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 Hooked on a feeling (ft. Calyxte)

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MessageSujet: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Sam 28 Fév - 3:16


Ennui et déception. La journée passe difficilement tant elle semble longue et inutile. Au fond je n’ai jamais été réellement faite pour l’inactivité et le fait de n’avoir aucun projet pour la soirée, personne à voir ou encore rien à faire, me mine plus que je l’aurais cru. Habituellement, je me suffis à moi-même, me transforme en mon animal fétiche afin d’errer dans le bayou mais une grave blessure récente m’empêche de me changer dernièrement et la frustration que je ressens n’a d’égal que ma rage à l’égard de la personne qui m’a fait du mal, sans même une petite blessure. Une nouvelle fois en y repensant, la colère me prend à la gorge et m’empêche même de respirer normalement. C’en est trop. Je décide enfin de prendre le taureau par les cornes et de réagir face à ce problème qui me bouffe de l’intérieur depuis quelques jours. Cette lente cicatrisation est en train de me rendre folle, tout comme cette colère que je n’arrive pas à canaliser et dont je dois m’affranchir sur le champ. Sur cette impulsion donc, je me retrouve dans la rue, juste vêtue d’une robe légère ainsi qu’un petit gilet, parfait ensemble de sensualité et classe… De mon point de vue bien entendu. J’espère simplement que cela saura faire son petit effet sur la personne que je désire voir. Etrangement, quand j’ai pensé à une vengeance, c’est vers lui que se sont dirigées mes pensées. Probablement aurais-je du demander une faveur à mon boss plutôt mais étrangement, devoir quelque chose à Kyran est diablement plus embarrassant pour moi. Du coup, je foule désormais le sol d’un des bâtiments du gouvernement, pas gênée pour un sou. Pourtant, avec mon passé, ma condition et mon présent, peut être devrais-je être un brin plus discrète. Il paraît que les meilleures cachettes sont les plus exposées et c’est avec ce credo que je traverse le hall sans une once d’hésitation.

Comme à mon habitude, je pénètre son bureau sans m’annoncer, discrètement au possible, afin de le surprendre. Ses regards haineux quand il me voit entrer sont toujours un délice que j’attends avec impatience. Aussi, lorsque je parcours la pièce des yeux et que je constate son absence, mes sourcils se froncent et mes lèvres se pincent. Je suis agacée de ne trouver personne et pourtant je ressens un tout autre sentiment, plus diffus, la curiosité. Au final, je n’en connais que très peu sur l’homme et fouiller un peu son bureau me semble être le meilleur moyen pour en découvrir un peu plus. Mes pas résonnent dans la pièce, que je traverse lentement. Mes doigts glissent sur les surfaces douces et mes yeux avides se posent sur tous les objets disponibles à vue. Ce n’est pas grand-chose, si bien que je suis rapidement frustrée et pourtant, je me sens un peu plus sereine et beaucoup plus joueuse. Le fait de savoir dépasser une limite me rend presque euphorique et je me jette presque dans son grand fauteuil, dont j’apprécie les courbes et le confort. Poussant le vice, je soulève mes longues jambes pour les déposer avec grâce sur le bureau, avant de les croiser de la façon la plus élégante possible. Un remake de Basic Instinct probablement, les jambes écartées en moins. Je ne compte pas montrer mes atouts aussi facilement.

Confortablement installée, je ferme finalement les yeux, lorsque le bruit de la porte s’ouvrant se fait entendre et à cet instant précis, un fin sourire se dessine sur mes lèvres. Le jeu peut désormais commencer, les joueurs étant tous présents. Très lentement, j’ouvre les yeux pour déposer mon regard sombre mais amusé sur lui, tandis que ma langue, taquine, vient parcourir mes lèvres lentement. C’est une provocation bien sûr, renforcée par notre dernière rencontre. Au fond de moi, j’espère qu’il est toujours en colère contre moi de l’avoir repoussé, il est tellement plus amusant lorsqu’il est en colère et c’est pour cette unique raison que je me suis pointée dans ce bureau en cette fin de journée agréable mais ennuyeuse. Afin d’accentuer au mieux mon effet, je m’installe un peu plus confortablement dans la pièce de cuir et pousse même le vice jusqu’à croiser mes doigts derrière ma nuque en une position visiblement décontractée. « Salut mon chou ! Je comprends pourquoi tu gardes ton derrière sur cette chaise. C’est quand même super confortable ! Je suis déçue de ne pas avoir eu le loisir de la tester lors de notre… transaction au bureau… » Mon sourire s’élargit doucement alors que mes yeux se détournent finalement de lui pour fixer la pointe de mes chaussures, juste quelques secondes, avant de revenir vers lui. « Tu t’emmerdes pas enfermé dans un bureau aussi triste ? » Cette fois, mon regard se fait espiègle alors que je prends appui sur mes jambes afin de repousser le siège plus loin du bureau et même tourner sur moi-même. « Au moins ton fauteuil est cool ! »

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Dim 1 Mar - 13:37


La vapeur qui règne dans la pièce flotte autour de ses épaules. Face au miroir, Calyxte fait preuve d’une immobilité sculpturale. Lui qui d’ordinaire se lève aux aurores, a abandonné son lit à une heure bien avancée de l’après-midi. C’est une habitude qui a rythmé son existence pendant des années, et maintenant que sa vie a perdu ce côté étriqué, il continue de s’enliser dans les rouages d’un mode de vie militaire. Il a déserté c’est un fait, mais le Major reste ancré dans sa chair. Seulements les nuits blanches à répétition sont en train d’avoir raison de cette discipline archaïque. Empreint d’une sévérité sans limite, l’ancien soldat lève à nouveau la main et s’apprête à s’attaquer à la zone sensible de sa gorge. La lame frôle la peau, remonte le long de sa pomme d’Adam avec  la précision d’un chirurgien. Rien ne laisse entrevoir l’orage qui va gronder sur ce visage fermé. Et pourtant. Sa main s’arrête en plein geste, elle se fige contre la peau fragile avant de se mettre à trembler. Les doigts se crispent contre le manche du rasoir et la lame creuse une profonde entaille dans la chair. Le mage est en train de perdre le contrôle d’une partie de son corps. Il sent, cet ordre qu’il se force à maintenir dans son existence glisser entre ses doigts qui viennent de s’ouvrir sur la volonté d’une convulsion musculaire. Forgés dans la glace la plus totale, les traits de son visage se crispent et s’affaissent du côté droit. Le malaise de Calyxte se renforce, troublé par la vue du sang sur sa peau, et par ces gouttes vermeilles qui viennent s’écraser sur la blancheur immaculée du lavabo. La partie encore valide de son être tremble. C’est un savant mélange d’angoisse, de colère et de profond mal-être qui se déverse dans les veines de l’ancien Major. Figé dans une expression de profonde froideur, le côté droit de son visage jure avec l’accablement qui court le long des lignes fines du côté gauche. Immobile devant son miroir, une main suspendue dans le néant, Calyxte se décompose. La forteresse derrière laquelle il a pris l’habitude de s’enfermer est en train de se détruire. Pierre par pierre, les remparts se brisent et se heurtent contre le sol. La chute fait écho au rythme vacillant de son cœur. Lentement, il perd pied, brisé par ce qui est à ses yeux un odieux échec. Les coupures sont monnaies courante dans la vie d’un homme. Pas dans la sienne. Pas dans cet assemblage où tout est savamment contrôlé. La droiture de cette silhouette accablante d’autorité perd de sa superbe. Les épaules s’affaissent et c’est tout un être qui se meurt devant un tel échec. Ses jambes tremblent, il s’appuie de sa main valide contre le lavabo et se laisse tomber à genoux, son front brûlant de honte et de colère posé contre le marbre froid.

La faiblesse qui a été la sienne quelques instants plus tôt n’est plus visible sur ses traits lorsque Calyxte pénètre dans le repère du Gouvernement. Il prend possession de ce nouveau décor, étend son aura jusque dans le moindre recoin. C’est un moyen pour lui d’effacer le malaise qui perdure dans son cœur. Alors pour que rien ne vienne trahir ses tourments intérieurs, l’ancien soldat se pare d’une froideur déstabilisante, n’offre pas le moindre regard à la pauvre secrétaire qui tente d’attirer son attention au moment où il passe devant elle. Il se hâte à retrouver l’isolement de son bureau pour échapper aux regards des autres. La mutinerie de son corps l’a poussé à oublier de camoufler les cicatrices qui lui dévorent le visage. Et cet oubli ajoute une couche de contrariété sur le tas écrasant déjà son cœur. La surprise est totale quand il ouvre enfin la porte de son sanctuaire. Le sorcier en perd ses mots et son regard se glisse malgré lui sur les jambes de l’intruse. Il se perd un instant contre cette peau satinée, pose ses prunelles d’un bleu d’orage sur le minois de la métisse juste à temps pour capter la provocation. La mâchoire se serre, les phalanges sur la poignée se crispent et il referme la porte plus brutalement qu’il ne l’entendait.

« - Et dire qu’ils se vantent de posséder le meilleur service de sécurité de toute la ville. » Souffle-t-il avec un cynisme évident. « - Si tu as des réclamations, je n’assure pas le service après-vente. » Il ne prend pas la peine de regarder la demoiselle. Il sait, que se perdre dans les profondeurs de ces prunelles sombres reviendrait à commettre une lourde erreur. Aussi prend-t-il le temps d’ôter sa veste, tout en s’efforçant de brider les échos de cette colère silencieuse qui est en train de s’éveiller dans sa poitrine. « - Je suis grassement payé pour rester enfermé dans ce bureau, l’ennui fait partit du contrat. » Calyxte se borne à ne lui offrir que le loisir de contempler son dos. Tourner le dos à l’ennemi est pourtant un signe de faiblesse, il le sait. Il se borne, ferme les paupières et laisse plusieurs respirations se glisser entre elle et lui. Avant de faire volte-face, lentement. Il prend soin de laisser son regard embrasser le décor et se perdre sur le dépouillement qui règne dans la pièce. L’échéance a été repoussée jusque dans ces derniers retranchements, et Calyxte s’autorise enfin à ancrer son regard dans celui de son invitée. « - Puis-je savoir ce que tu viens faire ici ? » La question claque, son timbre se fait de glace et trahit à lui seul le ressentiment qu’il aurait aimé pouvoir lui cacher. Il lui en veut. Profondément, pour l’avoir repoussé comme elle l’a fait. L’orgueil blessé du militaire refuse de cicatriser, et la blessure assombrit ses traits bien plus que d’ordinaire.

