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 Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]

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MessageSujet: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Sam 14 Mar - 17:44




Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.


La musique tonnait à ses oreilles, inhibant ses sens surdéveloppés, le rendant étrangement sourd à tout le reste. Maarten serait même été incapable de dire ce qu’il était en train si quelqu’un avait le culot de l’interrompre pour le lui demander. La musique tonnait à ses oreilles, les basses vibrant au même rythme que ses pas et que son cœur. Voilà une chose qui n’avait jamais changé et qui ne donnait pas signe de disparaître : Maarten avait toujours aimé courir. Que ce soit sur les quais d’Amsterdam, dans les forêts la plus proche de ses parents adoptifs, dans les rues de New York ou dans un club de sport, depuis toujours courir lui permettait de se vider l’esprit et de laisser de côté toutes ses angoisses omniprésentes.

Et les laisser de côté, il en avait besoin aujourd’hui. Cette nuit. Inlassable, sa condition de métamorphe et le physique plus que sportif du Saarloos le faisaient courir depuis plus de deux heures à présent, et la nuit s’étirait avec grâce et langueur sur la Nouvelle Orléans, insensible à la détresse de la population et à la menace constante de ces zombies et monstres qui parcouraient sa banlieue. La respiration tranquille mais bien marqué, le dos tâché d’une sueur méritée vu la chaleur et l’effort physique qu’il produisait, le Néerlandais ralentit un instant le pas pour s’appuyer à un banc et s’étirer. Le temps de se repérer dans la nuit. Le temps de faire un point. Le temps de s’apercevoir qu’il était à quelques mètres d’un bâtiment qu’il ne connaissait que trop bien pour l’observer depuis des semaines dès que ça lui était possible. Dans sa gorge disparurent quelques gorgées d’eau, avant qu’il ne s’asperge du reste son visage aux traits tirés, sans quitter un instant des yeux la quatrième fenêtre en partant de la gauche, fenêtre lumineuse malgré l’heure plus que tardive. Fenêtre occultée par des rideaux semi-transparents. Fenêtre aussi lointaine que proche, aussi effrayante que tentatrice. Se mordillant la lèvre, Maarten finit par s’asseoir sur le dossier du banc, laissant ses jambes se balancer dans le vide et sa mâchoire hacher sans grande conviction une pomme tout juste sortie de son sac. Courir lui changeait peut être les idées, il n’en restait pas moins le même, il n’en restait pas moins le métamorphe lié à sa sorcière, l’humain amoureux de la Canadienne, l’homme dépassé par une séparation dont il ne voulait pas, une séparation qu’il ne supportait plus. Et ne se sentait pas capable d’endurer plus longtemps. Etait-ce du à l’obscurité ambiante, à ses deux heures de courses ininterrompues, à sa fatigue, son étrange sérénité apportée par l’effort physique, une conviction nouvelle qui le poussait à changer et à grandir, aussi étrange que cela puisse paraître lorsqu’on considérait ses quarante ans qui approchaient à grand pas. Etait-ce un mélange de tout cela ou juste son instinct animal qui le poussa à numéroter sur la porte un code qu’il avait appris quelques semaines plus tôt, qui le mena à grimper les escaliers en ignorant les tiraillements qu’un effort supplémentaire et imprévu créait dans ses jambes, qui le fit arriver devant une porte en bois lustré, dans ce même luxe qui suintait du reste de l’immeuble ? Maarten se refusa à se questionner de la sorte un peu plus à ce sujet. Il hésitait, maintenant. Pourquoi veux tu à ce point la voir ? Question stupide. Il avait besoin d’elle, il avait besoin de la voir, il avait besoin de l’embrasser. La véritable question était plutôt voulait-elle le voir ? et Maarten n’était pas certain d’apprécier la réponse logique qui s’imposait à peine l’interrogation formulée. Cate avait été claire : elle ne comptait pas lui pardonner de sitôt la trahison de trop qu’il lui avait infligée. Buté comme seul Maarten savait l’être, il ne parvenait pas à ne pas se trouver d’excuse. Ce n’était qu’une provocation, ce n’était que le juste de retour de sa trahison à elle, ce n’était… ce n’était rien d’autre qu’une erreur. La main du Biologiste se posa sur la porte, dégringola vers la poignée qu’elle se contenta d’effleurer, comme si le métal était chauffé au fer rouge.
Elle ne va pas t’ouvrir. Déjà parce qu’il est plus de minuit, ensuite parce qu’elle ne veut pas de toi. Une douleur diffuse se répandit dans les veines du Saarlos qui soupira avant de s’adosser au mur le plus proche, mains sur les tempes pour chasser son mal de tête. Avant de s’apercevoir que son ouïe était toujours rythmée par ses écouteurs qui vomissaient une musique indescriptible. La main de Maarten se glissa dans la poche ventrale de son sweat, déconnecta le baladeur et se laissa submergé par un silence insoupçonné. L’absence de bruit n’en fut que plus saisissante lorsque la respiration des habitants de l’immeuble, quelques déplacements et autres grincements finirent par s’immiscer dans les perceptions du chien-loup qui prit soudainement davantage conscience de la proximité de sa sorcière. L’ouïe, en premier. Puis l’odorat le heurta de plein fouet. Elle était passée par ici. Forcément. L’odeur persistait, pressant le Néerlandais de revenir à l’entrée pour s’enfuir.

Après une éternité de secondes, Maarten finit par se décoller du mur et esquisser quelques pas en direction des escaliers. Stop. Non. Il ne pouvait pas partir. Il ne pouvait pas fuir. Pas encore. Pas une nouvelle fois. Il devait cesser de prendre toujours cette option lorsque le doute s’immisçait et lui offrait un choix inexistant. La main posée sur la rampe, Maarten ferma les yeux, écouta les battements de son propre cœur et se laissa une vingtaine de vibration pour faire demi-tour, se poster devant la porte. Frapper ? S’imposer ? Lui laisser le choix d’ouvrir ou non ? Les doigts de Maarten dérivèrent vers la serrure que de très vieux – trop sûrement – réflexes étudièrent. Chrisyntje l’aurait déjà crocheté. Nikolaas se serait contenté de faire du charme aux voisins pour qu’ils lui ouvrent, voire simplement se serait fait passé pour un artisan quelconque. Maarten, lui, ne savait qu’user de la violence pour percuter les portes comme celles là ou les démanteler grâce à un pied-de-biche. Ce qui n’était pas vraiment envisageable dans le cas présent. Avant qu’il n’ait réussi à se décider, Maarten entendit trois coups précipités se répercuter dans le couloir, son poing venant de heurter le bois de la porte. Ses oreilles perçurent immédiatement un déplacement, et à peine la porte s’entrouvrit que le Néerlandais s’imposa dans l’appartement de Myla, sa carrure s’immisçant dans le hall, sa main repoussant la porte pour la fermer et ses yeux se posant sur la Canadienne. « Ne hurle pas tout de suite, tu vas la réveiller. » Excellent départ. Se retenant d’observer tout ce qui l’entourait – il n’était jamais venu chez elle, aussi étrange que cela puisse paraître – Maarten fit quelques pas en arrière. Levant les mains comme un coupable pris sous les deux de la police. « Tu me manques. » Ca lui avait échappé. Dans une sincérité franche et directe qui lui ressemblait. « Il y a plus de dix ans, tu m’as posé des questions. Je veux bien y répondre. » Ne sachant pas trop ce qu’il convenait de dire de plus, Maarten lui offrit un sourire navré et nerveux. « Ecoute moi, s’il te plait… »


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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Sam 14 Mar - 21:16

Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.
Myla & Maarten


Des hurlements crispent mes oreilles. Ça fait une semaine maintenant. Une semaine que la douce et belle Hope est sortie de l’hôpital après un long combat contre la mort, un combat pour vivre qu'elle a remporté. Elle est la digne fille de ses parents. Ses parents. Non pas moi est son géniteur, Sorën, mais plutôt moi et Maarten. Pas son père biologique, mais celui qui l'a reconnu et qui a décidé par cet acte d'en faire son enfant officiel. Déroutant, incompréhensible, colère... joie, bonheur. Beaucoup de sentiments qui sont contradictoires. D'abord, l'incompréhension car le skinchangers avait refusé d'être son père quand je le lui avais demandé, puis la colère en apprenant qu'il l'avait fait en ajoutant sa petite touche personnelle. Chrisyntje. Mais comment avait-il pu oser? Cela avait mis fin aux peu de choses qui avaient commencé à se reconstruire entre nous. En un passage devant l'état civil, j'étais arrivé à réparer le tir grâce au fait que nous ne soyons pas mariés. Hope, Chrisyntje Joen. Je n'avais pas changé de nom de famille bien que le mien soit venu s'ajouter en deuxième, néanmoins son nom d'usage resterait celui de son père officiel. Joie et bonheur, tout simplement parce que malgré sa trahison, il l'avait fait, il avait accepté cet enfant comme étant le sien sans partager pour autant de parties génétiques avec elle. Le matin avant d'aller travailler, il rendait visite à la gamine, il s'en occupait, respirait avec elle quand des tuyaux l'aidaient encore. Maarten a vécu les espoirs de notre fille comme les déceptions, les peurs, les infections, etc.... Et pour cela je l'en remercie du fin font de mon cœur. Malgré la colère qui bout en moi, il est un père parfait pour notre enfant. Quant à Sorën, le géniteur de cette enfant, pas de nouvelles et tant mieux. Pas de nouvelles tentatives d'attentat contre nous deux non plus. Je vis dans la peur constante d'un de ses retours. Là aussi je suis reconnaissante envers Maarten d'avoir reconnu Hope, car au moins il n'y a pas de risque que Sorën le fasse.

L'enfant hurle. Je suis fatiguée, à bout de forces. Elle semble avoir faim et je ne suis pas assez rapide, cette petite à déjà un sacré caractère. C'est à se demander ce que son père lui racontait le matin à l’hôpital. D'ailleurs depuis qu'elle est sortie de l’hôpital nous ne l'avons pas revu , il est hors de question qu'il vienne chez moi il est tout simplement hors de question de me retrouver en sa présence pour le moment. La colère est encore bien trop forte. Pauvre gamine qui commence sa vie non seulement en avance, mais en plus avec des parents séparés. Mes yeux se posent sur l'horloge, déjà près de minuit, heureusement que le gouvernent m'a accordé un genre de congé maternité tardif. Maintenant repue, la petite fille s'endort du sommeil du juste, bouche ouverte limite ronflante. Mon dieu ce qu'elle est magnifique comme ça. Par chance jusqu'à maintenant elle ne ressemble qu'à moi, sauf ses yeux qui sont bleus comme ceux de son géniteur mais il paraît que c'est normal chez les enfants de cet âge et qu'ils vont changer au fil des mois... c'est à espérer, car je n'ai pas envie de voir les yeux de Sorën à chaque fois que je la regarderais.

Hope est couchée dans son petit lit. Digne d'une princesse la demoiselle puis-ce que papy et mamie sont passés par là. C'est bientôt l'heure d'aller se coucher, il serait temps, la journée vient d'être longue. Mon corps tout entier s'étire et s'élance ensuite vers la salle de bain. Toc toc toc. Vraiment ? À cette heure ci? Mon cœur loupa un battement en se posant la question de savoir si c'était lui, non il ne frapperait sûrement pas. Changeant donc de direction mes doigts enlevèrent les diverses sécurités qui fermaient cette porte à clef. Puis... Ne hurle pas tout de suite, tu vas la réveiller. Maarten. Tout son corps venait de se glisser dans l'appartement avant même d'avoir pu faire quoi que ce soit. Mon corps avait juste eu un sursaut et ma magie avait presque failli se lancer contre ma volonté. Hurler? Oui, c'était sûrement ce qui aurait dû se passer en temps normal. Néanmoins, le Néerlandais avait raison, Hope vient de s'endormir alors il serait fortement dommage que la réveiller à coups de cri de ses parents. Mes doigts s'attardent à remettre les verrous de la porte préalablement fermée par l'invité de force. Depuis l'accident, l'attaque, l'attentat contre moi je suis deux fois plus prudente qu'avant. J'ai peur, oui... j'ai très peur. Puis levant les mains, il assomme un coup à mon cœur avec un. Tu me manques. Ma bouche se tord, mon ventre se serre, les larmes aimeraient couler, mais elles sont retenues par mon ego. Moi aussi tu me manques. Il y a plus de dix ans, tu m’as posé des questions. Je veux bien y répondre. La curiosité est piquée. Mes yeux fixent les siens comme pour juger de sa sincérité. Au bout de dix ans maintenant il veut bien y répondre? Qu'est-ce qui a changé? Tout, absolument tout a changé Ma fatigue s'est évanouie sous cette déclaration, même mes cernes doivent être rentrées dans ma peau pour s’effacer sous cet accès d'hormones ravageuses. Il m’offrit un sourire et sans comprendre pourquoi me voilà en train de le lui rendre. Ecoute moi, s’il te plait…

Le mettre dehors n'est maintenant plus possible. Trop de curiosité. Et trop... d'amour. Non, je n'avais pas envie de le revoir, mais une fois qu'il est là en face ce n'est plus diable possible de résister à ses pulsions. Tout mon corps avait envie de lui depuis nos retrouvailles. Il est à la fois ma plus grande déception et mon plus grand désire. D'accord... Dis-je dans un souffle en tendant une main vers le salon. C'est vrai qu'il n'est jamais venu ici... c'est drôle quand on sait le nombre d'années où nous avons vécu ensemble. Au passage, je referme la porte de la chambre de la petite, prudence est de mise avec nous, même s'il m'a prévenue de ne pas crier, ce n'est pas certain que ça n'arrivera pas. Puis je repasse devant lui, c'est chez moi après tout. L'appartement est plutôt en bordel, normal avec la vie de maman, il y a des affaires de bébé partout. Ma main droite s'affaire à grattouiller le dessus de ma tête en quête de savoir où nous asseoir pour que nous ne soyons pas trop proches l'un de l'autre. D'ailleurs, ... Mes doigts s'empressent à refermer la fermeture de ma robe ... eh bien oui j'allais à la douche moi... Eh... désolée pour le bordel. comme s'il en avait quelque chose à foutre.

Il est là en plein milieu de mon salon et me voilà bloquée à le regarder pendant plusieurs secondes. La vérité après tant d'années me fait un petit peu peur. Qui est ce mystérieux Maarten Joen? Maarten je... Je quoi? Ma phrase est coupée par l'une de mes pulsions. Sans comprendre comment j'en suis arrivée là, je lui ai sauté dans les bras et l'ai obligé à baisser la tête avec une pression de mes doigts dans sa nuque. Mes lèvres se sont posées sur les siennes brutalement. Il est ma drogue. Je le hais tellement. Je l'aime tellement. Tout ceci est contradictoire. J'ai envie de le frapper. Mais aussi de l'embrasser jusqu'à me perdre corps et âme en lui. Mon corps aimerait remettre cette discussion à plus tard, finalement ai-je envie de savoir vraiment? Ma bouche est perdue sur la sienne comme si ça ne faisait que quelques mois que nous sommes ensemble... pourtant ce n'est pas le cas, notre couple est vieux et qui plus est il n'existe même plus. Les seules choses qui nous réunissent sont notre lien créateur/créature et depuis peu notre fille.

