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  I'm ready to question that life is a blessing ▸ Ange&Barth

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MessageSujet: I'm ready to question that life is a blessing ▸ Ange&Barth   Jeu 26 Mar - 1:45



I don't know what to believe.
See I've seen devils, I've seen saints, I've seen the lines
between them fade. I've seen pictures with no meaning.
Ça ne va pas. Ça ne passe pas. Tu le sens, tu en es convaincu. Tu t’en es convaincu, hein Barth ? Anto dirait que tout est dans ta tête, qu’il suffit de tenir bon, de vouloir. Mais entre vouloir et pouvoir, il y a parfois une distance impressionnante. Ça, elle ne l’a jamais compris. Mais toi oui, toi tu as souffert le martyr, à boire jusqu’à t’en faire bruler l’estomac, à boire jusqu’à en avoir la nausée. Ce n’est même plus par plaisir. Peut-être que ça n’a jamais été le cas ? Tu ne sais plus trop, c’est trop loin et pourtant, ça ne fait que deux ans. Deux années que tu as commencé, que tu as trouvé un moyen de faire taire les voix de ta conscience, d’engourdir ton cœur. Mais ça n’a pas duré, parce que quand tu éteins ton cœur, tout le reste va de travers, tu ne marches plus droit. Antonia est partit et ce soir, tu comprends pourquoi. Parce qu’il n’y a pas de blâme pour elle, tu sais que même si elle était là, l’alcool t’appellerait. Il t’appelle toujours, certains soirs plus fort que d’autre, tout dépend de tes journées, tout dépend de ton métier. Tant de facteur que tu ne contrôle pas, que tu ne comprends encore totalement. Peut-être as-tu eu tort, peut-être aurais-tu dû continuer en médecine vétérinaire ? Non. Tu te frottes le visage, puis te redresses, Figaro se contentant de soulever la tête, curieux. Un chat miaule à tes pieds, mécontent de se voir bousculer par toi, mais tu fais déjà les cents pas devant le canapé. Ce n’est que mardi soir, tu ne peux pas boire, c’est le plan. Tu le sais, tu aurais même dû tout arrêter, mais puisque tu sais te contrôler, tu as définis tes propres bases. Un code qui implique que le mardi, tu ne peux pas avaler plus qu’un verre, celui-là même que tu as avalé il y a une dizaine de minutes.

Ça ne suffit pas, il t’en faut plus. C’est un besoin qui grandis en toi, une nécessité. C’est comme respirer, l’alcoolique en toi te le rappelle. Oui, c’est une obligation. Tu te frottes encore le visage, t’attardes contre ta nuque alors que tu serres les dents. Figaro baille au sol et se redresse joyeusement, mais tu secoues la tête. Pas maintenant que tu te dis, plus tard, mais il tire tout de même sur la laisse, suspendue près de la porte, heureux comme toujours. Il veut aller courir et si tu y songes un instant, tu sais que ça ne sers a rien. Si tu mets un pied dehors, tu vas filer en direction de l’Old Absinthe House, ton chien avec toi ou pas. Or, si tu sais que tu commets là une immense faute, parce qu’il ne suffit pas d’agir, les pensées sont tout aussi mauvaises que les actions, tu ne veux pas entrainer ton fidèle compagnon dans tes déboires. Parce que tu ne sais pas dans quel état tu sortiras de là, pas après la journée que tu viens d’avoir, la semaine même. Pourtant, tu as bu samedi soir, tu as même augmenté la dose du dimanche. Tu devrais t’inquiéter, dimanche prochain tu devras te confesser, mais en ce moment, ça ne compte pas. Il n’y a que ce besoin, impérieux, monstrueux, plus grand que nature oui. Alors tu grognes et tes doigts happent ta veste, non pas sans quelque chose d’hargneux. Figaro te fixe avec surprise, il ne sait plus s’il doit secouer ou pas le bout de la queue, mais tu siffles et sa queue repart, plus fort, plus vite. La laisse en main, tu lui ouvres la porte et le laisse descendre joyeusement, pendant que tu verrouilles en vitesse. Une fois dans la rue, l’air frais semble t’apaiser, mais tu connais tes vieux démons, tu sais que ça ne suffira pas. Ça ne suffit jamais. L’air frais n’est qu’un leurre, qu’une illusion, il ne change rien à la situation, n’a jamais aidé. Alors ton chien prend le relai, faisant mine de courir, pour te lancer des regards joyeux. Est-ce que le sport pourrait t’aider ? Tu le fixes, sans arriver à sourire, sans arriver à le trouver adorable. Pourtant, il l’est, c’est la soif qui souille tout. Satané vice.