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Dim 1 Mar - 16:16


Il est énervé. Très énervé même. C’est la première chose que je perçois lorsque mes yeux s’ouvrent enfin sur lui. Sa façon de claquer la porte, sa main, serrée sur la poignée et son regard assombri ne laissent aucun doute sur la colère intérieure qui l’anime. Bien sûr, comme à mon habitude, j’admire la force qu’il peut mettre afin de la dissimuler. Certains signes ne trompent pas, mais j’en ai simplement l’habitude. Pour un observateur non qualifié, son attitude pourrait sembler tout à fait normale. Pour ma part, je savoure avec délectation son tourment intérieur même si je ne suis pas certaine d’en être totalement responsable. « Le meilleur système de sécurité, probablement… Cela ne m’a jamais arrêté. Une porte n’est jamais totalement fermée tu sais. » Mon sourire est toujours présent, probablement plus provocateur qu’autre chose. « Tes joujous sont parfaits, je ne suis pas là pour cela. » Malgré moi, mes yeux se perdent sur sa haute silhouette, dont il ne m’offre que l’arrière. Lorsque sa veste tombe, mon sourire s’élargit juste assez pour montrer mon contentement. Fort heureusement, il reste retourné et je garde cette expression juste pour moi avant de retrouver un air le plus neutre possible. Je ne souhaite pas réellement lui montrer à quel point j’apprécie la vue, cela reviendrait à détruire ma crédibilité lorsque je me borne à le repousser. Chose que je ne suis pas prête à faire. Ma froideur et ma crédibilité sont la seule chose qui me permet de rester aussi efficace dans mon travail. « Dire que pendant ce temps certains sont obligés de travailler très dur pour ne gagner que la moitié de ce que tu te fais dans ce bureau. Une honte. » Je ris légèrement, un peu frustrée pourtant de ne pouvoir converser qu’avec son derrière. Un peu agacée même, je déteste vraiment lorsque mes interlocuteurs ne me regardent pas, même si ses raisons sont plutôt évidentes. Il évite mon regard pour ne pas s’offrir la honte précédente. Mon avis n’a après tout pas changé et je doute sérieusement que le sien l’ait fait. C’est une des raisons pour laquelle je viens le voir lui, plutôt qu’un autre. L’effet que je lui fais m’amuse à chaque fois, tout comme la colère que je déclenche par mes attitudes.

Enfin il se retourne, mais pas vers moi, pas immédiatement, ce qui ajoute lentement à mon agacement. Je m’efforce pourtant ne pas y prêter attention, comme pourrait l’attester mon sourire, toujours présent, ou mes yeux, qui suivent chacun de ses mouvements. Je ne l’observe plus réellement, je cherche simplement à capter un regard qui tarde à enfin se poser dans le mien. Lorsque c’est chose faite, j’agrandis légèrement mon sourire afin qu’il puisse lire une espièglerie certaine dans mes prunelles. Pourtant, cela disparaît bien vite lorsqu’il pose sa question. Bien sûr, il ne désire pas perdre trop de temps avec moi. Je suppose qu’il se languit du moment où il aura une bonne raison de me virer de son bureau et c’est sa voix qui me laisse croire cela. Au fond de moi, j’hésite à maintenant lui demander de l’aide. S’il me l’offre, il disposera d’un moyen sans appel d’obtenir de moi ce qu’il désire le plus. Ce que je ne veux plus lui donner. Bien sûr, il ne s’agira que d’une nouvelle transaction mais… dans mon esprit, cela incline vers une relation probablement trop intime pour mes goûts. Coucher une fois pour de l’argent, parfait. Coucher deux fois, pour la même raison, passe encore. Coucher trois fois, cela devient limite. Coucher quatre fois… même pour le récompenser d’une aide bienvenue, me dérange plus que je ne saurais l’avouer.

Du coup, je malmène ma lèvre inférieure de mes dents, jusqu’à enfin trouver une bonne raison pour lui avouer ma présence entre ses murs fétiches. « Je ne suis pas… très en forme dernièrement et mes capacités s’en retrouve très diminuées. Je cherche un homme que j’ai peur de ne pas retrouver si j’attends de retrouver toute ma force. » Pour l’instant, je ne fais qu’exposer mon problème, sans lui demander réellement son aide, jusqu’à ce qu’un mouvement de sa part me fasse sursauter. Non, il ne s’est pas précipité vers moi avec un regard effrayant. Il a simplement tourné légèrement la tête, révélant une cicatrice que je n’ai pourtant jamais vu auparavant. Son visage parfait ne l’est plus autant et pourtant je n’arrive pas à être dégoûtée ou même effrayée. Je ne suis que curiosité et sans parvenir à m’en empêcher, je me relève soudain de son siège pourtant si confortable pour m’approcher de lui. Perturbée et curieuse, j’en oublie même la distance de sécurité que j’aurais pourtant du respecter et je ne m’arrête qu’à quelques centimètres. Mon visage se relève vers lui et sans dire un mot, je lève aussi ma main, qui ne se dépose pourtant pas sur son visage. Mes doigts graciles se stoppent à quelques millimètres de la marque, avant qu’enfin je ne me rende compte de ce que je suis en train de faire. Connaissant un minimum l’animal devant moi, si je n’ai jamais vu cette cicatrice, c’est qu’il doit probablement la cacher en permanence. Si j’en viens à la toucher, j’ai bien peur de déclencher une tempête que je ne saurais pas maîtriser. Je me recule donc de plusieurs pas, jusqu’à ce que mes fesses rencontrent le bois dur du bureau. Perturbée par ce cette marque, ce qu’elle représente et les questions qu’elle apporte par sa simple présence, je n’arrive plus vraiment à contrôler mon corps, dont les mains tremblent légèrement. Mes yeux ne parviennent plus à quitter son visage et enfin je retrouve l’usage de la parole, d’une voix plus éraillée qu’à l’ordinaire. « Je crois que tu pourrais le retrouver pour moi. » Bien sûr, j’agis comme si de rien n’était, mais si ma voix dit quelque chose, mon corps tout entier lui, reste concentré sur cette marque perturbante.

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Lun 2 Mar - 22:11


Elle provoque, attise des braises qui ne demandent qu’à reprendre. L’échec sommeille encore sur la langue du sorcier. Et se couple à d’autres notes bien plus dérangeantes encore que la perte de contrôle qu’il a connu quelques instants plus tôt. Il devrait y être habitué, à ces sursauts dans son quotidien où tout n’est qu’ordre et maîtrise. Il n’arrive pourtant pas s’y faire. Cela ne lui ressemble pas, ce qu’il est aujourd’hui jure affreusement avec ce qu’il fut quatre ans en arrière. Malgré lui, il serre les dents, se repli dans l’ombre qui lui broie le cœur et la laisse s’apposer sur son visage. « - Il serait pourtant préférable que tu apprennes à ne pas forcer les serrures. Certaines portes se doivent de rester closes. » C’est un conseil, qui se teinte d’un profond avertissement alors qu’il lui accorde un infime regard. Le constat le fait sourire. Il fut un temps où il se serait sentit outré de représenter une telle forme de puissance. Un être abject qui s’enrichit sur les dos des autres, et profite de son statut pour regarder le reste du monde de haut. Le dédain et la méprise sont devenus ses meilleurs alliés. Sa meilleure défense contre ses congénères dont la simple présence parvient à le mettre mal à l’aise. Il a peur, c’est une évidence. Et c’est cette peur du regard des autres qui le pousse à se montrer aussi intransigeant avec lui-même. A ne laisser aucun détail lui échapper, quitte à passer pour un être superficiel et froid au possible, tant son apparence compte à ses yeux. L’attitude est la première chose que l’on capte chez une personne. Avant de s’attarder sur son physique. Les deux sont des éléments importants dans la vie du politicien qui s’efforce de maintenir un masque posé sur son visage, qu’importe la situation. « - Question de choix et d’opportunité. Il faut bien que des êtres triment pour maintenir un certain équilibre » Il hausse les épaules, et s’autorise à balayer l’air de la main comme si quelque chose venait perturber son espace. Il s’enlise dans des eaux de glace, se laisse remplir par cet odieux assemblage pour endiguer ses faiblesses. Et la métisse en est une. Une simple distraction au départ. Une attirance physique d’une violence indéniable et irrépressible. Elle est consciente de l’effet qu’elle peut produire sur la gente masculine. Et Calyxte reste un homme, pourvu des mêmes faiblesses que tous ces autres qui le répugnent. Pourvu des mêmes besoins qu’il s’efforce de ne pas entendre, afin de ne plus commettre la même erreur qu’il y a quatre ans. L’attachement, quel qu’il soit, a été banni de son vocabulaire. Effacé, comme l’on efface une mauvaise tache. Relégué au rang de futilité dont il ne peut plus se permettre de s’encombrer. Il s’est entiché du vide qui règne en son sein, a appris à vivre avec un trou dans la poitrine à la place de ce cœur défaillant, en se persuadant que cela serait plus aisé. Moins risqué.

