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 L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.

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MessageSujet: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Mar 31 Mar - 11:02


« Nan mais je te jure, tu vas rire...»



Sorn & Livio
S O R V I O

Il se réveilla d’un coup, arraché à son rêve.
Il se battait avec sa couverture, tordue comme un ruban de Moebius témoins d’une nuit assez agitée.
Livio passa ses mains sur son visage, il était en nage, en sueur.
Il avait encore rêvé de ça.
Il avait encore rêve de lui.
Le gitan fit glisser sa main de son visage à ses cheveux qu’il ébouriffa dans un geste rageur, avant de rejeter sa frustration sur son oreiller qu’il balança à l’autre bout de la pièce faisant tinter divers objet dans son passage, finissant par s’échouer dans un tas d’étoffes.
Il grogna, marmonna un tas d’insultes envers celui qui l’empêchait de dormir sans vraiment le savoir avant de ressayer de s’endormir, retirant sa couverture sur lui. Tant pis, il dormirait sans oreiller.
Mais il avait beau essayer de clore ses paupières, de faire tomber le noir sur ses iris bleu pâle, il n’arrivait pas à faire redescendre la tension qui avait pris place dans son corps. Et le pire d’entre tout, était peut être ces images obsédantes qui refusaient de quitter son esprit.
Depuis quelques temps, il avait l’impression de devenir fou. Il avait l’impression que l’univers se liguait contre lui.
Il fallait d’abord qu’il ait rencontré ce type.
Enfin, rencontré était un bien grand mot, mais Livio ne voulait pas s’avouer ses tendances  monomaniaques.
Il fallait ensuite qu’il en découle une sorte d’obsession dont lui-même ne parvenait pas à comprendre la source.
Il fallait ensuite que ce type soit complètement insensible à ses charmes et ça… ça…. ÇA ! Il ne pouvait pas vraiment le concevoir.
Qu’on ne soit pas intéressé, ça passait encore. Mais qu’on veuille le fuir comme la peste, qu’on ne lui prête pas la moindre attention ça il ne pouvait pas se le rentrer dans la tête.
Ou plutôt comme bien des choses, il ne voulait pas se l’avouer. Après tout il ne trouvait un écho a lui-même que dans le regard des autres, et le fait que celui qui l’obsédait à ce point ne le regarde même pas le rendait complétement marteau.

Il se tournait, se retournait dans ses draps.  Jetait un coup d’œil à sa montre toutes les cinq minutes pour voir que l’aiguille n’avait en réalité bougé que d’une minute. Avait trop chaud sous les couvertures, trop froid sans.
C’est complètement à l’envers, une moitié du corps sous les couverture, l’autre pas et les pieds en l’air qu’il s’abandonna à la contemplation de son plafond.
Un idée était déjà venu chatouiller les limbes de son esprit tordu. Il savait quand et à quelles heures Sorn allait dans le bars qu’ils fréquentaient, il avait joué de ses relations, s’était documenté sur lui par ses moyens habituels.
N’ayant que peu de recul et peu de considérations pour ces choses-là, il ne voyait pas vraiment que sa démarche avait quelques choses de flippant. De très flippant
Et cette idée, au fil de ses fabulations nocturnes obsédantes, était devenue de plus en plus tentante. Comme ce genre de petit diable rouge assis sur votre épaule, qui de sa voix douce et pernicieuse vous soufflait des idées plus retord les unes que les autres.
Mais chez Livio, l’ange qui devait normalement contrebalancer cette absence de morale était bien aussi corrompu que le diable.

Voyons…. Il pouvait s’introduire chez lui juste pour voir. Juste pour trouver des informations sur ce type qui le rendait étrange sans qu’il ne puisse savoir. Et puis chourer un truc si jamais il se trouvait frustré une fois de plus. C’est vrai quoi, après l’état dans lequel il le mettait, il avait bien le droit de se venger. Na.
Il se releva d’un coup, animé par une étincelle de malice et par cet enchantement enfantin qu’il ressentait à chaque fois qu’il se préparait à commettre un délit Exercer son art.
Puérile n’est-ce pas ? Mais c’était totalement Livio après tout.
Il sauta sur ses pieds, enfila un t-Shirt  par-dessus son caleçon et se précipita vers une des malles qui composait la piaule qu’il sous-louait a sa logeuse.
Elle était remplie de cartes volées, abîmées, marquées en toutes part et en tous points par des stylos, des annotations. Certains itinéraires étaient déjà tracés, d’autre en pointillés, moins certains.
L’un dans le quartier de trême, tracé à l’encre noire, retint son attention. Il frissonna, et passa sa mains sous son T-shirt, sur son flanc gauche tandis qu’une image de vélo et de veste en cuir se rappelait a son esprit. Il avait vraiment un don pour attirer les pires psychopathes.
Il secoua la tête -c’était pas le moment de penser au coursier flippant- et repris son ouvrage, affichant sur son mur une carte des quartiers huppés, il se recula un instant, pencha la tête et laissa un sourire poindre sur ses lèvres.


Il connaissait bien ces quartiers. Lorsqu’il n’y venait pas pour les bars et ces hautes-gens qu’il était si facile de voler, il les sillonnait de long en large valise à la main, chaussant sa casquette de colporteur ; et dieu sait qu’il était bon vendeur, certes pas le plus moral, mais il avait à la bonne toutes les grand-mère veuves et richissimes. Et ça mes amis, ça n’avait pas de prix.
Il faisait sombre déjà, la nuit était retombée. Toute la journée il n’avait eu que ça en tête, ce moment très précis qui était actuellement arrivé. Ce moment où il se trouverait en face de l’immeuble. Il regarda sa montre. Parfait. A cette heure-là il devait être sortit. Il avait appris qu’il remplaçait un type dans un groupe ce soir, comme il avait parfois l’habitude de le faire pour aider( argh. Il n’aurait pas été contre d’aller le voir jouer mais bon.. ) , avec ça, ça lui laissait le champs libre pour un petit moment.

Il approcha, s’asseyant  sur un banc non loin de l’immeuble et observa.
La porte avait un digicode. Il avait appris quelques trucs pour les bidouiller mais le problème restait le même : La présence d’un couple qui faisait office de concierge. Ils risquaient de le repérer.
De plus, ce genre de Hall était souvent équipé de camera, pas qu’il n’aimait pas qu’on le film loin de là, mais l’idée de voir sa trogne défiler sur un écran menotté dans un commissariat ne l’emplissait pas de joie.
Il soupira et se baissa lentement pour enlever ses chaussures. Il s’en était douté, il allait devoir grimper. Grimper avec des chaussures : une hérésie, on ne voyait ça que dans les films après tout. Les vrai grimpeurs, les acrobates le faisaient pieds-nu. Livio observa la plante de ses pieds, bien abîmée par cette apprentissage. Quelques cicatrices néanmoins semblaient plus récente, petit souvenir de cette escapade avec Chayton, au milieu d’une bande de cerbère. Il se demandait parfois s’il n’avait pas rêvé cette nuit cauchemardesque, mais la présence de ses fines brisures sur ses pieds lui rappelaient que non. Tout était bien réel.

Livio se leva du banc, passant une main sur sa nuque et se dirigea vers l’arrière du bâtiment, là où il avait le moins de chance d’être vu. Il sortit un papier de sa poche arrière et compta les étages, rangés de fenêtres pour s’assurer de trouver celle qui lui servirait de passage.
L’acrobate du soir posa ses chaussures non loin de là, pour les laisser à l’abris, remonta sa vieille sacoche de cuir pour qu’elle lui tienne dans le dos et embrasse le pendentif a son coup. Il n’en était pas à son coup d’essai mais restait quelqu’un de superstitieux.
Il avait la chance que la pierre de ces bâtiments soit riche et vielle, car elle offrait de nombreuses prises pour grimper, de même que les gouttières qui étaient plus solide que dans les quartiers les plus pauvres. Les gens ne se rendaient ils pas compte de ce qu’ils offraient aux voleur ?
Monter quatre étages sans aucune protections que votre assurance et dans le noir pouvait s’avérer suicidaire. Ça l’était totalement, mais Livio avait appris à ne plus craindre l’altitude, les hauteurs. Ce dont il fallait se méfier, c’était le sol. Après tout, le plus douloureux lors d’une chute était toujours le sol et non ce qu’il y avait entre.
Les écorchure que procurait la pierre contre son corps loin de le décourager le firent d’autant plus qu’il se sentait tomber en enfance à chaque fois qu’il devait user de ses quelques talents.

Enfin arrivé à la bonne fenêtre, il vérifia que ses pieds étaient fermement arrimés à la gouttière, avant de poser ses coudes sur le rebords de la fenêtre assez large pour lui permettre d’user d’un tout autre talent :
Il glissa une de ses mains, toujours se tenant dans un équilibre précaire qui ne semblait pas le troubler le moins du monde, dans sa sacoche de cuir brulée pour en sortir quelques vieux crochets et autres objets ésotériques.
L’idiot, il avait fermé ses volets mais avait laissé sa fenêtre ouverte. Un sourire taquin vint étirer les lèvres de Livio, il lui facilitait les choses dans ce geste désinvolte. Il n’eut pas besoin de beaucoup de temps tandis que ses mains expertes s’affairaient à déboulonner, forcer ces deux simples rempart de bois. Il tira le volet et s’agrippa au bord de la fenêtre maintenant ouverte, glissant d’une roulade a l’intérieure de l’appartement.

