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 Cap de sourire ? [Zoey]

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Féminin
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↳ Date d'inscription : 16/11/2014
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↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
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MessageSujet: Cap de sourire ? [Zoey]   Sam 14 Mar - 17:27


« Difficile de se faire pardonner avec un sourire malgré tous les pouvoirs qu'il peut avoir... »



Z. Rose Alenko & Timothée G. Morel
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J'observe en contrebas la rue encore trop bondée pour que je m'y sente à l'aise. Je contemple ce ballet d'individus qui tentent, bien malgré les récents évènements, de continuer à vivre normalement. Je souris, amer face à cette capacité dont font preuve tous ces inconnus. J'imagine que ce n'est pas le pire qu'ils aient pu vivre depuis ces deux dernières années ce qui doit expliquer leur apparente passivité. Je serre les poings perché en haut des escaliers de secours d'un vieille immeuble. J'attends. J'attends là depuis combien de temps? Je n'en ai pas la moindre idée. Je fixe les passants comme si leur visage allait m'indiquer tout ce que j'avais à savoir sur eux. Comme si je m'en souviendrais dans 10 minutes quand je me lèverai pour faire un tour. J'ai beau avoir repris le travail, je ne peux cesser de penser à ces nouvelles violences. Je me sens incapable de pouvoir agir dans un sens comme dans un autre alors me voila, comme une carpe a attendre que le courant m'amène d'une rive à une autre. J'ai beau avoir conscience que ce n'est pas une solution. J'ai beau avoir conscience qu'il n'y a rien de pire que de rester prostré à refaire le monde. J'ai beau avoir conscience de ma propre stupidité, je reste là. A attendre. Attendre que quelqu'un veuille bien attraper la croix que je porte au dessus de ma tête pour me manier tel le pantin que je deviens sur ce bout d'escalier.

Mon amertume s'étend en faisant écho au sourire lasse que j'affiche. Dire que j'ai fuis en Irlande pour ne plus avoir cette sensation. Vivre la vie qu'un autre m'a choisi. J'ai envie de vomir. Je secoue la tête, ajuste ma capuche sur mon crane et me redresse d'un bon. J'ai besoin de courir un peu, m'échapper de ma tête même si ce n'est qu'une illusion. Sur le toit, je prends la direction de l'est, là où les bâtiments sont assez rapprochés pour que je saute par dessus. Je m'élance, doucement, rapidement. Je souris lorsque mon pied droit prend appuie sur le rebord et que tout mon corps s'emporte dans le ciel. Mon cœur s'arrête un instant, mes poumons kidnappent cet air si bon et tout repart lorsque mes pieds touchent le sol, que mon corps s'enroule sur le sol et que je repars. La séance ne fait que commencer. Chaque saut m'offre la liberté tant recherché. Le cœur avec le monde. L'esprit avec les cieux. Chaque fibre de mon corps s'étire. Je suis en vie. Ma capuche quitte ma tête quand mon regard percute celui d'un petit oiseau. J'hoche la tête comme si celui-ci pouvait interagir avec moi. Il vole autour de moi alors que je suis à l'arrêt. Je l'observe en silence. Si je n'avais pas fuis, que serais-je aujourd'hui ? Serais-je en vie ? Si oui, sous quelle forme ? Un oiseau, aussi petit que celui qui me narguait, m'aurait bien comblé. Enfin, j'imagine. C'est presque ironique de voir qu'aujourd'hui j'échangerai bien ma vie comme celle de l'animal alors que 10 ans plus tôt j'ai fuis pour rester ce que je suis et finir ici. Je fais glisser mon sac à dos et y tire une petite bouteille d'eau en contemplant la vue. Je suis sur le toit de l'Absinthe dans l'Est de la ville à quelque bloc de chez moi.

Je ne sais pas ce qui me pousse à regarder en contre bas mais je m'exécute. Je scrute la population un peu moins dense avec le temps qui passe. Au milieu de celle-ci, mon regard se fixe sur un individu. Lui. Je fronce les sourcils, galope jusqu'à l'escalier de secours que j'enjambe et me laisse tomber au niveau inferieur. Mes muscles n'apprécient pas à la troisième descente et je finis en sautant les marches. La rue dans laquelle je me trouve et assez passante, j'enfonce ma tête dans ma capuche et saute. Après un regard derrière moi sans faire attention a qui se trouvait là, je m'élance dans la rue et cherche du regard l'objet de ma curiosité. Lorsque sa touffe de cheveu m'apparait à deux blocs je force la marche. Je n'en reviens pas d'en revenir à ce jeu. Pourquoi suis-je là à le pourchasser ? J'ai presque envie de me maudire alors que ma main agrippe son épaule. Il se retourne. Je me sens prêt à affronter sa surprise mais au lieu de ça c'est moi qui le suis. Je bafouille des excuses et relâche l'homme, cet inconnu. Quel idiot je suis. Pourquoi l'ai-je reconnu la première fois et pas aujourd'hui? Je fronce les sourcils et me retourne. Ce visage. Je recule, étonné pour la deuxième fois dans la même minute et balbutie de nouveau... Zo...zoey...? Que.. tu vas bien ?


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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Mar 17 Mar - 15:09

L’obscurité. La vie de Zoey Alenko se résumerait bien à ce simple mot désormais. Une obscurité, une noirceur continue qui ne pourrait sûrement jamais connaître de lumière. A cela s’ajoute la peur, l’horreur de l’inconnu. Elle n’avait, par le passé, peur d’absolument rien. Mais aujourd’hui, tout est si différent. Tout est complètement différent. Si elle affichait une mine radieuse et faisait croire que dans sa tête c’était très simple, il n’en était rien. Elle ne pleurait pas, ou bien quand elle le faisait elle s’assurait que personne ne le remarque. Elle se savait devenue faible mais elle se disait que tant que les autres la croiraient forte, elle le sera. Il y avait bien une personne qui était au courant de sa fragilité intérieur : Bastien Shepard. Un ami, c’en était sûr, à qui elle confiait ses noirceurs et ses pires cauchemars. Il y avait bien Timothée mais –sans parler du fait qu’elle ne l’avait pas vu depuis quelques temps déjà- elle ne pouvait pas lui faire part de tout ceci. Pourquoi ? Peut être parce que Bastien était comme elle et qu’elle savait qu’il pourrait la comprendre et l’aider.

Lorsque ses yeux se sont ouverts, la première chose à laquelle elle avait pensé c’était la fraîcheur du lieu. Il faisait froid, c’en était presque insupportable. Aussitôt, elle avait couvert ses parties intimes de ses mains, ne voulant pas se risquer à ce qu’un pervers la regarder. Mais pour une fois, elle s’était vite rendue compte que personne ne pourrait la voir. Elle était dans une pièce, une cabane de bois, possédant une petite fenêtre au verre brisé. Sûrement était-ce sa forme animale qui avait dû casser la vitre pour entrer. Elle avait regarder sur ses bras et elle ne s’était bien évidemment pas tromper. De petites rayures rouges de dessinaient sur sa peau. Le sang ne coulait plus mais elle ressentait tout de même une douleur. Avec un courage sans précédent, elle avait essayé de se lever mais ça avait été un échec. A peine avait-elle réussi à se mettre debout que ses genoux s’étaient mis à trembler –de froid ou de fatigue je ne saurais le dire- si fort qu’elle était retombée sur le plancher froid. Le bois était vieux, si bien que des échardes n’avaient pas hésité à s’incruster dans sa chair mais ça ne la dérangeait pas vraiment. La température était tellement insupportable qu’elle n’arrivait à plus rien ressentir et sa seule pensée avait été de se trouver quelque chose à se mettre. Par pur pudeur, certes, mais aussi pour réussir à réchauffer son pauvre corps.

Pendant quelques instants pourtant, elle avait abandonné l’idée de réussir à se redresser. Elle avait rampé pour se mettre dans un coin et s’était placée, les genoux contre sa poitrine, afin de récupérer le plus de chaleur corporelle. Mais c’était vain. Chaque seconde de plus qu’elle passait ainsi était une seconde de moins sur son échelle de vie. Ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait dans une telle situation. Une fois, sa forme animale l’avait laissée sur un petit ilot abandonné. Elle ne savait pas où elle était, elle avait froid et il n’y avait pas âme qui vive aux alentours. Comment s’en était-elle sorti ? Elle avait fini par se mettre à nager pour rejoindre la rive la plus proche. Ca n’avait pas été facile, elle avait bien failli se noyer. Elle avait trouvé des habits assez rapidement, volés à un groupe de campeurs qui avaient établi un camp dans le coin, et avait couru aussi vite que possible vers la ville.

Ce n’était pas une vie, ce n’était pas supportable. Et pourtant, Zoey avait décidé de vivre avec. Elle n’avait pas d’autre choix. Le suicide ? Pour une fille qui essaye d’être forte ce n’était pas vraiment le meilleur choix. Elle avait décidé d’accepter cette malédiction qui avait été portée sur elle. Elle aurait pu tenter de contrôler son aigle-même si elle ne savait même pas si c’était possible- mais l’idée même de se retrouver dans le ciel à quelques mètres de haut ne lui plaisait pas plus que ça, en réalité ça la terrifiait. A peine pouvait-elle regarder par la fenêtre lorsqu’elle se trouvait au dernier étage d’un immeuble. Le vertige était une phobie qui n’était tellement pas appréciable, tellement handicapante et tellement ennuyante. Le problème était surtout qu’elle aurait aimé grimper dans les arbres, vivre une vie mouvementée, se sentir aussi libre que l’oiseau qui la possédait mais elle n’en était rien et sa malédiction en était la preuve.

Son énergie commençait à la quitter lentement lorsqu’elle avait entendu un bruit. Un bruit de pas. Soudain, une montée d’adrénaline fit battre son cœur plus rapidement et énergiquement. Silencieusement elle avait réussi à bouger et se cacher derrière une caisse qui se trouver par là.  La porte de la cabane s’était ouverte et seulement à ce moment, remplie d’une panique incroyable, elle avait découvert que derrière elle était posée un drap. Il était puant, sale et troué mais ça ferait l’affaire. Elle l’avait rapidement posé sur son corps et tentait de se cacher avec. C’était bien sûr futile, l’homme qui était entré n’était pas un idiot. Après avoir râlé pour la fenêtre cassée, il avait découvert la jeune fille. Il avait voulu retirer le drap mais Zoey le tenait fermement afin qu’il ne mette pas à jour sa nudité. Il lui avait demandé de se lever, et d’expliquer ce qu’elle faisait ici. Que pouvait-elle répondre ? Il n’y avait absolument rien à répondre à ça. Enervé, l’homme l’avait attrapé par le bras pour la mettre sur ses jambes. Ce n’est qu’à ce moment là qu’il avait pris conscience de la situation de Zoey. Je ne sais pas ce qu’il a pensé, avait-il compris sa nature ? Ou bien avait-il juste été pris de pitié pour cette pauvre fille complètement nue et gelée dans sa cabane ? Aujourd’hui encore c’est un mystère. Il lui avait demandé d’attendre dans la cabane, ce qu’elle avait fait sans discuter. Dans son état actuel, elle ne pouvait aller nulle part de toutes façons. Et après quelques longues minutes d’attentes, l’homme avait fini par revenir. Il lui avait balancé des habits et posé sur le sol une bouteille isotherme. Il lui avait dit qu’il lui offrait tout cela mais qu’en échange elle devait partir et ne plus jamais revenir ici. Et il était sorti.

Presque aussitôt, elle avait enfilé les affaires que l’homme lui avait données. Un pantalon trop grand pour elle, une chemise à carreaux rouges et une veste en cuire, voilà ce qu’il lui avait laissé. Ce n’était peut être pas les plus beaux habits qu’elle avait portés-sans parler de l’odeur de chèvre qui les imprégnaient- mais ce n’était rien. Elle allait rentrer en ville et aussitôt à l’orphelinat elle prendrait un bon bain chaud et jetterait tout cela. Elle avait enfilé les chaussures qu’il avait ramené et avalé une grande gorgée de café brûlant. C’était amer et désagréable, mais dans sa situation ça n’avait pas d’importance. Elle était sortie de la cabane et avait essayé pendant un instant de comprendre où elle se trouvait et dans quelle direction elle devait aller. Bien rapidement, elle avait trouvé le sud-est. Après toutes ces années à atterrir dans des endroits toujours inconnus c’était la moindre des choses d’avoir quelques notions de géographie ! Elle n’avait pas vu l’homme et n’avait pas pu le remercier de son hospitalité. Elle s’était mise en route, dans l’espoir de ne pas avoir été trop éloignée de la ville.

Pendant combien de temps avait-elle marché ? Zoey pourrait dire quelques heures, sûrement quatre ou cinq et elle n’avait pas eu bien tort. Lorsqu’elle avait vu les premiers immeubles, elle s’était mise à courir pour arriver le plus vite possible à l’orphelinat. Elle ne voulait plus porter ces habits à l’odeur insupportable. Mais après avoir croisé quelques personnes elle avait ralenti afin de ne pas attirer l’attention. Elle avait marché rapidement mais sûrement. Et au bout d’un certain temps à arpenter les rues de la Nouvelle Orléans, Zoey était arrivée dans une foule énorme. Il fallait suivre le rythme et s’arrêter n’était pas vraiment acceptable. Mais elle l’avait pourtant fait. Pourquoi ? Parce qu’elle avait reconnu un visage, une voix, une personne. Quelqu’un qui était devenu important à ses yeux et pourtant qui n’avait plus montrer de signes de vie ces derniers temps. Avec de tels évènements qui avaient eu lieu il n’avait même pas eu la présence d’esprit de lui envoyer un petit signe pour lui montrer qu’il n’avait pas été tué !

Elle l’avait observé un court instant, le fixant comme s’il avait été une hallucination. Elle avait essayé de comprendre s’il était bien là devant elle ou si c’était son esprit encore gelé qui l’avait trompé. Et finalement, quand il avait ouvert la bouche pour lui parler, son cœur avait d’abord manqué un battement. C’était lui, il était là, il était bien vivant. Peut être était-ce la fatigue qui avait fait monter une boule dans ta gorge, la compressant de toute part, ou bien était-ce tout simplement ta joie et ton agacement qui se mélangeait ? Alors sa main était partie, comme un automatisme. Elle avait laissé son emprunte sur la joue de Timothée. Des gens autour les regardaient, un peu choqué par ce qu’il venait de se passer mais beaucoup reprenaient leur route pour ne pas avoir d’ennuis. Il s’est passé quelques secondes avant que Zoey sache quoi dire ou quoi faire d’autre. Elle lui en voulait tellement. « A ton avis ? » Elle sentait que sa boule dans sa gorge faisait trembler sa voix et c’est pour cela qu’elle s’était mordue la lèvre bleuie par le froid. Elle ne devait pas lui montrer sa faiblesse mais en même temps elle voulait tellement lui crier dessus, lui expliquer à quel point elle lui en voulait de ne pas lui avoir parlé et de l’avoir forcé à s’inquiéter de la sorte. « Je te croyais mort ! Tu crois qu’on va comment quand on croit que … (il fallait qu’elle s’arrête, comment allait-elle le qualifier déjà ? A oui « que l’homme qu’on aime » ) … son ami est sûrement mort à l’heure qu’il est, ou blessé ou je sais pas quoi d’autre ! » Et il ne fallait pas rajouter à cela le fait qu’elle venait de se réveiller dans un froid glaciale, qu’elle avait marché longtemps et qu’elle portait des affaires qui commençaient à la gratter à sa plus grande peine.

