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 « bones » ㄨ bastien&cordelia

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MessageSujet: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Lun 9 Mar - 2:40


bones

Dig up her bones but leave the soul alone. Boy with a broken soul. Heart with a gaping hole. Dark twisted fantasy turned to reality. Kissing death and losing my breath

Il était là. Sa victime du jour. Littéralement. Après tout, ces jours-ci, c’est l’impression qui hantait ses réflexions. Chaque jour, c’était une nouvelle victime. Sa liste en était devenue trop longue, elle perdait le fil. Les noms et les visages lui paraissaient de plus en plus flous, mais surtout, sans intérêts. Le seul qui se distinguait en ce jour était Bastien, parce que c’était son jour à lui.
Son corps, élancé et svelte, pas forcément filiforme ou maigre pour autant, était allongé au sol, humblement illuminé par les quelques faisceaux étincelants de cet astre qui rutilait vigoureusement dans le ciel à ces heures d’aurore. Mort. Voilà ce à quoi il ressemblait. Un mort. Une dépouille esseulée sur le parquet. Un macchabée somnolant dans les bras de Thanatos. Un vulgaire cadavre qu’on avait oublié derrière après la guerre. Une œillade succincte et discrète lui suffit pour constater que le teint concordait avec une perfection presque morbide. Blafard, laiteux, ivoirin…Blanc. Ou peut-être n’était-ce que cette longue chevelure ébène, par contraste, qui donnait cette vile impression – une tromperie frivole parmi tant d’autres, insignifiante, mais percutante. Le tout était ironique en quelque sorte, puisque par contraste également, la succube se tenait à quelques pas de la carcasse, de son côté, dressée et droite, mais surtout vivante. L’esprit vif, peut-être même davantage endiablé, détonnait également avec celui du cadavre. Elle, bordée constamment par la haine et le mépris, lui, par une générosité niaise et crédule. Lui, pacifique, alors qu’elle, était armée pour la guerre – guerre, d'ailleurs, qu’il perdrait lamentablement.
Son teint halé, dans l’ombre plénière dans laquelle elle valsait, loin de la lumière qui drapait le mort, se fondait pratiquement avec la couleur terreuse de sa crinière. Ces iris caféinés, n’en parlons même pas, c’eût à peine si on pouvait les contempler là où elle se trouvait, loin des regards indiscrets, loin de ce ciel azuré.
 
Mais elle n’était pas là pour être admirée. Oh, douce ironie une fois de plus. Elle en avait décidée autrement. Ses illusions harpant la scène, le mort était plongé dans un monde où elle n’était pas là. Un monde dans lequel il était seul – une familiarité, en somme, qui ne lui ferait voir que du feu au manège de la sorcière. Un monde dans lequel l’accablante mélodie des claquements de talons de la démone n’était que l’orchestre des volatiles qui jouaient de leur instrument aux extrémités de l’appartement et dans le reste de la Nouvelle-Orléans. Sa respiration, la fine brise du matin. Son parfum, de coutume à la fois sucré et épicé, seulement l’odeur banale des bouquins qui formaient une piètre et infime partie du bordel dans laquelle se retrouvait la pièce.
Immobile, quelque peu transie par ce contraste – pourtant sans aucune signifiance – et l’intérêt particulier qu’elle y portait, elle en omettait presque pourquoi cet appartement désordonné du French Quarter s’était retrouvé gracié, c’est le moins qu’on puisse dire, de sa présence. Étrangement, ses idées se remettaient doucement en place alors que ses longues jambes félines flânaient dans cette désinvolture singulière et propre à la succube et trottinaient jusqu’aux pieds de la dépouille. Même de près, il lui paraissait inerte. Dépourvu de tout et de rien. À la fois, banal et intéressant. Mais de son côté, elle était ardente et accablé d’un grand sentiment de faire régner violence contre la carcasse du jeune homme.
 
Ce fût donc très succinct. Ses illusions décampèrent. Ses fourberies qui avaient jusque là bercé et leurré les sens de Bastien s’envolèrent par la fenêtre au moment même où la démone, dans toute sa délicatesse chimérique, lui assailli le semblant d’une gifle, perpétrée à l’occasion par son pied. « Ouvre les yeux, cupcake. » Sa voix fluette et douce était celle à laquelle il était familier. Celle avec laquelle elle l’avait berné. Celle qui l’avait enchanté suffisamment pour l’hébéter et faire de lui un plus grand abruti qu’il ne l’était déjà. Une voix qui disparaîtrait aussitôt que la sorcière reprendrait ses vraies couleurs.
Un rictus s’empara sournoisement de ses lippes rosées lorsqu’elle cru apercevoir le semblant d’une réponse. Mort, était-il seulement en apparence donc. Dieu merci. Elle n’y aurait trouvé aucun plaisir, autrement. « Et moi qui te croyais, si naïvement à priori…mort? Tu m’en vois ravie du contraire. » Elle gloussa. Sa mort ne saurait tarder si les choses n’allaient pas comme elle le voulait, elle. Attrapant son col, elle le souleva. Ironique, une fois de plus, lorsqu’elle eût l’impression de soulever un poids mort. Avec toute la bonté qu’elle ne possédait pas, elle l’envoyait valsé, l’os occipital claquant contre le mur. Le visage qui en disait long sur sa venue dans les appartements mêmes du voleur, elle se sentit carrément contrainte de rendre la chose plus évidente pour l’abruti devant elle. « Le fric, Bastien. Le fric. » Mort de bêtise, peut-être.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Mar 10 Mar - 23:22

Ça ne s’arrêtera jamais. Sa joue roule contre la porcelaine, ses doigts se crispent encore sur son thorax désaxé. Le mal grimpe toujours, de l’estomac à la gorge. Dans quelques instants, il atteindra les bronches, transformera l’oxygène en acide. Son souffle panique, captif. Il se secoue, mouvement latéral incertain, vain pour arrêter l’acheminement. Mais c’est toujours là. Au fond de ses entrailles, les graines ont adhéré. Nourrie dans la chair et dans le sang, cette maladie létale se renforce de jour en jour, racines grossièrement imposantes, branchages multiples qui se font de plus en plus aventureux.  A chaque aube, une tige s’impose quelque part, en lui. Il lui reste si peu d’espace à l’intérieur qu’il a l’impression d’être devenu le clandestin de cet être parasité. Pourtant, son organisme rejette l’intrus voracement. Il lutte bien trop, bien plus que son esprit démantelé. Confinée dans des régions reculées, sa conscience agonise, elle abjure ces autres avec qui elle cohabite encore péniblement. Tout ce qui compose ce corps décharné. A commencer par ce cœur qui s’acharne toujours, ravageant l’apathie de nouvelles secousses quand la crise suivante lui obstrue les poumons. La tête en avant, il crache une nouvelle fois sa bile pour conjurer l’asphyxie. Épuisé par sa succession de vomissement, il se laisse mollement retomber contre le carrelage. La fraicheur du sol accueille ses larmes, pressées de déserter ses joues arides où elles finiront par se dissiper. La sueur se mêle au cocktail poisseux et forme une auréole inquiétante sous sa pommette écrasée. Il a froid, il a chaud. Il ne sait plus qui de l’infection ou de la personne provoquent l’un et l’autre. Il ne cherche pas à comprendre. Il abandonne de toute façon. Lassé, il attend que Morphée daigne le libérer quelques heures. Les minutes s’engrangent pourtant et dispensent à sa  migraine latente  les droits de règne. La douleur perce son crâne alors que les dalles glacées pulsent contre sa tempe, le privant d’un simulacre d’amnésie.

