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 « I know who you are » Lawrence

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MessageSujet: « I know who you are » Lawrence   Jeu 9 Avr - 9:52

I know who you are

Lawrence & Seraphina

L'air était un peu moins moite dans cette partie de la ville. Peut-être était-ce grâce aux buildings qui s'élevaient tous un peu plus haut dans le ciel ? Seraphina n'en savait rien, en revanche, ce dont elle ne doutait pas était qu'aujourd'hui, elle mettrait la main sur Julian. Enfin Lawrence, comme il aimait se faire appeler maintenant. Son envie de vengeance était de plus en plus grandissante, dévorante. Il fallait que la daybreaker l’assouvisse et se venge de ce frère dont elle n'avait jamais voulu. Depuis plusieurs semaines déjà, Seraphina épiait tous les faits et gestes de son ennemi juré. Elle avait ainsi remarqué que l'homme était bien trop prévisible. Pour son plus grand bonheur d'ailleurs. Tous les jours, Julian faisait la même chose, déjeunait dans le même restaurant à une heure bien précise. Une aubaine que la blonde ne comptait pas laisser filer. Si bien qu'aujourd'hui, elle avait décidé de luncher à l'extérieur de son bureau « Miranda, ne prenez aucun appel, je mange dehors ce midi. » indiqua-t-elle à sa secrétaire en passant devant son desk. Un sourire presque mauvais étiraient ses lippes et on devinait aisément qu'elle préparait un sale coup.

Une fois à l'extérieur de son cabinet, la daybreaker fut animée par une adrénaline nouvelle. Son office était situé à deux pas du restaurant dans lequel Julian aimait déjeuner. Il lui fallut une dizaine de minutes pour s'y rendre. Bientôt, la jeune femme passa les portes de ce qu'elle considérait comme la caverne d'Ali Baba à la recherche de son trésor. Lorsqu'un des employés vint vers elle, elle se contenta de dire qu'elle rejoignait quelqu'un. Ses pupilles océans scrutaient chaque visage avec intensité. Il n'était pas là. C'était impossible ! Pourquoi aurait-il soudainement changé ses habitudes ? Seraphina bouillonnait déjà de rage. Ses sourcils se froncèrent tandis que ses phalanges se resserraient déjà sur les anses de son sac. Le karma essayait-il de lui mettre des bâtons dans les roues ? En tout cas, la teinte rosée que venait de prendre ses joues n'annonçait rien de bon. Jusqu'à ce qu'enfin, elle aperçoive sa proie. Elle fut soulagée instantanément. Un sourire peint sur le visage, la daybreaker avait changé d'expression en une demi-seconde. Ses iris lançaient des éclairs. Elle l'observait avec insistance, plantée au milieu de la pièce. La vérité était qu'elle s'imaginait déjà l'étriper.

D'une démarche féline qui lui était propre, la blonde s'approcha de son demi-frère, feintant la surprise avec une perfection hallucinante.
« Lawrence ! Mais quelle bonne surprise de te trouver ici s'exclama-t-elle avant de jeter une œillade à la chaise vide en face du brun tu déjeunes seul ? Je peux m'installer ? Le hasard fait bien les choses. »

Mais Seraphina n'avait guère attendu le contentement de Julian pour prendre place à sa table. Maintenant qu'elle était assise, elle ne bougerait pas de cette chaise avant d'avoir extirper plus d'informations concernant l'amnésie de son frère. Le fourbe, la blonde doutait même du fait qu'il ait réellement perdu la mémoire. Après tout, peut-être était-ce un stratagème de plus pour attirer toute l'attention du monde sur lui. La daybreaker faisait des efforts surhumains pour ne pas lui cracher au visage. Un visage qui semblait pourtant si doux aux premiers abords. Comme il cachait bien son jeu. Mais Seraphina savait, elle, qu'il était loin d'être un ange. Il n'avait fait que pourrir sa vie depuis le début.

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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Sam 11 Avr - 10:02

I know who you are

Lawrence & Seraphina

Il tombait. Inexorablement. Des mains fantomatiques avaient beau se tendre en travers de son chemin, sa chute ne ralentissait pas. Et il était incapable de bouger, assistant à sa mort en simple spectateur, voyant le sol se rapprocher sans qu’il ne puisse l’éviter. Il tombait. Dans sa mémoire. Dans ce gouffre sans fond. Pas de fondations, pas de piliers, juste le vide. Et là-bas, tout au fond, un petit coffre. Ses bras s’agitèrent, son hurlement s’étrangla dans sa gorge, la surface plane d’un miroir se matérialisa à quelques mètres de lui. Le percuta. Et Lawrence se réveilla en sursaut dans un nouvel hurlement qui le laissa haletant. Transpirant. En larmes séchées, craquelées sur ses joues, morcelées dans sa barbe naissante. Agité de tremblements.

Il tituba. Se redressa. Chancela. Enlisé dans sa panique, comme il savait si bien le faire. Allez, une claque et tu t’actives. Même cette voix énergique venue d’outre-tombe n’eut aucun effet sur son état catatonique : Lawrence s’écroula dans son salon, incapable de chasser de son esprit l’image de ce gouffre si révélateur de son état psychologique. D’ailleurs, comment pouvait-il encore s’appeler Lawrence ? Ne lui avait-on pas dit qu’il s’appelait Samuel. Ses mains agrippèrent ses avant-bras dans un geste nerveux visant à le protéger d’une attaque extérieure. Tu ne t’appelles pas Samuel. Quelque chose lui soufflait ça, en effet. Que tout n’était qu’illusion, que tout n’était que mensonge. Kathleen, Cordelia, Lawrence, Samuel, la prétendue sécurité de la Nouvelle Orléans… rien, strictement rien n’était réel et ne valait le coup de se battre. Pardon ? Lawrence paniquait. Clairement. Tout s’écroulait autour de lui. Il ne pouvait même plus parler de certitudes quand il n’était pas sûr d’en avoir réellement eues ces derniers mois. Rien n’était réel, rien n’était fiable. Lui encore moins que le reste.

Les secondes se délitèrent. Une sonnerie l’extirpa de sa catatonie. Une brise légère effleura son épiderme, la fenêtre qu’il avait encore oubliée de fermer la veille s’ouvrant un peu plus. Depuis combien de temps était-il prostré ? Il n’avait même pas envie de chercher, pas envie de réfléchir. A quoi cela servait-ce ? A se rendre compte encore une fois que le monde avait continué à tourner sans lui, alors que perdu dans un trou noir, il était incapable de rattacher les dernières heures à une réalité palpable et tangible ? Il en avait de plus en plus. Lorsqu’il pensait s’en être enfin débarrassé, ses black out revenaient le narguer, le laissant au bord de la crise de la panique au milieu d’une rue, dans une pièce de l’hôpital, un ensemble de vis et d’écrou dans les mains au dessus d’une voiture en réparation. D’une main rageuse, Lawrence tenta d’effacer les larmes séchées morcelées sur sa peau. Ses muscles se délièrent, il chancela dans le salon, renifla un bon coup, s’enfuit dans la salle de bain où une douche froide allait tenter, encore une fois, de détacher de sa peau la mélasse de ses cauchemars.

