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 You better run [PV Stain]

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MessageSujet: You better run [PV Stain]   Mer 11 Mar - 13:38

« Vous vous foutez de ma gueule ? » Les sourcils arqués, la bouche de travers, son interlocuteur l’observe avec désarroi en répétant l’information cependant sans jamais défaillir. Un bon point pour lui et cet acte de bravoure. La brune soupire, range ses sarcasmes à contre cœur en voyant le regard en biais de son supérieur qui guette déjà son premier faux pas. Son salaire est en baisse parce qu’elle l’ouvre bien trop et elle en a conscience. Pour éviter l’énième blâme donc, elle se mord la langue et attrape son casque sans discuter bien qu’un ricanement s’échappe de sa gorge malgré elle. Burty, malade, vraiment ? Pauvre petit cœur. Joan ne manquera pas de prendre de ses nouvelles. Son boss élève la voix soudainement alors qu’elle est sur le départ. Elle se retourne, la moquerie toujours au bout des lèvres, prête à abattre le premier homme sur son passage. « Valentine, si tu veux, Pedro peut t’accompagner. » La sorcière peine à contenir son hilarité mais se rattrape de justesse. L’ironie suinte néanmoins de chaque syllabe qui lui échappe. « Ça ira. Je peux m’en sortir seule. C’est pas comme si je n’étais pas déjà habituée à gérer les choses seule. Vous avez déjà vu Burton courir honnêtement ? » C’est plus fort qu’elle au fond. Son patron roule des yeux et lui intime d’un signe de main empressé l’ordre de prendre congés. Elle ne se fait pas prier pour quitter la chaleur suffocante des bureaux et la curiosité dérangeante de ses collègues. Sur le trottoir, elle en rit encore. Pedro, ce misogyne qui n’a de surdimensionné que son égo. Un jour, ils en sont presque venu aux mains. Ce milieu macho la rend nettement plus agressive mais ce n’est pas sa faute après tout. D’un soupir balancé sans ménagement, elle plaque son équipement réglementaire sur sa tête et change calmement la fréquence de sa radio, déçue de ne pouvoir ennuyer son coéquipier aujourd'hui. Il lui manquerait presque. Presque.

La peacekeeper dévale les rues, débute sa ronde et rejoint sans détour les quartiers malfamés du Nord de la Nouvelle-Orléans. Activité suspecte repérée dans le coin, parait-il. Possibles nichées pour la résistance sous terre. De quoi titiller l’impatience de l’américaine. Attendre que son comparse soit rétabli ? Plutôt crever. Sur les marches qui la mènent aux tunnels convoités, les petits gangsters du coin la dévisagent. Pour les intimider, elle garde une main sur son holster, prête à dégainer au moindre rapprochement suspect. Ça semble les dissuader, ils ne sont pas spécialement vaillants ceux-là. La trentenaire s’engouffre dans les odeurs ragoutantes qui peuplent les entrailles de la ville. La mort n’hante pas les couloirs obscurs, ça pue la vie bien au contraire. Ammoniaque et déjection biliaire saturent l’air, témoignent de l’abondance des passages, des humains trop empressés de rejeter un peu de leur saleté dans des endroits inappropriés. Dégoutée, elle glisse sa visière sur son visage avant de poursuivre son ascension. Ses yeux coulissent sur les clochards qui s’entassent ci et là, triste spectacle qui secoue des restants d’humanité déchus au fond de sa carcasse. La déchéance ici ne fait aucun doute, même en détournant le regard, la misère s’accroche à la rétine. Un repère idéal pour les petits criminels ou pour les désespérés en quête d’un toit pour la nuit. Ce n’est pas ce qu’elle vise. Elle s’écarte des chemins conventionnels, s’aventure dans les conduits évacués pour une raison ou l’autre, simplement abandonnés. D’une pression, elle enclenche sa lampe torche. Cette dernière diffuse contre l’opacité accablante un rayon de lumière salvateur. Elle progresse, tend l’oreille aux cliquetis, bruissements provoqués par des rongeurs en fuite. L’obscurité l’enveloppe aussi inquiétante que rassurante. Protégée par la pénombre et découverte par la cécité. Quand des voix s’élèvent enfin après une errance futile, elle coupe son halo et évolue à tâtons vers la source. Une vieille station désaffectée plus loin mais elle n’a pas l’occasion d’enquêter plus.

Une ombre la lèche et la seconde suivante, quelque chose lui touche la main, lui dérobe de l’énergie. L’adrénaline pulse dans ses veines, sensation délectable qu’elle utilise contre son assaillant. Elle se dégage rapidement, enfonce son coude dans la trachée de l’inconnu, combat à l’aveugle. Des coups lui laminent l’estomac et l’assomment presque mais sa rage à elle est bien plus tenace. Elle le met K.O. en déployant toute la force dont elle dispose, le projetant au sol avant de le traîner en arrière péniblement, vers une source de clarté afin de l'analyser plus proprement. Un daybreaker, elle le sait déjà. Elle l’achève sans scrupule et sans bruit avant de fouiller ses poches, trouvant peu de valeur dans ce qu’il transporte. Un morceau de papier chiffonné, un message crypté peut-être ? Elle le glisse dans sa combinaison avant de balayer nerveusement les environs, trouvant une échelle sur sa gauche pour sortir de ce dédale. La rouille s’incruste dans ses paumes tandis qu’elle remonte, poussant la dalle en métal qui la sépare du monde d’en haut, une fois au bout de la structure métallique. Elle passe sa tête, se hisse sur le bitume et s’assied, jambes pendantes dans le trou qu’elle vient de divulguer. Consciente qu’elle a peut-être mis la main sur un camp clandestin de démons et qu’elle ne peut mener à bien cette mission suicide en étant livrée à elle-même, ses doigts se portent sur son émetteur. « Besoin de renfort, daybreakers dénichés sous-terre, un éliminé, au moins trois à appréhender. » Elle indique sa position, reçoit la réponse positive du quartier général. Attendre, voilà une chose qui l'insupporte. Elle libère son faciès de son affreux heaume et aspire l’air très brutalement pour calmer l’impatience qui gronde déjà dans sa poitrine. Elle prie pour qu’on ne lui envoie pas le fameux Pedro. Pas sûr qu’elle ne le confondra pas avec l’ennemi une fois à l’intérieur.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Jeu 12 Mar - 20:28


L’excès, chez certain il ne connait que peu de limite. Et c’était au milieu d’un dédale de désordre, qu’un nouvel excès était en train de voir le jour. Rompu par la folie de la veille, le Hunter essayait en vain de s’extirper des brumes qui s’accrochait à ses épaules. Elles le tiraient en arrière, et plus il luttait, plus l’exercice devenait ardu. Les muscles atrophiés, comme sous anesthésie, Stain papillonnait des paupières pour tenter de s’acclimater à la lumière trop crue de la pleine journée. Défoncé par la lumière du soleil. Démoli par ce qu’il avait ingurgité la veille, le loup chancela alors qu’il était encore assis sur le lit. Le sommier émit un léger grincement pour manifester son existence et l’homme malhabile grogna pour le faire taire. Du bout de son regard vague, il perçut une silhouette étendue à côté de lui. Inutile d’être sobre et bienpensant pour discerner au milieu des formes floues la couleur uniforme d’un corps dénudé. Une vague nauséeuse vint le prendre à la gorge. Et le malaise régnant sous sa peau brûlante monta d’un cran. Il ignorait si la raison de cette gêne émanait du fait que la créature à côté de lui était aussi à poil que lui. Qu’il se tenait dans un endroit qui lui était totalement étranger. Ou bien que son corps refusait de s’enliser dans la sobriété. La poudre blanche était devenue sa meilleure alliée. Une amie sur laquelle il pouvait compter dès que la douleur devenait trop intense. La présence de Cora dans son repère le poussait à la prudence, bridait ses besoins. La crainte de faire une erreur précipitant leur destruction rendait le loup affreusement irritable. Il faisait bonne figure, adoptait une attitude qui éloignerait le doute. Mais une fois dehors, le besoin se faisait pressant. Et au réveil, il payait le prix de cet appétit insatiable qui était devenu le sien. Une violente migraine lui ouvrait le crâne en deux, et l’apathie qui possédait son corps lui donnait l’impression d’être forgé dans un savant assemble de plomb et d’acier. La créature à ses côtés s’étira. Souplesse féline jurant avec la gaucherie avec laquelle le Hunter parvint enfin à se lever, non sans tituber comme un être ivre. Un Shadowhunter dans toute sa splendeur… Que c’est beau à voir. Stain fait moi plaisir, reprend-toi. L’ordre incisif de sa cousine lui lacéra les oreilles et il n’y répondit que par un grognement hargneux. La réponse d’un animal ronchon à de deux de montrer les crocs si les provocations devenaient trop hurlantes. Trop occupé à chercher ses vêtements éparpillés sur le sol de la petite chambre en désordre.

Les pièces du puzzle refusaient de s’assembler dans la confusion qui régnait entre ses deux oreilles. Quand les battements frénétiques de son cœur ne cessaient de quémander pour obtenir une réponse à la question qui lui dévorait le cerveau. Franchir la ligne, aussi facilement. Il avait du mal à y croire et pourtant l’évidence honteuse ne cessait de s’afficher devant ses pupilles nébuleuses. Le loup enfila sa veste de cuir, s’y reprenant à deux fois avant de parvenir à glisser son bras dans la manche, s’énervant contre sa lenteur comme le ferait un gamin devant son incapacité à s’habiller tout seul. Comme un grand. Stain était, à ce moment, plus proche du gamin en bas âge que de l’homme qu’il était supposé être. Plus proche aussi du type à la gueule de bois qui tente de lutter contre son état, et de décuver au plus vite. Au lieu de ça, et après avoir buté dans des cadavres de bouteilles, le soldat s’arrêta devant la table basse. Il la toisa un long moment, ignorant le type étendu comme une larve sur le sofa face à lui. L’hésitation se perçut brièvement sur ses traits, avant qu’il ne s’accroupisse devant le meuble bancal. La ligne blanche tracée sur le panneau de bois disparue dans un reniflement, s’imprégnant dans le système du loup. Il resta un instant là, les paupières mi-closes, savourant cette sensation qui rendait sa vie misérable bien plus agréable. Un demi-sourire vint se coller sur ses lèvres. La satisfaction fut de courte durée. Le téléphone dans sa poche se mit à vrombir contre sa cuisse. Il décrocha, porta l’engin à son oreille et se contenta de grogner dans le combiné pour manifester sa présence à son interlocuteur. Il ne comprit pas grand-chose, mais au milieu des brumes des informations sortirent du lot. Renfort. Daybreakers.