Figaro en a assez lui, de tes hésitations, de tes doutes, de ton visage fermé. Tu combats ton envie, mais bientôt tu cours aussi, derrière ton animal de compagnie, oubliant presque ton besoin d’alcool. Tu t’éloignes du mal, tu laisses ton petit ange personnel t’attirer dans des ruelles, son jappement joyeux se répercutant parfois entre les murs, ce qui te fait le gronder tout bas, d’une voix étouffée et essoufflée, « Figaro, moins fort ! Tsk ! » Et alors que tu tournes tu t’arrêtes net, ton chien ayant cessé sa course folle, ce qui te ferais sourire, s’il n’y avait pas devant toi une jeune femme. Elle a la tête baissée et elle saigne. Enfin, c’est ton impression, parce qu’ici, l’éclairage n’est pas à son meilleur. Pourtant, tu reconnais très bien le cramoisie du sang, qui lui souille une main, qui perle au coin de sa bouche. Que s’est-elle fait ? Figaro incline la tête sur la droite, presque en même temps que toi. Ton besoin d’alcool semble s’envolé dans l’air, avec le reste de tes pensées. « Mademoiselle… ? Vous saignez ? » Le fils d’ambulancier prend le dessus, il s’approche sans se méfier, une erreur de ta part, une erreur qui pourrait te coûter cher. Tu l’as oublié, mais ça te reviens bien rapidement en rencontrant le visage qui se redresse pour t’observer avec surprise. Dalton. Ton estomac se contracte, si tu n’as jamais su détester les autres, elle est assurément l’individu de qui tu as le plus frôlé cette sensation. Elle semble en piteux état, elle était probablement présente lors de l’attaque, il y a quelques jours. Que fait-elle là hein ? Tu fronces les sourcils, toi qui aime sourire quand tu ne portes pas ton uniforme, tu es drôlement taciturne pour un brun vêtue d’un jean et d’un simple t-shirt, sous ta veste. « Mme Dalton… » Le révolutionnaire en toi hésite tout autant que l’alcoolique le faisait plus tôt.

Elle a dû échapper à l’attaque, se dissimuler quelque part dans cette ruelle, dans l’espoir de pouvoir se sauver plus tard. Elle a dû passer de cachette en cachette, probablement oui. Tu l’as vu en meilleure santé, à la télévision, en vrai aussi, à deux reprises. Tu ne l’apprécie pas, elle ne t’as jamais inspiré confiance : trop souriante, trop douce, trop jolie. Alors tu ne quittes pas ton air méfiant, tes sourcils froncés et ta position, soit au moins six pas plus loin. Merde. Tu ne peux assurément pas la laisser là, pas quand elle tient à peine sur ses pieds, elle prend appuie contre un mur et semble, elle aussi, évaluer ses chances de t’échapper. Double merde. Ta main cherches ta croix et un éclat de lumière s’y reflète, te forçant à plisser les yeux de plus belle. D’accord, tu as compris le message et tu siffles, ton chien trottant vers toi, alors que tu te décides à approcher la femme, d’un pas décider, d’un pas que tu vas assurément regretter. « Vous êtes blessée, vous êtes en danger si vous rester ici Mme Dalton, venez avec moi… » et si tu aimerais te détester pour ce que tu fais, pour cette main que tu tends vers elle, tu n’y arrives pas. Parce qu’elle est ton signe, celui que le ciel t’a envoyé, pour t’éloigner de l’alcool. Pas d’abus ce soir, non tu vas plutôt jouer à l’infirmier et si elle compte te résister, tu soupires. « Vous saignez, il faut panser vos plaies et vous tenez tout juste debout. Allez, je ne vais pas vous faire de mal, sinon ce serait déjà fait. » Et c’est un fait, tu es en excellente forme, elle pas, tu es plus large qu’elle, tu ne saignes pas, toi tu tiens debout tout seul, comme un grand, elle pas. Oui, si tu lui voulais du mal, tu aurais déjà commencé ou encore, tu l’aurais attrapé. Or, là tu lui demande son avis. Elle a bien de la chance. Mais pas toi, non.
electric bird.
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Sink me in the river at dawn

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↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
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MessageSujet: Re: I'm ready to question that life is a blessing ▸ Ange&Barth   Mar 31 Mar - 5:46

You see my eyes
Bartholomei & Ange. Parfois, j'ai l'impression que le destin est un sadique qui s'amuse avec sa plume.


Je n'ai plus conscience du temps qui passe, seulement des risques que je me suis jetée à la figure. Je suis décédée, aujourd'hui déclarer morte et sûrement déjà enterré dans un cercueil vide de la présence de ma chaire pourrissante. Sérieusement... Je suis morte. Ange Dalton fut victime de l'attaque des rebelles, à l'image de l'ancienne Théodora qui avait sombré sous les traits d'un animal. Je suis de nouveau sans identité précise, à la recherche d'une place qui pourrait être mienne. Aussi bien, avoir effectivement mis fin à mes jours. Puisque le gouvernement ne réagirait qu'agressivement en me découvrant ainsi. Vivante, hors de leur contrôle, avec ses secrets si crasseux que j'avais accumulé. Moi, leur ancien visage, leur ange de béatitude, leur poupée qui ne voulait que démocratie et bonheur pour le peuple. La fatigue tirait sur mes traits, la saleté enlaidissait ma peau, mes cheveux et mon odeur. Je pouvais me complaire là-dedans, j'avais vécu en louve plus d'un siècle, pourtant je rechignais à devoir retourner à la pauvreté. Vivre de la chasse me conviendrait, s'il restait quoi que ce soit de comestible à chasser. Ce qui... N'était pas certain, vu nos copains pourrissant sur pattes des derniers mois.

