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 Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}

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MessageSujet: Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}   Dim 22 Mar - 0:10


« Loterie du RP »



Ellie Wilson & Wesley Windsor
featuring



« Stand tall for the beast of America.
Lay down like a naked dead body,
keep it real for the people workin' overtime,
they can't stay living off the government dime.
Stand tall for the people of America.
Stand tall for the man next door, cuz
we are free in the land of America,
we aren't goin' down like this. Come on Now
! »


L'après-midi vous cueille alors que vous déambulez dans les rues de la Nouvelle-Orléans. La cathédrale se dresse sur votre chemin, sublime, majestueuse. Vous y pénétrez pour apprécier son architecture ou pour prier des Dieux qui semblent vous avoir abandonné. D'autres silhouettes se pressent dans ce lieu sacré, plus nombreuses que vous ne le pensiez. Seuls quelques murmures caressent les murs, dérangeant à peine la quiétude régnant à l'intérieur de la bâtisse. L'odeur de cire et de bois vous enivre. Rien ne semble prédire la suite. Ils arrivent par dizaine, armes levées et vous ordonnent de vous allonger au sol. Les plus hagards, confus devant cette soudaine agressivité se voient marteler de coups s'ils n'obtempèrent pas assez rapidement. Parmi vous, se cache un résistant extrémiste, un ennemi du gouvernement. En tout cas, c'est ce qu'ils affirment. C'est leur seule justification. Personne n'ose crier au blasphème directement mais vous notez quelques mécontentements. Les Peacekeepers ont osé souiller la sérénité d'un lieu saint. Ce serait une honte si le sang se mettait à couler ici. En espérant qu'il ne s'agisse pas du vôtre... Tout le monde est coupable jusqu'à preuve du contraire. Vous voilà pris en otage par les autorités, personne ne sort tant que le criminel n'a pas été appréhendé.


Ordre de passage:
1 - Wesley Windsor
2 - Ellie Wilson





Dernière édition par MR BRIGHTSIDE le Jeu 21 Avr - 9:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}   Jeu 26 Mar - 17:50

Une foule s'agglutinait sur le parvis de l'église, la mitraillait de leurs appareils photos, la couvait d'un regard où se mêlaient admiration et révérence. Wesley leur jeta une œillade dépitée. Il n'avait jamais compris l'engouement de ses pairs pour la religion, la dévotion dont ils faisaient preuve, l'exaltation qui s'emparaient d'eux lorsqu'ils se croyaient en communion avec leur souverain céleste. Tout ça n'était que fadaises à ses yeux. Toutefois, le Hunter devait concéder que l'architecture de l'édifice altier était impressionnante, forçait au respect, quoiqu'il n'y avait pas là matière à s'extasier comme le faisaient ces fantoches. En y réfléchissant, il n'était même pas sûr de s'être déjà rendu dans pareil lieu.
La brute lorgna sa montre ; deux heures moins le quart, il était légèrement en retard. Wesley, ravi de pouvoir échapper à la touffeur accablante, poussa les lourdes portes de bois et pénétra dans la demeure du fils de l'Homme.

Lorsqu'il y entra, il n'y eut pas de révélation transcendante, d'élévation de l'âme, de résipiscence de ses fautes ; uniquement ces sempiternels vices qui nageaient en lui. L'air fleurait l'encens, une odeur douceâtre et capiteuse, de vastes rangées de bancs s'étiraient de part en part de la bâtisse et la lumière solaire s'accrochait aux vitraux, les faisait rutiler de mille feux, créant un océan de reflets ondoyants sur le sol. La température était fraîche, contrastant grandement avec celle de l'extérieur, la nef était plongée dans la pénombre et un lourd silence y régnait, parfois dérangé par les suppliques murmurées avec fébrilité par les fidèles. Que diable recherchaient donc ces gens ? Pensaient-ils que ces quelques syllabes qu'ils prononçaient avec ferveur leur garantiraient le salut éternel ? Que ces prières hypocrites exorciseraient le mal de leur âme ? Et voilà que lui, apôtre de l'affliction, semeur de chaos, pécheur éternel et éhonté, se dressait là, au beau milieu de ces gens pieux, au cœur de la maison de leur Seigneur. Cette pensée amena un sourire méprisant sur son visage.
D'un rapide coup d’œil, Wesley avisa un banc libre et s'en approcha, l'écho de ses pas troublant le recueil silencieux, et il s'y laissa choir avec désinvolture, posant ses coudes sur le dossier.
Quelques minutes s'écoulèrent avant que son client ne le rejoigne. Ce dernier avait le regard vitreux et dément, le teint cendreux, était nerveux et brusque, et n'arrêtait pas de frotter les ailes de son nez. Il avait l'air on ne peut plus suspect et son étant de manque était patent. Amateur pensa Wesley. Néanmoins, le Hunter extirpa du revers de sa veste de cuir un sachet contenant une poudre blanche et la tendit à son vis-à-vis, qui se hâta de l'échanger contre une liasse de billets et s'en fut sans mot dire. Comptant tranquillement la somme, Windsor ne put s'empêcher de remarquer que, en dépit de ses opinions sur le sujet, il y avait quelque chose d'éminemment grisant à commettre pareil péché au sein de ce havre de paix. Peut-être devrait-il passer au confessionnal et imaginer la tête épouvantée du prêtre lorsque celui-ci entendrait les horreurs sans nom que le réprouvé avait commises ? Cette idée séduisante le secoua d'un rire discret.

