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 (aeryn) any real look is a desire.

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MessageSujet: (aeryn) any real look is a desire.   Mer 18 Mar - 15:53

Tu es inquiet. Qu'importe ce que tu essaies de te faire croire, tu ne peux chasser la pensée macabre de la voir morte. Tu as beau essayer de t'éloigner d'elle pour ne pas sombrer, la chasser de ton esprit t'ait impossible. Beaucoup trop dur pour toi. Et peut-être même que tu n'essaies pas ou peu. Les jeux ont repris et la crainte de la voir disparaître te submerge. L'image angoissante de son cadavre sur le bitume te hante. Tu as donc décidé de la suivre, au moins pour savoir ce qu'il en est d'elle. Tes pas font écho aux siens et tes yeux guettent chacune de ses allées et venues. Tu espères seulement qu'elle ne remarque rien. Après tout, vous avez été amis, vous l'êtes sans doute encore mais votre relation est distante. Une tension palpable et autant présente que cette attraction déroutante entre vous deux. Et tu ne veux guère t'adonner à une femme, tu ne veux guère laisser tes sentiments parler au lieu de ta raison. Tes géniteurs t'ont inculqué la manière de te forger une carapace, eux-mêmes portaient un masque. Et maintenant, tu fais de même.
D'ailleurs, tu l'as suivi jusqu'à un magasin où traînent des masques que tu jauges de tes prunelles azures. C'est distrayant, c'est coloré, c'est festif. Pourtant, tu ne vois pas l'utilité de la mise en vente de ces masques. Ce n'est pas comme si vous célébriez le carnaval plus d'une fois dans l'année, et c'est une des rares fêtes où la joie déborde dans les rues. Tu souris, sourire qui se forme à la commissure de tes lippes fines. Tu te souviens de tes géniteurs et malgré toutes ces épreuves, toutes tes frasques et le malheur de votre famille qui passait pour maudite, tu repenses au mince filet de bonheur dont vous avez eu la chance de goûter durant de courts instants. Tes poings finissent par se serrer. Trop de souvenirs s'emmêlent, se cherchent dans ton esprit et tu finis par perdre ton sourire comme Aeryn de vue. Ta tête bouge de tous les côtés, tes yeux fulminent et recherchent désespéramment sa silhouette familière, sa tignasse volant dans les airs mais tu ne trouves que le brouhaha incessant de la populace autour. Tu lances une injure qui vole dans les airs, éphémère. Lançant le masque, précédemment dans tes mains, dans celles du vendeur. Tu dois te hâter, trouver l'objet de tes inquiétudes mais avec toutes ces personnes agglutinées un peu partout dans la rue, achetant tous les bibelots possibles, ce n'est pas chose aisée.
Tu pousses les gens, te frayant un passage dans cette masse suffocante et te presses. Tu cours, un peu partout, cherchant cette chevelure de jais qui hante tes songes mais tu ne voix que des inconnus tout autour de toi, rien qui ne te rassure. Tu ne peux crier son prénom sous peine de dévoiler ton geste, de dévoiler le fait que tu la suis impunément. Tu l'as perdu de vue, maintenant, tu t'en mords les doigts. « Quel idiot je suis.. » Tu murmures. Elle ne peut guère s'être volatilisée dans les airs en à peine quelques secondes. Elle fait, certes, partie de ces êtres spéciaux mais même pour elle, cela semble impossible. Tu as beau te retourner les méninges, aucune solution, aucune explication ne te vient à l'esprit, ne te semble envisageable. Et puis finalement, l'impact est rude sans trop l'être. Tu n'es pas propulsé mais tes pieds doivent bouger pour que tu puisses rester debout, pour que tu puisses garder ton équilibre. « Je suis désolé. » dis-tu dans un souffle à l'encontre de la personne que tu as négligemment bousculé. Tes iris lorgnent le sol et finissent finalement par rencontrer ceux de ton interlocuteur, de quoi te surprendre. C'est elle. Elle est bien devant toi. Elle te regarde et ses yeux te transpercent l'esprit. Sait-elle que tu la suivais ? Tu espères, et tu pries, même, pour que ce ne soit pas le cas.
« Aeryn.. Qu'est-ce que tu fais là ? » Tu décides de faire comme si votre rencontre ici n'est que pur hasard, si elle ne sait rien, autant ne pas la mettre sur la voie. Tu peux parfois être un bon menteur ainsi qu'un manipulateur hors pair mais devant elle, tu te sens désarmé et ton masque s'effrite au fil des secondes interminables à jauger l'autre. Tu enchaînes boulette sur boulette aujourd'hui, de quoi te rendre peu fier mais qu'importe, tu as le moyen de retourner la situation pour qu'elle te soit favorable et que ton masque ne finisse pas par s'étioler davantage.
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MessageSujet: Re: (aeryn) any real look is a desire.   Mar 24 Mar - 21:57