Le voleur se redresse, titube, se traîne jusqu’au salon. La nuit s’évapore dehors, elle est aspirée par le dedans. Le vide implacable se cogne aux murs, se dresse entre lui et l’espace. Il s’effondre inévitablement, rampe vers le centre de la pièce pour se blottir au creux de la tourmente. Là où tout s’est arrêté. Le centre du drame, le centre de sa vie. Sa paume glisse contre le parquet, ses paupières coulissent d’un même mouvement. Au bout de ses doigts, il y a sa chevelure. Autrefois si blonde, si solaire, absolue. Elle est encore là, elle s’attarde dans chaque inspiration qu’il prend, dans la lumière qui s’évanouit à l’orée de son malheur. A cet endroit, le bois s’est abreuvé de son hémoglobine. C’est ici qu’elle vibre encore, c’est ici qu’il doit la pleurer encore et encore, c’est ici qu’elle entend, qu'elle l'attend.  C’est ici qu’il peut se rappeler sans faillir, qu’il peut souffrir sans se défiler, qu’il peut cesser de croire que la Terre s’agite toujours alors que son propre monde s'est écroulé. Son sanctuaire. Il ramène péniblement ses genoux contre sa poitrine fragmentée et se balance jusqu’à flotter entre ici et là. Les souvenirs corrompent l’esquisse de quiétude, l’angoisse disloque ses membres. Il resserre ses bras autour de son enveloppe frémissante et se met à lui parler en pensée pour combler le silence. Syllabes coupées dans leur envol, paroles avortées, insensées, démentes. La gifle transcende ses rêveries cauchemardesques, il étouffe un gémissement, convaincu que la rouquine le torture depuis ses enfers. Une mélodie craquelle ses hallucinations. L’identification hasardeuse se morcelle dans sa confusion perpétuelle, il lâche la lucidité avant même d’atteindre la fin du raisonnement.  

Mais elle le rattrape encore, cette mélopée dérangeante, ralliée très vite par des mains qui le bousculent. Tiré de son nid, arraché à son cocon, à la chaleur fictive d’un corps absent, l’éveil est brutal. Son corps rencontre la paroi dans une incompréhension totale. La souffrance physique supplante durant de longues minutes la plaie mentale, du répit qui lui brûle le crâne. Est-ce son châtiment ? Est-ce qu’on serait enfin venu le punir pour son crime ? Le français chasse l’aurore en gardant ses yeux à demi-fermés, il se refuse à l’abondance d’éclat mais avale littéralement les lancements crâniens pour négliger ses lancements aortiques. Il dérive mais elle insiste. L’interpellant, usant de son prénom pour capter son attention défaillante. Il ne met plus de couleurs, de contours sur les termes qu’on lui impose. Tout lui semble incohérent. L’existence pour commencer. Son regard vacille de l’étrangère à la porte sans savoir où se poser, les doigts se portant déjà sur le spectre de son hématome. Il s’entend à peine répéter « Quel fric ? » Son ténor rocailleux fracasse les ombres, distend les relents de fatigue et il succombe à l’aphasie une fois encore. Ses mains cherchent déjà sa parcelle de sol, son seul refuge. En être privé ranime son instinct bestial anesthésié depuis le décès de sa créatrice. Le corbeau ouvre l’œil pour toiser la cause du vacarme. C’est cet animal blessé qui rugit, broyant l’indolence de l’humain. « Qu'est-ce que tu me veux ? » Un soupire s’échappe alors que la lassitude roule sur ses traits livides. La cause, la conséquence, le jour, l’année, l’heure, rien n’est important. Pas même la nature de cette intrusion. Pas même la personne qui s’octroie tous ces droits. Il n’y a plus de sens, pourquoi continuer à en chercher ?

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Dernière édition par Bastien Shepard le Mar 17 Mar - 0:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Ven 13 Mar - 23:51


bones

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Lassitude s’extirpa de sa bouche, fugitive  et éphémère, s’estompant dédaigneusement dans un silence plénier, après avoir été brusquement fracassée par la bassesse et le grotesque de ce ténor solennel dont les graves lui apostrophaient les pires couplets et mélodies de son passé, des réminiscences plus fastidieuses que douloureuses à vrai dire. « Quel fric ? » Sa sottise lui en interpellait plus d’un, elle également – souvenirs toujours aussi accablants, d’ailleurs. Les noms et visages ne lui revenaient pas pour la plupart d’entre eux, mais la démone parvenait à se rappeler avec une commodité fortuite de leur sombre imbécilité. Tous d’infâmes abrutis. Sans exception. Et le pitre devant elle n'en était définitivement pas une.
L’idée même que c’était la violence, dont elle avait été aux commandes, qui serait derrière cette défaillance flagrante de lucidité et perspicacité ne lui paraissait même pas être une éventuelle explication plausible. D’autant plus que le caprice de récidiver cette brutalité sur cette gueule ahurie la démangeait importunément, mais la succube savait pertinemment qu’elle n’obtiendrait pas les réponses qu’elle espérait lui retirer si elle profanait de violence son larynx, par exemple, ou son crâne – même si c’était chose faite, à priori.
Démangée, elle mordillait l’intérieur de sa joue, passant ensuite sa langue rose sur les lippes, humidifiant ces dernières, faisant luire le rose de ses lèvres alors que celles-ci s’étiraient dans l’ébauche d’un rictus animé par ce qui semblait être de la malice. Ce n’était qu’une fourberie sans saveur, à vrai dire.  Car, en réalité, elle n’escamotait que cet agacement qui l’indisposait et lui rongeait les muscles, la peau, l’être. Mais elle avait toujours été douée et les illusions n’avaient jamais eu de secrets pour elle. Bastien n'avait pas le gabarit pour arriver à la faire défaillir, il ne l'avait jamais eu.

Mauvaises herbes qu’elle avait arraché du sol puis jeter derrière son épaule, ses orbes caféinés vacillait entre ces, elle l’admettait sans difficulté, magnifiques lapis lazullis et ce sol terreux duquel elle les avait abdiqué, déterré, quelques secondes plus tôt. Il aurait fallu être de la même bêtise que l’hébété devant elle pour ne pas se rendre compte que quelque chose sur ce parquet semblait attirer l’attention du Français, attention qu’elle réquisitionnait capricieusement présentement et que décidément il ne lui octroyait pas. « Qu’est-ce que tu me veux? » Grossier. Elle grinça des dents, avant de se complaire à l’idée qu’elle était face à un grotesque clown, un public auquel la Nouvelle-Orléans l’avait, ceci dit, accoutumée depuis belle lurette et qu'elle n'y pouvait rien, si ce n'est peut-être leur apprendre une douce leçon.
N’était-ce pas évident, ce qu’elle voulait? Ne lui avait-elle pas dis, si ce n’est quelques secondes plus tôt? La véritable question, c’était... Que voulait-il, lui? Suivant toujours ce regard lascif et anémique qui semblait fixer une vulgaire parcelle de bois, terre à laquelle elle l’avait arrachée précédemment, Cordelia demeurait perplexe, mais dans une affabilité qui n’en était pas vraiment une, elle exauça ce vœu non-dit en l’envoyant valser à nouveau dans son nid de bois lisse. « Rien que ton bien, Bastien. » Elle gloussa au son de la rime, importune et intruse, mais titulaire d’une douce hilarité. Ou peut-être ce gloussement n’était que l’écho de son sarcasme. Elle-même n’aurait su dire. Penchant la tête, sa longue crinière terreuse déversa contre ses épaules, une grâce qui faisait contraste avec cette grimace qui longeait sur ses traits. « Et mon fric, en autre. » Elle entretint un long gémissement avant de poursuivre. « Surtout mon fric, à vrai dire. » Ses dents blanches apparurent brièvement dans une hypocrisie qui lui était bien familière, avant qu’une fresque froide et acariâtre ne règne de nouveau sur le visage de la sorcière. « Que j’ai amplement mérité, si je peux me permettre tant d’insolence. » Bien entendu qu’elle le pouvait. « J’ai été exceptionnellement sage cette année…et exceptionnellement fauchée, parallèlement. Alors… » Un pouffement s’arracha de sa bouche sensuelle, alors qu’elle effleurait nonchalamment les meubles du Robin des Bois du doigt, rapidement dégoûtée par la poussière qui côtoyait ces derniers, encourageant le dédain à s’édifier sur son visage. Or, comme toute autre émotion, la succube était d’une expertise particulière pour la faire disparaître en l’instant d’une pauvre seconde, chose qu'elle fit. « Honnêtement, c’est toi qui vois, Bastien. En tout état de cause, l’un de tes reins fera nettement l’affaire. » Urgh, les fins de mois. N’étaient-elles pas toujours si difficile à arrondir? Il fallait parfois passer par les grands moyens, ou ceux du bord occasionnellement ; le marché noir était l'un d'entre eux, le trafic d'organes un autre. Dans tous les cas, proscrite d’une quelconque conscience, Cordelia ne discernait pas réellement d’obstacles entre elle et le pognon qu'elle réclamait capricieusement. Pas même la bêtise ou l’entêtement du Français allait y changer quoique ce soit.