Toutefois, avant qu'il puisse perpétrer cet affront, la quiétude du lieu fut déchirée par la survenue de plusieurs individus. Intéressé, Wesley se retourna et constata qu'il s'agissait d'une escouade de peacekeepers, au vu de leur uniforme. Il avait toujours raillé ce groupuscule, qu'il considérait comme une version édulcorée de sa propre milice. Sitôt entrés, ils commencèrent à vociférer des ordres, commandant aux fidèles de se ranger le long du mur. Curieux de découvrir quel était le motif de l'apparition soudaine de ces troupes armées, le Hunter obtempéra docilement et se mêla à l’amoncellement de plébéiens. Un vieillard, marchant à l'aide d'une canne, ne se déplaça vraisemblablement pas assez rapidement au goût de l'un des membres de l'escadron et celui-ci l'empoigna fermement et le jeta à terre sans vergogne. À ceci, le russe arqua un sourcil, quelque peu étonné de la brutalité de l'individu ; s'en prendre à des êtres vulnérables avait toujours été l'une de ses limites tacites. Un homme injuria le peacekeeper en réponse à cette violence gratuite et fut roué de coups. Des murmures scandalisés et désapprobateurs grouillèrent dans les rangs de la foule mais plus personne n'osa s'interposer. « Un ennemi du gouvernement se terre parmi vous et nul ne sortira tant que nous ne l'aurons pas débusqué. » tonna le leader. En ces temps troubles, le Gouvernement, apeuré par la recrudescence d'actes terroristes, exhortait ses troupes à se montrer implacables avec tout suspect potentiel, ce qui se traduisait par ce genre de maladresse zélée. Wesley s'adossa au mur et croisa les bras ; il lui tardait de voir jusqu'où ces idiots allaient pousser ces démonstrations de force ridicules.
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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}   Mar 31 Mar - 0:11


Paranoia in bloom
Chaque brise devient mortelle. Chaque souffle n’est plus le même. 


La frontière est plus abstraite qu’on peut l’imaginer. Elle s’éloigne des repères qui façonnent notre esprit, se perd dans les souterrains qui renferment notre folie. Afin d’appréhender la réalité d’un monde au-delà de l’humanité. La frontière n’est ni visible, ni tangible. Elle se dévoile dans les recoins inconnus de notre pensée, se dissimule dans les territoires reclus de notre ambiguïté. Afin d’être sans exister, d’apparaître sans succomber, d’inspirer sans contraindre la raison à l’abandon.

« Je … Je suis … » Les mots restent bloqués dans sa trachée, sans parvenir à franchir ses lèvres brûlées par la culpabilité. Elle est incapable de formuler la moindre confidence, de briser le silence de ce cauchemar qui la hante. « Je ne peux pas … » Pourtant elle aimerait se libérer de ce poids qui lui fait courber l’échine. De cette colère qui fulmine, comme un écho contre les parois de sa poitrine. « Je ne peux pas faire ça. » La sentence tombe, l’espoir s’effondre, s’effrite le long de son regard désabusé par les regrets. Piégée entre les deux pôles d’une même raison qui l’accable chaque seconde davantage, elle abandonne avant même d’avoir commencé. Contrainte par la résistance qui s’opère dans la somme des parcelles de son être. Afin de l’empêcher de faillir, de tomber, de s’ouvrir un instant. D’ôter le masque qui recouvre son visage depuis si longtemps. A croire qu’il est ancré au plus profond d’elle, sur la structure de son ADN. A croire que la stratégie est devenue une technique de survie tapis dans ses veines.  

