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  « turn myself in » ㄨ connor&cordelia

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↳ Date d'inscription : 24/10/2013
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↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
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MessageSujet: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Dim 8 Mar - 22:02


turn myself in

Turn myself in, need your here, want you bad, you should have me in handcuffs. Turn myself in tonight, this is me coming clean with my hands up.

Connor la laissait tellement confuse. Confuse, car elle ne comprenait rien. Confuse de ces lignes entre les lignes. Confuse de ces non-dits. Confuse de ces lourds sous-entendus. Confuse que ces derniers, bien souvent, fussent les siens avant d’être ceux de Connor. Confuse des sensations qu’il attisait en elle avec une facilité déconcertante, alors qu’elle prétendait si vaillamment n’être qu’un amas de pierre, de glace, de ce que vous voulez, tant et aussi longtemps qu’elle était dépourvue d’émotions. Confuse de ce froid dans son dos alors qu’elle attendait, l’ombre d’une angoisse à l’appui, qu’il fasse preuve d’un signe de vie. Confuse, par ailleurs, de ce tiraillement dans le ventre quand il daignait la toucher. Confuse de ces frémissements face à ses caresses, réponse tellement niaise qu’elle pourrait en pleurer et en vomir en même temps. Confuse d’être pendue à ses lèvres pulpeuses lorsqu’elles s’entremêlaient aux siennes, tendrement plus fines, mais inéluctablement accros. Confuse de parvenir à glousser face à son humour de merde, habilement dégoté dans une boite de céréales.  Confuse par comment il arrivait à rassasier son appétit épicurien et ses fantasmes sybarites juste assez pour la satisfaire, mais pas suffisamment pour qu’elle n’en redemande pas encore dans les moments qui suivront. Confuse qu’il fût, à peut-être une exception près, le seul abruti de la Nouvelle-Orléans qu’elle semblait considérer un tant soit peu. Confuse qu’il semblait aussi être le seul abruti de la Nouvelle-Orléans à l’apprécier, elle, alors qu’il connaissait son caractère abject mieux que quiconque. Confuse, aussi, que ça ne soit pas que du mépris qu’elle ne ressente pour lui, pour son gros sourire d’enfoiré hébété, pour sa sale gueule de Texan de merde, pour son haleine d’ivrogne, pour son passé de vaurien aux tendances douteuses et puériles. Confuse, également, du pourquoi elle avait tronqué si tragiquement son précédent accoutrement pour quelque chose de plus libertin, séduisant – dans le but de lui plaire, lui. Confuse de pourquoi elle avait passé les dernières heures à l’attendre dans un appartement qui n’était pas le sien, alors que Dieu sait qu’elle aurait pu aller n’importe où et que deux œillades bien placées auraient suffit à ce qu’on l’accueille comme la reine qu’elle était – accueil que Connor ne daignera pas lui accorder. Confuse de tout de même préférer l’ingratitude du blondinet à la faiblesse de ces abrutis qu’elle aurait pu baratiner. Confuse, car, en réalité, elle comprenait tout, absolument tout – et que les aboutissements qu’elle en faisait de ces réflexions l’écœuraient profondément.
Il la laissait irréparablement confuse, tout simplement.

Et elle se trouvait, quant à elle, profondément pathétique. Au fond, dans le creux de son être, les semblants de son âme, dans les ruines de ce qu’il lui restait de son cœur, elle savait pertinemment qu’elle le détestait. Mais ce qu’elle reniait, c’est qu’elle ne ressentait pas que de la haine. Et ce paradoxe n’avait aucun sens à ces yeux. Alors, elle essayait – peut-être un peu puérilement également – de chasser ces pensées de sa tête, de se changer les idées à l’aide d’un verre de Bourbon. Ou cinq. Elle avait perdu le fil, à vrai dire. Non pas qu’elle était particulièrement ivre, mais elle était lasse d’attendre. Lasse d’être tombée aussi bas, également.
Allongée sur le lit, ses longues boucles bronzées étant peut-être bien sa seule distraction, c’est le déclic de la serrure qui sembla la retirer de la longue de torture que pouvait prendre l’ennui. La succube ne savait plus réellement depuis combien de temps elle attendait que le mécanicien ne remettre les pieds dans son appartement, mais ses iris caféinés, suppliciés par le fin faisceau lumineux perforant la fenêtre de la chambre de Connor semblaient lui indiquer que l’aube était au rendez-vous. Cordelia avait du mal à croire qu’elle avait attendu cet enfoiré toute la nuit, comme une pauvre petite chienne qui attendait son maître. Ridicule. Elle hésita presque à courir à la salle de bain pour dégueuler… Mais c’est à peine si elle pouvait bouger.
 
Et pourtant, lorsqu’elle entendit la porte se refermer, elle sentit ses jambes, précédemment engourdies, bouger. Et sans même réellement s’en rendre compte, elle se retrouva dans le cadre de la porte de la chambre du mécanicien, à l’observer discrètement, silencieuse. Non, pas parce qu’elle n’avait pas rien à lui dire, mais bien parce que, pour une fois, ironiquement, la sorcière trouvait qu’il méritait son moment de répit. Et pourtant lorsqu’il releva les yeux vers elle, elle se sentit contrainte de détourner le regard. Bêtement. Tellement bêtement. Il n’y avait pas de glace autour d’elle, mais si elle pouvait contempler sa réflexion ; elle s’en moquerait. Elle se moquerait de sa stupidité, de sa naïveté, de sa niaiserie. Elle se moquerait d’éclats hauts et forts parce que son ridicule atteignait de sommet qu’elle-même ne se pensait pas capable d’atteindre, même dans les pires conditions. Elle était tellement puérile. Tout ça, à cause de lui, à cause de cet enfoiré de merde. De ce connard qui ne valait rien. De ce fils de pute.
Sans réellement s’en rendre compte à nouveau, elle entendit sa propre voix raisonner dans les murs de l’appartement. Une voix fluette, pas forcément aigue, mais définitivement suave – fidèle à la personnalité de la sorcière. L’irritation pouvait se faire ressentir, mais elle était discrète, comme si elle ménageait le garagiste.  « C’est tout comme si tu avais encore douze ans. » Elle gloussa, lasse et éreintée. Vous savez, l’adolescence. Rentrer tard (ou tôt, dans ce cas-ci), sans réveiller les parents qui somnolent dans la chambre d’à côté. C’était l’impression que la scène lui donnait. Croisant les bras sous sa poitrine, cette dernière paraissant bondir davantage dans les légers accoutrements qu’elle arborait présentement, la succube mâchait l’intérieur de sa joue. Elle hésitait tellement à l’envoyer paître comme la petite merde qu’il était…Et pourtant, elle hésitait. Pour aucune raison valable, vraiment. Elle aurait déjà du l’incendier, et pourtant, il n’en était rien. Absolument rien. « Tu étais … ? » C’est à peine si elle arrivait à conclure sa phrase, mais celle-ci ressemblait suffisamment à l’interrogation qu’elle tentait de lui poser. Où avait-il passé la nuit? Était-il encore plus stupide qu’elle ne l’imaginait? Avec les arènes qui gagnaient de nouveau en popularité, et la Résistance à présent détestée et chassée comme des sales rats, Cordelia se demandait bien ce qui pouvait passer par la tête du Texan pour qu’il pense que se promener à ces heures-ci dans les rues était une brillante idée. Mais quel abruti. Pourquoi s’était-elle attacher à un putain d’idiot comme lui…

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Mar 10 Mar - 12:06

Malgré ce temps passé à s’affronter dans des faces à faces tous plus violents et ridicules les uns que les autres, Connor n’avait pas appris à se détacher des paroles de l’ancienne chef de la Résistance. Chaque mot sortant de cette bouche qu’il avait aimé embrasser, avait du poids, celui du plomb. Lourde chape qu’elle faisait s’abattre sur ses épaules à chaque altercation et qui avait fini par les faire s’effondrer tout les deux. Les mots n’ont que le poids qu’on leur donne se répétait le Texan afin d’éloigner ces paroles douloureuses qui résonnaient en boucle dans son esprit. Le son et l’image se déroulaient comme un film de propagande dans son crâne d’homme torturé. Les gens avaient tendance à le prendre pour un crétin parce qu’il affichait bien volontiers un aspect de sa personnalité qui leur en donnait l’illusion. Mais tous oubliaient qu’il est facile pour quelqu’un d’intelligent de se faire passer pour bête, alors que l’inverse est impossible. Le qualifiant de crétin, d’incapable, de vaurien ils s’enfonçaient eux même dans la bêtise de le sous-estimer. Sauf que parfois l’ancien flic aurait aimé être cet idiot qu’il prétendait. « Heureux les simples d’esprit » était il écrit dans la bible… Pour une fois que quelque chose était vrai dans ce torchon.
Connor avait trainé ses pas dans la moiteur de la Nouvelle-Orléans sans aucun but précis si ce n’est de trouver un peu de paix et de tranquillité. Évitant soigneusement les zones trop fréquentées et animées malgré le climat sensible qui régnait en ville, le Texan avait laissé ses pieds décider pour lui de la direction à prendre. Mais il avait été forcé de constater que son périple s’était cantonner à tourner en rond. N’était-ce pas ce qu’il faisait de mieux après tout ? Tourner en rond dans sa vie médiocre et étriqué d’ex-junkie en qui personne n’avait plus aucune foi, peut-être pas même lui. Il maudissait Roxanne d’avoir eu encore suffisamment d’emprise sur sa personne pour le mettre dans un tel état de doute et de souffrance. Là encore, n’était-ce pas tout ce qu’elle avait toujours fait ? Dans la noirceur de ses pensées actuel le garagiste n’arrivait même plus à se remettre en mémoire de bons moments passés avec la jeune femme. C’était pathétique, digne de ce foutu feuilleton que Cordelia décrivait plus tôt quand ils s’étaient donnés en spectacle devant ses yeux avides de drame.

Si le mécanicien c’était installé dans le quartier Est et plus précisément à Jackson Square ça n’était pas un hasard. Où donc aurait-il pu vivre ailleurs que dans le quartier où la came circule avec la fluidité d’un anti-coagulant dans une veine ? La pensée générale sur ce choix de sa part était sans doute qu’il avait choisi d’être au plus proche de la dope pour replonger à la première faiblesse. Or c’était là tout le contraire, c’était pour se sentir plus fort que le Texan avait décidé de vivre au plus près de la tentation, pour se remémorer à chaque fois qu’il croiserait un camé, combien il avait été dur de s’en sortir, la douleur associée à son sevrage et les dégâts que la drogue avait fait dans sa vie. Il y avait même eu un moment où se sentant l’âme d’aider son prochain, il avait essayer d’aider certains de ses junkies. Qu’avait-il récolté ? Des ennuis. Encore et toujours des ennuis à cause d’images manipulées par le Gouvernement qui le montrait en train de dealer alors qu’en réalité il dissuadait un de ces pauvres mecs paumés de tomber aussi  bas que lui l’avait été. Si personne n’avait foi en lui, il faut dire que la réciproque était valable, sa foi en l’Humanité diminuait en flèche à chaque nouvelle désillusion, et Dieu – encore lui ! – sait qu’il en avait connu.
Sa marche nocturne se concluait dans les premières lueurs du jour à son point de départ. Dans le parc non loin de là où il voyait quelques mecs défoncés qui refaisaient le monde sans même craindre que la milice ne les embarque. Ceux là n’avaient de toute façon plus d’espoir, à quoi bon avoir peur ? Et pour ça Connor les admirait presque, eux au moins ne courraient plus après rien ils restaient perchés dans une réalité qui leur appartenait. Tête baissée, le pas lourd le Texan continuait de ruminer sa peine et sa rancœur quand il failli marcher sur un petit sachet dans lequel se trouvait de la poudre blanche. Le garagiste ramassait la coke en pensant à quel point celui qui l’avait perdu devait être désespéré. S’asseyant sur le banc le plus proche non sans glisser quelques regards furtifs aux alentours, Connor faisait tourner le sachet entre ses doigts. La tentation était là, juste au creux de sa main. Le pouvoir d’éloigner l’espace d’un instant toute cette merde qu’avait été sa soirée et cette nuit. Mais à quel prix ? Redevenir un camé, encore moins qu’un moins que rien ? Accordait-il encore assez de crédit à ce que Roxanne pouvait penser de lui pour ainsi réduire à néant tout les efforts qu’il avait fait et qu’elle ne savait pas voir ? Ou ne voulait pas voir… Certes la souffrance qu’il lui avait infligé au fil du temps était un motif pour qu’elle ai cette volonté de le rabaisser plus bas que terre, mais il avait toujours eu la sensation que ses efforts seraient toujours vains. Parce que leurs vrais problèmes c’était la guerre qu’ils menaient contre leur propre personne pas l’un contre l’autre.

Le garagiste ignorait totalement le temps passé sur ce banc à deux doigts de céder et replonger dans ses anciens travers. Mais finalement il s’était levé, lâchant au sol le sachet de coke, le piétinant comme on écraserait une clope avant de prendre la direction de chez lui. Le Texan redoutait quelque peu ce retour, craignant que les idées suggérées aux deux harpies qu’il avait laissé dans son appartement n’aient pu être mise à exécution. Peut-être bien qu’un ou deux cadavres l’attendraient, l’avantage c’est qu’au moins ils n’étaient pas en mesure de parler. Devant la porte de son propre appartement Connor eu un moment d’hésitation avant d’entrer. Il ne savait pas s’il avait envie d’être seul ou non. Et pourtant il était peu probable que Cordelia ou Roxanne soit restée chez lui à attendre qu’il rentre. Quoi que dans le cas de la première cela aurait impliqué qu’elle se trouve un autre toit sous lequel on veuille bien l’accueillir. Ses capacités de séduction n’étaient cependant plus a prouver et nul doute qu’elle en userait sans vergogne pour se trouver un endroit où crécher. Le Texan entrait chez lui, observant les lieux avec attention afin d’y déceler toute trace éventuelle de lutte, à savoir du sang, du verre brisé, un corps… ce genre de chose. Mais l’endroit était intact, preuve que les deux furies avaient su se contenir. Peut-être même avaient-elles quitté les lieux peu après lui ? Finalement il se foutait pas mal de le savoir et refermant la porte derrière lui c’est avec fatigue et lassitude qui posait ses clés et se débarrassait de ses chaussures.
Connor avait eu l’intention de se diriger directement dans la cuisine afin de prendre une bière quand dans son champ de vision périphérique il entrevu une silhouette dans l’encadrement de la porte de sa chambre. Ses iris vertes furent aussitôt attirées par celle-ci et son regard se posait sur Cordelia Hopkins en personne laquelle détournait le regard avec une fierté somme toute plus tempérée qu’à son habitude. Était-il surpris de sa présence ? Oui et non. Mais l’avait-il anticipé ou souhaité ? C’était stupide de se poser la question. Quoi que le plus stupide était surtout la réponse, celle qu’il ne voulait pas s’avouer bien entendu. Sur un ton de reproche – what else ? – la sorcière lui fit remarquer à quel point son comportement était digne d’un jeune ado fugueur. Le garagiste haussait les épaules « Sauf que je suis majeur et vacciné avec des comptes à rendre à personne. ». Nulle personne, et surtout pas si elle le traitait sans cesse comme une merde, ne méritait d’avoir des informations sur ses allers et venus. C’était étrange comme situation et cette autorité placide dont faisant preuve la brune ne lui ressemblait pas. Le calme avant les emmerdes ? Connor espérait qu’elle s’abstienne, parce qu’étrangement il n’était pas tellement d’humeur. Mais à la fois elle semblait se tempérer et intérieurement il en était presque reconnaissant… presque seulement il ne faut pas pousser non plus. Après tout elle squatte chez lui et la soirée tournant au fiasco c’était à la base la faute de sa présence. Tout du moins un déclencheur assez puissant pour que tout ça tourne au vinaigre.

Et dans cette ambiance étrange, elle s’adressait de nouveau à lui en conservant ce petit air de reproche qu’aurait une mère à la fois en colère et inquiète. Mais depuis quand Cordelia Hopkins s’inquiétait-elle pour quelqu’un d’autre qu’elle même ? Nul doute qu’elle ne tarderait pas à lui demander quelque chose, comme pourquoi il n’avait pas ramener de petit déjeuner ou un truc dans le genre. Demi question, demi réponse et c’est avec l’aplomb d’un ado effronté et blasé que le Texan répliquait « Dehors. ». Finalement il mit a exécution son idée première que d’aller se chercher une bière, la décapsulait avec dextérité et s’offrait deux grosses gorgées réconfortantes avant de daigner ajouter quelques précisions à sa balade nocturne « J’avais besoin de prendre l’air. Ça puait un peu trop ici. » il fit une moue et anticipait une remarque de la part de l’emmerdeuse « Et rien à voir avec le linge sale qui attend d’être lavé. » il arquait un sourcil « Remarque niveau linge sale, y’en a une partie qui a été lavé en public dans la soirée… » son ton avait baissé d’un cran et le goulot de sa bière se posait à nouveau sur ses lèvres.
Observant la succube après avoir bu de nouveau il penchait légèrement la tête sur le côté en plissant les yeux « Tu vas quand même pas m’annoncer que y’a un cadavre dans la baignoire ou je ne sais où, hein ? » il plaisantait mais à moitié seulement. Cordelia était bien capable du pire dès qu’il s’agissait de sa survie. « Je suis pas trop d’humeur à jouer au petit meurtrier parfait. J’ai eu ma dose d’emmerdement. » la mine fermée il croisait les bras en continuant de siroter sa boisson détournant le regard de la silhouette parfaite de la sorcière dont la tenue la mettait réellement en valeur, une chose que ses yeux d’homme n’avaient pas pu ignorer.
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Mar 10 Mar - 16:55


turn myself in

Turn myself in, need your here, want you bad, you should have me in handcuffs. Turn myself in tonight, this is me coming clean with my hands up.