« - Tu m’en vois navré… En quoi cela me concerne-t-il ? » Sa voix se perd dans les graves, ronronne d’un cynisme évident et se pare d’un agacement qui effrite sa patience. La présence de la métisse l’indispose. Et les raisons de ce trouble ne sont pas aussi évidentes qu’il voudrait le croire. « - Je ne suis pas détective, et je ne connais pas tous les habitants de cette ville. Tu as frappé à la mauvaise porte. » Il hausse légèrement une épaule, et se tourne à demi. Sa main se repose sur la poignée, prête à rouvrir la porte pour inviter l’ingénue à quitter son bureau, mais le sursaut qu’il capte du coin de l’œil, et ce qu’il peut alors lire sur son visage le fige tout entier. Il s’est efforcé de rester dans l’ombre. De dissimuler le côté abîmé de son visage, et dans un seul regard, un seul mouvement, il a échoué. La vérité éclate et dès qu’il en prend conscience, il se rétracte. L’ancien Major serre les dents, se maudit intérieurement d’avoir été aussi stupide. Et déjà elle abandonne le confort de son siège pour briser la distance entre eux. Abattu le temps d’un battement de cœur, Calyxte fait face, il se redresse et toise l’impudente de toute sa hauteur. Tout en lui n’est que froideur et méfiance. Il se réfugie derrière sa haute taille, se protège en apposant une distance supplémentaire entre eux sans parvenir à la maintenir cette fois. Elle tend la main, mais les phalanges indiscrètes s’arrêtent en plein vol. Le sorcier la fixe, incrédule. Il sonde ce regard noir sans y trouver autre chose que curiosité et questionnement. Les excuses sont déjà toutes trouvées, ancrées dans son esprit depuis le jour où les bandages recouvrant son visage sont tombés. Depuis cet instant où il a compris que le travail d’orfèvre du chirurgien ne serait pas suffisant pour camoufler les déchirures. Celles extérieures, et les autres bien plus profondes, qui le meurtrissent à l’intérieur. Lorsqu’elle recule enfin, il réalise que son souffle s’était bloqué dans sa poitrine. Les battements frénétiques de son cœur s’apaisent, et dans un raclement de gorge nerveux, Calyxte se dérobe. Il tourne la tête afin de ne plus sentir le regard de la jeune femme qui dévore sa peau. Sa réaction est tout ce qu’il y a de plus commun. Un intérêt profond, une fascination poussée à l’excès qui se termine par une série de questions. Ou une profonde répulsion qui oblige les yeux à regarder le sol ou à éviter de croiser son regard.

« - Pourquoi me crois-tu capable de retrouver cet homme ? » Malgré le trouble qui ronge son cœur, Calyxte laisse son regard s’ancrer à celui de la métisse. Il joint les mains derrière son dos, et comme pour s’assurer de rester protéger, il vient s’appuyer contre le mur à côté de la porte. Une échappatoire aise si le contrôle de la situation vient à lui échapper. Il s’efforce de rester distant. Mais plus encore, l’homme tente d’effacer l’irritation qui tord ses nerfs. Ce contretemps ne faisait aucunement partit de ce à quoi il entendait passer sa soirée.

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Mar 3 Mar - 0:03


Son visage est un livre fermé, pourtant, il laisse échapper d’infimes signes, qui me prouve que je le perturbe, que ma simple présence ajoute à une contrariété qu’il semblait éprouver déjà en entrant. Cela m’amuse bien sûr, parce qu’il est l’une des personnes que j’aime torturer sans vraies raisons et pourtant, je ressens actuellement un petit malaise interne. Pas parce que je le perturbe, bien sûr, mais plutôt parce qu’il ne m’aidera pas si je pousse le bouchon trop loin. « Tu parles de celle de ton bureau ? Tu n’es pas du genre métaphorique n’est ce pas ? Tu n’es pas en train de faire une jolie phrase pour me dire de rester loin de toi parce que tu ne peux supporter ma présence et mes jambes ? » J’insiste, encore et toujours. L’ascendant que je possède sur lui, de part ma sensualité et mes refus, ne s’amoindrit pas. Pourtant, un problème s’impose lentement à moi, alors que j’observe toujours ses réactions. A force de titiller la bête, j’ai peur d’en déclencher la fureur. Je ne suis pas effrayée de ce qu’il pourrait me faire, après tout je suis confiante en mes capacités et ma force. Ce que je crains, c’est de me voir refuser son aide, alors que j’en ai actuellement désespérément besoin. Pendant une seconde, je pense m’excuser de mon attitude, de mon intrusion dans sa vie mais le moment ne vient pas. Tout comme l’envie finalement puisque cela reviendrait à me montrer faible et c’est une chose que je ne suis pas prête à faire. Devant lui ou personne d’autre. « Des êtres qui triment pour maintenir un certain équilibre… C’est bien un discours de nantis ça. Enfin… C’est pas comme si j’en avais quelque chose à faire de toute façon. Je n’entre pas vraiment dans cet équilibre après tout. » A mon tour, j’hausse les épaules. Je ne suis pas ici pour me battre pour des idées. De toute façon, c’est un combat qui ne me regarde pas et dont je me moque totalement. J’aspire simplement à poursuivre ma petite vie vengeresse, sans me poser plus de questions.

Malheureusement, ma vengeance assoiffée ne parvient pas à s’assouvir actuellement, à cause de cette profonde blessure qui parcourt encore mon dos et la seconde, dans mon bras, que j’ai dissimulé grâce à mon gilet sombre. Ma présence ici est donc plus importante qu’un simple amusement et je n’aurais probablement pas passé les portes du grand et séduisant homme en face de moi. Soyons honnêtes, j’ai peur de ne pas résister éternellement face à ses demandes. Enfin… J’espère l’avoir suffisamment dissuadé la dernière fois. Mes pensées vagabondes reviennent à la discussion présente lorsque sa voix grave et agacée se fait entendre. Sans le vouloir, j’esquisse un fin sourire alors que ma réponse se forme déjà dans mon esprit. « Ne sois pas aussi hypocrite mon chou, ça ne te va pas au teint. Tu peux dire que tu t’en contrefous, je ne me vexerai pas. » Si je grimace à cet instant, c’est plutôt parce que j’ai changé de position, tirant douloureusement sur les points de suture que je possède actuellement. Et puis le sursaut que j’ai soudain achève de me faire mal, mais je n’y prends pas vraiment garde.

J’entends son cœur alors que je m’approche. Du moins je l’ai entendu même si sur le coup, j’étais bien trop obnubilée par cette vision soudaine. Maintenant reculée et aculée à son bureau, je me calme moi-même et me rends enfin compte de la petite épreuve que je lui ai imposé en m’approchant ainsi. Il s’évertuait à mettre de la distance entre nous, pour des raisons évidentes, néanmoins cette fois, c’est moi qui me suis éloignée jusqu’à retrouver une distance raisonnable. Mon propre cœur s’est emballé et ce sont peut être ces battements là que j’ai entendu. J’ai pourtant l’impression de l’avoir perturbé beaucoup plus, par cette simple incursion dans son espace vital, que par ma présence dans son bureau. Au fond, je peux comprendre cela. L’homme semble mettre un point d’honneur à paraître parfait en tous points, tout le temps et il ne l’est visiblement pas autant. C’est un point qui me rend curieuse comme je ne l’ai probablement jamais autant été à son sujet. Une blessure cachée, probablement au fond de son cœur autant que par une couche habituelle de fond de teint. Un mystère que je veux éclaircir mais je suis presque certaine de ne rien obtenir par une question directe. C’est probablement pour cela que je me tais à ce sujet pour retrouver celui de ma présence en ces murs. Bien sûr, je ne parviens pas totalement à me détacher de cette marque, que je fixe toujours aussi fortement même s’il détourne son visage. Je ne prends pas conscience de l’impolitesse dont je fais preuve en le regardant aussi intensément mais enfin je cligne des yeux et l’emprise de cette marque s’interrompt enfin. Mes yeux reviennent dans les siens juste à temps pour lui dire d’une voix amusée, bien qu’incertaine. « T’as pas besoin de rester devant la porte chéri. Je ne vais pas te sauter dessus. » Je soupire, agacée malgré moi de conserver cette facétie alors que je viens clairement de dépasser les bornes à son égards. Me moquer de lui, oui, cela m’amuse, mais enfoncer un couteau dans une plaie ouverte, cela n’est plus aussi drôle… Calyxte n’est pas un ennemi après tout…

Doucement, je me racle la gorge avant de reprendre, d’une voix un peu plus assurée. « Tu connais des gens. Tu as un réseau. Je pourrais le traquer moi-même mais je te l’ai dis, je suis diminuée. Tu crois que je viendrais ici, à te dévoiler cela, si je n’avais pas vraiment besoin de toi ? Cet homme ne peut pas survivre en toute impunité. » La colère est soudainement visible sur mon visage et je me redresse même, quittant le bureau, pour m’approcher de nouveau. Malgré tout je reste à distance raisonnable et je retiens même quelques mots, qui loin de m’aider, auraient probablement causer une chute.