Ma colère envers lui me ramène à la réalité en le lâchant et le poussant. C'est fini maintenant, cette pulsion est passée. En avalant ma salive, je désigne le canapé pour que Maarten aille s'y asseoir. Je voulais juste te dire merci d'avoir reconnu Hope, au moins son géniteur ne peut plus le faire. et va au diable de l'avoir appelée comme ton ex... , bref. j'attrape une chaise bien moins confortable pour m'asseoir à mon tour face à lui, séparés par la table basse. Je t'écoute. Il est temps maintenant. 
electric bird.
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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Sam 14 Mar - 22:55




Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.


Il ne lui avait même pas laissé le temps de dire quoique ce soit. Quoique l’on puisse penser du couple qu’ils formaient – avaient formé ? – Maarten connaissait bien Myla. Et s’imposer, lui conseiller de ne pas hurler, prendre les devants, il savait que ça avait des chances de fonctionner. Ou quelque chose s’en approchant. Parce que s’il avait choisi cette approche pour contenir les hurlements de son impulsive de Canadienne, c’était aussi parce qu’il craignait de se dégonfler, comme souvent. Comme toujours. Un soupir. Il se sentit ferré par la promesse implicite qu’il venait de lui faire. Répondre à ses questions, tout lui raconter, c’était un pari en quelque sorte et un pari plus que risqué vu les casseroles qu’il traînait et les cadavres qu’il cachait dans son placard. Tu me manques, Ne hurle pas, Ecoute moi, s’il te plait…, il y avait immanquablement une crispation et une certaine discordance entre ses propos décousus. Mais Maarten refusait de s’en soucier pour le moment, tendu comme il l’était à attendre une réaction de Myla. Elle ne pouvait pas, elle ne pouvait plus le mettre dehors : elle avait certainement compris qu’il n’avait pas l’intention de faire marche arrière cette fois, que ce soit volontairement ou forcé. D'accord... Le souffle qu’elle expira permit à Maarten de respirer et il se détendit légèrement en voyant une main l’orienter vers un salon, considérant du coin de l’œil la porte entrouverte que Myla s’empressa de fermer. Hope ? La question, inaudible, se dessina sur ses lèvres avant qu’il n’observe d’un air critique tout ce qui traînait et qui contrastait avec son côté maniaque habituel et la propension de Myla à vouloir tout contrôler. Il fallait croire que l’arrivée d’une petite fille avait bien plus chamboulé le quotidien de Myla qu’escompté. Maarten fronça les sourcils d’incertitude, ne sachant où s’asseoir, ou s’installer, ou se poser tout simplement. Et de toute évidence, il en allait de même pour Cate qu’il vit, sans pouvoir s’empêcher de sourire, se creuser littéralement la tête en quête d’une solution. Eh... désolée pour le bordel. Maarten leva les yeux au ciel en haussant les épaules. Le silence commençait réellement à devenir pesant sans qu’il ne parvienne à trouver quelque chose de pertinent dire, se retenant juste de la regarder avec trop d’insistance. Finalement, leurs voix s’entrechoquèrent dans un Maarten je... « Myla, tu… » qui le laissa presque aussi perplexe que le déplacement de Myla et ses lèvres qui se posèrent sur les siennes. Il ne l’avait pas vu venir. Mais la surprise était extrêmement bien venue, le temps qu’il se décide à faire un geste pour l’enlacer et l’embrasser davantage, se ressourçant au goût sucré de sa peau et à son contact prolongé. Mais avant que ses mains ne puissent se glisser dans la nuque de sa sorcière, les traits de Maarten se retrouvèrent stupéfaits de surprise mêlée de déception lorsqu’elle le repoussa violemment en désignant le canapé. Elle n’était pas sérieuse quand même ? Maarten retint de justesse un Tu te fous de ma g#eule qu’il pressentit aussi justifié que malvenu avant de se traîner vers le canapé et de s’y laisser tomber dans une moue boudeuse frôlant le ridicule. Décalant un livre et une veste, il s’installa avant de croiser les bras, ne sachant pas quelle autre attitude avoir dans cette situation pour le moins inconfortable. Et presque incompréhensible. Une chose était sûre, au moins : elle ne semblait pas suffisamment en colère pour le repousser totalement. S’il avait été en position de force, sans nul doute que Maarten n’aurait pas retenu non plus le sarcastique – colérique ? – Tu m’expliques qui lui brûlait les lèvres sur lesquelles planaient encore le fantôme de celles légèrement rougies de sa sorcière. Sa sorcière. Je voulais juste te dire merci d'avoir reconnu Hope, au moins son géniteur ne peut plus le faire. Parce que c’était un remerciement ? Juste un remerciement ? Maarten fronça, arqua, plissa les sourcils en se renfrognant un peu plus, conscient toutefois de son attitude qui frôlait à présent non plus le ridicule mais réellement le puéril.


Une chaise racla le sol, se posa de l’autre côté de la table basse et Maarten observa Cate s’y asseoir, pouvant presque prononcer à sa place les mots qu’elle allait dire. Je t’écoute. Forcément. Je t'écoute. Une boule d’angoisse se forma dans sa gueule de Saarloos, Maarten détourna le regard et se mordilla la lèvre. Avant d’enlever ses baskets et de s’asseoir en tailleur sur le canapé, plus que conscient que sa tenue vestimentaire légèrement poisseuse de transpiration offrait un contraste bien marqué avec le reste de la pièce. Pendant une seconde, il envisagea sincèrement la possibilité de répondre directement aux interrogations qui planaient entre eux depuis plus de… de combien d’années ? Beaucoup trop, il en avait perdu le compte. Pendant une seconde, donc, il l’envisage. Puis le naturel revint avec une violence insoupçonnée, et Maarten s’entendit gagner du temps. « Si ça t’a fait plaisir et bien… de rien. Mais je ne l’ai pas fait que pour toi, hein ? C’est ma fille. Autant que la tienne. Alors j’avais le droit, voilà. » Pourquoi ressentait-il ce besoin de se justifier ? Par possessivité, assurément. Culpabilité, aussi, un peu. Et surtout appréhension de ce qui allait suivre et qui devenait de plus en plus inévitable. Maarten se passa une main dans les cheveux, dans un tic qu’il avait depuis son adolescence et qui ne le quittait jamais lorsqu’il était mal à l’aise. Comme maintenant. « Cate… faut que tu comprennes que… je prends sur moi, là, hein. C’est pas très… facile. » Donc s’il te plaît, sois sympa. Ou tente de l’être. Histoire que je ne sois pas le seul à faire des efforts. Maarten prit son inspiration, ne sachant pas vraiment par où commencer. C’était bien mignon d’accepter de répondre aux questions de Myla, mais encore fallait il qu’elle les lui pose. Parce que là, il ne savait pas ce qu’il convenait de dire en premier. Je suis néerlandais ? Ca, vu son accent et sa manie de jurer dans sa langue natale, elle devait l’avoir compris. Je ne m’appelle pas vraiment Maarten Joen. Mouais. Oui et non. Parce que quitte à partir sur ce terrain, il ne s’appelait pas non plus Doug Stijn vu qu’il avait été adopté et qu’il ignorait tout de ses parents biologiques. Foutu sac de nœuds. Face au problème, et au silence qui risquait de s’éterniser, Maarten finit par trancher la poire en deux. « Qu’est ce que tu veux savoir au juste ? » Voilà, ça c’était bien. Reporter le problème, l’offrir en cadeau à Myla : c’était une bonne solution.


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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Dim 15 Mar - 3:46

Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.
Myla & Maarten


Mes lèvres ont encore le goût des siennes au moment où je m’assois sur cette chaise. Définitivement trop inconfortable à côté du canapé qui regorge de places libres - après y avoir enlevé le bordel bien sûr. Il est apparemment temps d'apprendre la vérité sur l'homme qui a partagé ma vie pendant de très nombreuses années, c'est comique tout de même de se dire qu'on ne connaît rien de cette personne alors que l'on devrait pourtant. Comme je viens si bien de le dire " je t'écoute" alors vais y Maarten offre nous la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Oops petit côté avocate qui remonte à la surface. Le néerlandais, lui, tire une tronche assez semblable à un enfant à qui on vient de retirer son goûter, ou son biberon par exemple... ça c'est pour le côté maman. Puis à la prononciation que mes quelques mots son regard devient fuyant et on ne devine que trop le stress qui monte dans son corps. Tout ce qu'il a à m'avouer est-il si horrible? Ai-je vraiment vécu avec une personne que je ne connais absolument pas? Dois-je m'attendre au pire? Par compte, j'avoue le regarder presque choquée de la façon dont il s'installe sur mon canapé. On n'a jamais dit qu'il pouvait faire comme chez lui. Si ça t’a fait plaisir et bien… de rien. Mais je ne l’ai pas fait que pour toi, hein ? C’est ma fille. Autant que la tienne. Alors j’avais le droit, voilà. Sa fille autant que la mienne ? Je ne crois pas non. L'avantage que j'ai est de l'avoir portée pendant plusieurs mois, que c'est moi que l'on a charcuté pour la faire sortir et surtout qu'elle a une partie génétique en commun avec moi. Alors oui peut-être qu'aux yeux de la loi ignorante de notre "trafique" elle est son enfant, mais dans la vérité si quelqu'un vient faire des tests ADN, il n'est absolument rien. Au pire un père d'adoption. Bref. Je garde mes remarques pour moi bien que mes lèvres se serrent légèrement sous la frustration que ça me donne.

Après s'être passé une main dans les cheveux - donc, il est angoissé puis-ce que je l'ai toujours vu faire ce geste dans ces moments-là - il continue sur sa lancé. Cate… Il faut que tu comprennes que… je prends sur moi, là, hein. Ce n'est pas très… facile. Cate? Il utilise mon vrai prénom donc c'est que ce doit vraiment être quelque chose d'important. Bizarrement c'est plus ça qui me fait comprendre la gravité de la chose. Je pince encore plus les lèvres tandis que d'un signe de tête, je lui fais comprendre que oui c'est entré dans mon crâne. J'essayerai de ne pas crier, de ne pas -trop- m'énerver ou de ne pas le frapper. Quelque chose me dit que ce n'est pas gagné. C'est finalement un long silence qui répond à ce signe. Alors quoi? Il a changé d'avis? Qu’est ce que tu veux savoir au juste ? Je reste littéralement sur le cul de cette question. Mes yeux semblent s'être transformés d'un coup en deux grandes orbites oculaire de hiboux. C'est lui qui vient ici en me disait qu'il va m'apporter les réponses à toutes mes questions, mais c'est à moi de les poser? Il y en a tellement... tellement. Tu es amusant, c'est toi qui es venu ici en me disant que tu vas répondre à toutes les questions qui se posent depuis plus de dix ans et c'est à moi de te les poser? ... Mais Maarten, il y en a tellement trop! Par où commencer? Si c'est pour faire ça pourquoi n'est-il pas venu en pleine journée? Pour tout ce que nous avons à nous dire un jour complet sans travailler ne serait réellement pas du luxe.

Mes deux mains passent sur mon visage comme le font les personnes désespérées. Paumée. C'est vraiment le mot qui convient le mieux en ce moment. J'en regrette vraiment de ne pas avoir pu prendre ma douche, une bonne dose d'eau glacée sur mon visage me ferait le plus grand bien. La chaise sur laquelle mes fesses sont posées me fait mal, trop inconfortable et une furieuse envie de marcher de prend. Me voilà à faire des ronds dans la pièce. Puis d'un coup je m'arrête et me tourne vers lui. Que... Qu'est-ce que tu me caches? Qui es-tu ? Pourquoi as-tu des choses à me cacher? Tu n'as vraiment pas confiance pour avoir des secrets pour moi? Chrisyntje elle était plus importante que moi? Tu l'aimais plus que moi ? Que... Que... Et voilà ce qui se passe quand trop de questions se bousculent au portillon. Maudit Maarten, comme si je n'avais pas encore assez de stress avec Sorën en liberté et Hope qui vient tout juste de sortir de l’hôpital. Avant de lui laisser le temps de répondre à toutes ces questions, je reprends. Et pourquoi est-ce que tu décides comme ça d'un coup de venir me dire la vérité? Après autant d'années qu'est-ce qui a changé ? Mes pieds me dirigent vers la fenêtre la plus proche, rituel habituel pour vérifier que le géniteur de la petite ne traîne pas dans les rues. Souvent j'ai l'impression de le voir passer dans la rue, de le voir m'espionner, me narguer. Il reviendra un jour, c'est certain. Si seulement l'homme assis en ce moment sur mon canapé n'avait pas été aussi con... si seulement, alors je me sentirais bien plus en sécurité à ses côtés. Dis-moi tout simplement la vérité, sur tout. S'il te plaît, ne me cache plus rien.

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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Dim 15 Mar - 22:57




Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.