« Sauf que je suis majeur et vacciné avec des comptes à rendre à personne. » Un gloussement s’extirpa de ses lippes pour venir caresser l’air tendu de la salle. Elle avait prononcé moins de dix mots, et lui, moins de quinze, et pourtant, l’ambiance était déjà lourde, pesante, étouffante. Oui, elle étouffait. Alors, elle gloussait, comme pour reconquérir l’air qu’il lui manquait, plus que pour se moquer véritablement du Texan. Il en avait peut-être vingt-huit ans, mais ça ne changeait absolument rien, il agissait tout de même comme un gamin. Après tout, n’en avait-elle pas sept-cent-ans de son côté? Ce n’avait jamais été bien suffisant pour l’empêcher d’agir comme la petite peste qu’elle pouvait être bien souvent.
Et bien entendu qu’il avait des comptes à rendre. À elle, surtout. Elle qui l’avait attendu comme une sombre idiote. Elle qui s’était, avouons-le nous, parce qu’elle ne se l’avouerait pas elle, attacher à cet enfoiré. Alors oui, il avait des comptes à rendre. Il n’en avait peut-être aucune idée d’ailleurs. Mais, même ça, c’était sa faute. Tout était de sa faute. Elle le détestait tellement…

Ses iris caféinés, fuyant à tous prix ces magnifiques yeux verts, la succube se contentait, un peu amèrement, de regarder subtilement le reste de sa silhouette. Ses larges épaules, sa grande carrure, son torse bombé – de colère, peut-être, ou peut-être était-ce là ses muscles naturels, elle n’en avait aucune idée –, ses bras imposants qui cherchaient vainement à respirer à travers ces manches resserrées, son menton dessiné avec une perfection qui lui donnait mal au cœur…Mais elle refusait de monter plus haut, de continuer plus loin, et de plonger à nouveau dans cet océan d’émeraude.
Elle l’avait toujours trouvé séduisant. Plus que séduisant même ; irrésistible, n’ayons pas peur des mots. Était-ce donc la raison? Après tout, elle-même avait sa part de superficialité. Non, impossible. Des hommes dont la beauté vous ferait tomber par terre, elle en avait rencontré ; des centaines, même. Ce n’était pas ça. Elle n’était pas assez puérile et ridicule – même si elle en doutait grandement présentement – pour ne se contenter rien que de ça. Alors comment expliquer la chose? Pourquoi les mots lui manquaient-ils? Pourquoi sentait-elle le besoin de tempérer la rage qui bouillonnait en elle pour cet abruti? Pourquoi ne lui cassait-elle pas le premier objet qu’elle pouvait agripper de sa main droite contre son putain de front? Tant de questions, pour une seule réponse. Mais la réponse était tout simplement insatisfaisante, ou du moins, ce n’était pas la réponse que Cordelia se permettait d’accepter, alors elle ne cesserait de se poser ces questions futiles tant et aussi longtemps que la réponse à celles-ci n’ait pas changé.

« Tu étais … ? » l’interrogea-t-elle pourtant, tellement stupide et pathétique. Incapable de finir une phrase aussi bête que celle-ci. Elle voulait mettre la faute sur le dos de la fatigue, après tout, elle l’avait attendu des heures ici, mais elle savait, une fois de plus, que ce n’était pas ça, la vraie raison. « Dehors. » Sa réponse ne l’amusait même pas qu’un peu. Le voilà qu’il la prenait pour une idiote. Pouvait-elle vraiment lui en vouloir? C’était ce qu’elle était, après tout. Une pauvre conne qui avait attendu un autre pauvre con. Le portrait était merveilleux. Ils étaient tellement pathétiques tous les deux, elle avait presque envie de se foutre à elle et lui une balle dans le front. La seule raison pour laquelle elle ne le faisait pas, c’est qu’en ce moment, elle avait envie de lui bouffer les lèvres. Oui. Lui sauter dessus, le pousser contre un mur, et s’emparer de ses lèvres à lui comme si c’était les siennes à elle. Et, elle vous épargnerait le reste des détails de ce qu’elle avait envie de lui faire à lui, de lui. Mais, dans tous les cas, elle se désistait. Pour plus d’une raison cette fois-ci.

Lui offrant son moment de répit, qu’elle-même avouerait qu’il avait amplement mérité, Cordelia regardait le Texan s’éloigner dans la cuisine pour se saisir d’une bière. Un léger rictus, presque invisible, s’esquissa sur les lèvres de la brunette. Ils avaient tous les deux cette fichue habitude de trouver réconfort dans l’alcool. Vous savez ce qu’on dit, après tout. L’alcool n’est peut-être pas la réponse, mais c’est bel et bien la question, et la réponse, c’est oui. Et la brunette le regarda ainsi, lentement et scrupuleusement, contemplant sa gorge avaler la première gorgée de cette bière. Elle était, de loin, pendue à ses lèvres, regardant si celles-ci allaient bouger, daigner lui concéder une autre réponse. Rien. Et elle le contempla alors s’aventurer dans une deuxième gorgée. De son côté, elle levait un sourcil, toujours aussi silencieuse, se maudissant toujours de sa sottise. Elle décroisa cependant les bras lorsqu’il daigna enfin lui adresser la parole. « J’avais besoin de prendre l’air. Ça puait un peu trop ici… — Et rien à voir avec le linge sale qui attend d’être lavé… — Remarque niveau linge sale, y’en a une partie qui a été lavé en public dans la soirée… » Elle roulait des yeux, irritée, lasse, fatiguée, agacée. Elle était tellement de choses face à Connor. La main contre la tempe, massant ce qu’il lui restait d’une tête, elle pesta, plutôt calmement. C’était probablement la lassitude qui faisait son effet. « , BlackPearl. Pas pourquoi. » Elle ne savait pas exactement si elle lui avait sortit de ça de la sorte pour que ça soit plus facile pour lui d’intégrer ça dans sa petite tête de pigeon, ou si elle n’avait juste pas l’énergie pour en dire plus. Elle n’avait pas besoin de savoir pourquoi il était parti ; elle avait tout vu de ses propres yeux. Elle voulait savoir où. Où cet abruti de merde s’était aventuré, dans quel endroit avait-il traîné et dans lequel sa sale gueule d’ex-Résistant, de traitre, de petite merde en générale, aurait pu se faire descendre.

Et elle regardait à nouveau plonger la bouteille entre ses lèvres, laissant l’alcool déverser jusqu’à dans les tréfonds de sa gorge, et elle pouvait presque percevoir la déception du mécanicien lorsqu’il constata que sa gorge ne serait pas embrasée de la même façon qu’avec un bon verre de Bourbon. « Tu vas quand même pas m’annoncer que y’a un cadavre dans la baignoire ou je ne sais où, hein ? » C’est à peine si elle arrivait à penser à Roxanne en ce moment. La résistante, pourtant rencontrée seulement quelques heures plus tôt, était déjà loin derrière. Un souvenir quelconque, sans réelle importance aux yeux de la sorcière. Mais elle se doutait que c’était une toute autre histoire pour le mécanicien. « Je suis pas trop d’humeur à jouer au petit meurtrier parfait. J’ai eu ma dose d’emmerdement. » La voilà qui gloussait de nouveau. Elle avait envie de l’étouffer, ou bien de l’étriper. Elle ne savait pas encore, mais le résultat serait le même. Il serait mort. Elle, enfin débarrassée…puis grugée par le regret, probablement. « Crois-moi, Connor, je n’ai besoin de personne pour commettre le meurtre parfait. » Ça avait presque le ton d’une menace. Elle-même n’aurait su dire.

Elle se rapprocha cependant de lui, finalement décidée de réduire cette distance tellement puérile entre eux. Et la succube aurait pu se contenter de placer un fin doigt contre son torse, débuter leur jeu habituel. Mais elle était bien trop affectée par l’angoisse et l’aigreur qui s’était accaparé d’elle plus tôt. « Mais, je dois admettre que c’est assez ironique de t’entendre parler de cadavre. » Elle laissait un silence peser tendrement, avant de lever un sourcil, nonchalante pour le but, non réellement par nature cette fois-ci. « Parce que ça aurait très bien pu être le tien qu’on essaie de faire disparaître aujourd’hui. Et je ne parle pas de moi, ou de l’autre paquet de cigarettes sur pattes. » Dieu sait qu’elle et Roxanne aurait pu le déchirer en deux fois moins de temps qu’il ne leur fallait pour le traiter de vaurien, mais ce n’était pas elles le problème dans tout ça, ce n’était pas réellement elles qui voulaient sa mort, malgré ce qu’elles pouvaient bien dire toutes les deux. « Si tu as un désir de mort, tu peux être honnête et l’avouer, tu sais. Dans tous les cas, tu as piqué ma curiosité, félicitations. Alors dis-moi, tu voulais te faire descendre par un peacekeeper ou un shadowhunter? Ou bien tu espérais peut-être secrètement qu’on t’attrape et te jette dans la première arène rénovée, c'est ça? » Pesta-t-elle, le semblant d’un air avenant et innocent pendu au visage.
Elle était tellement furieuse. Ne réalisait-il pas qu’il ne dépasserait pas même les cinq premières minutes dans une arène? Qui allait lui offrir quoique ce soit comme armes? Le gouvernement, qu’il avait trahi? La résistance, qu’il avait trahie également? Ses amis? Qui exactement, hein, Roxanne et Cordelia? Au secours. Certes, la sorcière n’avait peut-être pas un meilleur profil que le blondinet, mais elle avait au moins le mérite d’être une sorcière. Cordelia attrapa ainsi sa bière d’entre ses mains et l’apporta à ses lèvres à son tour, parce qu’elle avait l’impression d’en avoir besoin plus qu’il en avait besoin lui. Il la rendait folle, putain. Avalant difficilement sa gorgée, elle lui rendit la bouteille, doucement, presque délicatement même, cette dernière malgré tout pratiquement vide. Elle s’était approchée de lui et avait les mains qui frôlaient légèrement son torse. En temps normal, elle aurait eu envie d’en faire davantage, mais elle n’avait même plus le courage. Elle finit donc par secouer la tête, découragée, et toujours aussi lasse avant de mettre fin à ce petit contact physique – dont elle avait secrètement besoin. « T’es encore plus endommagé que je ne l’imaginais. » Aucune touche de colère, d’irritation, de reproche, ou d’autorité dans sa voix. Rien qu’une simple constatation. Si les circonstances avaient été différentes, elle lui aurait fait comprendre à quel point il n’était qu’un sale vaurien, comment personne ne serait là pour lui sauver la peau des fesses, mais elle avait encore toujours pitié pour lui après les évènements qui s’étaient déroulés plus tôt.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Mer 11 Mar - 19:10

Où était-il ? Mais qu’est-ce que ça pouvait bien lui foutre après tout ? Jusqu’à preuve du contraire il était le seul ancien flic dans la pièce… D’autant plus que le Texan avait déjà répondu à la question, avec peu de précision certes mais c’était bel et bien dehors qu’il avait été. Bien entendu Connor savait que la sorcière ne voulait pas de ce genre de réponse, mais était-il prêt à lui fournir autre chose que cela ? Pas sûr. Et c’est dans cet optique de ne pas la laisser entamer un interrogatoire plus poussé que le garagiste s’enquérait de l’était des lieux. Plaisanter sur la présence d’un cadavre n’était sans doute pas la meilleure des discussions à avoir, mais avec Cordelia il pouvait s’attendre à tout, ce à quoi d’ailleurs il n’était absolument pas disposé. Mais le sujet paraissait être drôle aux yeux de la sorcière qui émit un gloussement comme première réponse aux remarques de l’ex-junkie. Lui n’avait pas tellement envie de rire. Mais de quoi avait-il envie au juste ? De rien. Le Texan se sentait comme une coquille vide, inerte parce qu’épuisé par toutes ces réflexions stériles avec lesquelles il s’était torturé toute la nuit. Vide au point de se contenter d’un simple regard blasé à l’intention de la jolie brune qui mettait en avant ses qualités de meurtrière parfaite. Petite menace déguisée ? Intimidation ratée ? Peut-être mais ça ne faisait ni chaud ni froid au garagiste qui demeurait les bras croisés, cherchant néanmoins à ne pas trop regarder sa vis à vis bien trop séduisante pour que cela soit équitable. Dommage pour lui qu’elle ai décidé de se rapprocher, sans doute pour rendre son propos plus convaincant. Mais Connor demeurait perplexe sur les intentions de la succube qui paraissait agir à demi-mot, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Bonne ou mauvaise chose ? Connaissant l’emmerdeuse qui était désormais plantée devant lui, le Texan penchait pour la seconde option, la nuit avait été longue et la matinée le serait peut-être tout autant.
Jusque là ses iris avaient obstinément refusé d’entrer à nouveau en contact avec la silhouette de son interlocutrice ou ses orbes caféïnés. Mais le discours de la sorcière eu le mérite d’attirer de nouveau l’attention du mécano, bien que celle-ci fut teintée de toute la lassitude que lui inspirait tout ce merdier qu’était sa vie. Il ne voyait rien d’ironique à parle de cadavre, à vrai dire il trouvait ça plutôt glauque d’autant plus en sachant que ça n’aurait pu ne pas être si étonnant que cela que les choses tournent mal à ce point. Cordelia poursuivait sa théorie selon laquelle c’était finalement lui le probable de finir les pieds devant, poussant par la même occasion sa perplexité à son paroxysme. Arquant un sourcil avec un air véritablement interrogateur Connor l’invitait à continuer sa réflexion. Si ni elle, ni Roxanne n’avait eu l’intention de faire de lui le cadavre à planquer cette nuit, qui s’en serait chargé ? Et la réponse lui arrivait sur un plateau avec les questions de la succube, à savoir par qui il préfèrerait se faire descendre. C’était donc ça, sa propre paranoïa ne suffisait pas pour que la brune se sente obligée de lui rappeler combien les rues n’étaient pas si sûres en ce moment. Mais l’avaient-elles vraiment déjà été pour un mec comme lui qui avait retourner deux fois sa veste et donc attiré les foudres de plusieurs partis ? Sans doute que non. Mais en lui parlant ainsi des risques qu’il avait couru la sorcière mettait le doigt sur un des problèmes majeurs du Texan : il se trompait toujours du danger à se méfier. Son torse se gonflait d’avantage et un soupir franchissait ses lèvres « Je sais pas… Lesquels sont les plus violents selon toi ? Je mise sur les Shadowhunter pour ma part. Ces mecs là ont un grain. » il fallait même en avoir un sacrément gros selon l’ex-junkie. Il fit une moue « Peut-être que j’aurais aimé les grosses matraques des Peacekeepers, choix difficile. ».

Finalement Cordelia eu le geste le plus déplaisant depuis le début de ce semblant de discussion en lui piquant sa bière. Avait-elle idée du crime qu’elle commettait avec tant d’aplomb ? Avec un air réprobateur mais surtout très attentif, Connor ne perdit pas une miette de ses gestes. Pas parce qu’il avait envie de lui sauter dessus, pas cette fois, mais parce qu’il décelait quelque chose d’inhabituelle dans son attitude sans pour autant être capable de dire quoi. Impression bien vite renforcée par la dernière remarque qu’elle lui lâchait en s’éloignant de lui. WTF ? Cordelia Hopkins venait de reculer sans même vraiment le toucher, sans aucune mimique séductrice pour lui arracher quoi que ce soit. Rien si ce n’est une certaine résignation. Les yeux de l’ex-junkie se plissèrent d’avantage ses lèvres s’entrouvrant dans l’incompréhension de ce qui se déroulait devant ses yeux. L’instant fut bref et laissait rapidement place à un roulement d’yeux caractéristique du Texan comme de la succube d’ailleurs, ainsi qu’un léger pouffement avant qu’il ne finisse sa bière d’une traite et pose la bouteille vide sur le plan de travail. Geste à la suite duquel se fut son tour de combler la distance entre la sorcière et lui « Moi ce que je trouve marrant c’est que tu dises ça. » il laissait planer un léger silence et esquissait un faible sourire « Ça prouve comme tu es encore plus parano que moi. ». Haussement d’épaule désinvolte à l’appui il ajoutait « Mais ça je le savais déjà. » sinon pourquoi avait-elle été un véritable fantôme pendant toute une période ? Il la savait en fuite de par sa conditions de sorcière, mais au final il se rendait compte que peu importe ce pourquoi elle avait couru auparavant, ces derniers temps c’était surtout chez lui qu’elle se planquait. Son visage se durcissait à nouveau lorsqu’il poursuivait « Cependant j’ai pas besoin que tu me dises que je suis endommagé. C’est de notoriété public après tout, non ? » il eut un petit rire amer « L’autre paquet de clope sur pattes comme tu dis si bien l’a assez répété pour que je l’intègre. ». Connor glissait une de ses mains sur l’avant bras de la succube et secouait la tête avec un air réprobateur, fixant son regard dans celui de la brune il ajoutait « Tu me traites tout le temps de vaurien et ça encore ça reste plutôt sympathique, mais t’as au moins le mérite de pas avoir cherché à me changer jusque là. Sauf que t’es encore là, c’est donc que tu perds pas tant au change que ça de crécher sous mon toit. Non ? » elle pouvait bien lui dire le contraire, c’était même sans doute ce qu’elle ferait et pour l’encourager dans cette voie ou peut-être avec un infime espoir d’obtenir un aveu il lâchait « Si je te connaissais pas Hopkins je pourrais presque penser que tu t’es inquiétée. ».
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Jeu 12 Mar - 4:12


turn myself in

Turn myself in, need your here, want you bad, you should have me in handcuffs. Turn myself in tonight, this is me coming clean with my hands up.

Ses orbes verdoyants qui la dévoraient du regard, non par soif et désir comme il était coutume avec le mécanicien, laissaient la succube pour le moins perplexe. Et la sorcière contemplait ainsi, toujours aussi perplexe et confuse, le torse du bel apollon bomber par la vigueur de son éternelle exaspération. La rage au ventre, la colère était drôlement palpable et la pente devant eux lui paraissait glissante et mortelle. Et Cordelia n'aurait su dire si elle en avait quoique ce soit à faire. Peut-être était-ce justement hargne et colère qui l’incitaient à agir aussi naïvement; encore une fois, elle n’en avait aucune idée. Dépaysée et chamboulée, en quelque sorte. Douce ironie quand tu nous tiens. Celle qui avait toujours deux longueurs d’avance sur tout le monde, celle qui avait un plan pour chaque lettre de l’alphabet, celle qui avait toujours les mots gravés sur sa langue, celle qui savait toujours quel moyen user pour obtenir ce qu’elle convoitait avec aisance, se retrouvait à présent sans aucune idée de ce qui se tramait – dans sa tête, dans celle de Connor, autour d’elle, nulle part. « Je sais pas… Lesquels sont les plus violents selon toi ? Je mise sur les Shadowhunter pour ma part. Ces mecs là ont un grain. » La succube se mordait l’intérieur de la joue. Elle avait tellement envie de lui foutre un poing dans la gueule, de lui éclater ses dents blanches…Mais étrangement, elle avait cette impression qu’il lui octroierait tout de même l’un de ses foutus sourires d’imbéciles, soutenant le tout d’une blague de mauvais goût, mais qui aura le mérite de soutirer un rictus ou un gloussement à la démone. « Peut-être que j’aurais aimé les grosses matraques des Peacekeepers, choix difficile. » Abruti.