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Mer 4 Mar - 21:32


Il ignore si l’avertissement concernait uniquement la porte de son bureau ou la présence enivrante de la métisse en ces murs. Les deux. Il garde un instant le silence, une ombre passant sur son visage déjà fermé. Il se perd dans le fil de ses propres pensées, s’abandonne dans la contemplation d’un vide qui n’a de sens qu’à ses yeux. Il ignore tant de choses que cela en devient déroutant. Il a perdu l’habitude de se retrouver dérangé par ses propres désirs. L’ordre, il règne dans sa vie comme il règne dans ce bureau. Il vit dans un appartement au luxe indécent, mais aussi vide que peut l’être son cœur. Les meubles réduits au strict nécessaire, l’ancien soldat garde ses habitudes, se répugnent à s’encombrer de choses futiles qui ne feraient que le ralentir. Et la solitude est la meilleure option qu’il a pu trouver. Il s’enfermer derrière sa forteresse de glace et interdit quiconque d’y pénétrer. La blessure ne se résume pas qu’à de simples cicatrices sur son visage. Elle est bien plus importante que cela, béante, elle ronge son cœur à chaque nouveau battement. Dans un battement de cils, l’ancien soldat revient s’ancrer dans la réalité. Et réalise que le silence plane depuis bien trop longtemps au-dessus de leur tête. « - Pas forcément. Ce n’est qu’un conseil, n’y voit pas un moyen de me débarrasser de ta délicate présence. Toutefois, cette manie que tu as pris de t’inviter en ces murs sans t’annoncer a quelque chose d’affreusement irritant. » Il accompagne ses paroles d’un regard sombre, dans lequel brûle la lueur étrange d’un amusement glacial. Il se pare de ce profond mépris qui est sa meilleure arme. Joue la carte de la distance et de l’être méprisable. Il se forçait à l’être au début. Ce comportement jurant affreusement avec son caractère et sa façon d’être. Jurant avec l’éducation qu’il avait reçue. Frôler la mort aura réussi à le changer à tous les niveaux. Il n’y avait qu’avec sa tante, qu’il redevenait Caly. Les autres ne récoltaient que sa froideur et cette distance qu’il apposait entre lui et le reste du monde. Ce qui vient s’échouer contre ses oreilles lui arrache un éclat de rire. Un amusement d’un instant qui cesse dans un claquement de langue.

« - Hypocrite ? Je suis un politicien Marie, c’est mon travail de jouer avec l’hypocrisie et les belles paroles. » Il le susurre, sa voix se parant de notes ronronnantes. Et appose sur ses lèvres l’esquisse d’un sourire en coin. Il respire à nouveau quand elle s’éloigne et qu’il retrouve la sécurité de son espace. Sans le maquillage, il perd de sa superbe. Superficiel à certains niveaux, Calyxte ne supporte plus le regard des autres. Et ce fâcheux oubli parvient à lui faire perdre sa belle assurance. Il la sent qui se brise sous sa peau, et s’il ne fait rien pour endiguer la destruction, il risque de perdre pied. Totalement. Il récupère les morceaux de son aplomb, et dans un raclement de gorge, il se détache de son appui de fortune. Il tente de se défaire du poids qui accable ses épaules, se redresse et récupère les quelques centimètres perdus par le trouble qui l’a possédé. Il fronce les sourcils, contourne son bureau et s’abandonne un instant dans la contemplation de l’extérieur. « - Ce n’est pas le propre de ta race ? Guérir de ses blessures ? » Lâche-t-il, perplexe. La création de métamorphe est certainement la seule chose qu’il n’a jamais réellement appréciée dans la palette de ses dons. Se retrouver ainsi enchaîner à un autre être, et ce jusqu’à la fin de son existence. L’idée le terrorisait, mais sa soif de connaissance n’a pas pu l’empêcher de vouloir en apprendre le plus possible sur ce rituel et son engeance. Tu connais des gens. L’explication, somme toute des plus logiques, le fait sourire. Il se retourne, lentement, avec cette théâtralité qui dicte la plupart de ses gestes. Il n’est qu’un être de paraître. Un acteur qui se serait enfermé trop de temps dans un seul et même rôle. Qu’il joue maintenant à la perfection.

« - Tu m’accordes bien trop de pouvoir j’ai l’impression. Je ne suis pas grand-chose dans cette mécanique. » Une certaine amertume vient tenter ses paroles. Elle pince le coin de sa bouche et creuse un pli sur son front. Il n’est qu’un simple pion, que l’on écoute avant de le contraindre à se rassoir. Pour ne pas tenir compte de ses paroles. Il finit par s’assoir, par reprendre possession de son espace comme le ferait un monarque avec son trône. Il ne comprend pas vraiment pourquoi elle est venue le trouver. Lui. Il n’est rien pour elle. Un simple trafiquant qui lui a revendu de quoi se défendre. Un client qui a profité de ses talents pour satisfaire de bien vils besoins. « - Je n’en sais rien. Qui me dit que cet homme est véritablement coupable de quoi que ce soit ? » Il laisse planer le silence, puis son regard change. La froideur se mue en un métal d’une dureté sans pareille. « - Ou serait le profit pour moi dans cette histoire ? Je risquerais gros. » Il pose les coudes sur le bureau, se penche en avant pour se rapprocher de la jeune femme puis pose son menton sur ses mains. Il scrute, un sourcil légèrement haussé, les traits de la métisse. Sa vénalité ne connait que peu de limite. Et faire preuve d’altruisme ne fait aucunement partit de son mode de fonctionnement. Les intérêts sont ce qui importe le plus, sans eux, sa motivation se fane et il tourne le dos à la proposition. « - Mais soit, imaginons que ce soit dans mes cordes. » Sa voix claque dans l’air, ferme et soudain emplie d’une étrange détermination. Il accompagne la parole du geste, plaquant ses mains sur le panneau de bois avant de s’appuyer avec une certaine nonchalance contre le dossier de son siège. « - Qui devrais-je traquer ? » Il ne sait toujours pas s’il fera ce qu’elle attend de lui. Ce n’est que la curiosité qui le pousse à s’intéresser à son cas. A vouloir apposer un nom sur l’ombre qui semble la poursuivre.

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Jeu 5 Mar - 1:13


Les questions que je me pose, à propos des portes fermées, me poussent à imaginer qu’il parle de celles de sa vie. Ce n’est qu’une pensée éphémère, avant que je ne me souvienne de la personne qui se trouve en face de moi. Calyxte Breckenbridge n’est pas vraiment du genre à se dévoiler aussi facilement et ne prodigue probablement ce genre de conseils. Pourtant, à l’entendre, il s’inquièterait presque pour moi… Pensée qui s’évanouit bien vite, remplacée par un bref éclat de rire. « Comment tu fais pour faire un compliment et être désagréable dans la même phrase ? Tu t’entraînes tous les jours devant ton miroir ? » Je suis loin d’être vexée, je préfère conserver le bon de sa phrase et me moquer du mauvais. Délicate personne… Au fond, rien que ces quelques mots auraient pu me faire rire et c’est l’une des raisons pour lesquels je m’incruste plus souvent qu’il ne faudrait entre ces quatre murs. « Irritant hein ? Tu ne pourrais pas dire que tu es content de me voir comme n’importe quel homme. » Je ne sais pas trop si c’est de la provocation ou une simple constatation et en vérité peu importe. Mes yeux sont toujours posés sur lui, le bureau n’offrant pas assez de distractions pour que mon regard ne s’égare sur autre chose. Il se sépare enfin de la porte, comme gagné d’un regain de confiance à mon égard pour contourner son bureau, me contourner dans le même temps. Je ne me retourne pas de suite vers lui, sans trop savoir pourquoi et ses mots viennent soudain heurter douloureusement mes oreilles. Bien sûr que je suis censée cicatriser bien vite. Probablement aurais-je du être sur pied au bout de quelques heures. Avec une arme normale, cela aurait été le cas.

Malheureusement, l’homme devait être bien au courant de ma condition pour m’attaquer avec cette longue lame d’argent… Toujours sans me retourner, je lève lentement mes bras pour me défaire, en un geste très lent et très théâtrale, de mon gilet. Ma cicatrice encore à vif se dévoile petit à petit jusqu’à ce que le vêtement s’échoue au sol. La robe ne dévoile que le haut de la blessure, qui s’aventure jusqu’au creux de mes reins, mais je n’ai pas vraiment l’intention de me déshabiller totalement devant lui. « Certaines blessures sont plus ardues à guérir que d’autres. Avec la bonne arme, les bonnes connaissances du corps humain, il est facile de blesser ceux… de ma race » J’ajoute une once de mépris dans mes derniers mots, comme pour lui montrer de cette façon que je n’aime pas l’appellation qu’il a utilisé. Enfin, je me retourne vers lui, montrant au passage la deuxième marque, sur mon bras, moins imposante mais tout autant douloureuse. Mon regard, impitoyable soudain, s’accroche au sien alors que je chuchote ces quelques mots. « Tu n’es rien d’autre qu’inutile alors. J’aurais du m’en douter après tout, tu fais parti du gouvernement. A part les belles paroles, vous ne savez pas faire grand-chose si ? » Malgré ma voix basse, je sais que chacun de mes mots va être entendu par l’homme en face de moi. Et j’espère que chacun d’entre eux va venir donner un coup dans sa fierté, l’un après l’autre. Pourtant, je ne suis pas ici pour l’insulter et c’est probablement une erreur de jouer de cette façon. Je ne peux pourtant pas m’en empêcher et je conserve mes yeux dans les siens quelques secondes de plus avant de finalement de détourner pour flâner dans le bureau l’air de rien.

Sa question vient frapper l’air soudain et je suis bien heureuse de ne plus soutenir son regard. Mon corps se tend et mes yeux lancent des éclairs. Cela ne dure probablement pas plus d’une seconde mais la haine qui m’a parcouru m’étouffe et je perds mon souffle. Je peine d’ailleurs à le retrouver mais lorsque c’est fait, je me tourne encore une fois vers lui, les yeux toujours furieux mais un sourire fin et malicieux sur les lèvres. « Tu as peur d’un piège ? Un ennemi pourrait m’utiliser pour te nuire en effet. Te faire venir sur les lieux d’un crime pour te piéger. Quelque chose comme ça… » Je lui fais un rapide clin d’œil avant de reprendre. « T’as pas à t’en faire pour ça chéri. Pour te faire bouger de ton bureau, je n’aurais vraiment pas besoin d’imaginer tout ça. » Tout en parlant, je suis revenue devant son bureau et je suis venue déposer mes deux mains à plat, éloignée l’une de l’autre, avant d’amener mon visage à hauteur du sien. En tendant juste un peu le cou, je pourrais presque déposer mes lèvres sur les siennes, néanmoins je m’en abstiens, me contentant de me perdre une seconde dans ses prunelles. Une seconde et puis la réalité revient me prendre, brutalement. Ses yeux sont durs, beaucoup trop et pendant encore un peu de temps, j’en viens à me demander ce qu’il a pu subir dans sa vie pour se comporter ainsi. Forcément, la question de la cicatrice revient, même si je me garde bien d’en parler… Pour l’instant. « Je peux te payer. Mais je suppose que l’argent n’est pas vraiment une chose dont tu as besoin. Dis toi que je t’en devrais une… je suppose que tu peux utiliser quelqu’un comme moi un jour non ? » Je déteste devoir quelque chose à quelqu’un mais dans le fond, je préfère ça que de coucher encore une fois avec lui. C’est agréable bien sûr, je n’ai jamais eu à regretter nos ébats mais… cela deviendrait bien trop régulier à mon goût.