Qu’est ce que tu veux savoir au juste ? Il fallait croire qu’en plus d’être véritablement lâche de nature, Maarten avait des pulsions masochistes. Parce qu’en posant cette simple question, il s’épargnait la peine de choisir lui-même ce qu’il allait pouvoir dire tout en s’exposant à des questions plus incisives qu’il pouvait plus que souhaiter esquiver en réalité. Et bien tant pis pour lui, ce qui était dit l’était et il ne pouvait de toute évidence plus revenir en arrière vu les yeux écarquillés de sa Canadienne. Tu es amusant, c'est toi qui es venu ici en me disant que tu vas répondre à toutes les questions qui se posent depuis plus de dix ans et c'est à moi de te les poser? ... Mais Maarten, il y en a tellement trop! A ce point ? Maarten se sentit blanchir. Et ne put s’empêcher de rétorquer un « Je sais, à ton avis pourquoi je te demande ce que tu veux savoir ? » légèrement provocateur. Elle était bien mignonne, mais c’était justement pour cette raison qu’il lui avait refilé le cadeau. Parce qu’il ne parvenait pas à savoir par où commencer et qu’il était le plus souvent partant pour la solution de facilité. Les deux mains de la sorcière ôtèrent soudain de la vue du Saarloos le visage de Cate qui s’empressa de se lever pour mieux déambuler dans la pièce sous les yeux angoissés du Néerlandais. Elle était en train de faire quoi, là ? De tenter de lui donner le tournis ou bien… A la suivre ainsi du regard, Maarten sursauta lorsqu’elle s’arrêta brusquement pour lui faire face. Que... Qu'est-ce que tu me caches? Qui es-tu ? Pourquoi as-tu des choses à me cacher? Tu n'as vraiment pas confiance pour avoir des secrets pour moi? Christyntje elle était plus importante que moi? Tu l'aimais plus que moi ? Que... Que... Au prénom de son ex-fiancée, Maarten grimaça ouvertement. Il s’y attendait, elle ne pouvait pas lui épargner Christyntje. C’était même étonnait que ça n’ait pas été sa première question. Mais ça ne restait pas moins un sujet extrêmement sensible pour le Néerlandais. Surtout depuis la mort d’Abigaëlle et sa rencontre avec Nikolaas. Surtout maintenant. Surtout… Christyntje. Tu l’aimais plus que moi ?. Aux yeux du Généticien, la question était presque pire que stupide ; mais elle ne pouvait qu’être compréhensible aussi. Un mélange désagréable dans tous les cas. Et pourquoi est-ce que tu décides comme ça d'un coup de venir me dire la vérité? Après autant d'années qu'est-ce qui a changé ? Qu’est ce qui avait changé ? Maarten se leva d’un bond – manquant de peu de se tordre la cheville sur ses baskets abandonnées et de heurter la table basse – pour se diriger vers Myla. « Myla je… » Les mots se coincèrent une nouvelle fois sans sa gorge, incapable qu’il était de poursuivre sans avoir fait le point. Parce que même si elle avait diaboliquement débroussaillé le terrain pour exposer à nu le fantôme de Christyntje, le flou qui l’entourait était si dense que Maarten craignait de se perdre dans la brume. Dis-moi tout simplement la vérité, sur tout. S'il te plaît, ne me cache plus rien. Ne plus rien lui cacher ? « C’est impo… » Tais toi. S’il n’avait pas interrompu sa phrase, Myla aurait eu droit à un spontané c’est impossible et tu le sais bien qu’elle n’aurait pas manqué d’apprécier à sa juste valeur. Maarten ferma les yeux pour aller effleurer du bout des doigts une bibliothèque de l’autre côté de la pièce, ignorant le chuintement feutré de ses chaussettes sur le parquet. Bon. Il fallait qu’il parle. Vraiment. Et comme Maarten était Maarten, il décida brutalement de prendre le taureau par les cornes.

« Christyntje était… hum… » Prendre le taureau par les cornes, vraiment ? De toute évidence, Maarten était Maarten, et il cherchait encore l’esquive. « Je suis né aux Pays Bas. Amsterdam, je crois, je ne sais pas vraiment. Je suis né sous X du coup, je ne sais rien de mes parents. » Non, ses propos n’étaient absolument pas décousus et réassemblés dans un patchwork informe qui rassemblait tout ce qu’il acceptait de dire pour le moment. Toujours ostensiblement passionné par une série de Code Civil dont il ne lisait pas vraiment les couvertures mais se contentait d’énumérer les dates de parution dans ses pensées, Maarten finit par s’appuyer contre la bibliothèque pour en extirper un volume dans une nonchalance factice et ouvertement crispée. « A huit ans, j’ai fugué de chez mes parents adoptifs. Et… » Ca remontait à lui. Très loin. Trop peut être, pour que Maarten ne se souvienne véritablement des détails. « Je continue ? » La question, posée droit dans les yeux, surprit presque plus Maarten que Myla. En quelques pas et d’un mouvement sec, il posa le livre sur la table basse et fit disparaître la distance qui les séparait. A quelques centimètres de Myla, Maarten croisa les bras. « Que mon vrai nom ne soit pas Maarten mais Doug ou que je sois un fugitif en quelque sorte ne change rien à celui dont tu es tombée amoureuse, tu sais ? Et que Christyntje ait été ma fiancée quand j’avais dix-neuf ans ne change rien au fait que ce que le gosse que j’étais éprouvé pour elle n’est rien en comparaison à ce que j’éprouve pour toi, Cate, que ce soit bien clair. » Parce que pour lui, ça l’était. Mais il faut dire que tu ne lui as jamais expliqué qui est Cris… c’est normal qu’elle doute, non ? Maarten secoua la tête. Et décroisa les bras comme pour se justifier. « Et pourquoi est ce que je décide d’enfin accepter de répondre à tes questions ? » Excellente interrogation que voilà. La réponse était aussi simple que ses précédents refus complexes. « Je ne veux pas te perdre, c’est tout. » Huit petits mots. Ridicules ? Non, sincères. « Et quelque chose me dit que c’est stupide d’avoir gardé le silence la dernière fois que tu m’as demandé qui était Chris. » Il ne put qu’hausser les épaules avant de conclure dans l’attente d’une réaction. « Je ne veux pas te perdre, Myla. Sans toi je deviens fou, tu t’en doutes, même si tu me rends plus fou encore. Je sais que j’ai pas un caractère facile, autant dire que j’ai carrément un caractère de m#rde mais je te ferais remarquer que le tien n’est pas mal dans son genre, mais… ça a plutôt bien marché à la base entre nous, non ? » Il ne savait pas trop ce qu’il espérait. Peut être une petite conviction que ce qu’il était en train de faire et de dire n’allait pas être vain. Peut être voulait-il simplement se rassurer, parce que voir ce qu’était devenu Nikolaas et ce que devenait Bastien le stressait au plus haut point.



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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Mer 18 Mar - 3:45

Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.
Myla & Maarten


Serait-ce un rêve ? Toute cette situation est tellement incongrue qu'il serait normal de se poser la question. Non, ce n'en est pas un sinon je ne serais pas aussi fatiguée de ma journée, la cicatrice de ma césarienne ne me tirerait pas désagréablement comme pour me rappeler qu'être mère ce n'est pas facile, et surtout je pense que même dans mes rêves les plus fous je n'avais jamais imaginé que Maarten vienne un jour m'annoncer tout ceci. Et nous en sommes donc là. Priant l'homme que j'aime de me dire enfin toute la vérité, comme si nous étions au tribunal - ce qui est un peu le cas sauf que la seule personne à convaincre, c'est moi.C’est impo…Impossible? Un sourire s'esquisse sur mon visage. Cette réaction ne m'étonne pas de lui, la preuve à mes yeux qu'il ne changera jamais. Ce qui est à la fois bien et mal, bien car au moins il reste l'homme dont je suis tombée amoureuse et mal parce qu'il continuera à être un étranger à mes yeux.

Mes yeux le suivirent pendant son déplacement jusqu'à la bibliothèque, apparemment il n'y avait pas que moi qui ne pouvais pas rester en place pendant la discussion.Christyntje était… hum… Hum... dois-je m'attendre à ce qu'il change encore d'avis? Sa façon de lancer le sujet venait de me donner l'espoir de m'être trompé sur ce que j'avais pensé précédemment, qu'il pouvait changer. Son arrêt m'a fait perdre tout espoir et mon visage doit bien le monter.  Je suis né aux Pays Bas. Amsterdam, je crois, je ne sais pas vraiment. Je suis né sous X du coup, je ne sais rien de mes parents. Mon front se plisse sous ses propos. Ce n'était pas ce à quoi je m'attendais, mais c'est déjà un aveu... mine de rien on vient de passer de Christyntje à son enfance, est-ce que ça a le moindre sens?... peut-être que la réponse à cette question viendra plus tard. En soit, il ne m'apprend pas grand-chose, enfin si... qu'il est né sous x n'était pas quelque chose à ma connaissance. Par compte qu'il est né aux Pays Bas n'est pas une grande révélation, depuis le temps je m'en doutais. L'image d'un Maarten tout petit, abandonné, me traverse l'esprit et c'est... très bizarre. La tête que je dois avoir en ce moment doit être inédite, mais bien heureusement il est trop occupé à extirper un gros bouquin de ma bibliothèque pour la voire.A huit ans, j’ai fugué de chez mes parents adoptifs. Et… Et quoi? Pourquoi est-ce qu'il s'arrête une nouvelle fois? C'est terriblement agaçant. Je continue ?Quoi? Il n'est pas sérieux à me poser cette question, d'ailleurs mes yeux s'agrandissent, étonnés qu'il ose poser cette question. Mes épaules se haussent et mon visage hoche un "oui". Franchement pourquoi nous arrêterions nous maintenant? Il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent pour le moment.

Le livre claqué sur la table basse me fit limite sursauter. La distance qui se réduisit entre nous me laissa comprendre que les choses sérieuses arrivaient. Ses yeux dans les miens semblaient déterminés. Que mon vrai nom ne soit pas Maarten mais Doug ou que je sois un fugitif en quelque sorte ne change rien à celui dont tu es tombée amoureuse, tu sais ? Et que Christyntje ait été ma fiancée quand j’avais dix-neuf ans ne change rien au fait que ce que le gosse que j’étais éprouvé pour elle n’est rien en comparaison à ce que j’éprouve pour toi, Cate, que ce soit bien clair. Wow, Wow, Wow. C'est trop d'un coup. Tellement, tellement, tellement trop ! Mes expressions deviennent un mélange entre de la peur, de l'incompréhension, de la surprise et de l’effarement. Alors maintenant il s'appelle Doug, c'est un fugitif - mais qu'est-ce qu'il a fait bordel?- et la fameuse Christyntje n'est qu'un amour de jeunesse? Stoïque, aucun des membres de mon corps ne semblent être en état de répondre aux ordres de mon cerveau. Et pourquoi est ce que je décide d’enfin accepter de répondre à tes questions ?...Je ne veux pas te perdre, c’est tout. C'est un peu tard pour ça, c'est un peu déjà fait. Pensa aussitôt mon cerveau, mais mes cordes vocales restèrent muettes. Et quelque chose me dit que c’est stupide d’avoir gardé le silence la dernière fois que tu m’as demandé qui était Chris. Certes, mais en ce moment elle n'est plus ce qui m'importe le plus. D'autres questions hantent mon esprit.

Je ne veux pas te perdre, Myla. Sans toi je deviens fou, tu t’en doutes, même si tu me rends plus fou encore. Je sais que j’ai pas un caractère facile, autant dire que j’ai carrément un caractère de m#rde mais je te ferais remarquer que le tien n’est pas mal dans son genre, mais… ça a plutôt bien marché à la base entre nous, non ? Mon regard toujours aussi plein de différentes émotions croisa ses yeux. Mon corps lui est toujours aussi stoïque bien que mon visage ait adopté une expression choquée accentuée par la ride du lion tellement je contracte. Je... Je ne sais pas quoi te dire. Mon blocage cesse un peu puis-ce que ma main droite parvient à passer nerveusement dans mes cheveux en me créant un tel pétard sur la tête que l'on pourrait croire que je viens de me lever. La fatigue me retombe dessus d'un seul coup, fini l’effet d'euphorie d'il y a quelques minutes. Un long soupire s'échappe de ma gorge. Doug? Tu t’appelles Doug ? Tu es en train de me dire que depuis tant d'années, j'ai vécu avec quelqu'un qui n'existe pas vraiment? C'est une révélation horrible. Mes mains passent sur mon visage totalement perdu par la situation. Je recule de quelques pas, trop peu de centimètres entre nous. Le goût de ses lèvres qui demeurent encore sur les miennes me semble d'un coup tellement amer. Un fugitif ? Qu'est-ce que tu as fait? Bizarrement j'ai l'impression de déjà savoir et c'est ce qui m’effare le plus. Le Maarten que je connais n'oserait jamais faire ça... si il oserait ? Mes pieds reculent encore de quelques pas jusqu'à ce que je me retrouve dos contre le mur. Non, il ne me fait pas peur, d'autant plus que je sais que j'ai un contrôle sur lui en cas de besoin.

En tant qu'avocate on voit beaucoup de "cas" bizarres. Quelque chose me dit que cette histoire pourrait très bien ressembler à l'une de ses histoires que je m’efforce soit de défendre soit de prouver la culpabilité. Les dernières informations tournent dans ma tête. Christyntje qui était sa fiancée, elle est morte, il est un fugitif, il a une fausse identité. Maarten... Doug... enfin ce que tu veux... ne me dis pas que tu as tué Christyntje? Finalement cette discussion n'était peut-être pas une bonne idée, savoir toute la vérité peut-être blessante. En ce moment j'aimerais pouvoir m'enfermer dans une de mes illusions, me créer mon propre monde ou tout va bien. Mes yeux se lèvent vers les siens, depuis quelque temps maintenant je ne souhaitais plus le regarder dans les yeux comme par peur d'y voir une personne différente. RÉPONDS! Croire que le fait d'avoir Hope à côté ne me ferait pas crier était bien trop prétentieux, pourtant ma voix est bien moins forte que toutes les autres fois. Pendant quelques secondes seulement j'ai créé une illusion dans l'esprit de mon skinchangers, celle de lui faire croire qu'il ne pouvait plus avancer, donc plus m'approcher, mais tout est tellement en bordel dans mon esprit qu'elle n'a pas tenue. Même ma magie semble être paumée.

 
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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Lun 23 Mar - 22:26




Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.


Ce n'était pas que Maarten était angoissé : c'était bien pire que ça. Bien pire que tout le reste. Parce que s'il y avait bien une chose – parmi tant d'autres, il fallait être honnête – qui l'effrayait c'était de se retrouver subitement face à ses responsabilités et plus encore contraint de les exposer à une tierce personne. Et que ce soit une personne à laquelle il tenait était pire encore puisqu'il risquait de perdre non seulement ses dernières illusions de déni mais en plus l'estime que cette tierce personne lui portait jusque là. Pas que Myla avait pour lui une grande estime, certes mais l'idée y était. Et puis… voilà. Il n'avait pas envie d'en parler et ce n'était que par pure stupidité et nécessité qu'il était monté jusqu'à cet appartement pour répondre aux anciennes questions de la Canadienne. Et parce qu'il ne pouvait pas, ne voulait pas, était incapable d'accepter la possibilité de la perdre définitivement. Faible ? Certainement. Mais plus encore amoureux, sans même que ce terme ne puisse être contesté par l'un des deux partis concernés. De toute manière, le simple fait qu'il soit là, face à elle, était une preuve en soi. Que lui fallait il de plus ? Des réponses ? Si Maarten n'avait pas approché d'aussi prêt la quarantaine et n'avait pas de solides points de vue sur ce qu'il acceptait de faire et sur ce qu'il était, son pantalon aurait depuis plusieurs minutes humides d'une peur panique digne d'un enfant de six ans ou tout simplement du chien effrayé qu'il ne manquait jamais d'être dans ce genre de situation.