Quoi que de plus charmant pour redescendre de ses nuages que d’aller patauger sous terre ? C’est la question qu’était en train de se poser Stain alors que ses pas le menaient vers la zone indiquée par son supérieur. Peacekeeper... Pas foutus de se démerder seuls, ceux-là. Il tangua légèrement sur ses longues jambes, et le mal de crâne refusait de lui rendre la pleine possession de ses moyens. Il allait finir par se faire jeter si les hauts gradés venaient à apprendre ses déviances coutumières. Il ravala ses sarcasmes quand son regard se posa enfin sur la silhouette qui l’avait sorti de son enfer personnel. Sa langue claqua contre son palais, et sourire hypocrite, croisé avec l’expression d’un parfait abruti se posa sur son visage. « - Les renforts sont là chérie. » Lâcha-t-il une fois à portée de voix. Il se posa face à Joan, aussi à l’aise qu’un équilibriste portant des chaussures de plomb. Stain s’autorisa à jeter un regard dans le vide qui s’étendait sous ses pieds, et le vertige le prit aux tripes. Ses mains s’agrippèrent contre le rebord. Trop démoli pour seulement se rendre compte du danger, le Hunter ne put qu’en sourire. « - C’est pour ça que tu as besoin d’aide ? T’as peur du noir en fait, c’est ça ? » Il jeta un regard malicieux en direction de sa partenaire d’infortune. Moqueur à en crever. Des deux, c’était sûrement lui redoutait le plus l’obscurité. Par crainte de voir tous ses démons lui sauter à la gorge et le détruire totalement.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Sam 14 Mar - 0:11

Ses doigts pianotent l’asphalte, ses soupires sont désormais espacés par seulement quelques secondes d’intervalle. Qui lui a-t-on envoyé ? Un régiment de  cul-de-jatte ? Ça expliquerait la lenteur. Ses yeux roulent littéralement dans leurs orbites tandis que les minutes s’enchaînent avec une indifférence tout à fait révoltante. La brune maudit Burton par défaut, sans avoir trouvé de visage pour l'ennemi. Ce gredin qui n’a rien trouvé de mieux que de tomber malade un jour aussi important. A croire qu’il a décidé du meilleur moment pour l’emmerder bien comme il faut. Débusquer du démon ? Oh non, je préfère rester au lit. Elle espère qu’il a mal, qu’il crache ses poumons ou vomit tout ce qu’il ingurgite. Quelque chose de sale qui l’assomme, le dégoute et le tue à petit feu. Si la nature est bien faite, cela devrait être le cas. Malheureusement, Joan, la première, sait très bien qu’on obtient rarement justice. Elle se contente donc de sa petite malédiction mentale et de ses insultes proférées à voix basse. Dans deux minutes, elle descend, tant pis. Si elle en crève, elle reviendra hanter chaque peacekeeper qui a croisé un jour sa route pour ne pas être intervenu à temps. Une antique mélodie traîne subitement, cette âme trop vieille qui supporte la fougue de son hôte avec perplexité. Quelque chose refroidit sa colère quand il apparait flirtant avec l’horizon avec une insolence proche de l’indécence.  Quelqu’un d’autre interfère. Des sensations oubliées et  cette angoisse persistante. Le shadowhunter s’approche, voile le présent d’un passé en fuite. La frustration noue les traits tirés de la jeune femme instantanément. Sa seule ombre serre ses tripes, il est le mauvais cauchemar qui ne s’efface jamais. Il se terre dans ses cris que la nuit distribue, terrain de jeu pour ses réminiscences impromptues. Il est la cause de ce transfert incompréhensible. Mais elle ignore encore en quoi.

L’homme qui se tient devant elle la déroute par sa dégaine. Elle ravale ses craintes irrationnelles, s’accroche à son identité actuelle pour encaisser la fièvre qui souille le regard voisin. L’état de l’italien alerte immédiatement la trentenaire qui se retient de justesse de lui briser la mâchoire. Tout ce temps gâché pour accueillir un déchet ? Pathétique. Comme si sa seule présence ne suffisait pas, comme si son sourire arrogant ne lui retournait pas déjà l’estomac, il se croit permis d’en rajouter. Le cerveau à l’envers et la fierté déplacée qui l’accompagne. La sorcière grogne littéralement quand il la gratifie d’un surnom écœurant. Du tac au tac, elle fait rugir dans leur espace des mots encore trop doux à son goût. « Rends service à ton espèce. Avale ta langue et étouffe-toi avec. » L’américaine le dévisage, l’examine avec mépris afin de quantifier son niveau de déchéance et de décider si l’évidence se propage suffisamment sur sa rétine pour signaler cet écart directement aux hautes sphères. Un remplacement ? Elle peut rêver et se brosser. Il lui a déjà fallu attendre cent ans pour dénicher cet énergumène déchiré. A croire qu’il cherche à provoquer cette fatalité pourtant. Sa remarque blesse l’insomniaque plus que de raison. Alors qu’elle est privée de son sommeil par des souvenirs qui ne lui appartiennent pas. Et qu’il en est le potentiel instigateur. « Et mon poing dans ta gueule sinon ? On verra si tu kiffes ça le noir. »  Elle serre les phalanges, presque prête à joindre le geste à la parole. Elle repense à tous ces blâmes qui s’alignent quelque part dans un bureau obscur au quartier général et force ses jointures à se détendre avant de reprendre en ricanant. « C’est ta gueule de travers qui a besoin d’aide, t’as seulement vu ton degré de pathétisme ? T’es même plus capable de pisser droit dans ton état. Compte pas sur moi pour te la tenir, Greyjoy. » Elle a presque envie d’essayer de le pousser pour voir s’il s’écroule dans les règles de l’art mais elle a déjà assez attendu pour participer à ce petit jeu.

D’un air nonchalant, elle replace son casque sur sa tête avant de poser son pied sur l’échelle, passant devant son allié d’infortune en l’ignorant sciemment. « Rentre chez toi et crève dans ton vomi. J’ai pas besoin d’un raté qui va suffisamment merder pour nous faire tuer. Va jouer plus loin, t’as rien à foutre ici. » Sa semelle prend appui sur le métal rongé par la rouille. Le craquement inquiétant la fait presque sursauter et lui rappelle ce qui l’attend en contre-bas. La peur ne s’invite pas spécialement dans sa poitrine, seulement la contrariété. Elle sait que si son coéquipier avait fait acte de présence, jamais elle n’aurait dû affronter Stain et jamais, elle n’aurait dû envisager de prendre de front à elle seule un camp rebelle. Mourir ne la dérange pas tellement au fond. Mais crever par incompétence et négligence, sans raison valable. Et surtout à cause de cet imbécile heureux. Elle n’a pas l’occasion d’atteindre le troisième barreau, une main s’agrippe à sa cheville. Pourtant, quand elle se retourne, aucun morceau de chair ne se mange son coup de pied. Une ombre. C’est une ombre. Elle s’accroche au rebord encore atteignable afin que le spectre ne l’emporte pas dans les tréfonds. Après deux, trois mouvements gauches, elle réussit à se dégager et remonte à la surface en deux mouvements. Assise près du trou, elle reprend son souffle et se penche, le fusil déjà en main pour cibler la cause du phénomène. « Bien sûr. T’as mis dix plombes à te pointer, putain. Tout ça pour ça. Je vais risquer mes fesses pour ta sale gueule de camé. » C’est parce qu’il est un peu trop loin pour ça mais elle lui ficherait bien sa chaussure dans le tibia. La rage déforme son visage. L’effet de surprise semble loupé. Merci à ces précieux renforts.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Dim 15 Mar - 19:50


L’énervement commençait à poindre sous sa peau. Malgré la fièvre démentielle qui lui dévorait les tripes et le cerveau, Stain s’en voulait. De pas être foutu d’éteindre son téléphone. Tout ça parce qu’il n’arrivait pas à retenir son code secret et que par crainte de se retrouver sans machine, il était devenu un compulsif du chargeur. S’il pouvait revenir en arrière, l’inventeur du téléphone se retrouverait à bouffer son invention. L’élan de violence couplé à ses délires de camé poussa le Hunter à esquisser un sourire de benêt, lâchant un demi-rire qui resta coincé dans sa gorge sèche. L’image avait quelque chose d’hilarant, mais la situation dans laquelle il se trouvait n’avait rien de drôle. Devoir se tenir là, assis et le plus droit possible. Lutter contre son envie de s’affaler par terre en pleine rue pour redescendre de ses nuages tranquillement l’obsédait. Mais plus encore, c’était le malaise qui venait lui broyer le cœur qui le rendait fou. Cette fille, il ne pouvait pas la piffrer. Même en peinture, elle lui filait des boutons sur le cul. Jolie pourtant, il ne pouvait pas dire le contraire. Et maintenant qu’il scrutait ce joli minois courroucé, Stain se surpris à hausser un sourcil. L’étrangère lui semblait bien plus familière qu’il ne le pensait. A chaque fois, l’impression de déjà vu se couplait avec la répulsion. A chaque fois, il avait la drôle de sensation de flirter avec sa jeunesse italienne. Il n’aspirait qu’à une chose : pourrir sa petite vie de merdeuse pourrie gâtée. Et en même temps, il ressentait le besoin irrépressible de la protéger. De calmer ses ardeurs et faire preuve d’une tendresse à son égard qui le surprenait. Les personnes pouvant se vanter d’avoir eu le droit à ce traitement de faveur pouvaient se compter sur les doigts d'une main. Deux seulement. Et l’une d’entre elle n’était plus depuis longtemps. Stain serra les dents, et crispa ses phalanges contre l’asphalte. Effaçant la trouble d’un mouvement de la tête. Si brusque qu’il en eut le tournis et que la nausée vint lui chatouiller la glotte. Pauvre pomme, je vais te la faire bouffer ta langue trop pendue, tu vas rien comprendre.