H-RP:
 
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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Mar 17 Mar - 16:59


« Difficile de se faire pardonner avec un sourire malgré tous les pouvoirs qu'il peut avoir... »



Z. Rose Alenko & Timothée G. Morel
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Vas-y Tim, crache tes mots sans en donner de sens. Tu as l'air malin et incroyablement serein comme garçon. En même temps se faire surprendre ainsi... Aujourd'hui Nola devait compter des milliers d'habitants, qu'elle était la chance statistique pour que Zoey se retrouve à me saluer au moment où je voulais rendre folle une autre personne? Alors? MER-CI. Mes yeux percutent les siens avec une note qui m'effraient. Je suis inquiet. Je suis gêné. Je suis tout sauf bien et n'apprécie pas cette sensation en particulier lorsqu'elle est associée à mon amie. La culpabilité. Encore. Je ne suis plus censé ressentir ça depuis longtemps. Ne me le suis-je pas promis ? Oui, mais voila une promesse que je suis incapable de tenir. Le visage de Bastien me revient en mémoire. Celui-ci me rappelle ces sentiments contradictoires que j'avais éprouvé sans parvenir à les ordonner correctement. Ils n'avaient fait que me rendre stupide, me rendre trop gentil et au final ils n'avaient fait que me faire oublier toute la rancœur que je lui portais. Aujourd'hui encore, je ne saurai définir ce qui peut me lier à Bastien, pourtant, mon esprit s'amusait drôlement avec ce trou noir dans mes pensées. Un jeu que je n'appréciais pas et sur lequel je ne parvenais jamais à avoir une quelconque influence. Mon esprit se jouait de moi et de mes troubles comme un enfant s'amusait d'un action-man. J'envie tellement cette période de ma vie où l'espoir était encore sauf. En y songeant, j'ai l'impression qu'on me murmure inlassablement cette erreur à ma naissance. On me la montre du doigt. On en rit. On l'agite en la mélangeant à des souvenirs qui n'appartiennent qu'à moi et le bout d'âme qui me reste dans ce monde. Et au final, c'est davantage cette constatation qui me frappe que la marque rougeatre sur ma joue.

Mes yeux s'éveillent et s'offrent un étonnement que je perçois très vite comme déplacé. Je fronce les sourcils, pose ma main sur ma joue, l'air soucieux. M'a-t-elle parlé? Je n'en ai aucune idée. Cherchant une réponse, je ne trouve rien de mieux à faire que de lever les bras en signe de paix et d'apaisement. Je tente même un sourire que je ravale dès que nos yeux se croisent. Son visage est si fermé que je préfère retourner dans ma dernière cage. Ce visage me rappelle une autre scène. Une scène qui m'avait étonné puis amusé puis...drôlement amusé. Une scène où j'étais l'acteur principale venant enquêter en toute discrétion sur plusieurs jeunes d'un orphelinat. Une discrétion qui s'arrêta nette dans un couloir. Visage fermé, bras levé en posture d'attaque, elle était là à attendre de pieds fermes que je décampe, moi et mes questions. Presque plus dévastatrice que sa directrice, son empressement m'avait fait sourire juste assez longtemps pour que des remarques mal placées face écho entre quatre murs déserts. Je laisse place à un sourire venu de plusieurs mois en arrière. Elle était du genre farouche et j'aurai apprécié ne pas la revoir dans un état pareil surtout comme ça. Surtout pour ça. Aurai-je dû passer la voir en sortant de ma prison ? Pour lui dire quoi de toute façon? Et puis, à quoi cela sert-il de créer des possibilités sur un échiquier déjà terminé. Je te croyais mort ! Tu crois qu’on va comment quand on croit que ... son ami est sûrement mort à l’heure qu’il est, ou blessé ou je sais pas quoi d’autre ! J'hausse un sourcil. Pourquoi ? Pourquoi partir dans de telle extrémité ? Mort ? Blessé ? Je crois que c'est mon double intérieur qui me réveille en m'offrant un magnifique coup de pied dans mes connexions neuronales. J'en sursaute subtilement. Les affrontements. Concentré sur les évènements qui avaient suivis, j'en avais presque oublié le seul évènement dont tout le monde était au courant. Etonnamment, cela me rassura à croire que j'avais crains qu'elle sache pour mon kidnapping. Après plusieurs secondes de flottement, je souris dans un soupire en tentant de prendre l'air le plus naturel possible et espérant que le mélange capuche-soleil couchant cacherait les dernières traces de mes récents ennuis. Mais c'est que tu t'es inquiété !? Après tu oses me faire croire que je ne suis qu'un emmerdeur pas très fini.... je vois que l'emmerdeur a son petit effet ! J'hausse l'un de mes sourcils, souris et détends mes épaules prenant une posture plus avenante. Je la titille en espérant qu'elle surenchérisse. La voir ainsi ne me plaisait pas particulièrement et l'idée qu'elle puisse s'être inquiétée non plus. Idée qui, d'ailleurs germe étrangement dans mon esprit. Mes neurones s'articulent, se chatouillent, se percutent. Et alors qu'un brin de pensée intelligente pointe le bout de son nez, mes yeux se posent sur sa tenue. Je fronce les sourcils, tend une main et tire sur l'un des pans de sa chemise. Je lâche un léger rire et ajoute avec un regard espiègle : Je vois pas comment tu as pu remarquer mon absence... tu sembles avoir été bien occupé en compagnie des... Je m'approche d'elle de sorte à sentir ses cheveux chatouiller ma peau et recule ..hum... des chèvres... tu t'es pas trop ennuyée c'est l'essentiel, j'aurai presque pu me sentir coupable de te laisser sans mon charme irrésistible... Mes doigts restent quelques instants sur le haut de son bras avant que je baisse le bras dans une petite caresse l'invitant, en penchant ma tête sur le côté, à me fusiller de paroles et ainsi, me pardonner. Que lui donner comme explication de toute façon ? Je n'ai aucune bonnes excuses. Je ne sais pas moi même ce qui m'a fait la laisser de côté. Son regard me chiffonne tout de moins et la pointe que je ressens dans ma poitrine me rappelle à ma douce amie la culpabilité. Je n'ai jamais été sans voix en sa présence, pourtant, le silence m'agrippe et me séquestre alors que la simplicité devrait s'éveiller en moi. Zoey. Je suis désolé. C'est simple pourtant.




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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Mar 17 Mar - 21:04

Répugnante. Elle était totalement répugnante. Ses cheveux étaient en bataille, remplis de centaines de nœuds qu’elle préférait ne pas réfléchir à la manière dont elle allait les retirer, sa peau était pleine de terre ou recouverte de griffures, ses habits n’étaient même pas les siens et la faisait empester la chèvre. Sa compagnie n’était pas des plus agréables et chaque personne qui passait à côté d’elle lui lançait un regard de travers, rempli de dégoût, parfois de curiosité mais surtout de dégoût. Mais elle n’y faisait pas attention. Elle avait fait abstraction du monde qui l’entourait pour ne voir que Timothée. Elle lui en voulait tellement, elle détestait s’inquiéter de cette manière, serait-ce pour elle ou pour quelqu’un. Certes, il lui arrivait très souvent de se préoccuper des enfants de l’orphelinat mais ce n’étaient que des enfants aux problèmes minimes ! Elle n’avait pas le temps de se faire des films si importants dans sa tête !

Il avait répliqué, comme elle l’avait redouté. Et chaque fois qu’il avait ouvert la bouche elle n’avait eu qu’une seule envie : la lui fermer. Elle ne voulait pas entendre ses répliques cinglantes, ses piques ou ses taquineries. Elle n’était clairement pas d’humeur à cela. En fait, elle n’était d’humeur à parler à personne. Mais maintenant que Timothée était devant elle, que la conversation était engagée elle ne pouvait pas partir. Ou bien elle le pouvait mais ce n’était pas quelque chose dont elle était capable. Elle ne voulait pas perdre cette « bataille » face à lui. Bien que pour le jeune homme ce n’était qu’un jeu, il en était certes de même pour elle à la seule exception de ce moment où son moral était des plus bas. « Espèce de… »Elle aurait aimé l’insulter de tous les noms pour son arrogance mais il ne lui en avait pas vraiment laissé le temps. Ou bien c’était juste elle qui n’avait pas envie de partir dans une énumération de toutes les caractéristiques péjoratives qui étaient à sa connaissance. Sa main s’était posée sur les habits poisseux que Zoey portaient, les tirant légèrement de sorte à ce qu’elle comprenne bien que, oui, il avait bien remarqué sa dégaine – en même temps, qui ne pourrait pas remarquer un tel accoutrement ?.  Il s’était approché d’elle, la surprenant légèrement et la faisant reculer d’un petit pas, pour continuer sa critique. A cette proximité, elle n’avait eu qu’une seule envie, le gifler encore plus. Elle voulait le taper, le frapper. Pour qu’il s’excuse ? Pour obtenir ce qu’elle désirait ? Non, tout simplement pour passer ses nerfs. Ce n’était pas très loyal et très amusant à dire mais Zoey avait les nerfs à vif, comme à chaque fois qu’elle revenait d’une transformation. « Les chèvres sont une bien meilleure compagnie que la tienne figure-toi » Et voilà, Zoey s’était prise dans son jeu.

Sa main avait lentement quitté son bras, comme une caresse et son visage s’était penché en signe … d’invitation. Il voulait des critiques, il voulait qu’elle se mette en colère, qu’elle lui lance des répliques toutes aussi vicieuses les unes que les autres. Et malheureusement pour elle, elle ne pouvait pas refuser. Son expression sur son visage lui rappelait toutes ces fois où elle avait passé du temps avec lui, lui insufflant le souvenir agréable de leurs chamailleries. Elle avait eut envie de lui sourire mais il ne fallait pas, elle devait garder son sérieux et ne pas craquer. Ainsi, son regard s’était détourné du jeune homme, passant dans la foule un instant pour ne pas avoir envie de laisser cet amusement s’afficher sur son visage. Et finalement, après quelques secondes, elle était revenue au jeune homme. Ce ne fut seulement à cet instant qu’elle avait remarqué sa capuche. Dans la précédente précipitation, elle n’avait pas tenu compte de ce détail. C’était énervant. Elle avait beau voir les yeux de son ami, elle n’aimait pas qu’il se cache ainsi à sa vue, surtout lorsqu’elle, elle était totalement exposée dans une tenue qui était des plus déplorables ! Alors, sans lui demander son avis, elle avait pris la liberté de tirer sur ce bout de tissu qui recouvrait son crâne. « Tu te caches de moi maintenant Timothée ? » A ce moment, elle avait posé les yeux sur le visage du garçon. Quelque chose l’avait frappé, mais le soleil ne l’aidait pas vraiment à garder le regard sur lui et à être sûre de ce qu’elle voyait. Finalement, elle s’était dite qu’elle s’en foutait un peu. Il pourrait se faire un tatouage que ça lui serait égal. Il était assez grand pour décider tout seul de ce qu’il convenait ou non de faire.

Finalement, elle avait baissé les yeux, le soleil lui faisant horriblement mal. Mais elle n’aimait pas vraiment cela, elle ne voulait pas lui faire croire qu’il avait gagné ou quoi que ce soit d’autre, il ne fallait pas. Alors, elle lui avait pris le bras, d’une poigne forte afin qu’il ne parte pas, sans lui demander son avis. Elle l’avait attiré dans un coin d’ombre afin de mieux le voir et pouvoir le regarder bien en face. Et là, elle avait découvert les quelques cicatrices qui recouvraient son visage. Ses yeux s’étaient grands ouverts dessus et son imagination avait encore fait des siennes. Elle ne pouvait que se demander ce qui lui était arrivé, pourquoi avait-il était blessé ? Avait-il une blessure une importante quelque part ? Comment allait-il ? Mais se montrer ainsi aussi inquiète pour lui ne lui ressemblait pas. Elle lui en avait déjà assez montré. Cependant, sa curiosité ne pouvait rester sans réponse. « Et toi ? T’as passé ton temps à te battre avec des chats ou bien tu sais toujours pas te raser ? » Il fallait qu’elle s’amuse à jouer à leur jeu. Il semblerait que ce soit le seul moyen de communiquer avec Timothée alors, pourquoi pas. Et puis, il faut bien avouer que Zoey n’était pas vraiment non plus une personne qui appréciait montrer aux grands jours ses sentiments même si précédemment elle n’avait pu y résister.
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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Mar 17 Mar - 23:38


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Simple. Pas tant que ça a priori. Rien n'est jamais simple aujourd'hui à croire que les relations humaines sont devenues beaucoup plus complexe qu'auparavant comme si le monde n'avait pas fait que changer de règles. Une brise me souffle la stupidité de mes pensées mais je n'en ai cure, le résultat en cette fin journée, était le même. Mon silence est mordant, tout autant que le visage qu'elle m'offre. Comme je l'ai dit, la dernière fois que je l'ai vu ainsi remonte à plusieurs mois et si ce souvenir me rappelle à un sourire, aujourd'hui j'en reste pantois. J'ai bien entendu ce début de vacherie sans qu'elle ne m'offre une fin digne d'elle même. Outre le fait que ceci ne lui ressemble pas tellement, j'ai la désagréable impression d'avoir tout faux, de me tromper de tactique comme si ma défense se transformait en attaque dès le moment où mes paroles se transportaient à ses tympans. Je quitte son regard pour la ruelle à notre gauche. Je n'ai pas plus le coeur à croiser d'autres regards. Sournoisement, les visages de nos agresseurs s'infiltrent dans mon esprit, mes poings forment un ciment que je parviens difficilement à dissimuler alors que mon pouls s'accélèrent. Sournoisement, je crains d'avoir peur. Depuis ai-je peur de vivre librement ? Ca en devient stupide. Moi qui est toujours fait en sorte que le monde le soit en me laissant dans une autre catégorie. Moi qui est toujours voulu être l'intelligent des deux. Moi qui est toujours cru que sa stupidité, imaginée certes, était mon seul salut. Heureux est l'idiot que je suis à avoir croiser ce frère, loin de l'abrutit que j'espérai. Je secoue la tête, totalement aberré par mon propre système de pensé. Aberré et quelque peu satisfait de parvenir à passer du coque à l'âne avec cette facilité. Au moins, puis-je éviter de trop me noyer dans les puits sans fonds de mes dernières expériences : l'honneur est sauf. Un peu. Les chèvres sont une bien meilleure compagnie que la tienne figure-toi Surpris, je redresse la tête avec des yeux cachant à peine ma carpe-attitude mais rapidement un petit rictus satisfait modifie mon visage. J'ai beau avoir conscience qu'elle connaît très bien la signification de ce dernier, je ne parviens pas bien à le camoufler. J'ai gagné. J'ai gagné. C'est là que je le sens, cet instant où elle me rappelle une paix oubliée depuis ma rencontre avec Aubin, puis Morgan et enfin Myla sans oublier ce Samuël disparu, revenu, ennemi, allier... amnésique. Ajoutons Noah, le passé de Brashen et vous m'offrez un aller simple vers l'hôpital psychiatrique le plus proche soit... new york au milieu d'un festin de rodeurs. Elle détourne le regard, je la fixe et m'autorise un autre sourire, plus large. Enfantin que je cache bien vite au retour de ses yeux inquisiteurs. Chacun ses gouts olphaltices....tiques....olphaltiques....ATCHOUM, il voulait pas sortir celui là ! Je ris légèrement, conscient d'avoir fini en français et passes ma main dans ma barbe en évitant soigneusement de faire chuter ma capuche.