Je ne voulais pas aller retrouver Vittoria, je ne voulais pas la mettre en danger pour l'instant. Je devais disparaître plus longtemps, avant de courir à sa rencontre. Ma fille me pleurerait superficiellement en attendant. Jouant son rôle, bien qu'on ne l'ait jamais associé à moi. Elle pleurerait avec le peuple, camouflant la vérité beaucoup plus complexe derrière le personnage politique et public, que j'étais devenue. Mettant un pied devant l'autre, je finis par m'écrouler sur le sol. Cherchant un peu de repos dans ce lieu lugubre et dénué de goût. Tête tourner vers le sol, mes doigts se faufile jusqu'au filet de sang qui s'écoule le long de mon bras. Misère... Je n'avais pas encore prise conscience d'avoir été blessé dans ma fuite. Une grave erreur, l'infection ayant déjà pu s'infiltrer jusqu'à mon sang. Une larme de découragement s'échappe de mon seul œil qui n'est pas enfler par l'effet du coup reçu lors de mon kidnapping.
Je vacille sous l'effet du choc dans mon corps. J'ai accidentellement enfoncé mes doigts dans la plaie et si, je ne ressens pas la douleur, ses effets n'en sont pas moins néfaste. Le haut de coeur me surpris et j'ai dû mal à ne pas y céder. D'autant plus que la cavalcade d'un cabot attira mon attention. Je gronde bas, menaçante. Je ne veux rien savoir de l'animal. D'autant plus que je devine la présence de son maître. OISEAU DE MALHEUR! VILE CHENAPAN À MUSEAU SURHUMAIN! Intérieurement, je vocifère contre tous les dieux de ma connaissance. « Mademoiselle... ? Vous saignez ? » Ça y est, c'est la fin. Ma courte vie en tant que fugitive aura été achevé par un cabot et son maître. Avais-je vraiment si peu de talent pour vivre hors de la loi? Le sang Hogan ne me servait-il absolument à rien? « Mme Dalton… »

Je ressens un serrement de panique au niveau de la poitrine et je jette finalement un regard au gamin qui c'est approché de moi. Je suis méfiante, sur la défensive et je recule prestement. Je me doute, que je n'aurais pas dû en être capable. Mais l'adrénaline et l'insensibilité congénitale m'aidait à surpasser mes capacités physiques. Ma tête tourne, je n'ai plus rien pour me soutenir, bien que je sois de nouveau sur mes pieds. Crachant contre le chien, mon ennemi de toujours. Je remercie le silence pour la présence du mur, qui m'empêche de m'effondrer de nouveau. Je frisonne maintenant. VIE DE MERDE! « Vous êtes blessée, vous êtes en danger si vous rester ici Mme Dalton, venez avec moi... » Dalton Dalton Dalton! Ce nom dans la bouche d'un inconnu et cet ordre, me rend folle. Non, je n'ai pas fuis un gouvernement autoritaire pour tomber sur un mec à peine sortie de l'adolescence qui se prend pour le patron. Cette poussée de désobéissance n'est pourtant pas la bienvenue, vu l'état actuel des choses. « Vous saignez, il faut panser vos plaies et vous tenez tout juste debout. Allez, je ne vais pas vous faire de mal, sinon ce serait déjà fait. »

Je dévisage la main qu'il me tend un long moment de silence s'installe tandis que je lance des regards mauvais au chien et à son maître qui se trouve avoir la même gueule à mes yeux. Ma vision se brouille, j'ai l'impression qu'il y a de l'argent dans une de mes plaies et que je vais finir par sombrer dans l'inconscience. À la vue de tous, offerte comme sur un buffet chinois à volonté. Ou un autel dédier à un dieu raffolant des femmes. Enfin, l'image revenait au même. Si ce n'était, qu'on m'offrait une porte de sortie. Ravalant la faiblesse que je sentais dans mon corps, j'ouvris la bouche pour la première fois. « Éris. Pour vous ce sera Éris. » Qu'il ne m'écorche plus les oreilles avec mon identité fabriquer de toute pièce. Cette femme qui n'était qu'une image rassurante. « Je n'ai aucune idée de la gravité de mes blessures. Je ne sais pas si elles sont superficiels ou non. Mais, il est hors de question que j'aille dans un hôpital. » Ma voix aurait dû trembler sous la douleur, mais ce n'était pas le cas. Elle ne pouvait pas être influencé par, ce que je ne ressentais point. Me gardant d'attraper sa main, je ne le repoussais pas non plus. Me demandant encore, s'il était ennemi ou... Allié?