Le gitan se remit sur ses pieds, rangeant rapidement ses outils dans son sac et tourna sur lui-même, lâchant un sifflement admirateur.

«  Mama …. »

L’endroit était démesurément grand. Vraiment très grand. Tant et si bien qu’il faisait passer sa piaule insalubre encombrés  d’objets  pour une niche pour chien.
Il se promena un instant, observant, touchant avec application tous les objets à sa disposition. Il ne put s’empêcher de trouver un écho dans le bazar régnât a certains endroits, n’étant lui-même pas le plus maniaque des hommes.
Livio était démesurément curieux, avide de savoir ou de mieux connaitre. Mais il faisait attention à ne laisser aucune trace de son passage ici. Bien sûr, il aurait été bien dur de le retrouver, c’est à peine s’il avait un jour possédé des papiers d’identité. Livio n’avait pas d’identité, il avait des Identités et les adaptait en fonction des circonstances.

Son regard fut attiré par un objet brillant, aussitôt il se retourna, alors qu’il était appliqué a chourave des fourchettes.
Il n’avait jamais pu résister a quoique ce soit de brillant. Autre de ses obsession qui lui avait valu pendant toute son enfance le surnom de Urraca, la pie.
Il s’approcha d’une pile de Cd, objets ayant brillés dans la lumière et se mit à les observer. Un sourire approbateur vient naitre sur ses lèvre alors qu’i feuilletait quelques Cd de Jazz.
Mais… Mais il y avait ici quelque chose qui le gênait. Quelque chose qui rendait l’endroit étrange et impersonnel. Peut-être était-ce la grandeur des pièces ? le modernité avec laquelle il avait un peu de mal ? Ou simplement le fait que les murs soient nu et vides…
Mais il n’eut pas le temps de s’abandonner à plus de réflexion quand un bruit significatif de pas et de clef le fit sursauter.

« Joder ... ! »

Son sang ne fit qu’un tour et il se mit à regarder de tous les côtés, espérant trouver une cachette.
Il avait fallu que le placard de l’entré soit sa meilleur idée de cachette, coincé qu’il était entre deux manteaux, qui en plus de lui tenir chaud avaient l’odeur de leur propriétaire, ce qui  n’arrangeait en rien sa concentration. Il n’y avait pas pensé dans la panique mais l’idée lui apparaissait claire à présent. Quelle est la première chose qu’on ouvre pour ranger son manteau quand on vient de rentrer ?
Le placard. Bingo.
Parfois, il avait très sincèrement envie de se mettre des claques.


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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Mer 1 Avr - 21:29

Cet instant béni et heureux où Sorn pouvait allègrement profiter d’un jour de repos. Profiter de son lit le plus longtemps possible lui avait paru être l’évidence même. Aussi, lorsqu’il s’était réveillé à la même heure que d’habitude et qu’il était parvenu à chasser tout ce qu’il pouvait ressentir à ce moment-là, il se recoucha après une bonne cigarette à la fenêtre. Ses rêves ne furent pas plus agréables que d’habitude mais au moins, il se sentait plus reposé que d’habitude... Une fois dans de bonnes dispositions et les nuages repoussés au loin, il entama sa journée dans une bonne humeur quasi-maladive. Il avait bien conscience que la majeure partie des gens n’étaient jamais préparés à ça mais, ça ne l’empêchait pas d’être lui-même tout le temps.
Sommeil réparateur, frigo et réfrigérateur plein, il fut dérangé en plein glandage canapesque sur fond de clopage intensif par un bruit d’interphone retentissant. Se bougeant de mauvaise grâce, il reconnut que ce dérangement avait de quoi être intéressant. Il servait souvent de dépannage à quelques groupes amateurs et semi-amateurs. Ça n’était pas l’argent qui le faisait faire ça mais bien l’amour de la musique. Il s’éclatait et ça avait tendance à se voir. Son optimisme communicatif pouvait se mettre en veille quand il jouait, le jazz et le blues se prêtant rarement à ce genre de sentiment. Trop absorbé par ce qu’il faisait, il ne se rendait généralement pas compte qu’il était bien plus en adéquation avec lui-même dans ces moment-là que dans ses moments d’optimisme intensif suraigu. Sur le départ, il ferma son volet sans fermer sa fenêtre pour aérer un peu. À son étage, il ne risquait franchement pas grand-chose. C’était pas Fort-Knox mais, c’était pas non plus un moulin.

Jouer lui fit le plus grand bien. Il s’en rendit vaguement compte quand il sentit son cœur plus léger que le matin-même. Hélas, ça n’était pas une activité qu’il pouvait pratiquer à plein temps. Non seulement ça payait franchement très mal mais en prime, il s’exposait à une visite familiale dont il se passerait bien. Son travail était déplaisant à leurs yeux mais, bénéficiait d’un certain prestige malgré tout. La musique, elle, n’était qu’un divertissement, pas un métier respectable.
Pendant un temps, il traîna pour boire un verre et s’amuser, profitant réellement pleinement de son jour de repos. C’est tout juste s’il manqua un détail, quelque chose... de dérangeant. Il avait pris l’habitude, certes malsaine, de voir cet homme partout. Il ignorait son nom, il avait évité ses tentatives d’approche, pris soin de ne pas le regarder s’il pouvait ne pas le faire. C’était excessivement présomptueux de sa part de penser que ce type espérait probablement quelque chose de lui mais, on ne regardait pas les gens comme il le faisait juste pour le plaisir des yeux. Chassant cette constatation de son esprit, il fit durer le moment jusqu’à ce qu’il ressente le besoin d’être à nouveau au calme. Il profitait avec parcimonie de ses sorties pour ne pas s’en dégoûter, pour pouvoir respirer.

Comme toujours à son retour, il vérifia ses messages dans sa boîte-aux-lettres et jeta ceux de son ex sans même y jeter un œil. Clef dans la serrure et clope au bec dans le couloir, il se fit apostropher par son voisin qui trouvait qu’il abusait de fumer dans le couloir. C’était mauvais pour les enfants, ce genre de choses... Il n’avait pas tort ce voisin, cela dit, pour si peu de temps passé dans ce même couloir, il n’y avait pas de quoi en faire un drame. Il s’excusa, dit une promesse en l’air alors qu’il en avait horreur et rentra chez lui. Par réflexe, il verrouilla la porte et envoya valser son trousseau dans le saladier à conneries de l’entrée et vira ses pompes. Il ne constata pas de suite que son volet était ouvert, il s’assit même sur le rebord de la fenêtre pour finir sa cigarette.
Comme toujours, il lança une musique quelconque de sa sélection et alla fouiner dans le frigo. Pas franchement affamé, il pencha pour des croquettes de fromages qu’il déposa sur le plan de travail. Le tout avant d’enfin se retourner vers son volet ouvert. Il fronça les sourcils.

- « Bizarre... »

Regardant toujours la fenêtre, il se dirigea dans l’entrée, veste à la main, tentant de se souvenir s’il avait oui ou non fermé ce satané volet. Ouvrant la porte sans regarder à l’intérieur, il tenta de chopper un cintre. Ce sur quoi il mit la main fut tout autre. Soudainement, il braqua son regard dans le placard. Lui. Lui ! Il était là, avec un air contrit et un sourire presque désolé. Et lui... il était en train de le regarder, à la limite du décrochement de mâchoire. Il ne lui vint rien d’intelligent dans l’immédiat. Il y avait un mec dans son placard...

- « Que... »
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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Sam 4 Avr - 18:32


« Nan mais je te jure, tu vas rire...»