Je ne saurai dire pourquoi mais sa fluidité me surprend. Je recule d'un micromillimètre sans parvenir à éviter son geste. Ma capuche glisse. Sa tête s'incline légèrement dans une moue qui aurait pu me faire sourire si je ne craignais pas qu'elle voit les dernières marques de mes "accrochages". Tu te caches de moi maintenant Timothée ? Je baisse la tête, recule et entame un mouvement capilaire inutile. Non... pour quelles raisons ? Je serai bien capable de me balader en slip spiderman devant toi....ou si tu préfères un héros plus commun, en happy feet... Plus je parle, plus j'ai l'impression de me sauver alors que le contraire se produit le 3/4 du temps. Généralement, je parle, je me détends en y cachant tout mon stress (du moins en y croyant) pi finis par dire LA chose à ne pas dire. Croyez moi ou non mais mon sourire ravageur ne marche pas tout le temps... Je sais, vous pouvez crier au scandale mais la réalité est là : en plus de n'être pas le tombeur qui rattrape ses bêtises en un sourire n°45, je suis un éternel incompris. Je souffle en souriant, étonné de mes pensées, de ma fluidité, de ma simplicité à cet unique instant. J'avais oublié. Elle m'agrippe le bras d'une force inconnue et m'attire dans l'ombre. J'aimerai m'en échapper mais quelque chose me dit que je ne pourrais pas m'en sortir aussi facilement. Elle avait cette force. Cette détermination. Je t'ai manqué à ce point là.... enfin... une ruelle... Je ne finis pas ma plaisanterie, apé par l'intensité de son expression. Quoi ? Suis-je si défiguré ? Non, le miroir ne m'a pas semblé si déformé, à moins que ce soit ma vue qui ait un problème. Quoi ? Il me manque un oeil ? Je palpe mon visage avec un air faussement amusé. Je sais très bien ce qu'elle regarde et en devine les questions sous-jacentes. La misère. Et toi ? T’as passé ton temps à te battre avec des chats ou bien tu sais toujours pas te raser ? Non c'est toi qui a un problème avec les chats et également toi qui ne maitrise pas l'art du rasage... regarde comme je suis doué... J'approche mon visage en pointant mon menton et désignant celui-ci de mes mains. tout est dans le détail... Je sais, je ne réponds pas, j'évite. Soigneusement mais j'évite. Non, ok, je concède. Je fais le balourd, mais c'est un trait de caractère qui fait tout mon charme, du moins, je tente de m'en convaincre afin de la convaincre, elle. Elle est son regard perçant. Elle est ses yeux inquisiteurs qui posent plus de question que sa propre phrase. Elle.

Mon sourire disparaît doucement à mesure que mon corps reprend une droiture qui me donne presque mal au dos. Mes yeux vrillent sur l'échelle de secours derrière elle. En un petit saut, je pourrai m'échapper. Je suis presque sûre qu'elle serait tellement ahurie qu'elle n'en bougerait pas. Pas assez rapidement pour me suivre. Je détourne la contemplation de cette liberté et me force à trouver un échappatoire qui nous aille tous les deux. L'idée qu'elle est pu s'inquiéter me revient en mémoire avec son lot de sentiment décousu. Je recule, passe une main dans mes cheveux, regarde à droite, à gauche sans rien dire. Mon silence me pèse pour la seconde fois. Il n'est tellement pas habituel avec Zoey. Tout comme le sien. Ceci ne dure pas bien longtemps, une minute tout au plus. Juste assez pour que mes neurones crient à l'asphyxie, à la surchauffe. Quelque chose ne me convient pas dans cette conversation. Sa tenue. Je fronce les sourcils, note les dimensions de son accoutrement. Outre le fait que ça pu la chèvre, la ferme, le fumier et qu'elle soit absolument immonde, la chemise était bien trop grande. Concentré à vouloir m'échapper et lui en dire le moins possible, je n'ai même pas su apporter l'attention nécessaire à sa dégaine. L'échappatoire valait-il l'absence de considération ? Je ne pense pas. Je me rapproche, penche la tête et lui sourit en haussant subtilement les épaules. Bon... je t'explique si tu m'expliques ton expérience de fermière... viens avec moi, on est à deux rues de mon appartement tu pourras reprendre forme humaine... Je ris légèrement, me prosterne devant elle pour l'inviter à prendre la marche. Un instant, j'hésite à la faire passer par l'un de mes passages mais préfère un chemin classique histoire qu'elle ne soit pas perdue pour le retour. Quand bien même je la laisserai partir sans la raccompagner. Quand bien même, le monde est pourri jusque dans la moelle, ce n'est pas une raison pour en oublier le gentleman qui réside en moi.

[spoiler] J'ai kiffé ta réponse du coup hop ! Réponse obligée même si demain je vais mourir plutôt qu'aller en cours .... le rp est le maaaal XD Dis moi si ça te convient ^^ [/color]





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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Ven 20 Mar - 11:38

Rester en vie. C’était la mission principale qu’il lui fallait accomplir depuis longtemps, bien trop longtemps. C’est le principal objectif de chaque personne qui marche dans ce monde, dans ces rues et de pays. Ce ne sont que des mots et pourtant c’est quelque chose de tellement difficile. Rien de plus compliquer de rester en vie lorsqu’on arrive pas à s’apprécier soi-même. Zoey Alenko était ainsi. Elle n’aspirait pas à accepter son état, cette malédiction, aurait même désirer y mettre fin par tous les moyens mais ce simple but de rester en vie lui commandait de ne pas s’égarer du chemin et de trouver la force de combattre. Une tache bien plus difficile qu’elle ne semblait l’être. Il ne fallait pas tomber sur les mauvaises personnes au mauvais moment et ça, seul le hasard pourrait en décider.

Dans l’obscurité de la ruelle, la jeune fille parvenait nettement à distinguer les légères blessures de son ami. Elles ne semblaient pas du à un chat ou à une lame de rasoirs mais au contraire, à quelque chose d’un peu plus violent. Zoey avait eu un battement au cœur lorsqu’elle avait remarqué son inquiétude. Elle ne devait pas se montrer aussi protectrice avec lui, aussi dépendante de son état qu’il soit moral ou physique. Mais elle n’arrivait pas à supporter les images qui se plaçaient en son esprit, des images qui lui affichait son ami entouré d’hommes ne lui voulant que du mal. Comme cette fois, lorsqu’elle avait voulu prendre l’air à New York et qu’elle avait découvert une scène des plus compromettante, une scène qui lui aurait sûrement couté la vie si sa forme animal n’était pas intervenue. Ce devait être la seule et unique fois qu’elle se remerciait d’avoir cette malédiction.

Il n’avait pas répondu à la question. Et cela ne manquait pas d’énervée notre protagoniste. Elle n’appréciait pas qu’on essaye d’éviter, elle voulait des réponses. Cependant, c’était un paradoxe. Elle n’aimait pas s’expliquer mais elle souhaitait que les autres le fassent. Tout ceci, était bien la preuve de sa féminité. Le sourire du jeune homme avait quitté son visage et son regard s’était posé derrière Zoey. Remarquant cette divagation, la demoiselle avait suivi le chemin de ses yeux qui s’étaient posés sur une échelle. Il n’y avait pas besoin de sous-titre pour comprendre que Timothée aurait aimé partir. Cependant, elle ne l’aurait pas laissé faire. S’il cherchait à prendre la fuite avec elle, alors elle… elle quoi ? Elle partirait lui courir après ? Non, elle était bien trop fatiguée pour une course poursuite. Je pense bien qu’elle n’irait plus le retrouver, qu’elle tenterait d’oublier son existence et quand bien même ils se croiseraient de nouveau, elle l’éviterait pour se venger. Le déni était une chose qu’elle savait faire et dont elle savait que c’était d’une efficacité pour tenter de faire cogiter les gens. Ce pouvait être considéré comme vicieux ou je ne sais quoi d’autres mais dans tous les cas, elle ne voyait pas d’autres solutions.

Son regard s’était de nouveau posé sur Zoey. Pendant un instant elle s’était dite qu’il allait partir d’un coup sans demander son reste mais il n’en fit rien, bien au contraire. Riant légèrement, il l’avait invitée chez lui. Elle n’avait alors pas pu retenir un sourire d’élargir ses lèvres. « Mon cher Timothée, est-ce que c’est une invitation … « intéressée » ? » Et c’était à son tour de sortir un petit rire moqueur. Elle savait qu’il ne se passerait rien et qu’il n’y avait rien d’intéresser dans ce qu’il venait de lui proposer, mais il fallait bien lui répondre ! Alors, la jeune fille avait commencé à s’avancer dans la direction qu’il lui indiquait. « Si c’est plus loin que ce que tu m’as dit en revanche, tu seras obligé de me porter ! J’ai les pieds en compote et je tiens à peine debout ! » Elle lui avait lancé un sourire quelque peu charmeur pour lui faire comprendre qu’elle ne rigolait pas et que si ses pieds venaient à la lâcher, elle grimperait sur son dos, qu’il le veuille ou non.

plus tard


Après quelques temps de marche, les deux jeunes gens avaient fini par arriver au dit appartement. Néanmoins, à peine Timothée avait-il ouvert la porte, la jeune fille avait couru dans l’habitation à la recherche de la salle de bain. Elle n’avait même pas pris la peine d’inspecter les lieux et avait juste fermé la porte pour retirer au plus vite ses habits. Lorsqu’elle se retrouva nue, face au miroir, son regard avait été porté sur ses blessures. Combien de cicatrices sa forme animale allait encore lui offrir ? Elle avait beau se guérir rapidement, il était des blessures qu’on ne pouvait voir disparaître. Elle était entrée dans la douche, laissant l’eau chaude purifier son corps de toutes parts. L’eau, après un passage sur sa peau, s’écoulait marron en sortant mais ça n’inquiétait plus la demoiselle qui préférait se dire qu’au moins toute cette crasse ne serait plus sur elle. Néanmoins, il lui fallait penser. Si elle voulait découvrir l’origine des blessures de Timothée, elle devrait lui raconter son histoire à elle. C’était le deal. Mais elle ne pouvait pas lui dire qu’elle s’était réveillée dans une cabane complètement nue à cause de sa malédiction ! Il n’était même pas au courant de son état et elle ne savait pas comment il réagirait. Il lui fallait trouver un alibi qui tiendrait la route… et ce n’était pas chose facile.

Finalement, elle était sortie de la douche, déclarant qu’elle y était restée un peu trop longtemps. Elle avait essayé d’attraper une serviette non loin mais ce qu’elle n’avait pas calculé c’était que dans sa précipitation elle n’avait pas demandé au jeune homme où se trouvaient les serviettes. Elle ne pouvait pas remettre ses habits de fermière qui ne feraient que la salir encore plus ! Et elle ne voulait pas que Tim la voie dans cet état ! Mais… il semblerait qu’elle n’ait pas grand choix. Alors, elle avait entrouvert la porte et essayé de découvrir où se trouvait sa chambre. « Tim, fermes tes yeux ! Et si tu le fais pas je te jure je te les arracherai ! » Quelle poésie… Puis, elle lui avait demandé depuis la salle de bain où se trouvait la chambre et une fois qu’elle pensait qu’il ne regardait pas, elle avait couru dans l’appartement pour atteindre l’endroit, cachant tout de même ses parties intimes, se méfiant quelque peut de l’honnêteté du garçon. Une fois dans la pièce, elle avait ouvert tous les tiroirs à la recherche de quelque chose, mais elle ne trouverait sûrement rien de féminin. Finalement, elle avait attrapé un sweat qui était trop grand pour elle – pour changer tiens ! – et un short. Elle n’avait pas vraiment le choix.