« - Oh, on se détend. On t’a jamais appris à être aimable avec ceux qui viennent pour sauver ton petit cul de bêcheuse ? » Il leva la main en direction de Joan, battant l’air avec la mollesse d’un paresseux sous anesthésie. Et accompagna la parole d’un regard espiègle en direction de sa partenaire. Le regard méprisant qu’elle lui lança titilla un fou rire. Il le ravala avec toute la peine du monde et laissa sa langue claquer contre son palais, manifestant un mécontentement de façade devant la répartie de la jeune femme. Sans les seins, j’aurais presque l’impression de causer avec un mec, sans déconner, c’est tellement pas sexy. « - Pas besoin de ça pour le voir, je le kiffe déjà. » Souffla-t-il, incapable de se défaire de la moquerie venue s’agripper à sa langue. Déjà à Rome, le noir était sa couleur. A croire que l’habitude se devait de perdurer même des siècles après. « -  Dommage, moi qui avait l’intention de te le proposer. Mais vu ton degré de sympathie, j’ai pas confiance en tes jolies petites mains. » Tu me surprends cousinou, moi qui pensais que tu acceptais toutes les propositions. Je mélange pas le boulot et le plaisir. Si peu. Sa propre pensée sonna faux dans son crâne embrouillé. Il ne voulait pas être là. N’aspirait qu’à retourner s’étouffer entre ses oreillers et crever sous sa couette. Il savait qu’un retour à la maison, dans son état, signerait son arrêt de mort si Cora se trouvait dans les parages. Il effaça l’idée folle d’un hochement de tête, et fronça les sourcils en attendant que ses yeux viennent se remettre correctement en place dans leurs orbites. Et les paroles qui suivirent ne firent que renforcer l’air austère venu se coller sur sa tronche défaite. Il ouvrit la bouche, pour la refermer aussitôt. La Peacekeeper bougeant enfin son derrière pour s’engager dans le trou béant. Qu’elle y aille et qu’elle se fasse bouffer par les rats.

Il ne bougea pas pourtant, fixant de ses yeux brumeux la demoiselle. Les sens atrophiés par la drogue hurlant dans ses veines, Stain ne vit rien venir. Et l’ombre qui agrippa la cheville de Joan le fit sursauter comme le dernier des abrutis. Et les nouveaux reproches qui vinrent s’abattre sur sa tête au retour de la furie, certainement en plein milieu de son cycle menstruel, lui donnèrent l’impression d’avoir avalé un citron pas frais. « - J’ai mis le temps qu’il a fallu. Je suis pas une baby-sitter de Peacekeeper manchot. Fallait ramener un de tes potes si t'es pas foutue de te démerder toute seule ou si tu voulais pas attendre les renforts. » Cracha-t-il tout en essayant de se remettre sur ses pieds. L’exercice fut pénible, ridicule, mais lorsqu’il fut enfin debout, Stain en profita pour toiser la merdeuse de toute sa hauteur. « - Non, tu vas risquer tes fesses toute seule. La sale gueule de camé se tire, comme tu lui as si gentiment demandé. » Il désigna de l’index la rue de laquelle il était arrivé, et entreprit de poser un pied devant l’autre pour repartir dans cette direction. Quelque pas seulement, et après avoir poussé un lourd soupir, le Hunter fit demi-tour pour revenir se poster près de la grille ouverte.

« - Le mieux vu d’ici, t’enlèves tes gambettes de là et tu refermes le truc. Tu diras que t’as fait le boulot et que t’es allée me border dans mon lit ensuite, hum ? » Un sourcil levé, Stain fixa Joan, attendant la réponse. Mais la seule chose qu’il pu lire sur le visage de sa partenaire d’infortune, fut une profonde envie de lui arracher les yeux. « - A ta tronche, j’en conclu que c’est pas une option envisageable. » Le dépit s’invita dans ses paroles alors qu’il reposait ses fesses par terre et lorgnait d’un œil qui se voulait plus alerte la gueule ouverte vers les entrailles de la ville. « - Vu que l’élément de surprise c’est foutu… t’as un plan ? » Dans son état, son talent pour les tactiques militaires se retrouvait proche de zéro. Et à part foncer dans le tas, façon gros bourrin, il ne voyait pas trop quoi faire d’autre. Si: refermer le trou et aller se biturer la tronche dans le bar le plus près. C’est fin tout ça, c’est fin…

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Mer 18 Mar - 22:04

Ses lèvres raffermissent l’arrogance. Elle veut le démolir ce sale rictus en coin qu’il traîne comme un bien heureux ravi d’être venu foutre le bordel. Ses ongles la démangent, elle les fait crisser nerveusement dans le creux de sa paume. Foutre un coup de poing dans les dents d’un collègue, ça risque de lui voler la moitié de ce qu’il lui reste ce mois-ci, voir même la totalité si elle doit couvrir les frais du dentiste. Elle pense à sa précieuse mais défaillante réserve de vin. Elle a au moins besoin de ça pour survivre aux irritations quotidiennes de ce genre. Hors de question de se priver pour un abruti dans son genre. Elle se le répète un millier de fois, se mord la langue jusqu’au sang pour ne pas lui cracher littéralement à la figure alors que les insultes tournoient dans son crâne au rythme acharné de son imagination grandissante. Ce Greyjoy est une source intarissable d’inspiration en ce jour, il pourra bientôt décrocher le titre de muse. Elle le haït mais jamais dans toutes les extensions que sa colère voudrait réclamer. Toujours ce détail manquant qui renforce la frustration. Pour ne pas entretenir un débat stérile qui lui donne des envies de gerber, elle lui adresse un signe irrévérencieux du doigt, brandissant son majeur vers le ciel avec élégance et ajoute finalement juste par souci du détail « Frime pas pour le pauvre truc qui pend lamentablement entre tes guiboles. Surtout pas quand je peux te le briser aussi facilement. » Elle fait claquer les derniers mots, le menace d’un regard et décide d’officiellement ignorer cet incompétent. L’air digne, la tête haute, elle s’accorde mentalement avec sa rage pour trouver ça inutile de gaspiller sa salive et son temps à expliquer à un handicapé mental et moteur – de toute évidence, qu’il est plus con encore que toute l’espèce bovine réunie.  

La culpabilité semble être un concept de toute évidence étranger à cet énergumène qui la toise. Loin de se sentir fautif, le shadowhunter rajoute des braises à l’incendie. Joan rêverait de cracher du feu, de le voir se décomposer lentement et douloureusement à ses pieds.   « Certainement pas en effet, t’as même pas droit à ce titre, pauvre raté. T’as dû torcher beaucoup de cul là-haut pour arriver jusqu’ici. Raconte-moi tout, ils préfèrent se faire prendre ou c’est l’inverse les grandes pontes ? » Le flingue à la main, il est difficile de ne pas le prendre directement pour cible. Envie qui se fait d’autant plus lancinante alors qu’il amorce son départ. L’italien peine cependant à se relever. La peacekeeper mime de ses lèvres les syllabes du terme qui lui sied le mieux. Pathétique. Le culot qu'il témoigne après avoir démontré sa misère, lui donne envie de lui briser plusieurs côtes mais elle se contente lui gueuler dessus. « Mais vas-y casse-toi, l’affreux, tu arrêteras de gâcher le paysage comme ça. » Alors qu’il se tire, elle réfléchit à toute vitesse et observe ses munitions, les possibilités. Sa tentative de plan est désamorcée par la voix traînante et encombrante de l’homme. Toujours là celui-là ? Elle se retourne tellement violemment vers lui que son cou craque d’une façon désagréable. « C’est ça, ouais, tu veux la berceuse aussi ? Pauvre tâche, t’es qu’un putain de lâche. » Ses doigts trouvent un caillou à proximité et jettent puérilement le projectile sur la cuisse du passif. Merde. Elle aurait voulu toucher l’œil – on est bien loin de l’intention. « Merci capitaine obvious pour cette conclusion. » Elle se redresse vivement, essuie ses mains sur son uniforme rapidement avant de pousser avec énergie la plaque de métal sur le vide tout en exposant son idée « Balancer ta sale gueule dans le trou, remettre a plaque et les laisser te bouffer tranquillement. Je rendrai ainsi doublement service à l’humanité. Pendant ce temps, je passerai par l’autre entrée plus loin et je les éliminerai. Je renverrai ce qu’il restera de ton pauvre corps à ta famille ensuite, t’inquiètes. Je leur dirai même quoi écrire pour ton éloge. Grande gueule, petites couilles. » Un sourire satisfait éclot sur ses lèvres avant qu’elle ne se mette en route sans jamais rien lui expliquer. Elle a bien une solution mais elle refuse de lui faire confiance donc…

Elle a à peine esquissé deux pas qu’on la dérange par l’émetteur. On lui demande si l’intervention est en cours et si les renforts sont arrivés. Excédée, elle hurle littéralement dans son micro « Parce que vous appelez ça des renforts ? Vous devriez sans doute revoir à la hausse vos attentes pour le personnel. Si je perds un bras à cause de ce type, je vous préviens, vous allez cracher pour la compensation. Je me prendrai un bon avocat et il est cuit votre poulet qui bat de l’aile. Sortez-moi de la marchandise fraiche la prochaine fois. »  Un regard succinct par-dessus l’épaule et elle reprend sa course vers une autre entrée, convaincue qu’il faut détourner leur attention pour prendre d’assaut le nid de Daybreakers. Elle ôte une autre dalle de fer plusieurs mètres plus loin dans une allée sordide et y balance un tas de pétards qui explosent en contre bas, laissant la trappe bien ouverte afin que la lumière filtre, soit visible par l’ennemi avant de rebrousser le chemin lentement pour retenter sa chance là d’où elle vient. Elle connait le chemin qui l’attend, c’est un point sur lequel s’appuyer, non négligeable. D’habitude, elle est forcée de le reconnaître, c’est Burton qui joue au stratège. Elle se contente de forcer les portes. Sa patience limitée ne fait pas d’elle une grande ingénue pour ce genre de situation complexe. Elle a rêvé qu’on lui colle aux baskets un génie du genre mais de toute évidence, elle a tiré le gros lot à tous les niveaux. Finalement, son punching-ball habituel laisse un grand vide derrière lui. Elle déteste se l'avouer. Alors elle se met à le détester lui tout court, c'est plus facile.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Ven 20 Mar - 20:20