Un soupir, un détour vers la bibliothèque, une fuite maîtrisée en quelque sorte. Sa passion pour les codes civils et autres documentations de droit qu'il ne connaissait qu'en pratique pour en avoir à multiples reprises été la victime dans son adolescence, son intérêt donc pour un livre – ou plutôt une encyclopédie vue sa taille – ne dura que le temps de tenter l'illusion d'une nonchalance factice et plus encore fragile. Je continue ? La question le surprit presque autant que Myla. Non, c'était faux : cette question tournait en boucle dans son cerveau à chaque mot prononcé. Qu'avait-il dit jusque là ? Pas grand-chose. Des faits, des causes et des conséquences qui n'avaient d'intérêts que pour expliquer la fragilité de son identité. Né sous X, Pays-Bas… rien de bien palpitant. Rien de bien dramatique. L'ébauche d'un début d'histoire, un incipit lent et à la portée douteuse. Je continue? Allez, dis lui Myla que ça ne t'intéresse plus, que tu comprends bien que ce n'est qu'une perte de temps, que cette mascarade n'apportera rien de plus à leur couple que l'amour qu'ils avaient réussi à partager les premières années sans que l'ombre d'une jalousie destructrice ne s'attarde à venir s'installer entre eux pour les réduire à néant, eux deux et leur futur. Les épaules de Myla se haussèrent, réduisant à néant, elles, les maigres espoirs qu'il avait pu concevoir. D'un mouvement brusque, Maarten fit volte face, franchit de quelques pas la distance qui les séparait pour faire claquer le livre sur la table basse et s'arrêter à quelques centimètres tentateurs de sa Sorcière. Continuer ? Mais à quoi bon ?! Ne pouvait-elle pas se contenter de lui, ne pouvait elle pas se contenter de Maarten Joen, pourquoi tenait elle à ce point à déterrer un Doug Stijn et une Christyntje Lodewijck qui reposaient depuis vingt ans dans un sommeil si ce n'était réparateur, au moins hors d'un monde qu'ils avaient quitté peut être trop tôt mais sans retour possible. Sans le vouloir, toutefois, Maarten les déterra sans laisser à Myla le soin d'insister davantage. Pêle mêle, il se retrouva à s'agacer. A crier d'une voix maîtrisée par la présence de Hope dans une pièce adjacente. A la supplier. A se confier. Envisager de la perdre n'était même pas possible : voir ce que la disparition de Christyntje leur avait infligé à Nikolaas, sentir entre ses doigts et dans tout son être la détresse et le désespoir de Bastien à la mort d'Abigaëlle était suffisamment effroyable pour que Maarten craigne de tout perdre encore une fois. Je ne veux pas te perdre... Tant de choses en si peu de mots. mais… ça a plutôt bien marché à la base entre nous, non ? Ce n'était pas qu'il avait besoin d'une confirmation mais… il l'attendait. Vraiment. Les pupilles de Myla croisèrent les yeux foncés de Maarten qui lutta pour ne pas détourner le regard. Le corps contracté de la Canadienne n'était qu'un appel supplémentaire au contact, Maarten sentant presque sous ses doigts les muscles tendus de sa femme. Je... Je ne sais pas quoi te dire. Et bien ne dis rien. Les lèvres de Maarten se pincèrent pour ne rien laisser passer de ce que ses réflexes lui intimaient de dire. Croisant les bras, le Néerlandais chercha brièvement du regard un support pour son dos, un support où s'appuyer et se réfugier, une nouvelle fuite, une nouvelle esquive, une nouvelle débacle. Doug? Tu t’appelles Doug ? Tu es en train de me dire que depuis tant d'années, j'ai vécu avec quelqu'un qui n'existe pas vraiment? Maarten ferma les yeux avant de se masser les tempes. « Mon nom n'est qu'un détail, Cate... » Cate. C'était l'hôpital qui se moquait de la charité, de la voir ainsi s'offusquer de ce faux nom qu'il lui avait offert, elle qui insistait pour qu'il l'appelle Myla. Il secoua la tête, comprenant à la simple attitude de la sorcière qu'elle devait être non pas blessée mais pire encore. En désespoir de cause, Maarten tenta un « N'y accorde pas trop d'importance s'il te plait... » qui mourut sur ses lèvres avant d'être achevé, interrompu par le ton de Myla qui montait inexorablement. Un fugitif ? Qu'est-ce que tu as fait? Elle s'était peut être écartée, Maarten se rapprocha. Sur ses traits tirés, son angoisse était plus que palpable. Il l'avait vu venir, il l'avait senti venir. Ce qui lui avait semblé une si brillante idée n'était rien de plus, au final, qu'un  nouvel échec. Il aurait du y être habitué, à force. Mais de toute évidence, il était incapable d'apprendre. « Chérie, écoute moi ! Ce n'était pas de ma faute, je ne voulais pas… J'étais jeune, c'était il y a vingt ans ! » Elle se retrouva dos au mur à force de reculer. Maarten tendit un bras qu'il rapatria bien avant la fin du mouvement. Myla était intelligente. Myla était une avocate. Myla le connaissait bien. Et dans son regard et sur les traits de son visage, le Néerlandais pouvait suivre le cheminement de son raisonnement. Et pour être tout à fait honnête, il n'aimait pas vraiment ce qu'elle était en train de trop justement déduire. Maarten... Doug... enfin ce que tu veux... ne me dis pas que tu as tué Christyntje? Un choc. Il recula d'un pas. Une claque. Psychologique. Blessante. Un ordre. RÉPONDS! Hurlé. « Hope... » tenta Maarten par réflexe, avant de reculer encore et encore pour finir par s'adosser au canapé, ses jambes vacillant beaucoup trop pour qu'il reste debout sans support. Réponds. Maarten secoua la tête. Voulu articuler un non qui mourut dans sa gorge, étouffé d'une main de fer par l'ordre de sa créatrice. « Je ne voulais pas la tuer, il faut me croire... » Sa voix se brisa dans cette justification. L'impératif l'oppressait, le priait de répondre un peu plus, d'achever ses explications. Ses genoux flanchèrent. « C'est une longue histoire Myla, pas très joyeuse, qui ne va pas me présenter sous un jour très… heureux. » Essayer de la préparer ? Mais pourquoi, mais à quoi ? Maarten ne savait pas vraiment. Il avait beaucoup la connaître plus que bien, il était incapable de prévoir sa réaction. Ni la portée qu'allaient avoir ses propos. « Comme je t'ai dit, j'ai fugué à huit ans et j'ai été… hum… placé en famille d'accueil jusqu'à mes quatorze, quinze ans environ. Ensuite… j'ai pris mon indépendance plus ou moins et j'ai subsisté avec mes deux meilleurs amis, Nikolaas et Christyntje, par des méthodes de moins en moins légales, de plus en plus risquées. Quand je suis devenu majeur, Chris avait quinze ans. On a décidé de se marier, de recommencer à zéro à l'étranger et pour ça, on avait besoin d'un peu plus d'argent. Mais... » Maarten prit son inspiration. Ce n'était pas seulement pénible, c'était aussi désespérant. Mettre des mots sur des souvenirs ne faisait que les rendre plus réels, et Maarten n'avait aucune envie que ce soit le cas. Parce dire à voix haute qu'il braquait, volait, pillait, était une chose. Expliquer qu'en voulant abattre un vigile il avait fait exploser la cage thoracique et le coeur de Christyntje en était une autre. Sans oublier qu'il avait fui, derrière, sans assumer la responsabilité de son double meurtre. Maarten ferma véritablement les yeux. « Notre dernier braquage a mal tourné. Et lorsque je me suis retrouvé à pointer vraiment une arme sur un vigile imprévu et que dans la panique j'ai tiré, le recul de l'arme et mon absence de précision ont tué Chris qui était juste derrière. Mon deuxième tir a tué le vigile. Et je me suis enfui. De l'entrepôt, d'Amsterdam, des Pays-Bas, d'Europe. C'est après ça que je suis arrivé à New-York à 19 ans. Et que j'ai tout changé, tout laissé derrière moi pour repartir à zéro. » Il secoua la tête, refusant toujours de la regarder, se levant pour s'écarter du canapé, pour chercher ses baskets qu'il regretta aussitôt d'avoir enlever, essayer de les remettre pour fuir au plus vite l'enfer qu'allait être la réaction de sa sorcière.


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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Mer 25 Mar - 3:56

Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.
Myla & Maarten


Tendre sont les illusions de monde parfait que l'on peut se créer. Tout mon être adorerait pouvoir se créer une sensation d'euphorie, le même effet que les hormones post amour peuvent envoyer dans le cerveau. Dans ce monde-là tout est beau, tout est parfait, et se qui s'apparente presque à être notre mari ne vient pas d'avouer à demi-mot être un étranger qui n'a rien à voir avec la personne que l'on a connue. C'est la guerre dans mon cerveau alors que mes lèvres viennent de hurler à l'homme que j'aime de dire la vérité, de répondre. Ordre du créateur, abus de pouvoir. C'est la guerre entre l'avocate et la femme folle amoureuse. Mais c'est peut-être une erreur, peut-être que tout ceci n'est pas vrai et qu'il n'a pas tué cette Néerlandaise qui plane sur notre couple depuis de très longues années. Cette pensée n'arrive pas à me convaincre, elle est sans goût, sans saveur. J'ignore totalement si mes compétences de sorcière ont quelque chose à voir, ou si c'est le simple fait de le connaître si bien - quoi que maintenant j'en doute - mais je suis certaine de savoir la vérité, de savoir que oui il a tué cette femme. Je ne voulais pas la tuer, il faut me croire... Et Bam. C'est la confirmation. J'ai envie de hurler. Non pas hurler des mots, mais hurler la douleur qui transperce mon cœur en ce moment. Envie de me plier en deux sur le sol et de me laisser happer par les sanglots qui forment une boule immense dans ma gorge. Pas un regard. Je n'en ai plus envie. C'est une longue histoire Myla, pas très joyeuse, qui ne va pas me présenter sous un jour très… heureux. Le contraire m'aurait étonnée, comme si je ne savais pas qu'en parlant d'un meurtre ce n'était pas joyeux. Maarten, je suis avocate, j'en ai vu des pires que ça.

J'inspire un grand coup, posée contre mon mur, essayant d'y rentrer mes ongles pour m'y accrocher. On irait une droguée, ou plutôt une alcoolique, qui n'a pas eu sa dose et qui lutte contre elle-même. Mais en ce moment ce n'est pas le cas, je ne bois plus depuis le moment où j'ai compris le mal que ça faisait à ma fille, depuis que j'ai failli la perdre et qu'il a fallu avoué aux médecins que pendant ma grossesse, j'avais consommé. En ce moment, je me prépare tout simplement à assimiler que l'homme de ma vie est un meurtrier. Comme je t'ai dit, j'ai fugué à huit ans et j'ai été… hum… placé en famille d'accueil jusqu'à mes quatorze, quinze ans environ. Ensuite… j'ai pris mon indépendance plus ou moins et j'ai subsisté avec mes deux meilleurs amis, Nikolaas et Christyntje, par des méthodes de moins en moins légales, de plus en plus risquées. Quand je suis devenu majeur, Chris avait quinze ans. On a décidé de se marier, de recommencer à zéro à l'étranger et pour ça, on avait besoin d'un peu plus d'argent. Mais... Ce qui me fait le plus de mal? Ce n'est pas les braquages, ce n'est pas de savoir qu'il a tant commis d'erreur, non ce qui me fait du mal et d'entendre son désir de se marier avec une autre. Il est à moi, c'est mon mari bien que notre mariage n'ait jamais été prononcé. C'est tout simplement terrible d'entendre ça. Mes yeux sont clos, mais des larmes en débordent. Ce n'est pas terminé, il y a un "mais" il y en a toujours un. Notre dernier braquage a mal tourné. Et lorsque je me suis retrouvé à pointer vraiment une arme sur un vigile imprévu et que dans la panique j'ai tiré, le recul de l'arme et mon absence de précision ont tué Chris qui était juste derrière. Mon deuxième tir a tué le vigile. Et je me suis enfui. De l'entrepôt, d'Amsterdam, des Pays-Bas, d'Europe. C'est après ça que je suis arrivé à New-York à 19 ans. Et que j'ai tout changé, tout laissé derrière moi pour repartir à zéro. C'est l'effondrement, autant moral que physique. Mes genoux touchent sol trop brutalement pour la cicatrice de la césarienne.

Le temps ne semble plus passer pareil. Mes genoux sont au sol et mon corps s'est presque couché au sol. Le froid du parquet est bienvenu sur ma joue rougie par les larmes. C'est un torrent, une cascade, une libération. Les sanglots jusqu'à maintenant bloqués dans ma gorge se libèrent. À travers le flou de l'eau qui déborde, j'arrive tout de même à voir sa silhouette qui semble vouloir fuir une nouvelle fois. Ne t'en vas pas, je t'en supplie reste. Supplication. L’extrême. J'ignore pourtant pourquoi je veux à ce point qu'il reste, tout mon être me dit qu'il faudrait le rejeter, déménager et fuir le plus loin possible en emmenant ma fille loin de ce "fou furieux", loin de ce meurtrier. Mon cœur dit tout autre chose. C'est toujours Maarten, c'est toujours l'homme que j'ai rencontré derrière un bar quoique je ne m'en souvienne que très peu, c'est toujours celui qui me laissait de petits mots magnifiques sur la table pour mon réveil.

Me calmant légèrement j'arrive à me mettre en position assise, mais le regard vague comme si un des zombies qui traîne dehors m'avait transformée. Techniquement il faudrait que je m'énerve non? Il faudrait que je lui fasse du mal. Pas ce soir, pas envie. C'est trop le bordel que ma tête entre les deux côtés qui se font la guerre. L'avocate énumère les textes de loi, analyse les diverses peines encourues et tente de plaider la meilleure des causes pour obtenir le meilleur jugement. Ça encourt gros, des dizaines et des dizaines d'années de prison, peut-être même la peine de mort.L'amoureuse, elle, s'en fout totalement de ce qu'il a fait, elle essaye seulement de lui trouver une excuse pour ne pas lui avoir dit tout ceci plus tôt. Le jugement est difficile. L'avocate en vient à se faire son propre jugement. Skinchangers non déclaré au gouvernement, combien ça vaut? Des années à se battre ensemble contre ça, des années à essayer de cacher la vérité, des années de soutien pendant les pleines lunes. Maarten restera Maarten non? Sauf que maintenant quand je prononcerai son nom, je saurais que ce n'est pas le vrai.