Et elle était sortie de la pièce, lançant un regard au garçon. « Voilà, on peut parler maintenant ! »

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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Ven 20 Mar - 18:18


« Difficile de se faire pardonner avec un sourire malgré tous les pouvoirs qu'il peut avoir... »



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Gentleman. Bien un terme que je n'avais plus utilisé depuis longtemps. Je ne suis pas sûre qu'on puisse l'être encore et si oui, pour quelles raisons? Ces derniers temps, j'ai de plus en plus de mal à accepter la simplicité de ces individus. Du haut de mon observatoire géant, de ma cour de récré personnel, je les vois. Je les contemple. Je me demande quel est leur secret. Du haut de cet observatoire, j'ai l'impression que le monde tourne dans le bon sens et cela s'accentue ou dépérie selon le quartier. J'espionne le malheureux dans le sud autant que l'homme en costard cravate, au fond, est-ce que cela change beaucoup de notre ancienne terre? La relation dominant dominée s'accorde parfaitement avec cette ville où le paysage est si nettement tranché. Je n'aime pas le tournant qu'ose prendre notre nouvelle société se rapprochant davantage du précédent que d'une conception plus évoluée, plus humaine. Enfin. J'en viens à me demander si ce n'est, justement pas l'humain qui nous pousse inexorablement vers ce dualisme. Je fronce les sourcils en me détournant de Zoey de peur qu'elle puisse lire sur mon visage, il semble qu'elle me connaisse plus que je ne le pensais. Mon cher Timothée, est-ce que c’est une invitation … « intéressée » ? Je souris, me tourne vers elle avec un éclair de malice dans les yeux. Sa voix me pique délicatement. Elle pique ma curiosité. Mon humeur et ce bout de paix que je peine à récupérer. J'aimerai qu'elle lui lance une bouée de sauvatage, car je ne suis pas encore prêt à le faire moi même. Oh Oui ! Si tu restes une seconde de plus autant habillé.... je vais mourir asphyxié... Simplicité. Tu es encore là. Amusement. Te voila. Ma main attrape son poignet pour l'attirer dans la rue principale. Je la lâche rapidement, quelque peu électrisé par le naturel de l'action. c’est plus loin que ce que tu m’as dit en revanche, tu seras obligé de me porter ! J’ai les pieds en compote et je tiens à peine debout ! Essayes et je t'abandonne au beau milieu de ta transformation..... Je me tourne vers elle, lui offre un clin d'oeil et enfonce ma tête dans ma capuche. Ceci est devenu un reflexe. Ne prendre aucun risque. Aucun. Cette peur qui gronde et qui se développe incidieusement en moi me donne envie de vomir. Depuis quand suis-je si pathétique ? Depuis quand je ne transforme plus la crainte en une motivation ? en un moteur ? Je soupire et secoue la tête en oubliant presque la présence de Zoey. Je serre les poings, garde mes songes pour moi. L'idée de ternir son sourire m'assombrit. Sa simplicité à elle, son humanité n'avait pas à être alteré par des histoires qui ne concernaient, de toute façon, que les partisans du gouvernement. Le trajet se fait dans le silence, j'observe autour de moi, tente de mémoriser les visages, d'anticiper une nouvelle attaque. Lâche Elle. Cette voix. Elle me revient avec une telle force que je m'arrête me faisant percuter par Zoey et un autre passant qui rouspette. J'offre à ce dernier un regard mauvais si bien qu'il décampe sans demander son reste. A cet instant, je suis presque satisfait de lui avoir inspiré cette crainte. Cette crainte que je ressentais depuis que je me suis évadé ma cage avec Samuël. Par là.... Bon, je te préviens c'est pas dès plus propre... je n'ai pas... trop le temps de penser à ça... J'ouvre la porte et, me la prend dans la face. Rapidement. Efficacement. Grimaçant.... Je la vois du coin de l'oeil s'engouffrer dans ma salle de bain. Je me frotte le visage en souriant, oubliant dans la seconde mes précédentes pensées.

Mon appartement n'était pas dès plus élégants mais j'avoue être assez fière de celui-ci. Lorsque j'entends l'eau couler, je frissonne et me dirige vers l'espace "nuit"que j'ai aménagé dans ce loft. J'en sors trois affaires et une serviette en souriant de constater son empressement à quitter ses habits et son odeur. Que lui est-elle arrivée ? Je tire l'une des deux chaises vers la porte de la salle de bain, et y pose les vétements avant d'aller du côté de ma station informatique. Je m'accroupie, allume la tour principale et l'écran qui va avec avant de tourner mon regard vers la porte de la salle de bain. Je reste un instant ainsi sans parvenir à travers le moindre fraguement de mes pensées, trop rapides, trop diffuses, trop confuses. Je me laisse choire lourdement sur l'unique coussin du petit espace faisant office de chaise. De toute façon, pas besoin d'en avoir une puisque tout se trouvait à même le sol. L'eau s'arrête, je détourne le regard sachant qu'elle va, comme une grande, constater qu'elle n'a rien d'utile dans la salle de bain. Tim, fermes tes yeux ! Et si tu le fais pas je te jure je te les arracherai ! Je ris sous cape et me concentre sur les branchements de la second tour. Qui voudrait voir une chèvre à poil ? Toi Je m'immobilise, tourne la tête vers le boucan qu'elle fait et me remet face à la tour avant de me faire foudroyer sur place. Je ne sais ce que mon inconscience me susurre mais je ne suis pas dans l'optique d'une relation. Je ne crois pas. Je ne pense pas. AAH. Son visage m'apparait. Un visage souriant, amusé, farceur assez loin de la fermeté qu'elle m'a offert tout à l'heure. Je soupire, secoue la tête en me passant les mains dans mes cheveux et reprend mon activité. Voilà, on peut parler maintenant ! Je sursaute, me mets face à elle avec un pied sous mes fesses et un genou à la verticale. Mes yeux touchent d'abord ses pieds nus avant de grimper progressivement le long de son corps. Je ne pense pas que cela dure longtemps dans sa réalité, mais la mienne est touchée par un souci d'espace temps. Arrivé à ses hanches, je percute une étrangeté : tellement accroché à notre jeu, j'en avais oublié tout son charme. Depuis quand n'ai-je plus fait attention à l'attraction qu'elle devait offrir bien d'autres hommes ? Trop longtemps j'imagine. J'avais raison tout à l'heure, j'avais oublié. Qui aurait-cru qu'une femme se cachait derrière la chèvre !? Nos yeux s'accrochent et je lui souris en me redressant. Je m'approche, et passe près d'elle pour attraper la serviette que je lui avais préparé. Je crois bien que les émanations de ton odeur corporelle de la journée, t'ont brulé la rétine... complète ton sex apeal avec le sublime chignon que vous êtes les seules à réaliser pour sêcher vos cheveux... Deuxième clin d'oeil, je me dirige vers la cuisine pour en sortir les deux uniques bières restantes de ma longue négociation du mois dernier. Denrées rares... Mon canapé paye pas de mine comme ça mais... il est plutôt confortable et docile en fait... Je l'invite d'un geste à s'y installer pendant que je m'assoie sur la table basse juste en face d'elle. Tiens, fêtons ta renaissance ! Je ris, boie une gorgée et détourne le regard.

Oui, j'ai parfaitement conscience que nous avions passé un deal. Je sais, une explication s'impose pourtant, le silence nous gagne avec aisance. Je soupire, m'accoude  à mes genoux en jouant avec ma bière et décale ma tête sur le côte. Je songe et fronce les sourcils. Je ne sais pas quoi lui dire et à cet instant, j'aimerai qu'elle lâche prise sur notre jeu, sur son réglement tacite pour entamer elle même la conversation. Le son de ma voix m'étonne tout comme son contenu.Je suis vraiment désolé... je ne voulais pas t'inquiéter. Je pensais pas que ce serait le cas en fait...et tant que toi aussi... mais là je m'inquiète aussi avec ton allure de chèvre poursuivi par un loup garou...et ... Ma surprise guète la suite qui n'arrive pas. Je tourne la bière encore, plusieurs fois. Ces paroles m'étonnent mais, au final, me radoucissent. Je le suis, désolé et inquiet, alors pourquoi me refuser à lui dire ? Pour notre jeu ? Pour ses règles ? Pour ce qui existe ? N'ai-je pas failli oublier le réconfort qu'il m'apporte ? Non, qu'elle m'accorde? Il est peut être temps d'être sérieux avec elle. Il est peut être temps de se parler librement et non au détour de nos piques et de nos défis. Il est peut être temps d'avouer qu'une question me brûle les lèvres : Qui est-tu ?


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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Ven 20 Mar - 23:05

Moi je veux des clairs de lune, des fleurs, des douceurs et des mecs qui me serrent dans leurs bras !” Je ne saurais sûrement jamais dire si c’était réellement la volonté de Zoey. Voulais-elle réellement des actes romantiques ? Souhaitait-elle une histoire d’amour à l’eau de rose ? Mais est-ce qu’elle voulait déjà être amoureuse ? Elle ne savait pas. En réalité, elle en avait peut être une idée. Par le passé, elle avait eu quelques relations. Pas toujours très longues mais il lui était arrivé d’en connaître. Jamais elles n’avaient duré. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, elle n’en avait aucune explication mais la seule certitude qu’elle pouvait avoir c’est que tout le problème venait d’elle. Etait-ce un refus de s’engager ? Je ne pense pas. Etait-ce simplement parce qu’elle ne se savait pas amoureuse ? Sûrement. Mais alors, s’il fallait résoudre ce problème il faudrait commencer par définir ce qu’est l’amour et malheureusement on partirait dans un délire philosophique qui n’aurait plus de fin.

Pourquoi, me demanderiez-vous, je vous parle de cela à l’instant ? Parce qu’il se trame quelque chose entre nos deux protagonistes. Ils semblent tous deux aveugles à ce qui les relient mais une personne saine d’esprit ne pourrait que comprendre leur avenir. Vous le dirais-je tout de suite ? Non, je préfère amplement vous raconter la suite et vous laisser découvrir par vous même.

Ainsi donc, postée devant le jeune homme à attendre sa réponse, Zoey avait senti le rouge lui monter aux joues lorsqu’elle avait remarqué son regard. Il la détaillait des pieds à la tête, à la plus grande honte de la demoiselle qui ne supportait pas une telle analyse de son physique. Non pas qu’elle ne l’appréciait pas, bien au contraire, mais qu’une situation pareille la faisait plutôt ressembler à un article en vente au lieu d’une être humaine ! Elle allait lui demander d’arrêter de la défigurer de la sorte mais il l’avait devancé. La seule réponse qu’elle avait eut à son commentaire avait été une grimace enfantine. Il lui avait donné la serviette dont elle n’avait même pas remarqué l’existence et avait seulement répliqué par un « gnagnagna » lorsqu’il avait encore une fois tiqué.  Elle avait pris la serviette dans ses mains et commençait à se les sécher d’abord en les frottant avec le tissu. Zoey n’était pas vraiment une adepte du chignon mais il était vrai que ce jour là, la sensation de ses cheveux humides qui recouvraient sa nuque ne lui plaisait pas beaucoup. Ainsi, d’une main agile elle avait enroulé le drap autour de sa tignasse blonde de sorte et avait serré le tout puis posé sur son épaule de sorte à ce que rien ne lâche. Il était vrai que ce devait être un don chez les femmes de pouvoir réaliser de telles coiffures, même si personnellement elle ne trouvait pas que ça augmentait son sex appeal mais bon, c’était Timothée l’homme, pas elle.

Le jeune homme avait sorti du réfrigérateur deux bières et lui en avait tendu une en l’invitant à s’installer sur son canapé. Elle n’avait bien évidemment pas refusé. « Va te faire Tim … » Il n’y avait rien de méchant à sa réparti, son sourire amusée montrait bien à quel point elle s’amusait des piques du garçon. Distraitement, alors qu’elle avait porté la bouteille à sa bouche pour en boire une gorgée, elle s’était mise à penser que si elle ne l’avait pas connu, sûrement n’arriverait-elle plus autant à sourire. Car c’était bien leur jeu stupide qui arrivait à l’amuser et à lui faire oublier ses problèmes. On peut alors comprendre pourquoi elle était si contrariée de sa soudaine disparition et en même temps soulagée de le retrouver sain et sauf. Inchangé qui plus est ! Mais elle n’a pas plus de temps pour penser que le garçon entame la discussion. Au début, elle pensait qu’il allait une fois de plus raconter des âneries mais il n’en avait rien fait. Au contraire, plus les mots sortaient de sa bouche et plus elle reprenait une attitude sérieuse et presque compatissante. Il était vrai qu’elle souhaitait qu’il s’excuse et lui explique la raison de cette absence mais elle ne voulait pas le voir aussi … perdu ? Car oui, il avait semblé perdu aux yeux de la demoiselle. Et quand il s’est déclaré avoir éprouvé une inquiétude pour la situation de la jeune fille, ça avait été comme un choque. De le voir ainsi, Zoey se rendait compte qu’elle ne le connaissait peut être pas aussi bien qu’elle le pensait. Mais sa principale inquiétude, à elle, était surtout de trouver un mensonge crédible à lui servir. Pendant quelques secondes elle avait voulu qu’il ne lui demande pas et qu’il arrête de parler. Cependant, un deal était un deal et si elle voulait savoir ce qui lui était arrivé, il lui fallait raconter son aventure.

« Qui es-tu ? »


Et le choc avait été tel que ses yeux s’étaient grands ouverts. Il ne semblait pas plaisanter sur cette question mais pourtant, Zoey n’arrivait pas à contrôler son envie de lui lancer une pique. Pour une fois que les rôles étaient échangés ! Elle lui avait donc tendu sa main, un grand sourire amusé aux lèvres. « Zoey Alenko, animatrice dans un orphelinat. Enchantée. » Elle aurait aimé continuer sur cette lancée, de continuer à balancer des vannes à longueur de temps en sa présence mais il fallait bien qu’ils apprennent à être sérieux un jour. Et n’était-ce pas elle la première qui avait  évité les règles de leur jeu tout à l’heure dans la rue ? Si, parfaitement.

Alors, elle avait baissé sa main et son regard avait cherché un point fixe dans l’appartement qui aurait pu lui donner le courage de s’expliquer. Ses yeux s’étaient alors posés sur les grandes vitres qui habitaient  le mur. Le soleil couchant n’était presque plus, ne laissant plus qu’un ciel aux couleurs violettes. Il n’y avait aucun nuage  pour gâcher le spectacle et c’était tout simplement quelque chose de magnifique. Mais il ne lui fallait pas rêvasser, il lui fallait mentir. « Hier soir j’ai été dans un bar, j’ai un peu trop bu et j’ai dû rentrer chez un mec. Ce matin quand je me suis réveillée j’étais dans une ferme, j’ai pas trouvé mes habits mais il fallait que je parte avant que le mec arrive alors j’ai pris les premiers trucs qui étaient à porté de main. (et ses yeux s’étaient de nouveaux plongés dans le regard du garçon.) Pas de quoi s’inquiéter ! » Mentalement, elle avait été étonnée de la facilitée avec laquelle elle avait su lui mentir. Les mots étaient sortis tous seuls de sa bouche et elle n’en regrettait aucun. Elle se moquait de ce pour quoi il allait la prendre, ou peut être que si, mais alors elle ne le savait pas encore. Pour le moment, sa seule pensée avait été de réussir ce mensonge. Elle s’était penchée en avant, les coudes croisés et appuyés sur la table basse pour se rapprocher un peu plus du garçon. « Et toi ? Qui es-tu ? »
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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Dim 22 Mar - 22:40

Qui es-tu ? Je fronce les sourcils avant même d'avoir percuté que ma pensée avait précédé la prononciation. Je fais glisser mon pouce sur le verre de la bouteuille pendant que mon esprit divague à une réponse. J'aurai pu lui poser une autre question ou, tout du moins, la formuler différemment. J'aurai pu relever l'étrange constatation que cette chemise de bucheron avait éveillée en moi. J'aurai pu lui faire remarquer, qu'au fond, je ne connaissais rien d'elle comme elle ne connaissait rien de moi. J'aurai pu essayé de lui faire comprendre, qu'aujourd'hui, je commençais à vouloir savoir. Qu'aujourd'hui, je voulais apprendre. Decouvrir. Vivre. Et que, quelque part, je ne veux que la remercier, elle, et non l'image qu'elle daigne m'offrir dans ce monde où les faux-semblants sont aussi fréquent que les rodeurs sur la surface de notre planête. Il est vrai, après tout, que je ne sais rien d'elle et qu'à l'instar de la "propriétaire", je n'ai pas voulu rechercher plus d'information que ça sur elle. J'aurai pu, j'y ai pensé avant de me laisser entrainer dans nos répliques et ces rencontres fortuites puis organisées. Un sourire apparait sur mon visage à la double constatation de l'instant. Premièrement, sa main et son regard amusé. Deuxièmement, et le plus important : le fait qu'elle soit peut être la seule image rassurante de cette existence. L'image, la figure, la présence... La seule présence amicale celle dont, au final, je ne me souviens pas avoir jamais douté a tort ou à raison. Ne pas chercher d'information sur elle, ni en avoir demandé, ni même avoir été curieux, traduit peut être ce besoin de simplicité. Notre jeu nous faisait oublié nos mondes respectifs. Ensemble, nous n'étions que deux inconnus s'amusant bêtement, comme deux amis. Une forme d'amitié comme une autre, particulière mais pas forcement enviable. En y songeant un peu plus, elle est peut être la meilleure qui soit, impossible d'être déçu, d'être trompé. Brashen en est une preuve, ami proche, il est le premier à m'avoir caché la vérité... Pourquoi ? Pourquoi ?