Il tomba. A nouveau. Mais cette fois bien réellement. Ses genoux s’écorchèrent sur l’asphalte poussiéreux de la rue alors que ses bras entouraient sa tête pour rouler et se redresser dans un réflexe relevant plus de l’art du karaté que de sa maladresse habituelle. Il y avait parfois de bons côtés à posséder des réflexes. Car même si sa chute avait attiré autant l’attention que sa roulade, il ne s’était pas fait mal cette fois. Cette fois… et le prochaine ? Peut être. Pourquoi était-il tombé ? Il avait oublié de lever le pied pour monter sur le trottoir. Oublié, oui. Et ce n’était pas la première fois. Plongé dans ses pensées, perdu dans ses réflexions, cette propension à se montrer ridicule en toutes circonstances contrebalançait assurément bien ses réflexes de professionnel. Et les quelques égratignures généreusement offertes par les doigts griffus du goudron pouvaient au choix être la marque de sa décadence, ou des médailles pour ses capacités. S’époussetant, cherchant un refuge dans ses cheveux légèrement longs, Lawrence se glissa dans l’un de ses points de repère de la journée. Parfois, il n’y venait pas. Parfois, il ne ressentait pas ce besoin de se rattacher à une routine pour s’accrocher à un rocher dans la mer déchaînée de l’inattendu et de l’inconnu. Parfois, rarement, il prenait quelques libertés. Mais aujourd’hui, il avait besoin de se rassurer. Retrouver les serveurs, leur sourire complice. S’asseoir à une table, continuer son livre, manger le même plat que d’habitude, à la même table, entouré des mêmes personnes. Un pas, il se glissa dans son petit coin, saluant d’un geste de la main une connaissance parmi le personnel. Se recroquevilla sur sa chaise, dans cet espoir jamais perdu de disparaître aux yeux des autres pour mieux se fondre dans la masse.

Finalement, il sortit son livre. Il avait l’impression confuse d’en lire toujours le même passage depuis deux semaines, redécouvrant à chaque fois la mort d’André, agonisant à chaque fois lorsque face à la mort, le Prince s’apercevait qu’il aimait la vie plus que le reste. Que les herbes vertes qui dansaient autour de lui, que l’armoise effritée dans ses mains, que Natacha qui l’avait trahie dans toute l’inconscience de sa jeunesse, que son père, que sa sœur, que ses amis et cette énergie dans ses veines le retenaient sur terre plus sûrement que le reste. Il y avait quelque chose de dramatique, dans ce monologue intime de Bolonsky. Il y avait quelque chose de dramatique à sentir que ce personnage fictif était, au final, bien plus réel que tous les Lawrence Blain du monde. Les doigts tremblants, ses yeux parcoururent le cyrillique pour suivre les déambulations et la panique de Pierre au milieu des obus. Et comme toujours, ses réflexions le perdirent. Y avait-il un Pierre, quelque part, qu’il avait rejeté avant de mourir ? Y avait-il une Natacha, suicidairement coupable, qui avait recueilli son corps déchiqueté par la mort ? Y avait-il une Marie, une sœur dévouée, veillant sur son fils, sur son père, sur son Lyssya Gory brûlé par l’hiver napoléonien. Il se sentait incroyablement proche de cet André respectable, il se sentait extraordinairement différent de ce Bolonsky mourant, croisant le regard de son traître d’ennemi alors qu’étendus tous les deux sur des civières, ils se sentaient partir et être arrachée par des mains brutales à une vie qu’ils n’avaient que peu considérée à sa juste valeur. Lawrence reposa le roman. Songeur. Sa main droite remonta à son cœur, redessina au travers de sa chemise cette petite étoile qui avait explosé sous l’impact des balles.  

« Lawrence ! Mais quelle bonne surprise de te trouver ici Un sursaut, son édition de Guerre et Paix posée sur la table s’évita une chute involontaire dans sa salade de tomates. Quelle bonne surprise ? Comment ça ? Ses yeux brun affolés cherchèrent la source de cette interruption, se heurtant à une chevelure blonde qui lui glaça le sang. Oh non, pas elle… Ils s’étaient déjà croisés. Une fois. Deux ? Une. Il ne savait plus trop. Juste qu’ils étaient aux antipodes l’un de l’autre, comme continuèrent de lui prouver les propos de la blonde. tu déjeunes seul ? Je peux m'installer ? Le hasard fait bien les choses. » Euhu… Euuh… « Si… tu veux ? » Que dire d’autre ? Les yeux paniqués de Lawrence essayèrent de retrouver leurs repères, ses doigts se glissant sous la table pour se frotter, moites d’angoisse, sur son jean de travail. Du nerf, du nerf, reprends toi imbécile ! Elle ne va pas te manger, elle veut juste te parler. Essaye plutôt de te souvenir de son prénom ! Sa lèvre se fit maltraiter d’angoisse, mordillée inlassablement. Comment s’appelait-elle ? Qui était-elle ? La dernière fois qu’ils s’étaient croisés… il était incapable de s’en souvenir. Alors autant rendre les armes, autant baisser les bras. Autant s’écraser face contre terre. Lawpette. Lawrence déglutit péniblement. « Excuse moi, mais… on… » Allez, crache le morceau, tu dois avoir l’habitude d’avoir l’air d’un imbécile,  non ? Non, il ne s’y faisait pas. Quelque chose en lui rechignait toujours à l’idée d’être aussi vulnérable le temps d’une phrase. Peut être que Bolonsky n’est pas aussi mort que tu ne le penses, dans ce cas. Même si je t’avoue que je n’avais rien d’un André, mon petit. Lawrence ferma les yeux le temps que cette petite voix s’estompe. Et qu’il parvienne à prendre sur lui pour terminer sa phrase. « Je sais que la question est peut être malvenue mais… on se connait ? Enfin… c’est mal formulé. » Il s’étranglait dans ses phrases sans queue ni tête. « J’imagine qu’on se connait mais… je ne me souviens plus de toi. Enfin si mais… où est-ce qu’on s’est déjà vu ? »
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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Lun 13 Avr - 10:24