Si Cordelia ne se reconnaissait pas vraiment présentement, elle le reconnaissait au moins lui, dans cet humour de merde qu’il brandissait constamment pour se venir en aide dans les situations où il était mis au pied du mur. Elle ne lui en voulait pas en temps normal, puisqu’il était – littéralement – constamment mis au pied du mur, puis remis en question – bien souvent par elle, d’ailleurs – mais étrangement, cette fois-ci elle lui en voulait amèrement.
Cette fois-ci. C’était bien ça, le problème. Tout lui paraissait nouveau, et pourtant, tout lui paraissait tout de même naturel. Comme si on y avait implanté il y a longtemps une graine, que l’on avait nourri inconsciemment, que dans une discrétion singulière, les racines avaient poussé silencieusement, et qu’à présent quelque chose se développait, fleurissait naturellement. Mais malgré tout, elle ne pouvait s’empêcher d’être écœurée. Déstabilisée. Irritée. Parce que ce n’était pas un parfum exaltant qui s’émanait, mais bel et bien un poison. Un poison qui la tuerait si elle le laissait s’accaparer d’elle. Et pourtant, Cordelia était tentée. Tentée de se laisser submerger par ce poison, le laisser pénétrer ses pores, infiltrer chaque parcelle de son corps, rôtir dans ses veines… Mais elle avait appris, par expérience de sorcière, que les poisons étaient bien souvent plus fatals qu’autre chose, et la sorcière avait toujours primée sa survie avant toute autre chose...

Dans une vaine tentative pour se changer les idées, Cordelia s’était emparée de la bière du Texan pour en prendre une gorgée et espérer que ce flot d’alcool dans les intimités de sa gorge saurait lui mettre les idées en place, ou du moins, saurait encourager en elle autre chose que c’est qu’elle ressentait présentement. Sans surprise, ce n’était pas suffisant, ça ne l’avait jamais vraiment été à vrai dire, mais elle tentait de se berner dans l’idée que ça l’était. Elle avait toujours été d'une bien meilleure expertise lorsqu'il était temps de berner les autres ; se berner elle-même se révélait beaucoup plus ardu que prévu.

Le semblant d’un toucher les scindant cruellement,  Cordelia se sentit contrainte de se séparer, de faire un pas en arrière, de régresser ; de fuir comme elle savait si bien faire. Sauf qu’elle ne décampa pas bien loin, car elle en était tout aussi incapable. Adossée contre un mur, elle acceptait l’obstacle sans chercher à le contourner, se satisfaisant du bref répit qu’elle avait, loin de ce corps brûlant, que ce soit de rage ou de luxure. Et un autre silence pesait de nouveau, les tenant tous les deux en haleine, elle peut-être plus que lui, qui alors se contentait de finir sa bière d’une traite, laissant la sorcière contempler le tout une fois de plus. Ce n’est que lorsqu’elle l’observa combler la distance entre eux qu’elle grinça des dents, le maudissant lui et sa sale gueule de Texan. « Moi ce que je trouve marrant c’est que tu dises ça. » Ce fût à son tour de lever un sourcil – bien que le portrait était déjà suffisamment perplexe de la sorte. « Ça prouve comme tu es encore plus parano que moi. Mais ça je le savais déjà. » Il n’avait pas tort. Il avait même tout à fait raison. Ce fût donc à elle de hausser les épaules, un tendre gloussement à l’appui. « J’ai mes raisons pour l’être. » Non pas qu’il en avait douté une seule seconde, mais la brunette s’exclamait de la sorte avant tout pour se donner un semblant de constance dans cet échange qui pesait lourd sur ses épaules et serrait fort contre sa gorge.

« Cependant j’ai pas besoin que tu me dises que je suis endommagé. C’est de notoriété public après tout, non ? » Elle roula les yeux, ignorant même cette amertume prenant forme d’un rire qu’il tentait si bien de taire. Il serait toujours l'éternelle victime dans ce jeu. « L’autre paquet de clope sur pattes comme tu dis si bien l’a assez répété pour que je l’intègre. » Difficile de penser à la résistante alors que la main du mécanicien glissait le long son avant-bras, dans une caresse presque effarouchée. Frémissant encore comme la sombre idiote qu’elle était, elle coupa ce contact puéril et stupide dans l’œuf en serrant ses bras sous sa poitrine, roulant les yeux. Il puait le sexe. Ils puaient le sexe, à vrai dire. Comme toujours, le tout lui paraissait n'être qu'une question de temps et d'orgueil avant qu'ils ne sautent au cou et assouvissent leur appétit mutuel. « Tu me traites tout le temps de vaurien et ça encore ça reste plutôt sympathique, mais t’as au moins le mérite de pas avoir cherché à me changer jusque là. Sauf que t’es encore là, c’est donc que tu perds pas tant au change que ça de crécher sous mon toit. Non ? » L’esquisse subtile d’un rictus se glissa de nouveau sur ses lippes rosées, celles qui convoitaient celles de Connor depuis le début de cet échange. Fidèle à elle-même, la démone se contenta d’une simple réponse qui n’en était pas vraiment une parce que c’était l’une des choses qu’elle savait le mieux faire, ça aussi. « T’as aussi une sale gueule d’enfoiré de Texan. Mais ‘vaurien’, c’est plus court. » Lâcha-t-elle, nonchalante, les épaules haussées dans cette désinvolture qui la saillait si bien…surtout lorsqu’elle mentait effrontément. Et elle avait beau être convaincante, elle savait que Connor lirait en elle comme dans un livre ouvert. C’était toujours comme ça ; elle ne cherchait même plus à comprendre comment il y parvenait. « Si je te connaissais pas Hopkins je pourrais presque penser que tu t’es inquiétée. » La brunette colla ses deux lèvres ensemble, s’obligeant à fermer sa trappe, à ne pas dire quelque chose qu’elle regretterait, qui ferait d’elle une plus grande idiote qu’elle ne l’était déjà. Déglutissant difficilement, elle prétexta à nouveau un prétendu rictus où régnait malice et vice, avant de détourner le regard parce qu’elle n’en pouvait plus de cet océan émeraude qui la submergeait à chaque fois qu’elle osait le regarder droit dans les yeux. Haussant les épaules à nouveau, sa langue claquant contre son palet, ses petits tics coutumiers lui paraissaient tellement puérils à présent, mais elle se devait de garder la tête haute. « Tu l’as dis toi-même, Connor. Je ne perds pas au change à crécher sous ton toit. » Si ce n'est ses états d'esprits, à priori.

Ses iris caféinés étayant le regard de Connor, elle ne put s’empêcher de constater l’évident. Il était du sexe sur pattes. Sans même se soucier de ce qu’elle faisait, elle s’était avancée à nouveau. Cette danse entre elle et le Texan lui donnait le vertige. Toujours à avancer d’un pas, pour en reculer d’un autre. Mais c’était plus fort qu’elle, plus fort que lui aussi probablement, plus fort qu’eux très certainement. Leur attirance physique l’avait toujours été, elle ne le reniait même pas ça. Et c'était ce dont il était question ici. On aurait pu penser que l'expérience leur aurait appris que ça ne servait à rien d'y résister, mais ils étaient tous les deux terriblement orgueilleux. Ses doigts fins rencontrèrent sa nuque – chaude, tellement chaude, ça la rendait folle – et à l’appui de quelques caresses, elle poursuivit son manège. « Loin de mes ennemis et des dangers qui me guettent dehors. Des déjeuners à mon goût. » Elle pencha la tête, tendrement incertaine de ce qu’elle avançait, avant de conclure que ce n’était pas plus mal, à tout le moins. « Du fric – quand j’en ai besoin. » Ses mains descendirent lentement, caressant son torse, alors que les images les plus perverses qui soient traversaient lentement son esprit, avant qu’elle n’arrive enfin à la ceinture du jeune homme qu’elle ne tarda pas à défaire. « Et du sexe. » Elle balança la ceinture du mécanicien à l’autre bout de la pièce avec une nonchalance qu’il lui reconnaîtrait bien. « Rien de plus, rien de moins. » Si elle voulait se convaincre elle-même, il fallait d’abord le convaincre lui. Et pourtant, elle n’avait jamais eu l’impression d’avoir déblatéré un plus gros mensonge que celui-ci. « C’est un bon deal. Toute personne saine d’esprit tiendrait à le préserver. C’est tout. » La démone haussa les épaules une dernière fois. C’est le seul aveu qu’elle était capable de lui concédé. Qu’elle tenait à ‘préserver’ ce qu’ils avaient, même si ce qu’ils avaient n’avait jamais été aussi vague.
Sa silhouette lui tourna ensuite le dos pour se diriger vers le comptoir où son seul et réel partenaire l'attendait. Versant le Bourbon dans un verre, elle gloussa à l'idée qu'ils avaient tous les deux une sale allure d'alcooliques à boire des heures pareilles. « Mais à priori, tu n'as pas assez à y gagner de ton côté puisque tu n'as pas de mal à te jeter dans la gueule du loup. » Se retournant enfin vers lui, verre à ses lèvres, elle sirota ce remède pour (presque) tous les maux, avant d'ajouter : « J'en serais presque vexée, Connor. » Elle haussa les épaules. Les sous-entendus, les non-dits avaient toujours été leur terrain d'entente.

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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Dim 15 Mar - 12:29

Lasse, fatigué et abritant encore une colère sourde, le Texan était pour autant toujours incapable de savoir s’il préférait être tombé sur la succube ou être totalement seul en rentrant chez lui. Mais cela avait-il réellement une importance puisque Cordelia était belle et bien là en train de lui distiller quelques paroles piquantes comme elle savait si bien le faire. Cependant l’ambiance qui planait entre eux était pour le moins étrange et inhabituelle, il régnait une certaine tension dans la pièce sauf que celle-ci n’était pas sexuelle. Pas totalement du moins… car si le seul fait d’être au même endroit au même moment suffisait à titiller leurs ardeurs, un truc plus pesant que cela planait autour d’eux et ça c’était déroutant. Mais l’un et l’autre semblait passer outre, Connor en arrivait à penser qu’il se faisait simplement des films et que seul son manque de sommeil lui donnait des impressions fantaisistes. La sorcière n’était elle pas en train de l’insulter d’enfoiré de Texan et de vaurien ? Les choses étaient donc parfaitement en ordre, non ? Et pourtant ce truc que l’ex-junkie était incapable de s’expliquer demeurait intact. Intuition ? Il n’était pas une gonzesse pour avoir ce genre de truc… le terme impression lui convenait mieux. Néanmoins et en dépit du caractère quotidien des propos de la jolie brune, le garagiste trouvait qu’elle manquait de verve. Nonchalante à souhait jusque là rien qui sorte de l’ordinaire, mais définitivement ça clochait quelque part. Peut-être cette manière avec laquelle Cordelia avait paru presque résignée à l’idée qu’il fut endommagé au point de se foutre tout seul dans un merdier infâme ? Et pourtant ça n’avait rien d’anormal venant du beau blond.
Hopkins se foutait de tout et de tout le monde sauf d’elle même, ainsi il était facile pour le mécanicien de la provoquer en prétendant qu’elle ai pu s’inquiéter pour lui. Et s’il s’était attendu à un éclat de rire, des railleries, voir encore quelques insultes du cru de la sorcière, Connor n’obtenait qu’une réponse plus molle que nonchalante. Il lui en fallait sans doute peu après une nuit sans sommeil mais cela laissait le garagiste dans un état de perplexité qui s’ajoutant à sa fatigue aurait tôt fait de l’agacer. Sourcil arqué se fut son tour de hausser les épaules « Hum… » petit grognement dubitatif qui venait ponctuer son état d’incompréhension. Ayant appris à se méfier de l’eau qui dort ou plutôt de la succube qui se veut désinvolte, le Texan restait sur ses gardes quant au moment où elle choisirait de lui sauter à la gorge. Pour quelle raison d’ailleurs ? Ça il l’ignorait, mais elle aurait tôt fait de trouver des nouveaux reproches à lui faire avec plus de conviction que les précédents. Quand bien même l’amertume de la sorcière avait été palpable elle lui paraissait plus boudeuse et contrariée que prête à lui faire ravaler ses conneries à grand renfort de paroles acerbes. Était-ce cette façon irritée avec laquelle elle s’était soustraite à son touché qui mettait le mécanicien sur la voie ? Peut-être bien… Ne manquait plus qu’à une avance de sa part elle prétexte une migraine et la boucle serait bouclée.

« Si j’avance et que tu recules comment veux tu, comment veux tu que je… » comprenne. Dans les premières lueurs du jour, après une nuit où il n’avait pas trouvé le repos bien au contraire, Connor avait du mal à apprécier ce ballet dont ils étaient les danseurs presque malgré eux. Oscillant entre distance et proximité sans trouver l’écart idéal et satisfaisant, ils ne faisaient que se compliquer d’avantage les choses. Mais depuis quand y avait-il quelque chose de compliqué dans leur attirance pourtant si facile à comprendre et à satisfaire ? Encore et toujours cette foutue impression, cette tension qui ne se résoudrait pas par le sexe ou pas totalement. Le mécanicien avait pris le parti de rester immobile, laissant à la brune le loisir de jouer les girouettes si ça lui chantait. La suivant du regard, ses yeux accrochés à elle comme si à tout moment elle pouvait disparaître. Le souhaitait-il ? Pas sûr. Et pourtant dans ce genre de circonstance le bougon qu’il était n’aurait dû souhaiter que la solitude. Mais plus il l’observait plus l’envie qu’elle s’approche le prenait aux tripes. Vœux exaucés par la succube qui réduisait à nouveau la distance entre eux glissant ses doigts fins sur sa nuque, geste qu’il trouvait presque réconfortant sur l’instant. Tant de doutes s’étaient insinués en lui suite aux évènements de la soirée, que sentir les mains de Cordelia sur son cou offrait un peu de certitude au garagiste. L’inévitable sensation de chaleur qui s’emparait de son être chaque fois qu’elle agissait de la sorte, expression du désir dans ses principes les plus basiques. Et les propos de la sorcière n’avaient plus tant d’importance pour le Texan qui fixait son attention sur ses caresses.
Voilà pourquoi la succube avait tant d’emprise sur lui, parce que comme cette poudre qu’il avait failli se foutre dans le nez pour oublier ces tracas, de simple caresse de sa part l’éloignait de tout ses doutes. À la manière d’une drogue, leur attirance le plongeait dans un état où les problèmes n’avaient finalement plus leur place l’espace d’un instant qui leurs appartenaient totalement. Mais en bon Texan fier et macho, Connor avait des difficultés à s’avouer être aussi faible. Aussi il opposait parfois quelques résistances, luttant vainement contre une alchimie qui surpassait de loin son orgueil. Mais ici, à cet instant pendant quelques secondes il se laissait aller à ne pas résister, s’abandonner à la chaleur rassurante de son corps vibrant d’envie pour la sorcière. Cette dernière lui énumérait les raisons pour lesquelles squatter sous son toit avait plus d’avantages que d’inconvénients, rien que le garagiste n’ait pu deviner tout seul, et pourtant s’était peut-être la première fois qu’elle l’avouait dans un discours si clair. La sécurité, l’argent, le sexe… tout ce que cherche une femme en somme. Mais essayait-elle de se convaincre elle même ou lui en faisant cette belle liste des raisons qui la poussait à rester ? Les yeux du Texan se plissèrent légèrement alors que son cerveau se remettait subitement en route produisant une réflexion rapide. Appel à sa mémoire, l’ex-junkie se souvenait parfaitement de la sorcière vantant ses capacités à trouver un autre pigeon, de pouvoir trouver aisément n’importe quel autre homme prêt à l’héberger. Où était donc passé sa brillante capacité de persuasion ?

Avait-elle senti dans son attitude que le vent tournait ? Peut-être. En tout cas le timing fut impeccable et l’argument savamment utilisé. Cordelia retournait les choses à son avantage en évoquant le manque de bénéfices que le garagiste devait trouver à sa présence pour qu’il ne réfléchisse pas à deux fois avant de s’offrir une nuit dehors malgré les dangers. Air contrarié à l’appui, renforcé par le verre qu’elle était allée se servir sans même que Connor n’ai vraiment conscience qu’elle s’était de nouveau éloignée. Cette fois c’était ses pensées qui avaient à nouveau pris le pas sur tout le reste. Perdu dans ses réflexions à mesure qu’elle parlait, le Texan avait de plus en plus la vague sensation que la succube se jouait de lui. Il ignorait pourquoi, quel était son but cette fois mais tout ce blabla n’était qu’un écran de fumé. Après tout il avait manqué de prudence cette nuit, il était temps que sa paranoïa se réveille. Bien évidemment toute l’attitude de la sorcière se basait sur son principe fétiche selon lequel le monde entier devait tourner autour d’elle. N’était-elle pas une reine ? Ça c’étaient ses mots… quoi que elle était vraisemblablement la souveraine des emmerdeuses, là dessus le garagiste n’allait pas lui donner tort. Ses iris émeraudes se faisaient plus perçantes alors qu’il fixait la brune, ses lèvres plus exactement et le verre de bourbon qui venait à leur rencontre alors qu’un instant plus tôt il aurait souhaité que ce soit ses propres lippes qui s’y accrochent. Instinctivement sa langue humidifiait légèrement sa lèvre inférieure avant qu’il ne la morde légèrement en constatant qu’elle lui enfumait encore l’esprit à coup de désir.
Lui qui parlait trop, selon la sorcière, était resté parfaitement silencieux depuis plusieurs minutes, déconnecter de l’échange, car trop occupé en son for intérieur. Un quart de second suffit à Connor pour se sentir si ridicule. Tout ça ne lui avait donc pas servi de leçon pour qu’à nouveau il attache de l’importance et de la véracité aux paroles d’une femme ? Ce sentiment lui arrachait de légères secousses du diaphragme qui se transformait ensuite en un rire franc et sincère. Il se moquait de lui même, pauvre épave, être endommagé juste bon à ce qu’on se foute de lui. Son rire se stoppait net et son air se fit plus dur, sa colère et son amertume reprenant le dessus « Pas de caresse au chaton, tu pourrais attraper des puces. » lâchait-il avec une moue contrariée. Peu importe l’heure qu’il était, le temps lui paraissait trop long pour tenir encore sans un peu de soutien spiritueux. Aussi le Texan fit plus que de se servir un simple verre de bourbon comme la succube et prit la bouteille entière pour en boire de grosses gorgées directement au goulot. Le gosier enflammé ses yeux rougir sous l’effet de l’alcool puissant qui venait de ravager son être, brûlant tout sur son passage. La main tremblante il reposait la bouteille « Ah ! Putain j’ai plus l’habitude de ces conneries. » lâchait-il les larmes aux yeux. Haussant les épaules c’est en posant à nouveau son regard sur Cordelia qu’il poursuivait « À croire que c’est le moment des trucs inhabituels. » laissant planer le suspens un instant il enchainait « Tu m’as habitué à plus de confiance en toi Hopkins ? Où sont donc passés tes grands discours selon lesquels tu n’aurais aucun mal à trouver mieux qu’un foutu raté comme moi pour t’héberger, hein ? » nouvel acte du ballet c’est à nouveau le Texan qui comblait la distance entre eux « Parce que moi je me souviens très bien de ce discours. Je peux même te re-situer le contexte. » levant légèrement les yeux à la manière de ceux qui cherchent dans leur mémoire il entamait son récit « On était dans ce bar, tu étais avec ce… hum bijoutier je crois. Et moi je bouffais tranquillement mes frites. » il eut un petit sourire en coin « Tu te souviens, n’est-ce pas ? » soupirant il continuait « Après le passage habituel où tu me traitais de tout les noms possibles pour signifier combien je n’ai pas de valeur, j’ai eu droit à l’exposition de tes capacités à te faire entretenir par n’importe quel homme qui serait plus censé et intéressant que moi l’enfoiré de Texan blablablablabla. » il arquait un sourcil « Je continue ou.. ? ».