Enfin, la douleur vient s’imposer dans mon bras blessé, si bien que je me redresse finalement pour reprendre ma balade dans l’imposante pièce. Lorsqu’il reprend, je ne peux m’empêcher de me retourner vers lui, lentement, comme pour ménager un effet, même si sa voix, ferme et presque agressive, a manqué me faire sursauter. Une chose que je déteste, bien sûr… Sans répondre au début, je reviens vers le bureau, que je contourne lentement, laissant l’un de mes doigts glisser sur le bois poli. Je suis bientôt à ses côtés et poussant le vice encore plus loin, je viens m’assoir sur le meuble et dépose mes jambes sur l’accoudoir le plus proche. « Il s’appelle Damien Vicks. J’étais censée lui acheter une arme… Blanche, ne t’inquiète pas, je ne suis pas infidèle mon chéri. Bref, il m’a piégé. Je suppose que j’ai quelques ennemis. Je me suis fais avoir comme une bleue et l’arme en argent ne m’a pas aidée. J’aurais probablement pu en crever. Enfin, tu sais ce qu’on dit à propos de la mauvaise herbe. » Mes yeux sont revenus dans les siens de nouveau et pourtant, ce n’est pas vraiment lui que je regarde. Emportée par mon récit, la colère brûle en eux et je serre la mâchoire juste une seconde pour reprendre un peu plus calmement. « Je déteste me faire entuber et va savoir pourquoi, j’ai imaginé que tu serais l’homme de la situation. » Lorsque ces mots emplissent la pièce, je me rends soudain compte de leur ridicule. Pourquoi lui ? Au fond, j’aurais probablement mieux fait d’aller voir Kyran…

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Sam 7 Mar - 20:37


La question fait naître un sourire sur ses lèvres, et ravive le feu qui incendie son regard. Blesser par de simples paroles est devenue une arme derrière laquelle il se cacher. Bien plus aisée à manier qu’un revolver, il en use et presse la détente sans même s’en rendre compte. Plus maintenant du moi. Et se perdre dans des répliques usées jusqu’à la corde et d’une banalité affligeantes n’est plus son fort depuis longtemps. « - Je pourrais, mais ce serait tellement commun et prévisible. Tu en serais vexée. » Lâche-t-il en teintant sa voix d’une touche de moquerie. L’amusement n’est qu’une brise sur son visage et disparaît d’un seul coup. Comme soufflée par la venue d’un nuage sombre. Calyxte la regarde ôter son gilet, soudain victime d’un élan de surprise qui le laisse sans voix. La blessure s’étale alors devant ses pupilles cristallines, et il n’en perd pas une miette. Partagé entre une fascination morbide et malaise sourd. Il se renfrogne légèrement et s’enlise dans les dédales de ses propres blessures. Les mots ne lui étaient pas directement adressés, il le sait. Et pourtant, il se sent touché. Certaines restent, ne s’effacent pas. Les cicatrices ne sont que les parties visibles de ces maux, et l’organe qui bat contre ses côtes en est la plus belle preuve. Trente-quatre années qu’il bat. Qu’il lutte pour faire avancer une mécanique qui le dépasse et le mène le plus souvent dans ses plus infimes retranchements. La menace perdure et pousse l’ancien soldat à faire preuve d’une méticuleuse prudence. Et de se ranger dans la case des êtres à la santé fragile. Mais qui perdurent à mener une existence à risques, malgré l’arme de destruction qu’ils possèdent dans leur chair. « - Je te l’accorde, certaines perdurent… » Il le murmure plus pour lui-même. Retient les mots sur ses lèvres afin de ne pas les voir s'effacer. Cette blessure, le sorcier pourrait la faire disparaitre, user de ses dons comme il avait pu le faire avec ses recrues des années plus tôt. Il pourrait, mais il n’en fera rien, la magie s’étant figée quelque part dans ses veines. Les provocations parviennent à le sortir de l’état léthargique dans lequel il s’est lui-même plongé. Il devrait se sentir indigné, s’insurger devant tant de libertés. Mais il n’en fait rien. Il reste impassible, figé dans cette attitude qui lui est propre, paré de ce qu’il possède de plus intimidant, il reprend son rôle de partisan. Abandonne sous ses semelles, ses incartades et les ventes qu’il a pu faire. Calyxte se vend, au plus offrant. Si son allégeance pour l’ordre établie n’est plus à prouver, il n’hésite pas non plus à satisfaire cette soif inextinguible de profit avec les opposants de ses propres idéaux.

« - Tu oublies où tu te trouves. A ta place j’éviterais les provocations de ce genre, si tu ne tiens pas à te retrouver face à autre chose que des belles paroles. » Il menace, toise et appose dans son regard les éclats du danger qu’elle cherche à effleurer avec ses paroles inconscientes. La suite lui arrache un rire amer, et le pousse à se blottir un peu plus dans son fauteuil. En parfait maître des lieux, il impose la mesure. Impose sa présence et devant l’outrage, il ne fait que renforcer cette aura intimidante qui est sienne. « - Peur d’un piège, non. J’ai seulement peur de perdre mon temps pour des broutilles qui ne me concernent absolument pas. » Il balaye l’air de la main, avec une once d’agacement, comme s’il cherchait à effacer une possible perte de temps. Les imprévus, les détours, il en a horreur. Devoir attendre est une chose qu’il ne supporte pas. Un caprice qui s’accroche à ses épaules et le pousse à en demander trop. De sa part comme de celle des autres. Il a fait souffrir ses recrues plus que de raison pour cela. Se montrant implacable dès qu’un de ses soldats avait le malheur de se lever avec quelques minutes de retard. L’éducation militaire qu’il avait reçue durant ses premières années fut un véritable calvaire. Une mise en bouche qu’il ne se gêna pas de faire connaître aux bleus qui débarquaient la bouche en cœur dans ses rangs.

« - L’argent est toujours une nécessité, ne te méprends pas sur cela. Mais j’imagine que je pourrais trouver quoi faire de quelqu’un comme toi. » L’ancien soldat hausse une épaule, narquois. Il n’a pas besoin d’argent, c’est un fait. Une vérité qui est devenue une banalité pour lui. Et cette habitude le pousse à en vouloir toujours plus. A s’enliser dans la convoitise et un matérialisme aux antipodes des valeurs que sa tante lui avait inculqué. Aux antipodes de ses propres valeurs, qu’il a réduites en cendres à sa sortie d’hôpital. Mais c’est indéniable, le mage pourra toujours avoir besoin d’une femme de la trempe de Marie.

Il suit le manège de la métisse du regard, et se brûle les rétines contre sa peau quand elle vint déposer ses pieds sur l’accoudoir. La situation le pousse à esquisser un énigmatique sourire en coin et à baisser les paupières pour se réfugier derrière la barrière de ses cils. « - Tu supposes ? Ton inconscience a quelque chose d’affreusement touchant. » Souffle-t-il en reposant son regard sur la demoiselle.  Son cynisme glisse contre la jeune femme et l’accable de tout son poids. « - Celui pour qui tu exerces tes talents, aurait certainement fait un meilleur confident que moi, tu as fait une erreur en venant ici pour me demander une telle chose. » Il prononce ses mots sans se défaire du regard noir de son invitée. Se perdant dans ces abysses sombres, Calyxte laisse ses mains courir le long de la peau satinée de ses jambes. Il ne se sépare pas de cette froideur qui fige ses traits, ne laisse rien transparaître du trouble qui peut lui ronger le cœur. Ce dernier restant soumis à un rythme affreusement calme. Le contrôle perdure, s’incruste dans le moindre de ses gestes, et les phalanges qui laissent des traînées ardentes sur cette peau basanée connaissent parfaitement les règles du jeu. « - Damien Vicks… » Le sorcier marque une pause, dans ses paroles comme dans ses actions. Ses mains s’arrêtent à mi-chemin, l’une glisse derrière le genou de la demoiselle puis l’autre se glisse sur sa cuisse. « - La seule conclusion que je peux tirer de cette affaire, c’est que tu vas devoir revoir ta prudence. Mon réseau me permettra sûrement de remonter jusqu’à lui, mais l’éliminer pour t’offrir la vengeance que tu recherches… J’en doute. » Sa voix se perd dans les graves, ronronne et se pare de notes menaçantes. Pour elle, comme pour cet homme. Calyxte ignore encore ce qu’il adviendra de lui. A vrai dire, il s’en fiche. Et se connaissant, le mage sait qu’il va promettre une chose qu’il ne fera absolument pas. Fourbe et calculateur, il n’y a que le profit qui motive ses actes. Et là, il n’en retirerait rien. Absolument rien. A part peut être la satisfaction malsaine d’avoir abusé de ses mots pour brûler sa peau contre celle de la métisse une nouvelle fois. L’exploration ne cesse pas, les phalanges caressantes se muant en exploratrice fermes et indécentes. Les prunelles bleutées profondément ancrées dans les perles noires, Calyxte se redresse légèrement afin de se rapprocher de sa captive. Car c’est ce qu’elle est train de devenir. La victime d’une volonté qui dépasse la sienne. La proie d’un monstre d’égocentrisme et d’autorité.