Blafarde mon regard se relève vers lui, j'ai dû perdre plusieurs teintes de couleurs comme malade. J'ai envie de vomir. J'ai mal au ventre. Perdue. Quoi d'autre maintenant? Y a-t-il autre chose à savoir? C'est tout ? C'est bien assez de toute façon, toutes mes questions ont trouvés de réponses, du moins crois-il c'est tant le bordel à l'intérieur de mon cortex cérébral qu'il m'est impossible de penser à des choses claires et précises. Tu as voulu l'épouser, et nous tu as annulé notre mariage. Tu l'aurais épousée si elle n'était pas morte. Eh oui c'est ce qui passe en boucle à l'intérieur. Jalousie, possessivité. Et pourtant... culpabilité. Si elle n'était pas morte, tu ne m'aurais jamais rencontré, et tu ne serais pas devenu un chien-loup. Comme je le disais plus tôt beaucoup de choses passent dans mon cerveau, et mon propre procès que se fait mon être en vient à cette conclusion. Mais n'oublie pas pour autant le double meurtre qui vient d'être avoué. Le temps passe toujours à vitesse escargot et moi je suis toujours assise cul au sol tel un zombie. ça vaut au moins perpétuité. Ou la peine de mort... et combien ça vaut-il de cacher un skinchangers hein? Au minimum un renvoi, ou bien la peine de mort ... ou bien se faire livrer aux zombies? Voilà que je deviens folle. Mais au moins pendant ce temps-là, je ne crie pas. Nous avons tous les deux nos torts, mais au moins moi je n'ai pas de cadavres dans le placard.

Mon dieu, tu as tué deux personnes, c'est affreux. Et maintenant c'est le moment où je réalise réellement ce qui vient d'être dit. Les braquages ce n'est pas grave, c'est secondaire, les meurtres eux n'arrivent vraiment pas à sortir de ma tête. Dire qu'il y a encore une heure, je lui faisais la tête parce qu'il avait dépassé les bornes, et là ça me paraît tellement lointain, tellement con, tellement gamin. Mes bras ont entouré mes jambes et de temps à autre je me balance seule comme le font certains patients des hôpitaux psychiatriques. Mais pourquoi tu as donné à notre fille le prénom de la personne que tu as tué? C'est totalement psychopathe. Et... il y a encore d'autres choses que je devrais savoir ou c'est fini ? La peur d'en apprendre encore plus. La peur d'apprendre pire - est-ce qu'il pourrait réellement y avoir pire ?. Et l'incertitude concernant le futur.





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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Sam 4 Avr - 9:01




Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.


Voilà. Elle savait tout à présent, ou presque tout. Elle me déteste. C’était une certitude. Maarten ne pouvait l’ignorer : l’avocate qui se trouvait face à lui devait détester l’injustice pour avoir à ce point poursuivi dans ses études de droit. Et dire qu’il l’y avait poussé… Elle devait le détester à présent. Elle le détestait, même, toute la modalité du monde ne pouvait changer à ce fait, il était condamné à regarder en face les conséquences de ses mensonges et de ses omissions. Le Néerlandais avait beau nouer ses lacets d’une main nerveuse, il ne parvenait pas à plier le temps pour lui permettre de fuir cet appartement plus vite. Prêt à être condamné ? A assumer ? Certainement pas. Jamais, ô grand jamais, il n’avait été aussi loin d’être prêt. Et s’il tenait trop à Myla pour continuer à répondre à ses questions par un mutisme coincé, il tenait trop à elle aussi pour oser la regarder dans les yeux à présent, pour respirer son air, pour la contempler et continuer à espérer. Maarten ne se considérait pas, pourtant, comme un grand pessimiste. Il préférait à cela le terme de réaliste, qui convenait parfaitement à un Néerlandais perdu dans ce qu’il voulait voir et non ce qu’il voyait. Et que j'ai tout changé, tout laissé derrière moi pour repartir à zéro. Les jambes de sa sorcière ont flanché, mais c’est la volonté tout entière de Maarten qui s’est effondrée. Parce que repartir à zéro, c’était de toute évidence une illusion. Une utopie. Que lui avait dit Nikolaas déjà ? Que quelqu’un comme lui et son petit frère ne pourraient jamais devenir honnête et respectable, l’illégalité et les faux-semblants ayant imprégnés leur âme et leur comportement plus que tout le reste ? Quelque chose comme ça. Les mains nerveuses de Maarten virent leur tremblement s’accentuer à nouveau. Ne t'en vas pas, je t'en supplie reste. Il cessa de respirer, s’étrangla, se redressa en jetant un regard étonné et misérable à sa sorcière. Elle voulait qu’il reste ? Alors que… alors qu’elle… alors qu’il venait de se présenter sous un nouveau jour, bien plus sombre, bien plus chaotique, bien plus apocalyptique ? Elle s’assit. Maarten resta figé sur le canapé. Il ne savait pas à quoi s’attendre. La dernière fois qu’un tel calme avait suivi la tempête, c’était pour mieux en précéder une plus forte. Et Maarten n’avait pas envie de se trouver sur le chemin du prochain cyclone, il savait trop combien destructeur avait été le premier. Et à l’époque, seul le prénom de son ex-fiancée avait été prononcé. Là… il y avait bien plus. Bien pire. Ca dépend, au moins tu lui as expliqué avec des phrases et non avec des silences… Certes. Mais ça ne changeait rien aux yeux du Généticien angoissé par le moindre mouvement de la Canadienne. « D’accord » Ce ne fut qu’un son informe, porteur de sens malgré tout, sens véhiculé grandement par les pupilles et les traits plissés de son visage. Ce n’était pas que Maarten était incapable de rester impassible, c’état qu’on pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert à cet instant. Crainte, peur, détresse, angoisse, angoisse, angoisse. Elle le prenait aux tripes, tétanisait le moindre de ses muscles pour le pousser vers la sortie, pour le jeter dehors, pour le garder au contact d’une sorcière pour laquelle il était prêt à tout surmonter, ou presque.

Une sorcière aussi pâle que lui. Une sorcière dans un pire état que lui, de toute évidence. Dis quelque chose, dis quelque chose b#rdel. Il fallait qu’elle parle, qu’elle crie, qu’elle… qu’elle… lui pardonne ? Qu’elle lui fasse comprendre qu’il n’avait pas dit tout ça juste pour recevoir en récompense un silence et une absence. Tu as voulu l'épouser, et nous tu as annulé notre mariage. Tu l'aurais épousée si elle n'était pas morte. Il écarquilla les yeux. Ca remontait à vingt ans. Et il l’avait tuée. Si elle n'était pas morte, tu ne m'aurais jamais rencontré, et tu ne serais pas devenu un chien-loup. Quoi ? Mais… qu’est-ce… Maarten se laissa tomber du canapé pour venir au contact de Myla dans des pas maladroits. Sourcils froncés. Traits tirés. Plissés. Perdus. Perdu. « Mais… ça n’a rien à voir… » Comment lui dire le fond de sa pensée ? Comment lui expliquer que ce n’était pas de son amour pour Christyntje, amour adolescent, amour passé, amour avorté, dont il était question mais juste de sa culpabilité et de sa propension à faire tomber tous ceux qui l’entouraient ? A les abandonner, à les… « Ca remonte à vingt ans, Cate… Et… tu n’es pas… tu es… c’est toi ma femme… » Des mots maladroits. Articulés dans sa langue maternelle, comme pour les garder hors de portée d’une Canadienne. Les yeux humides, légèrement collant de cette larme trop dense qui refusait de sortir mais qui se battait pour exister, Maarten s’appuya contre la fenêtre, posant le front contre la vitre glacée. Yeux fermés. ça vaut au moins perpétuité. Ou la peine de mort... et combien ça vaut-il de cacher un skinchangers hein? Au minimum un renvoi, ou bien la peine de mort ... ou bien se faire livrer aux zombies? Et voilà. On y était. Tomber amoureux d’une étudiante en droit, être le métamorphe d’une avocate. Être l’homme d’une éprise de justice, lui qui n’en était qu’un repris, au final. « Je sais. Je sais. » Il ne savait pas, non, parce qu’il préférait ne pas savoir. Et aussi horrible que ça pouvait être à dire, qui donc se soucierait de porter devant un tribunal l’accusation d’un double meurtre, vieux de vingt ans, dans un pays qui ne devait être plus que décombres et chairs décomposées à l’heure actuelle ? Personne. Il n’y avait guère qu’un Néerlandais et une Canadienne pour s’attarder à de tels détails. IL n’y avait guère que sa culpabilité et sa jalousie pour faire mieux revivre le fantôme d’une morte. TU oublies Nikolaas… encore. Encore. Toujours. Son petit frère. Mon dieu, tu as tué deux personnes, c'est affreux. Maarten se frappa légèrement le front contre la vitre avant de se retourner, bras écarté comme pour mieux marquer son impuissance. « Je sais, Cate, b#rdel, je le sais ! » Ne pas s’énerver. Ce n’était pas le moment, ni le lieu. Ni à lui de le faire. Pas maintenant, surtout pas. Mais… « Pourquoi crois-tu que je me suis tu toutes ces années ? Parce que ce n’était pas des meurtres volontaires, parce que je m’en veux de me réjouir d’avoir tué Christyntje quand je pense que c’est elle qui m’a mené ici, vers toi, dans tes bras et toi dans les miens. C’est précisément pour ça que je voulais pas t’en parler. Les cadavres, il faut qu’ils restent au placard. Parce que sans eux je ne serais pas là. Sans eux, je serais peut être humain, mais je serais vide. Vide. Une coquille morte, une coquille en prison. Vide comme je le suis lorsque je m’imagine que j’ai tout détruit entre nous. » Voilà. Maarten était Maarten. Et Maarten s’énervait. Non de colère, mais de fatigue à l’idée de ne pas parvenir à s’exprimer suffisamment pour reconquérir un peu sa sorcière. La sienne. A lui. La sorcière qu’il releva de sa poigne de métamorphe pour l’enlacer d’autorité, l’embrasser d’autorité, pour avoir l’impression, une fraction de seconde, qu’elle était à lui tout comme il était à elle. La relâchant, les yeux brillants, Maarten fit un pas en arrière. « C’est pour ça que je voulais appeler notre fille comme Chris. Pour te faire mal comme tu m’as fait mal avec cet imbécile de pompier et cet imbécile de père… » Mais que venaient ils faire dans la discussion ? La jalousie. Trait partagé. Très partagée. « Christyntje est un fantôme. Un fantôme qui me hante, alors que ce n’est rien d’autre tout compte fait que le spectre de ma culpabilité. J’ai tué ma fiancée quand j’avais dix-neuf ans. Voilà la vérité. Voilà pourquoi Hope a un deuxième prénom néerlandais. Par respect pour Chris, par respect pour toi, par respect pour nous. Pour que Chris ne s’intercale plus entre nous mais qu’elle nous permette de nous retrouver. Pour que je cesse de me réveiller en sursaut alors que de mes mains oniriques je viens de te faire exploser la cage thoracique avec un flingue ! » Maarten prit sa respiration pour mieux se forcer à baisser d’un ton. Ses propos étaient incohérents ? Très certainement. Mais c’étaient dans ces cas là, aussi, qu’ils avaient le plus de logique.


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She starts to turn away when he says…
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He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Lun 6 Avr - 2:41

Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.
Myla & Maarten


Les révélations m'ont anéanti, serrés à la gorge d'une main de fer, meurtrie au plus profonde de mon âme. Maarten meurtrier. L'homme de ma vie un criminel ayant tué deux personnes. Malgré le point corriace qui essaye d'encrer tout ceci dans mon occipital, l'information n'entre pas totalement. Maarten tueur, oui, mais Maarten est toujours le même. Colérique, certes. Jaloux et possessif, certes. Violent et impulsif, certes également. Mais tueur... à le regarder comme ça, il n'a rien d'un criminel. À part peut être la fuite, ce besoin constant de se protéger, de ne pas être dans les pattes de la justice. Pourtant, il m'a aimé -il m'aime - moi tout en sachant, tout en m'ayant poussé vers le métier d'avocate. De quelqu'un qui rend la justice, qui défends la vérité. Est-ce que le pardon est possible? Est-ce que ma personnalité justicière est capable de faire l'impasse sur la criminalité de mon homme? C'est ce qu'elle tente de découvrir en voulant avoir des compléments d'information. En balançant mon corps crispé et recroquevillé comme une folle dans son asile. Jusqu'à ce qu'un haussement de voix vienne sortir de ma transe, jusqu'à ce que le principal intéressé dans cette discussion décide de mettre les choses bien au clair.

Je sais, Cate, b#rdel, je le sais ! Pour quelqu'un qui me disait de ne pas m'énerver quelque temps plus tôt, c'est rappé pour lui. Mais ce n'est pas étonnant, même plutôt commun. Hope sera bercée au son de nos douces voix énervées, elle finira bien par s'y habituer. Pourquoi crois-tu que je me suis tu toutes ces années ? Parce que ce n’était pas des meurtres volontaires, parce que je m’en veux de me réjouir d’avoir tué Christyntje quand je pense que c’est elle qui m’a mené ici, vers toi, dans tes bras et toi dans les miens. C’est précisément pour ça que je voulais pas t’en parler. Les cadavres, il faut qu’ils restent au placard. Parce que sans eux je ne serais pas là. Sans eux, je serais peut être humain, mais je serais vide. Vide. Une coquille morte, une coquille en prison. Vide comme je le suis lorsque je m’imagine que j’ai tout détruit entre nous. Mon front se plisse dans un air triste. C'est tellement vrai.  Meurtre involontaire mais meurtre tout de même. Meurtre ayant causé notre rencontre. Meurtre l'ayant rendu célibataire à cette époque-là. C'est peut-être le destin finalement. C'est peut-être un mal pour un bien, une nécessité pour nous précipité dans les bras l'un de l'autre. Et nous sommes en train de faire un doigt d'honneur au destin en foutant notre histoire en l'air pour des conneries. Enfin, des conneries, tous n'en ont pas été dans cette histoire, on ne peut pas considérer sa transformation en scarloo comme étant une simple erreur.
Mes pensées furent interrompues par une poigne de fer, par la force du skinchanger qu'est l'homme à mes côtés. Me revoilà debout, me voilà dans ses bras et voilà ses lèvres sur les miennes. Sans avoir le choix de protester, sans avoir le choix de faire quoi que ce soit. Si c'était le bordel dans mon esprit plus tôt, ce l'est encore plus maintenant. J'ai à la fois envie de me débattre et à la fois envie de plonger plus profondément dans sa bouche pour rendre les choses plus... savoureuses. Néanmoins, la surprise reste seul maître sur la situation. Pas de débattement, pas d'extirpation pour sortir de son étreinte, pas de prolongement de baiser. Sauf que lui décida au contraire de relâcher mon corps et de s'éloigner. Bon au moins, l'avantage, c'est que maintenant je suis debout. C’est pour ça que je voulais appeler notre fille comme Chris. Pour te faire mal comme tu m’as fait mal avec cet imbécile de pompier et cet imbécile de père… Que vient faire Orfeo dans cette discussion? Que viens faire qui que ce soit d'extérieur dans cette discussion ? Orfeo n'est que mon meilleur ami, et il n'y aurait pas eu de père ni d'enfant si tu ne m'avais pas abandonné. Et ce besoin de répondre à cette agression verbale. Comme quoi oui Maarten sera toujours Maarten, et Myla sera toujours... Cate.