De son index Connor pointait la sorcière jusqu’à l’appuyer sur le haut de sa poitrine « La question c’est pas ce que moi j’y gagne. Parce que si t’es encore là c’est que je le veux bien. Je t’ai viré une fois je peux très bien le refaire. » c’est sa main entière qui glissait sur le cou de la belle brune alors qu’il approchait son visage de l’autre côté de celui-ci « La vraie question c’est pourquoi tu prétends toujours pouvoir trouver mieux sans jamais partir… » sa voix se transformait en un chuchotement « Moi je crois que tu pourrais trouver un ailleurs, mais ça serait jamais mieux qu’ici… Jamais mieux que ça… » ses lèvres se posaient sur la peau chaude, douce et délicatement parfumée de Cordelia. Lentement avec une application qui ne lui ressemblait presque pas il embrassait sa chair dont il rêvait depuis son retour, depuis qu’elle était apparue dans l’encadrement de la porte. Sa main libre agrippait la hanche de la succube l’approchant d’avantage de lui « Je pensais que tu serais partie… » avouait-il son souffle chaud courant dans le cou de la sorcière jusqu’à ce que sa bouche rencontre l’arrête de sa mâchoire glissant lentement jusqu’à ses lèvres dont il s’emparait avec toute l’envie qu’elle pouvait lui inspirer. C’est après un échange pour le moins bref en proportion de son désir que Connor reculait « Mais je peux me tromper. Après tout je suis qu’un abruti de garagiste. » ses iris vertes restaient obstinément fixées sur celles de sa vis-à-vis. Qu’elle essaye encore de lui mentir, il allait falloir qu’elle soit au top de son niveau « Give me your best shot. » murmurait-il avec un léger sourire.


Dernière édition par Connor J. BlackPearl le Lun 16 Mar - 2:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Lun 16 Mar - 2:08


turn myself in

Turn myself in, need your here, want you bad, you should have me in handcuffs. Turn myself in tonight, this is me coming clean with my hands up.

Les deux hommes de sa vie pendus à ses lèvres – le Bourbon de plus proche, Connor de plus loin – la sorcière se sentait consumée de chaleurs toutes aussi différentes l’une que l’autre. D’un côté, les intimités de sa gorge semblaient corroder sous l’effet si embrasant de l’alcool qui déversait dans son gosier.  De l’autre, ses trippes brûlaient de désir, son bas-ventre, lui, sujet à l’effet si incendiant qu’avait la sale gueule irrésistible du Texan et ses nombreux autres atouts, s’enflammait dans une discrétion que Cordelia n’aurait jamais su remercier suffisamment. Ces fausses apparences nonchalantes toujours collées à chaque parcelle de son corps, à chaque trait de son visage, la sorcière espérait leurrer le mécanicien dans une illusion à laquelle elle l’avait habituée depuis des mois ; cette version déshumanisée, indifférente, désinvolte et cruelle d’elle-même. Un masque qu’elle revêtait sans cesse, en toutes circonstances. Un masque qui ne l’avait jamais réellement embêté toutes ces années. Mais à présent que la succube pouvait elle-même apercevoir les fissures de cette mascarade usée et prête à s’affaisser, l’angoisse semblait courtiser avec la démone. Et, de son côté, elle appréhendait la chute qui, elle le savait, ne devait plus être bien loin à présent.
La respiration du Texan caressa ses oreilles, d’abord douce mélodie avant de se réviser en un brouhaha obscur que prenait comme forme son rire net et sincère, peut-être même un peu décalé au vu des circonstances. La sorcière leva un sourcil, tendrement confuse par cet éclatement, mais pas pour le moins décontenancée par la chose. Toutefois, Connor parvint à titiller sombrement sa curiosité lorsqu’il coupa ce rire à son pinacle. Ce visage, préalablement habité par l’esquisse d’une allégresse qui vient naturellement avec le rire, se dissolvait présentement pour ne disposer que d’une amorce morbide de colère, d’amertume et de rigidité. Rien d’inhabituel en ce qui concerne le Texan, mais elle avait trouvé la permutation entre les deux extrêmes trop expéditive pour que ça ne soit pas contre nature… Que racontait-elle, encore? N’avait-elle pas elle-même dit qu’il était plus endommagé qu’elle ne l’avait imaginé en premier lieu? Rien ne devrait la surprendre, plus maintenant. « Pas de caresse au chaton, tu pourrais attraper des puces. » Et pourtant les mots de l’ex-junkie la laissèrent de nouveau perplexe, réfléchissant à s’il lui en voulait d’avoir coupé court à leur petit manège de séduction coutumier ou s’il y avait une autre reproche derrière ces bas mots. Un énième sous-entendu ; il n’y en avait jamais suffisamment entre eux, après tout.

Et sans plus tarder, il s’empara à son tour du goulot de Bourbon – contrariant la sorcière qui observait son partenaire préféré se faire abdiqué, avant qu’elle ne se résigne à l’idée que c’était avec juste raison puisqu’elle en avait fait de même quelques minutes plus tôt. Sans surprise, le mécanicien rencontra durement la réalité lorsque les larmes lui montèrent aux yeux et que l’alcool lui incendia le gosier jusqu’à lui en faire trembler des mains. « Ah ! Putain j’ai plus l’habitude de ces conneries. » Quel abruti. Un sombre idiot. Un vrai pitre. Il la rendait folle, mais elle ne défaillait pas. « Petite nature. » tenta-t-elle de glisser, la malice lui drapant tendrement le visage et un espoir, celui de rendre cette situation moins tendue qu’elle ne l’était déjà, naissant et décédant sous ses yeux mêmes. C’était tout bonnement impossible. Quant à Connor, en bon clown qu’il était, il haussa les épaules, nonchalant comme il savait si bien l’être lui aussi. « À croire que c’est le moment des trucs inhabituels. » Subtilement la sorcière passa sa langue le long de ses dents blanches, encore dissimulées par ses lippes, avant d’émettre le gloussement habituel qui ponctuait constamment leurs échanges, des virgules dans ces longs discours.

Il était évident ce à quoi il faisait allusion. Cordelia n’était pas stupide, après tout, elle remarquait elle-même son comportement insolite et inhabituel, et Dieu sait qu’elle se maudissait encore d’agir de la sorte ; sombre et misérable idiote qu’elle était. « Tu m’as habitué à plus de confiance en toi Hopkins ? Où sont donc passés tes grands discours selon lesquels tu n’aurais aucun mal à trouver mieux qu’un foutu raté comme moi pour t’héberger, hein ? — Parce que moi je me souviens très bien de ce discours. Je peux même te re-situer le contexte. — On était dans ce bar, tu étais avec ce… hum bijoutier je crois. Et moi je bouffais tranquillement mes frites. — Tu te souviens, n’est-ce pas ? » Elle l’arrêta net dans son discours,  roulant les yeux dans une lassitude extrême alors qu’elle déblatérait, à la fois éreintée et irritée. « À peine. » Alors qu’elle s’en souvenait clairement. De tous les détails, même. Particulièrement de la nuit qui avait suivi cette petite altercation dans le bar – et quelle nuit, d’ailleurs. Mais ça l’était toujours avec Connor – et c’était bien ça le problème. Aussi lasse pouvait-elle être, jamais ne se laissait-elle réellement de lui, de ses caresses, de ses baisers, de son toucher incandescent… Alors que pouvait-elle bien faire exactement dans ce genre de situation? À vrai dire, ses options étaient claires, mais elle ne se résignait pas à opter pour aucune d’entre elles, les jugeant pas suffisamment satisfaisantes. Alors elle continuait sans cesse de se plonger dans ses réflexions stériles dont les arguments étaient tous plus puérils les uns que les autres. « Après le passage habituel où tu me traitais de tout les noms possibles pour signifier combien je n’ai pas de valeur, j’ai eu droit à l’exposition de tes capacités à te faire entretenir par n’importe quel homme qui serait plus censé et intéressant que moi l’enfoiré de Texan blablablablabla. — Je continue ou.. ? » Roulant les yeux, elle caressa de nouveau sa tempe de sa main droite, commençant réellement à sentir une migraine s’emparer d’elle. « Non, c’est bon, je crois que j’ai saisi. » cracha-t-elle, rigide, mais sans pour autant lever le ton.

Et lorsque son index se plaça contre le haut de sa poitrine, comme dans une preuve de réprobation et de blâme, Cordelia souhaita, l’instant d’une maigre seconde, qu’il en fasse quelque chose de différent. Qu’il descende ce doigt lascivement contre le reste de sa peau, la dévêtisse habilement comme il savait si bien le faire. N’importe quoi qui saurait la satisfaire. « La question c’est pas ce que moi j’y gagne. Parce que si t’es encore là c’est que je le veux bien. Je t’ai viré une fois je peux très bien le refaire. » C’était tellement facile ça. De dire que si elle était toujours là, c’est parce qu’il le voulait bien, qu’il serait capable de la remettre dehors en un claquement de doigt. Un léger rictus étira ses lèvres au goût de cette hypocrisie, mais il disparut aussitôt lorsqu’il agrippa son cou et qu’il rapprocha son visage du sien, pour venir lui parler dans le creux de l’oreille sans aucun doute. « La vraie question c’est pourquoi tu prétends toujours pouvoir trouver mieux sans jamais partir… » Il avait raison…et pour cela, la succube l’exécrait plus que jamais. Parce que pour une fois, il semblait avoir tout bon, alors que de son côté, c’était à peine si elle arrivait à formuler quoique ce soit,  à peine si son esprit arrivait à se séparer de ces réflexions futiles qui s’engorgeaient. « Moi je crois que tu pourrais trouver un ailleurs, mais ça serait jamais mieux qu’ici… Jamais mieux que ça… » Comme si les chuchotements graves du mécanicien et son souffle chaud cajolant, respectivement ses oreilles et sa peau, n’étaient pas suffisants, le Texan vint déposer ses lèvres contre sa peau. Ça ne fit que confirmer une chose dont elle était certaine ; elle le détestait, elle le haïssait pour cet effet qu’il avait sur elle, cet effet qui faisait, qu’en réalité, elle était incapable de le détester réellement. Incapable, également, de se défaire de ce toucher, pourtant tellement plus doux qu’à leur habitude, la succube attrapa la tête du mécanicien d’une main, affectionnant ses fins cheveux blonds d’une caresse approbatrice, suppliant silencieusement pour qu’il ne s’arrête pas. Ceci dit, quand il mit fin à ce baiser, elle n’aurait su dire si elle lui en voulait ou si elle en était reconnaissante. Ne l’avait-elle pas suffisamment répété ; il la laissait tellement confuse. Aussi, la démone le regardait donc, son regard perché à ces magnifiques lèvres qui avaient lâchement abandonné leur domaine quelques secondes plus tôt. Et pourtant quand la main virile du garagiste vint se déposer contre sa hanche pour rapprocher leurs corps respectifs l’un de l’autre, elle avait tellement envie de plus et apostrophait déjà la sensation qu’avait provoqué ses lèvres humides contre sa peau de pêche. « Je pensais que tu serais partie… » Lâchant son emprise sur ses cheveux, elle détourna le regard, peut-être légèrement embêtée. Elle aussi. Elle aussi aurait cru qu’elle serait partie. Elle aussi n’aurait jamais imaginé l’attendre toute une nuit, pire encore, l’attendre toute une nuit angoissée par ce qui aurait pu lui arriver.

Et il recula, comme toujours, comme depuis le début de cette danse sans fin. Et, de son côté, elle réquisitionnait déjà le goût de ses lèvres à nouveau. « Mais je peux me tromper. Après tout je suis qu’un abruti de garagiste. » Ça, il n’avait définitivement pas tort, mais elle gloussa au son que ces mots avaient sortant de sa bouche à lui. Ça lui paraissait tellement moins…convainquant. Alors que dans la sienne, ces mots avaient tellement plus de poigne. « Give me your best shot. » C’était du Connor tout craché, tellement qu’il faisait ressortir tout ce qu’il y avait de plus naturelle chez la sorcière, soit un roulement d’yeux péniblement long.
Que voulait-il donc? Qu’elle lui avoue qu’il n’y avait pas mieux que de squatter chez lui? Qu’il n’y avait pas mieux que lui pour passer la nuit avec quelqu’un? Qu’il était le seul, justement parce qu’il était endommagé, à l’apprécier elle malgré tous ses défauts (et Dieu sait qu’elle n’en manquait pas)? Mais elle était incapable de lui avouer tout ça. Peut-être parce qu’elle essayait encore de se convaincre du contraire. Alors quoi lui dire? Que tout ce qu’elle lui avait dit, toutes ses bassesses acerbes, n’étaient que des menteries dont l’intention était bien souvent de le remettre à sa place plus qu’autre chose. C’était un début, présuma-t-elle.  « Et oui, Connor, je suis une sale menteuse. Sinon, le soleil est brûlant, l’herbe est verte, les nuages sont blancs, et tu es toujours un abruti de garagiste. Pour quelqu’un qui vient de passer les dernières heures à observer les évidences du monde extérieur, t’es encore plus stupide que coutume. » Car en temps de crise, opter pour les propos acerbes et rigides. N’avait-il pas dis lui-même qu’il ne la reconnaissait pas, qu’elle manquait de cette verve à laquelle elle l’avait habituée? Ne serait-il donc pas heureux de la redécouvrir à nouveau? « Si je suis encore ici, c’est parce que je veux bien rester ici. » affirma-t-elle, dans une grimace dérisoire, puant le sarcasme. Ce qu’elle disait était vrai, mais elle se moquait davantage de cette débilité qu’il lui avait sorti plus tôt. Une débilité tellement facile. Alors pourquoi ne pouvait pas en faire de même? Mais ils tournaient en rond, et elle pouvait bien voir que cela consternait le beau blond. « Qu’est-ce que tu veux entendre, Connor? Hein? » Elle avait presque l’air de le menacer. Haussant les épaules, elle se confessa, avec la réserve qu’elle se gardait toujours habilement. « Tu as raison sur toute la ligne. » Raison sur quoi, telle était la question. Bien entendu, de son côté, elle connaissait la réponse. Mais la sorcière se complaisait dans l’ambigüité de celle qu’elle lui avait octroyée, et qui se marierait parfaitement avec le reste de leurs non-dits et leurs sous-entendus.

Succube qu’elle était et demeurerait, Cordelia poussa le corps lourd du mécanicien contre une chaise. Elle détestait le fait qu’il la surplombe de par sa grande taille, de par sa carrure, mais aussi par le fait que depuis le début de cet échange, il semblait avoir la main sur elle, alors qu’elle aimait croire que c’était toujours le contraire en temps normal. Lui, assis sur sa chaise, et elle, dressée et guettant sa proie, il y avait définitivement un rebalancement qui lui donnait l’impression de maîtriser la situation. Elle avait tellement tort. Rapidement, elle comprit que cet océan d’émeraude reprendrait toujours le dessus. Ne disait-on pas qu’il ne fallait jamais aller à contre-courant? Alors pourquoi s’obstinait-elle à le fixer dans les yeux alors qu’elle savait pertinemment qu’elle n’était pas capable de maintenir ce contact?
Secouant la tête, elle contourna le corps du mécanicien pour se retrouver derrière lui, loin de son regard irrésistible, et en mesure de reprendre le dessus. Les bras glissant d’abord sur ses épaules, puis vers son torse. Le contact, doux et lascif, n’avait rien de grossier ou d’agressif. Au contraire, elle prenait le temps de sonder tous les muscles tendus du mécanicien à son toucher, dans le but un peu rancunier de le provoquer. Parce qu’elle lui en voulait profondément de ce qu’il était en train de faire présentement et qu’elle savait jouer ce jeu mieux que lui, mieux que quiconque. Ses lèvres rencontrèrent l’une des oreilles du mécanicien et elles y susurrèrent quelques mots à son égard. « Sauf peut-être sur un point. » Un baiser, puis deux, puis trois. Il n’y avait pas de limites à son désir, à quel point elle avait envie de l’embrasser. Alors, elle n’arrêtait pas, embrassant la chaleur de son cou, s’enivrant de celle-ci comme un doux parfum. Ses lèvres remontent doucement vers son oreille, humidifiant peut-être son cou par la même occasion. « Je ne te crois pas capable de me virer une deuxième fois… » Elle fit durer le suspens à son tour, comme il l’avait lui-même fait préalablement pour la torturer. « Surtout pas maintenant alors que tu as besoin de moi plus que jamais. » Elle s’aventurait en terrains hostiles, parce qu’elle faisait, sans réellement chercher à prétendre le contraire, référence à ce qui eût ressemblé à une rupture officielle entre Connor et Roxanne – si ces deux-là en avaient déjà eu besoin d’une. La succube sous-entendait aussi qu’il avait besoin d’elle, du lot de réconfort qu’elle apportait, pas avec ses mots, mais avec son corps, certes, mais de réconfort tout de même. Se trompait-elle?