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Dim 8 Mar - 1:48


« Vexée probablement pas. Déçue, peut être. Je mérite mieux qu’une phrase bateau, tu as raison finalement. » Je n’ose pas faire plus de commentaires, je préfère profiter des intonations de sa voix, qui ne dureront probablement pas. C’est tellement plus agréable lorsqu’il se laisse aller, même un minimum, plutôt que de rester enfermé avec lui-même. Ménageant mon effet, à l’aide de mon gilet, que je garde néanmoins à portée, j’essaye de lui faire comprendre l’urgence de ma situation et mon réel besoin dans cette affaire. Ses propos, bien que succincts, me font trembler légèrement, pas assez pour me distraire, mais suffisamment pour que je me sente attristée une seconde. Comme celle que tu portes à la machoire ? Les mots sont là, au fond de ma gorge, mais butent sur mes lèvres demeurées closes. Je sais que si je prononce ces mots à voix haute, je ne pourrais jamais les retirer, jamais revenir en arrière et je ne suis pas certaine de pouvoir franchir cette barrière aussi tôt. Mes yeux dans les siens prennent de plein fouet son indifférence et sa froideur, que je pensais disparues quelques minutes plus tôt. Bien sûr que non. Cet homme se complaît dans son rôle de glaçon, tant et si bien que ça en devient ennuyeux. Une moue légèrement boudeuse s’impose sur mes traits tandis que je l’entends parler et je mets quelques secondes avant de trouver une réponse convenable. « Et qui va me dénoncer ? Toi ? Voyons mon chou, je te l’ai déjà dit, je n’ai rien contre toi, ni ton gouvernement. Vous faites bien ce que vous voulez, tant que je continue à gagner de l’argent. » Je n’aime pas trop la tournure de cette conversation. Probablement parce qu’elle ne tourne pas vraiment en ma faveur, mais aussi et tout autant parce que je n’aime pas me laisser surpasser par un beau parleur. C’est déjà arrivé dans le passé et je me maudirais longtemps si je venais à me faire avoir de nouveau. « Tu as raison, ça ne te concerne pas du tout. Ca n’a jamais été à ton propos de toute façon. Ce n’est que du business de nouveau. N’est-ce pas la base de notre relation ? » Je me force à sourire, pour alléger l’ambiance lourde de la pièce et tente même de me mettre le plus à l’aise possible. Après tout, je suis peut être là pour un moment… « Ce n’est pas à moi que tu vas apprendre cela. Seulement… Je n’aime pas dépenser le mien, même pour une raison aussi importante. Moins encore pour en donner à un homme qui en déborde déjà. »

En prenant cette position, si proche de lui, je savais lui arracher quelque chose. Ce sourire étrange amène un écho sur mes lèvres tandis que mon regard reste posé sur lui. J’observe ses paupières me couper toute vision sur ses yeux, mais ne bouge pas d’un cil. La suite va arriver, je le sais bien et je dois simplement me montrer patiente. Mon sourire s’élargit de plus belle lorsqu’il relève mes paroles et je ne peux empêcher un rire léger de se faire entendre. « J’essaye simplement de prétendre que je suis aimée de tous. Cela me donne l’impression d’être une reine appréciée de ses sujets. Le pouvoir en moins. Laisse moi dans ma naïveté touchante s’il te plaît. » Pour un peu, j’aurais pu reprendre les manières des dames de mon époque et faire semblant de me pâmer pour ajouter du tragique à mes propos. Cependant, il n’est pas l’heure pour cela. Autre chose vient occuper mon esprit presque aussitôt alors que la douceur de ses mains vient contraster la dureté de ses propos. Un frisson involontaire s’empare de moi, juste pour une seconde. Bien sûr, si proche de lui, j’aurais du me douter qu’un contact aurait bientôt lieu, mais je dois avouer être tout de même surprise. D’autant plus que ses propos font mouche, font disparaître mon sourire et manquent de me faire me redresser pour briser tout contact entre nous. Je ne bouge pas, ne quitte pas son regard, sans pour autant réussir à ne pas me sentir mal à l’aise. J’espère que mes yeux ne montrent pas trop de mon désarroi alors que mes prunelles restent encore fixées aux siennes. Comme magnétisée, je n’arrive pas à me détourner et ne peux que répondre, la gorge sèche. « Touché. Mon bien être est plus important pour lui que pour toi. Et il passe par la mort de ce crétin. Seulement je ne vais pas l'embêter avec mes soucis, tout comme tu n'embêtes pas ton supérieur avec les tiens. » J’aurais voulue être spirituelle, j’aurais voulue lui répondre avec ma légèreté précédente, mais ses propos ont été plus difficiles à entendre que prévu. D’autant plus que ses mains font des merveilles sur mon corps et que la plupart de ma concentration est maintenue afin de m’empêcher de basculer la tête en arrière, pour me laisser aller au désir que je ressens à cet instant. Le nom glisse entre ses lèvres, tandis que ses mains se stoppent, amenant une frustration double, encore renforcée par ses propos suivants. Ma présence ici est inutile, je n’aurais pas du venir le voir lui. Bien sûr qu’il connaît des gens, qu’il dispose d’un réseau, mais encore faudrait il qu’il veuille m’aider. Ce qu’il ne fera pas, j’en suis désormais certaine, de par l’utilisation de ses mots.

Je m’apprête à lui répondre, à l’envoyer promener, lui et ses mains baladeuses, néanmoins je suis stoppée, par leur mouvement plus… lascif, plus agréable et plus tentant. J’ai envie de leur céder, à ces mains si douces, mais je sais au fond que si je venais à le faire, je me retrouverais de nouveau esclave de mes sentiments, fussent t’ils aussi minimes. Lorsqu’il se redresse, pour se donner plus de liberté, je me laisse lentement tomber sur le bureau, ce qui m’arrache malgré tout, une grimace de douleur lorsque ma blessure rencontre le bois dur. Mes bras, doucement, viennent se perdre dans mes cheveux, rencontrent en dessous mon gilet, contenant dans l’une des manches la lame dont je ne me sépare jamais. Ses mains sont enhardies, tentent de dissiper toute once de refus de ma part. J’hésite d’ailleurs, les battements de mon cœur s’accélèrent, je pourrais simplement me laisser aller, me perdre tout contre sa peau chaude. Ou bien au contraire, je pourrais me redresser, sensuellement, la lame habilement dissimulée contre ma peau et venir le menacer pour m’affranchir de ses mains aventureuses.

Ses mots coincés quelque part dans mon esprit reviennent le hanter soudain, m’aidant à prendre finalement ma décision. Habilement, je dissimule ma lame récupérée, dans le creux de ma main et me redresse lentement, mes yeux revenant dans les siens. Je dois faire vite afin de ne pas le laisser s’échapper et dans un mouvement fluide, je viens glisser mes deux jambes tremblantes dans le creux de l’accoudoir et je me laisse glisser, m’aidant de mon autre bras, pour atterrir sur ses genoux. Mon bras libre vient se perdre vers sa hanche avant que je ne monte mon bras armé, menaçant, jusqu’à sa gorge. Je suis proche de son visage, très proche et il suffirait d’un mouvement pour que nos lèvres entrent en contact. Néanmoins elles sont pour l’instant occupées à chuchoter. « La conclusion que je tire de cette discussion, c’est que je vais devoir me débrouiller seule. Tu n’es pas l’homme qui peut m’aider maintenant, tu n’es qu’un lâche. Dissimulé derrière tes beaux costumes et ton grand bureau. Je dois avouer que j’aurais apprécié une autre réponse de ta part. » Au fond, je suis déçue de son manque d’implication, mais ce n’est pas étonnant. Je suis probablement l’une des seules à prendre les choses à cœur pour de presque inconnus, comme j’ai pu le faire avec Kyran ou même Luke avant lui. Enfin, je me rends compte de notre proximité et je déglutis lentement, presque avec difficulté. Ma main, tenant la lame, ne tremble pas, mais n’est pas aussi affirmée qu’elle pourrait l’être pourtant.

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Mar 10 Mar - 20:46


Elle acquiesce à ses réflexions et dépeint un portrait de leur relation qui pousse le sorcier à sourire. Il n’attend plus grand-chose à ce niveau-là. Les relations amoureuses n’apportent que des ennuis, et il a trop souffert pour seulement prendre le risque de s’enfermer à nouveau dans une telle chose. Le physique reste la seule chose qui a un tant soit peu d’attrait à ses yeux. Un moyen de pression comme un autre, dont il use dès que la situation l’exige. Les genres n’existent pas à ses yeux, les carcans de la société sont faits pour être brisé sans la moindre gêne. Vénal, il l’est. En a parfaitement conscience et se contrefiche de l’étiquette que cela pourra apposer sur son front. « - C’en est bien la base, effectivement. » Lâche-t-il dans un demi-sourire, la malice incendiant ses pupilles. Il n’en attendait pas moins de sa part. Les règles du jeu avaient été fixées dès le début de leur relation chaotique. Le profit en premier lieu. Le plaisir en second choix. Allier les deux était un extra dont il n’allait pas se plaindre bien au contraire. Le contact l’électrise pourtant. Attise les braises qui flamboient dans ses prunelles toujours ancrées à celles de la demoiselle. Et il peut parfaitement voir ce que ce petit manège pour faire naître sous la peau qu’il est en train d’effleurer. Ses sourcils se froncent lorsque de nouvelles paroles viennent frôler ses oreilles. L’embêter avec ses soucis. Il se redresse légèrement, piqué au vif par cette remarque. Le sorcier a du mal à comprendre. Ce qui a pu la pousser à venir le voir au lieu de chercher de l’aide auprès d’une personne qu’elle est censée connaître bien plus que lui. Il n’est rien pour elle. Un simple étranger qui a partagé son lit. Comme la plupart des hommes qui se glissent entre ses draps. Pour de l’argent, pour payer des factures qu’elle n’aurait pas réussi à payer d’une autre façon qui soit. L’ancien soldat s’insurge intérieurement de cette confiance qu’elle lui accorde quand il ne lui a donné aucune raison de le faire. Lui qui a aujourd’hui l’habitude de ne rien recevoir venant des autres, hormis leur argent. Mépris, indifférence ou intérêt factice, ce sont les seules choses qu’il est digne de recevoir. Mais certainement pas de la confiance.

