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 Everything is great when you don’t give a shit. † Aubin&Ty

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MessageSujet: Everything is great when you don’t give a shit. † Aubin&Ty   Jeu 12 Mar - 8:37


i got my mind made up, man, i can't let go  
everyone should smile. life really isn’t that serious. we make it hard.
the sun rises. the sun sets. we just tend to complicate the process.
C’est froid dans ta gorge, juste comme tu l’aimes. La bière est toujours meilleure quand elle est bien froide, à la limite du verbe « glacé », du moins c’est ton avis. Le seul qui compte en somme. Mais plus loin, plus loin que tes doigts contre ta bouteille, plus loin que la jolie rousse qui discute avec un type et te lance une œillade encourageante, il y a lui. Aubin. Un collègue. Un mec un peu étrange. Pas super social, pas très connu, assez mystérieux dans son genre. Tu ne le connais pas bien, alors tu continus de boire, tout en le fixant. La rousse te lance maintenant des signaux, elle est plus près de toi que le brun, Aubin, mais tu te concentres sur lui. Ce n’est pas tellement que tu sois un adepte de l’idée que les mecs passent avant les meufs, en fait toi tu suis tes envies du moment surtout, mais plutôt que tu as déjà commandé pour le type qui griffonne au fond. Aubin. Sérieusement, il est toujours forcé de se foutre au fond comme ça ? Ce gars-là est déjà discret au boulot, il écrit sans rien demandé, il répond presque en monosyllabe quand un de tes collègues de terrain osent lui parler, il te regarde à peine quand tu le salut même ! C’est pareille dans les réunions de bureau, quand il y a une petite fête, soit il ne vient pas, soit il part tôt, après s’être caché dans un coin. Tu ne le comprends pas, vous êtes totalement opposés, mais ça ne t’empêches pas d’attraper les trois bières de la barmaid, de lui balancer ton sourire, un clin d’œil, puis de filer dans sa direction. À lui, Aubin.

Il a beau écrire sagement, toi tu te poses à sa table. Tu fais un peu de place parmi ses papiers, pose les bouteilles, dont une très près de lui et quand il redresse enfin les yeux sur toi, un peu perdu, agacé peut-être même, tu souris à nouveau. « Hey, Aubin, ça roule ? J’t’ai pris une bière, faut bien se détendre après le boulot ! » Et vas-y que tu ris bien fort, joyeux comme toujours, une bonne tape virile allant terminer sa course contre l’une de ses épaules. Pas chétive, mais quand même moins solide que la tienne. Bah normal, il n’est pas comme toi, il n’est pas sur le terrain, lui il bosse sur la paperasse. Il en faut. Tu ne juges pas, non, tu souris à la place. Puis t’avales une grande goulée de bière, pour hausser les sourcils et indiquer ses papiers de ta main libre, « dit donc vieux, tu fais quoi là ? C’quoi tout ça ? » Il faut dire que l’écriture et toi, la lecture et toi, bon okay, le papier et toi, en dehors du papier toilette tien, vous n’êtes pas tellement pote. Les romans, les journaux intimes, toutes ses conneries, même le journal tien, ce n’est pas trop ton truc. La faute à tes gènes, ton père non plus, n’aimait pas trop. Tu préfères le concret, mais comme Aubin n’est pas une bestiole sociale, ni très bavarde, tu fais tes efforts. T’es un bon petit soldat, t’essai de fraterniser. « Pas que ce soit mal de gratter ton papier mais… t’en as pas marre parfois ? J’veux dire, tu écris toute la sainte journée et tu continues après ? » Tu secoues la tête, impressionné, et tant pis si tu te tapes un monologue. « Putain, moi j’aime bien tabasser les gens, mais à une certaine heure, je t’avoue que je prends congé. » Mais il écrit quoi hein ? T’essais de lire maintenant, sans aucune subtilité, la tête tourné sur le côté et les yeux plissés. Il écrit de la poésie ? Des mots doux ? Il fait une liste d’épicerie ? T’es curieux et tu t’assumes.
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MessageSujet: Re: Everything is great when you don’t give a shit. † Aubin&Ty   Sam 14 Mar - 18:26


L'histoire commence ainsi…
All of this can be broken
Hold your devil by his spoke and spin him to the ground