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Lun 16 Mar - 15:10

La folie. C’était ce qui leur pendait tout deux au nez  s’ils continuaient de tourbilloner dans ce ballet aux allures inhabituelles. Fous de colère ? De désespoir ? De désir ? Autant d’émotions qu’ils connaissaient bien. Concernant Cordelia le Texan penchait d’avantage vers la folie pure et simple… quoi que simple non, ça ne l’était jamais. La folie de la succube était complexe, ancestrale, ancrée en elle, fixée à sa chair par les épreuves qu’elle avait traversé dans sa vie et dont Connor ne connaissait finalement presque rien. Mais il s’en foutait de savoir. Après tout qu’est-ce que ça changeait ? La sorcière était ainsi et il l’avait toujours accepter comme telle, pire il l’appréciait et l’admirait même un peu parfois dans cette force avec laquelle jamais la brune ne se laissait dicter sa conduite par quiconque. Sans doute que comme l’ex-junkie elle avait dû croiser des gens ayant voulu la changer, mais pas lui. Pour la bonne raison qu’il était si lasse que l’on veuille le changer, le ramener dans un chemin que l’on avait au préalable dévasté, qu’il respectait la succube même dans ces aspects les plus agaçants. Néanmoins depuis le début de la discussion quelque chose avait changé. Moins tranchante, lasse et semblant porter un poids dont Connor ignorait l’origine, la jolie brune le plongeait dans de nouvelles interrogations. Impossible d’écarter totalement la possibilité que c’était là une technique tout à fait inédite pour mieux le poignarder dans le dos. Vicieuse et opportuniste comme elle l’était ça ne serait pas surprenant. Mais le garagiste aussi parano pouvait-il l’être ne parvenait pas à se convaincre avec cette hypothèse. Il y avait autre chose de plus enfoui, qu’elle dissimulait dans le mensonge global de son attitude qui cette fois lui paraissait plus factice que jamais.
Depuis quand percevait-il tout cela émanant de la sorcière ? Depuis quand la connaissait-il au point d’être capable d’analyser ses regards pour autre chose que contrer ses attaques ? Ce constat le dépassait. Qu’importe qu’il fut subitement intrigué par les agissements étranges de Hopkins l’emmerdeuse, sa colère et son amertume prenaient le pas. Il était lasse d’être dupé, roulé dans le goudron, les plumes, la merde ou tout ce qui vous colle à la peau jusqu’à vous dégoutez de vous même. Et c’est parce que ces mensonges étaient de trop, que sa soif de vérité grandissait que Connor se décidait à mettre la sorcière au pied du mur. Fatigué des arguments flous et contradictoires il voulait un peu de sincérité, plus encore il en avait besoin. Alors l’ex-junkie usait de la meilleure arme qu’ils avaient tout deux en leur possession : cette attirance réciproque et magnétique qui les animait. Était-ce là la clé ? Tout s’expliquait-il par cette incroyable force qui les poussait l’un vers l’autre en dépit de toutes leurs prises de becs, leurs orgueils, leurs failles, leurs blessures ? Si un moment était bien choisi pour commencer à l’admettre Connor jugeait que c’était celui-ci. Parallèlement en usant de son pouvoir de séduction sur la succube, le Texan satisfaisait sa propre envie de la sentir près de lui, de goûter la saveur de sa peau, de retrouver la forme parfaite de ses lèvres contre les siennes. Sauf que le jeu impliquait que cela ne dure pas, aussi frustrant cela puisse t’il être.

Le garagiste venait de la mettre implicitement au défi de poursuivre sur ses mensonges pour une fois malhabiles. La balle était dans le camp de la sorcière et c’est avec une attention non feinte que l’ex-junkie attendait de voir comment elle allait organiser sa défense pour mieux contre-attaquer. Irritée mais toujours aussi nonchalante, elle eut un regain de répondant en lui offrant ce genre de réponse qu’il adorait entendre sortant de sa bouche. Wait… what ? Venait-il de mentalement reconnaître apprécier être traité d’abruti par Cordelia ? Bug neuronal, à n’en pas douter. Ce qu’il affectionnait en vérité c’était que dans un semblant de vérité, les choses revenaient à une tournure plus normale. « Les nuages peuvent être gris. » faisait-il remarquer avec cet air de petit con tout à fait caractéristique de sa personne. Le texan tiquait sur la théorie qu’elle avançait selon laquelle sa présence n’était due qu’à sa seule volonté, là ils n’allaient pas être d’accord… mais finalement n’était ce pas qu’un simple commun accord ? « Tu veux rester et je suis pas contre. » tempérait-il dans un désir buté de rétablir la vérité sur cette étrange relation qui les liait qu’ils l’admettent ou non. La rhétorique suivante le fit sourire « Que j’ai gagné à la loterie. » il eu un petit sursaut comme quelqu’un ayant eu une brillante idée « Non ! Plutôt que le Gouvernement est tombé et qu’on va enfin retrouver un semblant de vie digne de ce nom. » grimaçant légèrement il levait les yeux « Le manque de sommeil provoque l’utopisme. ». Avec ses pitreries le garagiste cherchait en réalité à cacher la tension qui émanait de cette situation, parce que depuis qu’il avait franchi le seuil de son appartement un truc ne tournait pas rond et qu’il ne pouvait pas être totalement sûr que ça ne risquerait pas de leur péter à la gueule.
Raison, il avait raison. Alléluia ! C’était peut-être la première fois que la sorcière prononçait ses mots sincèrement à son égard, sans ironie, juste parce que effectivement il avait raison. Sur quoi c’était encore à creuser, mais intérieurement Connor savait du moins c’était la sensation qu’il avait et Cordelia s’en doutait ou l’espérait… ou pas.
Poursuivant sur sa lancée, dans un comportement que le Texan lui connaissait mieux, la succube le poussait à s’asseoir littéralement. Il aurait pu résister, sa carcasse bien plus imposante que sa frêle vis à vis, dont il ne sous-estimait pour autant pas la force, mais c’est avec une certaine docilité que son joli cul se posait sur la dite chaise. Il voulait en voir plus des arguments de la succube, sachant implicitement ce vers quoi elle allait tendre si la brune avait à cœur de renouer avec ses habitudes. Dressée devant lui c’est avec un léger sourire flottant sur ses lèvres qu’il la fixait effrontément bien décidé à ne pas être celui qui baisserait les yeux, les armes. Stratégie bien rodée, la chasseresse contournait sa proie désireuse de le prendre à revers. Les caresses sur son torse entamèrent de le détendre légèrement, et il ne s’agissait pourtant là que d’un simple geste de séduction. Sentant les lèvres de la brune contre son oreille, son souffle se faufilant vers son cou le fit frissonner. Réaction incontrôlée qu’il tentait de réprimer en vain, ses yeux se fermèrent dès qu’il sentit qu’elle embrassait la peau chaude de son cou. Il se foutait d’avoir tort et sur combien de ligne ça pouvait s’étendre, à nouveau le plaisir physique prenait le pas sur le reste. Jusqu’à ce que la sorcière poursuive sa plaidoirie dans une direction qui sous-entendait que le garagiste était faible. En dépit du fait qu’à cet instant, cédant à l’appel de la chair il lui donnait raison, Connor n’entendait pas la laisser s’en tirer comme ça. Son esprit de contradiction reprenant aussitôt le dessus sur tout le reste « Ne me tente pas… » soufflait-il plus faiblement que prévu parce que son deuxième cerveau situé dans son bas ventre réclamait de prendre le contrôle. Ses sourcils se froncèrent dans une mine à la fois renfrognée et perplexe. Besoin d’elle ? Plus que jamais ? La phrase lui donnait un semblant de nausée… ce n’était pas tellement la vérité qu’elle transportait qui l’emmerdait, mais plutôt le fait que ce soit Cordelia qui la prononce.

« Des indispensables y’en a pleins les cimetières. » son corps qui avait commencer à se relâcher venait de se tendre à nouveau dans un regain de colère. C’était d’avantage la vérité que le Texan combattait à cet instant. Lutte contre lui même pour ne pas céder à cet appel, cette envie de se laisser à aller jusqu’au bout dans ce jeu. Parce que cela impliquait qu’il donnait effectivement raison à la sorcière mais dans un même temps acceptait de lui donner cette importance là. Pourtant ce réconfort qu’apportait le simple contact de ses mains sur lui, Connor en avait plus que jamais besoin et dans l’ouragan qu’était son existence à cet instant, la succube était peut-être le seul point d’accroche solide sur lequel s’agripper. Et pourtant cette solidité était toute relative en connaissant la tendance qu’elle avait à le rabaisser, lui attirer des ennuis, disparaître du jour au lendemain… Est-ce que dans la balance des coûts et de bénéfices un côté pesait plus que l’autre ? L’ex-junkie n’en était pas si sûr car dans ce cas le choix aurait été plus simple. Voulait-il lui faire payer sa trop grande confiance ou allait-il se laisser aller à donner raison à la sorcière ? « Voilà qui est mieux niveau habitude… Ton haute estime de toi revient en flèche. » sarcastique parce que plus troublé qu’il ne pouvait se le permettre. Déglutissant plus difficilement qu’il ne l’aurait pensé Connor haussait les épaules, un geste qu’elles répétaient souvent ces derniers temps « T’es peut-être un peu trop sûre de toi justement. Pourquoi j’aurais besoin d’une emmerdeuse de ton acabit ? » il voulait se relever pour ne pas lui donner cette ascendant sur lui qu’elle cherchait à tout prix à avoir, et pourtant il n’en fit rien fermant à nouveau les yeux subissant de plein fouet la fatigue nerveuse. Un énième soupir passait la barrière de ses lèvres « J’ai besoin de personne… » mentait-il en se passant une main sur le visage, épuisé par cette lutte contre Roxanne, contre lui-même, contre cette tension qui régnait dans la pièce.
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Mar 17 Mar - 4:30


turn myself in

Turn myself in, need your here, want you bad, you should have me in handcuffs. Turn myself in tonight, this is me coming clean with my hands up.

« Ne me tente pas… » Ces mots, pourtant si simples, étirèrent ses lippes vicieuses dans ce qui correspondait bien à un rictus, sourire qu’elle délogea de sa bouche voluptueuse immédiatement, préférant que celle-ci ne soit vouée qu’à embrasser impitoyablement la peau du garagiste comme si sa vie en dépendait. Et parfois, elle s’interrogeait même quant à savoir si c’était peut-être, réellement, le cas.
Incapable de lui résister, incapable de le détester comme elle le voudrait, incapable de passer plus d’une sombre minute dans la même pièce que lui sans l’esquisse d’un toucher, d’un contact quelconque…Mais quelle sombre idiote. La démone détestait l’idée puérile de dépendre de quelqu’un, encore plus d’un vaurien comme Connor, mais il était évident qu’elle dépendait au moins de la satisfaction et l’excitation que lui apportait sans réserve le mécanicien. Bien entendu, teintée à jamais de son orgueil, de sa rancune et de son amertume, Cordelia se leurrait à penser le contraire – vérité factice, comme si cela avait du sens.  Insatiable qu’elle était, il n’y avait réellement que lui pour combler ses désirs et plaisirs épicuriens. Certes, ce n’était pas le seul homme sur Terre, et Dieu sait qu’elle avait tout juste les bons atouts pour faire tomber n’importe quel homme à ses pieds et l’obliger à la satisfaire, mais personne n’arrivait à la combler comme elle le voulait. Personne à l’exception de Connor. N’était-ce pas ce qu’il était, après tout? Une exception. Une exception à tant de chose… Et y penser la rendait malade. Depuis quand était-elle tombée si bas?

Dans tous les cas, elle avait définitivement besoin de lui – de la même façon, si l’on veut, qu’elle prétendait qu’il avait besoin d’elle… pouvait-elle encore le nier? Peut-être ne pouvait-elle plus se berner elle-même, mais la succube espérait au moins pouvoir le berner lui.
Mais le voulait-elle vraiment?
Dans un monde dans lequel ils avaient tous les deux perdus, dans un monde dans lequel on ne les comprenait pas, ne pouvaient-ils pas se sentir seuls, abandonnés à l’éternelle torture qu’était la solitude? Mais surtout, ne pouvaient-ils pas trouver réconfort, aussi superficiel pouvait-il être, dans la débauche qu’apportait l’autre? Il y avait de pires crimes – crimes qu’on aimait d’ailleurs blâmer sur leur dos. Encore une fois, ils se ressemblaient plus qu’ils ne l’auraient tous les deux imaginé, plus qu’ils ne l’auraient voulu, plus qu’ils ne pouvaient l’avouer. Cordelia avait l’impression de le comprendre mieux que quiconque tout autant qu’elle avait l’impression de ne pas le connaître et d’embrasser un inconnu.
Confuse, tellement confuse.

À vrai dire, ce qui la divertissait dans ce court discours, c’était le sous-entendu – ne l’était-ce pas toujours, d’ailleurs? Alors qu’elle le recouvrait de baisers plus lascifs et sensuels que le précédent, s’efforçant de le faire plier à une tentation à laquelle le savait incapable de résister également, elle trouvait les mots du blondinet doucement ironique, comme s’il la suppliait de ne pas le faire succomber à cette tentation qui le démangeait, comme s’il ne fallait pas le tenter de le pousser à bout une fois de plus au risque d’en payer les conséquences. Mais Cordelia ne le croyait pas capable. Pas aujourd’hui. Il était peut-être plus exaspéré que jamais, mais elle savait, dans ses trippes mêmes, qu’il ne voulait pas être seul, pas aujourd’hui. Et, elle partit à la recherche d’une confirmation, d’une preuve à cette théorie insolite – n’importe laquelle. Elle le savait radin, alors elle ne s’attendait pas à que ses magnifiques lèvres ne lui avouent quoique ce soit. En revanche, la sorcière savait où trouver ses réponses ; dans ses yeux, dans ses gestes, sur son corps. Ainsi, elle pouvait sentir sous ses doigts fins que son corps se détendait lentement, mais sûrement, à chaque fois qu’elle appuyait tendrement ses lippes rosées contre sa peau, à chaque fois qu’elle respirait sa chaleur ardente, et qu’elle expirait de son côté son souffle incandescent, énième caresse contre la peau dure du blondinet. Rapidement, la sorcière conclut en cessant les tendresses pour lui susurrer les derniers mots de ce couplet : « Surtout pas maintenant alors que tu as besoin de moi plus que jamais. » Et elle était presque déçue de sentir les muscles du jeune homme de nouveau tendus sous ses pattes qui caressaient toujours ce torse comme si c’était l’objet le plus précieux en sa possession. Si orgueilleux.

« Des indispensables y’en a pleins les cimetières. » Elle gloussa. C’était bien trouvé. Comme toujours avec lui, d’ailleurs. Il avait la manie de toujours avoir les bon mots, souvent les derniers. La sorcière ne se pensait pas indispensable aux yeux de tous. On pouvait lui attribuer toute la présomption du monde, Cordelia connaissait sa place dans ce monde. Mais, ce n’était pas la question. Ce n’était pas ce à quoi il faisait allusion, pas entièrement. « Encore faut-il qu’on arrive à se débarrasser de moi… Tu devrais savoir mieux que quiconque à présent à quel point c’est loin d’être facile... » Parasite attaché à sa vie parce que c’était la seule chose qui lui appartenait vraiment qu’à elle, refusant catégoriquement de céder ou de mourir ; était-ce surprenant? Mais, comme coutume, elle sous-entendait aussi qu’il serait difficile pour Connor se débarrasser d’elle pour d’autres raisons, raisons dont il était justement en train d’expérimenter les arguments présentement. « Voilà qui est mieux niveau habitude… Ton haute estime de toi revient en flèche. » Secouant la tête discrètement face au sarcasme dont faisait preuve son vis-à-vis, elle continua d’écouter les mensonges qu’il daignerait bien lui déblatérer, sentant même les larges épaules du jeune homme hausser comme elles en avaient l’habitude alors que ses bras à elle l’enlaçaient toujours. « T’es peut-être un peu trop sûre de toi justement. Pourquoi j’aurais besoin d’une emmerdeuse de ton acabit ? » Passant sa langue sur ses dents, elle se retint d’émettre un gloussement et préféra demeurer aussi nonchalante que la situation le lui permettait, avant de lui susurrer à l’oreille, ignorant complètement sa dernière remarque – parce qu’elle pouvait jouer ce jeu elle aussi. « Je croyais que tu voulais justement que je fasse preuve de cette dite confiance à laquelle je t’ai habituée dans le passé? » Elle agrippa sauvagement son visage et l’obligea à changer la position de ce dernier pour qu’elle puisse distinguer et contempler davantage ce cou qu’elle chérissait tant. L’amorce d’une barbe y naissait timidement, mais ça ne dérangeait aucunement la sorcière qui déposait à nouveau de longs baisers. « À priori, tu ne sais pas vraiment ce que tu veux Connor. » Encore et toujours un énième sous-entendu. Ne vivaient-ils pas que pour ça? « C’est à se demander qui est la gonzelle de nous deux. » Certes, cette situation était peut-être différente pour eux-deux, mais on ne pouvait pas changer leur nature. Aussi, Cordelia demeurait donc fidèle à elle-même ; les piques au bout de sa langue de vipère.

Il était ardu de discerner entièrement le visage de Connor de l’angle à lequel elle était positionnée, encore plus, par logique, de lire la fatigue sur son visage, mais elle pouvait la percevoir dans tout le reste de son corps. Il avait l’image d’une proie que l’on avait chassé toute la nuit et qui après s’être défendu vainement rendait les armes. Ce n’était pas pour déplaire à la sorcière. « J’ai besoin de personne… » Elle soupira cette fois-ci, un son tinté à la fois d’exaspération et d’une certaine séduction, comme si le paradoxe de la sorcière n’était pas suffisamment compliqué comme ça. Ses bras remontèrent doucement de son torse jusqu’à ses épaules pour finir par les quitter elles aussi. Ce fût au tour de son index de reprendre la relève, celui-ci trottinant lascivement dans le haut du dos du mécanicien, avant de regagner l’un de ces biceps, et très rapidement, Cordelia se retrouva de nouveau devant lui. Acte peut-être téméraire ; les magnifiques yeux de Connor la mettaient déjà hors d’elle-même. Mais elle se devait de garder la tête haute et d’assurer son ascendant sur lui, de ne pas le laisser reprendre la main. « Maintenant qui est le menteur, hmph? » Sans plus tarder, ses cuisses rencontrèrent les genoux du Texan, et l’un de ses bras s’emparèrent de nouveau de son cou chaud comme la braise. Se rapprochant lentement, ayant bien entendu conscience de l’effet que ça aurait sur le pauvre homme, la succube lui susurra de nouveau à l’oreille. « C’est déplaisant, hein? » Elle ne comptait même plus leurs sous-entendus. Mais la brunette faisait bien entendu référence au fait de se faire remettre au pied du mur, au fait d'extirper des aveux qu'ils n'étaient pas prêts de confesser, tout en utilisant la seule arme qu’ils possédaient l’un contre l’autre ; leur attirance physique indéniable. Alors, appréciait-il? Que pensait-il de ce petit manège qu’il avait lui-même pratiqué sans honte sur elle plus tôt? D’un regard furtif, elle lui exprimait toute la rancune qu’elle avait accumulée.