I know who you are

Lawrence & Seraphina

Assise en face de sa cible, Seraphina l'observait avec insistance. Comme si elle avait cherché à voir au plus profond de son âme. Il semblait perdu, déstabilisé et la blonde affichait une moue satisfaite. Savoir Julian complètement paumé lui provoquait la même sensation qu'une brise fraîche en pleine canicule. Le regard clair de la daybreaker s'égara un instant sur le bouquin qui trônait au coin de la table, histoire que son vis-à-vis hésitant trouve ses mots. Elle revint ensuite porter son attention sur lui, son visage soudainement illuminé d'un sourire. Seraphina ne souriait pas parce qu'elle trouvait la situation coquasse. Elle souriait car elle se rendait compte que l'amnésie de son frère était sévère. Un point pour elle. Elle pourrait ainsi le baratiner à sa guise. Mais avant cela, elle devait s'assurer qu'il ne jouait pas la comédie. « Oui on se connait. En fait on se connait depuis pas mal de temps. Je suis Seraphina. On s'est connus par un ami en commun. Le prénom de Julian ne te dit rien ? Oh bien sûr ça remonte à loin... » sur ces mots, la daybreaker s'attarda de nouveau sur le visage du brun. Elle voulait déceler la moindre réaction. Est-ce que ces deux prénoms allaient éveiller quelconque souvenir ? Si ce n'était pas le cas, Seraphina n'hésiterait pas à remodeler la réalité, à balader ce pauvre amnésique dans un passé complètement faussé. Après tout le mal qu'il lui avait fait. Il ne se souvenait même pas d'elle... La blonde en aurait presque été vexée.

Laissant cogiter son vis-à-vis et ne ressentant aucune gêne à s'inviter à sa table, la jeune femme alpagua une serveuse. « Excusez-moi mademoiselle, vous pourriez m'apporter la même chose s'il-vous-plait. » demanda-t-elle en désignant la salade de Lawrence de son index. Seraphina n'avait aucune honte. Elle s'était imposée, comme son frère s'était imposé dans sa vie il y a des années. Rancunière ? Si peu. Malgré toute la rancoeur que la daybreaker gardait enfouie à l'égard de cet homme, son visage restait totalement impassible. Elle accorda même un sourire à son vis-à-vis. Elle prendrait un malin plaisir à le déstabiliser dès qu'elle en aurait l'occasion. Mais le but n'était pas de devenir une ennemie. Il fallait qu'elle réussisse à faire croire à une entente passée. Tout dépendrait de son demi-frère et de sa mémoire. « Allons Lawrence, je suis sûre que tu te souviens de moi. » insista Seraphina en se penchant légèrement en avant. Le ton se voulait léger pourtant, on aurait aisément pu déceler une légère amertume dans le timbre de sa voix.

La daybreaker était bien trop maline -ou vicieuse cela dépendait du point de vue- pour dévoiler la vérité. Après tout, elle était l'une des rares personnes à pouvoir révéler à Julian une partie de son passé. Mais en aucun cas elle ne l'aiderait sans pouvoir en tirer avantage. La blonde le considérait comme une proie. Mais Julian était un homme intelligent et même si elle avait du mal à le reconnaître, la jeune femme préférait rester méfiante à son égard. Cette fois il fallait qu'elle protège ses arrières, qu'elle anticipe toutes les failles possibles que son plan pouvait comporter. Cette fois c'était différent. Le destin lui tendait une perche, lui laissait le temps de pouvoir s'organiser. Il fallait qu'elle obtienne sa vengeance avant que celle ci ne la consume entièrement. Son objectif était d'agir comme un poison sur Julian. S'insinuant lentement dans sa vie pour mieux l'attaquer, sournoisement mais sûrement. Et rien n'aurait pu l'arrêter. Comme si se venger de son demi-frère était le but ultime de son existence.

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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Jeu 16 Avr - 22:09

I know who you are

Lawrence & Seraphina

Dire qu’il était inhabituel de voir Lawrence à ce point mal à l’aise serait prononcer un invraisemblable mensonge. Un rien le déstabilisait, ses grands yeux marrons se fronçaient, s’affolaient, s’écarquillaient tant et bien qu’il allait finir par en avoir des rides juvéniles. Que le New Yorkais peine à respirer, transpire, angoisse, sursaute et considère d’un regard affolé la blonde qui lui faisait face, ça n’avait ainsi rien d’étonnant. Ce qui changeait en revanche, c’était ce trouble qui l’envahissait un peu plus à chaque respiration. Inspiration, il respirait son parfum, s’étranglait avec la flagrance. Expiration, ses muscles se crispaient au lieu de se relâcher. Et il suffoquait. En pensées, seulement, certes, mais pour l’Amnésique, c’était déjà amplement suffisant. Quelque part, il n’avait l’impression que d’être une proie acculée par un prédateur plus joueur qu’affamé. Et même s’il culpabilisait d’avoir de telles pensées face à celle qui souriait encore à ses bégaiements, il ne pouvait les contrôler et encore moins les empêcher d’éclore à la frontière de son inconscient.

La nonchalance de la blonde accentuait la maladresse de Lawrence. Sa grâce, son assurance : l’errance intellectuelle du brun. Rien ne les rapprochait, tout les éloignait et écrasait, mettait plus bas que terre un Lawrence au final plus que déstabilisé : perdu. Il en avait envie de disparaître, de fermer les yeux et de se cacher à l’instar des enfants derrière des mains protectrices ou des mèches brunes qu’il aurait souhaité voir tomber devant ses yeux, comme un rideau protecteur, comme une armure qui le soustrairait à la présence oppressante par sa simple existence de celle qui avait pris place face à lui sans attendre de réponse, sans même donner à un seul instant l’impression de ne pas se sentir à sa place. Elle était une reine, il était le valet, et dans une bataille à armes égales, Lawrence se sentait incapable de devenir le roi pour battre la carte de la blonde. Se connaissaient-ils ? Très certainement. Elle était un vague mirage, une silhouette sur laquelle s’était posés un frêle instant le regard du brun. Etait-elle une réminiscence atemporelle, un vestige d’un passé ou une trace dans la mémoire balayé d’amnésie de Lawrence ? Il n’en savait rien. Strictement rien. Ni son nom, ni les circonstances de leurs dernières rencontres. Amusante mémoire que la sienne, sélective, capricieuse, handicapée et caractérielle. Elle allait et venait à son gré et non au sien, lui refusant tantôt le jour de la semaine, le menu de son dernier souper, ce qu’il avait pu faire les dernières heures ou encore un visage. Comme le sien. « Oui on se connait. En fait on se connait depuis pas mal de temps. Je suis Seraphina. On s'est connus par un ami en commun. Le prénom de Julian ne te dit rien ? Oh bien sûr ça remonte à loin... » Intense réflexion que celle qui s’abattit sur les traits de Lawrence. Il cherchait dans sa mémoire des pistes sur ces deux noms. Et si Seraphina ne lui évoquait à présent rien de plus que le sourire de la blonde et qu’une certaine… complicité ?, entre eux, celui de Julian en revanche… Il l’avait déjà entendu. Sa respiration s’accéléra encore. « Julian ? » Sa voix alla même jusqu’à imiter le ton de Seraphina, comme si cette simple prosodie pouvait être une clé supplémentaire pour forcer la porte de la compréhension. Bon si ça remontait à loin… « On se connait d’avant… avant… » De quand datait son coma déjà ? Ses yeux dérivèrent vers son bracelet qui lui rappelait sans cesse la date de sa sortie du coma. Août 2013. « Avant 2013 ? Et… on s’entendait bien ? » Avec une douzaine d’années de moins, Lawrence aurait fondu en larmes. Mais du haut de ses trente ans, il parvenait tant bien que mal à contrôler sa détresse grandissante. C’était déjà ça, d’ailleurs ; et il s’agissait de se contenter de peu pour être satisfait lorsqu’on avait une telle tendance à l’apitoiement.