Sorn & Livio
S O R V I O

Le placard.
Mais quelle bonne idée il avait eu vraiment.
Il fulminait intérieurement, se traitant de tous les noms, n’arrivant pas à aligner deux pensées cohérentes.
La petitesse de l’endroit l’angoissait, de plus la proximité avec toutes ces étoffes portant l’odeur de leur propriétaire, un mélange de tabac et d’agrumes lui faisait légèrement tourner la tête et n’arrangeait en rien sa concentration.
Ni la température ambiante d’ailleurs.
Un instant il se prit a fermer les yeux et à poser la tête contre une des enveloppes vides, lui arrachant le simple constat que c’était bien la première fois qu’il était hypothétiquement aussi proche de Sorn.
Il en aurait pleuré.
Quel idiot.
Il ne se l’avouait pas, mais au fond de lui, derrière l’esbroufe et l’exubérance de son personnage, il restait une petit merde sentimentale. Ça devait être son côté féminin qui ressortait, les hormones ouais. Comme à chaque fois qu’il se plongeait dans les histoires tragiques de ces femmes qu’il admirait. Chimène, Andromaque, Rachel, Hermione tant de femmes qui avaient nourrie son imaginaire d’enfant et qui lui avaient appris les travers des âmes amoureuses, leur déchéance, leur haine. Leurs obsessions surtout. Et parfois ,rarement peut être, leur beauté.
Mais il n’était pas temps alors de s’abandonner à de telles digressions mentales, non pas du tout.
Il était piégé comme un rat et aurait mieux de songer à un moyen de s’enfuir.
Livio tendit l’oreille, il entendait du bruits, des pas aller et venir dans la pièce, un musique dont il n’arrivait pas à discerner les subtilités, des bouteilles qui s’entrechoquent comme à l’ouverture d’un frigidaire…
Pas de doutes possibles, le propriétaire des lieux était bien rentré.
Se mouvant lentement dans l’espace exigu, il essaya de regarder quelque chose par la fine ouverture entre le bois d’où filtrait une lumière qui comme une rai fendait en deux son visage.
Il ne voyait rien, si ce n’est un morceau de mur, peut-être quelques meubles.
Puis, la panique.
Il entendit des pas s’approche, lentement de l’armoire. Il lui sembla voir devant la fente du mouvement.
Fichtre.
C’était pas bon du tout ça.
Il se recula, collant son dos contre la parois. Lentement il vit la jointure d’une poignée tourner dans la porte. Nerveux, il prépara son plus beau sourire contrit. Il ne pouvait pas y couper, c’était le fatum, autant avoir l’air aimable et enlever de son visage la grimace horrifié qui y avait pris place quelques secondes auparavant.
Il le trouvait presque mignon ce regard choqué qui lui apparut quelques secondes plus tard, dans l’encadrement de l’armoire. Ça lui donnait un peu un air de poisson ou d’animal déboussolé, les yeux exorbités, les sourcils relevé, la bouche entrouverte laissant apparaitre le bout de ses dents. Dent qu’il aimaient bien aussi, ayant une forme étrange légèrement ronde sur le bout elles avaient quelques chose d’enfantin.
En fait, il s’extasiait dans son observation, puisque jamais il n’avait pu l’approcher d’aussi prêt.
C’est qu’il avaient l’air bien idiot sur le coup, à se regarder dans le blanc des yeux pendant de longues minutes, tous deux affichant un air béat qui les rendait très intelligent.
Livio fut le premier à se reprendre, secouant la tête tout en gardant son sourire il sauta hors de l’armoire en balbutian un «  Surprise ! » qui se voulait assuré.
«  Ah… Ah ?...oh. Il semblerait que je me sois trompé d’appartement…ah c’est idiot. » Ok, il se mettait vraiment à paniquer intérieurement, même si d’apparence sont ton calme et contrit pouvait évoquer autre chose.
Alors il fit ce qu’il savait faire le mieux au monde : Parler.
Parler, parler, laisser sortir de ses lèvres fines un flots de paroles continu pour empêcher son vis-à-vis de réfléchir correctement.
Il dégagea du placard en souriant et refila au pauvre bougre la fourchette qu’il avait dans les mains en lui tapotant l’épaule. Il aurait bien voulu la chourave celle-là, elle aurait fait joli dans sa collection, mais il avait jusqu’alors oublié sa présence. En plus elle brillait. Elle brillait bien. Qu’elle soit de fer ou d’argent, elle brillait et c’est ce qui comptait le plus à ses yeux.
Enfin, il pouvait bien s’en séparer pour le moment.

«  Bon, eh bien je vais te laisser hein, désolé pour le dérangement. Que veux-tu ça arrive les erreurs ahah… » Il se recula lentement, jusqu’à ce que son dos touche la porte et fit glisser sa main lentement sur la poignée. Il sera les dents quand lors de sa tentative pour ouvrir la porte celle-ci se trouva être verrouillée.

Il avala sa salive. Punaise. Si Sorn se décidait à appeler la police il était mal. Très mal. Et il ne donnait pas cher de sa peau, sachant pertinemment de quoi était capables les peacekeepers et policiers zélés.
Et puis bon. Il ne voyait pas en quoi il avait besoin d’appeler la police hein ? Il n’avait rien fait de mal. Si ?
Bon certes, il était peut être rentré un peu par effraction chez lui, il avait peut être tenté de voler quelques petites choses et au-dessus de tout avait peut-être collecté des informations de manière pas très légales sur lui depuis quelques mois.
rien de bien méchant en somme…

Il eut envie de se laisser tomber contre la porte, légèrement désespéré. Il fit la moue avant de se pencher pour regarder derrière Sorn.

«  Dis, tu la connais celle du type coincé dans l’armoire Ikea ?... »

De là où il était-il pouvait voir la fenêtre encore ouverte. Il y avait un arbre près de l’immeuble, assez grand pour qu’il atteigne le quatrième étage. Ses yeux se firent plus perçant : s’il courait, en prenant assez d’élan et d’appui sur le rebord de la fenêtre il pouvait l’atteindre sans mal. Le tout restait de bien s’agripper et de ne pas s’arrêter dans la descente pour éviter de casser les branche. C’était faisable.
Complètement fou, mais faisable.
Suicidaire même. Mais tant pis, il préférait partir avec un peu de panache plutôt, que d’aller pourrir dans une cellule.

Il se lécha les lèvres et sera les poings « … non ? Moi non plus. Je suis certain qu’on va se marrer…».



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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Lun 6 Avr - 20:00

Dire que Sorn n’était vraiment pas très regardant niveau sécurité était un euphémisme. Tous les dispositifs qui empêchaient les intrus d’entrer étaient du fait de ses parents. En vérité, les seules choses auxquelles il tenait se résumait assez facile : le frigo, la chaîne hi-fi, ses guitares et ses fringues. Le reste pouvait bien disparaître qu’il ne s’en préoccuperait sans doute pas beaucoup.
Les richesses en sa possession étaient exagérées, l’argent ne lui brûlait pas les doigts, il l’empoisonnait. Il n’avait pas besoin d’une telle somme sur son compte en banque. Malheureusement, tout ce qu’il pouvait dire à ce sujet passait par-dessus la tête de ses parents. À vingt-sept ans, il était toujours sous leur coupe et il avait bien du mal à le supporter. On ne disait pas non à un Corrigan ou à un Cormac...
Toujours était-il qu’il ne s’était absolument pas rendit pas de suite compte que son volet était ouvert alors qu’il l’avait fermé avant de sortir et que même lorsque ce fut fait, il se demanda réellement ce qu’il en était, pas vraiment sûr de ce qu’il avait fait. Il ne se rendit pas plus compte qu’il lui manquait une bonne partie de son tiroir à couvert. C’était dire si le croque-mort avait un sens de l’observation incisif.

Vaquant à ses occupations, il en arriva à devoir ouvrir le placard de l’entrée pour y ranger sa veste. Y trouver une épaule et le corps qui allait avec était clairement une surprise pour lui. Choqué ? Hébété ? Amusé ? Il ne savait pas réellement sur quel pied danser. Il devait très certainement avoir l’air des plus ridicules mais, comme à son habitude, ça n’était pas franchement sa préoccupation principale et cette fois, il avait une bonne raison. Il y avait un type dans son placard. D’ailleurs, quand celui-ci prononça le mot surprise, il lâcha un « merde » soufflé. Ah ça, pour être une surprise, c’en était une. Le gars des bars... Le gars des bars était dans son placard.

Qu’il se soit trompé d’appartement, Sorn n’y croyait pas. Et quand bien même, on n’entrait pas chez les gens pour se planquer dans leur placard. Bien malgré lui, la commissure de ses lèvres commença à s’élever pour former un sourire. Un sourire qui s’agrandit lorsqu’il lui rendit une fourchette. Pas étonnant qu’il n’ait rien vu. Une fourchette, c’était bien peu. Quand ce dernier tenta de se faufiler dehors pour trouver porte close, il n’en put plus et éclata d’un rire franc et mélodieux. Un fou rire même. Légèrement plié vers l’avant, sa fourchette en main, il avait l’air parfaitement stupide et l’assumait. Cette soirée se terminait en rencontre du troisième type avec un beau gosse dans son placard. Qui l’eut cru ? Et comme si ça ne pouvait pas être encore plus capillotracté, l’autre monta ça en blague, ce qui accrut son hilarité.
Tentant de se reprendre un minimum pour essayer de parler, essouffler par ce fou rire qui ne voulait pas le lâcher, il releva les yeux. Il n’en voulait même pas à cet homme de s’être infiltré chez lui. La situation était beaucoup trop cocasse pour ça. Non, il ne connaissait pas la blague du type coincé dans l’armoire Ikea mais, il était sûr qu’il pouvait l’inventer. Il y avait matière.

- « Pas du tout mais, je suis sûr qu’on peut en faire quelque chose. » Pouffant encore face à l’absurdité du moment, il respira lentement, du moins il essaya, pour reprendre contenance. « Et le type dans l’armoire ? Il comptait se rendre à Narnia ou bien il voulait récupérer le clou de trop ? Mieux, ce beau gosse dans mon placard d’entrée a-t-il un nom ? »

Car au final, même s’il l’avait croisé bien plus d’une fois, il n’avait jamais discuté avec lui, bien trop occupé à le fuir et son nom restait donc un mystère. Après tout, s’il avait trouvé la foi d’arriver à entrer chez lui et se planquer entre ses vestes et ses manteaux, c’était qu’il était motivé. Légèrement effrayant mais, motivé.
Toujours au bord du fou rire, l’hilarité offrait au regard de son intrus un visage rayonnant où de minuscules ridules apparaissaient au coin de ses yeux. Sorn aimait rire de bon cœur et si sa journée n’avait pas été forcément marquée par le sceau de la jovialité, sa soirée semblait bien partie pour être des plus étranges. Inspirant encore profondément, il continua de pouffer en jetant un coup d’œil à la porte ouverte de son placard.