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MessageSujet: Re: I'm ready to question that life is a blessing ▸ Ange&Barth   Jeu 2 Avr - 19:14



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Elle recule devant toi, elle se fait méfiante et tu réalises, bien assez vite, que si la main que tu tends vers elle te demande des efforts considérable, il en va de même pour elle. Sinon, elle ce serait déjà enfuie, si elle l’avait pu du moins, ce qui n’est visiblement pas le cas. Elle tient à peine debout et te tient tête, aussi désagréable que tu la supposais être, aussi entêtée qu’elle t’a toujours semblé l’être à la télévision. Peut-être ne sais-tu pas haïr, mais elle, tu n’arrives pas à l’apprécier. Tu soupires donc, agacé par son attitude et toutes ses émotions te rappellent que l’alcool serait doux, goûteux. Merde. Ta main s’abaisse, sans avoir rien récupérer de sa personne, mais son regard est braqué sur toi, faute de mieux, elle t’offre quelques mots : « Éris. Pour vous ce sera Éris. » Tu hausses un sourcil, surpris par ses paroles, mais aussi légèrement amusé. La part sombre de ton air ricanerait presque, pour qui se prend-t-elle hein ? Pense-t-elle réellement avoir un quelconque droit en ce moment ? Croit-elle pouvoir te donner des ordres ? Ta voix se fait donc dur quand elle répond, presque automatiquement, agacé, « peu importe. » Oui, au fond, qu’importe hein ? Tu te fiches bien de comment elle désire être nommé, au fond tu lui rends service en ce moment et si elle n’en veut pas, de ton aide s’entend, eh bien tu peux tout aussi bien la laisser là. Oui, ta part pragmatique te rappelle qu’au fond, la perte de cette femme ne ferait pas de mal au monde actuel. Et le révolutionnaire en toi ? Lui, il te suggère de la hisser sur ton épaule et de la ramener quelque part, en attendant de voir ce que tes chefs en pensent. Tsk.

« Je n'ai aucune idée de la gravité de mes blessures. Je ne sais pas si elles sont superficielles ou non. Mais, il est hors de question que j'aille dans un hôpital. » Il n’y a pas à dire, cette femme à du culot. Tu l’observes avec surprise un instant, puis secoue doucement la tête, les sourcils froncés et le regard franchement désapprobateur. Si c’était un autre que toi, qui lui faisait face, elle aurait assurément moins de chance. « Je vous rassure, Éris, je n’ai aucune intention d’être vue en publique avec vous, alors nous sommes d’accord au sujet de l’hôpital. » Mais elle saigne et ça ne s’arrête pas, tu vois bien comment son corps puise dans ses dernières forces. Or, elle mériterait probablement de mourir, oui elle l’a bien cherché après tout. Sauf que chaque vie est précieuse, foi de Pryderi, alors tu inspires un bon coup, siffle pour que Figaro se remette en chemin et tu t’approches, d’un pas décidé, de la fameuse Éris, pour l’attraper. L’envie de la hisser sur ton épaule te démange, mais au vu des dégâts de son corps, ce n’est probablement pas une bonne idée. « Vous tenez à peine debout et je vis à plusieurs blocs d’ici, ne faites pas d’histoire. » Alors, même si elle se débat légèrement, merci à son manque de force pour t’épargner un combat à mort pour la porter, ce qui serait franchement ridicule, tu la soulèves dans tes bras, comme une gentille princesse. Sauf qu’elle n’a rien de la douce princesse, ça non, c’est plutôt une belle garce, l’une des demi-sœurs de Cendrillon, que tu portes contre toi.

« Que les choses soient claires.. » que tu commences, tout en t’orientant dans les ruelles, Figaro te guidant joyeusement, bien que curieux face à ton terrible paquet, « je ne fais pas ça par plaisir, ni même par envie, mais parce que c’est la bonne chose à faire. Toute vie est précieuse, or, je ne peux assurément pas vous laisser dans cet état, dans une ruelle. Je ne suis peut-être pas l’un de vos grands admirateurs, mais je ne suis pas non plus le connard qui vous laissera crever toute seule dans le noir. » Ça non, c’est un plan pour que tu subisses un autre cas de conscience, et ça, tu en as bien assez pour le moment. Tu la soulèves un peu, réajuste ta prise et reprend un rythme légèrement plus rapide alors que vous passez de ruelle en ruelle. Hors de question d’être vu ou reconnu, tu te fais discret. Et que comptes-tu faire d’elle ? La soigner, évidemment ! Tu as tout ce qu’il faut à la maison, une trousse de soin qui ferait pâlir d’envie les pharmacies, simple formation de fils d’ambulancier. Tu es toujours prêt à tout, c’est ce qu’on t’a appris, ce qui t’as toujours semblé être la « bonne chose » à faire. Et ce soir tu comptes utiliser son contenu pour soigner l’une des plus grandes ennemies politiques de la résistance, celle que tu vénère presque. Tant pis, tu n’es pas un juge, tu n’as pas à décider si elle doit ou pas mourir, tu peux seulement l’aider à survivre, comme tout Pryderi se respectant.