Des questions. Donc. Voilà tout ce que Lawrence parvenait à formuler. Des questions balbutiantes, des questions naïves, des questions tremblotantes. Et pendant qu’elle commandait, il se réinstalla sur sa chaise, cherchant dans sa salade un souvenir quelconque perdu entre deux morceaux de tomates et trois grains de maïs. Pour être franc, Lawrence n’avait plus aucun espoir de retrouver un jour la mémoire. On avait beau lui avoir dit qu’il s’appelait jadis Samuel Maçon, ça n’avait eu aucun effet sur lui en dehors de quelques migraines et cauchemars. Et ça n’avait surtout aucun sens. « Allons Lawrence, je suis sûre que tu te souviens de moi. » Elle insistait. Et la sueur d’angoisse commençait à se voir sur son front qu’il tenta d’essuyer discrètement. Elle était sûre ? Mais… Dans ce cas là, pourquoi ne l’appelait-elle pas par son véritable prénom, Samuel ? Si c’était bien ainsi qu’il s’appelait, alors ce simple prénom devait lui être plus naturel, non ? Et pourquoi insistait-elle, bon sang ?! Rien n’était logique, rien n’était compréhensible. A chaque pas fait en avant, Lawrence s’enfonçait davantage dans le marécage de l’inconnu. Et plus il se débattait, plus il se retrouvait pris au piège. Bientôt, si rien ne venait l’extirper de cette masse gluante de panique et d’obscurité, il allait se noyer. Etouffer. Perdre pied. Et cesser de se débattre pour se laisser mourir, laisser derrière lui ce qui lui restait de volonté. « Je t’assure… » Il rentra la tête dans les épaules, un air désolé se répandant sur son visage. « J’essaye, je te promets, j’essaye vraiment de me souvenir mais… juste une impression diffuse, juste cette impression diffuse qui me prouve que tu dis la vérité. » C’était horrible. Autant pour lui que pour elle, il n’était pas dupe. Parfois, il s’imaginait se retrouver face à sa femme, sa fille, son fils, son père, et ne pas le reconnaître. Juste avoir la même impression de déjà vu qu’actuellement devant Seraphina. « Seraphina, tu dis ? » Il inspira, en se forçant à décontracter les épaules. Sal#pe. La pensée, fugace, le fit brutalement reculer en arrière, autant pour l’éloigner de son visage que pour s’éloigner d’elle. Pardon ? Sa main se perdit dans ses cheveux. D’angoisse. Pourquoi donc avait-il pensé ça ? Cette petite voix, dans sa tête, une voix qui était la sienne sans l’être, elle avait beau intervenir souvent, elle n’avait jamais été aussi catégorique. Sarcastique, moqueuse, tournant ses propres actions et pensées en dérision, mais jamais aussi… Ecrase là, écrase sa morgue sous tes talons, ne la laisse pas se sentir importante, c’est ce qu’elle veut. C’était stupide. Surréaliste. Et pourtant, sa voix se teinta d’une assurance nouvelle lorsque Lawrence reprit dans un haussement d’épaules voulu nonchalant mais seulement défaitiste. « Non désolé… Je suis vraiment désolé, je… je ne vois pas. Mais tu peux me raconter ? Cet ami, Julian… un ami commun… c’était ton copain ? Ton frère ? Un ami ? » Les questions, à nouveau. Qui dégringolaient de ses lèvres. A mi-chemin entre la reddition et l’espoir. « On se connaissait bien ? » Tu peux me dire qui j’étais ?
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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Lun 27 Avr - 9:54

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Lawrence & Seraphina

Ce n'était pas forcément chose facile de rester de marbre devant quelqu'un qu'on haïssait. Devant quelqu'un qui a ruiné votre vie. Pourtant Seraphina y parvenait parfaitement. Son sourire était convaincant, ses gestes fluides et son attitude maîtrisée. Seul ses yeux, néanmoins, témoignaient d'une animosité à peine voilée. Après tout, certains disent bien qu'ils sont le reflet de l'âme. Pour autant, il n'avait jamais été certain que la daybreaker en possède une un jour. Peut-être que son regard avait toujours été ainsi. Quoiqu'il en soit, alors que la blonde faisait abstraction du brouhaha des conversations, elle restait pendue aux lèvres de son demi-frère. Ses iris océans scrutaient le moindre de ses faits et gestes. Il semblait si fragile, perdu et inoffensif. La blonde n'en aurait fait qu'une bouchée.

Un sourire bref s'afficha sur ses lèvres. Non pas que les questions que venait de poser son vis-à-vis étaient drôles non. Simplement, voir à quel point il ne se souvenait de rien rendait Seraphina satisfaite. « On se connait d’avant… avant… » balbutia Julian. La daybreaker hocha la tête. Et lorsque le brun demanda s'ils s'entendaient bien, la blonde fut prise au dépourvu. Elle laissa un rictus de surprise déformer ses traits. Cela ne dura qu'une seconde à peine. Bien vite Seraphina reprit le contrôle et son air naturel.

« Oui, on s'entendait bien. On se connait depuis longtemps en plus de ça. Je suis vraiment déçue assura-t-elle en passant une main dans sa chevelure d'or mais ce n'est pas ta faute Lawrence. » conclu-t-elle dans un sourire qui sonnait particulièrement faux malgré ses efforts.