Il accueillit le geste irrévérencieux de la demoiselle avec un sourire franchement amusé. Trop pété pour vraiment se vexer. Et après on le disait vulgaire. Joan le battait à plate couture dans ce domaine. Stain poussa un soupir, et fit mine de se perdre dans de délicieuses pensées en entendant la question de sa collègue d’infortune. « - T’as pas idée chérie. Les deux fonctionnent très bien. Pour en arriver là, il faut savoir s’adapter et se plier aux envies des autres. Mais je dois être loin du parcours que tu as du faire pour enfiler cet uniforme. Les dessous de bureaux, ça te connait je parie. » Il adressa un clin d’œil complice à la Peacekeeper. Méfie-toi, les rumeurs ça courent vite Stain. Si tu savais combien je m’en tape qu’elle aille raconter que j’ai couché pour avoir ma place. Je suis plus à ça près. Faudrait être complètement con pour faire un truc pareil. Pour un job pareil surtout. « - Faudrait savoir ce que tu veux, Précieuse. On t’a jamais dit que, dans ton cas, il valait mieux prendre des congés pendant ses règles ? Ca évite de trop faire chier les autres avec son humeur de merde. » La colère perça dans sa voix. Faisait trembler ses cordes vocales d’une frustration qui ne cessait de monter en puissance. Elle lui tapait sur les nerfs. Presque autant que toi Zuzu, t’imagine un peu le niveau. Il se surprit à s’imaginer en train de lui faire bouffer son uniforme, manqua s’étouffer de rire devant le ridicule de la situation. Planté là Stain, regarda caillou tomber mollement sur sa cuisse. Pour lever le nez en direction de la demoiselle, un sourcil haussé, perplexe. Et dire que l’on confiait la sécurité des habitants de la ville à des gonzesses pas foutues de viser correctement. Il en poussa un soupir de désespoir. Levant les yeux au ciel au passage.

« -  J’aime l’idée. Mais ça me ferait de la peine de te priver de ma si douce présence. T’es bien informée dis donc, on sait déjà croisée dans les vestiaires ? » Le foutage de gueule était tellement évident. L’ironie acerbe et tranchante, et il ne prit pas la peine de la masquer. Avec elle ce n’était pas la peine. Il la regarda s’éloigner avant d’assister à sa petite crise de nerfs. La dose de trop pour ses pauvres oreilles dont les bourdonnements n’étaient plus assez forts pour les protéger des nuisances émises par la siphonnée du plafonnier. « - Et après tu t’étonnes que l’effet de surprise soit tombé à l’eau. Mais tu t’entends beugler comme une vache en plein récital ?! » Il battit l’air de la main en direction de Joan une fois que celle-ci fut revenue vers lui. « - Putain mais mets là en sourdine cinq minutes, on s’entend plus penser. Tu t’es jamais dit que c’est ton amabilité qui poussaient tes supérieurs à te filer des collègues pourris pour éviter que tu pousses les bons au suicide ? » Et au vue de la situation, le collègue pourri, c’était lui. A croire qu’ils l’avaient collé avec elle, en se disant que deux caractères de merde ensembles pourraient peut-être s’annuler. Et permettre une meilleure cohabitation. Mon cul oui, c’est encore pire.

« - Petit nichon va attendre là gentiment que petites couilles lui demande de se ramener. Pigé ? Et s’il te plait, même si c’est pas facile pour toi… Boucle là ! » Il barra la route de la Peacekeeper d’un bras tendu au-dessus du vide. Si son état ne lui permettait pas de voir les choses aussi clairement qu’il le voulait, et que cette erreur allait le mettre dans une sale position, il préférait encore la compagnie des dégénérés du bas plutôt que celle du soldat aussi aimable qu’un furoncle sur un derrière. Ce fut avec toute la délicatesse d’une bouse qui heurte le sol que les pieds du Hunter se posèrent sur l’asphalte détrempé. Il leva le nez un instant puis  posa son regard sur le néant qui l’attendait. Le silence était de mise. Brisé seulement par des bruits de pas trop loin pour être de véritables menaces. Sans attendre plus longtemps, le soldat disparue dans l’ombre et ôta à la hâte jean et t-shirt, qu’il abandonna sur le dernier barreau de l’échelle miteuse. Et l’attente parue durer une éternité. Il douta. Et si ce qui courrait encore dans ses veines empêchait le fauve de se libérer ? Fallait y penser avant de te jeter dans la gueule du loup. La réplique acerbe mourut contre sa langue alors que la douleur lui déchirait le corps. Il fit les frais de cette mutation dans un silence le plus total. Voulant éviter d’attirer l’attention de la furie qui lui servait de collègue. Les crocs du loup mordirent le vide, la truffe levée vers les ténèbres, l’animal se mit en route. Aussi discret qu’il pouvait se le permettre dans un tel lieu, le fauve ne tarda pas à se retrouver proche de ses cibles. Il attrapa la première par la cheville, tirant de toutes ses forces dans les ténèbres pour laisser à ses collègues le plaisir de papillonner des cils. Les crocs du fauve se plantèrent sans la moindre hésitation dans la gorge de la créature, le sang noir, ignoble, tâchant les poils immaculés de l’animal. Dans un bond, le loup fut sur le second Daybreaker. Dévorant littéralement le bide de sa proie avec toute la férocité dont il était doté. Pour l’effet de surprise c’était raté, les hurlements que le fauve arrachait à sa victime devaient résonner dans les boyaux souterrains et dans l’air étouffant au-dessus de leur tête. Et peut-être rameuter Précieuse au passage. L’animal en gémit de mécontentement, lâchant sa prise qui s’effondra au sol dans un pouf qui poussa le loup à battre l’air de sa queue, content de son coup. Les pupilles mordorées se posèrent sur la scène de crime. Il en manquait un, et ce simple constat lui hérissa les poils. Avec toute la prudence du monde, le fauve entreprit de revenir sur ses pas. Et maintenant qu’il errait dans ce trou de sourie sous sa forme animale, Stain n’avait plus envie de remonter à la surface. Pas envie non plus de retrouver sa peau et d’affronter Précieuse et ses couilles trop encombrantes pour une brindille comme elle.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Dim 22 Mar - 2:15

Toujours ce sale rictus. A croire qu’une marque de dentifrice le sponsorise anonymement. A moins que ça ne soit davantage une entreprise pharmaceutique qui élabore une de ces stratégies diabolique. Dix minutes avec ce type et l’envie d’attraper un calmant semble soudainement vital. Son insolence donne du relief aux veines qui pulsent dans sa nuque. Elle se crispe pour gérer ses mouvements, histoire de ne pas lui fourrer la crosse de son flingue sous le menton afin de lui décrocher cette sale mâchoire qui soutient ce sourire arrogant. La violence s’annonce juste un peu alors qu’elle fait claquer ses dents comme pour mordre l’air qu’elle emploie pourtant aussi vite « T’as franchement pas honte de passer pour le dernier des cons avec tes remarques de merde. Parle pas de ce que t’es pas à même de comprendre, Greyjoy. C’est juste que ta gueule me revient pas. Si j’avais mes règles, je t’aurais déjà fait bouffer tes bijoux de famille. » Sa haine se superpose à l’exaspération de l’italien pour créer des vagues d’amertume. Ils perdent trop de temps à se postillonner dessus mais ce n’est pas comme si elle pouvait s’empêcher de lui rendre pièce pour pièce, son mépris viscéral. Elle en a connu un paquet des mecs dans son genre. Elle en côtoie encore régulièrement. Ils sont l’essence même de la milice machiste. Ils affabulent tout ce qui possède des seins de petits surnoms dégradants, remettent en doute leur efficacité et les jugent sur leur seule aptitude à bouger leur petit cul pour satisfaire leurs fantasmes pré-pubères. Des bêtes qui jaugent la gente féminine d’un regard ragoutant, tranchant leurs formes et les alignant dans leur assiette comme des misérables morceaux de viande. Heureusement pour elles, le port d’arme est autorisé même hors service. « C’est ça, ouais. T’avais tellement rien à offrir sous la ceinture que j’ai vraiment cru être entrée dans le vestiaire des gonzesses. » Elle rejette sa tête en arrière, fière et vaniteuse, le nez pointant vers l’immensité du ciel pour marquer son dédain. « Vas-y, fais ton malin autant que tu veux alors que t’as pas été fichu de sortir tes miches de ta merde plus tôt. » Ses ricanements prolongent le sarcasme avec brio. « Parce que ça t’arrive de penser en plus ? Gros scoop mais apparemment, ouais, t’es peut-être pas aussi débile que t’en as l’air. T’as reconnu que t’étais pourri. » Mais oui, elle se doute bien que ses supérieurs doivent régulièrement se venger. Elle sait que son comportement déplaît. Le souci, c’est qu’elle ne voit pas pourquoi elle devrait s’adapter aux autres, juste pour leur épargner ce qu’elle est quand eux n’ont pas la moitié de cette considération en retour. Après tout, elle ne serait pas énervée constamment si le monde ne se liguait pas pour la mettre perpétuellement en rogne.