Plus rien n’existait.
Il n’y avait rien, plus que l’encre séchant sur son papier, de voir cet espace blanc et vide se combler d’ésotériques arabesques, de courbures manuscrites.
Il n’entendait à cet instant plus que le bruit de sa plume frottant allègrement contre cette surface de moins en moins immaculée, de la voir se ternir par sa propre main.
Aubin aimait écrire, écrire était son essence, sa consistance. Il aimait ces moment où il s’enfermait dans les mots ; s’amusant à trouver les plus justes, les plus beaux, ceux qui sonnaient le mieux en bouches, ceux qui étaient plus agréable à écrire.
Par-dessus tout, Aubin aimait cet endroit. Ce bar était calme, l’absinthe était bonne, mais plus que tout il était un des rares endroit dans lequel il allait se terrer en se sentant aussi calme. Peut se sentait-il a sa place au beau milieu de ces vieilleries, lui qui n’était au fond qu’une antiquité humaine.
Il se plaçait souvent à la même place, au fond du bar dans une certaine alcôve, qui même si elle n’était pas totalement exclue du reste des tables constituait l’endroit le moins atteignable.
un instinct de conservation quoiqu’il arrive

Les gens avaient fini d’eux même par ne plus vraiment s’approcher de lui, de même pour certains employés qui avaient fini par abandonner l’idée de le faire sortir de son mutisme. Il n’y avait qu’à Calypso qu’il portait de l’intérêt, elle ayant ces points communs avec feu sa chère et tendre. Enfin, mais l’intérêt dont elle était l’objet n’était que relatif.
Depuis, c’était comme si les murs s’étaient habitués à sa présence, comme s’il n’avait toujours fait partie que du décor.

Il griffonnait de bon train, se livrant à un de ses jeux favoris. Jeu qui ne devait amuser que lui, si ses collègue savaient ils en riraient. Malaussene ? Jouer ? S’amuser ? Malaussene le rabat-joie, ce type qui n’est que froideur et silences ? Qui ne sort jamais de son Bureau ? Qui part toujours après tout le monde et arrive toujours avant pour éviter de croiser du monde ?
Aubin cultivait cette image, ne faisant rien pour la démentir. Non cette fuite n’était pas du mépris de l’autre. Non il ne mésestimait pas tous ses collègue. C’était peut être pire que ça ; c’était de la peur.
Aubin était mort de peur.

Fermant cette digression nous revenons au jeu, de quel jeu s’agit-il ?
Sur cette feuille déjà si remplie, et qui ne finissait pas d’être tatouée d’encre, Aubin écrivait tout ce qui lui passait pas la tête, chaque mots qu’il entendait dans une conversation prise en vol parmi le doux brouhaha du buibui, chaque objet sur lequel il posait son regard et qui retenait son attention volatile. Il en cherchait tous les sens tous les synonymes, tous les mots rimant avec le premiers jusqu’à ce qu’un nouveau le pique en plein cœur et s’attire ses faveurs. Il tournait, retournait, dans tous les sens sa feuille pour ecrire.

Le final de cet étrange jeu, une fois la feuille en toutes parts et en tous points remplie, résultait en abscons verbiage, ingénu et dénué de sens qu’il trouvait plaisant à lire ou à delaisser une fois l’amusement conquis.

« Boiserie, ébène, nœuds, veine, écorce.
Eschare, caravane, vanité, théorème, aime. Haine. Eau. Paix.
Jamais elle n’avait eu la mer entre ses doigts, elle.
Elle.
Aile.
Hèle.
Caprice pernicieux de l’existence humaine, envie environnante, envieuse evidenc- »


Soudain un choc fit trembler ses phrasés, une secousse qui vint perturber sa graphie , l’arrêtant en plein milieu d’un mot. Il sursauta vivement.
Il avait suspendu son crayon au-dessus de sa feuille, bloqué dans ce mouvement de main qu’il répétait jusqu’alors. Il était surpris au plus profond de son être : Qui ?
Qui aurait eu l’audace ou du moins l’envie de venir s’assoir à sa table ?

Aubin eu peur un instant de relever les yeux, foudroyé par la pensée que peut être un fantôme du passé serait revenu le hanter… ?
Mais lorsque ses orbites voilés se levèrent, ce n’est point la face translucide d’un fantôme qu’ils virent, mais la bouille souriante et solaire de Tybalt.