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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Mar 17 Mar - 0:11

Elle traîne, sa robe rouge sur le plancher froid. L'incandescence sur l'horizon glacé, une hallucination parmi d'autre. Échappée d'un conte de fée, lèvres écarlates et teint opalin. Souveraine d'un royaume déchu, héritière d'une dynastie brisée, elle est une tragédie affublée de magie et de désastre. Son titre roule encore ici comme un rituel inébranlable. Pentacle dessiné par le sang à même le parquet, offrande aux dieux impies, sacrifice vain qui trace les limites d'un concept et l'enchevêtre aussitôt avec un autre. Qui de l'assassin, qui de la victime ? Ces questions s'échappent encore et encore des interstices, des couleuvres qui lui piquent la gorge et infectent ses yeux. Des interrogations qui n'en sont pas. La douleur s'allonge de toute manière et la culpabilité s'élance à chaque inspiration, défaisant les soupires, amorçant les cris. Un millier d'hurlements pour une seule boîte crânienne. Une armée contre un seul homme. Personne ne s'attend à ce qu'il remporte cette bataille. Il ne la mène pas d'ailleurs. La guerre est déjà terminée pour celui qui survit entre l'écho de mots déjà morts et l'absence assourdissante. Il ne reste que les champs de bataille déserts, le goût de ferraille contre la langue et le silence qui accueille les regards vides, disperse les victorieux pour ne garder que les corps en décomposition. La dissection que le temps observe, est un travail de longue haleine, méticuleux, une torture menée sur ces carcasses abandonnées. Elle dévoile sans pudeur l'intérieur d'êtres voués à la chute. Chair putride, amas sanguinolents, enveloppes vide de sens. Spectacle qui achemine la bile, ramène au sol les idéalistes. La beauté est un artifice qui s'use sur la vérité. Les vertus qu'on assigne à la splendeur se consument souvent en un seul et unique drame. L'insouciance se prend les pieds dans la réalité d'une existence que l'on n'a jamais choisi. L'on découvre alors que l'optimisme n'est qu'un déni gratuit avec des frais postposés à l'énième utilisation. Chaque chose possède sa date buttoir. Surtout la naïveté, surtout le bonheur et avant tout l'amour, le moteur, la cause et le but.

Ce constat le retient mille lieux sous terre. Enfoui sous les décombres de ses convictions, comment peut-il accorder son attention à ce présent qui a tout à envier au passé ? La sorcière s'acharne cependant quand cette distance l’insurge. Il coulisse à nouveau vers l'étoile de son système, rattrapé par sa gravité et se roule en boule contre un cœur qui bat quelque part entre ailleurs et avant. Ses paupières se renferment alors que la musique dissonante ébrèche ces brèves retrouvailles. Le bien et le mal n'existent plus dans ce monde où l'évolution ne mène qu'à la perte. Elle doit le savoir. Alors il se tait encore, pour tendre l'oreille à ce qui n'est plus. Il attend le coma mais se butte à l'avidité de l'intruse une fois de plus, une fois de trop. Des gloussements inappropriés pour un cimetière. Des sons déplacés qui chatouillent ses tympans, dérangent les fantômes. Il ouvre brusquement les yeux et contre l'afflux mémoriel, les parallèles addictifs entre celle-ci et celle-là. Bastien se concentre pour rejeter la fragrance sucrée qui accompagne l'insolente, avale ce maudit oxygène par la bouche pour conserver le chaotique arôme de son amante intact dans ses bronches. Sa présence évidente, entêtante dissout ses remparts léthargiques et rappelle l'oiseau, la seule autorité compétente dans le deuil. Ce qu'il reste d'elle et tout ce qu'il reste dès lors de lui. Le corbeau émiette les ombres que la peine tisse sur ses rétines et embrasse son acuité pour plus de ravage. Il déteste ce qu'il voit. Cette voyeuse qui épie le malheur pour en récolter le profit qu'elle pense justifié. Elle qui se tient à la place des souvenirs, revendiquant une place qui n'a jamais été vacante. Les actes antérieurs du français palissent davantage sous cette lumière aveuglante. Aucune gloire à retirer, aucune satisfaction à pourvoir. La nature humaine est sale, imparfaite et affreusement ingrate.

Il enroule un bras autour de son estomac quand il se redresse cherchant à soutenir cet organe qui se retourne toujours plus, qui tente presque de combler le vide dans sa poitrine en se soulevant jusqu'à toucher l'aorte. La nausée dilue ce seul acte de présence. Il s'obstine au mutisme, le temps de maîtriser ses crises stomacales. La lividité lui accorde de nouvelles nuances alors que sa cavité buccale broie la pâte qui lie hargneusement ses quenottes les unes aux autres. « Il n'y a plus rien. » Les syllabes hachées se heurtent aux évidences. Il se recroqueville. Expulser sa voix, c'est accepter de témoigner encore de la vie alors qu'il se la refuse ardemment. Il doit en finir pourtant. « Il ne reste que ça. » Et ça, ce ne sont plus que des désillusions et un cauchemar aux extensions méconnues, redoutées. La pupille rétractée, le dégoût en floraison, il crache subitement des ordres en prétendant savoir ce qu'il fait mais en étant toujours l'étranger de cet organisme fracturé. « Prends ce qui te chante et va-t-en. » Des intonations qu'il vole à une autre pour la faire durer dans cette dimension encombrée par l'espace qu'elle a libéré. Sa seule aptitude, c'est bien celle-là. Dérober aux autres, leurs biens, leur valeur, leur temps. Et même leur vie. Le monstre se laisse choir, il capture le volatile et se redonne entier au désespoir. Ses doigts grattent les lattes frénétiquement, compulsivement pour permettre à l'hémoglobine sec et visuellement défaillant de séjourner sous la pointe de ses ongles. Ramener le crime au criminel. Ramener la proie au prédateur. Ramener la belle à la bête. S'accrocher à ce qui n'est plus, ce qui n'a sans doute jamais été. Une explosion, un incendie. Un accident. Ce qu'il a un jour pris pour le commencement, s'est révélé dans le trépas. Il a dû la confondre avec l'aube quand le ciel s'est enflammé. Mais cette météorite n'a pu masquer indéfiniment les constellations, elle a fini par s'écraser et a banni chaque cycle jusqu'au crépuscule. La nuit sera éternelle, opaque et glaciale. Dans l'air, on peut encore percevoir le souffre et les éclats. Personne ne peut pourtant nier la magnificence de l'embrasement. Pas quand il écrase inlassablement cet homme. Il faut avoir été ébloui jusqu'à la brûlure pour atteindre cet étage. Celui auquel on échappe rarement et d'où on ne revient jamais tout à fait.

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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Lun 23 Mar - 4:32


bones

Dig up her bones but leave the soul alone. Boy with a broken soul. Heart with a gaping hole. Dark twisted fantasy turned to reality. Kissing death and losing my breath

Ces yeux roulèrent, dans une lenteur pénible, toute aussi pénible que le pauvre pitre qui se tenait devant ses orbes caféinés. Pas même cette nappe céleste qui logeait dans son regard, et qu’elle estimait tant malgré elle, ne saurait le sauver du cruel jugement de la sorcière. Ni de son pathétisme et de sa misère éternelle, d’ailleurs.
Et le voilà préoccupé de maux, dont elle ne connaissait d’ailleurs aucunement les raisons et pour lesquels elle ne saurait accorder l’once d’un intérêt. Prétentieux. Il avait à faire face à des ennuis tellement plus importants… Comme le fait qu’il ne ressemblait à absolument rien, déjà. À la fois mort et vivant. Un fantôme qui erre dans les limbes, incapable de passer à autre chose. Sa défunte âme, éternellement coincée entre les mondes. Son corps vivant, contraint à être harponné à ce monde qui n’a plus rien pour lui, avec seulement son sempiternel désarroi pour daigner tenir compagnie à son immuable solitude. Pathétique. Puis, elle, surtout. Il avait affaire avec elle. S’il était coincé entre deux mondes, elle se ferait un malin plaisir de l’envoyer brûler dans l’un d’entre eux. Mais pas avant d’avoir arraché au voleur ce qu’elle était venu lui marauder. Outre sa dignité, entendait-elle, bien entendu.