Incapable d’arracher le mal qui lui écorche l’âme, elle finit par se retirer du confessionnal. Avec pour seul appui, une béquille bancale qu’elle traîne depuis une semaine. Une semaine de trop. Il lui est difficile de supporter le temps lorsqu’il s’épuise lentement. Lorsqu’elle est affligée d’une vulnérabilité exposée au regard de chacun. Ce paraître l’agace, ce handicap l’excède, cette fragilité l’horrifie. Elle ne supporte pas l’image qu’elle renvoie, le sentiment qu’elle éprouve à chaque pas. Cet aspect réducteur amplifie la rancœur qu’elle tente de contenir, d’infléchir. Afin de ne pas céder, craquer, claquer sous le poids de ces émotions divergentes mais ô combien violentes. « Un ennemi du gouvernement se terre parmi vous et nul ne sortira tant que nous ne l’aurons pas débusqué. » L’opportunité de quitter les lieux vole en éclat dans un fracas tonitruant. Jusqu’à faire vibrer les vitraux qui filtrent la lumière. Jusqu’à éveiller les maux, terrer dans les profondeurs de l’enfer.

Sans avoir le temps de réagir, Ellie se fait escorter au milieu de la foule avec une telle hargne qu’elle en perd l’équilibre. Face à la chute qui s’annonce, elle saisit le bras d’un inconnu pour s’extirper de cette finalité. « Pardon. » C’est d’une telle ironie, elle est capable de s’excuser auprès de n’importe qui mais incapable de s’excuser elle-même.

Tel un caméléon, elle tente de calquer la réaction de la foule afin de passer inaperçue. Il lui faut choisir entre deux comportements, celui des opposants à cette escouade ou celui des partisans du profil bas. Aucune hésitation possible, elle opte pour le second choix : statistiquement les chances de survie sont bien plus élevées dans ce groupe. Ainsi, elle s’inspire de leur posture, leur attitude et leur gestuelle afin de reproduire un comportement similaire. Et ce, même si la situation la met mal à l’aise; elle se sent prisonnière de cette intervention gouvernementale. Comme un animal en cage, elle ne peut s’empêcher de s’interroger sur les multiples façons dont il est possible de sortir de cet endroit.

Instinct de survie quand tu nous tiens. Elle parcourt la cathédrale d’un regard, examine attentivement chaque option, étudie en vain la situation : l’entrée principale est condamnée d’avance, les portes à l’arrière ne font pas une grande différence. Aucun accès ne peut être utilisé pour l’instant. C’est le croisement entre la patience et la volonté, l’une tend à vivre, l’autre à survivre.  « On va procéder à des interrogatoires. » Le bruit vient rompre l’ordre établi alors que l’indignation se répand comme un virus propagé dans l’air. Chaque brise devient mortelle. Chaque souffle n’est plus le même. Gardiens de la paix ou anges de la mort, les peacekeepers ne lésignent pas sur les coups pour mettre un terme au trouble que la panique provoque. Comme des animaux menés à l’abattoir, ils sélectionnent des individus pour passer l’interrogatoire.

L’heure de vérité vient de sonner. Pour certains il est temps de franchir la frontière, tenter une prière. En vue de sauvegarder ce qu’ils sont, de conserver ce qu’ils étaient, d’épargner ce qu’ils seront. Sous l’effusion des coups qui se perdent sans s’égarer, s’estomper, se dissiper.