- « Mais comment avez-vous fait pour arriver jusqu’ici ? »

Sa question n’avait rien de menaçante, il était réellement intéressé, amusé même et bien loin d’être contrarié ou en colère.
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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Dim 12 Avr - 14:28


« Nan mais je te jure, tu vas rire...»



Sorn & Livio
S O R V I O




Il ne s’attendait pas à ça.

Bon en effet, actuellement il ne savait pas trop à quoi il s’attendait. C’était triste à dire, mais même s’il l’épiait depuis quelques temps, Livio ne savait rien de Sorn ( et la réciproque était encore plus flagrante ). Il ne savait donc pas quelle réaction celui-ci pouvait avoir. De la peur. De la colère. Un choque intersidéral.
Dans sa cervelle en brèle et échauffée, il avait fait défiler toutes les possibilités. Toutes.
Mais il ne s’était pas attendu à ce que l’objet de sa convoitise ne se fende la poire devant lui, se parant d’une hilarité enfantine qui le fit sourire tout autant le fautif.
Son trouble passa quelques peu, sa prises sur ses mains s’adoucie, ses muscles se relâchèrent et n’étaient plus parés a une fuite catastrophique. Non, l’Hilarité de Sorn avait quelque chose de contagieux qui ne put empêcher la commissure de ses lèvres d’imiter celle qui leurs faisaient face, se parant d’un sourire, plissant les joues et creusant les fossettes.
Il observa le visage offert à lui se parer de rougeurs, se plisser dans des rides de rires aux coins de la bouche et des yeux, dévoiler dans un arc de cercle ces rangées de dents, tendre à l’extrême les lèvres rosées dans un sourire.
En silence, il le laissa reprendre son souffle, calmer son hilarité démoniaque, qui dans son emphase avait fini par atteindre le gitan.
Il l’attendait ce moment, ou il allait enfin se décider à parler.
Il écouta non sans délectation les intonations de la voix de son cher Sorn. Il écouta pourtant d’une oreille distraite, laissant naitre une sourire et un regard absent sur son facies pâle. Plus il voyait cette bouche s’agiter, ces dents claquer, cette langue rouler sous les lèvres, plus il avait en tête des images parasites venant gêner sa réflexion. Il secoua la tête et la pencha sur le côté.
Le blond n’avait pas l’air d’avoir envie d’appeler les flics du tout, et cette simple idée finissait de ravir Livio. Il prenait d’ailleurs la situation avec beaucoup d’humour, et répondait à son histoire de blague avec esprit.
De plus. Il venait de l’appeler « Beau gosse » qui en plus d’indiquer a Livio le ton de la conversation flattait son orgueil.
Après tout celui-ci, même s’il était déjà très grand, s’était retrouvé trainé dans la boue de nombreuse fois par ce même homme, le fuyant, ne lui accordant aucun regards, aucun crédits. Maintes fois il avait failli s’avouer vaincu, maintes fois il s’était remis en question. Lui qui d’habitude n’avait pas de mal à se rendre désirable, à se voir admirer n’arrivait a rien avec la seule personne qui l’obsédait vraiment.
Et Livio, dont le dit-ego semblait bien grand, ne dissimulait qu’une chose, une peur ignoble qui depuis l’enfance le prenait aux tripes : celle de ne pas être regarder.
Il était un être fade et sans essence, transparent. Il ne prenait sa véritable vie qu’en se voyant à travers le regards des autres. Et c’est cette absence, cette fuite qui chez Sorn avait commencé a le rendre malade, le décourageant, le déprimant comme le plongeant un peu plus dans son obsession pour lui.
Et là, il était grisé. Cette faute idiote, ce quiproquo, cette situation des plus cocasse lui avait offert un tremplin : Le regard de Sorn n’était posé que sur lui.
Peut-être aussi cette chose nouvelle tant désirée et en fin réalisé, le simple fait d’être vu, finissait a achever son cerveau malade.

Il se releva de la porte contre laquelle son dos et s’approcha d’un pas félin de l’homme qui lui faisait face. Il était toujours pieds nu son pantalon relever en ourlet dévoilant ses chevilles barrées en toutes parts d’éraflures et fines cicatrices et marchait en silence a pas feutrés.
Il ne s’arrêtant qu’en étant plus proche de lui, montant sur la pointe de ses pieds pour rapprocher a l’extrêmes leurs deux visages. Le blond était plus grand que lui d’au moins une dizaine de centimètres, obligeant Livio à se grandir quelques peu. Ses yeux bleus et translucides étaient si réactifs à ses émotions que ,non sans voiler la malice qui y brillait, ils se transformèrent d’un coup en une fine couronne bleuté trônant sur un rond noir comme un trou béant aspirant la lumière. Les pupilles de Livio en un quart de seconde s’étaient mises à grandir et à prendre toute la place de son œil. Elles scrutaient alors ce bleu plus foncé, plus trouble qu’était celui de leurs homonymes, elles scrutaient même tout ce visage dont il admirait les détails, sentait son souffle sur sa peau.
Il restait silencieux, se contentant d’observer, de sourire tant et si bien que ses joues creusent se plissaient en deux petites fossettes, tandis qu’il dévoilait ses dents, et que toutes l’action de ses muscles par endroits ridait sa peau.

«  Enchanté Sorn, moi c’est Livio » Lâcha-t-il de sa voix aux accents indéfinissables, mélanges de toutes ses origines diverse, de son héritage de tzigane, qui faisait rouler sur sa langue le prénom qu’il prononçait. Et comme il le prononçait d’une étrange façon, qui était après tout sienne, faisant rouler les r sur le bout de ses lèvres et siffler les s chaudement entre ses dents.
Alors qu’il finissait de parler, il détourna d’un mouvement vif son visage trop proche de celui du blond.  Il fit quelques pas et passa derrière lui.

«  Tu permets ? » Lança-t-il malicieusement agitant une boite de cigarette dans ses mains. La boite de Sorn qu’il avait subtilisé dans sa poche un instant plutôt. Livio avait les mains agiles, et baladeuses. Ce tour de pickpockets n’était qu’un petit tour de passe passe comme il aimait à en faire. Et il était grand maitre dans ce domaine.
Il ouvrit la boite n’attendant pas la réponse, attrapa une cigarette qu’il se mit en bouche, passant devant la chaine hi-fi qui depuis tout à l’heure crachait un doux morceau qui résonnait entre les larges murs de l’appartement, il esquissa trois pas de danses rapide et lança la boite à son propriétaire.
Il lécha le bout de la cigarette pour y recoller le papier et s’assurer que le filtre de partait pas et sortit un vieux briquet de sa poche pour y mettre feu.
Il l’embrasa, l’embrassa, tira dessus créant cette fumée a l’odeur si particulière.
D’un bon agile, il grimpa à nouveau sur le rebord de la fenêtre, pour finalement s’y assoir, les pieds dans le vide, savourant l’air froid et le vent de la nuit contre ses chevilles nues.
Il n’avait pas peur de l’altitude, du vide qui dansait sous ses pieds, ni même de la petitesse du rebords sur lequel il était assis, il fumait tranquillement dos a l’intérieure de l’appartement et se retourna vers Sorn.

«  Cabrón, Très jolie vue d’ici ça doit valoir son prix. C’est vrai que j’ai pas eu le temps d’admirer en montant. » Il se mit à rire avec malice devant l’étrange de sa phrase « Allons, c’est bien par la fenêtre que tout héros de roman apparait » il se mit à rire de plus belle, retournant son visage vers la vue sur la nouvelle Orléans que lui offrait ce perchoir, laissant la fumée de sa cigarette ( enfin, celle que Sorn avait gentiment roulé pour lui ) s’échapper avec l’air froid.




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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Lun 13 Avr - 12:30

En partant de chez lui pour aller jouer, il n’aurait jamais cru trouver un mec dans son placard. Ce genre de choses ne pouvait arriver que dans les films non ? Et bien il fallait croire que c’était possible finalement. Et au quatrième étage qui plus est. N’en revenant pas de ce qui lui arrivait, Sorn n’avait pas pu s’empêcher de rire. Il avait évité cet homme-là pendant il ne savait même plus combien de temps, pour le retrouver chez lui, comme si la chose était parfaitement normale. Quoi que... Normal n’était peut-être pas le mot. Il ne savait pas vraiment quoi penser de la situation, il ne pouvait qu’en rire, en rire sincèrement.
Il aurait encore pu lui voler plus qu’une fourchette, il s’en serait probablement foutu. Ce qui lui importait le plus dans cet appartement, ça n’était pas ça. Ça n’était même pas l’appartement en lui-même. Il le jugeait trop grand, trop... Il ne savait pas. Mais, il n’aimait pas particulièrement y vivre. Alors, qu’un événement comme celui-ci survienne, ça n’était pas une mauvaise chose. Sorn était amusé. Et puis, cette intrusion-ci était beaucoup plus amusante que celle de Cordelia. Une infraction qui effaçait ce souvenir, ou plutôt, le diluait. Qui aurait pu croire que dans un moment pareil, il aurait ri ? Pas lui, alors qu’il avait tendance à protéger un peu trop farouchement son intimité depuis sa transformation.