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MessageSujet: Re: I'm ready to question that life is a blessing ▸ Ange&Barth   Ven 10 Avr - 20:38

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« peu importe. » Je sombre, je n'arrive même plus à savoir s'il se moque, s'il se vexe, s'il réagi seulement. J'entends ce qu'il me dit, mais ne l'enregistre qu'avec quelques secondes de retard. Je n'en peux plus, j'arrive au bout de ma capacité à me tenir debout. Je presse un linge contre les trois doigts qui m'ont été enlevés et je sais, que cette blessure est celle qui risque de causer ma perte. Je repense à l'homme qui accepta de me les couper pour mieux prouver ma mort. J'ai été courageuse et lâche à la fois. « Je vous rassure, Éris, je n'ai aucune intention d'être vue en public avec vous, alors nous sommes d'accord au sujet de l'hôpital. » Je soupire en entendant ce nom dans sa bouche. C'est tout ce qu'il me fallait, pour me rassurer. Je ne veux pas qu'on me reconnaisse, je ne veux pas être forcé de retourner auprès du gouvernement. Je n'en aurais jamais la force. JAMAIS. Je n'arrive plus à dire un mot, je suis pathétiquement faible et je m'en veux terriblement. D'autant plus que mon sauveur est soudainement un homme, qui ne m'aime pas à l'évidence. Je le dérange et je le comprends, avoir été le peuple je me serais détestée comme personne. Mais, j'avais fait de mon mieux et la voix l'égale ne m'ayant donnée que peu de résultat, j'étais forcée de changer de point de vue. « Vous tenez à peine debout et je vis à plusieurs blocs d'ici, ne faites pas d'histoire. » Un feulement, à peine perceptible me pris, alors qu'il me prenait entre ses bras. Mes pieds quittèrent le sol et je me débattais sans grand résultat. En l'espace de trois secondes, j'étais tranquille et docile dans les bras de cet inconnu, qui me témoignait plus de gentillesse que quiconque depuis mon retour sous forme humaine. Je me trouvais ridicule de le remarquer, alors qu'un anti-moi, me tenait telle une princesse pour m'éviter de m'étaler de tout mon long contre le sol crasseux. Je sentais les tremblements me prendre, tandis que je me collais contre son torse à la recherche de la chaleur qui me désertait. Un réflexe d'animal, je devais l'avouer.

« Que les choses soient claires.. » L'effort de me maintenir debout n'étant plus nécessaire, j'arrivais à tendre l'oreille. Mes paupières n'en étaient pas moins beaucoup plus lourde et je le voyais une seconde sur deux. Bien installer contre lui, je voyais mieux la jeunesse de ses traits et malheureusement, le sang perdu m'endormait. Je me détendais dans ses bras et je me détestais pour ça. « je ne fais pas ça par plaisir, ni même par envie, mais parce que c'est la bonne chose à faire. Toute vie est précieuse, or, je ne peux assurément pas vous laisser dans cet état, dans une ruelle. Je ne suis peut-être pas l'un de vos grands admirateurs, mais je ne suis pas non plus le connard qui vous laissera crever toute seule dans le noir. » C'est vaguement, qu'un léger rire m'échappe. Je n'en reviens pas de ce que j'entends et sans le vouloir des larmes m'échappent et vont se perdre contre son chandail. La personne la plus humaine et qui c'est inquiété de moi, comme personne auparavant, ce qui était pathétique, devait préciser cela? Incapable de mon contrôler, je restais abasourdi en éclatant littéralement en sanglot.

Mi-silencieuse, mi-angoissé par ma réaction, je ne pouvais que me laisser porter par le gamin. Passant de ruelle en ruelle en m'épuisant. Le simple fait de pleurer, plus subtilement maintenant était un effort que je ne voulais plus fournir. Mon visage caché contre lui, pour ne pas être vu, je me laissais profiter de ce contact. Me souvenant de cette faim de contact humain que j'avais négligé. Ma nature même avait été altérée en étant au service du gouvernement. Je m'étais oublié pour quelle raison? Une stupide démocratique qu'on obtiendrait jamais sans soulèvement du peuple? Je ramenais ma main contre mon ventre et le morceau de tissu s'échappa pour se perdre sur le sol. Dévoilant l'amputation de mes doigts. Je ne pouvais pas réagir, incapable même de me rendre compte de mon état. Je ne souffrais pas, sinon je serais inconsciente, depuis belle lurette. Prise d'une envie de meubler le silence et surtout, égaré par mon absence de santé à cet instant précis, je fus surprise d'entendre ma voix. « Il devrait y avoir plus de personnes comme vous... »

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MessageSujet: Re: I'm ready to question that life is a blessing ▸ Ange&Barth   Jeu 23 Avr - 9:30