Christyntje est un fantôme. Un fantôme qui me hante, alors que ce n’est rien d’autre tout compte fait que le spectre de ma culpabilité. J’ai tué ma fiancée quand j’avais dix-neuf ans. Voilà la vérité. Voilà pourquoi Hope a un deuxième prénom néerlandais. Par respect pour Chris, par respect pour toi, par respect pour nous. Pour que Chris ne s’intercale plus entre nous mais qu’elle nous permette de nous retrouver. Pour que je cesse de me réveiller en sursaut alors que de mes mains oniriques je viens de te faire exploser la cage thoracique avec un flingue ! Beaucoup de sentiments pour toutes ses paroles. Tout d'abord, le fantôme. J'ai beau regarder autour de nous je n'y vois pas trace du moindre fantôme, ni maintenant ni jamais d'ailleurs. Pendant toutes les années que nous avons vécu ensemble jamais un fantôme n'est venu me dire "coucou, je suis l'ex de ton mari." Bref, c'est sûrement une métaphore. Ou c'est tout simplement moi qui ne suis pas assez calée dans le domaine esprits. Puis le second prénom de Hope. Du respect. Je n'arrive pas à le voir ainsi. Pour moi, c'est toujours aussi malsain, peut-être même plus maintenant que je sais qu'il l'a tuée. Puis ce rêve qu'il m'avoue faire. Glauque. Où c'est moi qu'il tue. Ma salive passe difficilement dans ma gorge. Mon regard dans le sien. Le silence. Le calme après la tempête. Soudain l’appartement semble tellement silencieux sans les haussements de voix. S'en serait presque à avoir peur que notre bébé ne se réveille à cause de ça. Je ne trouve pas ça respectueux moi de donner le prénom de son ex morte à un bébé. C'est porter un fardeau bien trop lourd et surtout imposé. D'autant plus que tu ne voulais pas être son père de base. Que tu lui donnes ton nom de famille d'accord, ça m'a fait très plaisir, vraiment. Mais pour le prénom, tu aurais dû me consulter, on aurait pu le choisir ensemble comme des gens normaux. Bien que nous ne le soyons pas, et que nous ne le serons jamais. Nous serons toujours un couple, oui - enfin toujours, pas obligatoirement non -, mais nous serons aussi toujours un créateur et sa créature. D'ailleurs, nous venons de toucher au problème qui nous brûlait, nous séparait, depuis plusieurs semaines.

Les jambes tremblantes, je me déplace dans la pièce, lentement, longeant les murs comme si ce n'était pas mon appartement et que j'essayais d'imprégner tous les détails. Ah Maarten, mon cher Maarten... mon amour... tu ne changeras donc jamais. Toujours des coups bas, toujours des vengeances, toujours cette même habitude. C'est sûrement pour ça que je l'aime autant que je le déteste. Cet amour traître, qui ne veut pas partir, qui ne veut pas faiblir... et qui augmente sûrement même de jour en jour, même après tant d'années. Mes pas s'arrêtent alors devant une bibliothèque d'un genre un peu spécial, s'il y en a une spécialement pour mes codes civils et autres ouvrages de loi, il y a également une bibliothèque avec des plus ou moins vieux grimoires de sorcellerie. Mon attention est portée parmi les livres, à la recherche d'un bien spécifique. Je pourrais choisir d'oublier. Dis-je en extirpant, ouvrant et jetant au sol un veux grimoire à une page de potion. Mais ça ne résoudrait pas nos soucis, on en reviendrait toujours à la même chose. Alors je pourrais... me taire, et c'est sûrement ce que je vais faire d'ailleurs. Oublier l'avocate en moi, essayer de ne pas te voir comme étant un meurtrier, continuer de te soutenir pendant les pleines lunes tout en me maudissant encore et encore d'avoir fait ce que j'ai fait. Élever notre fille comme si elle était vraiment de toi, oublier que Sorën, son géniteur, court toujours dans les rues de la Nouvelle-Orléans pour nous faire la peau. D'ailleurs qu'est-ce que tu vas lui dire à Hope quand elle sera en âge de comprendre? Quand elle comprendra que tu n'es pas vraiment son vrai père, qu'on te cache au gouvernement si d'ici là on ne s'est pas fait prendre, exécuter, mordre par un zombie, que tu n'es pas bloqué en animal ou qu'on ne t'a pas jeté dans les arènes. C'est la première fois que je prononce le prénom du géniteur de Hope. Et la première fois aussi que mon cerveau émet une conclusion pour la suite de notre aventure : accepter de gré ou de force et tenter de vivre normalement dans ce monde en ruine. Mes doigts passent sur mes yeux d'un geste fatigué, fatigué moralement. D'un geste du pied, je referme le bouquin toujours posé au sol. Toujours par automatisme mes pas m’amènent à la fenêtre pour regarder dehors, pour surveiller que personne ne s'approche trop prêt, pour surveiller que lui - Sorën - ne s'approche pas de la maison. Et me voilà de nouveau près de mon Skinchanger. Mes yeux se posent sur lui pour en réapprendre encore une fois chacune de ses courbes. Pour me dire une fois de plus que Maarten est Maarten bien qu'il ait avoué avoir tué deux personnes. Et si... Épouses-moi Maarten... arrête de fuir et épouses-moi une bonne fois pour toutes. Nous ne nous demanderons pas comment nous en sommes arrivés là. Ni pourquoi. C'est ainsi, il suffit parfois d'un seul regard pour faire renaître l'amour du premier jour, même si parfois il ne nous n'a jamais quitté. Ce qui est le cas pour ma part, bien que mon cœur ait pris une grande claque au fil des années et qu'il vient de recevoir un coup de poignard en apprenant le passé de l'être aimé.
Ce n'est pas un ordre de la créatrice, c'est une demande de la femme. Nous qui disons aussi bien l'un que l'autre "mon mari" ou bien "ma femme" peut-être que pour mieux se retrouver, on a besoin de reprendre là où nous nous sommes arrêtés. Bataille de regard. Pupille qui se dilate, crépitement dans les yeux. Silence. Et un couinement. Hope est réveillée. Soupire. Regard qui retombe et mon dos qui se tourne pour aller dans la chambre de l'enfant qui intensifie ses cris à mesure des secondes.

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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Sam 11 Avr - 21:41




Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.


Fermer les yeux. Comme un enfant. Fermer les yeux pour cesser de voir le monde. Et si le monde disparaît, alors je disparais aussi. Maarten avait envie de disparaître. Mais il n’était plus un gosse, n’en avait pas été un longtemps, et il devait se rendre à l’évidence : fermer les yeux n’était qu’une chimère. Comme traverser l’Atlantique. Lorsqu’on traine des cadavres, on doit un jour se retourner pour les enterrer. Et p#tain, ça faisait des décennies qu’il traînait les siens, et ils n’avaient plus figure humaine, n’étaient qu’un amas de squelette à l’odeur de putréfaction si forte qu’il en avait des haut-le-cœur. Pourquoi avoir autant tardé à leur faire face ? Parce que sans Myla, sans leur dispute, sans le risque de la perdre, Maarten n’aurait jamais tourné les talons. Parce que sans cette folie qui le poussait à se mettre à nu devant la femme qu’il aimait, Maarten aurait continué à traîner ces cadavres jusqu’à sa mort sans jamais regarder en arrière, sans ouvrir les yeux sur l’horreur de la situation. Il a tué sa première fiancée. C’était un présent, un présent omniprésent, un présent obsédant, un présent de vérité générale. Parler au passé était utopique, il ne pouvait se le permettre ni en pensées, ni en parole, parce que Christyntje était morte de sa main et que c’était irréversible. Fermer les yeux. Non. C’était inutile. S’énerver en revanche… voilà un comportement inutile lui aussi mais une réaction plus agressive, une réaction qui lui permettait d’extérioriser un peu mieux son mal-être. Myla remuait le couteau dans la plaie par sa stupéfaction, la douleur du chien-loup lui faisait sortir les crocs. Un grognement, voilà ce que déblatérait sa gueule. Un grognement, une supplique, un baiser volé, une justification. Pourquoi croyait-elle qu’il s’était tu, hein ? Ce n’était pas pour rien, b#rdel, c’était pace qu’il n’en voulait pas, de ces foutus cadavres. Il ne voulait pas les voir, parce que les voir les rendait plus réels. Il ne voulait pas les assumer, parce que les assumer reviendrait à faire réduire à néant ces dernières années loin de tout ça. Ou presque. Et parce qu’il ne parvenait pas à s’exprimer suffisamment pour transmettre à Myla ce qu’il pensait vraiment. Ce cruel revirement de situation. Quelque part, le chien se réjouissait d’avoir tuer Christyntje. Sans elle, sans son meurtre, il n’aurait jamais rencontré sa créatrice. Mais l’homme, l’homme… il avait beau avoir grandi dans la délinquance et l’illégalité, il avait beau s’être épanoui dans la violence et la malhonnêteté, Maarten avait réellement aimé Christyntje. D’un amour fou, d’un amour adolescent, d’un amour infini que seule l’existence de Myla avait réussi à disperser au gré des cendres de son passé. Et remercier sa main d’avoir tué la Néerlandaise, c’était la trahir, se trahir, trahir Nikolaas qu’il avait privé de sa seule famille en une seule nuit.

C’était le nœud du problème dans un sens. Il fallait laisser les cadavres dans le placard. Fermer le placard à double tour, fermer les yeux, jeter la clé. Et aimer, aimer Myla pour se pardonner, aimer Myla pour oublier, aimer Myla pour continuer à vivre malgré tout, malgré cette culpabilité qui l’étouffait, malgré ce passé qui le hantait, malgré sa tendance désastreuse à vivre de ses remords, à les laisser l’étrangler dans son sommeil. Une poigne de fer, Maarten releva Myla. Un besoin impératif, il captura ses lèvres. Sans lui laisser le choix. Sans se le donner, non plus. Il avait besoin, il avait besoin de la savoir là, il avait besoin de la sentir respirer, du contact brûlant de leur épiderme électrisé. Et quand il la relâcha, ce ne fut que pour reprendre plus virulemment encore. Les vannes étaient ouvertes, la plaie suppurante laissait échapper son pus. La jalousie se mêlait à la culpabilité. Orfeo n'est que mon meilleur ami, et il n'y aurait pas eu de père ni d'enfant si tu ne m'avais pas abandonné. Pardon ? Elle n’avait pas répondre, il ne voulait pas qu’elle répondre ; Trop concentré sur ses mots, il balaya la réponse impromptue de sa sorcière en continuant sur sa lancée. Jalousie, culpabilité. Rédemption. Provocation. Christyntje avait beau être un fantôme, Hope était bien réelle ; Et donner une vie pour une mort, c’était une façon comme une autre de se sentir vivant, de se sentir pardonné, de se sentir repentant. Et de blesser Myla ; Encore une fois. Faire d’une pierre deux coups, il ne fallait surtout pas se mentir : malgré toutes les excuses qu’il pouvait se trouver, Maarten avait voulu, vraiment voulu, faire mal à sa créatrice. Pour se venger de cet enfant qui n’était pas de lui, pour lui faire payer son absence qu’il avait lui-même provoqué. Déraisonnable, masochiste, peut être. Mais il l’aimait autant qu’il voulait la voir souffrir autant qu’elle l’aimait et qu’elle le faisait souffrir. Autodestruction, addiction. Leur amour était à la hauteur de leur dépravation. Et quand il pouvait être violent dans ses propos et ses provocations, Maarten pouvait l’être aussi dans ses cauchemars. Et cette fois, revoyant plus vrais que natures les fragments de ce qui agitait ses nuits, Maarten céda à la facilité. S’écartant. Fermant les yeux.

Disparaître. Se déliter. S’enfuir, en esprit puisqu’il ne pouvait le faire physiquement. S’enfuir. Disparaître. Mourir. Il sentait qu’elle le fixait mais il ne voulait pas la voir. S’obstinait à garder paupières closes, tête rejetée sur le côté. Tremblant. Je ne trouve pas ça respectueux moi de donner le prénom de son ex morte à un bébé. C'est porter un fardeau bien trop lourd et surtout imposé. D'autant plus que tu ne voulais pas être son père de base. Que tu lui donnes ton nom de famille d'accord, ça m'a fait très plaisir, vraiment. Mais pour le prénom, tu aurais dû me consulter, on aurait pu le choisir ensemble comme des gens normaux. Vraiment ? Maarten aurait voulu se boucher les oreilles. Se transformer, là, tout de suite. Ne pas entendre ces mots tendus et glacés d’une maîtrise digne de la Canadienne. Tu ne voulais pas être son père de base. Des larmes de rage humidifièrent ses paupières. Ses poings crispés, il rouvrit violemment les yeux pour fixer sa sorcière. « Tu te fous de ma gueule ? » Calme toi, stupide cabot. Il allait réveiller la petite. Contractant la mâchoire pour contenir les hurlements, il préféré se contenter de l’accuser. « Tu parles d’imposer un fardeau, tu parles de gens normaux, mais t’es bien mignonne : qui de nous deux s’est vu chargé par l’autre d’un fardeau qui l’a rayé à jamais de la liste des gens normaux, hein ? » Ses paumes ouvertes percutèrent la sorcière, loin de la douceur dont il pouvait faire preuve lorsqu’il souhaitait l’embrasser. « C’est bien mignon de parler de respect, quand c’est toi qui m’as privé de descendance, c’est toi qui m’as dominé de ta sorcellerie. Je t’en foutrais, moi, des fardeaux. Et je te dis que ce prénom est à mes yeux du respect, alors, Hope est ma fille maintenant. T’as compris ? C’est MA FILLE parce que c’est la seule que j’aurai et que même si elle n’a rien de mon sang, c’est à MOI de veiller sur ses nuits, de la voir grandir, de l’appeler comme JE veux et de lui imposer le fardeau que je veux. » Il dérapait, complètement. Jalousie, addiction, impulsivité, possessivité. Le Saarloos, c’était lui. Un chien-loup, un chien possessif. Un chien porté à l’autodestruction loin de son maître. Un chien. Loyal, quelque part. Fidèle, quelque part. Un loup. Avec un esprit de meute plus exacerbé que sa propre personnalité. Et Hope était sa fille. A ses yeux. C’était une p#tain de gosse qu’il allait pouvoir garder en vie pour se pardonner la mort de Christyntje. C’était une preuve illusoire que Myla et lui, c’était vrai, c’était pour la vie.