Ainsi, ses iris caféinés plongeant dans ce regard las, la succube se surprit à le trouver presque plus séduisant que jamais. Peut-être était-ce la fatigue, elle n’aurait su dire. Habilement, dans toute la sensualité et la discrétion dont elle était capable de faire preuve lorsqu’elle le voulait, elle fit descendre lentement l’une de bretelles de son soutien-gorge, tout comme un peu du tissu fin qui la recouvrait. « Je déteste attendre, je croyais que tu avais compris depuis le temps. » cracha la brunette, insolente et toujours agacée d’avoir été la sombre idiote qui l’avait attendu lui toute une nuit. En réalité, elle n’essayait que de se convaincre de le mépriser, parce que c’était la seule option viable. Mais rien à faire, son regard lascif lui inspirait quelque chose qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant lorsqu’elle s’entêtait à l’emmerder ; une amorce de pitié ou d’indulgence, si l’on veut. Soupirant profondément, mais s’obstinant à maintenir ce regard qui la brisait en deux, elle poursuivit : « Crois ce que tu veux, Connor, mais plus tôt aujourd’hui, je n’avais aucune intention de t’emmerder, encore moins de ruiner votre pathétique petite soirée. » Elle roula les yeux, avant de secoua la tête, réprobatrice. Sa main libre cajola un faible instant sa courte chevelure blonde, avant de descendre sur son visage pour effleurer ses lèvres dont elle mourrait d’envie d’embrasser. « Si tu veux savoir, à mon avis – et pour ce que ça vaut… c’est elle qui perd au change dans cette histoire. » Elle regrettait déjà les mots qui sortaient de sa bouche, maudissant sa sombre sottise. Que lui prenait-elle? Lui avait-on enchanté la bouche ou était-elle masochiste à un tel point qu’elle était prête à se tirer dans le pied de cette façon? Se mordant la joue, elle agrippa le menton du mécanicien sauvagement et d’une voix agressive, elle lui ordonna une dernière chose. « Embrasse-moi. » Enfoiré. Allez. Ce n’était pas doux. Pas même sensuel. Au contraire, ça avait le son d’une menace ça aussi. Agressif, sauvage, voire animal. Comme si le bel apollon n’était qu’un vulgaire esclave, comme s’il était sa chose. Pouvait-on lui en vouloir de penser de la sorte? Il était tellement irrésistible, putain…

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Dim 22 Mar - 13:05

Plus encore que l’effet que la sorcière pouvait avoir sur lui Connor détestait qu’elle puisse avoir raison et d’autant plus dans de telles circonstances. Dommage pour Cordelia que ses maigres efforts de séduction, qui avaient quelque peu détendus le garagiste, furent réduit à néant ou presque par ces mots emprunts d’un peu trop de présomption. C’était la brune tout crachée que de se mettre en avant, tout son être devant être considéré par une bénédiction par l’ex-junkie lequel se risquait à se faire traiter d’ingrat s’il niait. Ce qu’il fit bien évidemment, avec tout l’aplomb que lui conférait son orgueil. Le Texan était las de se voir imposer par de tierce personnes des besoins alors qu’il était bien assez grand pour savoir ce qui relevait de la nécessité ou non. Identifier un besoin était une chose, l’admettre en était une autre et pour sûr le garagiste n’avait pas encore entamé cette phase là. Peut-être bien que cela n’arriverait jamais d’ailleurs. Mais si les propos de la succube l’avait replongé vers cette amertume qu’il ne connaissait que trop bien depuis un certain temps, c’est qu’au fond la véracité de ses propos résonnait en lui, faisant trembler toutes ses belles résolutions selon lesquelles il ne laisserait plus personne devenir nécessaire à ce que son monde tourne à peu près rond. La seule chose un peu rassurante là dedans c’était finalement que Cordelia retrouvait sa vigueur égocentrique, sa haute estime d’elle même reprenant subitement le pas sur cette attitude étrange qu’elle avait eu depuis que le mécanicien était rentré.
Et comme il le lui faisait remarquer justement, elle ne manquait pas de souligner que si elle retrouvait de sa verve c’est qu’il en était l’initiateur ou en tout cas que cela était en lien avec sa volonté à lui. Réplique facile mais juste qui arrachait un léger rire au Texan, secousses vites étouffées par sa pesante fatigue. S’il n’y avait eu que cela… mais la sorcière poursuivait l’assaut de ses lèvres contre son cou faisant redoubler d’intensité cette lutte que le blond menait contre lui même et leur foutue alchimie. De quoi lui couper l’envie de rire au profit de bien d’autres désirs plus intimes. Pointant des mots son habituel caractère indécis, la succube le comparait une fois de plus à une gonzesse. « C’est surtout que j’en fréquente trop si tu veux mon avis. » marmonnait-il entre ses dents, tempérant ses ardeurs d’une part et sa sourde colère de l’autre. Même après une nuit sans sommeil ils ne s’offraient pas de répits en matière de piques acerbes, quoi que les répliques se faisaient moins acérées que ce qu’elles avaient pu être.

L’un comme l’autre maniait le mensonge sans vergogne, surtout lorsqu’il s’agissait de se berner mutuellement ou de s’auto-persuader de quelque chose. Alors en bon menteur Connor affirmait avec tout l’aplomb que lui conférait son orgueil, qu’il n’avait besoin de personne. Sous-entendus surtout pas d’une emmerdeuse de sorcière trop séduisante pour son bien. L’annonce avait stopper la brune dans son œuvre, laissant le garagiste partagé entre le soulagement et la déception. Le souvenir tactile des lèvres de la démone sur sa peau perdurait dans une sensation chaleureusement réconfortante, laquelle fut coupée par l’assaut de la sensation d’un nouveau touché. Ces doigts glissant le long de son corps quelle que soit la zone, c’était la marque de fabrique de la succube en matière de séduction. Fin rappel qu’elle n’était pas bien loin que le contact n’était pas rompu et donc qu’il ne devait pas se réjouir trop vite d’un répit. Elle l’avait dit, on ne se débarrassait pas si facilement de Cordelia Hopkins et elle le prouvait en prenant place sur ses genoux, l’agrippant à nouveau comme si finalement elle ne craignait qu’il s’en aille. Et s’il n’en pouvait plus de la sentir si proche et de subir les assauts de son souffle chaud qui emballaient ses émotions, le Texan ne voulait pas la voir ailleurs que là.
Un nouveau sous-entendu glissait à son oreille, sa voix suave contrastant avec le propos, c’était tout sauf désagréable sauf peut-être s’il devait admettre ne pouvoir lui résister. « De devoir te supporter sur mes genoux ? » bien sûr il n’était pas question de cela et le garagiste le savait mais n’était-il pas le vaurien, l’imbécile ? « Étrangement j’ai connu pire… » une de ses mains se posait sur la cuisse de la sorcière, juste retour des choses dans ce petit jeu de séduction dont ils ne se lassaient pas. Et si les contacts tactiles étaient toujours intenses, leurs regards savaient se faire convaincants. Non sans une pointe de reproche les iris de la succube s’accrochaient aux siennes avec une volonté perceptible de ne pas perdre le duel cette fois. Car à plusieurs reprises dans cette échange Cordelia avait détourné les yeux, geste qui ne lui ressemblait pas sauf pour mettre à exécution son fameux roulement d’yeux. Et cette fois c’est l’ex-junkie qui détournait le regard, ses iris émeraudes attirées par le tissu qui glissait subtilement sur l’épaule de la sorcière. La seule vision de sa chair se dénudant suffisait à l’embarquer encore un peu plus sur le chemin du désir.

Affirmant son impatience avec un certain fiel, la succube ramenait les yeux de Connor vers les siens. Léger haussement de sourcil, il ne pouvait plus se défaire de sa fatigue apparente quand bien même il aurait voulu paraître plus crédible dans son rôle d’homme détaché. Mais il ne l’était plus tant. Tout le contraire même, il se sentait de plus en plus enchainé à ce que la brune suscitait en lui, ce mélange tumultueux d’apaisement entrecoupé de tension. Et si le mécanicien avait d’abord cru qu’elle allait profiter de cette fissure dans son armure pour un glisser le doigt afin d’agrandir la faille, il fut surpris de la nature de la suite de son discours. Mais le pire était-il d’entendre ces mots sortir de la bouche de Cordelia ou de savoir qu’elle était sincère ? Un peu des deux sans doute. Un malheureux concours de circonstance, un mauvais timing ajouté à cette trop grande liberté qu’elle prenait de s’inviter chez lui… voilà comment une soirée de trêve une main tendue vers la paix avec la femme qu’il aimait se transformait en fiasco. Était-ce réellement si mal ? Éprouvait-il un réel regret à cet événement outre la douleur provoquée par les paroles de Roxanne ? Le Texan n’en était plus si sûr et il se sentait presque coupable pour ça. Emporter par l’étrange douceur qu’il ressentait au contact de sa main dans ses cheveux, Connor fermait les yeux un bref instant. Il eu du mal à déglutir quand ses doigts rencontraient ensuite ses lèvres. À quoi jouait-elle ? C’est la question qui lui brûlaient les lippes à l’instant même où la sorcière prononçait ses mots si inattendues de sa part.
Une forme de reconnaissance ? C’était bien de cela qu’il s’agissait ou ses oreilles lui faisaient défaut ? Pourtant il n’avait plus recourt à la masturbation depuis un certain temps, pas de risque qu’il fut sourd donc. Légèrement les yeux du Texan se plissaient, trahissant sa perplexité face à cet aveux si inattendu de la part de la succube. Et pour trancher avec ce bref instant de sincérité elle fit preuve de toute l’autorité dont elle était capable pour lui ordonner de l’embrasser. Cordelia réclamait son due ou cherchait à masquer ses propres failles en retombant dans ces travers de menaces savamment distillées. Et si l’envie était forte pour l’ex-junkie d’obtempérer sans une once de résistance il n’y cédait pas. Se mordant légèrement la lèvre inférieure puis y passant subtilement sa langue pour l’humidifier un petit rictus étiraient l’objet des convoitises de la sorcière. « Fais le toi. » lâchait-il en ranimant une flamme provoquante dans son regard l’espace d’un court instant. Simultanément la main de Connor venait de quitter la cuisse de la démone pour se faufiler sous le tissu de ce haut particulièrement sexy dont elle s’était parée. Sa paume chaude retrouvant la douceur de son flanc qu’il savait délicieusement hâlé et parfumé.

Son cœur s’emballait un peu trop sous ses côtes résultat concret de toute cette tension entre eux, et si ses lèvres s’approchaient de celles de la brune il s’en détournait dans les derniers millimètres qui les séparaient, laissant sa joue caresser lentement la sienne. Cédant à l’épuisement et la lassitude qui pesaient désormais trop lourdement sur ses épaules Connor laissait une vague de faiblesse conduire ses actes. Son front rencontrait l’épaule de la sorcière et fermant les yeux s’enivrait de son parfum il lâchait dans un murmure « Je suis content que tu sois restée. ». Bref instant de répit et d’abandon qu’il regrettait presque aussitôt avec amertume, serrant les mâchoires mais incapable de se défaire de cette étreinte. Quel choix s’offrait à lui pour effacer cela ? Répondre aux attentes de la sorcière sans lui laisser le loisir d’user de son venin, de commenter son attitude. Mais en était-il encore capable ? Il devait se le prouver, c’était son propre bien qui était en jeu. Aussi il se redressait avec vigueur empoignant le cou de la sorcière avec sa main libre comme s’il allait l’étrangler. Et plaquant ses lèvres sur les siennes avec la brutalité qu’elle avait réclamé plus tôt il dévorait la passion sur ses lippes. Sa bestialité fut de courte durée, sa prise sur son cou n’ayant été qu’un leurre pour lui-même, l’étau déjà pas si vigoureux se desserrait jusqu’à devenir une caresse. L’échange d’abord vif et brutal subissait le même sort, il ne tenait plus la distance, ce n’était pas de violence dont il avait besoin pas maintenant… Encore une fois il était le dernier à l’admettre et ça le tuait de donner raison à Cordelia mais à cet instant tout ce dont il avait besoin c’était bien elle.
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Lun 23 Mar - 4:05


turn myself in

Turn myself in, need your here, want you bad, you should have me in handcuffs. Turn myself in tonight, this is me coming clean with my hands up.

Sa sale gueule entre ses doigts fins, elle enfonçait sans retenu ses ongles dans sa peau rigide. S’il trouvait ça agréable, désagréable, excitant, froid…n’avait aucune importance à ses yeux. Elle ne s’en préoccupait pas le moindrement. À vrai dire, la seule chose dont elle se préoccupait en ce moment – c’était elle-même. Ne l’était-ce pas toujours d’ailleurs? Elle se préoccupait de son désir qui brûlait dans ses reins. Elle se préoccupait de son envie de lui dévorer les lèvres qui la démangeait depuis qu’elle avait entendu déposer le pied dans l’appartement. Elle se préoccupait de la tentation qu’il représentait à ses yeux. Une tentation qui prenait tellement de formes – certaines auxquelles elle hésitait encore à succomber.
Et si c’était une erreur? Et si c’était la goutte d’audace de trop? Tant de questions la hantaient – en ce moment, plus que jamais. Ce qui, bien entendu, l’irritait profondément. Car s’il y eut existé un mauvais moment ; c’était bien celui-là. Incapable de lui résister et incapable de le fuir. C’était elle, la bête qu’on chassait aujourd’hui. La seule différence c’est que Connor n’avait pas encore totalement réalisé son rôle de chasseur dans cette histoire – et ça, c’était, en quelque sorte, sa sortie de secours, son opportunité de fuite, sa chance prendre ses jambes à son cou et de faire ce qu’elle a toujours fait de mieux ; déguerpir. Et pourtant, elle en était incapable. Sombre idiote qu’elle était. Elle qui avait toujours prôné sa survie par-dessus tout se jetait tout droit et délibérément dans la gueule du loup, dans l’espoir naïf qu’il ne l’anéantira pas.

Ainsi, la brunette se cachait derrière une animosité qu’on pouvait parfois lui reconnaître. Qu’est-ce qu’il lui restait d’autre, après tout? Elle avait perdu son sang froid depuis belle lurette, son calme également. Sa nonchalance? Factice, au mieux, dans ses circonstances. C’est à peine si son corps arrivait à taire ses frémissements que provoquait la main du Texan sur sa cuisse. Un piètre contact. Un toucher tellement banal. Et pourtant, la chaleur qui se dissipait de sa main la rendait dingue. Pas autant que son immobilité, en revanche. Dieu sait que la sorcière mourrait d’envie qu’il ne s’arrête pas là, que cette main se veuille intrépide et audacieuse, et s’aventure en terrains hostiles… Mais ça serait trop facile. Et rien n’était facile entre eux. Cordelia l’avait compris un peu tard, à ses dépens.

Partagée entre rage et rancœur alors qu’elle l’observait résister à ses ordres, la succube se sentait perdre patience un peu plus chaque seconde. Orgueilleux, insolents et provocateurs tous les deux, Cordelia savait pertinemment qu’il n’obtempérait pas à ses injonctions, alors qu’elles avaient pour but de le satisfaire lui aussi. Mais ils étaient orgueilleux comme ça. Orgueilleux et profondément stupides, tous les deux. Elle, peut-être plus que lui présentement, se disait-elle à elle-même, à défaut d’être capable de lui dire à lui.  
Il se violenta la lèvre inférieure, pour ensuite l’humidifier subtilement de sa langue furtive. La fresque l’excitait à un degré qu’elle n’aurait jamais considéré. Il se voulait provocateur, et ça fonctionnait on ne peut trop bien. « Fais le toi. » Elle le détestait tellement… Du moins, c’est ce qu’elle voulait. Elle voulait le détester. C’est ce qu’elle souhaitait. Mais ce n’était pas possible. Car dans les ravages de son âme, dans les ruines de ce cœur noir, dans les méandres de ces réflexions nocturnes, une solitude la sollicitait, la poussant fermement à valser avec elle, la hantant même, collée à sa peau, coulant dans ses veines, mouvant dans l’air qu’elle inspirait tous les jours... Cordelia n’entendait pas de Connor qu’il ne la sauve de cette solitude en bon prince charmant qu’il n’était, de toute façon, pas. L’idée même l’écœurait. Mais elle se complaisait à l’idée qu’ils vivent cette solitude tous les deux, ensemble, cherchant réconfort sur les lèvres de l’autre dans l’obscurité de cette Terre qui ne mourrait que d’envie de les enterrer sous ses pieds. Et cela pouvait-il être possible si elle le détestait?

Mais présentement, c'était bien ça qui semblait la motiver ; la haine, la rage, la colère. Le détester lui... À lui refuser son droit sur ses lèvres pulpeuses. Encore plus lorsqu’elle sentait sa main longer sa cuisse indécemment jusqu’à son flanc. Allait-il arrêter ce jeu puéril ou comptait-il la torturer injustement pendant des heures?
Les lèvres du mécanicien s’approchant enfin des siennes, la sorcière ne pût s’empêcher de laisser passer à travers ses lippes un gémissement, preuve indéniable de sa satisfaction, et parallèlement de sa victoire… Ou avait-elle parlé trop vite? Les lippes du Texan refusèrent de rencontrer celles de la sorcière, ne laissant alors que leurs joues s’entrechoquer timidement. Le reste du visage de Connor s’échappa, cherchant abris dans l’épaule de la sorcière, la laissant tendrement déstabilisée une tendre seconde. Sa main s’apprêta à rencontrer de nouveau les cheveux du blondinet, dans le but de les caresser, mais elle réussit à se retenir cette fois-ci. « Je suis content que tu sois restée. » Son souffle ardent embrasa son épaule dénudé plus tôt, accompagnant ainsi ses frémissements. Moi aussi? Les mots refusaient de quitter ses lèvres. Serrant les mâchoires, grinçant des dents, elle s’obligeait à se taire, à ne pas s’enfoncer, à ne pas creuser son trou comme tous ses autres imbéciles. « Ne me le fais pas regretter… » C’est tout ce qu’elle arriva à déglutir. C’est à peine si elle savait elle-même ce qu’elle entendait par là. À quoi s’attendait-elle exactement? La démone n’avait strictement aucune idée.