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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}   Dim 12 Avr - 13:38



Les miliciens éructaient toujours des ordres, vociféraient autant que faire se peut, apostrophaient de pauvres hères pleins d'appréhension ; ils étaient voûtés par le poids de la peur, l'effroi corrompait leurs regards et chacun essayait tant bien que mal de se dissimuler derrière son voisin. Des affres dans lesquelles ses semblables sombraient, Wesley n'en avait cure. Il pourchassait une vague réminiscence qui grattait le voile de sa conscience sans pour autant s'esquisser de manière limpide, un souvenir évanescent qui se dissipait sitôt qu'il tentait de l'amener au devant de son esprit. Comme s'il passait ses doigts dans un écran de fumée.
Puis, soudain, la vision s'imposa à lui et devint vivide : dans une autre vie, plus de vingt ans en arrière, au sein d'une église similaire, lui, chérubin, tenant fermement la main d'une jeune femme à la crinière flavescente et à la carnation de lait, ses lèvres ornées d'un radieux sourire et ses yeux rieurs baissés sur lui. Fut un temps où elle avait été tout pour lui. Un monde idyllique et candide, saccagé par un abandon éhonté et impromptu. En contemplant cette toile, le Hunter devait reconnaître que le simulacre était parfait, rondement mené, l'illusion était totale. Un amour de façade plus vrai que nature mais qui n'était que poudre aux yeux. Sa mère avait été pieuse, il pouvait désormais se le remémorer avec clarté, si bien qu'il se demandait comment la chose pouvait lui avoir échappé. Était-ce là un refoulement inconscient , cette notion absconse dont ces charlatans de psychanalystes parlaient tant ?

Après le départ d'Aleksandra, son oncle, qui l'avait placé sous sa tutelle, s'était évertué à énucléer le germe de piété qu'elle avait placé dans l'âme du bambin, piétinant avec férocité cet embryon saint, souhaitant étouffer toute velléité de dévotion. La tâche fut aisée ; la haine et le mépris venaient facilement au rustaud, plus encore lorsque cela effleurait le chapitre épineux qu'était sa génitrice. L'incompréhension avait été tout aussi douloureuse que la séparation. Pourquoi l'avait-elle abandonné en compagnie d'un père s'étant égaré au fond d'une bouteille et d'un truand implacable ? Pourquoi ne l'avait-elle pas emmené ? N'en valait-il pas la peine ? Tant de questions qui se heurtèrent à un silence assourdissant, qui précipitèrent sa chute inexorable dans les abîmes de la violence et de la criminalité.

Wesley fut brutalement extirpé de ces songes venimeux lorsqu'un peacekeeper aboya un ordre à proximité. Toutefois, il n'était pas la cible désignée par cette injonction ; elle était destinée à une jeune femme munie de béquilles. Perchée précairement sur ses supports, celle-ci ne pouvait se déplacer qu'à une allure mesurée, vraisemblablement insuffisante au goût du dogue car celui-ci, à nouveau, empoigna et brusqua sa proie, lui faisant sans vergogne mordre la poussière, ponctuant cet affront d'un rire goguenard. Il s'avança ensuite et se pencha sur elle, comme pour la remettre d'aplomb. Wesley, toujours obnubilé par ses pernicieux lambeaux de souvenirs, ne sentit pas son corps réagir. Était-il mû par son sempiternel machisme ou saisit-il là inconsciemment une opportunité d'épancher sa rage balbutiante, nul ne pouvait le savoir. À la situation présente, il amena la seule réponse qu'il connaissait : la violence. Cette brutalité, qui avait toujours fait partie son environnement, s'était immiscée dans ses rouages cognitifs, était devenue une réaction naturelle, machinale, qu'il ne pouvait en aucun cas refréner. Une pulsion impérieuse. Sa dextre jaillit, enserra dans un étau d'acier le poignet de l'effronté et de son autre pogne, il frappa à la gorge, son gibier émit un son étranglé. Le Spadassin tordit le bras du représentant de l'ordre, l'amena à terre et se laissa choir sur lui, ses genoux heurtèrent avec force le sternum du pauvre diable, qui eut le souffle coupé. Wesley, ensauvagé par ces prémisses de rixe, arma son poing, les jointures blêmissant sous la tension et s'apprêta à l'abattre sur la gueule du peacekeeper. Toutefois, avant qu'il eut pu asséner son coup, il fut fauché de côté par l'un des collègues de son antagoniste. Alors qu'il s'apprêtait à en découdre avec ce nouveau venu, Windsor se figea, ayant ouï le cliquetis métallique d'une sécurité que l'on enlève. Et en effet, le leader braquait une arme à feu sur lui, ses yeux pâles et froids rivés sur sa personne. « Interrogez-moi ces deux là à fond. » gronda-t-il de sa voix caverneuse. Bien joué, Windsor se congratula l'autre in petto.