« - Mon supérieur ne m’emploie pour les mêmes raisons de que le tien. Je pense que tes problèmes, surtout de cet acabit-là, le concerne. Ou alors son laxisme te pousse à venir te confier à un parfait étranger. » Il reprend son voluptueux manège. Se redresse à nouveau et appose une certaine distance entre eux quand elle vient à plonger les mains dans sa chevelure d’ébène. Et c’est une certaine surprise qui accueille la suite de ses gestes. Une stupeur d’un instant qui vient se glisser dans ses prunelles avant d’être à nouveau terrassé par cette éternelle lueur malicieuse. Qui se teinte à présent d’une convoitise malsaine. Souillé jusqu’au bout des ongles. Il écoute, sans mot dire. L’énigmatique sourire revenant s’apposer sur ses lèvres. Le portrait qu’elle est train de dresser de lui est tout ce qu’il y a de plus juste. L’homme se cache derrière le luxe de ses costumes. S’enferme à l’abri de son matérialisme pour protéger ce qui peut se cacher derrière. L’habitude lui colle à la peau, trop ancrée à sa chair il lui serait difficile de s’en défaire. « - Nous sommes toujours mieux servit par nos propres moyens. En ces temps sombres, cet adage est un parfait exemple à suivre. » Il le murmure contre sa peau, sa main toujours posée contre sa cuisse. L’autre glissant contre sa hanche maintenant qu’elle se retrouve assise sur ses genoux. L’issue de l’entrevue se profile dangereusement devant ses yeux. Et il hésite. Tiraillé entre ce désir impérieux qui lui déchire le ventre et la raison qui s’accumule contre son cœur fatigué. Fatigué, Calyxte l’est. La crise de nerfs qui l’a submergé quelques heures plus tôt pèse lourd sur ses épaules. Les restes fusent encore dans ses veines et cette sensation le dérange. L’irrite au plus haut point. La fatigue n’a jamais été une chose qu’il a supportée, trop vivant pour se permettre de prendre des pauses. Contraint de le faire pour ne pas faire trop en demander à son cœur et le faire céder.

« - Tu as parfaitement compris. » La froideur revient se glisser sur ses traits. Il lui laisse croire qu’il n’en fera rien, mais une part de lui a pourtant l’intention d’agir. Cette soif de violence fuse contre sa peau. L’adrénaline lui manque, c’est un fait. L’inaction le rend irritable et même si il adore cette vie qui est la sienne, il a la sensation de s’y enliser sans pouvoir rien y faire. La proximité devient étouffante. Ses phalanges se resserrent contre sa hanche et il rompt un peu plus la distance qui les sépare. Ses lèvres en viennent à effleurer celles de la jeune femme, dans un manège d’une sensualité déplacée. « - Si tu as l’intention de t’en servir, agis avant que ton adversaire ne devine tes intentions. »  Il le murmure contre sa bouche, un sourire carnassier s’apposant sur la sienne. L’ancien militaire n’est pas dupe. Et sait reconnaître lorsqu’on le menace. Elle a été subtile, il ne peut pas lui enlever ça. Et Calyxte admire l’audace. Salue la détermination tout en ignorant la gêne qui se glisse à présent sous sa peau. Ce n’est qu’un simple murmure, mais se retrouver dans une possible position de faiblesse le dérange plus qu’il ne le laisse croire. La menace d’une arme, qu’importe son appartenance fait ressurgir de violents souvenirs dans son esprit.  Le mécanisme s’enclenche de lui-même. Pour se défaire de cette gêne qui menace de le figer sur place, Calyxte en vient à agripper la gorge de la jeune femme. Le geste est soudain, brutal. Son autre bras s’enroule autour de sa taille, et sous son impulsion, il oblige la métisse à se relever. Les rôles s’inversent. Il reprend le contrôle et l’assoit sans faire preuve de la moindre douceur sur son bureau. Dans la furie du retournement de situation, il a scellé sa bouche à la sienne. Prend possession de ces lèvres sans la moindre retenue. La demi-mesure est une chose que Caly ne connait pas. Il se perd, corps et âme dans ce simulacre d’étreinte. Attise son propre désir sans réellement savoir s’il a l’intention d’aller plus loin ou non. Ses doigts se resserrent contre la gorge gracile et les autres viennent obliger les phalanges assassines de lâcher la lame qu’elles dissimulent.

« - Croyais-tu vraiment que je ne m’en rendrais pas compte ? » Il le susurre contre ses lèvres. Sa voix se pare d’accent ronronnant et enjôleurs. Le poignet de sa captive se retrouve prisonnier dans l'étau de ses phalanges. Prend un angle dangereusement anormal et enfin les doigts cèdent. La lame tombe au sol dans un tintement métallique qui résonne dans le silence régnant dans la pièce.

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Mer 11 Mar - 20:04


Son sourire m’intrigue, me perturbe et me met mal à l’aise. Son air malicieux ne m’aide pas beaucoup et me donne l’impression d’une moquerie que je ne comprends pas. Inutile de dire que cela me dérange au plus haut point. Je voudrais lui demander ce qui l’amuse cependant je n’en trouve pas l’utilité. Il ne me répondra probablement pas de toute façon, tout comme il ne le fera pas si je l’interroge à propos de cette marque, qui reste ancrée dans mon esprit bien malgré moi. Je demeure donc silencieuse pour l’instant, savourant son contact contre ma peau. Je pourrais presque me déconnecter de la réalité, si ses propos ne m’intriguaient pas autant. Parfait étranger… Choix de mot intéressant, puisque un parfait étranger ne pourrait pas le toucher comme il le fait maintenant. Qu’il le désire ou pas, il n’est plus un étranger à mes yeux… depuis la première fois où nos peaux sont entrées en contact. D’autant plus qu’un est l’un des rares à avoir couché plusieurs fois avec moi tout en conservant sa vie. « Tu n’es plus un étranger Calyxte. Si tu ne te rends pas compte de cela, tu es un idiot. » Et j’ai utilisé son prénom, pour accentuer le sérieux de ma phrase. Je ne le nomme jamais ainsi, à vrai dire, je n’utilise jamais les prénoms des gens, sauf lorsque je désire faire comprendre l’importance de ce que je dis. Comme à l’instant. « Mes problèmes ne le concernent que lorsque je suis en mission. Il ne m’a pas demandé d’acheter cette arme, ce n’était qu’un achat personnel. Je dois donc régler ce problème avec mes relations... personnelles. » Tout en parlant, je ne me rends pas vraiment compte de la dimension que je viens d’accorder à cette relation, que j’ai pourtant qualifié quelques secondes plus tôt de professionnelle.

Le moment est venu de se retrouver en position de force et sur ses genoux, je me sens plus à l’aise et un peu moins considérée comme un simple objet à caresser. Je suis près de lui, beaucoup trop près, aussi je ne suis pas étonnée lorsqu’il effleure mes lèvres, d’une façon qui me fait trembler, bien malgré moi. Lorsqu’il parle, son souffle vient effleurer ma peau et je me retiens à grand peine de prendre possession de ses lèvres, comme une demoiselle affamée. Je suis plus forte que ça et ce ne sont pas deux prunelles malicieuses et diablement attirantes qui vont me faire flancher, ni même ses mains, si douces et si lascives. « Bien sûr… Seulement parfois, il faut se faire aider. Tu ne le feras pas, j’ai bien compris cela… Probablement dois-je m’en aller maintenant… » Mes mots glissent à mon tour contre sa peau tandis que les siens me heurtent d’un seul coup. Il sait…

Si je suis parvenue à le surprendre, en venant si soudainement près de lui, lui y parvient en me saisissant à la gorge soudain, alors que je me rends compte qu’il a remarqué ma lame. J’étouffe un petit cri de surprise, tandis que on regard, un brin furieux, se plante dans le sien. La suite se passe très vite et je ne comprends ce qu’il se passe que lorsque je suis de nouveau assise sur le bureau, ma gorge et mon poignet tous deux prisonniers d’un étau de fer. Probablement pourrais-je m’en défaire, d’une façon où d’une autre, mais je ne bouge pas. Ses lèvres sur les miennes m’en empêchent de leur baiser sauvage, auquel je réponds sans m’en rendre réellement compte. Ma deuxième main, libre, vient se perdre dans sa nuque, puis ses cheveux, complètement inconsciente de la menace véhiculée par ses mains. Doucement, sans chercher à lui faire réellement mal, je mords sa lèvre juste avant qu’il ne resserre ses deux mains. Cette fois le souffle me manque légèrement, sa grande main empêchant l’air de passer correctement. Quand à mon poignet, il devient douloureux et toute ma souplesse ne m’empêchera pas de lâcher. J’aurais pu le faire dès le début, dès qu’il m’a agrippé, mais une espèce de fierté et de malice m’ont empêché de lui céder aussi facilement. « J’aurais été surprise que tu ne le fasses pas. » Je reste bravache malgré la douleur et ma voix étouffée par la force de sa poigne. Douleur qui s’intensifie soudain, jusqu’à ce que je pousse un petit cri de et lâche l’objet. Sans pouvoir m’en empêcher, je fixe la lame qui gît désormais au sol pendant quelques secondes. Juste assez pour que je me souvienne de notre position, de notre baiser, de ses mains sur moi plus tôt, de la mienne, toujours dans ses cheveux et du désir qui me dévore de l’intérieur, alors même que je m’étais promis de ne plus vouloir de lui, jamais.