La daybreaker se recula afin de prendre appuie sur le dossier de sa chaise. D'un geste gracieux elle croisa ses jambes. Ses yeux n'avaient toujours pas quitté Julian. Comme il semblait frêle et désemparé. Seraphina lui aurait bien fait une scène en lui hurlant dessus. Elle avait envie de le secouer pour qu'il se rappelle. Elle avait envie de lui déverser toute la rancœur qu'elle gardait en elle. Mais cela aurait été trop facile. Elle voulait qu'il souffre. Que ce soit lent et profond. Pour l'instant il semblait réfléchir, c'était déjà ça. Et puis au bout d'un certain temps sans que ni l'un ni l'autre n'aient prononcé un mot, Julian se remit à parler. Bon à rien pensa Seraphina tandis qu'une de ses mains se posaient sur la table. Il ne fallait pas qu'il essaye, il fallait qu'il réussisse. « Oui Seraphina. » répéta la blonde sans laisser transparaître son impatience grandissante. Et puis finalement, son vis-à-vis sembla lâcher prise. Non il ne se souvenait de rien. Rien du tout. Alors la daybreaker décroisa ses jambes. Elle se pencha de nouveau en avant, légèrement, histoire que son demi-frère l'entende bien. Elle était désormais sûre qu'elle pourrait lui raconter ce qu'elle voulait. C'était désolant mais Seraphina voyait bien que Julian était complètement sincère dans son amnésie. Que ce n'était pas un piège.

« Julian était mon demi-frère le ton était amer et avait des échos de haine lui et ma soeur, Persephone, ont fait de ma vie un véritable enfer. Toi tu étais son ami, mais toi, tu n'étais pas comme lui. » assura-t-elle avec aplomb.

La serveuse revint avec la salade. C'est à peine si Seraphina ne lui avait pas grogné dessus. Elle tombait mal et de toute façon, la blonde n'était pas venue là pour manger. Pourtant elle la remercia et lui rendu son sourire factice. Elle se saisit de sa fourchette, regarda son assiette puis releva finalement ses yeux vers son vis-à-vis. « De toute façon, mon demi-frère a disparu, et j'espère bien qu'il ne reviendra jamais. Il a vraiment fait des choses horribles tu sais. » dit-elle avec une sincérité flagrante. Cette fois, toute la rancoeur du monde pouvait se lire sur son visage. Mais ne voulant pas casser son image, la blonde préféra s'afférer à goûter un bout de tomate. Sans intérêt, c'était fade et n'avait aucun goût. La daybreaker aurait volontiers vidé Julian de son énergie pour se rassasier. Mais elle n'était pas certaine que dans son état cela lui apporte grand intérêt. Seraphina avait dis vrai, dans un sens elle espérait que Julian soit perdu à tout jamais. Parce qu'elle aimait le savoir complètement perdu, fébrile. Elle était la clé, celle qui le libérerait de son ignorance. Elle seule savait qui il était réellement. Et sans elle il ne pourrait jamais se remémorer l'homme qu'il avait un jour été. Alors la blonde le faisait languir et l'emmenait sur une piste erronée. Pire elle était entrain de peaufiner son idée. Elle comptait bien mettre le meurtre de sa sœur sur le dos de son demi-frère. Sur son dos à lui. Mais il fallait y aller en douceur. Parler d'un meurtre au déjeuner n'était pas dans les habitudes de la blonde.

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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Ven 8 Mai - 11:36

I know who you are

Lawrence & Seraphina

Etrange situation que celle dans laquelle Lawrence se trouvait. Il ne connaissait pas Seraphina, voilà une chose qui était certaine, et il la connaissait, voilà une autre chose toute aussi certaine. Et c’était là précisément que le bas blessait : la contradiction de ces deux affirmations était telle qu’il ne parvenait ni à l’ignorer, ni à l’accepter et encore moins à l’assimiler. Lawrence ne connaissait de cette blonde que la silhouette, comme l’ombre d’un déjà-vu planant sur sa vie au même niveau que toutes les personnes qu’il pouvait avoir croisé depuis sa sortie du coma ; et Samuel, puisque c’était ainsi qu’il s’appelait, avant, d’après Morel, Samuel donc, la connaissait plus que bien selon les dires, cette fois, de Seraphina. Les pièces du puzzle avaient beau s’imbriquer pour une fois de manière correcte, la symphonie qui en sortait n’était rien de plus qu’un ensemble discordant et surtout faux que le New-Yorkais ne reconnaissait en rien.

Etrange situation que celle dans laquelle Lawrence se trouvait. Parce que ces pensées n’étaient pas seulement incohérentes mais elles se targuaient aussi d’être un mélange incongru et hétérogène entre ce que lui pensait et ce que son instinct lui hurlait. Et il était inutile de préciser que les deux avis n’étaient pas vraiment similaires, bien au contraire, comme ne cessait de le prouver la vulgarité de sa petite voix intérieure qui persistait dans sa volonté de traiter Seraphina de garce et de salope sans aucun scrupule pour la gêne grandissante du Mécanicien. Qui bégayait. Comme toujours. De toute manière, tu ne sais faire que ça, bégayer, imbécile !. « On se connait d’avant… avant… » Oui, d’après elle, ils se connaissaient. D’un ami commun. Parce qu’il avait des amis, des inconnus, des personnes sans visage et sans voix, des ombres dans le lointain, des fantomes et des zombies qui le pourchassaient de leurs griffes acérées pour mieux jouer avec lui sans jamais révéler leur visage. « Oui, on s'entendait bien. On se connait depuis longtemps en plus de ça. Je suis vraiment déçue Il écarquilla les yeux en arrêtant brutalement de respirer, toute couleur quittant immédiatement son visage. Je suis vraiment déçue. Sa respiration, déjà difficile, devint brutalement erratique. « Je… je… » Ce n’était pas de sa faute, mince ! Ce n’était pas de sa faute s’il ne se souvenait de rien ! Ce n’était pas de sa faute si elle n’avait de toute évidence pas été suffisamment marquante pour lui permettre de retrouver la mémoire par sa simple présence, ce n’était pas de sa faute à lui si elle était déçue. Mais il avait beau le penser, ce n’était que des syllabes égarées qui s’échappaient de ses lèvres, syllabes qui ne reflétaient de toute évidence pas le moins du monde ses pensées profondes, seulement la panique habituelle provenant de Lawrence. mais ce n'est pas ta faute Lawrence. » Non. Ce n’était pas sa faute. Et le sourire qu’elle arborait était dérangeant par son côté artificiel. Lawrence avait beau être dépassé continuellement, il avait beau être incroyablement crédule, naïf ; Lawrence avait beau n’avoir aucune confiance en lui et contempler constamment le monde avec le regard d’un amnésique, il percevait quelque chose de malsain dans l’attitude de Seraphina. Comme si ses souvenirs luttaient pour revenir et le mettre en garde. Comme si…