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between them fade. I've seen pictures with no meaning.
Tu n’as jamais aimé te battre, depuis tout petit. Même quand les conflits éclataient dans la cour de récré, tu préférais partir, fuir les échanges de coups, les humiliations, les cris d’animaux. Tu n’es pas fait de ce bois, qu’importe le métier que tu as fait tien, tu ne seras jamais comme eux. Du moins, tu aimes le croire, te réconforter dans cette idée, dans ce choix que tu as fait. Oui, toi tu as choisis d’être parmi les brutes, tu n’en es pas une, tu n’es pas né ainsi. Jamais. Alors quand la blonde te cède, quand elle se cale bien docilement dans tes bras, tu te sens assurément plus dans ton élément. La méchanceté n’est pas un réflexe chez toi, la violence n’est jamais qu’un dernier recours ou une nécessité, tu n’y prend aucun plaisir. Tout comme tu n’aurais pas apprécié de balader ton ennemie sur ton épaule, qu’importent ses crimes. Il faut croire que ton père, malgré ses nombreuses absences, t’as élevé avec des idées trop nobles. Faire le bien, la belle connerie. Et pourtant, tu serres doucement la blessée contre toi, tu lui offres la sécurité de tes bras, la fermeté de ton corps, la chaleur de ton torse, à travers ton vêtement. Tu l’aides même à se positionner, t’assures que ta prise ne soit pas inconfortable pour elle. Elle qui pourtant, mériterait probablement que tu la traines par un pied, son dos contre le sol. Mais pas avec toi, jamais. Tout ça, toute cette bonté que tu vomis autour de toi, finira par avoir ta peau, tu le sais.

C’est pour cette raison que tu parles, que tu t’expliques, comme pour excuser ce que tu es, comme pour te convaincre, LA convaincre, que tu n’es pas faible pour autant. Non, le bien doit surpasser le mal, la justice aura raison des torts, alors tu as raison. Tu suis le bon chemin. Ça ne t’empêche tout de même pas de l’avertir, de lui expliquer que tout ça ne t’amuse pas. Ramasser des chats dans les ruelles, ça oui, c’est amusant. Mais la récupérer elle, non. Assurément pas. Tu fais même un effort considérable pour ne pas la regarder, pour te concentrer sur votre environnement, non seulement pour éviter les divers déchets qui jonchent les ruelles, les gens sont des porcs parfois, mais aussi pour qu’elle te prenne au sérieux. Si tu commences à surveiller son état, tout en avançant, ça n’ira pas. Non, tu dois te retenir. Et dieu sait que c’est difficile, que la croix que tu portes autour du cou, te pèse un peu plus à chaque pas. La formation de fils d’ambulancier te hante. Tu devrais t’assurer qu’elle est bien réveillée, observer la couleur de sa peau, dès que vous passerez sous un lampadaire, mais tu tiens bon. Tout sera mieux une fois à la maison, une fois bien éclairé dans le salon, Eris sur le canapé. Mais tu en oublis tes plans, alors que tu sens ta nouvelle protégée, appelons un chat un chat, tressauter doucement contre toi. Elle rit et tu fronces les sourcils, pas tant humilié que sous le coup de l’incompréhension. Les femmes sont de drôles de créatures, mais celle-ci est encore plus étrange. Est-ce qu’elle pleure ? Tu n’arrives pas à bien voir, pas ici, pas maintenant, mais tu sens les larmes s’enfoncer dans ton t-shirt et avec l’humidité de celles-ci, viennent les regrets. D’avoir osé songer à la laisser là, ne serait-ce qu’un instant, de ressentir aussi peu de compassion pour elle et sa condition actuelle. Tu soupires tout bas, épuisé, coupable, mais tu resserres doucement ta prise sur elle, l’attirant plus près encore, lui nichant pratiquement le visage dans ton cou. Tu ne dois pas réfléchir, tu dois seulement la ramener. La soigner. Arranger les choses. Tu es un réparateur toi. De meuble. De justice. De corps et d’âme. Tu répares tous les torts, toutes les blessures, tous ce qui craque ou s’effondre.

Puis il y a ce lampadaire, qui dévoile ses joues humides, qui dévoile ce teint cireux. Elle a trop perdu de sang, tu le sais, merde tu le sens même contre ton torse. Elle a commencé à t’en peinturé le torse, bien malgré elle. Mais il y a pire. Il y a le bout de tissu qui tombe au sol, qui te fait presque ralentir, avant que ses doigts, ou plutôt ceux manquant, attires ton attention. Trois doigts en moins, elle a trois doigts en moins. « Eh merde ! » Alors tu presses le pas, les sourcils bien enfoncés sur tes yeux, le cœur battant plus fort. L’adrénaline te propulse plus vite vers ton appartement, vers ton temple personnel. Et elle, elle parle, elle délire : « Il devrait y avoir plus de personnes comme vous... » Tu ne réponds pas, tu ne sais pas quoi dire, tu ne fais que penser à ses trois doigts, à tout ce sang qui s’écoule de sa blessure. Merde. Double merde ! Et enfin l’immeuble fait son apparition, enfin tu t’entages dans l’entrée, poussant la porte avec ton dos, émettant un grognement d’effort que tu ne cherches pas à dissimuler. Aller, un petit effort, tu y es presque, il n’y a plus que trois étages pour séparant de ta clinique personnelle. « Bon, Eris, va falloir se cramponner ! » Six volée de marche, un supplice quand tu sais qu’elle pourrait te claquer entre les doigts à tout moment. Non pas que sa perte soit réellement la fin de quelque chose de précis pour toi, mais tu ne peux pas la laisser mourir. Pas après l’avoir trouvé. Pas toi.