Pendant qu’il parlait, il eut l’impression d’être, une genre de... merveille. C’était troublant. Vraiment troublant. C’était un peu comme s’il avait tout aussi bien pu compter un des poèmes d’Alice aux pays des merveilles que son vis-à-vis ne s’en serait pas rendu compte. Un peu mal à l’aise avec cette fascination que le visage de son intrus semblait afficher en le regard, il poursuivit, tentant de se persuader qu’il avait mal vu, mal compris. Sorn était un décrypteur lamentable et ne comprenait pas toujours grand-chose à la nature humaine. Il était à côté de ses pompes les trois quarts du temps, sauf quand il s’agissait de réconforter les vivants.
Ne se doutant pas le moins du monde que le terme beau gosse aurait ainsi pu illuminer le visage de quelqu’un, il fut légèrement désarçonné. Bien sûr, il l’avait vu se détendre même s’il avait la capacité d’observation d’une taupe myope mais, ce gars avait l’air plus que ravi par sa petite réflexion. Soudain, il se dit qu’il n’aurait peut-être pas dû dire ça puis, il se ravisa. S’il était dans son salon, c’était qu’il ne reculerait que devant peu de choses. Lui qui avait voulu fuir, c’était raté, il devait bien l’admettre. Peut-être était-il temps de voir où le mènerait cette histoire totalement ubuesque. Il serait encore temps de prendre la poudre d’escampette plus tard.

L’homme finit par se relever et se rapprocher dangereusement. Seulement, Sorn était obnubilé par une bêtise, quelque chose qu’il n’avait pas encore remarqué. Il n’avait pas de chaussures. Où étaient ses chaussures ? Et surtout, comment avait-il pu récolter autant de cicatrices à un endroit pareil ? Se rendant finalement compte qu’il était face à lui, envahissant clairement son espace personnel, il ne put s’empêcher de sourire. Il osait vraiment tout. Perturbé par une proximité pareille alors que l’autre lui donnait l’impression de vouloir le déguster pour le dessert, il en oublia de respirer. C’est que, généralement, c’était lui dans ce rôle-là. Celui qui envahissait l’espace personnel des autres. Celui qui draguait sans vergogne. Être de l’autre côté était... particulier, étrange, grisant. Son nom s’échouant en un souffle sur son visage, il s’obligea à respirer, à réagir. Il se força d’ailleurs à ne pas trop réagir, du moins, dans la mesure du possible. Vraiment, être celui avec qui on jouait, c’était une expérience. Et puis cet accent. Charmant, c’est sûr. Seigneur, qu’il avait bien fait de fuir ce gars-là. Livio... Il aurait tout intérêt à continuer d’ailleurs.

Libéré de son regard, il ferma les yeux un instant et soupira silencieusement. Pourquoi fallait-il que ça lui arrive alors qu’il avait un peu trop abusé du whisky ? Et de l’herbe aussi... Bref, quand il n’était pas au top de sa capacité de concentration ? Se retournant à la demande, il cligna des yeux, surpris. Sa boîte de clopes ? Mais comment ? Tentant de comprendre, il fit un geste vague de la main, l’invitant à se servir.

- « Oui, oui. Bien sûr. »

Ce Livio était très fort, il devait l’admettre. Ça aurait certainement dû le rendre méfiant mais, ça n’était pas le cas. Au contraire. Il ne cherchait pas à cacher ce dont il était capable et ça, c’était rassurant. Le regardant allumer sa cigarette, il fut amusé par ses petits pas de danse avant de rattraper sa boîte de justesse, maladroitement et surtout, après plusieurs menaces de chute de ladite boîte qui semblait vouloir à chaque fois lui échapper des mains. Une situation ridicule parmi tant d’autres. Triste quand on savait ce qu’il était capable de faire avec ses pieds et ses mains.
Observant le gitan se poser agilement sur le rebord de sa fenêtre, il fut soudain frappé par un petit quelque chose. Et, ce petit quelque chose, c’était son nom. Il connaissait son nom ? Comment ? Perdu dans cette interrogation, il entendit à peine le terme employé qu’il ne comprit pas mais, il s’avança.

- « J’aurais infiniment préféré vivre au plus près des bars, entendre les musiques s’entremêler, avoir de la vie sous mes fenêtres. » Il soupira, s’allumant une nouvelle cigarette, s’appuyant d’une main sur le rebord. « D’où connais-tu mon nom ? Livio ? Et puis... où sont tes pompes ? Me dit pas que t’as grimpé jusqu’ici sans godasses quand même ? »

Ah ça, pour être intrigué, maintenant, il était intrigué. Il voulait des réponses, à l’instar de son visiteur surprise. Maintenant qu’il était là, il avait piqué sa curiosité. Ce gars-là avait réussi à entrer dans son appartement, au quatrième étage. Ne portait pas de chaussures. Connaissait son nom. Il avait un accent chantant. Usait de mots dont il ne connaissait même pas l’existence bien que ça ne soit pas fort compliqué puisque lui, ne parlait que l’anglais. Bon sang, qui était ce type en fait ?
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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Dim 19 Avr - 18:21


« Nan mais je te jure, tu vas rire...»



Sorn & Livio
S O R V I O





Livio était un personnage. Un personnage qui avait un don particulier pour causer la fascination. Il se construisait autour de lui comme une aura de mystère. Livio n’avait pas d’origine. Livio n’avait pas de provenance. Livio s’avait effacer, brouiller les signes qui émanaient de lui comme un petit caméléon, pour à défaut de se rendre neutre, troubler l’esprit de ceux essayant de le décrypter. Livio se voulait un mystère, et il était en définitive un mystère pour lui-même.
Il montrait aux autres sa carapace, le vernis qui reluisait sur son être, le faisant paraître charmeur, sympathique. Cette chose si particulière renforcée par son bagou et sa vivacité qui faisaient de lui un être enjôleur, un bon marchand.
Il arrivait parfois, rarement que le vernis ne s’écaille pour laisser voire la tôle rouillé qui le composait. Les pires travers d’un homme névrotiques. Pas méchant non, mais enfoncé jusqu’au coup dans ses petites névroses, ses doux plaisirs psychologique. Non les gens ne se doutaient pas que Livio était un paranoïaque à force de trop souvent sauver sa peau, un anxieux qui n’en dormait pas la nuit, un angoissé qui se rongeait les ongles, un dépendant du regard des autres. Un kleptomane maladif pour qui voler était salutaire. Le tsigane était un fou, un homme qui se perdait au milieu de ses masques et rare étaient-ceux qui le connaissait sans. Nikolaas surement, mais ce n’était pas pareil. Nikolaas était un reflet à son être.
Il s’étonna d’ailleurs de pour l’instant n’avoir chaussé aucun masque devant Sorn. Il n’avait pas menti, il ne s‘était pas enfuit. Il ne s’était pas vraiment dévoilé non plus, car c’était un jeu pour lui. Il s’amusait à provoquer un trouble bon enfant chez le blond, il le tournait en bourrique et trouvait cela grisant.
Après tout c’était de bonne guerre, Sorn avait été la cause de tous ses caprices, de ses désillusions pendant un certain laps de temps. Il le fuyait, jamais ne lui laissait l’occasion de l’approcher. Et en cet instant-là, il se retrouvait enfin à jouer avec sa… Sa quoi ? Sa proie ?
Ah non. Pas une proie. Livio n’aimait pas a considérer les autres comme des proies, de un il n’était pas prédateur, de deux il ne savait que trop bien ce qu’était être à la place du gibier.
Un long frisson lui remonta de l’échine, et ce n’était pas à cause du froid, dans un réflexe il porta la main à son flanc gauche. Ne pas songer à lui maintenant, il n’allait pas se gâcher le plaisir en songeant à l’un des nombreux type qui rêvait de s’amuser avec lui ou de lui faire la peau.
Assis sur le rebords de la fenêtre, il regardait ses pieds se balancer dans le vide y laissant tomber sa cendre négligemment.
Il fut bientôt rejoint par le propriétaire de l’appartement qui vint l’accompagner dans cet enfumage nocturne.

«  Ah ça, c’est une bien belle tour de verre c’est vrai. Je ne t’imaginais pas vivre ici. C’est froid. » lâcha-t-il alors qu’il se penchait dangereusement en avant, sans vraiment faire attention à la gravité, pour observer le quartier à loisir «  c’est plein de vieux tout riches, ou de rentiers ahah » Il accompagna sa phrase d’un rire malicieux, pointant au dehors une grand-mère toute de fourrure vêtue qui sortait son chien, un horrible roquet à poils ras, à cette heure avancée de la nuit. Et diable qu’il les connaissait bien ces animaux-là, pour si souvent venir leur faire les poches.