Myla se déplaçait, il restait immobile, à la suivre du regard, muscles crispés. Ah Maarten, mon cher Maarten... mon amour... tu ne changeras donc jamais. Jamais, non. Jamais. Ce n’était pas faute d’avoir essayé. « J’crois pas, ouais. Mais p#tain, toi non plus. Toi non plus tu ne changeras pas. » Je pourrais choisir d'oublier. Elle sortit un grimoire, Maarten fit un pas en arrière. Par réflexe. Il détestait la sorcellerie. Pis encore : il en avait peur. Peur de ce qu’elle pouvait lui faire, peur de ses ordres, de la douleur. Peur. Comme toujours. Mais ça ne résoudrait pas nos soucis, on en reviendrait toujours à la même chose. Alors je pourrais... me taire, et c'est sûrement ce que je vais faire d'ailleurs. Oublier l'avocate en moi, essayer de ne pas te voir comme étant un meurtrier, continuer de te soutenir pendant les pleines lunes tout en me maudissant encore et encore d'avoir fait ce que j'ai fait. Élever notre fille comme si elle était vraiment de toi, oublier que Sorën, son géniteur, court toujours dans les rues de la Nouvelle-Orléans pour nous faire la peau. D'ailleurs qu'est-ce que tu vas lui dire à Hope quand elle sera en âge de comprendre? Quand elle comprendra que tu n'es pas vraiment son vrai père, qu'on te cache au gouvernement si d'ici là on ne s'est pas fait prendre, exécuter, mordre par un zombie, que tu n'es pas bloqué en animal ou qu'on ne t'a pas jeté dans les arènes. Il secoua la tête. La tension retombait, la colère aussi. Remplacée par la peur et l’interrogation. Où voulait-elle en venir ? Sorën ? C’était donc lui, le mec qui avait osé la toucher ? Mais c’était qui, ce c#n, pour avoir un tel nom à coucher dehors ? Bien dit, de la part de quelqu’un qui s’appelle Maarten.... Ca n’avait aucun rapport. Elle revint vers la fenêtre, le Néerlandais haussa les épaules. « Je lui dirais la vérité, j’imagine. Tu me connais : je suis tellement porté sur l’honnêteté et le courage. » En clair : ils verront en temps venu. Parce que ça ne servait à rien de réfléchir à ce que pourrait être l’avenir, alors qu’un hiver apocalyptique congelait les environs et que des zombies menaçaient chaque jour la vie des rares survivants dont ils faisaient tous les trois péniblement partie.

Et si... Épouses-moi Maarten... arrête de fuir et épouses-moi une bonne fois pour toutes. Maarten resta bouche bée. Il avait mal entendu. Il devait avoir entendu. N’avait elle rien compris ? Rien entendu de ce qu’il avait dit, de ce qu’il lui avait raconté. La première fois qu’il avait voulu se marier, il avait tué sa fiancée. La deuxième fois, on l’avait transformé en métamorphe. Et la troisième fois, hein, la troisième fois ça allait être quoi ? Un suicide collectif ? Pendant quelques secondes, il resta silencieux. Immobile. Le temps que les cris de la gamine emplissent le silence dérangeant et attirent en dehors du salon la Canadienne, le laissant seul et chancelant. « Non. » Elle venait de sortir de la pièce. « Cate, ne me demande pas ça… » Ses yeux fixèrent la silhouette fantomatique de sa sorcière. Pourquoi se sentait-elle toujours obligée de le traîner plus bas que terre de cette manière, à chaque fois ? Pourquoi lui demander ça ? Maintenant ? Les hurlements de Hope s’estompèrent lentement. Elle allait revenir. Et Maarten se sentait pris au piège, comme le chien qu’il était tenu en laisse. Il n’y avait pas de porte de sortie. S’il l’aimait ? Oui. S’il n’envisageait pas d’aimer une autre femme ? La question ne se posait même pas. S’il voulait l’épouser… Le Néerlandais se réfugia à la fenêtre, l’ouvrant pour respirer un peu d’air frais, à défaut de trouver une solution. Qui n’existait pas. Pas de porte de sortie, pas de solution de facilité, juste une question simple dont il ne percevait que trop bien les conséquences de chacune des deux uniques réponses possibles. Ses oreilles s’agitèrent. Myla revenait. Il l’entendait approcher aussi certainement que s’il l’avait suivie à quelques centimètres. Elle était dans la pièce. Elle attendait une réponse. Il la connaissait trop bien pour ne pas deviner, les yeux fermés, les petites rides que ses sourcils froncés et impatients allaient tracer sur son front. Oui, non, ce ne sont que deux petits mots, tu sais ? Deux options. Maarten prit la troisième. La non-réponse, l’acceptation. « Je ne veux pas te perdre. » Il se retourna, s’appuyant à la fenêtre, fixant la Canadienne. « T’es la seule. Tu es la seule qui compte vraiment. » Tu le vois venir le oui ? Il était foutu. Vraiment foutu. Une petite moue songeuse, Maarten se frotta le menton. Fit un pas en avant. « Je veux bien. Je veux bien t’épouser mais… » Mais ? B#rdel. Il était sorti tout seul, ce mais. Une porte de sortie que son esprit couard ne pouvait s’empêcher de s’offrir à chaque propos aux conséquences désastreuses. Et là, quelle était sa porte de sortie ? Son exit cerclé de rouge, cerclé de sang, cerclé de doute et de colère ? « Mais alors, ça veut dire qu’on ne s’abandonne plus jamais. Qu’on se fait confiance. Que tu m’aimes et que tu me pardonnes. » Au moins un peu. Le temps qu’ils se disputent à nouveau, le temps que l’un des deux ne plante dans le dos de l’autre le couteau de la trahison, de la jalousie, de l’impulsivité et de la possessivité. Mal à l’aise, Maarten se sentit obligé de rajouter après un petit temps de silence. « Et qu’accessoirement, on dorme ensemble. Enfin, je veux dire qu’on habite ensemble. »


© charney


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She starts to turn away when he says…
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He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Lun 13 Avr - 3:30

Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.
Myla & Maarten


Des profondes et sanglantes plaies ornent mon cœur. L’hémoglobine se déversant dans ma poitrine à mesure que les blessures s’agrandissent, encore et toujours plus profondément. C'est une hémorragie. À nouveau, une nouvelle fois, pour ne pas changer. Elles ne sont pas de là de se refermer, le pourront-elles seulement un jour ?  

Me foutre de sa gueule? Pas plus d'habitude. La conversation est bien trop importante, les révélations bien trop lourdes, pour oser me foutre réellement de lui. Et pourtant Maarten abat à nouveau la carte de sa transformation, ne souhaitant pas me faire oublier cet incident. Je ne l'oublierais pas, jamais, même s'il ne me le reprochait pas au moins une fois par mois. Des images floues, des zones d'ombre dues à l'alcool qui coulait dans mes veines ce soir-là. Quelques souvenirs d'avoir ingurgité toutes les bouteilles que le bar au coin de la rue proposait. Assez pour tomber dans un coma éthylique, pourtant par miracle ce n'est pas le cas. La colère, la jalousie, la possessivité. Deux mois séparés l'un de l'autre, deux mois affreux dans notre vie. La morsure brûlante de la jalousie prenant chaque partie de mon être. Dans mon occipital un plan déjà tout tracé, et au moment où la porte de son appartement s'ouvrit, moi d'un calme olympien, je me laissais guider comme bien des années auparavant. Dans ses bras à LUI le meilleur endroit au monde. L'alcool avait eu raison de ma mémoire, si l'on me demandait, je dirais que j'avais simplement dormi toute la nuit collée à l'homme de ma vie récemment retrouvé. La vérité fut tout autre quand au matin des bruits d'animal virent me tirer du sommeil de dégrisement qui m’arbitrait. Un chien? Mais nous n'avions pas de chien... Après de longues secondes à tenter de se remettre en marche, mon cerveau comprit enfin la situation avec stupéfaction. Un skinchanger. Ma créature. Le mien... pour toujours. J'avais pris le risque de rater, pris le risque de le tuer juste pour de la jalousie. Les excuses ne seraient jamais assez fortes pour dire, pour avouer, toute la culpabilité qui se tramait dans ma tête. Mes larmes étaient liées aux excuses qui s’entremêlaient dans ma bouche. C'était fait, en ce jour, Maarten était lié à moi à tout jamais. Ma chose. Les souvenirs s’entrechoquèrent en même temps qu'il m'enfonçait toujours et encore plus dans la culpabilité. Hope est sa fille, oui j'ai compris. Néanmoins, cette histoire de prénom est loin d'être terminée et reviendra sur le tapis tôt ou tard. Même si pour le moment le sujet est clos.
Si Hope est sa fille, comment va-t-il faire pour le lui faire réellement croire? Il lui dira la vérité d'après ses dires. D'accord, nous en reparlerons d'ici quelques années, quand la gamine commencera à aller à l'école et que comme tous les enfants de son âge, elle déblatère les derniers potins de la maison.

Épouses-moi. quelques mots qui ne devraient avoir rien à faire dans ma bouche. Ce n'est pas mon rôle. Ce n'est pas à la femme de demander l'homme en mariage. Enfin en théorie. Même en temps d'apocalypse l'évolution continue. La femme prend les droits qui lui étaient interdits avant. La femme demande l'homme en mariage, parce que la femme sait que l'homme ne le fera plus. Maarten ne me demandera plus jamais en mariage. L'expression qui passe dans ses yeux m'en ferait presque regretter d'avoir laisser échapper ces quelques mots. Les cris de la gamine me forcent à contre cœur à tourner les talons. Un Non. s'échappe du salon. Un "non" que mon cerveau assimile automatiquement pour la réponse. Pas étonnant en soit, qui voudrait encore de toi Cate. Cate, ne me demande pas ça… Pourtant c'est fait, et je maintiens toujours cette demande si la précédente négation n'était pas la réponse. Mais pour le moment me voilà dans la chambre de Hope, seule avec ma fille hurlant autant que ses petites cordes vocales le lui permettent. La prenant dans mes bras, replaçant sa couverture qui devait lui donner bien trop chaud, la berçant quelques secondes. Les larmes se mirent à couler à nouveau sur mes joues, j'aurais tant voulu pouvoir hurler, frapper dans les murs, mais cela n'aurait fait que faire accourir Maarten. La solitude me redonne le contrecoup de tout ce qui vient de se passer, la solitude m'offre d'avoir l'esprit ouvert pendant les quelques minutes que durera mon absence. Hope calmée, déjà même rendormie, remise dans son petit lit définitivement trop grand pour elle, mes mains essuyèrent rageusement ses quelques larmes avant de retourner affronter ma question.

Il est là, à la fenêtre. L'être que j'aime, ma créature, ce meurtrier. Je ne veux pas te perdre. C'est pourtant trop tard. Enfin... plus maintenant. Quoi qu'il arrive les choses ont été mise à plat et arrangent bien des choses. Du moins de mon côté. À l'issue de cette soirée, il y aura un choix à faire, soit chacun reprends sa vie chacun de son côté, soit nous faisons notre vie ensemble. Le épouses-moi précédent risquant fortement d'influencer ce choix. T’es la seule. Tu es la seule qui compte vraiment. Et toutes les autres alors? Cette pensée traversa mon esprit créant de la jalousie dans la foulée. Les autres? Les autres, il s'en fout Cate, il vient de te le dire, tu es la seule qu'il veut. Doucement, vraiment lentement, mes pieds s'approchent de lui, mais le pas qu'il fit dans ma direction suffit pratiquement à égaler la distance que j'avais faite jusque-là. Je veux bien. Je veux bien t’épouser mais… Mon front dessina la ride du lion à force de hausser les sourcils. Aucune lueur de plaisir n'avait réussi à naître sur mon visage. Avec le Néerlandais, il y a toujours un ", mais" est, ce n'est pas aujourd'hui que ce ne sera pas le cas. Mais ? Je m'attends limite au pire. Qu'il me fasse du mal. Qu'il me fasse souffrir autant que je l'ai fait souffrir pendant toutes ces dernières années. Qu'il m'entrave, qu'il entrave ma liberté, mon indépendance. Mais alors, ça veut dire qu’on ne s’abandonne plus jamais. Qu’on se fait confiance. Que tu m’aimes et que tu me pardonnes. Ne plus s'abandonner? Absolument. Plus jamais. Juste lui et moi comme ça aurait dû être depuis toujours. Que l'on se fait confiance? C'est là que le bas blesse, est-ce que seulement l'un de nous deux est capable de faire confiance à l'autre? Sérieusement? Aveuglément? Mes lèvres se pincent sous cette question. Non, la confiance ne régnera sûrement jamais entre nous. Est-ce que je l'aime? C'est indéniablement indiscutable. Que je lui pardonne? Aie. Là encore c'est quelque chose de difficile. Admettons que l'on oublie l'histoire du prénom de notre fille. D'accord, mais l'abandon? C'est une blessure inscrite à l'encre indélébile, néanmoins pour pouvoir reprendre à zéro, il faut au moins pouvoir la raturer et l'oublier. Le mensonge? Les meurtres... les infidélités ? Autant de réflexions qui installent entre nous un léger silence pesant. Et qu’accessoirement, on dorme ensemble. Enfin, je veux dire qu’on habite ensemble. Le marron clair de mes yeux heurte violemment le brun des siens. Timidement un sourire pointe le bout de son nez, amusé par cette demande. Sourire ne m'a jamais paru être aussi difficile. Zut, moi qui comptais te faire dormir sur un paillasson devant la porte. Humour noir. Bien évidemment que tout ceci n'est qu'une blague, jamais - même dans les pires périodes - je ne l'aurais fait dormir sur un paillasson comme un vulgaire chien des rues. Mon corps étant bien trop attiré vers sa présence, mon esprit ne jurant que par lui quand il est à proximité. Décrochant un sourire un coin, plein de malice et de coquinerie, pour lui faire comprendre que tout ceci n'est qu'une mascarade destinée à le niaiser. Bien sûr que nous dormirons ensemble. Je suis même pratiquement certaine que nous pourrions avoir une certaine forme de vie commune. Mais ne compte pas sur moi pour dormir dans ton lit une place, on risquerait fortement d'être à l'étroit. Le pétillement dans mes yeux doit bien lui faire comprendre de quoi je parle en ce moment. Combien de mois? Combien d'années? Combien de temps sans que nos corps ne se retrouvent?
Oui Maarten, on va vivre ensemble, dormir ensemble, élever notre fille ensemble. On ne s'abandonne plus jamais, je te pardonne certaines choses, on tente de se faire confiance tant bien que mal. On repart quasiment à zéro. Je t'aime Maarten, autant avec les hauts qu'avec les bas que notre couple à subit. Malgré toutes les larmes qui ont coulées sur mes joues, malgré les aveux que tu viens de me faire. Je t'ai toujours aimé. Et je t'aimerais sûrement jusqu'à la mort. Entre la justice et lui mon choix est fait, c'est lui. Il me faudra sûrement du temps pour accepter, avaler, digérer tout ceci. Il me faudra du temps pour oublier tout simplement, pour dédramatiser la chose.