Une fois devant la porte, tu cherches tes clés d’une main inquiète, alors que tu déposes une partie de ton poids, et du sien, Eris en équilibre sur ton bras, contre la porte. Figaro vous fixes sans rien dire, curieux et méfiant à la fois. Mais dès que la porte ouvre, il entre en trombe, alors que tu reprends possession de ton paquet : Eris. Tu piques pratiquement un sprint jusqu’au canapé, où tu la déposes avec le plus de douceur que tu possèdes quand tu te veux efficace, parce que plus que son confort, tu penses à ses doigts coupés. Et alors que tu te redresses, que déjà tu fais un pas en direction de la salle de bain, tes mots se meurs contre tes lèvres, sous l’étrangeté de la situation. « Restez là, je vais- » tout autour de vous, tes pensionnaires, les chats, feulent. Il n’y a que des échines aux poils hérissés à perte de vue, que des oreilles plaqués contre des petits cranent, ceux que tu aimais tant caresser ou qui se frottent à ton menton le matin. Aucun chat n’y échappe, eux qui pourtant ont toujours relativement bien accepté Figaro, faute de choix probablement, ils n’ont plus rien de clément, rien de doux ou de gentil. Et leurs fureurs communes est tournée vers la même personne : ta blessée. Si elle était moins faible, peut-être pourrait-elle les imiter, parce qu’elle semble tout aussi agacée qu’eux, mais pour le moment, il n’y a rien à faire. Alors tu reprends ton souffle, tu n’avais pas même réalisé que tu avais cessé de respirer tien, et tu t’empresses de chasser les chats. « Aller oust, tout le monde dehors, soirée camping dans le jardin. Oust, oust ! » Tu n’as pas à leur expliquer, mais c’est plus fort que toi, tu les traite comme des enfants. Et si tu te prends quelques coups de griffes, que tu écopes de leurs mauvaises humeurs, de leurs fureurs, tu l’acceptes sans colère, ni rancœur. Ils ne pensent pas à mal. Ils seront mieux dehors. Au moins pour ce soir.

L’appartement enfin libéré des chats, la moustiquaire fermée derrière eux, tu lances un dernier coup d’œil à la femme, puis tu files dans la salle de bain. Le temps presse, tu ne peux plus perdre une seule seconde et de ce fait, tu reviens en un temps record, les bras chargés par ta trousse et différents items. Déjà, tu déchires un sachet contenant une lingette humide et sans attendre, tu attrapes, aussi doucement que possible, sa main blessée. « Il faut désinfecter vos blessures… nom de dieu, trois doigts en moins et vous êtes encore réveillée ! ... » Tu secoues la tête, incrédule, alors que tu presses la lingette aux plaies, te retenant de grimacer. Ton père le disait toujours, grimacer ne changera rien, n’améliorera en rien la situation, tu dois rester neutre. Tu dois te concentrer. Oui, voilà. Mais toi, c’est le fait de faire mal à l’autre, d’empirer ses souffrances, qui t’as toujours fait douter, qui t’as toujours arraché des grimaces. D’excuses surtout. Or, alors que tu nettoies ses plaies, son visage ne change pas, elle ne semble pas souffrir, elle ne gémit pas et déjà, tu comprends que quelque chose cloche. « Qu’est-ce qu’il vous donne au gouvernement hein ? On dirait que vous ne ressentez pas la douleur… quoi que… ça vaille surement mieux en ce moment. Ce n’est pas joli joli… » Tu repousses presque le problème de son absence de sensation, de douleur, parce qu’il y a plus important. De ta main libre, tu attrapes un autre sachet et tu le déchires, encore une fois, avec tes dents, le regard rivé sur elle. Sur son visage, un bien trop joli visage, dénué de toute douleur. Ce n’est assurément pas normal. Alors tu reprends la parole, les pansements stériles en main « sérieusement… on dirait que vous ne ressentez rien… vous avez pris quoi ? Je dois le savoir. » Pour savoir si là elle ne se vide pas de son sang à cause d’une cochonnerie, même si en fait, tu ne saurais pas faire la différence. Ta formation à ses limites, alors même si elle te dit sur quoi elle plane, tu ne sais pas si tu pourras changer quoi que ce soit. Mais l’aiguille que tu sors d’un petit contenant, avec du fil, ça oui. Tu dois la recoudre, tu dois stopper le saignement, faute de pouvoir lui rendre ses doigts. De toute façon, ça, c’est au-delà de tes compétences, recoudre comme avec les coussins ou tes vêtements, ça va, mais remettre des doigts en place, aucun risque. Enfin, ce n’est pas même une alternative, puisque les fameux doigts sont absents. Merde.

