ne connais pas, qui me rend presque euphorique et je m’empresse de le quitter avant de me perdre définitivement. « On diabolise toujours trop les animaux avec des dents dangereuses. Les alligators sont pourtant plus doux qu’ils ne semblent l’être… Ce ne sont pas des crocodiles après tout, eux sont de vraies brutes agressives… les alligators défendent simplement ce qu’ils ont de plus cher… » Cette définition que j’énonce me fait trembler et je ne suis plus certaine d’uniquement parler des animaux. L’alligator dont je parle n’est rien d’autre que moi et enflammée par mon discours passionné, je ne me rends compte qu’un peu tard de ce que j’ai dit. Probablement ne remarquera t’il pas à quel point je suis concernée par le sujet, moi-même part de cette race que je défends ardemment.

Je remarque encore une fois que mon esprit s’évade loin de mon enveloppe corporel et je peine de plus en plus à le conserver avec nous. Je ne peux m’en empêcher, discuter aussi inconsciemment avec cet inconnu me donne envie de m’échapper, jusqu’à ne plus rien voir ou sentir, juste les choses que j’aime, enfermée dans mon intérieur à me délecter de ces pensées que je ne dévoile à personne. Je pourrais probablement ne plus me concentrer sur notre discussion mais je suis malgré tout intéressée par ce qu’il dit et fait. Quand il parle de promesse, je ne peux m’empêcher de lever ma main, puis mon petit doigt avant de le tendre vers lui, un sourire mystérieux aux lèvres. « Promesse de petit doigt alors. » Je me sens enfant, amusée malgré moi par ses frasques et ma capacité étrange à m’intégrer à ses délires sans difficultés. Cette enfance que je n’ai pas vraiment eue semble ressortir soudain et je prends conscience qu’il ne recherche probablement pas à parler avec une personne dont le comportement puéril ressort aussi facilement. Pourtant, je ne peux m’empêcher d’attendre, mon sourire devenant malicieux, impatiente malgré moi de partager un évènement aussi mineur soit il, avec mon interlocuteur. « Parce que tu trouves qu’une rencontre avec un loup, dans ce coin du pays, c’est moins extraordinaire que de tomber sur un alligator ? Tu connais pas très bien ton bestiaire mon lapin. Tomber sur un loup dans le coin, c’est pas commun. T’es du genre poissard hein. » Mon ton est légèrement moqueur même si dans le fond, je suis très intéressée par cette tranche de vie de mon nouvel ami probablement éphémère. Soit il raconte une connerie plus grosse que lui pour ne pas me révéler la vérité, soit ce loup n’est probablement qu’un skinchanger de plus. Notre population semble plus étendue que je n’aurais pu le croire mais cela peut s’expliquer par le manque évident d’intérêt que j’éprouve pour la question. « Un ovni… Tu as bien fait d’atterrir non loin de moi alors. Je te tiens et je ne te lâcherai plus maintenant. » Probablement le ferais-je plus vite que je ne le crois, non pas agacée par sa présence, mais trop perturbée par mon passé et mon manque de confiance pour le laisser entrer plus profondément dans ma vie et mon cœur.

Je préfère ne pas penser à cela pour l’instant, me concentrant sur ce qu’il me dévoile petit à petit. Fils de riche, qui rejette sa richesse… Probablement le genre de personnes que j’aurais pu éviter comme la peste habituellement. L’argent est une denrée bien trop importante pour la gâcher en stupides charités inutiles. Je préfère pourtant garder mon opinion sur le sujet, me contentant de le fixer, attrapant sa main sans crier gare, avant d’avancer dans la rue bruyante, le tenant fermement pour l’emmener avec moi dans la foule. « Tu finiras ta cigarette en chemin. J’ai trop hâte de te montrer mes disques maintenant. » Je me tourne vers lui, un sourire aux lèvres, ne me reconnaissant même pas…

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MessageSujet: Re: Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)   Mar 24 Mar - 23:32