Je grimace, reçoit un coup dans la poitrine. J'en connais les raisons, les mêmes qui me poussent à m'assurer qu'Aubin ne s'amuse pas à dire des choses sur mon compte qui pourrait faire penser à une traitrise de ma part. Il n'avait pas confiance pour me confier, sa vie et, surement plus important, la vie de dizaine de personne voire de millier puisqu'il avait la conviction qu'un autre gouvernement était nécessaire. A cet reflexion, je me sens sombrer dans une noirceur dont elle avait réussi à me sortir une demi heure plus tôt. Je bois une gorgée de l'exihyr sans parvenir à retourner vers notre conversation. Plusieurs souvenirs liés à Brashen m'emportent ailleurs alors que je la sens bouger. Je le sais avant d'entendre sa voix, elle s'est décidée à parler. Et alors même qu'elle ouvre la bouche, qu'elle entame son explication, à ce même instant je sais. Je sais que le sérieux entamera notre relation jusque là déterminé par l'anonymat dont je viens de faire la constatation et l'apologie. C'est une erreur. j’ai un peu trop bu et j’ai dû rentrer chez un mec. Ce matin quand je me suis réveillée j’étais dans une ferme, j’ai pas trouvé mes habits [...]Pas de quoi s’inquiéter ! Je le savais. Une erreur. Je parviens difficilement à prolonger le regard qu'elle m'offre et finit par détourner le regard lui préférant, le couché de soleil à ma gauche. J'inspire profondement et soupire avant de revenir vers elle. Je l'observe s'accouder à la table basse et m'offrir le retour si peu attendu, si redouté. J'aimerai lui tendre la main, rebondir comme elle l'a fait mais je ne suis plus très sûr de moi. D'autres questions m'apparaissent alors que mes yeux jouent avec les courbes de ses cheveux. Elle attend mais je ne sais pas quoi répondre. Elle est loin d'imaginer la répercution de cette question dans tout mon être. Elle est lon d'imaginé que c'est mon ultime question, celle dont je ne parviens que partiellement à me dépetrer. Mon esprit fait alors un pas de côté, tente d'éviter le tir et cherche la réponse dans ces autres questions.

Il se demande tout d'abord si l'erreur pouvait amener à autre chose. Si l'erreur n'en était pas une. L'apologie passée nécessite-t-elle, dans ces nouvelles conditions, un apocalypse? Suis-je déçu de ces premiers mots ? Oui. En l'observant, elle ne me semble pas de ce genre. Elle ne ressemble pas à ces demoiselles que j'ai croisé dans des bars et qui m'ont permi d'oublier le temps d'une ou plusieurs étreintes. Aussi loin, que je me remémorre, jamais, pas une fois, je n'ai songé à Zoey comme d'une fille en recherche de réconfort ponctuel. Je me rends compte de ma stupidité avant qu'elle ne me frappe et me secoue en me riant au nez. Je suis stupide. Les histoires d'un soir ne sont ni un fléau ni une nouveauté que ce soit pour les hommes ou les femmes. Ce nouveau monde n'a fait que nous offrir un nouveau pretexte pour vouloir profiter du temps qui nous reste et le sex n'est que l'une des nombreuses activités bénéfiques de l'être humain. Qu'importe avec qui. Qu'importe où. Qu'importe pourquoi. Le point culminant étant de le vouloir. Alors non, être déçu n'est pas exactement le terme pour ce bout de sentiment qui me titille. L'image que mon subconscent a fait d'elle est extrapolé par mes besoins de serrenité, et je m'en rends compte aujourd'hui. Mon subconscient n'a fait que m'offrir le répit dont j'avais besoin en m'évitant de constater tout ce qu'elle pouvait m'inspirer, ne gardant que l'essentiel : un certain bien être. Il avait même réussi à me faire oublier ma curiosité. pas de quoi s'inquiéter Je tourne mon regard vers elle, surpris de ce rappel. Je la jauge un quart de second. Dois-je vraiment ne pas m'inquiéter ? Je revois son visage lorsqu'elle m'a fait face tout à l'heure. Il était si fermé mais surtout, si fatigué. Ce n'était pas l'image de nos rencontres. Rien à voir. Est-il temps de s'inquiéter ? D'oublier l'apologie et de voir la verité en face ? D'accepter mes dernières paroles et d'entamer les prochaines en essayant d'y mettre le plus de sens ?

Je serre la bouteuille dans mes mains avant d'en boire deux nouvelles gorgées. Excuse-moi. Je suis parti un peu trop longtemps dans mes pensées... Je lui offre un sourire en penchant la tête sur le côté puis passe une main dans mes cheveux, pose ma bière sur la table et m'appuie sur la paume de mes mains derrière moi. Un bref instant, je plonge mon regard dans le sien puis étire mes lèvres doucement. Je me redresse, attrape sa main et lui retire la bouteuille que je pose à côté de moi avant de me relever. Timothée... je suis enchanté de te rencontrer en fin ... En fin. Oui, il est peut être temps de se risquer à la curiosité. Timothée : bébé, enfant, adolescent, jeune adulte et homme curieux. Curieux, enteté, inconscient. Lâche, pathétique, craintif Je serre maladroitement la main de Zoey avant de la lacher avec rapidité comme si elle m'avait brûlé. Mes yeux surpris se cachent derrière mes sourcils qui se froncent. J'inspire profondement, m'apaise quelque part dans sa présence et soupire. J'imagine que tu veux connaitre l'histoire palpitante qui m'a offert ces blessures de guerre ? et j'imagine que tu ne vas pas te contenter d'un mensonge ou d'une demi vérité ? J'imagine, pourtant, qu'un mensonge est souvent plus sympa à attendre qu'une vérité... comme pour ce que tu m'as dit... J'imagine en fait que... Que quoi Tim ? Que quoi ? Qu'est-ce que tu racontes? Ton idée s'était envolée au moment d'ouvrir la bouge ? Ton idée, ton cerveau, ta conscience, ton intelligence ? Si passer pour un fou était ton ambition  : Bravo. Rien du tout en fait Je passe une main dans mes cheveux puis les caresses mutuellement. Je sens les aspérités, les griffures, les cicatrices issues de mon emprisonnement. Mon coeur rate un battement : les a-t-elle senti ? Non. Je ne pense pas.   Je vais te montrer Après un dernier massage à ma main droite, je la tends vers Zoey pour l'inviter à me suivre. J'entends lorsqu'elle me parle mais ne parvient pas à ordonner mes idées pour le moment, j'y reviendrais surement plus tard. Je la mène à l'extérieur et à une echelle, je lache sa main, grimpe et attends qu'elle me rejoint avant de poser une main sur son bassin pour lui indiquer d'avancer avec moi. Ma main traine un moment alors que nous sommes arrivés au rebord nord du batiment. Des picotements me la font baisser pendant que l'autre indique le nord. Tu vois le grand batiment à l'extreme nord de la ville ? Quand les fusillades ont éclatés, j'étais juste là bas, à côté de la bouche de métro et ... vu que les premiers tirs ont eu lieu dessous, juste à quelque pas sous moi, j'y suis entré.  C'était stupide... je m'en doute bien... Je ris légèrement, passe ma main droite dans mes cheveux et grimpe sur le rebord comme si je n'étais qu'à quelques centimètres du sol. Je marche les mains dans les poches dessus. Qui suis-je donc ? Un crétin surement mais, comme pour tu l'as dit pour toi.... "pas de quoi s'inquiéter" Je lui offre un clin d'oeil. Presque amusé et m'abaisse à sa hauteur. Je l'observe. Va-t-elle sentir la demi vérité ? Va-t-elle accepté ce simple fait ? Je l'espère parce que toute ma stratégie rédisait en cette demi vérité qui, je l'esperai serait assez "folle, débile, et, sommes toute, vraie" pour qu'elle l'accepte.

Et a cet instant, alors qu'elle va probablement me dire quelque chose, je repense à ses propos, à ses gestes, à ses mimiques des quelques minutes passées. Dois-je y voir quoique ce soit pour que celles-ci me reviennent ? Je me le demande.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Dim 29 Mar - 23:13

Le mensonge était la pire des trahisons. Un acte était parfois moins douloureux que des mots. Non, ce n’était pas parfois, c’était toujours. Rien n’était plus blessant que des paroles. Mentir, c’était de ça qu’on devait condamner les gens à mort. Je ne dis pas qu’il ne faut pas punir les graves criminels mais que raconter une histoire pour son propre intérêt n’est pas quelque chose de plus recommandable. Zoey le savait. Elle était une des premières à détester les gens lorsqu’ils mentaient et elle était celle qui ouvrait la danse. C ‘était paradoxal mais elle ne pouvait pas se risquer de lui avouer la vraie raison de son allure. Où avait-elle passé la nuit ? Sûrement dans les airs et non auprès d’un inconnu. Comment avait-elle déniché son accoutrement de fermière ? Dans une ferme parce qu’elle était nue. Mais s’il avait fallu lui dire la vérité, serait-elle toujours en vie maintenant ? Serait-elle toujours son amie ? Elle ne savait pas mais ce simple doute lui affirmait qu’elle avait peut être fait le bon choix.

Il y avait eu un long silence de mort dans la pièce entre les deux protagonistes. La demoiselle ne l’appréciait pas beaucoup, de peur qu’il ne la croie pas mais elle devait s’en contenter. Elle avait voulu le rappeler à l’ordre pour lui demander de lui répondre et non d’analyser son excuse mais elle s’était ravisée en décrétant qu’elle avait sûrement mis tout autant de temps à lui sortir son mensonge. Alors, une question s’était élevée en elle. Et si lui aussi venait à mentir ? Comment le saurait-elle ? Si il ne pouvait pas lui accorder sa confiance, elle ne pouvait pas en faire de même. C’était dommage de constater qu’on ne pouvait se fier à personne finalement. Quand bien même il lui affirmerait qu’il dit la vérité, comment pourrait-il le prouver ? Les mots étaient donc plus douloureux et forts que les gestes. Les mots ne sont que de simples dire, il n’y a rien de physique dedans et tout le monde en est capable. Les mots sont tellement plus destructeurs qu’une véritable lame. Et c’était avec ça que Zoey venait de poignarder son ami à l’instant.

Elle attendait qu’il lui renvoie l’ascenseur, lui confiant une histoire toute aussi bien travaillée ou non que la demoiselle mais il n’avait pas fait cela en premier. D’abord il avait tenté de reprendre l’ironie de Zoey, se présentant à elle et tentant de restaurer le peu de naïveté qui faisait leur relation. Mais ils ne pouvaient pas rester des enfants toute leur vie. Bien assez vite il leur faudrait prendre des décisions ou des discussions plus sérieuses. Elle aurait aimé que ce moment n’arrive pas aujourd’hui car même si elle avait voulu savoir ce qu’il lui était arrivé, elle ne voulait pas se sentir gênée par cette ambiance trop ferme et sans aucun sourire. Il l’avait compris, lui aussi, qu’il allait falloir en passer par là. Alors, il lui avait expliqué qu’il n’allait pas la laisser sans explications. Son cœur avait manqué un battement lorsqu’il lui avait bien fait comprendre qu’il ne croyait pas en son histoire. Etait-ce si incohérent qu’elle ait passé la nuit en compagnie d’un inconnu ? Peut-être. Il était vrai qu’elle n’était pas de ceux qui changeaient de partenaires comme de chemise, mais pourquoi était-ce impossible qu’elle passe une chaude nuit rien que pour le plaisir ? N’était-ce pas ainsi que le monde était devenu ? Si, mais Zoey valait mieux que ça et elle le savait. Sûrement Timothée le savait-il aussi et c’était peut être pour cela qu’il n’arrivait pas à la croire. Elle avait froncé les sourcils lorsqu’il s’était arrêté dans son monologue. « Que quoi ? » S’il y avait bien quelque chose qu’elle ne supportait pas dans une conversation était qu’on la commence sans la finir.