Dans un sursaut de colère, je le repousse, non pas de mon unique main libre, mais de mes genoux. Utilisant ma souplesse, je les glisse entre nous et d’un geste sec, le repousse aussi fort que possible, sans pour autant chercher à lui faire mal. Je veux simplement me défaire de son emprise, de ses mains tendrement douloureuses et surtout de cette envie qui me tiraille le corps tout entier. La surprise, probablement, le fait desserrer ses étreintes et j’en profite pour m’échapper, juste assez pour descendre du bureau et le contourner, comme pour mettre une distance raisonnable entre nous. Mon souffle est court, mes yeux envoient des éclairs, de colère et de désir, tandis que mes mains se sont faites tremblantes, probablement à cause de cet incroyable baiser ou bien de la douleur, qui me lance encore un peu. « Tu aurais pu demander gentiment… » Mon ton se veut moqueur, mais mes yeux, toujours ancrés aux siens, sont toujours aussi furieux. Je dois avouer que je déteste me faire avoir, d’autant plus lorsque je l’ai moi-même initié. Pendant plusieurs secondes, je le fixe, sans bouger, sans faire le moindre geste autre que celui de reprendre une respiration normale. Mon esprit voudrait que je m’en aille maintenant. De toute façon, le brun ne semble pas décidé à m’aider et rester ici serait la meilleure façon de lui succomber. Chose que je désire au plus profond de moi mais je ne peux pas lui céder. Je ne réalise pas que si je ne le laisse pas me toucher maintenant, je ne pourrais ressortir de cette entrevue que frustrée et d’autant plus désireuse ensuite. Je réalise par contre devoir prendre une décision sur le champ. Ma peau tremble toujours de son contact précédent, mes lèvres sont toujours humides et tout mon corps désire se perdre contre le sien. Ma raison par contre, tente de rejeter tout d'un bloc…

J’effectue un pas, lentement, en arrière. Puis deux, trois… Je m’approche de la porte, m’éloigne de ce bureau de malheur, mes yeux toujours dans les siens. Et je chavire. Sans plus donner de crédit à mon esprit, ma raison, je m’élance cette fois en avant, courant presque pour me hisser sur le bureau. Debout, je le fixe encore un peu, juste une seconde, avant de reprendre ma course. Je saute sur lui, renferme mes bras autour de sa nuque, mes longues jambes autour de ses hanches et mes lèvres viennent retrouver les siennes, dans un baiser tout autant sauvage que le sien et d’autant plus implacable. Les conséquences viendront plus tard… Probablement…

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MessageSujet: Re: Hooked on a feeling (ft. Calyxte)   Sam 14 Mar - 20:47


Il se laisse insulter sans sourciller. Surpris par les mots qu’elle a pu prononcer. Il n’est plus un étranger. Calyxte en hausse un sourcil, profondément gêné par ce constat. Elle ignore tout de lui. Absolument tout. Les seules choses qu’elle connait sont la saveur de ses baisers et le contact de sa peau contre la sienne. Alors le mage se perd dans le silence, ravale la malaise et s’oblige à ne pas répliquer. A ne pas lui faire comprendre qu’elle se trompe. Que ce qu’elle croit connaître n’est qu’une ombre. Rien de plus. Un assemblage de choses qu’il veut bien divulguer aux autres et qui, bien souvent, ne sont que des mensonges. Il se forge une nouvelle existence à chaque fois que sa route croise une nouvelle personne. La trame reste la même, mais certains éléments varient irrémédiablement. Il balaye le trouble. Efface l’injure et le parjure. Ignore le restant de ces répliques qui se perdent contre ses oreilles. Elle marque un point et il acquiesce. Reconnait qu’importer son patron pour des affaires qui ne le concerne pas est une perte de temps. Bien que la situation ne soit en rien semblable à la sienne, Caly n’a jamais pris le temps de déranger ses supérieurs. Trop humble pour faire perdre un temps précieux à des êtres dont la moindre seconde est d’une importance capitale. Il aurait peut-être dû le faire, quand le doute est venu lui ronger le cœur les jours qui précédèrent son agression. Le drame aurait peut-être pu être évité. L’évidence le hante, souvent. Elle revient à intervalle régulier, et en cet instant, des doigts de glace viennent lui effleurer le dos. C’est en réponse à cette angoisse profonde qu’il se perd contre les lèvres sucrées de la métisse. Qu’il se brûle les doigts contre cette peau d’ébène. Elle se perd elle aussi dans cette étreinte, et sa main qui vient se glisser contre la nuque du sorcier le fait frissonner à nouveau. Mais cette fois, la sensation est toute autre. Le froid cède sa place au feu et ses muscles se crispent. Il en resserre sa prise sur le poignet de sa proie et rompt encore un peu plus la distance qui les éloigne l’un de l’autre.

La menace de l’arme attise les élans de folie qui sommeille sous sa peau. Calyxte est un paradoxe. Attiré par le danger tout en le redoutant. Flirtant avec le danger, tout en sachant pertinemment que la simple vue du sang peut parvenir à le tétaniser. Un sourire vient se perdre contre la bouche de Marie lorsque ses paroles moqueuses brisent le silence. En seule réponse, le cliquetis de la lame résonne dans le bureau. Et après le feu du rapprochement, Calyxte goûte à présent au froid de l’éloignement. Le rejet lui laisse un arrière-goût amer sur la langue. Et c’est un froncement de sourcil s’accompagnant d’une œillade courroucée qui accueille ce geste déplacé de la part de la métisse. L’orgueil bafoué de l’ancien militaire hurle à l’infamie. Dans un raclement de gorge impérieux, l’homme reprend contenance. Remet de l’ordre dans sa tenue, arrange sa cravate comme si rien ne c’était passé et toise l’inconsciente. Demander gentiment. Il en serre les dents, incapable de faire le vide dans son esprit pour lui offrir une réplique digne de ce nom. Au lieu de cela, il préfère s’astreindre au silence. Il ne demande pas, il impose. Cela fait partie du jeu qu’il joue. Du rôle qu’il endosse. C’est un reste de ses années passées dans la peau d’un Major de l’armée américaine. Un assemblage d’autorité qui refuse de quitter son cœur et sa façon d’agir. Qu’on le haïsse pour cela, il s’en contre-fiche. Le sorcier la regarde alors reculer vers la porte. Son cœur frappe encore contre ses côtes. Et dans un pur réflexe, sa main droite vient enserrer son poignet gauche. Elle joue avec la montre qui enserre son bras, la remet en place, comme si elle craignait que la machine ne fonctionne plus. Il y jette un infime regard, retient son souffle avant de se relâcher lorsque les chiffres se dessinent sous son regard un brin inquiet. Il sait pourtant, que la ligne qui lui sera fatale nécessite bien plus d’effort qu’une simple étreinte fiévreuse. Il le sait mais l’angoisse qui le ronge l’empêche de ne pas jeter un regard de sécurité vers sa montre.

Et alors qu’il s’attend voir Marie quitter la pièce, un vent de stupéfaction revient tirer ses traits. Il hausse légèrement un sourcil, et la surprise gagne en force lorsque la métisse vient à nouveau se briser contre lui. Il s’agrippe à ces cuisses qui enlacent sa taille. Il cède, répond à ce baiser avec la même intensité. Et dans sa faiblesse, Calyxte perd pied. Le temps de plusieurs battements de cœur. Le temps de laisser sa langue brûler celle de sa partenaire d’infortune. Avant que la raison ne revienne prendre sa place au milieu de ce déferlement chaotique. Calyxte s’échine à dominer les autres. Mais s’il y a bien un seul être pour lequel il ne tolère aucun travers, c’est bien lui. Le mage se fait violence pour abandonner ce corps qui l’enivre plus que de raison. Il s’éloigne de ses lèvres et la pousse à le lâcher. La frustration est bien là, elle fuse dans ses veines alors qu’il reprendre son souffle, les paupières closes. « - Il serait probablement préférable que tu t’en ailles effectivement… » La réponse n’est qu’un murmure. Un soupir qui se perd dans les graves de sa voix brisée par la convoitise. Et qui lutte pour retrouver ce calme qui la caractérise d’ordinaire. Il repose alors son regard sur Marie, se perd une nouvelle fois dans ces pupilles ténébreuses. La rancune est tenace chez l’ancien soldat et cette fois, c’est elle qui va connaître les affres du rejet. Un demi-sourire vient s’apposer sur ses lèvres alors qu’il s’assoit dans son fauteuil et qu’il suit la métisse du regard. « - Marie… Evite de t’attirer de nouveaux ennuis. » Le conseil sonne bizarrement dans sa bouche. D’une certaine manière, l’inquiétude parvient à lui grignoter le cœur. Même si elle pense le contraire, ils ne sont que des étrangers l’un pour l’autre. Mais la blessure qui lui dévore le dos parvient à attiser ses instincts. Et une fois la porte de son bureau refermée, avec pour seul rappel de la présence la métisse, les relents capiteux de son parfum, Calyxte se laisse aller contre le dossier de son siège. Les jambes croisées, les mains jointes et les coudes reposant contre ses jambes, l’homme s’oblige à retrouver le calme dont il a besoin en cet instant. La distraction a été fort plaisante, mais s’il est venu ici en cette fin de soirée, c’est pour se perdre dans des textes et autres affaires qui pour la première fois depuis l’obtention de son siège à l’Assemblée, lui semblent affreusement dérisoires et inutiles.

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❝ Naufragé dans la nuit

On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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