La seconde salve de question de Sorn le surpris, il se retourna vers lui, abandonnant du regard la grand-mère poilue. Il fronça les sourcils et le regarda avec ses yeux bleu, baignés d’incompréhension.
« Grimper avec des chaussures ? Quelle idée ! On voit ça que dans les films ahah. » La phrase était lancée de façon innocente, prise au premier degrés par l’européen, qui, se rendant compte de sa méprise se mit rire aux éclats devant la tête déconfite de son hôte improbable.
Il ne lui répondit pas et lui lança un sourire, haussant les épaules «  En effet, j’ai dû les laisser en bas. »

Livio était de bonne humeur, d’une communicative, et grandissante bonne humeur. Oublié le trouble qui s’était naguère emparé de lui. Le brun se rassit en travers de l’encadrement de la porte, posant ses pieds et tendant les jambes pour avoir le loisir de les observer. Les cicatrices qui les recouvraient ne le dégoutaient pas elles étaient un peu le témoins de son histoire, or celle qui étaient plus récentes le firent grimacer, mauvais souvenir de son cauchemar dans les bois contre d’abominables cerbère.
Il reporta bien vite son attention vers Sorn et se remit a scruter chaque lignes de son visage. Ah il était en position de force, et il le savait. Sorn était jeté dans le mystère et l’incompréhension, il ne savait rien de lui. Alors qu’au contraire, le gitan s’était patiemment documenté.
Un sourire faussement innocent vint naitre sur ses lèvres alors qu’il tirait sur sa cigarette, en observant la braise rouge qui irradiait, éclairant quelques ombres sur son visage.
Il recracha la fumée, négligemment, en soufflant malicieusement quelques gerbes au visage de Sorn.

«  Moi ? oh… Je sais beaucoup de choses, beaucoup. » Il prenait énormément de plaisir à cette situation, à se dévoiler, puis à tout reprendre ensuite. A ouvrir des portes puis à les refermer. A être sensuel puis à tout de suite se détourner. Il jouait le jeu du mystère et de la frustration. « Trop peut-être ? C’est ce que les gens n’aiment pas chez moi. Ou alors j’aime bien à leur faire croire. » Livio savait mentir, il mentait comme il respirait. Et parfois, il n’avait même pas besoin de se léser de mensonges, il lui suffisait de jeter le doute sur son interlocuteur pour qu’il abandonne l’idée de démêler le vrai du faux. Il n’avait alors plus besoin de mentir, l’autre le faisait pour lui.  « Enfin, on ne peut jamais tout savoir. » lâcha-t-il dans un souffle, croisant un bras derrière sa tête, l’autre pendant dans le vide de la fenêtre tapotait contre le rebord le rythme de la musique que jouait la chaine hi-fi.
Il ferma les yeux instant, savourant cigarettes et musique. Inconsciemment son bras derrière sa tête abandonna sa place pour venir se perdre sur son torse, dans son col de chemise lesté de deux boutons il passa sa main, au-dessus de ses clavicules saillantes. Discrètement il attrapa le pendentif dont il ne se séparait jamais, étrange embrouillamini de gri-gri allant de la petite pièce frappée d’une vierge aux mains trouées à la dent de bête gravé. Un ésotérique bijou, un talisman né des plus obscures cultures tsigane. Protection pour lui hautement magique dont il ne se séparait jamais, chargé de pouvoirs magiques contre le mauvais œil.
Il fit tinter le bijou avant de le recacher dans sa chemise. S’assurer de sa présence était devenu un réflexe, un tic, une manie inconsciente.
Il rouvrit les yeux, et capta le regard de l’homme fascinant en face de lui.
« T’es un garçon bizarre tu sais ? Un type débarque chez toi, se cache dans ton placard et toi tu t’occupes de savoir où sont ses godillots. C’est mignon. » Il passa une main sur son visage, se gratta la joue ou se battaient les poils de sa barbe consciencieuses mal rasée. «  D’autre auraient déjà appellé la police depuis longtemps. Mais pas toi…»

Livio avait le regard brillant : certes il aimait jouer les intrigants, les objets de mystère. Mais Sorn restait pour lui la plus insoluble des énigmes, la plus complexe et de ce faite jouissive.




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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Mar 21 Avr - 23:14

Un mec sort de son placard d’entrée et lui... lui se demandait où étaient ses chaussures. Sorn avait parfois un cheminement d’idées qui lui était propre. Une sorte de chemin sinueux peuplé d’association d’idées improbables qui, pour lui, avaient un lien. L’ennui, c’est qu’il était rare que quelqu’un puisse le suivre. Et, en l’occurrence, il était plus urgent pour lui de savoir où étaient les chaussures que toutes autres choses. Pourquoi ? Lui-même n’en avait probablement pas conscience. Le phénomène était par ailleurs décuplé par l’attitude de son intrus. Il ne savait rien de lui à part son nom, qu’il était rentré par effraction, qu’il lui avait piqué une fourchette et qu’il était pieds nus. Oh, et il savait aussi qu’il était pas mal à regarder.
Tout ce qu’il avait voulu, c’était distancer cet homme qui avait eu l’air de tenter de l’approcher. Il avait ce don, depuis que le destin avait décidé de jouer avec lui, de repérer les gens avec qui il risquait d’accrocher pour mieux fuir. Cette aptitude fonctionnait à merveille, dans une certaine mesure. Au moins jusqu’à ce que la fuite se transforme en forme de relation. Gregory était devenu... une sorte de guetteur bienveillant et Livio, il n’en savait encore rien. Après tout, prendre la poudre d’escampette n’allait pas l’aider. Ce type l’avait retrouvé et squattait son appui de fenêtre pour fumer une cigarette prise dans l’étui qui avait quitté sa poche avec habilité. Plus intriguant, c’était difficile. Le gitan soignait ses arrivées, il n’y avait aucun doute. Le coup du placard n’était certainement pas prévu mais, ça avait eu son petit effet.

Si, éventuellement, Sorn avait été agacé par cette étrange entrée en matière, il voulait désormais assouvir sa curiosité. Garder une certaine distance devenait compliqué quand tout ce que l’on voulait, c’était en savoir plus.
Puisqu’il l’avait rejoint, il décida de profiter de l’air nocturne et bloqua la fenêtre un peu plus haut encore pour leur laisser plus d’espace. Ce que lui dit le tsigane à cet instant était vrai. Ça n’était pas son environnement, pas son monde. Il le refusait. On pouvait l’en blâmer mais, l’argent ne faisait pas du tout son bonheur. Le bonheur... Les notes qu’il avait grattées ce soir le hantait encore, lui rappelait qu’il n’était pas heureux même s’il tentait de se persuader du contraire. Bientôt, il n’y penserait plus et se comporterait comme il le faisait toujours, sans aucun effort.

- « Et oui ! Je suis la plaie de l’immeuble, le jeune homme bruyant qui fume dans les couloirs. J’ai bien essayé de me faire virer mais, peine perdue. »

Ses parents avaient fait en sorte que quoi qu’il fasse, ça n’arrive pas. Il était... condamné à vivre là. Il y avait pire peine mais, vivait-on vraiment quand on n’avait que des demi-choix ?

Il observa la vieille femme qu’il pointait et soupira. Il y avait clairement d’autres visions plus agréables à avoir. De plus, ce genre de roquet à sa mémère était une plaie. Agressifs, ils étaient pourris gâtés par ces vieilles femmes qui n’avaient plus que leur animal.
Préférant oublier son quartier, il préféra harceler Livio de questions. La plus importante concernant les chaussures. La réponse le prit au dépourvu, c’était le moins qu’il puisse dire. Il ouvrit la bouche et pencha légèrement la tête pour dire quelque chose mais, rien ne vint. Il retenta mais, toujours rien. Il se sentait con. Que pouvait-il bien répondre à ça. Et puis, finalement, inspirant comme s’il allait longuement discourir...

- « Ah. » Il ne savait pas trop si c’était censé ou non de grimper sans chaussures. À vrai dire, ça ne lui serait jamais venu à l’esprit d’escalader une gouttière. « J’ai jamais vraiment réfléchi à la question. Pourquoi grimper sans chaussures ? »

Contre toute attente, il devenait réellement curieux, intrigué par ce drôle d’oiseau qui était entré dans son appart par une fenêtre. Il avait bien plus de questions que de réponses et c’était étrange pour quelqu’un qui ne cherchait jamais à creuser dans l’histoire d’autrui. Livio pouvait bien lui dire qu’il savait des choses, ça ne le perturbait pas plus que ça. Il ne devait sûrement pas savoir le plus critique, le plus problématique, tout ce qui avait fait de sa vie un enfer. Chassant ses élucubrations d’un geste de la main, il haussa les épaules.

- « Tu ne dois pas en savoir assez. Je ne t’intéresserais sûrement pas à ce point sinon. » Sorn ne pouvait-il pas lui faire comprendre qu’il l’avait remarqué mais qu’il l’avait évité ? À dessein ? C’était mesquin et il s’en voulut d’ailleurs instantanément. « Pardon. Mauvaise journée. » Orientant son regard vers le gri-gri, il mit cette question de côté pour plus tard. Le temps de voir si son invité surprise digérait sa réflexion. Et il sembla la digérer puisqu’il enchaîna. « Je suis croque-mort, j’ai vu bien plus bizarre que ça, crois-moi. Cela dit, un mec sans chaussures qui rentre dans mon appart’ par la fenêtre, c’est une grande première. Tant qu’à faire, je t’offre un verre ? »

Il éluda volontairement la partie police. Il n’était pas particulièrement fan de ce secteur d’emplois. Il s’en méfiait, pour tout et pour rien même s’ils ne lui fichaient pas autant la frousse qu’un loup, qu’un grizzly, qu’une louve ou qu’un ourson ou... Cordelia.
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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Sam 25 Avr - 17:10


« Nan mais je te jure, tu vas rire...»