Elle ne le quittait pas des yeux. Et lui n’avait qu’une envie : disparaître. Mais il n’était qu’un simple humain comme les autres, et il était contraint de subir, de supporter, d’accepter la présence de Seraphina. Et de lui confier à quel point elle ne lui évoquait rien. Julian, en revanche… Julian… ce nom sonnait à ses oreilles comme quelque chose de familier. Peut être valait-il mieux, dans un premier temps, partir de là. Partir de ce point en commun qui les avait réunis une première fois et que pouvait réussir l’exploit de leur permettre de se trouver une seconde fois. Ami commun, vieille connaissance… Frère ? Cousin ? « Julian était mon demi-frère. Lui et ma soeur, Persephone, ont fait de ma vie un véritable enfer. Toi tu étais son ami, mais toi, tu n'étais pas comme lui. » Lawrence ferma les yeux. Pour se concentrer, assimiler, comprendre. Demi-frère. Sœur. Perséphone. Une pointe de douleur lui transperça le cœur et il eut brutalement une bouffée d’angoisse mêlée à de la haine et de la colère, du mépris et du dédain, à ce simple prénom. « Perséphone… Je ne l’aimais pas, je crois. » C’était la seule manière d’interprêter ce mélange épars et incohérent d’émotions qui venait de l’assaillir à la mention conjuguée des deux prénoms. Il était l’ami de Julian, mais il n’était pas comme ça ? Tant mieux.

L’arrivée de la serveuse offrit aux deux New-Yorkais un soupçon de répit mais Lawrence n’avait pas faim et se contenta de jouer avec ses tomates le temps que Seraphina remercie la serveuse et se saisisse à son tour de ses couverts. « De toute façon, mon demi-frère a disparu, et j'espère bien qu'il ne reviendra jamais. Il a vraiment fait des choses horribles tu sais. » Les grands yeux brun de Lawrence s’ouvrirent, écarquillés, encore une fois. Cette fois, elle ne souriait plus. Elle haïssait vraiment son demi-frère. Et le mécanicien se fit la remarque qu’il était heureux de n’être qu’un ami pour elle. Et non ce Julian. « Je veux bien te croire, j’espère ne jamais le revoir dans ce cas… » Il hocha la tête, convaincu. De toute évidence, il était stupide de s’imaginer n’avoir cotoyé dans son passé que des personnes respectables. De toute évidence, il était stupide de croire qu’il n’avait fait que de bonnes choses. De toute évidence, enfin, il avait de la chance de l’avoir croisée elle plutôt que son demi-frère. Malgré son appréhension, malgré ce que lui hurlait son instinct défaillant, malgré l’absence complète de souvenirs. Presque complète. Elle s’était tue, et Lawrence, plongé dans ses pensées, ne s’en rendit compte que quelques secondes plus tard. Par mimétisme, il mangea à son tour, sans penser une seule seconde à la saveur fade des tomates et à l’acidité du vinaigre. Il ne savait pas vraiment ce qu’il convenait de dire dans pareille situation. « C’est toujours triste les familles qui se déchirent comme ça… J’espère que tu as pu te réconcilier avec ta sœur… Perséphone, c’est ça ? » Il se mordilla la lèvre, se demandant soudainement s’il n’était pas un peu trop intrusif et indiscret. « D’ailleurs… tu sais si j’avais de la famille ? Une copine… une femme ? » Ses pensées dérivèrent vers Kathleen et Cordelia. « C’est que… je suis dans une situation un peu délicate avec deux femmes et… je crois que j’en ai trompé une, avant… mais je ne sais pas laquelle… » Pourquoi lui confiait-il ça ? Parce qu’elle le connaissait. Et que se méfier d’elle lui était trop insupportable pour qu’il ne ressente pas le besoin contraire de s’exposer face à elle.
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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Mar 12 Mai - 13:06

I know who you are

Lawrence & Seraphina

Au fil de la conversation, Seraphina prenait un malin plaisir à mener son demi-frère par le bout du nez. Il lui était tellement aisé de se jouer de lui que le challenge s'avérait bien moins excitant qu'elle ne l'aurait cru. Malgré ça, la jeune femme ne comptait s'arrêter là. Alors elle laissait Julian bégayer tout en se retenant de ne pas l'imiter. Son visage restait impassible. Pourtant l'attitude presque enfantine de l'amnésique lui faisait grincer les dents. Seraphina usait de ses talents d'actrice pour paraître le plus détendue possible, et pour l'instant cela semblait fonctionner. Et puisque Julian n'était rien capable de dire si ce n'est des birbes de paroles sans aucun sens, Seraphina enchaîna.

La daybreaker était toujours entrain de fixer son demi-frère lorsque finalement, ce dernier ne réagisse au nom de Perséphone. Ah, donc il l'a croyait, il se rendait bel et bien compte qu'elle ne mentait pas en disant faire partie de sa vie passée. Ce qui rassura la blonde fut que le nom de Julian n'eut pas l'effet escompté. Aucune réaction particulière. La jeune femme sembla enchantée. Elle s'en serait presque frotté les mains. Puisque le brun ne se rappelait plus de son prénom, Seraphina pourrait l'utiliser à sa guise. Ainsi elle comptait bien renvoyer une image des plus immondes de son demi-frère. L'opportunisme était un mode de vie que la daybreaker avait adopté depuis un moment. Au lieu d'assurer les propos de Julian, la blonde se contenta d'hausser les épaules, comme pour laisser le jeune homme dans le flou total vis-à-vis de ses sentiments envers sa jumelle défunte.

« Persephone n'est pas la pire. Elle était ma jumelle et malgré tout je l'aimais. Le monstre dans l'histoire c'est Julian. » dit-elle d'un ton tranchant et amer. Seraphina semblait réellement dégoûtée à chaque fois qu'elle devait parler de son demi-frère.

Dans les secondes qui suivirent pourtant, elle avait repris une moue impassible. Plus douce. Surtout il ne fallait pas paraître hostile. Comme si Julian avait été un animal sauvage que Seraphina avait peur de faire fuir. La daybreaker continuait de fixer son demi-frère comme si elle avait voulu lire en lui. Malheureusement pour l'instant, le brun s'avérait complètement perdu et démuni de tous souvenirs. Mais la soeur s'estimait heureuse d'avoir ravivé quelques sentiments au fond de lui. Sentiments avec lesquels elle pourrait jouer par la suite. Lorsque le jeune homme déclara ne plus jamais vouloir avoir à faire à Julian, l'architecte se mit à sourire. Un sourire large qui semblait aussi sincère que machiavélique.