« Mes nichons t’emmerdent profond, évite de les comparer à ce qui se passe dans ton slip. Ou plutôt ce qui s'y passe pas. » Elle cherche à virer le bras qui lui barre la route mais il est déjà en train de mettre à exécution ce qui semble être le plan le plus bancal de l’histoire en s’éloignant. Joan roule littéralement des yeux tout en caressant machinalement son flingue, songeant à toutes les plaies qu’elle pourrait lui causer aussi simplement. « Tu crois vraiment que je vais attendre là comme une conne ? Et compter les moutons pendant que tu t’attires toute la gloire ? » Elle relève le menton pour découvrir l’espace vacant, il a filé à la vitesse de la lumière ou elle a été distraite trop longtemps ? « Putain mais c’est qu’il s’est vraiment tiré. Salaud ! » Elle se penche au-dessus du trou béant déchirant l’asphalte et jure une seconde fois avant d’envoyer ses jambes dans le vide afin de dévaler l’échelle aussi sec. Ses yeux peinent à s’habituer à la pénombre mais elle tient bon, consciente que tout faisceau lumineux attirera forcément l’ennemi. Elle contient son envie vorace de déverser dans leur environnement sonore un nouveau chapelet d’injure et se focalise sur les échos de ses pas contre les parois. Les bruits sont alimentés très vite par des hurlements. Greyjoy ? Cette idée devrait lui plaire au fond mais la peur coulisse dans ses entrailles, les tord jusqu’à la douleur physique, réveille cette autre qu’elle méconnait. Sa progression devient plus incertaine que jamais, plus soutenue, plus exigeante. Elle s’offre aux ombres sans le moindre doute, répondant aux appels sans savoir qui est à plaindre. Au milieu de l’obscurité, elle croise enfin une présence. Deux yeux qui luisent férocement au centre du chaos. Un animal ici ? Elle perçoit son museau, en déduit son espèce et retient son souffle. Sublime et menaçant, il semble s’avancer dans sa direction. La main sur la gâchette, elle se contente de faire lentement et prudemment demi-tour pour trouver un autre passage mais elle a à peine fait un mètre que quelque chose percute ses côtes, la plaque au sol. Un de ces démons. L’adrénaline aidant, elle réagit au quart de tour. L’entraînement quotidien paie. Elle retourne contre lui la lame qu’il tente d’enfoncer dans sa chair et l’éventre sans autre forme de procès. L’hémoglobine gicle sur son visage à demi dévoilé, le haut de son uniforme. Noir, épais, écœurant. Elle se redresse péniblement après avoir écarté le cadavre juste assez vite pour discerner deux ombres non identifiées à l’autre bout du couloir, pas assez vite pour les arrêter.

La brune se relève, manque de s’effondrer en trébuchant sur des morceaux de textile. Ses doigts les cueillent et les abandonnent aussi vite. Ses murmures n’atteignent que ses oreilles. « Putain qu’est-ce que c’est encore que cette merde ? Il se balade nu ? Il est en plein trip ce sale con. » S’il n’est pas déjà mort. Elle court devant cette urgence, s’arrête brutalement quand ses semelles se retrouvent immergées dans une mare incolore. Elle craque, allume sa lampe et balaie les environs en se focalisant sur la respiration ronronnant de la construction souterraine. Il lui faut une poignée de seconde pour comprendre. « Non. Non. Non. Pas ça. » L’eau grimpe doucement, les canalisations ont été brisées quelque part. Les survivants veulent les noyer comme des rats. Paniquée, elle rebrousse le chemin en beuglant. La priorité est à l’évacuation. « Greyjoy ! Greyjoy, putain, ramène tes couilles ! » Elle se perd, tétanisée par la seule idée de finir engloutie et de ne pas réussir à repêcher l’autre énergumène. Pourquoi ? Pourquoi se soucier à ce point de la vie de cet incompétent et grossier personnage ? Chiara cherche à se manifester quelque part à l’intérieur mais elle ne porte pas assez attention à ce deuxième cœur qui bat encore, pour toujours dans sa poitrine.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Dim 22 Mar - 22:04


Les paroles que Joan lui avait crachées à la figure, continuaient de résonner entre ses deux oreilles. Parasitaient le calme qui régnait à présent dans son crâne. Le loup en montra les crocs, ses oreilles se couchant contre son échine. Il pourrait la bouffer. Se tapir dans un coin et attendre qu’elle descende pour mieux pouvoir lui croquer ses miches. L’idée poussa l’animal à lécher ses babines sanglantes quand l’homme s’insurgea. Allez savoir où elle avait pu trainer. Le loup émit un infime feulement, déçu par ce refus et continua sa lente progression dans les boyaux sombres. Nul besoin de lumière, le fauve parvenait à trouver sa route dans les ténèbres. L’avantage d’avoir dans le ventre un animal habitué aux virées nocturnes. Bien plus pratique qu’un pauvre humain qui se pétait l’orteil contre le pied de son lit à chaque fois qu’il se levait en pleine nuit pour aller pisser. Le contraste entre la noblesse de l’animal et la nullité de son porteur n’avait jamais été aussi marqué. Des années d’éducation, de préceptes que l’on inculquait aux enfants de son rang. De longues heures passées à apprendre les rouages de l’existence d’un noble romain, ancrée dans sa peau à l’aide de coups et de blessures sanglantes, et voilà que ce tout se retrouvait jeté dans un tas de merde plus imposant à chaque nouveau lever de soleil. D’Ezio, Stain n’en avait aujourd’hui que le nom. Ce maudit prénom qu’il avait été incapable d’abandonner malgré son envie de se détacher totalement de son ancienne vie. Quelle douce ironie. Au détour d’un boyau humide, le loup crut percevoir la présence de Joan. Les prunelles mordorées se posèrent sur le néant alors que l’animal se figeait. Il scruta le vide, huma le silence et ne perçut rien de plus que les relents nauséeux du sang de ses victimes. Elle avait été incapable de se taire, lui hurlant à la figure alors qu’il n’était plus là. A vrai dire cela l’aurait affreusement déçu si elle était restée bien sage, la langue fermement emprisonnée derrière ses jolies quenottes. Il se demandait encore comment les beuglements n’avaient pas attirés l’attention de ses proies. Un détail sans grande importance, surtout maintenant, que le loup s’empressa d’effacer d’un battement de tête.

Les crocs claquèrent contre le néant et les pattes s’immobilisèrent. Le contact du sol gelé contre ses coussinets venait de changer. L’incompréhension brouilla un instant la vue de l’animal avant qu’il ne baisse le museau. Entre ses griffes, l’humidité venait de se faire plus présente. La flotte lui chatouilla les poils et l’évidence pousse l’animal à émettre un nouveau couinement. Qui vint mourir contre sa trachée. Le concert de la vache et du bœuf avait alerté les autres. Et se noyer dans un trou à rat, très peu pour lui. Rassuré de savoir Précieuse à l’abri, le loup rebroussa chemin, pataugeant dans la flotte. Rester discret devenait de plus en plus ardu. Et alors qu’il s’inquiétait pour sa fourrure, les beuglements reprirent. L’encolure du fauve tressaillit, rentra dans ses épaules alors que les oreilles revinrent se coller contre son cou. Evidemment, ça aurait été tellement plus simple si elle n’avait pas bougé ses miches. Stain grogna, piqué à vif devant l’entêtement de sa collègue. Aussi buté que lui, pour un peu il aurait pu avoir l’impression de se trouver devant Cora. L’entêtement, un charmant trait que les membres de cette famille de fous se traînaient avec fierté. Pas besoin d’user de son flair, les appels de la demoiselle furent suffisant pour que le loup la retrouve. Sans réfléchir plus avant, l’animal referma sa gueule contre la jambe de la chanteuse d’opérette de bas étage, tira avec force le tissu détrempé pour l’obliger à faire machine arrière. Espérant qu’elle ne serait pas trop stupide et éviterait d’appuyer sur sa gâchette comme une imbécile heureuse. Il s’efforça à la faire revenir sur ses pas tout en s’obligeant à reprendre forme humaine. La douleur fit gémir le fauve qui lâcha prise. Et dans un élan furieux, ce fut Stain qui prit le relais. Enroulant son bras autour de la taille de la furie pour la coller contre lui, visiblement peu encline à suivre les pas d’un loup. « - Je t’avais dit de la fermer. En plus d’avoir fait des miracles, ton chirurgien t’as aussi filé de vraies cordes vocales de gonzesse. » Railla-t-il contre l’oreille de la demoiselle. Le ridicule de la situation lui irrita les nerfs, mais l’urgence surpassait les détails. Les pieds nus contre le sol mouillé, la sensation était affreusement désagréable, faisait courir des frissons contre la peau nue du soldat. Dont le regard se posa alors sur le tas informe de ses vêtements qu’il attrapa au vol. Obligeant Joan à marcher à reculons pour s’autoriser un semblant d’intimité, Stain finit par lever le nez lorsque son dos buta contre un mur. Juste à temps pour voir le trou par lequel ils étaient descendus se fermer au-dessus de leur tête. Le désespoir lui vrilla le cœur, poussant son bras et ses doigts à se crisper contre Joan et les fringues qu’il tenait dans sa main. La colère pris le pas sur l’angoisse et le soldat relâcha sa proie sans la moindre douceur, l’envoyant valser quelques pas plus loin.

« - J’aurais vraiment aimé que tu m’attendes là-haut comme une conne. Ca t’aurait fait mal au cul d’obéir pour une fois ?! » Cracha-t-il en enfilant son jean, ses doigts tremblant de rage. « - Regarde où tes conneries nous mène maintenant ! Ma gueule te revient pas mais t’es restée planté là à m’appeler. Tu t’inquiétais pas vrai ? Tu vois au fond, je suis sûre que tu m’apprécies. » Il se moquait c’était une évidence, et s’autorisa à lui adresser un infime clin d’œil pour essayer de détendre une atmosphère qui ne cessait de se tendre. Grimper là-haut et se démolir l’épaule pour essayer de soulever la plaque de fonte étaient tout bonnement stupide. Ils allaient devoir revenir sur leurs pas et trouver une autre échappatoire. Il acheva d’enfiler son t-shirt, grimaçant au contact humide et froid du tissu contre sa peau, encore à la température de celle du loup. Et sans lui demander la permission, Stain agrippa le bras de Joan, l’obligeant à faire volte-face comme si elle n’avait été qu’une pauvre poupée de chiffon, pour revenir sur leurs pas. Et patauger de nouveau dans la flotte. « - Il y a un autre couloir par là… » Il le murmura sans être totalement sûr de ses mots. A taille humaine, l’ensemble lui semblait affreusement confus. Une main contre le mur humide, le soldat avançait dans le noir avec prudence, tirant sa partenaire en avant. « - Putain Joan, t’avances oui ? T’as oublié ton maillot de bain, fait toi à cette idée et magne. Si tu me sors que tu sais pas nager, je te jure, je te plante là et tu te démerdes. » Il n’en fera rien. Les phalanges qui s’agrippaient à son poignet l’en dissuadait. Il y avait quelque chose d’affreusement perturbant dans le contact. Mais il ne saurait dire quoi. Au moment où il commençait à se dire que le loup avait rêvé, sa main buta contre du vide. Il tâtonna le néant un instant et s’engouffra dans la brèche, là où l’eau y était moins haute. C’était déjà ça. Il lâcha enfin Joan, et fit volteface, allumant la lampe de la demoiselle pour la lui coller dans la tronche. « - Pourquoi t’es pas restée là-haut ? Sérieusement ? Faudrait vraiment que t’arrêtes de faire la maligne comme ça. » Il chercha à se montrer glacial, mais la tentative se solda par un échec. Si la colère vibrait sous sa peau, dans sa voix, ce fut le vibrato de la crainte qui vint tout détruire.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Lun 23 Mar - 23:00