« Il n'y a plus rien. » L’évidence des mots du jeune homme la déroutait, délogeant la perfection de son visage pour y laisser une grimace qui exprimait bien ce qu’elle pensait des bas discours du Français, alors que ses yeux dans lesquels luisait le dédain épiaient les environs autour d’elle. Le ténor du voleur fracassa de nouveau les silences, faisant siffler les oreilles de la succube, cette dernière hésitant encore à faire chanter sa voix fluette et sensuelle dans la pièce pour chasser cette masculinité d’entre ces quatre murs. « Il ne reste que ça. » Que ça? C’en était presque arrogant, ça aussi. Que restait-il exactement? L’amer arrière-goût de sa misère? Les ravages de sa déplorable vie? À quoi faisait-il réellement allusion? Son appartement ressemblait à l’après-guerre. Quant à lui, c’est peine s’il ressemblait à quoique ce soit de reconnaissable. Un cadavre, tout au mieux. Ça serait le cas très prochainement de toute manière.

Alors quel était ce « ça » qu’il clamait sans vergogne? Les infamies du pitre sonnant dans ses oreilles, la démone ne pût s’empêcher de caresser l’air de salle d’un gloussement qui en disait long sur ce qu’elle pensait des quelques mots qu’il avait consenti lui révéler. « Prends ce qui te chante et va-t-en. » Collant ses deux lippes l’une contre l’autre, comme si elles ne pouvaient vivre séparées, elle endigua ce silence un long moment, tentant vainement de taire le rire qui naissait dans le creux de sa gorge, transcendant la barrière de ses lèvres malgré elle, pour décéder entre les quatre murs de la pièce. « Et qu’y-a-t-il, exactement, à prendre ici? » persifla-t-elle, tendrement railleuse, l’un de ses sourcils arquant pour donner la saveur. « De la poussière? » Trois de ses doigts passèrent contre l’un des meubles qui disposaient la pièce, se drapant dans cette dite poussière, avant de ne s'écraser sur les lèvres du Français. « Ça a autant de valeur que ta pitoyable vie. » pesta-elle méprisante et arrogante, éternellement fidèle à elle-même, avant d’apporter sa main contre sa joue, autant dans la tentative d’une immense claque que celle de le réveiller de cet état de somme duquel il semblait être le prisonnier.

Et force était de constater que quelque chose ne tournait pas rond. Il aurait fallu être aussi stupide que lui pour ne pas le remarquer. Cordelia manquait peut-être de conscience, voire même d’un cœur tout simplement, mais même elle savait reconnaître la tristesse et le désespoir lorsqu’elle les voyait valser sous son nez. Mais la triste réalité, c’est que Bastien n’avait aucun intérêt à ses yeux, si ce n’est un intérêt financier, au mieux. Son désespoir ne l’intéressait pas ; c’est à peine si sa curiosité était piquée. En revanche, une question la hantait. Arriverait-elle à obtenir de lui quoique ce soit tant et aussi longtemps qu’il serait dans cet état, dans ce semblant de somnolence?
Hmph, l'enfoiré. Pas même encore mort qu’il agissait déjà comme tel. Puéril. Réquisitionnant son attention une dernière fois, la sorcière commença à pilier les lieux sans réelle considération pour la valeur des choses qui l’entouraient. « Allons, Bastien. » Brève pause, le temps de balancer un objet derrière son épaule. « Tu as tout l’air de quelqu’un qui n’a pas ni mangé, ni dépensé quoique ce soit, depuis des lustres. Alors pardonnes-moi d’être un peu perplexe lorsque tu me dis qu’il ne reste que « ça »… » Se retournant vers lui, un rictus vicieux s’empara de ses lèvres. « Tu dois bien avoir quelques maigres économies qui traînent quelque part. » Elle arqua un sourcil, comme si elle interrogeait son vis-à-vis avec une certaine affabilité. Ce n’était pas du tout le cas. Chaque seconde qui passait, elle ne faisait qu’exécrer sa misérable personne un peu plus que la précédente.

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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Mer 25 Mar - 15:19

Au Royaume du misérable, les fantômes sont rois. Autel pour le trépas, cérémonie quotidienne pour l’inhumation. Trou creusé à même la terre mais qu’il se refuse à ensevelir. Ce but ultime, cette seule conséquence envisageable. La rejoindre dans cet enfer, se rapprocher du cercueil, embrasser les nervures du bois, atteindre son squelette et étreindre chaque os qui la compose. Tout ce qu’il reste, c’est ça. La charpente de leur passion, dévorée par les entrailles de cette planète, emportée par un cycle tortueux. Il revient en arrière, il s’absente en avant. Il flotte entre les plaies, le point d’entrée et le point de sortie. Du thorax à la colonne vertébrale. Ses fragments s’effilochent près de la brise temporelle. Chaque morceau se disperse dans le vague, s’éloigne de ce qu’il est. Chaque heure le perd davantage, cet homme au regard penché sur les nuages, alimenté par l’utopie. Le ciel écrase son cœur, les rêves empoisonnent ses cauchemars. L’abandon poursuit les derniers filaments du mirage. L’illusion qu’il a construit depuis l’enfance, l’optimisme qu’il a bâti pour ne pas succomber aux travers d’une situation précaire. Tomber avant, tomber maintenant. Finalement pourquoi avoir attendu ? L’adulte blâme le gosse insolent pour s’être agrippé en sursaut à un cordage usé. Il a sauté de branche en branche dès que la défectuosité lui a fait lâcher prise. Mais Abigaëlle... Le prénom se murmure dans les recoins aliénés de sa cervelle atrophiée, il bat dans sa poitrine comme une lame. Oui, Abigaëlle, elle s’est enroulée autour de sa gorge. Il a offert sa nuque pour cette pendaison, il l’a aidée à martyriser son cou, il a créé les nœuds. Son corps se balance encore au bout de la ficelle. Pas encore mort mais plus tout à fait vivant. Cela doit cesser. D’être avec ou sans elle par intermittence. Ses paupières effleurent son spectre. Sa vision insiste sur sa rétine. Ça recommence.

Elle réapparaît. Toujours muette et étrangement radieuse. Elle glisse sur l'air, se moque des distances et des espaces. Invocation réussie, elle comble le tombeau et les hurlements qu'il contient à peine. Mais l'autre trouble encore les réunions convoquées par son esprit malade. Ses rires heurtent le malheur et écorchent la peau brûlée à l'endroit où l'amputation aortique a eu lieu, à la hauteur pile de sa source. Bastien rejette cette prestation tangible, ce monde des vivants, des pauvres et des arrogants qui ne l'intéresse plus du tout. Sa tortionnaire s'en moque ouvertement, son égoïsme éclot, insectes sur végétal. Les feuilles mastiquées par la convoitise, sa peau brillante percée par les pustules de son narcissisme. Depuis quand est-elle rongée par ce mal vicieux ? Cette laideur ne le bouscule plus. Il a enfin appris à discerner les ombres derrière la lumière. Les paroles sont un fait, les gestes sont bien plus. Pour sa vengeance, elle est prête à le tirer des émanations délirantes de sa mémoire, de le traîner au présent. Ses lèvres se couvrent de poussière, sa bouche épouse les cendres de son existence sans se plaindre. D'un même temps, sa joue accueille sa main sans se défiler. Ça ne s'arrête peut-être pas mais ça se justifie dès qu'elle cogne.