Il lui tend sa main et elle la prend, ne le lâchant pas une seule seconde des yeux. Elle tente de comprendre ce qu’il se passe dans son esprit, où va-t-il l’emmener pour lui montrer, lui expliquer le pourquoi du comment, mais elle se heurte sans cesse à un mur. Lorsque leurs peaux se touchent, Zoey frissonne en sentant les irrégularités. Des cicatrices ici aussi ? « Tes mains… » Mais alors qu’il la conduit dans ce fameux endroit, elle s’arrête et n’essaye même pas de continuer quand une échelle se place devant elle. Il faut monter ? Aller en haut ? Elle avait dégluti, se disant qu’elle n’avait pas le choix si elle souhaitait obtenir des réponses. Alors, ses mains avaient agrippé les barreaux, les serrant à tel point que ses jointures étaient devenues blanches. Tremblant de toutes part elle avait grimpé lentement l’échelle, fermant les yeux et se répétant de ne pas regarder en bas. Lorsqu’elle était arrivée en haut, le jeune homme avait posé une main sur sa taille, provoquant une décharge électrique dans tout le corps de la demoiselle. Etait-ce de surprise ? de refus ? d’envie ? Personne n’aurait su le dire, même pas la propre intéressée. Il l’avait poussée lentement près du bord alors qu’elle tentait en vain de s’en éloigner. Ses yeux étaient fixés non pas sur l’horizon mais sur le rebord du toit qu’elle voyait se rapprocher dangereusement. Elle aurait volontiers pris ses jambes à son cou si seulement elle n’était pas pétrifiée par la peur. La voix de Timothée l’avait réveillée de ses cauchemars, la rassurant quelque peu. Elle avait osé regardé les bâtiments qu’il lui indiquait et au fur et à mesure de son explication, elle avait eu terriblement envie de le gifler. Il s’était jeté dans la gueule du loup et il avait risqué sa vie inutilement. Elle n’avait pas eu le temps de lui cracher son venin qu’il avait sauté sur le rebord et commençait à marcher dessus. Elle avait cru que son cœur allait s’arrêter en le voyant ainsi, elle voulait lui crier de descendre mais ses mots l’avaient arrêtée. « Tu n’es pas un crétin Tim. Si tu es allé là-bas ce n’était sûrement pas pour l’adrénaline de la situation, auquel cas tu me feras pensé à aller t’interner ( elle lui avait lancé un sourire moqueur) mais je pense bien que c’était pour aller aider les gens. » D’un pas elle avait tenté de s’approcher de lui. Son cœur battait la chamade et lui criait de partir loin de ce trou, de cette profondeur qui lui pendait au nez et qui menaçait de l’engloutir. Elle ne regardait que le garçon pour ne pas défaillir, sans quoi elle serait déjà en position fœtale sur le toit en train de demander à ce qu’on la descendre. Elle avait posé une main sur le torse du garçon, lui souriant avec toute la bonté qu’elle connaissait. « C’est là-dedans que ça se passe. Tu es pas complètement un crétin, tu es juste une bonne personne dans un monde de merde. » Elle avait attendu quelques secondes avant que son message atteigne le cerveau du garçon et s’était mise sur la pointe des pieds pour déposer sur sa joue un baiser, tentant en vain de lui rappeler qu’il n’était pas nul et qu’il y avait des gens qui s’inquiéteraient pour lui quoiqu’il arrive.

Finalement, ses yeux avaient croisé ceux du vide. Sa respiration s’était coupée et elle avait attrapé, avec la même force que celle qu’elle avait utilisé pour l’échelle, le tee-shirt de Timothée. Elle avait fermé les yeux et s’était tournée vers lui. Un seul murmure avait réussi à sortir de sa bouche. « Tim… s’il te plait fais moi descendre… j’ai le vertige… »


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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Mar 31 Mar - 0:29

Je me le demande comme je me demande baeucoup de chose ces derniers temps. Mon cerveau s'acharne à vouloir tout analyser, tout garder en mémoire comme si ce manque d'observation expliquait en tout point les évènements récents que ce soit Brashen, Samuel, Noah ou même le regard que m'offre Zoey en cet instant. J'aimerai avoir des réponses au lieu de substituer chaque début de réponse par une dizaine de question. Mon cerveau s'échauffe et se meurtrie à chaque point d'interrogation qu'il formule prenant un malin plaisir à me rappeler à l'ordre: ne fais confiance à personne. Je n'aime pas ça. Je fronce les sourcils en oubliant ce sentiment presque chaleureux que je viens de ressentir. Ces dingues comme l'humeur change d'un rien, ai-je toujours été ainsi ou est-ce que je deviens totalement bipolaire ? Si c'est le cas bonjour mon avenir, déjà que je ne suis pas capable de protéger ma propre vie alors là... Je me fatigue interieurement, jette un oeil à mes mains que j'ai sorti pour poser sur mes genoux pliés. Mes yeux dessinent la courbe de ses cheveux pendant que mon sourire répond à un sentiment qui m'échappe tellement que celui-ci est en inadéquation avec le tourbillon d'informations qui tente de s'emboiter dans un schéma cohérant. Je parviens juste à espérer qu'elle ne puisse pas lire en moi comme dans un livre ouvert et me rassure aussi vite. Ne vient-elle pas de me renvoyer cette question existentielle sur mon identité? Notre anonymat jusque là respecté a cet avantage. Une erreur. Peut -être ou peut être pas. Une nouvelle fois cette question doublée de cette incertitude à pouvoir faire confiance à celle qui se cache derrière son ancien anonymat. Après tout, jusque là, le jeu fonctionnait autour de deux inconnus où seulement leur prénom offrait un peu de leur identité (et leur humour, certes) ce qui les impliquait dans une relation où personne n'avait à craindre personne. Aucune information. Aucune question. Des jeux. Des défis. des sourires. des fous rires. Des regars complices mais toujours aucune information. Aucune connaissance de l'autre.

Un souvenir me fait relever la tête, comme un éclair invisible. Ce genre de souvenir fugace qui vient sans rien dire et repart aussi sec. Ce genre qu'on doute avoir bien vu, bien interpreté. Ce genre qu'au final, on tente de chercher dans les tréfonds de notre caboche. Un peu comme ce foutu rêve qui disparait sans demander son reste lorsque nos yeux s'ouvrent au nouveau jour nous laissant pantois face à un rêve que nous aurions aimé prolongé ou garder en tête parce qu'il est drôle ou intriguant. Je cherche donc ce souvenir et joue une partie de cache-cache avec celui-ci. Certains bouts m'apparaissent puis s'en vont. Il me taquine. me chatouille. m'effleure. Il se joue de moi tel un homme sur son pantin. Je souris imperceptiblement, pour moi, pour cette remarque. N'ai-je pas souvent penser être ce fichu pantin ? N'ai-je pas voulu l'être pour me faciliter l'existence et me sortir de ces craintes et ces questions sans queues ni têtes? Peut-être, Oui. Je ne suis pas sure que la lacheté est à voir la dedans, peut être plus la lassitude de ces derniers jours mais j'entends déjà cette voix si monstrueusement familière me sensurer tous mes travers me faisant presque oublier ma quête de l'instant. Ce souvenir. Il revient donc à moi, cesse de jouer, s'agite doucement. Je vois un sourire, puis plusieurs. Je vois un film rapide. J'entends ce léger rire. Je devine l'intensité de son regard et y pose des suppositions qui s'avèrent justes bien vite. Ai-je tort depuis le début ?

Tu n’es pas un crétin Tim. Si tu es allé là-bas ce n’était sûrement pas pour l’adrénaline de la situation, auquel cas tu me feras pensé à aller t’interner mais je pense bien que c’était pour aller aider les gens Ma réalité se colle doucement à la sienne. Je l'observe s'approcher d'un pas. Elle lorgne sur le côté ce que je ne comprends pas tout de suite. Sans une hésitation, sa main se pose sur mon torse dans un geste qu'elle aurait pu faire avant, dans un autre contexte et ne me donnant nullement l'occasion de ressentir cette légère décharge électrique. Je suis stupéfait de l'empreinte que sa main laisse sur moi. Je m'apaise alors que mon cerveau s'affole, il suffoque sous la horde de questions armées jusqu'aux dents. Nos regards s'aggripent dans un sourire qu'ils semblent partager tout seul, sans leur propriétaire. Je vois ses lèvres remuer et si je les fixe intensement pour espérer en comprendre le contenu, celui-ci n'atteint pas mon ouïe. Ses yeux m'appellent une seconde fois à moins que ce soit mon regard qui demande de l'air et se positionne naturellement dans les siens... Je ne sais pas. Je me force à reprendre contenance sans pour autant que mon visage n'ait changé d'un yota depuis qu'elle a ouvert la bouche. Je me sens tel un poisson rouge hors de l'eau, surement cette carpe-attitude qui revient avec ses grands sabots. Depuis quand déjà ne profite-t-elle pas de ma bétise pour m'appostropher de ce titre ? "Crétin" est un surnom qui sortirait plutôt bien de sa bouche, je lui ai déjà entendu. "Aider les gens" ? Croit-elle vraiment ça ? Je suis son inconnu comme elle est la mienne. Elle ne sait pas et le simple fait de penser cela en est une preuve. Mon regard s'attriste. Je m'assombris à cette certitude: je vais la décevoir. Je vais la décevoir et cela ne me plait pas plus que ça. Une erreur vous dis-je. Une erreur. Nous allons nous perdre tous les deux. Nosu allons perdre notre jeu. Notre repos. Notre cours de récré. Ce sourire. "t'interner". Je le vois si bien, je le connais. Je l'entends me titiller. J'entends son timbre de voix. Je vois sa posture. Je lis son regard. Ai-je tort depuis le début ?

Ses lèvres me font sursauter, je me redresse, recule le pied et me stabilise. Loin d'être discret, je l'observe de deux yeux ronds. Je l'ai pourtant vu s'approcher, tenter de prendre quelque centimètre à sa grande taille et approcher ses lèvres de ma joue. Je n'ai pourtant pas percuté la suite et ce n'est qu'au moment où elle a reculé que la marque s'est faite. Que la compréhension s'est faite. Je n'ai pas le souvenir qu'elle m'ait une fois offert un baiser aussi simple que celui-ci. Je n'ai pas le souvenir qu'on se soit fait une fois la bise depuis les deux ou trois mois qu'on se connait. Avait-elle bu dans cette ferme ? Voulait-elle griller le moindre de mes circuits ? Je pense.Je pense car à chaque fois elle me faisait oublier cette question ultime de cette fin soirée. Je devine le ciel se coucher sur ma droite et si la chaleur s'amenuise progressivement dans l'atmosphère, ma joue et mon torse suffisent à me rappeler à une douceur imaginaire. Je souris. Je me fais l'effet d'un enfant béa devant sa première glace de l'été mais qu'importe, j'apprecie cette gomme temporaire qui efface certaines questions pour laisser des exclamations. A cet instant, j'en oublie la crainte de l'erreur et me laisse submerger par ce léger sentiment de bien être celui-la même que je ne me souvenais plus avoir senti en sa présence. Maintenant oui. C'est vrai. J'avais oublié. Tim… s’il te plait fais moi descendre… j’ai le vertige… Ma main se pose sur la sienne, elle même agrippée à mon sweet. Elle est proche de moi comme si sa peur la poussait vers le précipice. Réaction simple. Une peur sourde. Je comprends mieux. Des détails me reviennent, détails dont je n'avais même pas été capable d'en déduire quoique ce soit. N'ai-je pas voulu garder en souvenir chaque instant depuis ma libération ? N'ai-je pas voulu être prudent à la limite de la parano ? N'ai-je pas, tout simplement, était si craintif pour tenter de me souvenir de tous les visages afin de m'assurer qu'eux n'y soient pas ? Et là, face à cette main qui m'empoigne avec une force que je ne lui reconnais pas, ou plutôt dont je ne doutais même pas de l'existence, je prends conscience de mon erreur. Pas l'erreur de ce soudain intérêt que l'on se porte mais bien de ma propre erreur. Une erreur si énorme que je pourrais en chuter. Mon pouce caresse sa main et mon autre main se pose sur son bras. Je lui souris. Le vertige ? Zoo... t'inquiètes pas... on est jamais plus en sécurité qu'en hauteur... Je suis amusé de voir cette différence entre nous. Le vide l'angoisse alors qu'à chacun de mes sauts, l'impression de voler m'emporte vers une liberté rêvée. Là où la paralysie prend sa place chez elle, elle disparait chez moi. Il y a peut être quelque chose d'important à faire de nous deux. L'idée qui me traverse l'esprit est mauvaise, j'en suis convaincu, pourtant ce fameux sourire étire mes lèvres. Un instant, j'oublie de cette autre façon qui nous a défini pendant plusieurs mois. Une définition qui, je le comprends, n'a pas foncierement changé. Cap ou pas Cap de monter sur ce rebord ? Utiliser notre jeu pour connaitre ses limites est peut être la véritable limite de toute notre inscouscience. Mes yeux soutiennent sa stupeur et sa crainte. Mon jeu est plus dangeureux que le jeu lui même car je le sens dans son regard, je risque de la perdre à lui demander d'aller au dela. Sa main relâche mon sweet et se degage de la mienne. Alors qu'elle recule, je m'avance et saute sur son sol à elle. Je contemple son visage, et parcours rapidement sa silhouette. Elle transpire la crainte. Je m'en rends compte maintenant.

Je suis stupide. Mon erreur est importante. Depuis le début. Je connais la crainte même si ce n'est pas la même qu'elle recent face à mon défi. Je ne sais pas ce qui se passe en elle mais je conçois parfaitement être allé trop loin en utilisant notre jeu. Ce jeu innocent. Un instant je me demande si ce n'est pas une vengeance de ma propre crainte comme si je voulais lui faire payer la perte de l'anonymat. Le souvenir me revient. Rapide fugace mais cette fois-ci je n'ai pas besoin de lui courir après, je l'ai parfaitement compris. L'anonymat n'a jamais existé. Comment peut-il existé alors que je parviens à ouvrir les yeux à présent ? Le voile sur ma curiosité n'a jamais été qu'un simple voile complétement désué. Je la connais. Je connais ses mimiques, ses sonorités et ses gestes. Je peux traduire mais ne me suis jamais attelé à le faire dans une situation que celui de nos jeux. Ma stupidité m'a fait oublier la femme qui se cachait derrière la joueuse et plus encore l'amitié qui en est née. Zoey, fais moi confiance. Tu ne risques rien mais tu as le droit de refuser, ne le prend pas pour notre jeu... en fait... Je détourne mon regard vers le nord, le batiment juste à côté est celui de l'entrepot dans lequel nous nous sommes cachés avec Samuel. Je grimace, place ma main sur mes côtés bien qu'aucune douleur ne m'est titillée. en fait, je vais te dire une autre vérité sur moi. Elle n'engage à rien. Je te parle comme on parle à une amie, car c'est ce que tu es n'est-ce-pas ? je dis ça simplement en pesant à peine mes mots juste pour bien appuyer leur sens. Pas pour elle mais plus pour moi. Je m'approche d'elle en levant les mains en l'air, pourquoi ? je ne sais pas mais mon sourire est là pour la rassurer. Je ne quitte pas son regard lorsque j'arrive sur sa droite. Son visage se tourne pour me suivre. Je ne suis pas entrée pour aider les gens... je ne pense pas. Pour dire vrai, je crois que c'est la curiosité ou mon ancien insigne... ou je ne sais pas exactement. Je sais juste que ce n'était pas pour sauver qui q... Le visage de Myla me revient en mémoire. En réponse ma main se porte directement à mon épaule et je grimace. Je secoue la tête et me tourne vers Zoey. En fait, peut être que tu dois m'interner.... Je lache un espèce de soupire amusé et me tourne vers le nord. Nos bras se touchent, mes doigts s'écartent un peu, touchent les siens. Je souris et m'élance. Je suis déjà amusé à l'idée d'imaginer son visage.