Ses propres hurlements impactent drastiquement l'atmosphère, son écho glauque et frileux force une multitude de frissons sur sa peau. La peur brime sa féroce détermination alors que l'instinct de survie la bouscule voracement. Le corps veut trouver la sortie, l'âme s'attache au vide en cherchant un fantôme. Elle s'entête toujours à fouiller les environs du regard quand quelque chose lui agrippe la cheville. Dans un sursaut, son pied se fiche dans la bête pour l'éloigner, elle réitère autant de fois que possible. « Lâche-moi saleté ! » La créature s'obstine à la traîner vers l'arrière alors qu'elle continue à lui foutre sa semelle sur le museau. Hors de question qu'il se serve de son mollet comme de son petit goûter. Quand elle relève ultimement son flingue, le loup se met à geindre désagréablement. Des craquements claquent, elle se fige devant l'apparition soudaine de l'humain. La surprise plaque sur ses traits une expression à mi-chemin entre le dégoût et le choc. Le shadowhunter la retient toujours par la taille dans une nudité implacable. Un putain de métamorphe. Pas que ce détail la répugne, ni la fascine d'ailleurs mais tout de même. Une composante qu'elle aurait aimé connaître avant de risquer ses fesses pour cet insolent. La remarque acerbe du changeur lui passe complètement au-dessus la tête. Ses nerfs lâchent complètement et l'hilarité la propulse trop vite vers un risque notable d'une énième crise d'asthme. Elle contrôle comme elle peut son fou rire mais c'est relativement ardu alors qu'il est toujours là dans sa tenue d'Adam à jouer au sauveur de sitcom bon marché. Dans un ultime éclat, elle oriente d'une manière provocatrice son regard vers l'entrejambe de l'italien et acide, réplique le plus sérieusement du monde « C'est bien ce que je disais, pas de quoi frimer Greyjoy. Ce n'était pas la peine de m'en montrer tant d'ailleurs. Enfin... Plutôt aussi peu... » Elle pouffe de rire, oubliant tout aussi facilement le danger et l'anxiété antérieure. Perdue dans son amusement, elle ne calcule ni leur proximité rendue dérangeante par l'absence de vêtement sur le dos de cet homme, ni leur progression incohérente vers les ombres. Quand il se détache brutalement, la gravité chasse son sourire moqueur et laisse place à la terreur dès que l'humidité glisse avec inconfort sur son épiderme.

Joan titube à cause de l'indélicatesse de son partenaire d'infortune. Ses yeux lui lancent des éclairs alors qu'elle se focalise à nouveau sur les bruits ambiants. « Dans tes rêves le nudiste ! J'ai juste pas envie de perdre quelques précieux centimes parce que t'as pas été fichu de ramener tes puces au bercail. » Elle doute que le gouvernement lui en tienne rigueur si un de ses employés venait à crever durant l’exercice de ses fonctions. Histoire de redevenir crédible, elle se sent forcée d'ajouter « Je refuse d'être traitée comme la dernière des merdes par un macho de première qui se désape presque pour le plaisir dans des endroits aussi glauques. Au fait, la prochaine fois, évite de coller tes parties contre ma jambe, ça me fout la gerbe. » La brune ne marque aucunement l'inconfort de la situation pourtant tandis qu'il enfile ses fringues. Elle se contente de passer au crible la pénombre et de réfléchir à vitesse extrême aux alternatives. Chiara crie toujours quelque part, en elle et dérange atrocement le sang-froid qu'elle cherche à mobiliser. La peur ne déserte plus ses prunelles dès que les flaques se transforment doucement mais sûrement en marée dérangeante à leurs pieds. Afin de masquer son trouble grandissant, elle se retourne vers son comparse pour déclarer d'une voix tout à fait neutre. « Je comprends mieux d'où te viens cette affreuse haleine de chacal. » Il s'empare de son poignet subitement et la tire. « Qu'est-ce que... » Elle veut se défaire de cette emprise, revivant deux passés en un. Ce genre de traitement disgracieux la ramène à Isaac. La sorcière grogne plusieurs fois sans savoir si elle va finir par lui en coller une dans la nuque ou non. Il mène la marche et les précipite peut-être vers leur perte. Le discours du meneur ne la rassure absolument pas à ce propos. Son énergie se dilue dans les termes qu'il choisit cependant. Elle est incapable d'avouer, incapable de dénouer la vérité et encore moins, de rabaisser cette fierté qu'elle porte en bannière. Son mutisme la renvoie en arrière, elle s'égare mentalement. La panique bloque ses poumons, elle aspire pesamment l'air poisseux et craint déjà pour ses défaillances respiratoires.

Stain s'arrête brusquement, elle ne discerne plus correctement les lieux qu'ils traversent et le halo qu'il projette sur sa rétine, la rend désormais partiellement aveugle. Sa main frappe la lampe violemment alors que son autre paume la protège de l'agression lumineuse. « Putain mais c'est quoi ton problème à toi ? Tu piges pas que je fais mon job, petit merdeux ? Fais pas chier. Le pénis fait pas le héro, redescends de ton arbre le singe. » La méchanceté frappe pour distancer la terreur mais en vain, elle s'échappe toute seule de sa propriétaire. L'attitude générale de la trentenaire transpire le cauchemar. « On devrait avancer plutôt que de... » Un bruit de ferraille. Elle relève le menton vers le plafond. L'explosion semble lointaine et pourtant, au-dessus de leurs crânes, le trou se creuse trop rapidement. L'eau jaillit soudainement, jet glacé qui les inonde immédiatement et remplit la pièce trop rapidement. Effrayée, elle s'accroche vivement aux bras de son cousin. La douleur devient fulgurante, elle ne vient même pas de sa poitrine mais de son crâne. Des souvenirs jaillissent, de ceux qui ne lui appartiennent pas. Le courant, son visage à lui. Plus jeune. Définitivement plus jeune. L'affection l'écrase à l'instar de la crainte. Chiara pousse les mots sur ses lèvres, elle ne contrôle plus cette enveloppe d'emprunt. L'expression terrifiée, les intonations pourtant plus mesurées, plus douces que jamais, elle s'adresse à son acolyte dans cette urgence qui lui échappe. « Ezio... Je ne veux pas que ça recommence. » Quelque chose lâche plus loin. Une autre vague les submerge, les sépare. Les informations erratiques voilent toujours son présent, elle se laisse emportée, convaincue de sa mort proche. Elle ne lutte déjà plus, ses quinze ans retrouvés et la certitude de sombrer dans l'oubli, une fois encore. Toujours Susanna sur le bout de sa bouche. Susanna, elle se souvient enfin de ses traits si clairement autant que de sa présence à lui, Ezio. Mais qui sont-ils ? Tout est encore confus, sa dérive vers le fond, l'oxygène s'échappant lui font perdre tout ce qui suit. Tout ce qui est vital. Jusqu'à cette seconde chance, jusqu'à cette nouvelle vie.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Mar 24 Mar - 21:27


L’hilarité lui vrillait les tympans. Et si une part de l’homme se foutait éperdument d’être la cause d’un tel fou-rire, l’égo du mâle Italien s’en retrouvait affreusement malmené. Il le détestait, cet aspect merdique de sa malédiction. Tentait de s’y faire ma la pudeur était toujours de mise. Mal à l’aise dès qu’il s’agissait de tout ce qui se trouvait sous le nombril. L’impuissance et le handicap qui fut le sien pendant des mois suite à une mauvaise chute, rendaient le malaise affreusement violent. Et creusaient un vide dans ses entrailles. Stain fit bonne figure, ravala la gêne et reprit son attitude de cocker teigneux.  Il leva les yeux au ciel devant les nouvelles railleries de la Peacekeeper. A force, je vais finir par prendre ça comme une invitation. Sérieusement, vise un peu l’obsédée. Et c’est toi qui dit ça Stain ? « - Va falloir te calmer avec cette fixette. Si t’es en manque, je peux te filer une adresse. Les types y sont pas très regardants, tu devrais trouver ton bonheur. » Railleur et incisif, il fusilla Joan du regard avant de se remettre en route une fois ses fringues de retour sur sa carcasse. Il se faisait violence pour ne pas lui en coller une. Suffisamment forte pour lui remettre ses pauvres neurones en place et la contraindre au silence. L’envie fit grouiller des frissons sous la pulpe de ses doigts. Et pour éviter de commettre une telle connerie, il ne sera que plus fort contre le bras de sa compagne.  Avant de la lâcher à nouveau quand ils furent à peu près au sec. Irrité, sa langue claqua dans l’air alors qu’il poussait un lourd soupir face à e nouvel assaut de méchanceté gratuite et puérile. Deux gamins, voilà ce qu’ils étaient. Deux petits merdeux juste bon à se cracher à la figure sans être capables de s’accorder sur le moindre petit truc.  