Cette rencontre fortuite était vraiment très agréable. Sorn avait perdu l’habitude que des gens de passages, qu’il n’avait jamais vu, ne le prenne pas pour une espèce de malade mental. Son optimisme faisait toujours peur et il ne comprenait pas pourquoi. Ou alors peut-être était-ce son côté plus qu’expansif. Bref, ça n’était pas banal qu’une conversation venue de nulle part ne débouche sur une discussion aussi sympathique que celle-là.
Il y avait bien quelques points à éviter, des petits non-dits très gênants mais, au final, ça se passait plus que bien. Même si parfois, il avait tiqué à l’utilisation du mot lapin, il n’avait pas vraiment eu de raison de se méfier. Méfiant, mais, pas assez, il n’arrivait décidément pas à voir le mal partout. Après tout, c’était peut-être un petit nom qu’elle lui donnait à cause de la danse qu’il avait faite en plein milieu de la rue. Qui pouvait savoir ? À par elle. Et puis, il devait avouer que quelqu’un qui n’avait pas systématiquement envie de rejeter ce qu’il ne comprenait pas lui changeait un peu de ses habitudes. Il trouvait ça vraiment sympa qu’elle défende les alligators comme ça. Lui-même pensait réellement que ces bêtes-là n’avaient pas mérité la réputation qui leur était faite. D’ailleurs, il pensait ça pour à peu près tous les animaux. L’homme, avec un grand H, avait tendance à diaboliser à peu près tout ce qui était différent et ce qu’il ne connaissait pas. Encore un truc qu’il avait bien du mal à saisir.

Cette histoire de promesse semblait vraiment tenir à cœur à Marie et même s’il respectait effectivement toutes ses promesses, il ne trouva pas offensant sa demande. Au contraire, ça l’amusait beaucoup. Aussi, il avança son petit doigt et serra le sien. C’était vraiment plaisant comme moment, léger, simple, facile. Même parler de cet orteil manquant et de l’histoire absurde qui allait avec ne semblait qu’à peine décalé. L’ennui, au final, c’était que, si elle y croyait, il allait avoir un souci.

- « Poissard ? Tu n’imagines même pas à quel point. Si une tuile doit tomber, c’est sur ma tronche qu’elle atterrira ! Quelqu’un m’a jeté un sort, c’est pas possible autrement. J’attire les emmerdes. J’me suis fait une raison. »

Ce qui était on ne peut plus vrai. Il était d’ailleurs convaincu que ça n’était pas fini. La poisse, depuis qu’il était devenu un changeur, elle le poursuivait partout. Il espérait juste qu’il ne la refilait pas aux autres, sa poisse. Ça l’aurait vraiment ennuyé et, superstitieux comme il l’était, ça lui causerait un tracas monstrueux. Il s’en faisait toujours trop pour les autres et pas assez pour lui. C’était ainsi qu’il fonctionnait toujours. D’ailleurs, quand elle lui dit qu’elle ne le lâcherait plus, il ne tiqua pas du tout. Il avait l’habitude d’être là pour les gens, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus besoin de lui et qu’ils l’oublient, ce qui arrivait fréquemment. Le plus simplement du monde, c’est plus ou moins ce qu’il répondit.

- « Ça ne me gêne pas tant que ça te convient à toi. »

Et c’était bien là toute la clef de la phrase... Tant que ça lui convenait à elle. Elle ne comprendrait sans doute pas ce qu’impliquait la véritable signification de sa phrase mais, lui, il savait. C’était ainsi et quelque part, c’était triste, ce qu’il ne voulait pas admettre. Il laissait les gens l’utiliser pour aller mieux et puis, il se laissait oublier, sans chercher à se raccrocher aux wagons. Il avait compris que les gens fonctionnaient ainsi et en avait fait, quelque part, un grand part de son métier et c’était peut-être ce qui le rendait si apprécié parmi les clients. C’était lui qu’on réclamait le plus souvent. Le meilleur support du funérarium, c’était lui.

Sans prévenir, il se sentit partir et n’eut que le temps d’attraper ses affaires. Elle était pressée à présent, pressée de le faire danser et, il ne pouvait pas lui en vouloir. Il sourit, cigarette coincée au coin des lèvres et sac à moitié accroché à l’épaule.

- « Alors c’est parti. »

Il ne savait pas trop dans quoi il s’embarquait, ni à qui il avait à faire mais, au fond, cela n’avait pas grande importance. Tout ce qui comptait, c’était le moment qu’il allait passer à danser, passer à s’amuser, passer à l’amuser elle. Cette femme était vraiment étrange mais, au fond, il l’appréciait pour être rentrée dans son jeu. Depuis son frère... il n’avait plus jamais eu une telle occasion, à part peut-être avec sa bosse occasionnelle, quelques minutes, en passant pour détendre l’atmosphère et surtout par gêne ou peut-être pour dédramatiser sa rencontre désastreuse avec un piège de chasseur.

Vraiment, c’était une journée parfaite.

-Rp terminé-
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Let's dance, let's move, let's see what's happening (ft. Sorn)

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