Lentement, comme si c'était une chose anormale, interdite, s'ouvrent mes bras dans sa direction. Fais-moi un câlin maintenant. L'autorité de créatrice n'était sûrement pas nécessaire, peut-être même ne la ressentira-t-il même pas si -comme je le pense- il est venu de son plein gré, de sa propre envie. Sans attendre qu'il soit totalement arrivé vers moi, mes pieds font disparaître le peu de distance qu'il restait entre nous et mes mains s'enroulent autour de son cou. Pour faire disparaître les quelques trente centimètres qui nous séparent en hauteur, mes jambes viennent s'accrocher autour de sa taille, tout en serrant fortement pour rester accrochée. Les doigts de ma main droite passent dans ses cheveux tandis que mon front se pose sur le sien pour le regarder droit dans les yeux. Tout va bien aller maintenant. Tu m'as tellement manqué, ne pars plus jamais par pitié. De toute façon s'il part... je le retrouverais encore une fois.

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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Lun 20 Avr - 21:33




Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.


Tout venait d’exploser dans la tête de Maarten. Tout venait de se disloquer en quelques mots. Épouses-moi Maarten... Non, elle ne pouvait pas lui demander ça, c’était… aucun terme ne convenait pour décrire ce que c’était comme demande. Irresponsable ? Inadmissible ? Inacceptable ? Non, définitivement, non, c’était tout simplement… non. Et lorsqu’elle sortit calmer la gamine qui s’égosillait dans la pièce adjacente, Maarten ne put s’empêcher de fuir de l’autre côté de la pièce, trop conscient qu’il était du piège dans lequel il était enfermé. Il n’y avait aucune bonne option, que des mauvaises et des moins désastreuses. Fuir, esquiver, partir, quitter, l’abandonner… C’était sa solution, c’était inenvisageable. Pourquoi ? Parce qu’il avait décidé en franchissant le pas de la porte que c’en était fini d’être lâche. Il avait reconnu Hope comme étant sa fille, c’était l’heure à présent de prendre ses responsabilités. Et à bientôt quarante ans, il était temps de se comporter comme un adulte et un père et de cesser d’être un fugitif paranoïaque. La seule chose, c’était qu’entre le penser et le faire…

Les pas de Myla arrachèrent à Maarten un étranglement angoissé qui n’alla pas en s’arrangeant lorsqu’il fixa sa Canadienne. Ces rides, ces sourcils froncés, c’étaient autant de mots, autant de phrases, autant de mises en garde qu’il ne pouvait que percevoir. Oui. Non. La question n’attendait guère de réponse plus compliqué que celles là. Mais encore une fois, Maarten biaisa. Ne pas répondre directement, se contenter des évidences. Je ne veux pas te perdre. C’était plus une acceptation qu’un oui franc, mais de toute façon, il ne pouvait rien lui offrir de plus significatif que ce constat. Appuyé à la fenêtre, dos à la nuit et face à sa sorcière, Maarten se chercha un instant avant de poursuivre. Il était foutu. Et foutu pour foutu… Je veux bien t’épouser. Il l’avait dit. Et sans ce mais venu se glisser par réflexe à la fin de sa phrase, il aurait pu s’octroyer le droit de sourire face à ce grand pas en avant qu’il venait de faire. Mais… mais. Mais quoi, Maarten ? Il n’en savait rien. Ce n’était rien d’autre qu’une porte de sortie déguisée, qu’une dernière chance de faire volteface. Oh, ce serait mentir que de nier le laisse moi quelques temps pour y penser qui patientait derrière ses lèvres pincées. Maarten inspira profondément, avant de continuer, hâté par le Mais ? agacé de son amante. Ancienne amante. Future amante ? La question n’avait même pas lieu de se poser. Enfin ça… il l’espérait. Maarten inspira profondément, une nouvelle fois, avant de se jeter dans le vide. Confiance. Fidélité. De bien grands mots que voilà. Il s’hasardait sur un terrain mouvant qu’il n’était même pas certain de parvenir à franchir. Il allait se noyer dans une promesse qu’il lui forçait à prononcer, il allait trébucher sur ses vices et leurs jalousies communes pour mieux rechuter. Maarten n’était pas dupe : quelque part dans son esprit subsistait une rancœur et une rancune datant de la nuit où elle l’avait transformé. Et il avait beau l’aimer comme jamais, avoir besoin d’elle plus que de l’oxygène, il restait le même qu’il y a quelques mois, il restait le même chien blessé et agressif, il restait lui-même. Avec ses vices et ses travers. Et elle aussi ne changeait pas. On se pardonne, on ne s’abandonne plus. En était-il capable ? Il n’en savait rien. Ou plutôt ne voulait pas s’hasarder sur des certitudes fissurées. L’important, dans un sens, c’était qu’il voulait sincèrement croire à cette promesse, non ? Peut être…

Tout cela n’était que parole dans le vent. Rien ne valait les actes, et ceux là, seul le futur pouvait les voir façonnés et statuer sur leur sort. Et le futur, c’était de cela dont il était question à présent. Il voulait bien l’épouser, oui, mais à condition qu’ils habitent ensemble. Vraiment. Et qu’ils dorment ensemble, aussi. Zut, moi qui comptais te faire dormir sur un paillasson devant la porte. Maarten leva les yeux au ciel. Luttant pour ne pas sourire. Luttant pour ne pas saisir au vol cet humour bienvenu dans l’atmosphère tendue. Et si lui luttait pour garder cet air sérieux et renfrogné qui le caractérisait si bien en temps normal et si peu face à la silhouette de sa sorcière, cette dernière ne se priva pas pour lui offrir un sourire en coin. Timide. Malicieux. Qui eut raison de la réserve de Maarten. Bien sûr que nous dormirons ensemble. Je suis même pratiquement certaine que nous pourrions avoir une certaine forme de vie commune. Mais ne compte pas sur moi pour dormir dans ton lit une place, on risquerait fortement d'être à l'étroit. Le pétillement dans ses yeux eut une réponse dans ceux de Maarten dont les muscles se déliaient peu à peu. Depuis combien de temps n’avait il pas senti ce poids sur ses épaules devenir fumée pour disparaître dans un souffle de vent ? Depuis combien de temps, surtout, n’avait il pas souri aussi sincèrement, autant de soulagement que d’une joie timide et hésitant ? « A l’étroit, peut être, tout dépend de la position… Mais j’avoue que le lit double m’attire beaucoup plus… » Il n’osait pas s’approcher et rompre encore la distance qui les séparait. Et pourtant, b#rdel, c’était sa seule envie à l’instant. Oui Maarten, on va vivre ensemble, dormir ensemble, élever notre fille ensemble. On ne s'abandonne plus jamais, je te pardonne certaines choses, on tente de se faire confiance tant bien que mal. On repart quasiment à zéro. Je t'aime Maarten, autant avec les hauts qu'avec les bas que notre couple à subit. Malgré toutes les larmes qui ont coulées sur mes joues, malgré les aveux que tu viens de me faire. Je t'ai toujours aimé. Et je t'aimerais sûrement jusqu'à la mort. B#rdel. Elle n’allait quand même pas le faire chialer, là ? Peut être un peu. De soulagement, surtout. Finalement, ne pas fuir, c’était peut être une vraie solution. Finalement, ne pas fuir, c’était peut être ce qu’il devait faire. Et s’il ne devait pas fuir… alors…

Elle lui ouvrit les bras. Comme lisant dans ses pensées. Fais-moi un câlin maintenant. Il la sentit au moment même où il franchit la distance entre leurs deux corps pour s’emparer du sien, lui offrir autant une étreinte qu’un baiser chargé de désir. Il la sentit, dans son dos, à le pousser dans un gant de velours. L’autorité de sa créatrice. L’autorité devant laquelle le chien pliait, le chien gémissait, le chien s’aplatissait de soumission. L’autorité qui le débectait autant qu’elle le consumait. Et lorsque les mains de Cate s’enroulèrent dans son cou pour le forcer à la regarder dans les yeux, Maarten luttait pour ignorer cette force qui l’obligeait à obtempérer, à se soumettre à l’ordre de sa sorcière, noyant sa volonté qui, pourtant, allait dans le même sens. Tout va bien aller maintenant. Tu m'as tellement manqué, ne pars plus jamais par pitié. Embrassant ses lèvres pour la faire taire, sa nuque pour inspirer son odeur et son parfum, son épaule, où ses doigts jouèrent bientôt avec l’encolure de cette robe dérangeante, Maarten souffla un « Je sais, tout va bien aller, je ne partirai plus jamais » qui avait, quelque part, cette légère odeur de souffre, cet arrière goût amer, cette consistance râpeuse d’un mensonge qu’on ne peut nier. Parce que si même dans un moment comme celui là, elle cédait à la tentation du pouvoir de créateur, comme pourrait-il, lui, résister à son instinct qui lui hurlait de fuir toute domination ? N’y pense pas. Profite de l’instant, profite de vos retrouvailles. Il essayait. Vraiment. Mais… Tout va bien aller. Non, rien n’allait aller. Ils allaient continuer à se détruire, ils allaient continuer à se planter des poignards dans le dos. Et rien n’allait aller. Pouvait-elle lire dans ses pensées ? Ses lèvres cherchaient encore à kidnapper les siennes que déjà ses pensées voltigeaient entre doute et angoisse. Ses yeux chantaient ce désir inavoué mais omniprésent quand le chien hurlait à la mort, criait haro sur cette injustice qui l’obligeait à douter, encore et toujours, au pire moment. Pourquoi ne pouvait-il pas simplement savourer l’instant présence, savourer cet épiderme, ce sourire malicieux, ses lèvres offertes encore et encore, ces cheveux dans lesquels se perdaient ses doigts, s’entremêlaient ses mains pour mieux l’emprisonner.

Il inspira. Pour chasser ses idées noires. Pour se recentrer. Pour respirer, tout simplement, la présence de Myla tout contre lui. « Tu parlais d’un lit… tu me le montres ? »


© charney


_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
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He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]   Lun 27 Avr - 4:09

Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen.
Myla & Maarten


Ne jamais croire un câlin. Ce n'est qu'une façon de cacher son visage, de cacher ses sentiments... ou ses doutes. Ne jamais croire un câlin, ce n'est qu'une façon comme une autre de fuir la réalité. Des promesses. Des paroles en l'air. Ou pas. Dieu seul sait ce qui arrivera, Dieu seul sait si ses promesses sont réelles ou non. J'aimerais qu'elles le soient, que l'on arrête enfin de se planter des couteaux dans le dos dès que notre relation semble aller pour le mieux. J'aimerais vraiment que cette fois notre vie soit un long fleuve tranquille. Un fleuve tranquille en pleine apocalypse néanmoins. Ainsi, par quelques paroles je venais de me relancer une fois de plus dans la gueule du loup, c'en serait presque au sens propre. "Ne pars plus jamais" lui avais-je dit tandis que ses bras m’enlaçaient. "pitié" avais-je même ajouté comme pour ajouter du mélodrame à tout ceci. Comme pour montrer combien il était ma drogue, et que si le chien se détruisait loin de sa maîtresse, la maîtresse n'était guère mieux lotie. Je sais, tout va bien aller, je ne partirai plus jamais  Et ça sentait le mensonge à plein nez. Comme s'il ne croyait pas ce qu'il était en train de dire. Maarten sait-il seulement qu'en ce moment nous pensons à la même chose sans même le savoir? Oui, sûrement. Maarten est intelligent et surtout me connaît mieux que personne puis-ce que nous agissons souvent pareil.

Ses lèvres sur les miennes. Son souffle dans mon cou. Son odeur qui vient chatouiller mes narines et réveille mes sens. Nous avions déjà eu ce genre de contact physique lors de notre rencontre au parc, nous avions déjà eu envie l'un de l'autre lors de cette journée. Et cette journée s'était finie sur un échec, en fuite. Cette journée s'était terminée sur une nouvelle fuite du Néerlandais. Allait-il fuir maintenant? Non, il venait de promettre de ne plus partir, de m'épouser, celui-ci m'avait même demandé de venir vivre avec lui. Mon cerveau peine à croire que cette fois tout va bien se passer et pourtant, mon corps réagi par frissons quand ses doigts viennent tripoter les contours de ma robe comme pour me faire comprendre qu'elle est de trop. Elle est de trop en effet, elle m'étouffe d'un coup.Tu parlais d’un lit… tu me le montres ? Une boule immense vient de se créer dans mon ventre aussi certainement qu'un frisson dégringola tout le long de mon corps. Le désir est en train de naître brutalement, tout autant qu'une légère angoisse par rapport au fait que c'était la première fois depuis mon accouchement. Sans oublier que ce serait notre première fois depuis... piouf je ne compte même plus les mois maintenant, on doit approcher des deux ans non? Un léger Oui. se dessine sur mes lèvres alors que le sourire coquin ne s'en va définitivement plus.

Mon cœur loupe en battement tandis que mon regard se plonge littéralement dans le sien, s'y perd. J'ignore si ce sont toutes les révélations de ce soir qui me font cela, ou si c'est le fait d'être mère à présent, mais maintenant que tout se concrétise l'angoisse monte de plus en plus. Mon esprit tente d’effacer ce doute en l'écrasant d'une main de fer, ils ne vont tout de même pas nous gâcher ce moment naméoh. Mes lèvres affichent un sourire on ne peut plus évocateur et mes doigts glissent tendrement dans les siens pour l’entraîner vers cette fameuse chambre. Et nous voilà dans ce fameux couloir qui m'avait vu disparaître quelque temps auparavant, dans la pénombre puis-ce que la seule lumière qui nous permet encore de voir est celle du salon que nous venons de quitter. Mais avant de l'amener dans ma chambre, avant que nos corps ne se lient comme pour respecter l'engagement que nous nous sommes fait quelque temps plus tôt. Avant tout cela, je me retourne vers lui. Je sais où tu habites, je sais où tu travailles, alors si demain matin tu n'es plus là je te jure que je te trouverais ! Une menace qui n'en est pas vraiment une. C'est plutôt une blague. Et une angoisse en même temps. C'est un point sur lequel j'ai confiance en lui, parce que malgré toutes nos disputes ce n'est jamais arrivé qu'il s'en aille comme un voleur - je ne verrai plus jamais cette expression pareil maintenant que je sais tout - au petit matin. Un sourire reste affiché sur mes lèvres pour alléger l’atmosphère, après tout s'il n'a rien à se reprocher, il n'a aucune crainte à avoir.

Quelques secondes plus tard je le tire à nouveau en direction de la chambre, puis en direction du lit sur lequel je le pousse pour bien lui faire comprendre qui dominera ce soir. Au moins une chose que je suis absolument certaine, c'est que ce genre de domination ne contrarie ni l'humain ni le chien. Cette fois une chose est sure : la nuit nous appartient.   
electric bird.
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Ik zweer dat ik u de waardheid deze keer zal vertellen. [pv Myla]

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