La brune coulisse contre les meubles, les défait de leur maigre possession, allant parfois jusqu'aux débris. L'indifférence du propriétaire semble perpétuelle et intacte. Pire, contre ses bronches, une envie vibre et lui ôte l'air. La provocation siffle contre sa langue. Il veut inviter les coups pour sans doute prétendre à l'inconscience, tout aussi sûrement pour se laver dans le sang de ses pêchés. Sa voix grignote l'épaisseur du vide, toujours détériorée par l'acidité de la bile expulsée, toujours dégradée par la perte de son âme. « Il n'y a rien pour toi, ici. Tu peux mettre le feu à tout ce que tu vois si tu veux, ça ne changera rien. » L'incendie. Ses yeux jouent avec le briquet toujours étendu quelque part entre des journaux entassés. Un bûcher adapté pour un assassin. Sa tête roule encore sur le parquet quand les contractions stomacales reprennent. Les doigts sur le ventre, les implantations dévastatrices remuant dans la cage thoracique. « J'ai déjà tout donné. A toi, aux autres. » Vérité qui lui fracture les poumons. Il rampe à moitié vers la table basse pour agripper un centime égaré et le jeter sans délicatesse aux pieds de la mendiante. « Voilà, mes économies. Maintenant, pars. » Ou reste, fracasse-moi. Tue-moi. Peu importe pourvu que cette réalité mesurée cesse de déclencher ses spasmes. Le français soupire contre un bras qu'il replie sur son visage. Ça repart. La nausée déclenche sa sueur, écartèle les blessures jusqu'à l'agonie. Il veut foncer dans un mur, il veut que son crâne explose pour de bon. Il veut que cette peine soit impersonnelle, anonyme pour ne pas être ressentie jusque dans ces débordements. Las de souffrir par les émotions, il enfonce ses ongles à l'endroit où sa dernière cicatrice obstrue l'épiderme. Le dernier coup que sa rouquine lui a porté au bras. Il appuie jusqu'à susciter ces désagréables picotements. Distraction pour le mental, atout pour les succubes.

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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Sam 4 Avr - 1:48


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Son indifférence avait le don d’éreinter la sienne, de la faire fléchir effrontément. Si l’on pouvait encore appeler cela de l’indifférence. Elle ne le répéterait jamais suffisamment, mais c’était tout ce qu’elle distinguait de ces iris ; un mort. Pénible, n'est-ce pas, d’exprimer quoique ce soit lorsqu’on est qu’une carcasse périe? Certes, son corps, bien qu’atone et harassé, n’était pas figé pour autant, sa respiration, bien que silencieuse, pas chimérique, ses yeux céruléens, bien que blasés, étaient tout de même entrouverts. Superficiel. Voilà ce que c’était. Une armure comme une autre, en fonction malgré elle. Mais c’est sous cette armure, sous cette carcasse, sous cette peau éteinte, c’était là que la mort reluisait et clamait effrontément son trône. Insolente peut-être, mais tout de même modeste. Elle connaissait ses limites. Aussi, elle s’était donc arrêtée à l’âme du français, délaissant sa carcasse à ses propres desseins les plus flous. Un véhicule sans son pilote, si l'on veut. Un mode autopilote, en quelque sorte. C’en aurait été triste à voir si la succube eût le semblant d’un cœur. Un luxe qu’elle ne se pouvait plus se permettre depuis des siècles. Chacun ses sacrifices, n’est-ce pas? La mention lui soutira l’ébauche d’un rictus à peine perceptible qu’elle chassa de ses lippes comme la peste.

« Il n'y a rien pour toi, ici. Tu peux mettre le feu à tout ce que tu vois si tu veux, ça ne changera rien. » Passant sa sale langue de vipère contre ses dents blanches comme neige, elle riposta, persiflant sa bile en direction Robin des Bois, s’imaginant d’ores et déjà sa sale gueule fondre sous la vigueur immuable des flammes d'un incendie. « Ça m’évitera d’entendre de telles foutaises une deuxième fois, pour commencer. » Sa tête se bouscula sur le côté, formulant son insolence sans réserve comme coutume. La succube le regarda alors fustiger avec ses démons et ses maux, priant au bon Dieu qui pouvait bien encore l’écouter elle de l’épargner d’un tel somnifère pour les yeux. Un réel supplice. Était-ce donc ça son châtiment pour tous ses pêchés? « J'ai déjà tout donné. A toi, aux autres. » Péniblement, à nouveau, la brunette roula des yeux, ses iris caféinés, plus blasés que jamais, cherchant prestement quelque chose de plus attrayant. C’était tellement prétentieux. ‘Tout donné’. Elle en gloussait, à nouveau – un son auquel le voleur deviendra bien rapidement familier avec elle.

Mais le rire ne lui vint pas aussi aisément lorsqu’elle le contempla ramper à moitié vers la table basse pour agripper un maigre centime, pour ensuite le lui jeter aux pieds. « Voilà, mes économies. Maintenant, pars. » Se mordant l’intérieure dans la joue, crispée par l’attitude du voleur, la sorcière sentait son sang froid l’abandonner plus les secondes passaient. Heureusement pour la prédatrice, ses iris aiguisés captèrent l’attention de poussières d’or jonchant parcimonieusement le chêne foncé et délabré sous ses pieds, ironiquement voisines de la pauvre pièce en cuivre et en acier que le Français lui avait jeté aux pieds quelques secondes plus tôt. Délaissant naturellement le centime au sol comme elle ne daignait jamais toucher tout ce qui n’avait pas de valeur, Cordelia agrippa, en revanche, le bracelet d’or avec une hâte bien singulière aux charognards de son acabit. « Et bien, c’est un bel accessoire pour quelqu’un d’aussi dépourvu de classe que toi. » siffla-t-elle, ses iris caféinés contemplant prestement l’objet entre ses fins doigts beiges.

Mais on ne change pas un voleur, dit-on. Ainsi, la succube l’observait tenter lamentablement de lui dérober de son emprise sa nouvelle possession. Parce que oui, elle était sienne à présent. N’était-ce pas toujours comme ça? Rapide et agile, ses doigts aidèrent le bracelet d’or à fuir les déplorables mains du cadavre devant elle, alors que ses lèvres accordèrent à son vis-à-vis un rictus dont la malice n’était même plus moindrement dissimulée. « Je suis certaine de t’avoir entendu dire il y a à peine une minute que je pouvais prendre tout ce qui me chante. » S’éloignant quelque peu du beau brun pour enfiler l’ornement autour de son poignet, la sorcière laissa un air satisfait s’emparer de ses traits de succube. « Alors, qu’en est-il de ce fameux rein? » persifla-t-elle, sa tête et sa chevelure valsant sur le côté dans une synchronisation bien trop irréprochable, alors que l’une de ses fourberies prenait vie dans l’esprit en ruine de sa victime. C’était tellement facile, peut-être trop facile même. Il n’avait aucune défense, aucune motivation, aucun dessein, aucune fin. Qu’avait-il à gagner à se débattre contre ses illusions? Absolument rien. Et elle l’observait alors, s’imaginer son rein qui, à l’opposé de son acquéreur, se battait. Se battait pour franchir la paroi qu’était la chair du voleur, quêtant sa liberté de ce corps qui était en train de mourir au même titre que sa pauvre âme. De son côté, Cordelia souhaitait, entre les silences qui accompagnaient les expressions du jeune homme, que tout cela ne soit pas qu’une pauvre illusion.

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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Jeu 9 Avr - 21:36

L’attente, c’est une charge d’une densité incertaine. Voleuse d’énergie et de possibilités. C’est avant tout une responsabilité, celle de s’arrêter pour espérer, celle de relâcher le temps pour l’octroyer à de potentielles chimères. Mais n’est-ce pas un signe évident de lâcheté pourtant ? Fuir l’avenir pour se réfugier dans des promesses creuses sans aucune garantie. Pour cette foi indéfectible, il ne peut mobiliser un semblant de force. Sacrer cette conviction revient à penser que le changement peut se produire alors qu’il n’est pas certain de le souhaiter, pas après ce qu'il a fait. L’hypocrisie rallie ses poumons, enfume ses organes jusqu’à la combustion. Sa gorge réclame sa pitance pour distiller le naufrage mais seule sa salive dégringole son œsophage. Misérable écume pour contrer le sinistre que l’acide broie avant qu’il ne retombe dans l’estomac. Sans doute qu’il continue de croire aux mensonges qu’il se murmure dès que la nuit frissonne dans ses entrailles. Sûrement qu’il se loge dans son déni, s’invente toujours une farce au goût acerbe qui s’attarde encore sur le palais, qui prendra fin dès que son auteur arrêtera de s’irriter en jubilation grotesque. Alors elle lui reviendra et il lui pardonnera tout du début à la fin, sans rien omettre. Mais là où l’humain consent à s’extasier devant ses faux-semblants, l’oiseau hurle à la fatalité. Rompu entre ces deux issues, l’apathie survient. La langueur régit les cauchemars, les berce, les porte, les nourrit en son sein. Peu importe. Au fond, c’est l’homme qui obtient la majorité du suffrage. Le corbeau se plie à sa détresse, il ne s’échappe plus de cette enveloppe exigüe et désintéressée. Étouffé dans les abimes comme la faute volontaire du pêché initial. Et si la magie avait finalement eu tort ? Elle a été incompétente cette fois-ci et l'a laissé pour mort, doublement orphelin. Plus d'amante, plus de créatrice. Parce qu’il est encore à elle, d’une façon toujours aussi viscérale et obsessionnelle.