« Hey, Aubin, ça roule ? J’t’ai pris une bière, faut bien se détendre après le boulot ! »
Il écarquilla un peu ses yeux, comme un oiseau surpris ( ce qu’il était envers et contre tout ) pas tout à fait remis de cette émotion soudaine, de cette exubérance, de cet homme tonitruant qui venait de se poser face à lui.
Il se raidit au contact de cette tape sur son épaule, il s’était sentit ébranlé par ce geste. Pas qu’il lui eu fait mal, mais il avait tellement peu de contact physique avec les gens habituellement que ceux-ci le faisaient se sentir étrange. Il ne savait pas comment réagir. Il se contenta alors de frotter son bras à l’endroit de l’accolade sans trop s’en rendre compte, il continuait de regarder l’homme devant lui qui n’avait l’air d’avoir aucun problème à faire la conversation.
« dit donc vieux, tu fais quoi là ? C’quoi tout ça ? »

Dans un marmonnement d’une froideur extrême, aurait pu distinguer un réponse «  du papier »
Mais il soupira, cette froideur était un réflexe. Son regard glissa de la bière à Tybalt, de tybalt à la bière. Pourquoi l’avait-il envoyé valser comme ça alors qu’il venait lui apporter à boire ? Aubin l’asocial 1, la sociabilité 0. Il répondit plus doucement «  ce n’est…. Rien, desolé. » tentant peut être de paraitre plus amical ? Comment paraitre plus amical quand votre timidité vous donnait la réputation d’être aussi jovial qu’une porte de prison ?
Enfin, après tout l’autre n’avait pas l’air de l’avoir entendu murmurer et continuait de parler. Pour l’instant ce n’était pas vraiment pour déplaire au Hibou qui ne savait pas vraiment quoi lui dire, ni quoi faire. Ça lui évitait de paniquer. Il se contentait de le regarder de ses yeux gris, n’écoutant qu’à moitié son flot de parole intarissables.
Il se souvenait parfaitement de Tybalt, si lui n’était qu’une ombre au sein du gouvernement, si on avait tendance à oublier sa présence tant il s’efforçait à raser les murs, l’homme qui lui faisait face était tout le contraire : solaire, vivant un peu trop peut-être ? Il se souvenait parfaitement de leur première rencontre, rencontre à laquelle il n’avait pas attaché une aussi grande importance que le blond.
Il l’avait aidé à trouver ses mots, après tout ce n’était que son travail, trouver les mots des autres pour les rendre plus éloquents, et il n’aurait pas eu le cœur à détourner les yeux devant ce type peinant à s’exprimer devant un supérieur. Aubin était au fond quelqu’un de gentil, même s’il ne le montrait pas, il avait fait une entorse à sa règle pour aider Tybalt ce jour-là.

Il se perdait dans quelques réflexions quand soudain une phrase attira son attention

« […] t’en as pas marre parfois ? […]»

Il attendit la fin de ce monologue, les yeux maintenant plongés dans le vide. Marre. Marre. Comme la question était étrange. Il n’y avait lui-même jamais pensé. En aurait-il un jour assez d’écrire ? non… Evidement que non. Il se mit à rire, doucement.

« Assez d’écrire ? C’est que j’en aurai assez de vivre.»  

Il lâcha cette phrase à voix un peu plus haute, au-delà du murmure. Un exploit déjà, lui qui ne parlait pas beaucoup en règle générale. C’est que Tybalt l’amusait, dans la naïveté et la candeur de ses questions il avait une fraicheur qui l’ébranlait.
Relevant la tête il remarqua que depuis un instant son vis-à-vis essayait d’observer ce qu’il écrivait. Il se crispa un peu plus, essayant de cacher sa feuille. C’était une intrusion direct dans le fil noueux de ses pensée, il n’aimait pas qu’on lise autre chose de lui que ses discours. Il écrivait sans cesse, des poèmes, des romans, des nouvelles, de la prose à l’alexandrin, mais ne faisait jamais rien lire. Il n’aimait pas être le centre d’une attention qu’il ne savait pas gérer. Même De Sade devait faire des pieds et des mains pour avoir le privilège de lire une page.
Il commençait à paniquer un peu, ne sachant que faire que dire, il remarqua ensuite que sa main s’était crispée sur le papier, le froissant, le pliant entre ses doigts maigres. Lentement il relâcha cette pression et tourna la tête.
Son regard rencontra la bière, sa couleur ambrée d’où filtrait la lumière du bar, se projetant en des volutes dorées sur ses feuilles. Il déplia sa main et la tendit verre le conteneur de verre, appréciant un instant le froid contre ses doigts, les gouttes d’eau qui coulaient sur ses phalanges.
Il releva les yeux  vers Tybalt et se remis à parler. Ah, il était bavard aujourd’hui. Peut-être était-ce l’effet du verre d’absinthe qu’il venait de boire sans avoir rien mangé auparavant, il passa sa langue sur ses lèvres où il sentait encore le gout de cet alcool verdâtre et suicidaire.
« Vous êtes de bonne humeur Tybalt... »  Il instaurait toujours ce vouvoiement, quoi qu’il arrive. Il leva sa bière tandis qu’un sourire désabusé vint éclairer ses lèvres. « N’est-ce pas vous gâcher votre humeur que de trinquer avec Mr. Malaussene ? » Il secoua la tête avant de poser son regard sur l’espace vide de la table entre eux. «  Que diraient donc vos collègues ? Que vous pactisez avec l’ennemi, le rat de bibliothèque ? »  