« Tu risquerais d'être surpris. J'ai entendu dire qu'il zonait dans le coin. J'espère bien pouvoir venger la mort de ma soeur un jour. Notre famille n'en a plus été une à partir du moment où Julian y est entré. » lâcha-t-elle en s’efforçant de donner un ton sincère à ses propos (même si pour la dernière déclaration, elle n'eut pas trop à faire d'efforts). A demi-mot elle laissait entendre que Julian était l'unique et seul responsable de la disparition de Perséphone. Ses yeux étaient presque devenus larmoyants. D'un geste théâtrale, elle en essuya les coins de sa serviette blanche. En même temps, elle venait de répondre à la seconde question du brun. Non elle ne s'était pas réconciliée avec sa soeur -vu qu'en l’occurrence elle l'avait assassinée-. Et encore moins avec son frère qu'elle faisait passer pour un meurtrier. De quoi embrouiller le pauvre Julian en question qui se trouvait dans une situation bien plus délicate qu'elle en avait l'air. Mais Seraphina était prête à tout. Prête à repousser toutes les limites imaginables pour atteindre son but : la vengeance. Elle faisait preuve d'un aplomb monstrueux qui prouvait sa détermination.

La question qui suivit eut le mérite d'étonner Seraphina. La blonde ne cacha pas sa surprise. Elle avait repris consistance et avait posé ses couverts. Elle n'avait vraiment pas faim, enfin pas de nourriture humaine en tout cas. Une famille ? La jeune femme n'en savait rien. La vie de son demi-frère ne l'avait jamais intéressée. Lui qui semblait si parfait, qui semblait réussir dans tout ce qu'il entreprenait. Lui qui avait éloigné le père de Seraphina de sa fille, qui avait volé l'attention du monde. La blonde inspira. Elle aurait bien voulu lui hurler que rien importait. Que sa vie ne l'avait jamais intéressée, qu'elle espérait que les femmes qu'ils avaient aimé soient mortes. Qu'il souffre autant qu'elle. Sans s'en rendre compte, la daybreaker était entrain de serrer sa serviette entre ses phalanges. Elle l'avait serré de toutes ses forces. En prenant une grande inspiration, elle reposa son regard azur sur son demi-frère. « Non, je n'sais pas. Enfin, quand on était à New-York tu étais plutôt discret sur tes relations. » elle haussa les épaules puis vint glisser ses doigts sur la main de Julian d'un geste amical. « T'étais plutôt à fond dans ton travail d'après mes souvenirs. »

En retirant sa main, la daybreaker vint jeter une oeillade à la fine montre faite d'or qui entourait son poignet. Elle fit une moue déçue en relevant les yeux vers Julian. « Oh je n'avais pas vu l'heure, je ne vais pas tarder à devoir y aller. Tu m'excuseras... » à vrai dire, Seraphina prenait le temps qu'elle voulait pour déjeuner. Simplement elle cherchait à mettre son demi-frère dans une situation d'angoisse. Puisque désormais il savait qu'elle connaissait son identité. Et que de ce fait, la voir partir sans le lui avoir révéler pourrait le mettre dans un état de frustration totale. Ce que la daybreaker espérait bien. Elle voulait devenir indispensable pour lui.

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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Lun 25 Mai - 16:05

I know who you are

Lawrence & Seraphina

Un être détestable. Un être immonde, répugnant, misérable. Un être comme ceux qui dirigeaient ce qui restait de la race humaine, un être comme ceux que Lawrence abhorrait au plus haut point. Voilà ce que semblait être ce Julian dont Seraphina parlait avec tant d’acidité et de haine. Et même si Lawrence ne connaissait cet homme ni d’Eve, ni d’Adam, ou du moins même s’il ne le connaissait plus, le mécanicien était tout à fait disposé à croire ce que pouvait en dire la jeune femme et donc, prêt à concevoir de l’animosité envers une personne qui ne lui avait au final rien fait directement. Et il ne se doutait pas le moins du monde du mauvais tour qu’elle était en train de lui jouer, persuadé et naïf comme il l’était qu’elle ne pouvait que lui dire la vérité. Après tout, quel bénéfice aurait-elle eu à lui mentir, si désolée qu’elle semblait être de le voir amnésique ? « Persephone n'est pas la pire. Elle était ma jumelle et malgré tout je l'aimais. Le monstre dans l'histoire c'est Julian. » Lawrence déglutit péniblement ; Le monstre dans l’histoire, c’est Julian. Et il avait été ami avec cet être ? Pauvre Perséphone, pauvre Seraphina… C’était un drame qu’elle avait, qu’elles avaient vécu, si ce Julian avait un jour fait partie de leur famille. Lawrence se sentait si seul, sans mémoire, sans passé, sans attaches, qu’il ne pouvait pas ne pas se sentir effroyablement désolé pour une famille à ce point déchirée et délitée. La blonde avait eu tant de malheur, et voilà qu’il lui rajoutait un ancien ami amnésique sur les bras. Pas étonnant qu’elle soit si amère, pas étonnant qu’il se sente si mal à l’aise en sa présence ! Ca n’avait rien d’un pressentiment, ça n’avait rien d’une mise en garde d’une conscience incompréhensible. C’était simplement que Seraphina était remplie d’amertume et que ça déteignait sur la conversation : et il aurait été bien mal avisé de la part de Lawrence de lui en vouloir, il était en tort après tout.

Compatissant, il frissonna en affirmant ne pas souhaiter revoir, ou plutôt voir dans son cas, ce Julian qu’elle haïssait tant traîner dans les parages. S’il lui avait pourri la vie, il valait mieux qu’il se tienne loin de la Nouvelle-Orléans. Vraiment. Ce n’était pas le genre de personne que Lawrence voulait croiser pour se souvenir de son  passé, il était bien plus heureux d’avoir trouvé Seraphina la première, ou plutôt qu’elle l’ait trouvé en premier. Un nouveau frisson, Lawrence s’imagina quelle aurait été la situation s’il s’en était passé autrement. « Tu risquerais d'être surpris. J'ai entendu dire qu'il zonait dans le coin. J'espère bien pouvoir venger la mort de ma soeur un jour. Notre famille n'en a plus été une à partir du moment où Julian y est entré. » Lawrence secoua la tête en entendant cela, et sa main alla chercher celle de Seraphina pour la serrer dans un mouvement de soutien. « Je suis vraiment désolé d’avoir un jour été l’ami de cet homme mais je t’assure que si nous le recroisons, je lui ferais payer cette amertume que j’entends dans ta voix. » Il tâcha d’y mettre suffisamment de conviction pour qu’elle puisse avoir confiance en lui. Qu’elle ne voie pas le lâche qui se cacher derrière sa voix chancelante, qu’elle puisse voir au-delà de l’amnésique tremblant et perdu, qu’il puisse pour une fois avoir suffisamment d’aplomb pour tenir sa promesse. Et essuyer ces larmes qu’il y avait dans les yeux de la blonde. Il avait beau avoir été sur ses gardes au départ, il ne pouvait pas faire autrement que cesser d’être méfiant : ce n’était pas elle l’ennemie, c’était Julian. Elle n’était au final qu’une victime d’une bien sombre machination à laquelle il avait potentiellement pris part !