Peu importe ses mots, peu importe son attitude revêche, ses démonstrations d’insensibilité. Elle n’est personne dans cet Univers délabré, elle n’est même pas présente dans sa dimension. Elle s'apparente tout juste à un insecte qui bourdonnerait trop fort près de son oreille et s’acharnerait à s’ébrouer autour de sa carcasse en décomposition. Une de ses mouches que la laideur attirerait inévitablement, de ces bestioles qui dénichent son festin dans la puanteur. Prête à le piller à même le sol, cette femme ne mérite pas qu’il parle ou remue. Mais même dans ce chaos mémoriel, les relents de sa personnalité persistent à embaumer l’air - pas de réelle sollicitude cependant. Chaque gloussement de la sorcière écaille son affliction, son extérieur qui perturbe le chant funéraire et dérange les traditions. Elle porte du rouge en plein milieu du cimetière sans se soucier des tombes et des larmes. Elle pourrait tout autant piétiner chaque parterre de fleurs, cracher sur la pierre et gratter les dorures. Son insolence roule comme le corps du français sur le parquet. Elle écorche la sépulture plus ardemment encore. Son intérêt pique le cœur du changeur quand il est déjà trop tard pour la détourner de ce dessein. La panique l’envoie à ses pieds pour lui arracher ce témoignage mutique mais le bijou coule entre eux et sombre en cascade dans les paumes avides de l’intruse. Essoufflé par cette impulsive envolée, il se replie un peu plus contre les ombres afin de s’abriter sous ses ailes invisibles, le bec pourtant en avant, prêt à picorer les doigts de cette créature rendue létale par les circonstances.

Elle danse dans la pièce, ballet invraisemblable qui amène la pluie inévitablement alors que ses sifflements de contentement ravissent tout ce qu’il peut encore exister dans la stérilité de cet appartement. Il ravale la tristesse, fouille les tréfonds de son être et ordonne à l’animal de s’élancer. Aucun fourmillement pour jaser avec ses vertèbres, aucun craquement pour abjurer ses os. Son ténor seulement qui s’articule en deux lignes sèches. « Retire-ça. Ca ne t’appartient pas. »  L’épiderme de l’effrontée chasse déjà l’arôme mais aussi et surtout, les particules organiques qu’il ne peut voir mais devine pourtant sur chaque plaque d’or. L’animosité bestiale le hisse maladroitement sur ses guiboles, il se cramponne au meuble le plus proche alors que les vertiges réduisent son environnement à un objectif mal réglé. Le point d’intérêt surgit au milieu des flous, il titube vers l’arrivée sans jamais prendre le départ. Ses doigts saisissent rudement le poignet qu’elle lui a brandi. Son squelette fragilisé par la perte semble accuser plus violemment le choc de ce seul contact. « Rends-moi, ça. » Mais son équilibre ne lui permet pas de garder sa prise, ni de maintenir cette position plus longtemps. La gravité amplifie sa dictature sur chacune de ses molécules, il se retient au comptoir après avoir vacillé sur un bon mètre. Ses ongles grignotent le bois, ses intonations mangent et avalent le silence. « Je m’en fiche de ce que tu veux me faire mais ça… C’est hors de question. Enlève-le. Enlève ça tout de suite. » Qu’on lui rende l’éclat, qu’on lui remette chaque tissu qui a pu la composer pour qu’il puisse la vénérer au pied de cet autel ensanglanté. Tant pis s’il doit s’offrir au sacrifice, tant pis s’il doit en subir les entailles, peu importe si sa trachée rencontre une lame. Il n’y a plus que ça à protéger concrètement, ce qu’elle a semé, ce qu’elle a choisi, ce qu’elle a obtenu et porté. C’est ce qu’il reste de ses choix, de ses passages. Le peu de résidu après la rafale stellaire. Tout ce qui a pu contenir le firmament. Tout ce qui l'a qualifié et ce qui la ramène sur Terre. Tout ce qui prouve qu’elle a été. Et qu’elle sera pour celui qui s’attribue ce rôle. Gardien de sa mémoire, de sa survie. Preuve à conviction d’une existence passée qui se doit de rester.

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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Sam 9 Mai - 4:02


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« Retire-ça. Ca ne t’appartient pas. »  L’ironie de ces propos lui arracha le semblant d’un sourire, suffisamment pour que l’on voit ses dents blafardes et moirées, mais pas suffisamment pour le décrire de carnassier, et encore moins de sincère. Seule la raillerie règnait sur ce gosier insolent. « Je suis certaine qu’il ne t’appartient pas plus. Il semblerait qu’on soit dans une impasse, non? »  Un air affligé, rembruni par un chagrin aussi factice que la succube elle-même, torsada la mine de la brunette, alors qu’elle prenait un malin plaisir – peut-être trop, d’ailleurs – à gausser le piètre Français à ses pieds. Dérisoire, comme coutume, il lui faisait presque pitié. Encore aurait-il fallu qu’elle ait l’once d’une conscience pour que cela soit un tant soit peu crédible. Un gloussement se déracina de sa gorge pour châtier l’air de la pièce. Bien entendu que ce n’était pas son bracelet. Cordelia ne pouvait qu’imaginer qu’il appartenait à l’une de ses conquêtes, probablement. Ou bien alors à une entichée – de son accent Français, possiblement. Quoique, Bastien lui paraissait être davantage du genre à se saturer la tête de réflexions plus creuses les unes que les autres sur le concept d’âme-sœur. Peut-être était-ce donc cela, la vérité. Ce n’était que le bracelet de cette dite âme-sœur. Une éphémère souvenance de cette dernière? Oh, certes, elle aurait pu être éternelle si Cordelia n’avait pas mis la main dessus, mais à présent que c’était chose faite, le Français pouvait renoncer à jamais à ce souvenir. Souvenir qu’il tentait toujours piteusement de conserver entre ses doigts essorés et estropié, fébriles également –  mais peut-être pas autant que ses jambes chancelantes. La brunette l’observait alors, sans un intérêt particulier, mais ses iris tout de même rivés vers ses membres flageolants qui tentaient en vain de s’agripper aux meubles les plus proches, mais qui, comme la vie - diront certains, ne voulaient rien de lui. « Rends-moi, ça. »  que son ténor lui exigea, insolent. Blasée par le rabâchage de ce même discours redondant, elle laissa au voleur l’occasion de contempler ses yeux rouler péniblement alors qu’elle reconsidérait l’idée de l’abattre ici et là maintenant pour prévenir à cette nuisance risible. « Je t’ai entendu la première fois. »  Elle l’observa valser une fois de plus dans une danse qui n’avait ni rythme, ni aucun sens. C’était le bouffon qui dansait devant la Reine – et celle-ci n’était pas moindrement divertie par la prestation du robin des bois. « Retire-ça. Rends moi-ça. »  Persifla-t-elle, sa voix tentant péniblement d’emprunter le ténor de son vis-à-vis.