Mais ce qui la prit de plein fouet ne la délaissa pas insatisfaite. La main ferme et vigoureuse du jeune homme entoura son cou de ses doigts robustes et les lippes qu’elle avait tant désiré depuis le début de cet échange s’écrasèrent enfin contre les siennes dans une danse brute et sauvage. Rapidement, l’étau autour de son cou se desserrait pour se changer en caresse, même l’appui des lèvres du Texan contre les siennes se faisait de façon beaucoup plus tendre et attentionnée.
Les mots qui lui manquèrent tantôt prirent l’opportunité que la situation leur tendait, profitant de la vulnérabilité de la sorcière pour briser le silence et se faire entendre entre ces quatre murs. « Moi aussi… » Un murmure à peine audible qui pourtant s’était délogé de sa bouche à elle. Choquée plus qu’autre chose, elle recula son visage de celui de Connor, une trêve nettement méritée pour qu’elle puisse déglutir en bonne et due forme. Mais même le recul ne suffisait pas à éteindre le désir qui s’incendiait en elle. Au contraire, il ne lui donnait que l’opportunité de contempler à quel point il était séduisant. Las, épuisé, soumis en quelque sorte, et pourtant toujours animé d’une certaine lueur de provocation et de fougue. Elle l’embrassa alors de nouveau, sans surprise, ne prenant même plus la peine de se maudire pour sa stupidité – une dépense d’énergie futile puisqu’elle ne cessait pas d’agir comme une idiote malgré tout.

Cordelia oubliait presque qu’il aurait très bien pu disparaître cette nuit. Crever misérablement comme le sale petit vaurien de Texan qu’il était. Oublié de tous...si ce n'est elle? « Je me serais presque ennuyée de ça. » susurra-t-elle, contre ses lèvres. Avant qu’elle ne remonte contre sa joue, glissant lascivement ses lèvres sur la prémisse d’une barbe subtile. « De tes baisers. » Une fois à son oreille, elle lui murmura, dans le timbre d’un secret, des mots qu’elle n’aurait jamais imaginé sortir de sa bouche aussi sincèrement. « De toi. » Elle ne prenait même plus la peine de regretter les traitres mots qui fuyaient ses lèvres qui l’étaient tout autant. À quoi bon? C’est à peine si elle pouvait les retenir. Ils étaient des milliers et elle était seule, tentant vainement de les retenir un à un, alors qu’ils filaient subtilement d’entre la barrière de sa bouche voluptueuse. « Ce n’est pas un crime si je ne m’abuse.. » conclu-t-elle finalement, lasse et éreintée elle aussi. Elle avait l’impression qu’on lui reprochait ses sous-entendus tout comme on lui reprochait sa franchise. Elle pouvait jamais gagner, de toute façon. Malgré ce qu’elle pouvait bien clamer haut et fort ; elle n’avait jamais été gagnante. Elle ne faisait que ça ; perdre au jeu de la vie. La nuance c’est qu’elle était arrivée à tirer du bon de ses défaites et se leurrer à ignorer avec expertise le mauvais. Malheureusement, ce dernier revenait présentement la hanter.

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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Sam 4 Avr - 12:26

Combien de fois leurs lèvres s’étaient-elles dévorées ? Combien de sarcasmes les avaient-ils franchies ? Combien de frissons s’étaient-ils arrachés ? Combien de soupirs avaient été poussé ? Combien de nuits avaient connus leurs moments torrides ? Combien d’après-midi ? Combien de matins ? A quel rythme leurs peaux s’étaient-elles confrontées l’une à l’autre ? Comment en étaient-ils arrivés à cela ? Rien n’était quantifiable, aucunes règles claires ne faisaient légion dans cette relation dont personne ne savait la nature, pas même eux. De toute façon qui s’en souciait ? Ils n’étaient pas des apothicaires à vouloir tout quantifier pour mener des comptes, puisque de toute façon ils ne s’en rendraient aucun. Accord tacite et silencieux passé sans même qu’ils n’aient à le verbaliser. Et si Connor ne pouvait se souvenir du nombre de leurs frasques ensemble, il savait en revanche depuis quand cela avait commencé. Quelques petits jours avant qu’il ne sombre dans les enfers où on s’était arrangé de le précipité. Cordelia avait brièvement connu le flic intègre qu’il était, l’homme désormais éteint et enfoui dans sa carcasse de Texan un peu trop écorché par les épreuves d’une vie rythmée par l’orgueil et la douleur. La sorcière le voyait changé, mais à la différence d’autres elle s’en foutait. Qui mieux qu’elle pourrait comprendre son âme fendue par trop de désillusions ? Intoxiquée par un poison que l’ex-junkie avait cru salvateur à une époque.
Dans ces lueurs du jour après cette nuit en proie à la réflexion et aux doutes, Connor n’avait pu que conclure qu’il était une ruine. Fantôme d’un homme qu’il avait été et tentait parfois de redevenir tout en sachant que c’était impossible. Oscillant constamment entre de feu il était aussi stable qu’une chaise à trois pieds. Donnant l’illusion de tenir bon et tombant au premier mouvement trop brusque. Les mots de Roxanne avait été se balancement malheureux qui avait fait valser le pauvre siège bancal qu’il était. Chavirant comme une pauvre barque dans une tempête houleuse, elle l’avait confronté à ses propres craintes de n’être à tout jamais qu’un vestige, un souvenir de lui-même. Et pourtant dans l’enfoiré de Texan fier et opportuniste demeurait toujours celui aux principes fermement ancré en lui. Mais comment pouvait-il se sentir si faible et accablé alors qu’il prétendait n’avait que faire des propos de cette fumeuse anorexique ? Encore un sale coup des sentiments aussi élimés puissent-ils être après tant de temps à se combattre plutôt qu’à s’aimer. Et dans ce constat pathétique et douloureux d’une solitude qu’il croyait il implacablement acquise, il y avait Cordelia. La succube n’avait pas quitter le navire. Certes elle profitait de son toit, de son argent dans la mesure où il pouvait en avoir assez pour que cela soit un temps soit peu intéressant, et pour ces nuits torrides qu’ils s’offraient. Mais quand la coque est percée et que tout prend l’eau, Connor avait cru qu’elle fuirait rapidement en quête de plus de confort. Parce qu’après tout elle le répétait assez, c’était largement à sa portée que de séduire tout homme capable d’être à la hauteur de ses ambitions matériellement parlant.

Là où tout semblait avoir basculé pour le Texan, la succube n’avait pas cillé. Point d’ancrage inattendu, l’ex-junkie s’évertuait pourtant à ne pas s’y raccrocher. Il luttait en dépit de la force de ce jeu de séduction qui se jouait toujours entre eux. Mais outre cette attraction palpable, leurs attirance indéniable et leur complémentarité sur le plan physique, il y avait dans ce moment quelque chose de différent. La sorcière n’avait pas eu tant de verve qu’à l’accoutumé et le garagiste aurait presque pu se demander s’il était dans un si piteux état pour que même la plus égoïste des êtres sur cette Terre – ou se qu’il en restait – n’ai pitié de lui. Mais il ignorait que tout cela dépassait la simple pitié tout comme elle évitait savamment de le reconnaître. Ils étaient finalement si similaires sur plus d’un point que leur entente n’était plus si étonnante. Constatation faites oui, admise… certainement pas. En bon écorché vif, Connor ne comptait pas se précipiter à nouveau vers la désillusion, la trahison. Du moins il s’en persuadait avec ardeur tandis qu’en son sein il plongeait déjà un peu plus à chaque instant. Usant de toute la provocation dont il était encore capable dans son état de fatigue et de lassitude, le Texan avait de beau regain de répartie. Pourtant il se savait au fond de lui déjà vaincu par les circonstances elles même qui une fois de plus ne jouaient pas en sa faveur. Il rechignait à se laisser aller alors que dans l’attitude même de la jolie brune se trouvait des invitations à l’abandon. Lâcher prise, juste un instant et admettre qu’en dépit de ses propos elle avait raison, sa présence était bénéfique.
L’aveu il le fit selon sa propre tournure, le regrettant aussitôt. La raison ? La peur. Toujours trop ou pas assez, on lui reprochait sans cesse sa conduite, le raillait sur sa personne. Cordelia la première, mais dans des tons qui finalement lui paraissaient presque plus bienveillants que n’importe quels autres entendus de la bouche de Roxanne pour ne citer qu’elle. Connor était perdu, il ne pouvait plus fuir ce constat mais il cherchait encore à le combattre. Sa meilleure arme demeurait alors de trouver refuge dans cette bestialité qui les animait tout deux chaque fois qu’ils se trouvaient réunis. Obtempérant enfin à la volonté de la sorcière en prenant possession de ses lèvres avec vigueur, il peinait aussitôt à demeurer convainquant. Même l’énergie du désespoir n’était plus suffisante pour qu’il se trompe lui et la succube. Il se voulait fort et brutal mais tout ce qu’il eu à offrir fut une certaine douceur dans sa détresse. Possible que s’il avait mangé il aurait été vomir afin de se laver de cette sensation. Cordelia ne voulait pas regretter d’être restée, et il ignorait ce qu’elle dissimulait sous ces paroles qu’il avait entendu à demi mot. Mais il eut suffit de deux petits mots passant la barrière de ces jolies lèvres qu’il aimait tant pour qu’il fut une fois de plus totalement dérouté. Et le regard caféiné de la sorcière n’aidait en rien à l’affaire lorsqu’elle reculait légèrement. Le Texan y lisait des émotions qu’il ne lui avait jamais connu, durant ce bref instant il vit cette sincérité si inhabituelle, voir oublié de la part de la succube. Comme un mirage cette lueur furtive s’éteignait, le laissant dans l’état de ceux qui croient avoir eu une hallucination.

Les lèvres de Cordelia retrouvaient les siennes et il ne pouvait espérer meilleur échappatoire. Sortie de secours dont il savourait la texture, le goût avec une application particulière. L’ensemble de la situation ne ressemblait en rien à ce qu’ils avaient pu vivre jusque là. Comme une parenthèse, un moment de trêve où leurs égos éteints ils pouvaient s’avouer silencieusement combien il était bon de trouver ce réconfort mutuel dans leurs étreintes. Mais s’il avait cru que les mots n’avaient plus leur place dans l’instant Connor fut à nouveau surpris qu’un nouveau murmure vienne caresser ses lèvres. Dans son habituel habit de séductrice la sorcière ce faisait cependant plus tendre qu’à l’accoutumé, glissant ses lèvres sur la joue du mécanicien qui ne pu réprimer un frisson qui lui secouait l’échine. Les lippes flirtaient subtilement avec son oreille et c’est tout son être qui s’enflammait alors que son estomac se nouait. Que craignait-il ? L’instant était au désir et n’était-ce pas là ce qu’ils faisaient de mieux que de faire sans cesse repartir ce feu ? Mais c’est parce qu’il avait sentit que rien n’était pareil depuis son retour chez lui, que le Texan sentait comme une certaine anxiété à l’arrivée des prochains mots de la brune. Leurs moments, ses baisers, lui… la sorcière admettait sans retenue qu’elle aurait pu les regretter. Tout enfoiré de Texan qu’il était, sa disparition aurait créé un vide dans son petit monde d’égoïste. L’aveu résonnait sur son tympan, ricochait dans son être et dans un battement presque douloureux son cœur tambourinait plus fort. De soulagement, d’une certaine joie mais aussi d’un peu de colère.
Par ces mots Cordelia venait d’ébranler certaines de leurs règles, rien ne leur interdisait d’être sincères et s’ils l’étaient parfois, ce genre d’aveu là n’avait pas leurs places entre eux. S’interdisant implicitement tout attachement explicité l’un à l’autre, exception faite du sexe, par ces simples paroles la sorcière créait une brèche dans les fondations de ce qui faisait leur lien. Du moins c’est ce que Connor voulait se faire croire, refusant catégoriquement d’admettre qu’une fois encore il cédait à la peur. Il se sentait naïf et pathétique de se sentir si touché par quelques mots. C’était toujours son problème d’ailleurs, il accordait toujours trop d’importance et de poids aux mots des personnes faisant parties de son monde. Et quand bien même voulait-il en exclure par principe la sorcière, il était bien forcé de constater qu’elle y était bien installée qu’il le veuille et l’admette ou non. Dans un nouveau regain de fierté il mit sa réaction sur le compte de la lassitude, de cette passagère fragilité causé par les propos de l’ex Résistante et de cette nuit sans sommeil. Reculant légèrement ses iris émeraudes vinrent s’accrocher à celles de sa vis à vis, les scrutant avec attention. Peut-être aurait-il préféré y lire du vice et de la manipulation, cette petite lumière un peu diabolique qui animait les prunelles de la succube. Experte dans l’art de la tromperie, actrice hors pair il n’était pas impossible qu’elle se joue de lui… ou plutôt si, à cet instant c’était impossible et il ne savait même pas dire pourquoi. La jolie brune puait la sincérité, ne cessant de rajouter au trouble du mécanicien, lequel ne trouvait comme moyen de réponse qu’à esquisser un de ses sourires dont il a le secret.

De son regard Connor lui criait que chaque mot il les avait entendu et qu’il la croyait. Tout en espérant qu’elle comprenne qu’il ne pouvait pas les laisser s’aventurer ainsi dans ce qui relevait de l’inconnu pour eux. « Mentir peut en être un. » lâchait-il après tout ce temps à être resté silencieux. « Tu passes ton temps à ça… » le garagiste voulait l’accuser de se jouer de lui, les mots étaient au bord de ses lèvres et il n’avait plus qu’à les précipités dehors. Mais qui mieux que lui pouvait comprendre qu’entendre sans cesse sa parole remise en doute pouvait être usant ? Lui qui quoi qu’il disait tombait toujours dans le trop ou le pas assez mais jamais dans ce que l’on attendait de lui. Le Texan était lasse de se nourrir de reproches et s’il ignorait ce qu’il en était du côté de Cordelia il décidait de finalement lui épargner cela. Parce que pour une fois ils pouvaient s’accorder cette trêve dans le secret le plus total. Ils étaient les deux seuls témoins de cela et ils auraient aussi vite fait de mettre d’y mettre un voilà par dessus. « … Quand tu te pavanes avec tes grandes ambitions. » lâchait-il finalement en élargissant son sourire « Parce que si je ne m’abuse je suis quand même qu’un sale enfoiré d’abruti de Texan dixit toi-même. » il arquait un sourcil retombant dans un semblant de provocation en s’avançant vers son cou « Donc t’es pas si difficile que tu le prétends Hopkins. » Il déposait quelques baisers chauds sur sa peau, noyant son trouble qui menaçait de le trahir à chaque instant. Connor avait la sensation de les sauver d’une pente glissante, retombant dans ses bonnes vieilles répliques, se redressant il affichait un semblant de désinvolture alors que ses prunelles brillaient d’une certaine reconnaissance. Sa main était restée posée sur le cou de la succube et il la laissait désormais glisser le long de son sternum l’arrêtant à l’aube de son décolleté « Mais je comprends. Quelle succube accepterait d’être privé de mes atouts ? ».
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Dim 5 Avr - 22:46


turn myself in

Turn myself in, need your here, want you bad, you should have me in handcuffs. Turn myself in tonight, this is me coming clean with my hands up.

Était-ce un crime? Se sentir seule, abandonnée, mais surtout d’abhorrer cette misérable sensation, d’exécrer ce sentiment qui vous ronge les entrailles, l’esprit, l’âme… Pire encore, de ressentir le besoin de commettre l’immense erreur qu’est celle de s’attacher à quelqu’un. Ne pouvait-elle pas profiter de chaleur, elle aussi? Ou ses actes et crimes lui avaient-ils prohibé ce droit? Le méritait-elle, ce droit? Elle ne savait pas. Jetée au sol comme le vulgaire objet sans importance qu’elle était, terrassée dans la terre, battue et châtiée, puis abandonnée par ceux qu’elle eût estimé le plus dans sa maigre vie d’antan ; la triste, mais peut-être amplement méritée après tout, vérité, c’est qu’elle ne connaissait que la solitude. Si elle s’aimait, c’était peut-être parce que personne ne l’aimait elle. Compenser, équilibrer, c’était là les lois mêmes de la nature. En quoi serait-ce loufoque que les règles soient les mêmes pour les sombres humains?
La succube n’y avait jamais accordé trop de réflexions, mais ses prunelles à présent plongés dans l’océan d’émeraude du mécanicien lui permettaient étrangement de prendre conscience de certaines réalités, de ces réalités – réalités qu’elle avait peut-être elle-même décidée d’ignorer tout ce temps, inconsciemment probablement, mais peut-être même consciemment à de rares occasions. C’était un peu ironique. Le genre d’ironie amère qui vous donne mal au cœur et mal à la tête. Celle qui érode l’âme et l’esprit, le corps et la chair et ne fait de vous qu’un constat pathétique et sombrement triste, à l’instar de la dite ironie.

Le sourire de Connor, du moins son esquisse, semblait remettre un peu d’ordre et de familier dans cette situation qui lui paraissait si inconnue – peut-être autant à lui qu’à elle. Un repère dans cette aube nébuleuse. Un phare dans cette réalité inconnue. Mais ce n’est pas pour autant bon augure. Et peut-être était-elle-même un peu déçue de voir ce sourire hébété, dont seul le Texan connaissait le secret, s’emparer effrontément du visage de Connor. Peut-être trouvait-elle qu’il n’avait pas sa place. Peut-être s’était-elle attendu à autre chose. Elle ne savait pas. Après tout, avait-elle une quelconque idée de ce qui se passait en ce moment? Comment pouvait-elle s’attendre à quoique ce soit? Un beau paradoxe, comme si sa personne n’en était pas un suffisamment gros à elle toute seule.
Elle demeura perplexe, aussi. Perplexe car si ce sourire ne lui offrait pas les réponses qu’elle souhaitait, les yeux du mécanicien les lui octroyaient, discrètement. Un secret, un aveu à ne pas répéter, à ne pas prononcer tout court. Mais paradoxe qu’il était lui aussi à ses heures perdues, il lui accorda une réponse qui ne lui offrit pas la satisfaction souhaitée. « Mentir peut en être un… Tu passes ton temps à ça… » Elle savait que ce n’était qu’une piètre façon de meubler la conversation, de briser ce silence qui les étouffait tous les deux, une ponctuation dans leurs phrases et poses voluptueuses…mais elle se sentit presque indisposée. Lui concédant l’ébauche d’un gloussement railleur, elle haussa les épaules, jouant le jeu – celui de Connor, celui où la bouche déverse dans l’air des mots que les yeux ne pensent pas et auxquels ils s’opposent à juste titre. « Je présume que j’ai mérité ça. » souffle-t-elle, pour palier avec cet apparent manque de confiance de la part mécanicien, même si elle fût assurée quelques plus tôt que le blondinet avait eu foi en ses mots à priori. À mentir autant qu'elle respirait, sa sincérité était destinée à être remise en question. Ça ne l'étonnait plus vraiment, elle était accoutumée à l'idée, aussi sombre était-elle.