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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: I'm ready to question that life is a blessing ▸ Ange&Barth   Lun 27 Avr - 17:59

You see my eyes
Bartholomei & Ange. Parfois, j'ai l'impression que le destin est un sadique qui s'amuse avec sa plume.


Sa chaleur est ce qui me maintient aussi calme. Je suis bien entre ses bras d'inconnus mécontent. Je suis bien, même si je pleure sous le poids de sa gentillesse. Je n'entends plus ce qu'il me dit, je m'égare dans cette chaleur qu'il dégage et m'en sers pour ne pas remarquer à quel point de je perds le nord. Trop de temps se sont écoulés depuis mes blessures. J'aurais déjà dû avoir été soignée. Être officiellement morte, avait quelques désavantages. Le bruit d'une serrure m'éveille un peu, assez pour que je remarque qu'il ne me tient plus et un grondement m'échappe. Je proteste qu'il se trouve loin de moi, alors même que j'ignore qui il est. C'est ridicule, je suis faible et désespérante. Une pauvre femme, une princesse en détresse pathétique. Une odeur, toutefois, me surprend et mes yeux s'arrondissent... Me faisant oublier mon caprice. Des chats... Il y a beaucoup de chats dans cette maison et si j'avais eu mon poil, il se serait redressé subitement sur ma colonne. Je détestais les chats, parce qu'eux me détestait. D'ailleurs, je n'avais peut-être pas entendu ce qu'il venait de dire, mais je percevais les feulements mécontent.

Plus forte, j'aurais sûrement provoqué la marmaille mécontente. Je les aurais énervés en parfaite gamine que j'étais. Autrefois, je pouvais prendre soin des félins qui croisaient ma route, aujourd'hui nous étions ennemis. Un autre cadeau d'Andreas, que je n'étais pas prête d'oublier. Je voulais pouvoir tenir tête à ses imbéciles, mais j'avais peine à les voir tant je perdais mes dernières force et je dus me calmer. M'adossant au canapé que je supposais confortable. « Aller oust, tout le monde dehors, soirée camping dans le jardin. Oust, oust ! » Je ferme les yeux, il me débarrasse des garnements et je ne peux même pas le remercier. Le sommeil s'emparant de moi et de mon contrôle, plus les secondes passaient. Je semblais sombrer vers l'inconscient et j'étais persuadée de ne jamais lui échapper, lorsque le contact chaud repris. « Il faut désinfecter vos blessures... nom de dieu, trois doigts en moins et vous êtes encore réveillée ! ... » Mes paupières s'entrouvrent et je vois qu'il tient ma main blessée. Il est délicat, il a peur de me voir souffrir. C'est gentil de sa part et tellement inutile. Avec un meilleur état général, j'en aurais souri par attendrissement. « Qu'est-ce qu'il vous donne au gouvernement hein ? On dirait que vous ne ressentez pas la douleur... quoi que... ça vaille surement mieux en ce moment. Ce n'est pas joli joli... » Acter... C'est ce que je faisais toujours devant les caméras. Lorsque je trébuchais, lorsqu'on me blessait accidentellement, je feignais la douleur. Ici, j'aurais peut-être dû en faire autant. Mais pour quelle raison? Je n'étais plus Ange, mais Éris. Un troisième prénom à mon historique. Je l'observe en silence, essayant d'ignorer les derniers cabotins qui urine contre le grillage. Oui... J'avais cet effet sur les chats.

« sérieusement... on dirait que vous ne ressentez rien... vous avez pris quoi ? Je dois le savoir. » Je détourne la tête et me mordille la lèvre. Je la mordille jusqu'à en saigner, ignorant que je me blesse et qu'un autre humain aurait arrêté avant. Je n'ai même pas envie de faire comme les autres, de faire semblant. Je n'en peux plus. J'ai envie d'être tout simplement moi, qui que soit cette personne. Je me raccroche à sa chaleur typiquement humaine et qui sembla m'avoir déserté. Un soupir m'échappe et toujours en mordant cette pauvre lèvre, je lui offre mon regard assombri par... Par tout. « Insensibilité congénitale à la douleur. » Ni sourire attendrissant, ni haussement d'épaule détachée. Je n'ai pas la force. Je veux juste me reposer. « Ne vous inquiétez pas, vous ne pourrai pas réussir à me faire crier. Vos voisins ne sauront rien. » Puis, du bout de mon nez j’indique l’endroit où il a chassé mes ennemis. « Toutefois, je doute qu’ils apprécient les relents d’urine que vos bestioles sont entrain de laisser dans le but de m’indiquer qui est le patron. » Ma voix est faible et ma respiration inégale. J’ai besoin de dormir. « Je crois… Que je vais m’évanouir. »

_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
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I'm ready to question that life is a blessing ▸ Ange&Barth

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