Cordelia le trouvait risible –  tellement risible. Et son discours, aussi succinct et railleur eut-il été, se révéla être prophétie des évènements à venir – ou plus précisément des mots de Bastien qui franchiraient insolemment la paroi de ses lèvres rêches, pâles et crispées dans une contorsion qui paraissait douloureuse. « Je m’en fiche de ce que tu veux me faire mais ça… C’est hors de question. Enlève-le. Enlève ça tout de suite. »  Le soupir qui fustigea dans l’air poussiéreux de la pièce était probablement suffisant pour donner la couleur. Retirant le bracelet dans une nonchalance qui lui était bien particulière, la succube haussa par la suite les épaules d’une désinvolture similaire, avant de laisser résonner le son fluet de sa voix. « Comme tu veux. »  Fixant les yeux azurés de son interlocuteur, la sorcière débuta son manège habituel : l’illusion. Ce bracelet qui importait tant disparu alors aux yeux du Français. Une illusion bouleversante, espérait la sorcière, alors que de son côté, elle rangeait ce bracelet dans sa poche – à l’abri du regard du charlatan, dupé par l’image de cette liasse d’or qui tombait en poussière, ne laissant plus une seule trace de ce qui appartenait précédemment à cette âme-sœur. « Satisfait? »  dit-elle, l’étant elle-même. L’esquisse d’un rictus s’immisça sur son visage, mais son alacrité ne fût pas de longue durée. En effet, ce petit jeu n’était pas aussi divertissant qu’il ne paraissait à priori et la brunette avait l’habitude de rapidement céder à l’ennui. De ce fait, il lui fallut trouver source de divertissement rapidement. Prédatrice, elle s’approcha du gibier à ses pieds, défaisant son emprise sur le comptoir pour qu’il perde ce fragile équilibre qu’il venait à peine de regagner avant d’enfoncer son pied dans le portrait de sa victime. « Ma patience a ses limites, Sheppy. Ma pugnacité, quant à elle, pas vraiment… »  Grogna-t-elle, tendrement irritée par cette situation bouffonesque. Elle n’était venue que pour une seule chose ; rapatrier son dû, cette dette – en était-elle vraiment une? – qui pesait sur les maigres épaules de son vis-à-vis. Peut-être était-ce pour cela qu’il ne tenait pas sur ses faibles jambes? Hmph. La réflexion la fit glousser, subtilement. « Supposons que tu n’aies réellement plus le moindre centime, tu pourrais tout de même faire l'effort de me fournir un nom dans la mesure où tu es trop misérable pour aller faire le boulot toi-même. »  Si Robin des Bois ne voulait plus plumer les pigeons de la forêt, la sorcière le ferait elle-même. Encore fallait-il  savoir où les trouver. Cet enfoiré détenait probablement une liste d'adresse quelque part. « Préfères-tu le recracher tout de suite en bon mouton que tu es, ou préfères-tu que je te l'arrache moi-même? » Il avait tout d'un masochiste. Va savoir, il opterait peut-être pour la deuxième option, tordu comme il était. Et tordue comme elle était, elle, il lui ferait plaisir d'exaucer les souhaits du Français.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Ven 5 Juin - 1:48

Cause à effet. Une trame construite de points, des alignements qu'on a déplacé quand les piliers se sont écroulés. Au centre des ruines, aucune commémoration décente. Aucune pierre dans laquelle leurs sangs auraient pu être gravés.  Entre ici et là, les meubles soulignent seulement l'habitation. A cet endroit qu'il a comblé de babioles sordides, à cette pièce à qui il a dédié ses plus beaux désastres, ses plus belles promesses et sa plus grande erreur. A ce qui ressemble désormais à une boîte scellée par les intempéries au dehors, ensevelie sous un tas de journaux, des anecdotes d’encre qui effacent le drame d’hier avec la nouvelle sensation d’aujourd’hui. Dépassé par un monde qui tourne jusqu’à lui donner la nausée, le vertige. Aucun maintien pour aucune atmosphère. Propulsé dans l’espace, sans même d’oxygène. C’est ça, sa réalité. La vraie, celle qu’il tarit en s’agglutinant contre les contours d’un cadavre sur le plancher. Constater reviendrait à accepter ce qu’il a décidé d’ignorer pour la bonne marche de la survie. Pour le rôle qu’il faudra jouer. Édifice pour le souvenir. Objet d’une lubie. Bourreau à la hache déconstruite de son hémoglobine. Tout est bon à prendre pour qu’elle puisse s’attarder juste assez pour qu’il continue d’y croire. Estimer une idylle pour en apprécier les dérives, reprendre ce qu’il y a d’essentiel et troquer le négatif par la splendeur brodée de sentiments surconsommés. Sa candeur abrite les prémices de l’aliénation à laquelle il se corrompt davantage de seconde en seconde. Quand le moindre grain de chaleur surprend son épiderme, crisse contre l’opale et lui offre de nouvelles perspectives colorimétriques, il s’applique à la chasse, il s'en remet au refus. Les subterfuges ne l’intéressent pas. Les convictions, non plus. Rien n’a jamais semblé plus ridicule que de s’adonner aux mensonges naturels, à la grande supercherie. Le cycle qu’on se doit de poursuivre. Des buts adjacents à ce qui est pourtant d’une évidence insultante. Rien pour personne. Du vide, de l’énergie, de la chair, un squelette et aucun sens d’orientation, aucune idée sur l’origine, sur la finalité. Ils s’avancent les uns contre les autres, se heurtent, se quittent, se retrouvent, s’oublient. Pour au final, rendre un dernier soupir contre des lèvres étranges, dissipées par la brume qui accompagne le prochain voyage.

Aucun ticket pour sa personne, pour l’instant et pourtant, il se voit l’inventer, le falsifier s’il faut en se penchant sur les opportunités qu’on lui présente. Elles ont toujours évolué à ses côtés, prêtes à l’encercler dès que la lune s’alignerait au massacre d’en bas. Les cloches raisonnent, les autres raisons se dispersent. Courir après la nuit qui s’échappe, serpent macassar qui se distend sous la menace stellaire. Il n’y a plus rien à rattraper quand on est un fugitif aux chevilles brisées. Pas même la mort. La sorcière corrige les trajectoires, l’orgueil agrippant son faciès délavé par l’appât et le jeu qu’elle bâtit à même les ossements érodés du français. Aucune prédiction du sacrifice qu’elle observe de ses menus gestes, seulement une mauvaise représentation shakespearienne du désir et de la chute. Ses doigts s’enroulent autour de l’éclat qu’elle retire enfin à sa peau. Le soulagement ne survient pas, pas même une seconde. Bastien la détaille fébrilement, désemparé par ces lancements de dés impulsifs et ces positions incertaines sur le plateau qu’elle a placé juste sous ses talons. La prochaine case le renvoie en enfer sans même passer par d’autres bras moins caustiques. Il retombe brutalement dans l’embarcation satanique, sur un fleuve léché de flammes, dépecé avant même d’être arrivé. Le bracelet scintille avant de s’éteindre. Un autre astre en perdition et une nouvelle perte. Les genoux cèdent, ploient sous l’illusion mais les mains s’accrochent. Les paumes se serrent dans une cacophonie que seule l’aorte peut saisir et produire. Recréer ce qui n’est plus, rassembler la poussière et en prétendre l’absolution, ce n’est même plus une solution. Une nouvelle destruction. Un nouveau monde qui s’écroule. Il ne peut même plus protéger ses talismans.

Déjà, l'autre s’approche. Démembré par l’impuissance et la culpabilité, il se laisse être fracassé contre le sol et puis, contre son pied. La douleur vibre, lui arrache quasiment un soupir de contentement. C’est à ça qu’il appartient désormais. A cette seule sensation. Tout son être s’y dédie dans un silence qu’il respecte d’abord et trahi ensuite d'un trait d'audace qu'il ne se reconnait pas. « Et ton absence de patience vient juste de te faire perdre la seule chose de valeur ici… » Le mental défaille à cette remarque, ses intonations se sectionnent vers la toute fin.  Ankylosé jusqu’à la moelle épinière, il se redresse seulement pour essuyer le cruor qui chemine impétueusement sur sa lèvre entaillée. Afin également d'appuyer sur la plaie pour qu’elle occupe tout l’espace et fasse naître une cynique bravoure pour défier et récolter. « Je te l’ai déjà dit, je n’ai rien pour toi, Cordelia et tes menaces n’y changeront rien. Mais tu peux t’amuser à me découper et à revendre chacune des pièces. Tu pourras exploiter au maximum mes organes vitaux, ils n’ont presque pas servi. Les couteaux sont rangés dans le plus grand tiroir de la cuisine. Fais-toi plaisir. » Avec un peu de chance, elle va le prendre au mot. Avec juste assez de tact, il vient de se payer une nouvelle salve de coups. Et l’un dans l’autre, il sera le premier gagnant de cet échange absurde. Dans la pulsion suivante, il se voit lui ouvrir les bras pour accueillir le châtiment, simple provocation qu’il placarde à ses traits en les justifiant d’une sérénité et d’une désinvolture tout à fait hors de propos. Quitte à crever, autant que ça soit spectaculaire, cruel et gratuit. Il n'a mérité que ça de toute manière.

