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 /!\ Need someone to numb the pain (ft Ezra)

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MessageSujet: Re: /!\ Need someone to numb the pain (ft Ezra)   Mer 6 Mai - 2:19

Le maléfice riposte, semble vouloir s’intensifier dans les indiscrétions que la chair s’accorde. Un monde s’écroule sans doute quelque part, des sourires se perdent sur d’autres bouches, déjà morcelées en cris erratiques. Les tragédies s’inventent, se défont et s’évanouissent au pas de cette porte définitivement close aux accidents  et à la décomposition psychique. A cette heure, les obsessions raisonnent et s’assemblent dans le trouble aortique qui s’achemine sur des lèvres scellées. Au seuil de la brume, il se fendille, restitue contre la poitrine dénudée de la jeune femme, l’âme de l’égaré. Plus de neige à marteler pour croire à cette immortalité. Entre ses doigts, il n’apprend même pas à devenir ou à être. Seulement à pardonner. Peut-être que ses regrets s’amoindrissent dans la mélopée de ce souffle qu’il s’acharne à lui dérober un peu plus à chaque mouvement. Peut-être que le passé s’affranchit de ses contraintes et rend au présent l’importance des instants qu’il enlève à la mécanique circonstancielle. L’orchestre s’éparpille, le maître brise la baguette et les sons se meurtrissent. Aucun sifflement pour le lier aux malédictions ancestrales, rien pour attacher ses chevilles et poignets aux poids qu’il a sciemment amené. Contre elle, son humanité s’élance, cavale et se soulève pour mener une révolte inespérée. Il oublie d’oublier sans même se rappeler. Dans cette mosaïque de sens autrefois incomplets, elle comble les brèches et redore les carnations calomniées par la carence en sentiments. Peintre des temps miséreux, elle s’arrange pour partir des ébènes et construire un sanctuaire d’ocre, là où la nuit n’a plus la moindre emprise. Là où tout débute et où rien ne s’arrête. Envouteuse des derniers espoirs, elle accroche à chacun de ses soupirs de nouvelles nuances qu’ils dissolvent tous deux dans les perceptions métamorphosées par l’instant qui suit. Ballet de sensations qui arrache le norvégien aux dogmes qu’il s’est composé en croyant pouvoir subir ce siècle dans un exil surconsommé.

Ellie démantèle l’erreur et semble aller plus loin dans sa destruction, en s’appropriant la cicatrice, en la fragilisant d’une caresse subtile. Le geste attise les spasmes contre l’échine déjà malmenée du scandinave mais abrité par l’orage, il se refuse à penser ou à comprendre ce qu’il doit taire. Les droits, elle les a. Son empire pour le sien et chaque passage de ses paumes atteste de ce décret momentané. Les territoires pactisent et ils se retrouvent au creux de l’intimité, accolés aux secrets qu’on dévoile des yeux mais jamais de la gorge. Par ses mots, par son acte, elle conçoit ce qu’il est, elle admet sa monstruosité et l’accepte tout aussi simplement. Sans doute se butte-t-elle aux miroitements de l’humain sans chercher son chemin dans l’envers du décor. Le réconfort incendie les coulisses tandis qu’il se sent admis dans chaque nuance de sa folie. C’est peut-être un déni collectif. C’est toujours un point de plus pour les nouer à l’euphorie. Provocant les délices, incitant à la perte, elle lui offre toutes les chances qu’il n’aurait jamais pu concevoir sans avoir eu l'occasion de les saisir. Il ne se refuse rien, il lui concède tout dans cette spirale cicatricielle. A commencer par le désir qu’ils apprivoisent et déploient à chaque rapprochement. Ses lippes se fracassent contre les siennes, ses bras la compriment. Sa langue darde sur l’incandescence de sa peau, de nouveaux sillons se délayant déjà dans le prochain entrechoquement de leurs membres galvanisés par l’effort maintenu et entretenu par l’exigence chimique. Ses mains la soutiennent, la portent littéralement jusqu’à l’orée des interdits. L’intransigeance s’impose dans la cadence des inspirations qui s’éternisent pour mieux se consumer. L’offrande est absolue.