Comme un soupçon de glace sur ses lèvres, le froid l’a prise, engourdissant ses membres de traits fins craquelant sa peau sèche. Comme un goût d’amertume aux lèvres, ses sens ont oublié à quel point elle appréciait ces couleurs aussi ternes et grises, dénuées d’un soleil annonciateur de renaissance nouvelle. C’était à cette époque qu’ils avaient été emportés tous deux face à la faucheuse sourire sur les lèvres. Balles en plein cœur, laissés là sur le plancher, l’enfant de ses souvenirs avaient couru joyeusement parmi les arbres aux bourgeons à peine visible sur leurs bras nus. Un temps gris et nuageux, comme que son regard observa, levant les yeux au ciel. La madeleine de Proust se déclencha, déchainant le déluge, remontant ce qui était passé, oublié, à la surface avec prouesse et violence. Ce souvenir, elle le repoussait, pour ne pas le regarder, pour ne pas pleurer. Du sang sur le sol coulait toujours, progressant méthodiquement autour de sa source, nourrissant le parquet. L’enfant avait hurlé, empêchant sa sœur de le voir et l’observer, fermant ses yeux candides de la dureté du monde. Ce ciel rappelait trop de souvenirs d’une mémoire endolorie, fragilisée par les aléas, par les tourments du passé. Celui qui ne reviendrait jamais influençait l’instant, si bref, si fragile, le tournant en cauchemar.

Pas une goutte salée pour ternir le visage. Le sang suinta sur ses phalanges, maudissant l’oubli de ses gants. Fourrant ses mains dans ses poches, et baissant le regard sur son chemin, la grecque avançait à pas rapides, faisant mine d’ignorer l’environnement, bien que son instinct remarque une fois de plus la présence presqu’inattendue de son ange gardien. Tapi dans l’ombre, observant sans pour autant franchir la distance les séparant, elle avait reconnu sa silhouette invisible, et la discrétion dont il faisait preuve. Si elle n’avait remarqué sa présence qu’assez récemment, le malin semblait avoir pris une certaine habitude à glisser le long de ses pas, gardant un œil protecteur au loin dans l’attente d’un souffle de vent pour l’amener à elle. Une brise légère l’apporte et le dépose, dansante, narguant les deux compères que rien ne motive à se rapprocher. Elle sait, il veille, et la frontière reste, terne  et muette, silencieuse et dangereuse. Aucun d’eux n’ose, bien que tous deux en rêve, leurs espoirs transportés par cette envie de panser leurs plaies. Guérir ? Sont-ils malades sans le savoir, à n’en point pouvoir se relever et affronter l’inconnu leur brûlant les lèvres de curiosité ? Probablement. Et si l’un comme l’autre ne peuvent avancer le premier pas, le souffle les mènera l’un à l’autre pour les motiver à la confrontation qu’elle n’a pas vu arriver. La tête dans les pensées embrumant ses sens, le choc la ramène brutalement vers une réalité jusque-là ignorée. L’oublier ne lui serait pas possible, et elle maudissait déjà celui qui l’avait provoqué. La voix, le ton, elle refuse de le reconnaître, pour ne pas avoir à l’affronter. Ce désir, cette envie, cette attirance, la craindre l’encourage à la repousser au plus loin encore et encore. Simple réflexe, répondre à ce qui s’apparente à un inconnu.  

« Vous pourriez au moins faire attention et regarder où vous marchez ! »

Le regard posé sur lui, entre mille, elle le reconnait. Evidemment qu’elle savait, depuis ses mots d’excuse à peine convaincants. Une excuse, rien de plus pour engager la conversation, pour nouer les liens et les tisser. Depuis le temps que son ange gardien veillait, contemplant le moindre de ses faits et gestes dans l’espoir d’un regard vers lui la retrouver et l’approcher de nouveau.
Nathan.
Soulagée, comme effrayée, son cœur marque les pulsions à un rythme effréné, incapable de se retenir. Sur ses traits pourtant ne dénotaient rien pour trahir la guerre émotionnelle intérieure qui s’ensuivait.

« Et toi alors ? Encore à trainer aux alentours ? »

La provocation, leur moyen de communication habituel. Le sens qu’ils se donnaient à leur lien, leur relation, pour pouvoir en garder le contrôle et le mordant les définissant allègrement tous deux. Des sous-entendus marquants trait pour trait leur façade mutuelle, pour éviter qu’elle ne vole en éclat et ne se brise sous le poids de la simple goutte d’eau qui déborderait du vase…
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