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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}   Mar 28 Avr - 23:51


Paranoia in bloom
A croire qu'il lui reste suffisamment de souffle pour ne pas en venir à bout.  


Ce n’est pas seulement une crainte intuitive qui la trouble un instant. C’est une peur irrationnelle qui s’insère dans le moindre détail de sa rétine, sans parvenir à dépeindre la différence entre l’insignifiant et le fondamental. Un tourment perpétuel qui accapare le monde entier d’un battement de cil et condamne la paix à l’exil. Un châtiment qui ne s’essouffle pas sur les rivages du temps mais qui s’alimente des sévices de chaque moment, comme s’il pouvait inspirer la toxicité de l’oxygène dans ses poumons calfeutrés.

L’inquiétude la consume sans relâche, épuise la logique qui se perd dans l’intimité de ses chimères. Elle force la méfiance à intervenir, déploie la vigilance tel un mécanisme de défense. Afin de perdurer l’illusion qui permet à la fugitive d’être invisible parmi la foule. Homogène à la population. Conforme à la société. C'est de cette manière qu'elle parvient à survivre. Dès lors qu'un élément vient perturber l'ordre établi, le phénomène tant redouté de l'effet papillon est enclenché. Un rien pour un tout. Une étincelle pour allumer un incendie. Une goutte de pluie pour causer une inondation. Une brise d'air pour éveiller une tornade. Et pire encore, un acte héroïque pour aggraver une situation. L'intervention inopinée d'un parfait inconnu décuple la crainte du médecin qui perçoit le danger d'une telle exposition. Elle ne relève pas la bravoure de cette initiative ni l’aplomb de cette action.

Tout ce qui la percute, tout ce qui la heurte, appartient au registre des conséquences qu’elle peut deviner à l'avance, des répercussions qui vont découler de cette violence. Témoin passif qui redoute la fatalité, Ellie n'est plus que l'ombre d'elle-même lorsque la sentence tombe. « Interrogez-moi ces deux là à fond. » Les mots giflent son visage dont les couleurs s'estompent en un fragment de seconde. Elle distingue nettement la menace qui empoisonne l'air d'un parfum délétère. Une odeur abjecte qui rend l'atmosphère étouffante. Empoignée de force par un peacekeeper, elle tente de camoufler l’anxiété qui la foudre à chaque mètre parcouru, comme si c'était le dernier en liberté, le premier au bagne. Elle manifeste une certaine résistance à franchir la porte de la sacristie, ayant connaissance de la suite des événements à venir. Il n'est pas vraiment difficile de deviner le flot d'amertume en prévision. Encore moins d'anticiper la brutalité qui va en découler. Néanmoins, elle entrevoit une lueur d'espoir à l'idée que le revestiaire offre un accès direct à l'extérieur.

« On va mettre les choses au clair. » A peine ont-ils pénétré l'annexe que l'étranger téméraire écope de la fureur d'un des assaillants. Les coups s'enchaînent sans répit alors que l'arme décourage tout acte de révolte qui pourrait nuire à cette vengeance sordide. Bien qu'il porte la responsabilité de leur présence en ce lieu, Ellie considère que cet homme ne mérite pas ce qu'on lui inflige. Il est seulement coupable d'avoir voulu l'aider, une action qui ne peut être punie par la cruauté. Cette vision la dérange, l'affecte, l'ébranle malgré les efforts qu'elle effectue pour rester en retrait. Les muscles de sa mâchoire se contractent afin de taire les jurons qui tentent de lui échapper. Mais elle finit par céder, incapable d'étouffer l'empathie qui vibre comme un écho au rythme des battements de son coeur. « Bon sang, ça suffit ! Il a compris le message » Les paroles sifflent entre ses dents qui grincent sous l'aigreur dont elle fait preuve.

La brutalité résonne au creux de son estomac lorsque le coup perle sur sa paroi abdominale. Elle se rattrape à la première surface qui peut l'empêcher de s’écrouler au sol alors que sa respiration lui fait défaut. Elle manque de cracher ses poumons à chaque râle que la douleur éventre. « Bordel de merde. » Repliée sur elle-même, il lui est difficile d'articuler correctement. Contrairement à son compagnon d’infortune, elle digère atrocement mal ce degré d'hostilité. Pourtant ce n'est pas faute d'en avoir fait autrefois l'expérience. « Maintenant que vous semblez coopératifs, on va pouvoir commencer l’interrogatoire. Vos noms ? » La question semble simple pourtant la tension vient de gagner un palier. Ellie sait pertinemment qu’ils vont vérifier chaque information avec une attention toute particulière. Alors combien de temps leur faudra-t-il avant de découvrir qu’elle ment sur son identité ? C’est un prétexte suffisant pour être considérée comme suspecte.