L’éternité se confond à l’horizon. Il attend sa bouche et réclame son corps inlassablement, en battant leur mesure, hanche contre hanche, cœur contre cœur. Ses doigts l’accrochent, la cherchent sur chaque parcelle qui lui est accessible. Il n’offre rien au hasard, il accorde chaque action à son prénom et visse à sa poitrine un nouvel écho qui plie chaque millimètre de raison et de constance. La douleur fortunée accélère  les élancements aortiques et réduit à néant la moindre réserve pour accentuer leur frénésie. Dans ce tout formé de rien, il la relève juste assez pour pouvoir admirer la possessivité des ombres peindre sur sa perfection, un relief qui met en forme ses fantasmes jusqu’ici abjurés par des songes rationnels. Ses mains s’incrustent dans sa chair, se fondent à sa carcasse pour atteindre ses veines et la faire faillir de la même onde. Il succombe à la démence charnelle sans retenue. Elle irradie dans chacun de ses membres, contamine l’espace sonore et s’éteint doucereusement en emportant très prudemment les derniers ravages portés à sa conscience éparpillée.

Ezra achève son souffle en faisant coulisser ses lèvres ultimement contre la mâchoire de son amante, il glisse à ses côtés très calmement pour nicher sa bouche et aussitôt son nez contre la courbe de sa nuque, n’émiettant aucune seconde qu’elle peut lui concéder. Un soupir de contentement lui échappe alors qu’il la respire jusqu’à frôler l’asphyxie. Il la porte très précautionneusement contre lui, s’autorise l’excès en ramenant ses paumes contre son dos, son bras, ses cheveux. Caresses imprécises qui attestent de sa fébrilité. Ses murmures se parent de tendresse quand ils abolissent les silences entrecoupés par sa respiration hachée. Ses doigts se rassemblement alors contre la joue de la brune tandis que son regard frôle le sien avant d’y accoster plus franchement. Plus de terreur, pas de doute. « Tu n’as pas conscience de ta valeur et tu joues impunément avec ta vie. » Son pouce flirte avec la lèvre inférieure de sa partenaire tandis qu’un léger sourire étire sa propre bouche. « Je ne sais vraiment pas ce que je vais faire de toi… » L’amusement élargit l’esquisse du rictus que Sven a laissé filtrer. Il se penche aussi vite pour l’embrasser jusqu’à manquer de souffle, jusqu’à consumer ses derniers pans d’énergie. Il replie ensuite les draps sur eux avant que l’obscurité ne chemine et ne lui reprenne cette allégresse insensée. Avant que Morphée ne dérobe cette chimère et chasse cette utopie. L’encre dispose de ses rêves mais la lumière s’impose déjà dans la mémoire. Il a croqué les astres jusqu’à absorber leur luminescence. Mais il a oublié la souillure qui racle son système sanguin et qui corrompt déjà les étoiles consommées. Le compte à rebours s’enclenche alors qu’il s’assoupit, alors qu’il s’écoute marmonner en basculant dans l’inconscience la consonance de sa découverte. « Hope… » La nuit se referme sur cette promesse avant que l’aube n’éclaire les vérités et réveille les démons.