Sa voix restait douce et aussi cassante que de la craie mouillée, mais il ne pouvait s’empêcher pour l’instant d’y apposer cette froideur dont il se servait pour se défendre.
Après tout, qu’est ce qui lui disait que Tybalt venait en ami ? « ami » ? Le mot même lui semblait risible. Il était après tout peut être venu sur commande de ses collègues, pour le ridiculiser, pour se moquer de lui l’être froid et méprisant qui se terrait dans les couloirs. Oui, après tout il était étrange que deux personnes si antagonistes se retrouvent à parler dans un bar…
Au fil de ses imperceptibles changements d’humeur, les doigts d’Aubin s’étaient crispés sur la bouteille qu’il tenait, au point qu’il s’en faisait blanchir les phalange. Au fond de ses yeux gris il y avait toujours la même lueur d’appréhension :
Cette peur de l’autre qui jamais ne le quittait.





© The Leprechauns’ Queen
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MessageSujet: Re: Everything is great when you don’t give a shit. † Aubin&Ty   Lun 16 Mar - 3:49


i got my mind made up, man, i can't let go  
everyone should smile. life really isn’t that serious. we make it hard.
the sun rises. the sun sets. we just tend to complicate the process.
Tu parles, encore et encore, tu gaspilles ta salive, rate même une belle occasion de te noyer dans l’alcool, pourtant il y a de quoi te contenter sur la table. Mais non, tu te concentres sur le flot de tes paroles, tu laisses ton esprit s’exprimer et faire danser ta langue. De toute manière, tout le monde sait que Ty la boucle rarement, difficilement même. C’est plus fort que toi, tu aimes meubler le silence, en fait tu aurais pu faire décorateur d’intérieur de malaise, tant tu es doué. En effet, tu fais partit des rares candidats qui traversent la vie sans craindre le ridicule, sans s’inquiéter de dire la mauvaise chose. Ce n’est pourtant pas que tu n’en as rien à faire, pas entièrement du moins, mais plutôt qu’une fois tes paroles ont quittés ta bouche, il est trop tard. Or, les remords, ce n’est pas trop ton truc. C’est bien trop prise de tête pour toi. T’étais trop simple pour ces conneries. Mais à un moment les mots, comme les sources d’eau, se tarissent et te voilà, assis comme un con, devant ton partenaire de beuverie, aussi joyeux et volubile qu’un mort.

Évidemment, faut que tu la fermes pour que ton vis-à-vis se décide à rire, une putain de surprise oui. Ta bière reste même suspendue dans les airs alors que tu fixes le barbu avec étonnement. Heureusement que tu n’avais pas encore avalé de bière, sinon tu aurais probablement tout recraché sur ses papiers. Il n’aurait assurément pas apprécié. « Assez d’écrire ? C’est que j’en aurai assez de vivre. » En plus il parle, t’es bluffé merde ! Tu ne sais plus quoi dire, pourtant tu as toujours un truc à dire. Toujours. Bah, l’alcool va surement t’aider et tu souris pour en avaler une longue rasade, reposant ta bouteille dans un bruit étouffé par un bout de papier, « ah bah ça, c’est une sacrée philosophie de vie Aubin ! Je suis pour ! Le jour où j’arrêterais de taper dans la gueule des petits cons, j’en aurais aussi assez de vivre, c’est certain, ha ha ! » Qui aurait cru que le petit Malaussène était philosophe hein ? Toi, bien entendu. La moitié du poste aussi. Bon okay, ce n’était pas SI étonnant, mais ça te faisais quand même bien rire. Pas de lui. De plaisir, en quelque sorte. Étrange, tu sais, mais tu assumes. Enfin, tout ça ne t’empêche pas de continuer de chercher à comprendre ce qu’il gribouille sur ses feuilles, contenu qu’il ne semble pas vouloir partager. Enfin, peut-être que si tu étais moins con, tu l’aurais compris, qu’il fallait lui foutre la paix, qu’il ne voulait pas que tu vois. Mais non, t’es lent et tu ne captes rien. Tu plisses les yeux, étire même une main, prêt à stabiliser sa feuille, mais te retiens étrangement, alors qu’il attrape sa bière. Il va enfin boire ? Ça te fait plaisir ça tien ! Gamin un jour, gamin toujours, tu souris de plus belle et abandonne ton idée de lire le contenu de sa feuille.