Sorn & Livio
S O R V I O




Livio était un être de sensation.
Il aimait toucher, connaitre, savoir, ressentir. Il aimait expérimenter et découvrir, satisfaire son insatiable curiosité, autre tare de sa personne qui finissait parfois par l’envahir tout entier.
Et que dire de Sorn à part que oui, il titillait méchamment sa curiosité. La piquait au vif, non ! La déchiquetait en petit morceau et sautait dessus à pieds joints.
S’il savait des choses sur lui, il s’accorda de la pique qu’il lui lança d’un ton froid : Non il n’en savait pas assez, et cela lui coutait.
Loin de se sentir vexé par le ton employé, il se contenta de redoubler son sourire et esquissa un geste de la main pour montrer qu’il ne lui en tenait pas rigueur et le regarda en coin. Alors voilà, il venait de se confondre dans une confidence voulue ou pas, mais il lui avouait bien qu’il avait pertinemment remarqué son intérêt, et qu’il l’avait fui sciemment ; L’avait évité a renfort d’une verve étrange.

« Mon intérêt ? Tu n’as fait que l’attiser en jouant les effarouché » Lança t’il en haussant les épaules, son sourire se faisant moqueur. « Je ne vais pas rejeter la faute sur toi, mais tu sais te faire désirer. »

Mais l’intérêt n’était maintenant plus à sens unique, c’est ce qui changeait la donne. Oh oui il pouvait bien voir se refléter dans les iris vert d’eau qui lui faisaient face, une lueur de curiosité qui faisait écho à celle qui avait depuis longtemps pris naissance au sein de ses prunelles.
Et il s’enivrait de savourer cette siamoise, de l’avoir exclusivement pour lui. D’être sujet de ce regard et de ces question. D’être caressé de la façon la plus grisante qui soit par un simple regard faisaient se dresser ses poils et parcourir son corps de lents frissons.
C’était là la jouissance de Livio que de se voir exister aux yeux des autres, aux yeux des personnes désirables. C’était sa raison de vire, et il se sentait actuellement plus vivant que jamais.
Il suivait avec délectation chaque mouvements de son hôte, chaque tressautement de son visage, chaque étirement de sa bouche. Il les imprimaient dans sa mémoire, se les gardait jalousement, savourait ce qui au fond n’était peut-être encore qu’un de ses rêves obsessionnels et malsains qui venaient le torturer la nuit.
C’était peut-être ça au fond. Juste un rêve, une folie de son cerveau malade. Peut-être allait-il se réveiller encore une fois tourmenté au possible et les nerfs en vrac, seul encore et face à tous ses démons qui dans le noir toujours prenaient de l’ampleur. Face surtout à ce silence qu’il abhorrait, qu’il haïssait du plus profond de son être, toujours lui rappelant que le bruit était parti et qu’avec lui il avait emporté sa vie, sa famille, ce qui seulement calmait son effervescence ne laissant plus qu’un petit tas de cendre et de chaire brulée. Un amer gout de bile dans ses souvenirs.
Imperceptiblement, il serra les dents à ce souvenir, sachant pertinemment à quel point il était risible. Lui le tsigane sans famille. D’aucun savait que les manouches jamais ne se déplacent seul, que c’est leur nombre et leur unité qui font leur force, mais Livio lui était seul. C’en était risible. Seul héritier d’une culture marginale et vouée à disparaitre, plongé dans l’ésotérisme d’une magie ancestrale, persécuté milles et une fois, gazé dans des camps, bouc émissaires parfaits, reliquat d’un mode de vie ou le vice se confondant avec l’art, le spectacle, le bruit et le mouvement, provoquait les hurlement de ces bonne-gens que Livio au fond de lui haïssait.
Il était risible.

Mais d’un revers de la main il chassa cette pensée, pourquoi ainsi se miner l’esprit alors que naguère il sentait cette jouissance nouvelle et étrange l’envahir ?

« Croque-mort hum… ? Les clients doivent pas être très causant. Au moins ils ne se plaignent pas. » Lança-t-il dans un petit sourire. Il n’avait pas d’aprioris sur les métiers quels qu’ils soient. Les gens n’en avaient que trop sur ce qu’il aimait a appeler son art, aussi évitait-il souvent de parler de ce qu’il faisait. Que faisait-il d’ailleurs ? sa liste de petits méfaits et de talents particuliers dans son domaine était longue comme le bras. Ce qu’il faisait : il survivait de façon certes peu louable, mais il survivait.
Mais pour lui dont la culture obligeait un respect de la mort et un rapport plus qu’étrange a celle-ci, le métier de croque ne semblait que louable, débarrassé des aprioris glauques qui semblaient lui coller.
« Noble métier de toutes façons. » éluda-t-il avant de reporter son regard vers la fenêtre. Il attrapa sa cigarette, la fit rouler entre ses doigts avant de la mettre à l’envers dans sa bouche, coinçant le filtre entre ses dents. Il tira dessus une longue latte, puis la retira avant que la cendre ne lui brule la langue.
Puis dans un petit sifflement lent, il recracha la fumée émise, se levant de son perchoir d’un bond agile.
Sa cigarette entre les doigts il déambula dans la pièce de sa démarche légèrement dansante, laissant ses pas se faire au rythme de la musique. Il s’amusa a toucher, regarder, observer le lieu de vie avec une curiosité et un plaisir enfantin qu’il avait du mal à cacher au fond de ses prunelles expressives.
« Je ne refuse jamais quand un joli garçon m’invite à boire. » Minauda le gitan en caressant doucement les cordes d’une des guitares proche de lui, laissant les cordes résonner, se mêler avec la musique déjà ambiante.
Du bruit. Du bruit. Du bruit doux qui berçait ses oreilles, voilà ce dont il avait besoin lui qui abhorrait le silence. Pas quelque chose de fort, de violent pour les tympans, d’obsédant. Mais un bruit rassurait comme une toile fond. Comme les veilleuses pour ceux terrifié par le noir Livio avait besoin de bruit constant autour de lui sous peine de céder à la panique. Aussi comprenait-il Sorn quand il lui disait préférer habiter près des bars et de leur musique. Le tsigane habitait quant à lui une chambre de pension miteuse dans un quartier colonisé par les latinos et quelques créoles, et il était peu dire qu’il s’y sentait a sa place au milieu du bruit contant, derrière ces insalubres murs fin comme du papier.

Le brun releva ses yeux bleu vers le plus grand « A moins que tu ne veuilles me saouler ? » Son sourire s’agrandit. « Dans ce cas-là j’accepte tout de même ; je n’ai jamais été un garçon raisonnable. »

Et c’était peu dire, mais ça, Sorn ne le savait pas. Ou du moins pas encore.




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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Dim 26 Avr - 20:44

Sorn n’aimait pas être injuste et, il l’avait été avec Livio qui n’avait pourtant rien fait pour mériter ça. Certes, ce gars était entré chez lui par effraction mais, il n’était ni dangereux, ni violent. Il était juste un peu particulier mais, qui ne l’était pas ? Il passait pour un ovni en permanence, il n’allait pas se comporter avec lui comme les autres le faisant en sa présence. La chose aurait été profondément injuste.
Ce qu’ajouta son étrange visiteur était, il devait l’admettre, plus que vrai. Il avait fuit, préférant largement le ridicule à la tentation. Tentation qui était désormais sous son nez mais, qu’il gérait plutôt bien finalement. Non pas qu’il avait vraiment détaillé un jour l’homme mais, maintenant qu’il l’avait sous le nez, il était dur de ne pas le faire. Il comptait bien se forcer à recommencer son petit jeu mais, pour l’heure, c’était inutile. Il était là alors... autant se satisfaire les yeux. Amusé mais, à la fois paradoxalement légèrement distant, il sourit.

- « Peut-être ne voulais-je pas me faire désirer justement ? T’en penses quoi ? »

Tout ce qu’il avait voulu c’était le dissuader, comme il le faisait souvent ces temps-ci en réalité. Il lui était de plus en plus dur de mener cette vie décousue et de se défaire des autres. Plus que jamais, il était entouré, hors, il ne l’avait pas cherché. Il voulait simplement disparaître quand il avait donné ce qu’il avait pu de lui-même mais, la plupart de ces gens n’avaient pas connu Varn, ils n’étaient pas attachés à lui et ne revoyait pas sur son visage, les traits de son défunt jumeau. Une ignorance qui lui rendait tout éloignement de plus en plus difficile.
Et voilà qu’il devait à présent compter sur un gitan prêt à tout ou presque pour l’approcher et qui éveillait en lui un intérêt et une curiosité qu’il ne parvenait pas à freiner. Il aurait aimé pouvoir appuyer sur un bouton mais, ces choses-là n’arrivaient que dans les films très dérangeants de science-fiction. De plus, éteindre ce genre de sentiments tuait l’humanité qui résidait en chacun, un acte qu’il se refusait de perpétrer.

- « Ah ça, la clientèle est plutôt calme. Au moins, je ne peux pas les saouler en parlant, ils n’entendent plus... ou alors, ils se plaignent auprès des Loas qui se chargeront de mon cas quand ils l’auront décidé. Je ne leur en voudrais pas. »

Rarement, Sorn parlait ainsi de ses croyances hybrides qui n’étaient pas réellement comprises par les communautés qui les pratiquaient de manière à part entière. Religion catholique, vaudou et animisme se disputait sa croyance. Un mélange culturel que même ses propres parents n’avaient jamais compris et qu’ils avaient toujours rejeté sur le dos de leurs proches employés et collaborateurs. Quelque part, ce mélange lui avait été profitable dans le travail qu’il occupait actuellement, car force était de constater qu’il était celui que les familles préféraient avoir puisqu’il respectait scrupuleusement les croyances des autres et traitait les morts avec le plus grand respect.