Je cours, pose mon pied d'appel sur le rebord et me projette dans le vide. Mes bras forment des cercles alors que mon esprit vagabonde. Mes yeux se ferment une fraction de seconde et je ne pense à rien. L'air empli mes poumons et ceux-ci inspirent avec la conviction que l'atmosphère n'est plus si épais que lorsque mes pieds sont en contact du sol. Un bref instant de liberté. Bref. décidement trop bref. J'anticipe. Rouvres les yeux, amortie l'impact, m'impulse sur l'avant avec mes chevilles et genoux pour finir en roulade. Je me relève au bout de celle-ci et sourit en me retournant. Mon immeuble est légèrement plus haut que le hangar. Je cris donc : A toi de choisir la raison de mon internement ! Je lui offre mon plus grand sourire appreciant la gomme qui agit dans mon cerveau. Je recule, et saute par dessus le rebord. Cette fois-ci, j'aggripe l'échelle de secours. Je grimace en sentant une de mes blessures me rappeler à l'ordre, mais je ne l'écoute pas, bande le muscle, me hisse et grimpe les marches qui me séparent de Zoey tout en lui parlant : La hauteur c'est mon truc... je crois que je suis mieux ici, qu'en bas... C'est simple. C'est si simple. Peut être trop simple de lui avouer ce bout de moi. Mais après tout, j'avais tort depuis le début. Loin d'être anonyme, nous nous connaissions. Je connaissais un bout de son intimité, infime mais assez pour avoir un bout d'explication sur nos réactions actuelles. Nous étions plus que des inconnus. Nous étions amis et peut être que cela méritait ma confiance. Brashen m'avait peut être craint parce que je n'avais jamais osé lui faire part de mes propres secrets... Il était peut être temps de redonner le bénéfice du doute à l'humanité en particulier celle qui résidait sous ses boucles blondes.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Ven 3 Avr - 23:27

La hauteur avait été depuis toujours sa plus grande frayeur.  Et ce n’était pas quelque chose qui allait bientôt changer. Cette phobie datait de sa plus tendre enfance, l’un des seuls souvenirs qu’elle avait de cette période - même si qualifier cela de souvenirs serait plutôt un pléonasme étant donné les répercussions que ce traumatisme lui avait causé. Ca n’avait absolument rien d’original mais ce n’est pas cela qui aurait changé sa phobie. Elle avait été avec son père, si aimant et si bon, au parc. Ils avaient prévu de s’amuser toute la journée jusqu’à ce qu’un petit bruit s’était fait entendre dans un arbre. Pleine de courage et sans peur, la petite Zoey âgée d’à peine six ans avait décidé d’y grimper pour en comprendre l’origine. Mais une fois qu’elle avait atteint le sommet, un chat  était posté là sur une branche et la gamine avait approché sa main pour le caresser. L’animal n’avait pas apprécié et l’avait griffé. Effrayé, Zoey avait été déstabilisée et était tombée de l’arbre. La chute lui avait paru être une éternité alors qu’en réalité elle n’avait durée que deux secondes. Lorsqu’elle était arrivée sur le sol, la face dirigée vers le ciel, elle n’avait rien entendu, rien vu, la seule chose qui lui venait à l’esprit avait été la douleur qui lui parcourait le corps. Elle s’était évanouie, trop faible pour supporter ce mal et lors de son réveil, elle s’était retrouvée avec un plâtre au bras et à la jambe. On lui avait dit qu’elle avait été chanceuse et qu’elle aurait pu être totalement paralysée mais  il fallait avouer que ce n’était pas quelque chose qui embêtait Zoey. Assez rapidement, quand elle s’était rendue compte de sa nouvelle frayeur, elle avait voulu la combattre mais chaque fois ses jambes ne lui obéissaient plus et l’obligeaient à s’effondrer sur le sol pour ne plus en tomber.

Il avait posé la main sur la sienne et du pouce lui avait doucement caressé la peau. Ca avait été un geste de réconfort que la demoiselle n’avait pas voulu remarquer pour le moment. Sa seule préoccupation était de rentrer et de ne plus voir cette hauteur incroyable. Mais le jeune homme n’avait pas cette même idée derrière la tête. Elle avait eut envie de lui répondre, de lui dire qu’en hauteur on ne pouvait pas être en sécurité que le risque de tomber pouvait conduire à la mort à tout moment mais sa phobie l’avait tétanisée de toutes parts. De plus, il n’avait pas envie d’abandonner le combat. De sa voix, elle ressentait le sourire qu’il arborait à ce moment et elle n’avait eu qu’une seule envie : le gifler en pleine face. Cap ou pas cap ? Maintenant ? Elle risquerait sa vie pour ce stupide jeu ? Non, c’était hors de question. Mais finalement, elle avait réussi à le regarder dans les yeux, trop faible pour le frapper elle avait préféré le supplier du regard. Non, elle ne voulait pas repousser ses limites. Elle avait déjà essayé et ça n’avait été que de nombreux échecs. Mais elle avait rapidement compris qu’il n’allait pas du tout la laisser dans sa phobie. Elle l’avait lâché, comprenant qu’il ne la ramènerait pas de si tôt à l’intérieur et s’était reculée. Il était descendu de son perchoir à son plus grand soulagement mais elle savait au fond de son être qu’il allait lui provoquer encore plus de craintes qu’elle n’en vivait déjà. Elle sentait les sueurs de peurs couler le long de son dos et rendre ses mains complètement moites. Elle ne voulait pas rester une seconde de plus sur ce toit et elle aurait très bien pu courir jusqu’à l’échelle pour se protéger mais elle se serait arrêtée en plein milieu, coincée en pleine hauteur comme ce chat dans l’arbre. Et alors, son ton était devenu plus doux, plus rassurant. Elle l’avait regardé, cette fois moins en colère ou effrayée mais plus curieuse et intriguée. Il avait fuit son regard pour regarder le paysage qu’il lui avait montré alors qu’elle se le refusait, trop horrifiée à l’idée de savoir que de nombreux mètres la séparaient du sol. Il s’était alors expliqué, dévoilant une nouvelle vérité qu’elle ne lui connaissait pas, se stoppant dans sa phrase ce qui avait le don d’énerver encore plus la demoiselle. « Que quoi ? » Elle l’avait vu porter sa main à son épaule et elle avait compris qu’il avait lui aussi subit des traumatismes. Ils n’étaient sûrement pas aussi vieux que les siens mais ils devaient être tout aussi douloureux. Il avait encore une fois essayé de plaisanter pour détendre l’atmosphère ou bien avait-il parlé sérieusement mais Zoey ne le prenait que pour une vieille mesquinerie de sa part. Il n’était pas comme ça, elle le savait. Il ne pouvait pas avoir un bon fond et elle en était sûre. Il s’était alors rapproché d’elle, collant son épaule contre la sienne et effleurant délicatement ses doigts, provoquant une décharge électrique dans tout le corps de la demoiselle. Mais elle n’avait pas eu le temps de répliquer que déjà il s’était mis à courir vers le rebord. La seule chose qu’elle avait réussi à faire avait été de l’appeler, de lui demander d’arrêter mais c’était bien trop inutile. Lorsqu’il avait atteint la fin du toit, elle avait fermé les yeux et posé les mains dessus pour ne pas voir la suite des évènements.

Lorsqu’elle les avait rouverts, elle ne le voyait plus sur le toit et s’était alors précipitée sur le rebord, tentant de le chercher mourant sur le sol. Mais il était sur le hangar d’en face, lui souriant grandement et lui lançant une nouvelle boutade à laquelle elle n’avait absolument pas envie de répondre. Elle lui avait commandé de revenir, pour la simple et bonne raison qu’elle ne voulait pas rester seule sur cet immeuble à une telle hauteur. Et il l’avait fait, il avait repris son élan et avait de nouveau sauté pour agripper l’échelle. Il l’avait montée pour rejoindre la demoiselle en se confiant à elle par la même occasion. Zoey, quant à elle, l’avait regardé avec des yeux ronds. Pourquoi lui faisait-il cela ? Pourquoi s’amusait-il à lui obliger à avoir si peur ? Ne connaissait-il pas d’affreux cauchemar comme le sien ? Alors, pour la deuxième fois de la journée, elle avait laissé l’emprunte de sa main sur sa joue. « Ne me refais plus jamais ça. » Elle l’avait défié du regard un moment mais elle avait fini par se rendre compte qu’elle n’aimait pas cette situation trop froide et sérieuse. Alors, elle s’était retournée vers le rebord du toit. Elle s’en était approchée lentement, sentant ses jambes lourdes à chacun de ses pas. Elle voulait le faire, elle devait le faire. C’était le jeu. Alors, elle s’était mise à quatre pattes sur la pierre, trop terrifiée à l’idée d’y tenir debout. Puis, inspirant une grande bouffée d’air en elle, elle avait trouvé la force inconnue qui lui avait permis de se relever. Elle s’était placée face au garçon, un sourire victorieux aux lèvres. « Cap ! » Alors elle avait cru qu’elle avait remporté la victoire sur sa phobie, qu’elle était libre de sa peur désormais mais c’était une illusion, un rêve à peine effleuré. Une bourrasque de vent, arrivée du sud, l’avait frappée sans prévenir. Elle n’était pas censée tomber – elle était maigre mais pas à ce point tout de même ! – mais ce vent avait réveillé tous ses sens. La peur qui l’avait habitée précédemment avait ressurgi et s’était emparée de son être, la déséquilibrant de toutes parts et la faisant au final… tomber.

Oui, elle était tombée. Ses pieds avaient dérapé et son corps avait été balancé dans le vide. Mais heureusement pour elle, elle avait eu le réflexe de s’accrocher au rebord, d’une seule main, certes, mais elle y avait réussi. Néanmoins sa fatigue de la journée et le peu de force qu’elle possédait ne lui permettaient pas de tenir sa prise bien longtemps. Des doigts avaient déjà commencé à lâcher la pierre, annonçant sa chute imminente.  
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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Mer 15 Avr - 18:20

Donner sa confiance. L'offrir à un inconnu ou plutôt à une personne qu'on estime moins inconnue qu'une autre. Est-ce une simple illusion? A vrai dire, je n'en ai pas la moindre idée. Etais-je véritablement l'ami de Brashen ? Samuël fut-il plus un ami hier qu'aujourd'hui sous le nom de Lawrence ? Ai-je, au fond, vraiment quelqu'un que je peux qualifier d'ami ? Au final, je me rends compte par dessus ce vide que je ne me suis jamais inquiété d'être seul puisque j'ai toujours eu cette illusion d'être entourée. L'illusion de la sociabilité facile. Difficile d'être seul lorsque aborder les gens est aussi facile que d'ouvrir une porte mais dans le fond, si discuter a toujours été facile, garder contact, là, ça n'a jamais été mon fort. Une recontre de l'instant et plus encore depuis l'ouverture de DF. Qui a le temps pour faire confiance de toute façon ? Du temps. C'est exactement ça qu'il faut pour découvrir une personne et estimer pouvoir se confier sans risque. Il semble que Brashen n'en soit jamais arrivé à ce stade, comme moi, d'ailleurs. A qui ai-je déjà confié quoique ce soit sur mes origines ? On pourrait croire qu'avec l'ouverture des portes, la libération des mages noirs et leur exaction, parler des origines de mes parents serait simple... faudrait-il encore les accepter soit même. Accepter ces pouvoirs qu'ils ont eu, qu'ils ont espéré que je possède et qu'ils ont préféré tenter d'essayer sur moi pour me rendre plus "normal" à leurs yeux -c'est là qu'on peut se poser une nouvelle fois la question de la définition de "normalité"...-. Brashen, Samuel aucun n'a rien sû gardant ce jardin pour moi. Les autres amis que j'ai pu avoir sont surement morts, transformés ou... en train de l'être. C'est triste d'y penser avec autant de fatalité mais qu'est-ce que je peux faire pour mes amis français ? irlandais ou canadiens ? Rien. Je ne sais même pas ce qui se passe dans leur pays. Est-ce pire ? Est-ce mieux ? On finira peut être, un jour, par le savoir. Alors pour le moment, voila, je suis seul. Seul depuis longtemps et ce n'est probablement pas Aubin qui pouvait se rapprocher le plus d'un ami qu'importe si je garde son secret. Celui-ci n'est pas divulgué pour d'autres raisons, pas totalement pieuses. Brashen avait surement eu raison, qu'aurais-je fait en découvrant qu'il était de la résistance ? Je vous le demande...

L'air siffle, ma tête se tourne dans un claquement qui laisse une marque sur ma joue. Une marque bien moins agréable que la précédente, elle l'efface même. Ne refais plus jamais ça ! Ses yeux sont furieux. Sa voix est ferme. Pourtant le mélange des deux me laissent croire un instant qu'elle est plutôt inquiète. Comme tout à l'heure avec son bonjour à peine mesuré. L'inquiétude est-il un trait d'amitié ? J'imagine oui. Un trait de confiance ? Je ne pense pas. L'amitié implique-t-il alors la confiance ? Je cherche la réponse dans ses yeux et n'y trouve pas grand chose d'autre qu'un sérieux qui ne lui va pas très bien. Le souvenir précédent s'agrippe au vidéo projecteur de la salle de cinéma aménagée dans mon cerveau. Un léger sourire se dessine malgré moi sur mes lèvres alors qu'elle se tourne vers le rebord. Je reste pantois lorsque je comprends ce qu'elle tente d'entreprendre. Je m'approche dans un sursaut et pose une main sur son flan avant de le retirer conscient qu'une seconde gifle arriverait aussi vite. Cap ou pas Cap se faisait sans aide ou très rarement lorsque nous voulions davantage intervenir pour rendre le jeu, plus drole, plus compliqué. J'ai beau me concentrer sur elle, désireux de ne pas gacher ce moment de guerre contre sa phobie, mais mon vidéo projecteur me montre un autre cap dans lequel je me suis senti obligée d'intervenir, jouant son petit ami. Je secoue la tête lorsqu'elle crie CAP ! et qu'une bourrasque force nos cheveux à s'étaler sur nos faces. Je secoue la tête. Un instant. Une fraction de seconde. Quand on dit que tout peut arriver en un rien de temps. Je cligne des yeux, je vois alors ses pieds bouger avec trop de rapidité. Ses chevilles deviennent si frêles comme si une mouche pouvait les pousser en se posant simplement sur elles. Je le sais avant même qu'elle passe par dessus le rebord. Son pied dérape, voulait-elle se transformer en plante ? Parce que là, ça en a tout l'air. Je plonge mes mains qui glissent sur ses épaules. Son corps disparait de ma vue. Mon coeur bat la chamade alors qu'aucun son n'a pu se resoudre à sortir. Je suis allongé sur le rebord, les bras tendus dans le vide, les yeux fermés. Je ne veux tellement pas les ouvrir. Quel con. Mais quel CON ! Son visage m'apparait dans ma salle de cinéma. Une bouffée de chaleur m'envahit, du soulagement puis de la colère. Elle est tombée. Je sens une rage monter en moi accompagné d'un desespoir que j'assume rarement. Un souffle m'effleure le bras. Je le regarde une première fois dans mon imaginaire sans comprendre puis, une seconde fois dans une réalité qui devient bien meilleure. Je la vois, le visage contre les briques de mon immeuble. Elle s'agrippe au rebord. Une de mes mains a attrapé son bras et ce n'est qu'en voyant sa tête se redresser que je sens tout son poids sur mon bras. Un poids qui disparait bien vite face au soulagement que je ressens dans tout le reste de mon corps. Zo.. ZOEY ! T'inquiète pas... je suis là ! Je .. J'attrape son autre bras, enfonce mes genoux contre le rebord et tire de toutes mes forces. Je la hisse.  Elle m'aide en s'appuyant sur le mur. Dans un dernier effort, ses genoux se posent sur le rebord, mon bras droit glisse dans son dos où il reste un bref instant. De nouveau, je bouge, mes mains se fixent sur ses flans pour l'aider à descendre du promontoire et l'accompagne jusqu'au sol. Son souffle est rauque, rapide, comme le mien. Mon dieu. J'agrippe sa nuque de mes mains puis son visage que je redresse, je décale rapidement les mèches rebelles qui masquent son visage. Mes yeux cherchent son bien être dans ses yeux avant de parcourir son corps. J'y vois trois griffures et remonte à ses yeux.