« Vous êtes de bonne humeur Tybalt... » il ne boit pas, mais il parle et tu ris à ton tour. Pas avec sa retenu, assurément pas avec son air de gentlemen, toi t’étais un gosse de la rue avant, tu ris fort, tu ris grave, tu ris à en faire trembler les murs. « Ah ça Aubin, tu sais pas à quel point ! Mais me vouvoie pas comme ça, mon vieux, ont es entre pote ici ! » Bien entendu donc du coup il peut laisser tomber le balai qu’il a dans le cul. Quoi que, Aubin sans ça, ce n’est pas vraiment Aubin non ? Tout le monde le dit, la différence c’est surement que toi, il ne te dérange pas son balai. Ça fait partit de lui, comme un autre appendice. En plus, il sourit devant toi, ce qui te fait drôlement plaisir, la soirée est de mieux en mieux ! « N’est-ce pas vous gâcher votre humeur que de trinquer avec Mr. Malaussene ? » Là, tu ne comprends plus trop le délire, de quoi il parle ? Tu fronces les sourcils, un peu paumé, pas encore certain si tu dois rire ou t’inquiéter de son niveau d’intoxication. « Que diraient donc vos collègues ? Que vous pactisez avec l’ennemi, le rat de bibliothèque ? » Okay, là tu ris pour de bon, il est marrant Aubin ! Tu lèves même ta bière joyeusement, pour la faire tinter contre la sienne, « ha ha ha ! T’es un comique toi ! T’as pris combien de verre pour te dérider comme ça, Aub’ ? Faut que je te rattrape putain ! Y’a rien de mieux quand on est saoul, être ivre c’est cool à deux ! » Aller, tu prends la chose très au sérieux et tu avales sans plus attendre plus de la moitié de ce qu’il reste dans ta bouteille. L’œil malicieux et le sourire facile, te bouffant quasiment la moitié du visage oui, tu hausses les sourcils, pour jouer et le relancer, puis tu avales le reste de ta bière. Pas grave, tu en avais amené une de plus, parce que tu savais que tu descendrais rapidement celle-là. Tu commences donc la nouvelle, puis la repose sur la table, tout content. Il suffit de peu pour te rendre heureux, alors que pour te saouler, là c’est une autre paire de manche.

Tu aurais probablement dû comprendre que Aubin ne déconnait pas avec toi, qu’il se méfiait vraiment, sauf que non. Tu ne captes rien. Pourquoi ? Parce que pour toi, il est clair que vous êtes amis, aussi stupide que puisse être ton raisonnement, il t’a sauvé les fesses une fois, c’est donc ton ami. Il a droit à te reconnaissance éternelle. Enfin, avec toi l’éternité à tendance à déconner rapidement, un coup en douce et c’est fini, l’éternité crève dans une ruelle, mais pas là. Pas avec lui. Tu te lèches lentement les lèvres, pour profiter du gout amer de ton alcool, puis pose les coudes sur la table, les yeux brillants : « alors, qu’est-ce que tu fiches tout seul, au fond du bar ? Quoi que- » Tu figes un instant, regarde autour de toi, presque nerveux, puis fronce les sourcils, pour le dévisager avec amusement et crainte à la fois. « Est-ce que je te dérange, Aub ? Non parce que mon vieux, j’tiens pas à faire foirer ta soirée, tu voulais peut-être la paix ? » Tu lui laisses dix secondes top chrono pour te répondre, puis tu te remets à rire, toujours aussi bruyant. Trop bruyant. « Ha ha ha, je me disais bien, personne aime boire seul ! Heureusement, tonton Ty est là ! Alors raconte-moi ! » Tu lui fais un grand geste de la main et tète à nouveau ta bière, de côté, pour garder un contact visuel avec lui, « pourquoi t’es tout seul avec ton papier, tout ça. » T'es vraiment un boulet, mais tu ne le sais même pas.
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