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MessageSujet: Re: « bones » ㄨ bastien&cordelia   Sam 25 Juil - 20:37


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Et ce fût à ce moment pour le moins bénin qu’elle réalisa quelque chose dont elle aurait du réaliser bien avant ; c’est Bastien, dans cette joute barbare sans logique ni direction quelconques, qui en tirerait tout le plaisir, tout le bénéfice. Le gain était sien. Ça lui paraissait si patent, à présent… Dans cette ronde de torture grotesque et de cruauté vénéneuse, seul le Français en sortirait réellement vainqueur. Rien que ces mots faisaient siffler ses oreilles, mais la sorcière se devait admettre qu’ils étaient messagers d’une vérité qu’elle-même ne pouvait contester, même avec tout le cran et insolence qu’elle disposait si dignement dans d’autres circonstances. Cette dite ‘poignante vérité’, questionneront certains, était la suivante : Bastien ne possédait rien, ne disposait rien, n’était rien. Pas le moindre sou, ni le moindre nom à céder à la faucheuse, et il ne possédait plus ni de concupiscence ni de dessein quelconque, tous deux fondamentaux à la vie. À vrai dire, il n’avait absolument rien. Si ce n’est, peut-être, sa propre vie – enfin, si l’on pouvait encore appeler ça comme ça. Et cette vie, il n’en voulait plus, c’était transparent. Parce qu’il était incapable de porter le poids de son tourment et sa misère sur ses frêles épaules, présumait Cordelia. Et de là, la vipère ne pouvait imaginer ce qu’il en était du poids de la vie et de ses indigences.

Bastien était au bout de ses forces, au bout de sa vie. Et la sorcière se sentait presque bête de ne pas l’avoir remarqué plus tôt. Car, à présent, c’était tout, et rien que ça, qu’elle pouvait contempler, perchée de haut de son piédestal. Et la succube réalisait qu’elle lui ferait une faveur si elle lui concédait le plaisir de réorienter son malheur et son tourment émotionnel sur la douleur physique qu’elle lui ferait subir. De passer de l’intouchable au tangible, en quelque sorte. « Et ton absence de patience vient juste de te faire perdre la seule chose de valeur ici… » Cordelia ne reconnaissait pas cet audace et ce cran que revêtait si naturellement le Français avec ces mots, d’où le plissement de yeux qu’il lui soutira, mais elle se devait d’admirait la verve dont il faisait preuve dans de telles circonstances. C’était, en revanche, de courte durée. Ses forces le fuyaient, détalant avec hâte, faisant de son cran qu’un vieux souvenir. « Et moi qui pensais que ces bottes et la sorcière qui les chausse étaient les seules choses de valeur dans ce trou à rat… Autant pour moi. » La sorcière prétexta le prélude d’un sourire sans la moindre sincérité ou authenticité à son compte, mais elle chassa rapidement ce fourvoiement puéril de son faciès, ses traits étant de marbre alors que son interlocuteur poursuivait dans son discours dont les prémisses derrières les mots lui paraissaient plus qu’évidentes. « Je te l’ai déjà dit, je n’ai rien pour toi, Cordelia et tes menaces n’y changeront rien. Mais tu peux t’amuser à me découper et à revendre chacune des pièces. Tu pourras exploiter au maximum mes organes vitaux, ils n’ont presque pas servi. Les couteaux sont rangés dans le plus grand tiroir de la cuisine. Fais-toi plaisir. » Ces trois derniers mots la firent grimacer. Rapidement, ses yeux roulèrent dans leur orbite, la vipère éreintée par les combines puériles et transparentes du bandit à ses pieds. ‘Fais-toi plaisir’. Quel culot. Comme si c’était elle, dans cette sotte histoire, qui allait en tirer quoique ce soit, encore moins du plaisir.

« Je compte bien me faire plaisir, ne doute pas une seule seconde là-dessus. » commença-t-elle, empruntant des airs frivoles nonchalants dont le but n’était que d’accentuer sa désinvolture et son inconscience dans de telles conjonctures. « En revanche, je ne compte pas te faire le plaisir de mettre fin à tes souffrances, encore moins de t’accorder l’opportunité d’apaiser ton supplice, ton tourment, et ta propre haine qui te ronge, je n’en doute pas une seule seconde, profusément l’âme – surtout pas avec de vulgaires sévices physiques. Tout à l’opposé même, je compte partir, t’abandonner à toi-même. » Elle marqua sa première pause à ce moment là, sur ce dernier mot qu’elle laissa péniblement résonner dans les tympans du Français. « Dans l’espoir que cela te rappelle ce qui s’est passé. Car, c’est bien c’est ce qui s’est passé après tout, n’est-ce pas? » La brunette prétendit réfléchir quelques tendres secondes, mais le reste de son discours était déjà ancré contre le revers de ses paupières depuis belles lurette. Cordelia s’apprêtait à faire une présomption que l’on aurait pu considérer d’arrogante dans la mesure où elle ne connaissait ni les faits ni les preuves.  Derrière cette peine devait se trouver une femme – c’est ce que Cortdelia tirait du bracelet qu’elle lui avait dérobé. Et puis,  c’était typique. Tellement typique.
Tout de même, il était difficile d’avancer quoique ce soit d’autre à ce stade. La vipère se devait de deviner le reste, ou du moins prendre un risque sur le sujet. Le chagrin de Bastien lui paraissait déraisonnablement outrancier, cela ne pouvait signifier qu’une chose ; la mort. Au grand total, elle amoncelait deux suppositions – toutes deux qu’elle se permettait de faire avec une présomption qu’elle-même trouvait de trop, mais elle se devait de poursuivre. « Laisse-moi deviner… elle est morte. » La succube pouvait déjà ouïr ce solennel contralto lui ordonner de ne pas parler « d’elle ».Qu’on l’épargne de telles foutaises, nom de Dieu.

D’aussitôt, une idée s’offrit à son esprit vicieux, le frappant de plein fouet. C’était audacieux, mais elle n’avait rien à perdre. Que cela se révèle être un échec ou pas n’avait guère d’importance, et cela ne l’empêcherait surtout pas de quitter malgré tout comme elle avait convenu de le faire, encore moins de dormir paisiblement, son semblant de conscience tranquille. « Je ne connais guère l’étendue de tes connaissances sur mes consœurs et moi-même, alors permets-moi de te parler d’un de nos nombreux talents ; la communication avec les esprits. » Elle marqua une pause. À voix haute, ce genre de discours détenait des sonorités puériles qui la feraient presque rougir d’honte. ‘Communication par esprit’, que c’était bête.
Par ailleurs, elle hésitait l’instant d’une maigre seconde à perpétuer son manège plus loin, dans la mesure où cela s’apparentait presqu’à une partie à l’aveugle, mais Cordelia ne pouvait s’empêcher de penser que ça en valait la peine malgré tout. La sorcière leva doucement le menton, contemplant le vide. « Je crois que tu saisis où je veux en venir... Elle est là. » La brunette tourna les talons. Davantage pour éviter de voir l’incompréhension sur le visage du Français, dans le cas où elle se serait totalement abusé quant aux tourments du jeune homme, que pour le style. « Elle n’a que trois mots pour toi. Et je cite… » La porte de la demeure s’ouvrait sous les commandes manuelles que la sorcière exerçait sur la poignée de cette dernière. « Je te déteste. » La porte se referma aussitôt. Si celle-ci n’avait pas été close, Bastien aurait probablement pu entendre le fin ricanement de la succube alors qu’elle décampait dans sa dégaine désinvolte pour laquelle elle était si bien reconnue.


C'est tellement mauvais J'ai honte de la qualité, du contenu et du temps de réponse Navrée, vraiment navrée

TOPIC TERMINÉ

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