Face au scénario catastrophique qui s'annonce, il ne lui reste qu'une chance de s'en sortir. Et elle réside en cet individu mystérieux qui tient encore debout malgré l’effervescence des coups dont il fut victime. A croire qu'il maîtrise suffisamment la violence pour être capable de la réceptionner. A croire qu'il lui reste suffisamment de souffle pour ne pas en venir à bout.

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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}   Jeu 2 Juil - 22:10





Son intervention inopinée allait avoir de fâcheuses conséquences, il pouvait le sentir dans l'air, le percevoir sur les faciès fripés par la colère. Sous le joug du monstre d'acier, la bravade du Hunter s'interrompit, se bornant à dévisager son vis-à-vis afin de jauger ses intentions. Ce qu'il lisait dans ces prunelles troubles ne lui plaisait guère. Et en effet, bientôt, l'on les mena à l'abri des regards de l'assistance, dans la quiétude de la sacristie. Une fois les portes de la pièce exiguë closes, Wesley sentit des nuages noirs et furieux s'amonceler dans son ciel et il pouvait presque ouïr le glas de la punition résonner. Une unique sentence creva le silence, annonça le début des festivités et aussitôt, une grêle de coups s'abattit sur la carne du dogue, une succession effrénée d'horions qui a sitôt fait d'amener le sol à ses genoux, de lui rompre l'échine et de lui voler son souffle. Mille lames transpercèrent son corps, une douleur térébrante l'étreignit et lui brouilla la vue. Du dehors, une attaque éclaire, une averse de violence dissipée aussitôt qu'apparue, du dedans, un supplice séculaire. Lorsque l'algarade prit enfin fin, Wesley était allongé sur le dos, brisé, la respiration erratique, la lippe fendue, du sang dégouttant de son menton. Ainsi couché, il prit un moment afin de rassembler ses esprits, ordonner le flux tumultueux et anarchique de ses pensées. Toute sa carcasse l'élançait, le goût cuivré du sang inondait son palet et, en poussant délicatement ses dents de sa la langue, il remarqua qu'une de ses molaires balançait dangereusement. C'était étrangement fascinant d'être le pantin désarticulé gisant sur les pierre froides et non le colosse se dressant au devant de sa victime vaincue et fébrile. Et de surcroît, le Hunter ne devait son salut qu'uniquement à l'interjection salvatrice de la nymphe. Vraiment, l'opprobre était absolue. Ça gondola ses lèvres déchirées en une ébauche de sourire amer. T'es tout rouillé et tout minable, Windsor. Il roula sur le ventre, cracha une giclée écarlate et se releva vaille que vaille, la géhenne burinée sur son faciès rugueux. Il était mortifié de s'être fait cueillir aussi aisément par des quidams mais l'heure n'était pas à l'accablement. Non, l'heure était à la vengeance. Le milicien glissa une œillade vers sa compagne d'infortune ; elle avait l'air presque moribonde, chancelant sur ses béquilles. Que diable avait-elle ? Il devait expier ses fautes, et vite.

Vos noms éparpilla l'autre d'une lippe goguenarde, dégoulinante de morgue. C'en fut trop pour le soudard, qui brûlait d'éviscérer l'outrecuidant et l'ignition fut immédiate, impérieuse, la colère détona dans chaque fibre du corps de Wesley et il plongea sa dextre dans le revers de sa veste et dégaina sa plaque : « Hunter Windsor, espèce de fils de pute. Et elle, fit-il en pointant l'inconnue, c'est ma petite amie. Si l'un de vous ose encore la toucher ou lui adresser la parole, vous finirez tous à Parish avant la fin de la journée. Ai-je été clair ? » gronda-t-il, débridant son ire, laissant l'écume de sa rage façonner ses palabres. La décision était hâtive, le bluff périlleux mais la manœuvre était suffisamment surprenante que pour faire éclore la stupéfaction dans les rangs adverses. La sempiternelle impétuosité du truand avait encore déposé des œillères sur ses yeux pâles, lui avait fait miser sur la magnanimité de Dame Fortune, cette chienne indocile. « Maintenant, vous allez gentiment nous laisser sortir et je promets de ne pas faire de vos misérables vies un putain d'enfer. » La garce espiègle lui sourirait-elle une dernière fois, pour sauver une âme innocente ? Il l'espérait ardemment.