« - Tu piges pas que je fais pareil Précieuse ? Tes méthodes sont justes pourries c’est tout. Et je te rassure, les nichons non plus, t’es loin d’être Wonder Woman chérie. Et arrête de geindre, c’est marrant cinq minutes ton langage de camionneur, mais à la longue, ta voix de crécelle devient vachement moins supportable. » Il lui balança ses paroles teigneuses à la tronche, baissant un peu plus le faisceau de lumière tout en jetant un regard autour d’eux. Ce qu’il avait pris pour un autre couloir n’était en fait qu’un vulgaire cul-de-sac. Ils devraient bouger, mais avant même qu’elle ne ferme enfin son bec, Stain avait entendu. Perçu le murmure annonciateur d’un nouveau malheur. Il eut tout juste le temps de relever la tête avant de se faire écraser par le poids de la flotte qui leur tomba dessus. Voit le bon côté de la chose, tu auras pris ta douche pour le mois comme ça. Ce qu’Azzura pu lui lancer à la figure, il s’en foutait. Dans sa poitrine son cœur venait se serrer comme un vulgaire citron. Flétrit par la situation qui était en train de le dépasser. Et le bras qui vint s’accrocher autour du sien n’arrangea rien. La surprise ravagea le pauvre cerveau du Hunter qui pose un regard incrédule sur Joan, visiblement mal en point. Les mots surpassèrent le bruit assourdissant de la tempête. Le prénom se fracassa contre ses oreilles avec une telle force qu’il était impossible pour lui de l’avoir rêvé. Les questions se pressèrent alors contre ses lèvres mais l’effort pour rester aussi statique face au flot s’avéra totalement vain quand une nouvelle vague les sépara. Je ne veux pas que ça recommence. Recommencer quoi ? La colère se coupla à la panique et les souvenirs vinrent lui fracasser le crâne. La situation prit des airs de déjà-vu. Le manque d’air oppressant. Il avait déjà lutté contre le courant. Des siècles en arrière, le gamin qu’il était avait tenté de se dresser contre la violence des flots du Tibre pour sauver sa cousine. L’échec lui brûla la langue. Il était hors de question, tout bonnement impensable que le drame se reproduise à nouveau. Elle n’était pas Chiara, juste une emmerdeuse qui lui pourrissait la vie. Et même s’il ne l’avouera jamais, il avait fini par l’apprécier. Cette merdeuse et son impressionnante paire de couilles. Le fauve hurla sous la peau, paniqué lui aussi face à cette étendue d’eau alors que son hôte retournait à la surface pour soulager ses poumons. Une simple bouffée d’air avant de se faire à nouveau happer par le torrent et partir à la recherche de Joan.

Il parvint enfin à agripper le bras de la jeune femme. Passant alors le sien autour de sa poitrine pour la maintenir hors de l’eau du mieux qu’il put. Si de la coke continuait de grignoter joyeusement ses veines, la douche froide avait fini de le faire sortir de ses délires. Les injures perduraient dans son esprit, il l’insultait, elle pour avoir été aussi con. Il s’insultait lui, pour tout. Se blâmait de se retrouver dans une telle situation juste pour avoir voulu jouer au plus égocentrique. Le Hunter serra les dents et une secousse vint stopper net leur progression chaotique. Le choc manqua lui déchirer le bras, sa main droite venait de buter contre quelque chose. Ses doigts se refermèrent alors sur ce qui semblait être une poignée de porte. Rouillée, engorgée de flotte, la porte s’obstina à rester close malgré les tentatives du soldat pour la faire céder. Dans un râle de désespoir Stain alla se démolir l’épaule contre le panneau de métal qui ouvrit grand sa gueule dans un gémissent lugubre. Poussant Joan à l’intérieur, l’urgence rendant ses gestes encore plus brutaux de d’ordinaire, Stain se faufila à sa suite et referma la porte au nez de la flotte. Non sans mal. Le souffle court, le cœur battant à tout rompre contre sa poitrine, l’homme posa son front contre le panneau gelé. Un nœud était venu s’enrouler autour de sa gorge, et ses jambes tremblaient comme des feuilles. Une frayeur telle qu’il n’en avait pas connue depuis bien longtemps le rongeait. Il tituba et se laissa tomber à terre à côté de Joan, pour s’allonger sur l’asphalte poussiéreux. Une porte de service, voilà ce qu’ils venaient d’emprunter. Une porte de service donnant sur une station de métro désertée. Le grondement de l’eau emplissait encore la pièce et les fringues trempées contre sa peau y faisaient courir d’ignobles frissons. Stain se redressa après de longues minutes. Il scruta Joan, s’enfermant dans un silence le plus total. Avant d’enfin oser prendre la parole.

« - Comment tu… Ce prénom que tu as utilisé, où tu l’as entendu ? » Dans le pire des cas, il passait pour un con si elle ne se souvenait pas ou n’avait rien dit de tel. Ezio, ça court pas les rues quand même. Il la fixa encore un instant avant de baisser les yeux vers ses mains. La droite était couverte de sang. Sa paume était entaillée sur une bonne distance avant que la lésion ne plonge dans sa main. Stain contempla la blessure, hébété. Réalisant alors que ce qui leur avait servi d’ancrage pour se sortir de cette merde, c’était sa propre main. Empalée, littéralement contre la poignée. Il n’avait rien senti. Et un être normalement constitué aurait beuglé devant la profondeur d’une telle plaie et l’intensité de la douleur. Et même maintenant qu’il avait conscience de la chose, il ne sentait rien. Rien hormis ce profond trouble qui lui dévorait le cœur. « - Joan ? » Il le murmura en jouant du derrière pour se rapprocher de la Peacekeeper. Sa main se posant avec une étrange tendresse contre le bras de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Dim 29 Mar - 19:23

Cet entre-deux dissout les barrières mémorielles que la fusion a causé plus de trente ans auparavant. Au centre de la tourmente, dans l’œil du cyclone, son prénom originel est sifflé par d’autres bouches et grimpe avec conviction dans son système nerveux, atteignant l’aorte brutalement. Enfin complète. Un rictus semble vouloir poindre, marqué cette victoire sur l'oubli. Dans cette ironie mortuaire, elle se sent basculer pour l’un des deux camps décisifs et cette seule appréhension de la mort se distend, elle sait ce qui l’attend. Elle l’a déjà vécu. L’inconnu n'est plus et ne peut plus la terroriser. Dans ses songes effilochés par un début d’inconscience, elle s’écoute pousser un dernier soupir berçant cette certitude d’être enfin entière avant de mourir. Maigre consolation qui la porte pourtant au pied de sa fin. Chiara regrette d’avoir gâché cette opportunité. Sa renaissance dispense un peu de douceur sur les traits tirés de Joan et elle s'élance vers l'abime sans plus de rancœur. Mais quelque chose effleure ses côtes alors qu'elle gît encore dans des abysses intemporels, elle ne le perçoit que tardivement. Quand l’air se met à chasser l’eau dans ses poumons, elle expulse le liquide encombrant ses bronches sur le bitume. Sa joue cogne désagréablement le sol. Sa tête roule. Les ténèbres se disloquent et délogent dans cette seule action l’anesthésie générale. La trentenaire porte ses bras contre sa cage thoracique douloureuse, recrache ce qu’elle a ingurgité jusqu’à l’asphyxie. La crise débute aussi simplement. Faible, elle parvient pourtant à activer les gestes mécaniques que le temps lui a conféré. L’instinct de survie fait la suite du chemin. Le corps sait comment gérer la situation là où l’esprit s’égare toujours dans des profondeurs étrangères à ce siècle. La sorcière pioche son inhalateur dans une de ses poches et le porte méthodiquement à ses lèvres en plusieurs gestes mal coordonnés. Elle l’actionne fébrilement, tousse entre chaque prise. Les larmes acculent ses pupilles assaillies par la fugace lumière. La peur revient et s’enchevêtre aux émotions de cette autre. Elle réussit à les chasser avant qu’elles ne trahissent cette seconde personnalité qu’elle couve en secret.

Après plusieurs minutes à lutter contre sa seule respiration, elle peine à remettre de l’ordre dans ses souvenirs et dans ses propres sentiments. Quand son inattendu sauveur lui  souffle des interrogations qui lui vrille le cœur jusqu’à la souffrance, elle plisse le front et rachète sa dureté au présent aussi facilement. Mais il s’approche subitement, une main sur son bras. Une sollicitude qui décourage Joan mais tire Chiara de sa torpeur retrouvée. Les mensonges s’espacent à l’intérieur, la vérité s’extirpe péniblement de ses lèvres frémissantes. « Je ne … Je ne sais pas. Je le sais. C’est tout. » Sa tête bifurque vers la source de ce dérangement aortique.  La jeune fille de quinze ans observe son cousin avec un intérêt particulier. Sa tendresse lisse l’affliction de la brune, elle parvient à asseoir son autorité sur cet organisme éreinté. Ses doigts coulissent fébrilement sur la paume qu’il lui a tendu, très calmement. Elle murmure, incapable de s’exprimer dans les hauteurs de cet emprunt charnel. « Je crois qu’on… Je crois que tu étais important… » Son rôle ne lui revient pas. Mais elle le sent. Quelque chose au fond d’elle, quelqu’un lui rappelle qu’il a eu une place cruciale dans cet avant incertain. Et il vient de la sauver. Son regard berce le sien durant de longues secondes, y trouvant un semblant de chemin vers un foyer dont elle n’a souvenance. Son affection pour ce parfait étranger la torture et engendre une intimité rendue inconvenante par le silence. Elle se fissure dans les blancs qu’elle n’est toujours pas parvenue à combler et décide qu’il faut réagir. De toute manière, on leur en donne l’occasion. Des bruits de fracas ébranlent la structure et la terrifie.