- « Noble, je l’ignore mais, il en faudra toujours. On peut se passer de bien des professions mais, la mort ne connaîtra jamais la crise. »

Du moins, pas en ces temps-ci.

Offrant avec un certain plaisir un verre à son intrus, il sourit à nouveau de le voir partir en digression et ne réagit même pas quand il toucha la guitare. Elles étaient là pour ça tant qu’on y faisait attention. Il leva même les yeux au ciel en l’entendant dire qu’il n’était pas raisonnable. C’était l’évidence même, du moins, lui semblait-il.

- « Aussi raisonnable que moi, autant que je puisse en juger. »

Bon, il l’était peut-être un peu plus mais, il ne pouvait pas en être sûr. Ramenant un verre whisky à Livio, il s’installa dans son canapé et s’alluma une cigarette qui ne contenait pas uniquement que du tabac. Ça ne lui ferait aucun, surtout avec la journée et la nuit qu’il avait passée. Il avala une gorgée d’alcool et pencha légèrement la tête en arrière pour l’observer encore.

- « Où est-ce que tu as appris à grimper comme ça sur un immeuble ? »

Il aurait dû, devrait le mettre à la porte pour s’offrir une nuit de sommeil presque convenable mais, il n’en avait aucune envie. Il ne voulait pas dormir en vérité. Il avait peur de dormir parfois, tout comme il avait parfois peur du noir. Le problème était ponctuel mais, ce soir, avec ce gars qui avait surgit de nulle part dans son placard, il avait peur. Peur de retourner à cette vie qui l’attendait sagement, peur de retourner au silence de la solitude, peur de voir que demain, rien n’aurait changé. Pourtant, il sourit cachant un profond malaise qui le rongeait depuis bientôt deux ans maintenant. La question lui échappa et démontrant sa profonde incapacité de se taire.

- « Tu comptes pioncer sur mon canapé au fait ? »

Pourquoi avait-il dit ça ? Il n’en savait fichtre rien ou plutôt, il ne voulait pas le savoir. Il ne pouvait pas avoir peur à ce point et il ne pouvait pas vouloir qu’il reste alors qu’il l’avait fuit.
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MessageSujet: Re: L’incroyable histoire du type dans le meuble Ikea.|| Sorvio.   Mar 28 Avr - 20:40


« Nan mais je te jure, tu vas rire...»



Sorn & Livio
S O R V I O




Qu’était-ce qu’un être raisonnable ?
Non ce n’était surement pas eux. Ce n’était pas celui qui grimpait quatre étages pieds nus pour s’introduire chez quelqu’un et se cacher dans son placard, de nuit et sans aucune protection.
Ce n’était pas non plus celui qui offrait une cigarette et un verre à son cambrioleur.
En définitive, non ils n’étaient pas des garçons raisonnables.

Livio entendit les verres tinter, il entendit distinctement et avec délectation le bruit du liquide qui se coula contre le transparent conteneur.
Avec lenteur et malice il tendit sa main pour s’emparer du cristal arrondi, coulant ses doigts sur la fraicheur de la matière poussant le vice en allongeant sa prise jusqu’à toucher pendant une demi seconde les doigts de son vis-a-vis. Premier contact qui l’électrisa, première friction de peau depuis le début de leur petit jeu. Livio récupéra le verre en se mordant la lèvre, et approcha le liquide de son visage pour en humer les arômes. Du Whisky.  Livio avait tendance à préférer le Rhum se retrouvant dans son exotisme, dans ses mélanges, dans ses senteurs et ses notes d’épices. Mais en y réfléchissant, il trouvait que le Whisky était un alcool qui correspondait bien à Sorn.
Il y trempa ses lèvres avant de les lécher discrètement.
Oui, il avait un petit gout de passé, de poussière, il avait un gout de blues et de lumières tamisées dans le vieux bars aux alentours de Minuit. Il avait un petit gout de Jazz, d’oppression et délivrance. C’était un alcool grave et vibrant, qui dans ses notes ambrées lui réchauffait le corps.
Oui un alcool qui ressemblait à Sorn. Se dit-il en prenant une nouvelle gorgée. Au final il aimait bien le whisky.
Il regarda l’hôte s’échouer au fond d’un fauteuil, tandis que lui-même pris place sur le canapé, allongeant sur bras sur l’accoudoir et croisant ses jambes devant lui.
Il sourit.

« Disons… Que c’est dans mes gênes, dans ma piètre éducation. »

Il regarda les volutes de fumée de la nouvelle cigarette de Sorn voleter jusqu’à lui, et c’est lorsqu’elle s’approcha de son visage et qu’il en reconnu l’odeur si caractéristique qu’il laissa son sourire s’agrandir encore, se délectant d’observer la courbe de ce cou qui s’était rejeté en arrière.
Ah croyais tu-Sorn que le Gitan n’était pas de ses hommes qui remarquent les choses ? de ces esprits vifs qui a défaut certes d’éducations classiques développent un talent d’observation, un talent pour déceler les masques. Et il était d’avis qu’au milieu de cet univers qui n’était pas le tient, tu faisais tache Sorn. Tu te bornais à porter un masque, à te le greffer au visage, a l’enfoncer loin dans ta peau, un masque gravé d’un sourire.

Le sourire de Livio se fit plus profond, il se découvrit en un parfait arc de cercle qui laissa apercevoir ses l’email de ses dents, tandis que pour imager le propos de son compère il caressa l’étoffe du canapé sur lequel il posait actuellement son séant, du bout de ses doigts.
Il tâta, le pressa par endroit, fit monter et descendre ses phalanges alors que les autres étaient occupées à savourer la fraicheur du verre qu’il reporta bientôt à ses lèvres.

« Han… » lâcha-t-il la mine faussement déçu «  ça ne m’a pas l’air très confortable… »

Il laissa un petit rire naître dans sa gorge avant de se relever et de profiter du mouvement pour finir son verre de liquide ambré. Le tsigane s’avança de quelques pas vers le fauteuil occupé par le blond et se pencha sur lui, prenant appuis sur un des accoudoirs. D’un geste il s’empara de cette cigarette qui n’en était pas vraiment une, à l’odeur si particulière et à la fumée blanchâtre et épaisse.
Il la porta ses lèvres, pour en tirer une latte. Avec une application méticuleuse il laissa la fumée s’échapper de sa bouche sans pour autant la souffler, créant dans l’air un petit dôme immaculé et vapeur, rond et filandreux comme une petite méduse s’envolant discrètement dans l’air. Mais avant qu’elle n’eut le temps de monter plus haut il l’aspira à nouveau, rejeta un instant la tête en arrière et fermant les yeux.
Il rabaissa sa tête, toujours avec ce sourire figé au visage et le rapproche de celui de Sorn. Plus proche qu’ils ne l’avaient été jusqu’alors, il s’amusa à souffler cette fumée avec laquelle il jouait tant dans la bouche entre-ouverte de son vis-à-vis. Son petit jeu s’arrêta là, quand avant que la fumée ai le temps de se dissiper, il pressa ses lèvres contre celles qu’il avait tant lorgné depuis son ascension, laissant les volute fumeuse leur caresser le visage.
Il s’amusa à faire durer le plaisir, jouant des lèvres, de la langue, savourant de nouveaux gouts de nouveaux mélanges : le gout de l’herbe qui se mélange au whisky, le gout d’un autre ; de ses lèvres que l’on découvre. Il ramena ses mains sur les visage de Sorn le prenant en coupe, ses pouces caressant ses joues, se griffant avec délectation contre sa barbe naissante. Il était pris d’une envie violente, passionnée, de lui enfoncer les doigts dans le visage, de griffer, de mordre jusqu’à retirer ce masque avec lequel il se bornait pour enfin découvrir l’envers du décor. Il avait envie de le débarrasser d’artifices, et ses mains chapardeuses en tremblaient de nervosité.
A bout de souffle il fut bien obligé de libérer les lippes de son hôte et fit alors glisser les lèvres sur le bord de son visage, pressant sa joue contre sa jumelle. Approchant sa bouche de l’oreille de son vis-à-vis il laissa sa voix chaude et roulante de son accent millésimé s’y couler en ronronnant.

«  Tu devrais faire plus attention Sorn, à ces êtres étranges que l’on ramasse a ses fenêtre, au fond de ses placards… » Ses pupilles n’étaient plus qu’un rond noir et béant, brillant d’absorber la lumière, tandis que ses mains se crispaient dans les accoudoirs « Tu sembles croire comme moi à ces étranges fables, n’en suis-je qu’une pour que tu cherches à me fuir ? Ou sommes-nous ? Est-ce une farce ? Une pièce où le rideaux vient de tomber ? » Il passa sa langue une nouvelle fois sur ses lèvres, s’y remémorant les gouts, les sentions électrisantes qui naguère s’y battaient en duel. «  Non ce soir je ne te laisse pas t’échapper, je ne me contente pas du canapé… Oh allons laisser moi t’ôter ce masque qui me fait horreur… » Silence. Fébrile.


«  Ce soir ne soyons pas raisonnables. »


S U J E T T E R M I N E



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