Je soupire un merci presque inaudible pendant qu'une de mes mains passent dans son dos, l'attire contre moi et l'autre, glisse dans ses cheveux. J'impose l'étreinte qui a pour ambition de calmer mon rythme cardiaque plus que tout autre chose. J'enfonce ma tête contre ses cheveux, j'inspire avec autant de discretion qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine et reserre ce contact. Bien joué... tu as gagné.. Oui, elle a gagné notre jeu. Plus jamais. Plus jamais ce jeu, pas comme ça, pas en risquant sa vie. Il y a bien trop de mort en ces temps sombre pour en causer une de plus. Il y a bien trop de mort pour la rentrer dans les statistiques impossibles à faire d'ailleurs. Trop de mort pour qu'elle en fasse partie. Trop de mort pour laisser un jeu déterminer nos vies... ou nos morts. Je suis désolé...Désolé pour ce cap. Désolé de ne pas l'avoir retenu avant sa chute. Désolé de l'avoir cru morte une minute. Désolé d'avoir risqué sa vie. Désolé de pas avoir été présent. Désolé de voir la fin du jeu anonyme comme une erreur. Désolé de ne plus être sûr de comment exister. Désolé de l'utiliser avec notre jeu pour me faire oublier. Désolé de l'utiliser et de ne pas avoir vu qui elle était. Désolé... Je secoue légèrement la tête et relache Zoey. Je me recule légèrement, tourne la tête vers les batiments que je devine. La prochaine fois que tu te sentiras capable de combattre cette peur, tu le feras avec moi. Par étape et sans me lacher. Je ne veux pas qu'une petite brise, comme celle-ci, te tue. Ok ? Je me retourne vers elle. Je lui souris avec une conviction dans le regard. Tu verras, on est jamais plus en sécurité qu'ici... sans crainte de tomber. [/color][/color]

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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Lun 11 Mai - 21:00

Ne laisses pas la peur prendre des décisions à ta place. C’était ce dont Zoey aurait dû se rappeler. Ne pas laisser la peur prendre possession de son corps, de l’obliger à tenter le diable. La mort ne l’avait pas tant effrayée. Souvent se donnait-elle le facies de la demoiselle qui ne craint pas la mort et qui pourrait même l’accueillir à bras ouverts. Sauf que cette émotion est toute autre lorsque l’on sent que la vie ne tient même plus à un fil mais plutôt à quelques secondes. Combien de temps lui faudrait-il pour qu’elle atteigne le sol ? Sûrement qu’elle n’aurait même pas atteint la rue. Déjà sentait-elle des douleurs lui parcourir le corps. Serait-ce dû à tous ses muscles qui se contractaient pour qu’elle garde prise ou bien son aigle qui tentait de la sauver ?  Elle ne savait pas et pire encore elle n’aurait jamais su quelle situation elle préfèrerait. S’écraser sur le sol ou bien se transformer devant son ami et ainsi lui dévoiler son secret ? L’adrénaline qui coulait dans ses veines était trop importante pour qu’elle réussisse à réfléchir. Et puis, elle n’aurait pas le choix. Ne pouvant pas contrôler son animal, elle serait obligée de se plier à sa volonté. Elle était alors esclave d’un aigle tout comme elle était esclave de sa peur.

Cependant, son destin était tout autre et une nouvelle solution s’était apportée à elle. Une solution plus agréable à son secret et sa vie. Il l’avait attrapée, la serrant peut-être un peu trop fort sans le savoir mais elle s’en moquait. La frayeur était telle que la douleur ne lui faisait plus rien. Elle avait croisé son regard un instant et elle avait ressenti comme une chaleur. Rassurée ? C’était étrange à dire mais oui. La confiance qu’elle mettait en lui était trop grande et sûrement trop importante pour leur relation. Néanmoins, la situation n’était pas aux réflexions. Il l’avait remontée sur le promontoire, s’aidant aussi de ses jambes pour grimper le mur. Une fois les deux pieds sur la pierre elle avait senti un soulagement mais l’horreur du moment était toujours imprimé sur son visage, dans son cerveau et tout le reste de ses cellules nerveuses. Il la descend pour la mettre plus en sécurité et scrute son visage. Que cherche-t-il ? Veut-il savoir si elle va bien ? La réponse est bien évidemment négative. Non, elle ne va pas bien. Oui, elle le déteste de lui avoir lancé ce défi et pire encore elle se hait de l’avoir réalisé.

Le sang battait à ses tempes. Si fort qu’elle n’entendait pas la voix de Timothée. Comme s’il se trouvait plus loin, beaucoup trop loin d’elle. Et ce n’était pas une illusion en réalité. Certes ils étaient liés par une amitié – étrange mais bon, c’était une amitié on va pas chipoter pour si peu – mais ils étaient des inconnus l’un pour l’autres. Certes aujourd’hui il venait de s’ouvrir un petit peu plus à elle alors que elle… elle avait gardé les mensonges en guise de vérité. Pourquoi ne lui disait-elle simplement pas que son père l’avait maudite ? Que par sa faute elle se trouvait enfermé dans une vie qu’elle ne désirait pas ? Elle ne savait pas. Sûrement attendait-elle le bon moment, celui où elle arriverait à avoir une confiance aveugle en lui, chose qui n’était aujourd’hui même pas le cas. Elle savait qu’elle pouvait compter sur lui –et la mésaventure qu’elle venait de vivre en était bien la preuve – mais ce n’était pas assez.

Il l’attire contre lui et alors elle sent un nouveau battement. Seulement à ce moment elle se rend compte que lui aussi a été terrifié par l’événement. Sentir son rythme cardiaque si rapide la rassure presque et l’apaise un peu plus. Elle sent son souffle dans son cou mais elle ne bronche pas. Au contraire, elle aimerait que ce moment ne cesse jamais. Elle voudrait qu’il la garde ainsi contre lui, qu’il la protège de tout. Car sa chaleur est réconfortante, sa présence est agréable et elle ne se sent plus démoniaque en sa présence. Peut-être est-ce pour cette raison qu’elle ne lui dévoile pas l’existence de son aigle ? Peut-être qu’elle aime qu’il la considère comme une humaine banale ? Non, ce n’est pas un « peut-être » c’est une certitude. De par ses yeux, elle se sent normale, elle ne se retrouve plus maudite, elle n’a plus souvenir de ses escapades incontrôlables.  Elle l’entend s’excuser, elle ressent la sincérité dans sa voix mais elle aimerait tout simplement qu’il se taise. Elle voudrait profiter du moment présent et oublier qu’elle a failli mourir ou se trahir il y a quelques secondes à peine.

Mais il ne l’entend pas de cette oreille. Lentement il l’écarte de son corps. Elle le regarde avec des grands yeux, se demandant s’il se rend compte qu’il vient de lui enlever la seule chose qui l’apaise réellement. Il tourne la tête alors qu’elle ne le lâche pas une seule seconde du regard. Recommencer ? Il rigole, c’est pas possible. Jamais plus elle n’essayera d’affronter sa phobie. Il lui sourit mais elle ne sent que la colère qui se mélange à la peur. Ne comprend-il pas ce qu’il vient de se passer ? Comment peut-il encore croire que la hauteur est quelque chose de rassurant ? Ses poings se serrent, si forts que sa peau devient blanche. Elle voudrait le gifler une nouvelle fois mais elle sait que ça ne servira à rien. Au final, ils sont bien différents et c’est peut-être aussi ce qu’elle apprécie chez lui. Il ne lui renvoie pas son image, il la fait ressembler à quelqu’un d’autre. « Non. La sécurité c’est sur la terre ferme. » Son ton était dure, ferme et presque menaçant mais elle s’en était rendue compte et avait baissé le regard. Ses yeux s’étaient emplis de larmes et ses mains étaient venues les recouvrir. Non, ne pleurs pas, ne lui montre pas que tu es faible. Et pourtant, elle l’était. De ses yeux s’étaient déversés des sillons de tristesse, désespoir et crainte. La fatigue la rendait si peu résistante face à toutes ces émotions féminines qui s’emparaient d’elle. Finalement, elle avait essayé de retrouver un peu de courage, les dernières parcelles de son corps qui contenaient la force invisible qui la poussait à vivre. « Fais moi descendre, je t’en prie. » Sa voix était un murmure car elle ne voulait pas qu’il entende le tremblement qui l’habitait. Ses yeux rougis par les larmes le fixaient ne cherchant pas à cacher la frayeur qui était en elle. Oui, elle était effrayée par la hauteur et non, plus jamais elle n’oserait se guérir de cette phobie.
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MessageSujet: Re: Cap de sourire ? [Zoey]   Ven 26 Juin - 21:20

Non la sécurité c’est sur la terre ferme J’ai beau voir ses jointures passées à la limite de la transparence, je ne peux m’empêcher de penser qu’un jour, elle changera d’avis. Juste un peu. La terre ferme renferme tous ses maux, pour la plus part d’origine humaine alors que le ciel lui, semble s’en soustraire. Ma main se pose sur la sienne et même si ce geste est surement déplacé, je ne m’empresse pas de l’enlever. Je lui souris avec la certitude que rien ne peut stagner, que tout évolue et au final, que je ne doute pas qu’un jour elle puisse revenir sur ce toit par elle-même. J’observe alors par-dessus de son épaule et souris en voyant disparaitre le jour nous laissons définitivement dans une obscurité à peine gâchée par le peu de réverbère encore en marche. En redressant le regard vers le ciel je distingue quelque touche de lumière et m’apaise de la simplicité qu’à la nuit à s’imposer. Il semble que le duel sur terre soit bien plus rude. Le rapport de notre corps à la gravité nous enchaine à la terre et si je n’ai rien contre elle, il est clair que m’évader tel un oiseau serait d’un grand réconfort les jours de pluie intérieur. Comme aujourd’hui. J’abaisse mon regard lui offre une mimique qui a lieu de l’apaiser sans toutefois y parvenir. Ses mains cachent son regard mais ne parviennent pas à empêcher la rivière de s’étendre doucement, insidieusement jusqu’à ce qu’elle abandonne et laisse couler sa peur, sa colère, sa peine. Mon cœur oublie la paix pour se serrer. Je détourne le regard, incapable de pouvoir affronter ce spectacle sans m’en sentir responsable. Je n’aime pas regretter. Et pourtant, me voila assis sur l’une de mes jambes à regretter de l’avoir inviter chez moi. A regretter, même, d’avoir un jour commencé ce jeu. Ce simple jeu qui s’est transformé en cérémoniale d’oubli. Simple jeu. Simple illusion. Pour elle. Pour moi. Jusque-là nous n’avions jamais pris le temps d’échanger quoique ce soit d’important et lorsqu’une part de moi se laisse entrainer dans cette danse, elle en fait les frais. Je soupire, me laisse tomber sur les fesses et pose un main sur son mollet sans faire exprès. Je la laisse pourtant. Je le caresse en regardant derrière elle. Ses cheveux chatouillent ma vision sans que je ne parvienne à contempler son visage perlé. Fais moi descendre, je t’en prie. Ce murmure cassant me coupe la respiration. Mon pouls s’accélère et c’est lorsque mes prunelles se logent enfin dans les siennes que je saisis toute l’empathie que je pouvais ressentir dans l’enfance et que je retrouve aujourd’hui. Mon cœur s’emballe. J’hoche la tête sans rien dire et me redresse avec une lenteur que je ne me suis jamais connu. Mes mains tapotent mon pantalon, l’essuient avant que je m’accroupisse face à Zoey. Ces larmes ne lui vont tellement pas. Je crois ne jamais l’avoir vu aussi fragile. Comme je ne l’avais jamais vu si en colère. Si inquiète. Qui est-elle vraiment ? Toujours cette question. Une question dont la réciproque est implacable.

Je m’abaisse à sa hauteur, je lui souris et attrape ses mais avant de me relever et de l’inviter à faire de même. Lorsqu’elle se retrouve face à moi, je fixe une larme stationnant sur sa joue. D’un geste rapide mais délicat –autant qu’on peut l’être en faisant vite-, je la lui enlève et m’éloigne d’elle. Viens, je vais commencer à descendre et tu vas me suivre à la suite. Je serai juste dessous toi, si y a un problème tu me le dis. Mais ne t’inquiète pas il n’y a pas beaucoup de barreau à cette échelle… D’un bon je saute sur le rebord et place un pied sur le premier barreau avant de descendre rapidement pour la laisser placer ses pieds sans me frapper. Après une hésitation, je tente de la rassurer, pose une main sur une de ses chevilles pour lui rappeler ma présence et descends en écho avec elle. Je saute les dernières et laisse glisser ma main sur elle le temps de sa descente. Voila une bonne chose de faite ! Bientôt prête pour le mont Everest … J’élargie mon visage d’un sourire qui se veut amuser et tente la complicité par un clin s’œil. Sans grand résultat. Tu veux une bière ou autre chose ? Une autre douche peut être ? Je la détaille, essaye de traduire son expression. Je doute. Je m’inquiète. Je fronce les sourcils. Je comprendrais si tu veux rentrer… mais je peux t’accompagner… à moins que tu préfères rentrer seule… en ce cas fais attention… Je parle vite. Je passe une main dans mon épaisse chevelure. Mes doigts se tortillent dans mon autre main. Pi je souris maladroitement. L’inquiètude. Maintenant la gêne. Tout va bien.

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Cap de sourire ? [Zoey]

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