La peacekeeper se relève nerveusement, éprouvée par son cauchemar. Elle se défait de la légère prise de son comparse très brutalement et tente de redevenir elle-même. Mais la chute d’eau alimente toujours ses songes mortifiés et les ravages de cette noyade continuent à perdurer en un ressac entêtant à quelques pas de là. « On devrait pas rester là, Ezi… Stain.» Elle cligne des paupières, serre sa mâchoire et répète fermement, quasiment en hurlant comme pour se l’enfoncer dans le crâne. « Stain. » Mais elle ne l’appelle jamais par son prénom et son propre écho lui renvoie les pans de cette réalité inaccessible. Elle veut chasser le fantôme et semer cette foutue faiblesse de sa gorge, de son attitude en général. Elle cherche à se redresser, se contente de s’asseoir. Les lancements entre ses côtes lui apprennent qu’elle a enduré une crise d’asthme. Son larynx brûle, son être frissonne pourtant. La douleur revient plus férocement dès que son diaphragme remue un peu trop violemment. Son angoisse amplifie l’effet du choc. Désorientée, elle balaie les environs. Son attention est tout de suite attirée par le vermeil qui jubile ardemment contre le bitume. Sa personnalité atrophiée la fait saisir la main du blessé pour admirer les dégâts. Son langage fleuri rattrape ses bonnes intentions. « Putain de… Qu’est-ce que t’as foutu ?  Fais quelque chose tu pisses le sang ! » Sa main tapote rageusement le crâne de l’italien, étrangement furieuse qu’il n’ait pas fait de sa santé, sa priorité. A-t-elle oublié qu'elle le haïssait ? Et qu'il s'était présenté dans un état déplorable sur son lieu de travail ?«  Non mais y a quelqu’un là-dedans ?  Bouge-toi, tu nous fais une hémorragie ! Merde, je vais pas traîner ton cadavre, Greyjoy. Je suis pas ton croque mort, tu te démerdes. »  Ses dons s’imposent à son esprit mais jamais, elle ne se résoudra à se trahir davantage ou même à les employer tout simplement.

Essoufflée par les différentes épreuves que sa chair a subi en peu de temps, elle peine à se hisser sur ses jambes mais il le faudra pour le forcer à quitter les lieux avant que sa plaie ne le vide de son hémoglobine. Quand elle reprend de la hauteur, elle titube  et se raccroche à une paroi proche. Ses jambes tremblent. Le contrecoup. « Putain. Putain. Putain. » Elle fiche son poing dans le mur et continue à jurer devant sa propre impuissance. Le manque d’oxygène antérieur lui offre de délicieux vertiges qu’elle contrôle de justesse. Des craquements l’alertent soudainement, elle se mord les lèvres jusqu’à l’entaille. Sa terreur la fige encore, elle garde les paumes contre la cloison tout en reprenant de son timbre détérioré par la submersion. « Ils sont toujours là. » Rester, partir. Ça semble tellement logique. Il est quasiment handicapé et elle ne tient même plus sur ses propres guiboles. Et pourtant, à la seule idée de ne pas les égorger jusqu’au dernier, elle a des remontées acides qui lui blessent cet égo qu’elle a façonné ces dernières années. Le goût de l’échec prend plusieurs formes. Elle ignore encore laquelle est pour elle, la plus insupportable. Ce qu’elle a laissé entrevoir, ce qu’elle a vu et oublié, ce qui a failli lui arriver, ce qu’elle n’a pas fait et ce qu’elle a fait. Exaspérée, elle grogne contre les ombres en espérant attirer ces chiens qui s’isolent dans le drapé de cette obscurité.

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MessageSujet: Re: You better run [PV Stain]   Dim 29 Mar - 21:22


Il n’entendait que le murmure de son sang. Des battements effrénés de son cœur. Et du sifflement de sa respiration, coincée dans sa poitrine. Stain se retrouvait suspendu aux lèvres de son emmerdeuse de service. Guettant ses traits fatigués, l’éclat morne dans ses pupilles sombres. Et son pauvre cerveau tournait à plein régime, jusqu’à lui filer la migraine. Elle ne pouvait pas le savoir. Pas comme ça. Elle ne pouvait pas savoir à moins d’avoir parlé à Cora ou Rafael. Et ça, il en doutait. Elle ne pouvait pas l’appeler comme ça dans un moment pareil. Dans les méandres de ses deux pauvres neurones, le milicien remonte le temps. S’accroche aux brides de son passé pour revenir en ce jour d’été où tout a basculé. Il revint s’échouer contre les rivages immondes du Tibre, le cœur en feu et le corps rongé par la flotte dégoûtante. Les pupilles dilatées par l’horreur, et la rage au bord des lèvres. Il n’était plus le soldat, mais l’adolescent téméraire. Celui qui venait une fois de plus de faire preuve d’une intrépidité sans limite. Et qui venait d’entraîner sa cousine dans les torrents de la mort. Chiara. Le prénom s’incrusta dans ses neurones avec une telle force qu’il en sursauta. Il papillonna des paupières, scrutant à nouveau le visage fatigué de Joan. Il la regardait comme une étrangère. Essayant de poser les traits de Chiara sur ceux de la Peacekeeper. La ressemblance n’existait pas. Hormis dans ses délires. Certainement causés par la fièvre, l’adrénaline et le sang qui lui rongeait la main droite. Je crois que tu étais important. Sa voix jurait avec celle dont elle s’était exprimée quelques instants plus tôt. Elle se teintait de notes tendres qui le surprenaient. Il en fronça les sourcils, ouvrit la bouche et la referma aussitôt. Il ne savait pas quoi dire. Pas quoi faire non plus, si ce n’est resserrer son étreinte contre le bras de la jeune femme. « - Important ? Mais de quoi tu parles ? » Sa voix se voulait ferme, mais quelque chose s’y était brisé. Une note légère, fragile qui montrait à elle seule tout le trouble qui était en train de s’étendre au-dessus du Hunter. Le retour en arrière était en train de le briser. Et si cœur battait à tout rompre, grisé par cette idée d’avoir peut être retrouvé cette cousine disparue. Sa raison elle se bornait à rire. A le prendre pour un pauvre fou.

« - T’as avalé trop de flotte chérie, ça t’a ramolli la cervelle ma parole. » Il le lâcha avec désinvolture, posa sur ses lèvres un sourire de façade. Quand le doute perdurait toujours. Stain scruta une dernière fois Joan, plus suspicieux qu’un pou sur le cul d’un chien sans poils. Il n’y connaissait rien à la magie. Ne croyait pas non plus en réincarnation et tous ces autres trucs. Et doutait que ce soit franchement possible. Il la laissa se relever, sans broncher. Frissonna quand elle failli utiliser une nouvelle fois son ancien nom. Pourquoi tu ne lui demandes pas, tout simplement ? Parce qu’elle va me prendre pour un pauvre con. Même si c’est déjà le cas. Il se racla la gorge, dérangé par la familiarité que l’usage de son prénom instaurait entre eux. Fait trop rare pour ne pas être relevé. Le silence revint se glisser entre eux, et le soldat en profita alors pour se réfugier derrière les ténèbres de ses paupières. Il sursauta. Surpris par le contact et la voix à nouveau agaçante de Joan qui revint se péter contre ses tympans. Il avait totalement oublié sa blessure. L’absence de douleur la rendant dérisoire à ses yeux. Mais le fait était qu’elle avait raison. Le flot écarlate semblait ne pas vouloir s’endiguer et continuait de tâcher le sol et de déferler le long de son bras. « - J’ai sauvé ta peau. Ca va se refermer, c’est rien. » Lâcha-t-il, bougon, tout en retirant rudement sa main. Il contempla pendant un court instant, les chairs à vif, plissant le nez, tout en faisant gigoter sa main devant ses yeux. Et le morceau de peau qui pendouillait. Stupidement. « - Et arrête bon sang, tu vas me coller une migraine. Je te préférais en mode brocoli bouilli. File ton t-shirt, que je fasse un pansement. » Joignant le geste à la parole, Stain tendit sa main valide en direction de Joan, agitant les doigts pour qu’elle se bouge. Devant l’absence de réaction, il se décida à lever le nez dans sa direction. Et fut incapable de retenir un éclat de rire devant la tronche outrée de la donzelle.

« - Détends-toi Précieuse, je déconnais. » Moqueur, il se releva enfin. Et malgré la lenteur du geste, le monde vacilla autour de lui. La perte de sang et la fatigue formaient un bien mauvais mélange. Et devant les paroles de Joan, le Hunter se renfrogna légèrement. Rester dans ce trou et attendre que les autres viennent les cueillir comme des pâquerettes n’étaient pas une option envisageable. Pas dans leur état. Un peu de sang ne l’avait jamais arrêté, mais cette fois, il devait se faire une raison. « - Tu croyais quoi ? Qu’un peu de flotte ça allait les faire déguerpir comme des lapins ? La vermine, ça s’extermine pas aussi facilement. » Lâcha-t-il alors, aussi amer qu’un citron ayant macéré trop longtemps au soleil. Les bruits de pas, encore étouffés venaient caresser ses oreilles. Retentissant au milieu du bourdonnement qui régnait entre son crâne. Stain lâcha un soupir, ferma les yeux et appuya ses doigts contre ses paupières. Il prit alors le temps d’inspecter l’endroit. S’ils étaient vraiment dans une station abandonnée, il devait y avoir un moyen de se rendre à la surface. Et il finit par se poser devant ses rétines. Dissimulés sous un tas de débris, la grille rouillée pendait dans le vide. « - Ramène-toi, on est pas en état pour ça. Faut remonter à la surface et prévenir les autres. » Il agrippa le bras de Joan, et la tira en avant alors qu’il jouait à nouveau des épaules pour se frayer un chemin à travers l’ouverture. L’air moite et tiède de la surface, lui brûla les poumons. Il relâcha sa prise, enroula sa main dans son t-shirt et l’agrippa avec force à l’aide de sa main gauche. Le cœur dans les doigts, la douleur, bien que chimérique commençait tout juste à s’ancrer dans son cerveau.

« - Je vais aller prévenir les corbacs, pour qu’ils viennent s’occuper du nid. Tu… tu devrais rentrer te reposer. » Cette étrange tendresse était revenue se coller dans sa voix. Adoucissant son timbre pour lui offrir un aspect qu’il croyait avoir oublié il y a des siècles. Il attendit que Joan s’éloigne, non sans l’avoir une fois de plus affublé de paroles dont elle seule avait le secret. Avant de se mettre lui-même en route pour rejoindre le centre-ville, et le nid où couvaient les autres Hunter. Mission de merde. Il s’insurgeait, mais dans sa petite tête, les paroles tournaient à plein régime. Ezio. Et ce simple prénom qui ne cessait de revenir sur le devant de la scène. Si court. Ridicule et pourtant porteur de tant de choses. De trop de choses. Et les doutes lui dévoraient le cœur, pour l’enfermer dans un monde de "Et si ?"

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