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MessageSujet: Re: /!\ Need someone to numb the pain (ft Ezra)   Dim 10 Mai - 18:00


Need someone to numb the pain


Si seulement elle avait maintenu la distance. Si seulement elle avait reconnu l'évidence ...
Le rêve s’épuise sur les rives de la réalité que l’aurore accompagne d’une caresse, presque insoupçonnée. Il se disperse lentement, trop fragile pour résister aux éclats du soleil qui se dévoilent les uns après les autres, le cœur haletant, débordant de vie. Il n’est plus qu’un souvenir, séquestré parmi les décombres qui peuplent le passé. Cette époque révolue que le temps ne peut ramener. Cette dépouille érodée que la vie ne peut ressusciter. Un souvenir pour combler le vide ostensible qui hurle dans sa poitrine, affligé par le manque, l’absence, le besoin de l'autre. Un besoin comblé. Un besoin fauché. Dérobé par l’aube elle-même, devenue pour l'heure une instance despotique. Un châtiment qu'on craint, un cauchemar qu'on redoute, un spectre qu'on fuit. La sentence mortelle qui blâme l'erreur consommée sous les étoiles du crépuscule. La plus belle erreur qu'elle ait pu commettre ... être avec lui.

Réveillée dans les bras de son amant par une lueur clandestine, Ellie s'interdit le moindre mouvement qui pourrait interrompre cet instant idyllique. Consciente qu'il est condamné à lui échapper. Sans pouvoir le retenir, le garder, l'épargner. Elle aimerait le préserver de la fatalité. Hélas, l'utopie n'est qu'une chimère, un embryon d'espoir condamné à mourir. Elle ne peut sauver ce qu'ils ont partagé cette nuit, pas même le sourire d'Ezra, aperçu pour la première fois. Une expression qui sublime ses lèvres d'ordinaire abusées par un froid glacial. « Hope… »  Le nom maudit, le nom interdit. Celui qu'elle tente en vain d'asphyxier, d'anéantir, d'absorber. Pour le réduire à néant, le détruire définitivement. Cette confidence rend la situation particulièrement compliquée. Si seulement elle avait maintenu la distance. Si seulement elle avait reconnu l'évidence ...

Maintenant, elle doit trouver la force de partir. D'abandonner la complicité qu'ils ont façonnéé dans l'intimité. De renier ce qu'ils pourraient construire à deux. Parce qu'elle sait, elle sait au plus profond de son être, que ce chiffre ne fonctionne pas. Il est banni de son existence depuis qu'il lui semble ne plus en avoir une seule mais des centaines, dont chacune connaît une fin tragique. Ezra ne mérite pas d'endurer le fardeau qu'elle transporte comme une peine de prison. Il mérite mieux. Beaucoup mieux. Se soustraire de l'addition est sans aucun doute la meilleure stratégie pour limiter les dégâts. Le calcul le moins risqué, le moins dangereux, le moins aléatoire. L'unique alternative se révèle être la pire, renoncer à l'aimer.

Convaincue de prendre la bonne décision, elle s'éloigne de lui. Sans un bruit pour le prévenir. Sans un signe pour l'avertir. Les dents serrées, la mâchoire contractée, les muscles crispés, elle parvient à s'extirper du lit malgré la douleur fulgurante qui la saisit. Elle récupère alors les habits ensanglantés qui jonchent le sol et couvre la nudité de son corps dévêtu. Il ne lui reste plus qu'à disparaître, emporter avec elle toutes les éventualités qui auraient pu naître de cette union. Mais avant de franchir le seuil de la porte, elle s'empare d'un livre qui attire immédiatement son attention. Les pages se succèdent sous ses doigts alors que sa raison lui recommande de ne rien inscrire qui pourrait la trahir. Trop tard. L'encre se noie sur le papier, la plume s'incline et les mots s'invitent, se précipitent, s'agitent.

Elle referme l'ouvrage avant de le reposer à sa place d'origine. Pour laisser une chance à la coïncidence de les réunir. Puisqu'ils ne peuvent défier la destinée pour être ensemble. Puisqu'ils ne peuvent compter que sur l'impact d'une collision, capable de déplacer les astres. Elle s'en remet à l'imprévu avec l'espoir qu'il s'acharne à les rassembler. Et sur cette pensée, s'éclipse comme la nuit se volatilise aux premières étincelles qui brûlent dans le ciel.

(c) AMIANTE


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