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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}   Mer 5 Aoû - 17:36


Paranoia in bloom
Elle s'attend, impassible, à voir les cartes s'effondrer pour lui échapper encore une fois. Elle s'attend, jusqu'à la fin, à sentir les flammes la consumer. 


Le temps se suspend à son regard, la retenant captive de cette agonie aphasique. Les secondes se multiplient, se reproduisent, s’intensifient. Au rythme des battements qui scandent sa respiration, bouffée par l’angoisse de cet interminable moment. Elles les effleurent, au bord du désespoir qui se prépare à réceptionner sa chute. Alors que son corps reste piégé dans une paralysie viscérale. Ses pensées s’effacent l’une après l’autre, plongeant son esprit au plus près du vide. Rien ne semble parvenir à l’atteindre, pas même l’écho des pas qui résonnent sur les murs archaïques de la cathédrale.  

« Hunter Windsor, espèce de fils de pute. Et elle c’est ma petite amie. » Les mots s’accrochent à chaque vibration qui l'extirpe de sa léthargie, amplifiant l’effet de leur réception instantanée. C'est une vague de soulagement qui s’empare avec violence de son inquiétude pour la ruiner, la faucher, la décimer. Jusqu’à son dernier souffle. Les lèvres d'Ellie s'étirent légèrement, dévoilant sans en avoir conscience, le sentiment qui l'envahit à cet instant. Néanmoins, aucun son ne lui échappe. Seul son regard, teinté par l'estime, parvient à briser le silence prisonnier de ses lippes. « Maintenant, vous allez gentiment nous laisser sortir ... » La délivrance n'a jamais été aussi proche, imminente, immédiate. Elle s’installe dans son esprit, prend vie au creux de son espérance. C'est à peine croyable. En toute vérité, une part de sa raison n'y croit absolument pas. Et elle s'attend, patiente, à voir le déclin de cette opportunité sortir de la pénombre. Elle s'attend, impassible, à voir les cartes s'effondrer pour lui échapper encore une fois. Elle s'attend, jusqu'à la fin, à sentir les flammes la consumer.

Mais rien ne vient, rien ne la retient. Alors elle s'estompe aux premières lueurs du soleil qui frappe le visage de la miraculée. Profondément déroutée par cette sortie inespérée. Que s'est-il passé là-bas ? Que s'est-il réellement produit ? Ellie l'ignore, pourtant il lui semble ne pas avoir perdu connaissance. C'est comme s'il y avait eu une faille dans les plans du destin. Une incohérence, une interruption, une divergence. Comme si la vie n'avait pu se résoudre à s'acharner sur eux. « Merci ... pour ce que t'as fait. » Bien qu'elle demeure abasourdie par la récente tournure des événements, les mécanismes de sa conscience fonctionnent à merveille. Lui rappelant le sort réservé à ceux qui restent, coincés, comme des animaux en cage dans cet immense piège. « Faudrait recoudre cette lèvre » dit-elle en constatant le sang qui s'en écoule. « J'peux te le faire, j'ai du matériel médical dans ma voiture ... c'est pas très loin d'ici » Enfin, c'est davantage un équipement de secours en cas d'urgence qui servir pour soigner des blessures ou en causer. Une précaution à la hauteur de son inquiétude constante.

« A moins que tu ne veuilles aller à l'hôpital. » Cette option est loin de la tenter, pour la simple et bonne raison qu'elle ne sent pas pas prête d'y remettre les pieds. C'est trop tôt, trop frais. Chaque souvenir est imbriqué en elle comme la preuve vivante d'une nuit d'épouvante. Néanmoins elle ne peut lui refuser cette alternative si telle est sa volonté. « Dans ce cas j'peux t'escorter avec mes béquilles. » Parce qu'au fond, elle se sent redevable. Et ce sentiment étranger la déconcerte, la déroute, l'intimide presque. A l'image de cet inconnu dont elle ne connait que le nom. Dont la bravoure l'interpelle au point d'en oublier les fondements de sa survie. La méfiance. La distance. L'indépendance. L'un prévient quand l'autre préserve. L'un divise quand l'autre analyse. L'un surplombe quand l'autre tranche. C'est loin d'être parfait, ou stable. C'est juste assez solide pour être durable. C'est à dire, suffisant pour un temps.