Éternels échanges d’œillades et regards provocateurs, succincts – et pourtant saturé en sous-entendus taciturnes, leurs regards s’entremêlaient – qu’une brève trêve, qu’un maigre temps de répit pour leurs lippes qui s’écraseraient entre elles dans une collision qui les ferait frémir et embraser encore plus, comme si leur état n’était pas déjà suffisamment pathétique présentement. « … Quand tu te pavanes avec tes grandes ambitions. » Son sourire, ce même sourire qu’elle avait aperçu plus tôt et qu’elle avait repassé dans sa tête mille fois, s’élargissait pour lui offrir une fresque à laquelle la succube était bien coutumière. Il était séduisant, même quand il empruntait ses apparences les plus abêties. C’était peut-être ça le problème. Il était trop séduisant pour son propre bien, mais surtout pour le bien de Cordelia. Que disait-elle? Elle avait déjà éliminé l’idée du physique comme seule variable dans cette équation dont elle ne connaissait ni le début, pas même la fin. Auraient-ils un quelconque résultat ou cette formule était-elle vouée à l’erreur? Va savoir. « Parce que si je ne m’abuse je suis quand même qu’un sale enfoiré d’abruti de Texan dixit toi-même. » Plus provocateur que jamais, il ne déstabilisait pas la sorcière pour autant dont l’ébauche d’un sourire reflétant le vice fauchait ses lèvres rosées. Elle penchait la tête vers ses deux épaules consécutivement, jugeant de la véracité des propos dans une moue légèrement incrédule, avant d’accepter la vérité. « Donc t’es pas si difficile que tu le prétends Hopkins. » Et pourtant les derniers propos du garagiste ne lui laissaient pas trop le choix de répondre à sa provocation avec le même arsenal. « J’ai surtout très mauvais goût, à priori. » glissa-t-elle, tentant en vain de lui offrir son jeu de comédienne habituelle, mais il était difficile de garder un semblant de concentration alors que la bouche de Connor glissait lascivement le long de sa peau, y déposant des baisers qui attisaient en elle plus que du feu. Sa main, posée sur son cou chaud, glissa pour arrêter au début de son décolleté. « Mais je comprends. Quelle succube accepterait d’être privé de mes atouts ? ». Se mordant la lèvre inférieure au contact bancal des doigts de Connor sur sa peau de pêche, elle arriva tout de même à rouler les yeux péniblement avec son insolence et désintérêt coutumiers. « Et à quels atouts fais-tu référence exactement? » singea-t-elle, un pouffement de rire s’extirpant de son gosier. Bien entendu qu’elle savait ce à quoi il sous-entendait ; c’était Connor, après tout.

Baissant lentement ses yeux vers son décolleté, Cordelia contemplait la main du Connor qui se résignait à ne pas s’aventurer plus loin, comme si ces terrains eût été hostiles pour lui. Ils savaient bien tous les deux que ça n’a jamais été le cas. « Ne sois pas si timide, BlackPearl. » Elle rangea son doigt sur le bas de son cou, sentant sa pomme d’Adam se mouvoir aux déglutitions du jeune homme, avant de le glisser lentement sous sa chemise, faisant sauter les quelques premiers boutons de celle-ci. Ce n’est qu’une fois au niveau de son cœur qu’elle s’arrêta. « Je vais commencer à croire que tu as un cœur en guimauve ou bien que tu t’attendris en ma présence. » dit-elle pour le provoquer à son tour. Elle tapotait sa peau un peu, sentant son cœur battre sous celle-ci, esquissant davantage le semblant d’un sourire malicieux sur son visage de démone. Mais plus elle le regardait, plus elle avait du mal à lui résister, à ne pas succomber à l’envie de lui dévorer les lèvres pour la centième fois. Sa main délaissa ainsi son cœur pour caresser à nouveau les cheveux châtains de son vis-à-vis. « Un autre verre, ou? … » L’interrogea-t-elle provocatrice, elle-même un peu incertaine de ce à quoi elle pensait, même si quelques idées de scénarios s’immisçaient dans sa tête contre sa volonté. Ses lippes se posèrent de nouveau contre celles du mécanicien, son désir poussé à bout, elle ne pouvait plus se permettre de ne pas y succomber.

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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Mar 7 Avr - 18:20

Il aurait pu choisir de mettre à mort cette vérité, ignorant toute la sincérité perçue dans les propos, dans les gestes, dans l’attitude entière de la succube. C’était si inhabituel de sa part que Connor en avait bien évidemment été dérouté, troublé par une franchise qu’il ne lui connaissait pas et surtout pas dans un registre comme celui-ci. Jusqu’au dernière instant où ses lèvres s’étaient entrouvertes, l’air pénétrant dans sa gorge pour faire vibrer ses cordes vocales il avait été sur le point de dénigré son discours, de rejeter chacun des mots de Cordelia en l’accusant de se jouer de lui. Et la sorcière elle même s’attendait sans doute à ce qu’il le fasse, affirmant dans son aplomb coutumier comme si finalement ça n’avait pas d’importance, qu’elle méritait ces doutes. Mais le Texan avait trop malmené son esprit cette nuit, à maudire avec quelle injustice il était souvent traité pour s’abaisser à faire subir le même sort à la succube. Aussi vile, manipulatrice et emmerdeuse qu’elle fut, l’ex-junkie ne voulait pas lui infliger cela. Sous cet égard bienveillant se cachait sans doute encore une fois la peur. Craignait-il qu’elle parte ? Le laissait seul comme il le pensait en rentrant chez lui ce matin. Lui qui avait voulu se persuader que la solitude serait son seul salue, il comprenait désormais combien il avait tort. En vérité la dernière chose qu’il souhaitait à cette instant c’était de voir la jolie brune partir, que dans un regain mutuel de fierté ils plongent à nouveau dans leurs travers alors qu’ils avaient peiné à s’en éloigné l’espace de quelques minutes, qui finalement s’avéraient reposantes.
Habilement Connor avait su rester fidèle à sa première réplique, fidèle à lui même aussi en affichant ce sourire que la sorcière ne lui connaissait que trop bien. Distiller savamment quelques repères connus dans une situation qui avait tout de l’imprévu et dont ils avaient peu à peu perdus l’un et l’autre le contrôle. Mais si le lâcher prise avait des vertus indiscutables, c’était également une source d’angoisse pour tout ceux ne le pratiquant que rarement voir jamais. Et pourtant aussi égocentriques, fiers et méfiants qu’ils pouvaient l’être la succube et le garagiste s’offraient cette parenthèse. Comme une expérience que ferait deux gamins bien cachés à l’abri du regard des adultes en se promettant que cela resterait un secret. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en Enfer. Au détail près que l’Enfer, ces deux là l’avait déjà visité. De retour dans une réalité qui leur ressemblait un  peu plus, le mécanicien usait de sa répartie pour les raccrocher définitivement à celle-ci. Avec son air à la fois provoquant et goguenard il prouvait par A plus B que la succube n’était pas si difficile qu’elle voulait bien le crier sur tous les toits. Peut-être avait-elle espéré autre chose de sa part, peut-être aurait-il pu lui offrir lui aussi d’avantage de sincérité et se laisser aller un peu plus dans ce qui avait des allures de confidences, mais c’était son égo de mâle qui avait pris la parole en dépit de sa fatigue nerveuse.

Leurs regards s’étaient entendus dans un accord silencieux et l’absence de mots avait d’autant plus de puissance qu’ils usaient bien trop souvent de ceux-ci à des fins de provocation. Le poids de leur parole se teintait aisément de d’ironie et de cynisme, ils aiguisaient avec zèles les lames fielleuses de leurs lames faites de lettre, brillamment ponctuées leurs armes verbales trouvaient le plus souvent le cœur de la cible. Et si l’un disait noir l’autre s’empressait de dire blanc, sauf lorsqu’il s’agissait de sexe, le cas échéant leurs palettes s’accordaient alors dans un élan presque magique d’entente parfaite. Sans surprise Cordelia répliquait sur le ton de l’auto dérision, condamnant elle même ses goûts en matière d’hommes ou plutôt de vaurien présentement. Et c’est un petit sourire en coin qui accueillait ce constat alors que déjà le Texan s’employait à nourrir son égo, flattant indirectement ses atouts qu’il sous-entendait irrésistibles pour toutes succubes dignes de ce nom. Et si la sorcière s’empressait de jouer les ingénues sur ces fameux atouts, Connor savait qu’il suffisait de quelques gestes pour argumenter son propos et que le corps de la jolie brune lui donnerait raison. « Ne m’oblige pas à passer de la théorie à la pratique. » soufflait-il alors que lui autant qu’elle en mourrait d’envie. Preuve en était ce regard qu’elle posait sur la main qu’il avait arrêté à l’entré de son décolleté s’interdisant d’aller plus loin. Stratégie que le garagiste savait payante puisque chaque petite frustration exacerbait le désir de la succube et que bientôt elle en réclamerait bien plus, l’ordonnerait même. Ses propres doigts soigneusement manucurés s’aventuraient déjà à défaire les premiers bouton de sa chemise et l’ex-junkie se mordait la lèvre en sentant la corne fine qui surplombait la dernière phalange venir gratter involontairement contre sa peau qui en réclamait encore.
Plissant les yeux en fixant ses iris émeraudes sur le visage de la démone alors qu’elle lui évoquait un cœur de guimauve, Connor eu un petit rire « Certainement pas. Ça te ferais bien trop plaisir Hopkins. » il secouait la tête avec un air amusé « Je ne suis pas de ceux qui se répandent à tes pieds dès que tu bats des cils, ose un baiser ou leur met la main au panier. » en fait si, il était un peu cela mais ce qui le différenciait des autres c’est que la réciproque était valable. La brune le dévorait des yeux au point que son envie ne fut contagieuse, il n’en pouvait plus de ses pupilles dilatées accrochant les siennes dans un appel auquel il ne saurait bientôt plus résister. Le Texan avait envie de la détester pour le simple fait que sa main dans ses cheveux suffisait à l’embarquer dans un tumultes d’émotions qu’il connaissait bien mais ne contrôlait guère. Cordelia proposait un autre verre, idée séduisante qui n’eut pas de réponses puisque les lèvres de la succube dévoraient déjà les siennes. Ils avaient l’appétit mutuel de deux drogués laissés trop longtemps en manque et si l’esprit de l’ex-junkie avait plus d’une fois menacé de se déconnecter totalement, c’était désormais le cas. Sa main avait abandonné toute pudeur et se posait volontiers sur l’un des seins de la succube alors que son bras droit s’enroulait autour de son dos pour la rapprocher d’avantage de lui. « Je connais une bien meilleure drogue… » soufflait-il dans un très bref instant de répit qui s’offrait à ses lèvres. Et délaissant finalement ses deux prises au profit d’autres sous les deux cuisses de la sorcière, c’est comme si toute fatigue l’avait abandonné lorsqu’il se levait, l’emportant avec lui à travers le couloir qui menait à sa chambre.
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MessageSujet: Re: « turn myself in » ㄨ connor&cordelia   Mer 22 Avr - 5:47


turn myself in

Turn myself in, need your here, want you bad, you should have me in handcuffs. Turn myself in tonight, this is me coming clean with my hands up.

La main chancelante, voire presque hésitante, du mécanicien avait le mérite de la laisser tendrement perplexe, alors qu’elle balayait les deux dextres de ses iris caféinés. Difficile de dire si elle tentait bêtement de les mouvoir de par la force de son esprit, ou si elle ne faisait que contempler ces outils de vice et de luxure qui pouvaient se vanter de l’avoir rendu dingue à plusieurs reprises. Parce que oui, dans les bonnes mains (douce ironie), c’est ce qu’ils étaient ; des outils de vice. « Ne sois pas si timide, BlackPearl. » susurra-t-elle, sa voix menue et sybarite caressant sensuellement l’air et les oreilles de Connor, alors que la sorcière, en succube qu’elle était et resterait, s’exerçait déjà à défaire les boutons de la chemise de son partenaire. Lentement, faisant durer la chose – pour ne pas dire le suspens. Après tout, quel suspens pouvait-il bien avoir? Il savait ce qui l’attendait. Elle le savait aussi. C’était un accord mutuel entre eux, coi et implicite, honoré depuis les premiers moments, il y a de ça déjà quelques années. « Ne m’oblige pas à passer de la théorie à la pratique. » lui souffla-t-il dans un murmure sensuel qui la fit frémir. Il jouait avec ses nerfs, comme toujours. Gardant son calme et son tempérament, aussi difficile cela pouvait-il être, elle rétorqua assez rapidement. « Je vais commencer à croire que tu as un cœur en guimauve ou bien que tu t’attendris en ma présence... » La garce se moqua brièvement de lui en affichant une moue innocente qui puait davantage le sarcasme et la raillerie – une moue à laquelle le mécanicien ne serait plus que familier.

Cordelia avait beau se moquer de lui, c’était bien elle de qui on pouvait se moquer présentement. Pathétique et puérile, pendue aux lèvres d’un abruti aussi misérable que Connor. Oh, comme elle avait tombée bas…Mais elle en mourrait d’envie. L’envie n’étant que le garagiste en personne, bien entendu. Ou le dévorer – peut-être était-ce ça « l’envie » qui lui déraillait le système. Mais quelle importance? Comme il a été évoqué, la conclusion de cette insignifiante péripétie avait été tracée depuis le début et ce n’était plus qu’une question de maigres et modiques secondes avant qu’ils ne retombent dans leurs travers bien familiers. « Certainement pas. Ça te ferait bien trop plaisir Hopkins. » Elle l’observa secouer la tête de son petit air amusé subtil qui jonchait souvent son visage. Il n’avait pas tout à fait raison et elle n’irait pas jusqu’à dire cela, mais disons que l’idée qu’il ne soit pas aussi indifférent ne laissait pas aussi indifférente elle, pour ne dire que ça.  « Je ne suis pas de ceux qui se répandent à tes pieds dès que tu bats des cils, ose un baiser ou leur met la main au panier. » Un gloussement s’extirpa furtivement de ses lippes rosées dans un bref instant, avant qu’elle ne lève le sourcil dans le but banal de questionner la crédibilité de tels propos corrompus. « S’il te plait, épargne-moi tes sempiternelles et fastidieuses foutaises. Tu serais le premier à te jeter et tu pousserais tous les autres, par la même occasion. » Elle se rapprocha de lui, ses lèvres effleurant les siennes dans une sensualité fougueuse, mais maîtrisée – plus provocatrice que jamais. « Les mensonges sortent bien mieux de ma bouche que de la tienne….chaton. » Le sobriquet ridicule qui ressortait des abysses pour railler de nouveau son mécanicien préféré. Ils avaient définitivement retrouvé leur travers, c’était le cas de le dire.

Sur le sujet, leurs regards en disaient long. À vrai dire, leurs regards n’avaient à priori qu’un mot à dire ; sexe. C’était ce qui les tenait en haleine présentement, alors qu’ils s’entêtaient tous les deux à délayer le moment décisif de façon orgueilleuse. Pouvait-on leur en vouloir après les derniers discours qu’ils avaient daigné s’échanger? Ces discours qui eût toujours été non-avoués et qu’ils avaient, peut-être malencontreusement – elle-même ne savait pas, semi-avoué quelques minutes plus tôt. C’est encore qu’une question du premier qui céderait à cette attirance à laquelle ils savaient pourtant tous les deux qu’aucun des deux ne pouvait résister de toute manière. Une lutte futile, presque puérile même puisqu’ils connaissaient tous les deux la fin de cette chanson, mais s’entêtaient absolument à vouloir réciter tous les vers de celle-ci, sans n’en sauter aucun. De sombres idiots.  
Provocatrice, mais surtout, incapable de lui résister plus longtemps, la brunette lui proposa un autre verre de Bourbon, « Un autre verre, ou? … », même si elle avait en tête des propositions bien différentes – propositions qu’elle rendit apparentes et claires lorsqu’elle écrasa ses lippes contre la bouche du Texan, ne perdant pas l’occasion de lui mordre les lèvres comme si c’était la seule vengeance qu’elle aurait sur lui. La main droite de Connor se faufilant sans pudeur contre sa poitrine, sa voisine dans son dos pour la rapprocher de lui, la pauvre sorcière brûlait de plaisir. Ce n’est que lorsque le blondinet accorda un moment de répit à leurs échanges qu’elle se sentit reprendre ses esprits. « Je connais une bien meilleure drogue… » Les mots, subtils peut-être, mais lourds de sens – figuré à tout le moins, eûrent le mérite d’extirper à la sorcière un assez long gémissement de satisfaction, alors qu’elle conclut enfin d’un air espiègle. « Considère-moi intéressée, BlackPearl… » C’était en, quelque sorte, son accord qu’elle lui octroyait juste là.

Pas moins d’une seconde après ces belles paroles, Connor souleva la sorcière en positionnant ses deux dextres imposantes sous les fines cuisses de la brunette, l’emportant à travers le couloir qui menait à sa chambre, et plus précisément son lit dont la succube connaissait que trop bien les recoins à présent.
Caressant la chevelure du blondinet avec plus de fougue qu’elle ne l’aurait voulu laisser paraître, Cordelia en profitait également pour succomber à la tentation que représentait les lippes pulpeuses du Texan. Et Dieu sait que ce n’était que le début et que ce qui suivrait avait un attrait encore plus luxurieux. Elle fut la première à perdre ses accoutrements. Elle n’en portait pas beaucoup de base, ce n’était pas surprenant – encore moins avec Connor en face. De son côté, elle ne tarda pas à faire tomber ceux du garagiste, contemplant sans vergogne les traits du jeune homme qui avait le mérite de la faire fantasmer plus qu’elle ne le souhaitait. Et aussitôt, ils retombèrent dans leurs travers coutumiers et particulièrement intimes. Rien de surprenant. La fin de cette histoire avait été tracée depuis le début, depuis qu’elle avait entrevu du cadre de la porte quelques minutes plus tôt. Ce désir qui incendiait ses entrailles, l’appel de la chair l’ensorcelant plus que jamais alors qu’ils se joignaient à nouveau dans une valse sybarite. Leurs corps imberbes et embrasés collés l’un à l’autre, incapables de se défaire de l’autre…Le voulaient-ils seulement? La sorcière peinait à imaginer meilleur refuge que dans cette étreinte avec le Texan – son éternelle satisfaction et escapade...

[Topic fini]

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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