(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}   Ven 4 Sep - 4:27




Il brandissait sa rutilante insigne comme un homme pieux lèverait un crucifix pour conjurer des forces malévoles, tenir en respect des créatures impies. Et cela semblait fonctionner, les paroles comminatoires prirent racines dans l'esprit des miliciens, un rideau de silence tomba sur la pièce et Wesley, le corps roidi par la tension, lut dans le regard atone de son antagoniste la défaite, la résignation. À l'intérieur, la fureur hurlait, grondait, exigeait d'être désentravée de ses chaînes, de déferler sur ces scélérats. Mais il ne pouvait commettre pareille frasque. Il avait immergé la demoiselle dans cet océan d'ennuis et il devait l'en sorti, si saugrenu et paternaliste que cela pouvait paraître. Il coula un regard en sa direction, elle était pantoise, ne regimbait pas et il enserra un bras frêle dans l'étau de son poing – peut-être avec trop de force et de brusquerie – et l'emmena vers la sortie, sans accorder une once d'attention supplémentaires à leurs cerbères, soucieux de ne pas ployer devant la tentation.

Ce fut presque avec délectation qu'il offrit son visage aux rayons brûlants du soleil et se réjouit presque de sentir à nouveau cette touffeur qui les tenaillait. À l'extérieur, les hères continuaient de déambuler placidement, ne se doutant pas une seule seconde de ce qui se tramait dans l'auguste bâtiment. C'était la première fois que le Hunter goûtait à l'amertume d'être malmené par les chiens du gouvernement, d'être martyrisé sans raison aucune par des hommes vaniteux. Pas d'épiphanie, pas de revirement drastique de conduite mais il conceptualisait maintenant avec un peu plus d'acuité ce que ses innocentes victimes traversaient. Peut-être ferait-il montre de plus de mansuétude, la prochaine fois.

La gratitude sonna étrangement à ses oreilles, comme un idiome étranger que l'on ouït pour la première fois. Sa prime réaction fut de conclure au sarcasme et il sentit un nouvel éclair de colère le traverser. Pourtant, après quelques instants, il palpa l'authenticité, la véracité des propos. Oui, elle le remerciait réellement, cette étrangère qui levait sur lui des yeux de biche effarouchée. Le dogue eut beau prospecter ses souvenirs, il ne put se remémorer un autre épisode où l'on lui témoignait une gratitude sincère. Il s'accorda quelques secondes pour en étudier la saveur, fit rouler cette sensation sur sa langue. Goût singulier, somme toute pas dérangeant. Il décida que cela lui plaisait. Wesley n'inhiba pas le mince sourire qui déborda sur ses lèvres. « C'était rien. » fit-il uniment.

Ce ne fut que lorsque la nymphe mentionna ses blessures que la douleur se rappela au bon souvenir du truand, signe que les effets de l'adrénaline s'estompaient. Il avait l'impression que son encéphale vibrait dans son carcan d'os, un mal terrible lui vrillait les tempes. Il se rendit compte qu'il était passablement étourdi, le monde semblait tournoyer autour de lui, tourbillon de couleurs et de sons. « Nah, j'vais bien. » dit Wesley, fort de sa fierté mâle, écrasant avec son pouce le bourgeon écarlate qui perlait sur sa lippe. Il cherchait à fuir, voulait trouver une nouvelle faille dans laquelle s'engouffrer. S'il restait avec elle, il galvauderait inévitablement par sa brusquerie et son impudence la gratitude balbutiante que la demoiselle lui vouait. Il voulait sauvegarder cet embryon, le préserver de lui. « Pas besoin de te déranger, prends ta caisse, retourne chez toi et remets-toi de tes émotions. » Alors, avec son insolence coutumière, il affecta une révérence, tourna les talons et prit le large, abandonnant la sylphide à son étonnement et à sa liberté recouvrée.

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Paranoia in bloom {Ellie/Wesley}

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