Lawrence retira sa main, gêné. Qu’est ce qui lui prenait ? Elle devait le détester pour ce que Julian lui avait fait, même si elle affirmait le contraire ! A sa place, du moins, Lawrence était certain qu’il aurait ressenti une certaine animosité. Et pour être aussi… gentille, Seraphina devait avoir un excellent fond, et il n’était pas très sympathique de sa part à lui d’en jouer. Lawrence ferma les yeux, le temps qu’une question émerge et l’éloigne un peu du terrain plus que glissant qu’était le sujet Julian. Avait il eu une famille ? S’ils s’entendaient bien, elle devait être au courant. De même qu’elle devait savoir le fin mot, à propos de Kathleen et de Cordelia. Le poing serré sur la serviette attira son attention. Avait-il encore commis un impair malheureux ? Il allait s’excuser sans savoir ce dont il devait se faire pardonner lorsqu’elle répondit enfin en fixant son regard dans le sien, le ferrant jusqu’à l’âme. « Non, je n'sais pas. Enfin, quand on était à New-York tu étais plutôt discret sur tes relations. T'étais plutôt à fond dans ton travail d'après mes souvenirs. » Dans son travail ? Discret sur ses relations ?  Ca pouvait expliquer mais…

« Oh je n'avais pas vu l'heure, je ne vais pas tarder à devoir y aller. Tu m'excuseras... » Un coup de poing en pleine poitrine. Elle… s’en allait ? Maintenant ? Alors qu’il avait tant et tant de questions à lui poser, alors qu’il commençait à savoir comment il s’appelait ? Alors qu’il égratignait la surface de la tombe de Samuel Maçon pour en apprendre un peu plus sur le cercueil qu’elle hébergeait ? Mais… elle n’avait pas le droit, c’était inadmissible ! La garce, elle l’a fait exprès ! Interdis lui de partir, insulte là ! Ordonne lui de rester ! Tétanisé, Lawrence ne put que la regarder fixement, bouche légèrement ouverte. « Co… comment ? Tu… Maintenant ? » Son cerveau fonctionnait à toute vitesse. Avait-il réellement fait un faux pas et se sentait-elle ainsi obligée de fuir, de partir, pour quitter une atmosphère de malaise qu’il ne sentait pas, ou avait-elle réellement un rendez vous ? Maladroit, Lawrence se leva, heurta suffisamment la table pour y renverser l’eau de leurs verres, tendit un bras hésitant dans la direction de Seraphina pour la retenir. « Attends ! Tu… Comment on peut se retrouver, est ce que tu… Tu es la seule qui m’aie montré un peu d’affection et de compréhension, je… » Il était misérable et devait lui offrir une bien piètre image de lui-même. Mais sans vouloir lui mettre la pression, il fallait qu’elle comprenne qu’elle était la seule fenêtre qu’il avait sur un passé inatteignable. « Je… On pourra se voir ? Tu pourras me parler de… ce Samuel que j’étais, et… je pourrais te défendre contre Julian ? » C’était ridicule. Non : il était ridicule, tout simplement. Parce qu’il n’avait rien à lui offrir si ce n’était de l’humiliation à l’idée de côtoyer un être aussi misérable que lui.


Dernière édition par Lawrence A. Blain le Lun 1 Juin - 23:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Mer 27 Mai - 12:41

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Lawrence & Seraphina

Pour Seraphina, la situation était particulièrement jouissive. Elle put apercevoir, dans les prunelles noisettes de son demi-frère un sentiment dont elle ignorait tout : la compassion. Quel imbécile pensa la jeune femme. Il était tellement loin de la vérité. Il était tombé entre ses griffes et semblait s'y plaire. Quand Julian retira sa main, Seraphina lui attrapa les doigts, empêchant un instant le geste du brun. « Tu dois me promettre. Me promettre que si un jour nous recroisons Julian, tu lui feras payer. » insista-t-elle. Son regard mêlé à celui de son vis-à-vis, les pupilles de Seraphina semblaient avoir doublé de volume. Ne voulant pas créer plus de gêne, la blonde relâcha la main de son frère. Vu la tête qu'il faisait, il aurait été capable de rougir. Faire promettre une telle chose au brun était la preuve même que Seraphina était un monstre. Puisqu'en faisant une promesse pareille, le jeune homme s'auto-condamnait. La daybreaker imagina un instant le moment où Julian retrouverait enfin la mémoire, ou partiellement du moins. Le moment où il se rendrait compte qu'il était le monstre dont elle parlait.

Le petit manège de la blonde semblait fonctionner à merveille. Julian se remit à balbutier. Elle se pinça les lèvres pour retenir un rire machiavélique. Elle fit la moue tandis qu'elle sortait un billet de son porte-feuille. Mais alors qu'elle s'apprêtait à le déposer sur la table, le malheureux renversa tout en se levant. Quelques clients se retournèrent vers eux. La daybreaker eut soudainement envie de lui briser la nuque. Elle regrettait presque son demi-frère. Bien qu'elle le déteste, lui au moins était doué de ses mains et doué d'agilité. Ce qui ne semblait plus être le cas maintenant. Il l'a retenait. Il semblait totalement perdu dans une détresse sans non. Seraphina jubilait. Elle fut presque prise de haut-le-coeur. Elle était la seule à lui avoir montrer de quoi ? De l'affection ? Est-ce qu'il se foutait d'elle ou était-il sérieux ? La jeune femme su néanmoins qu'il fallait qu'elle continue dans son rôle, alors, elle lui sourit. « Je dois vraiment y aller, oui. » avait-elle tranché en lui coupant presque la parole. Elle avait gardé un ton presque mielleux. Et puis, lorsque la daybreaker entendit le nom de "Samuel" elle haussa un sourcil. Qui diable avait pu lui dire qu'il s'était un jour appelé comme ça ? Est-ce que quelqu'un cherchait à lui mettre des bâtons dans les roues en embrouillant son frère avant elle ?

La main parfaitement manucurée de Seraphina plongea dans son sac. Après quelques secondes de fouille, elle en sortit une carte de visite qu'elle tendit à son interlocuteur. « Tiens, appelle-moi. On pourra se retrouver ce soir si tu veux. Et je pourrais pas te parler de ce Samuel. Tout simplement parce que ce n'est pas comme ça que tu t'appelles. Mickaël, voilà ton nom. » Ou plutôt, son deuxième prénom. La jeune femme n'avait pas menti après tout. Julian Mickael Sudworth, l'homme à abattre. Elle regarda de nouveau sa montre et sembla affolée. « Bon je dois vraiment y aller, et n'oublie pas, tu vas devoir m'aider à me débarrasser de Julian. dit-elle d'un ton sombre enfin je veux dire, à lui faire payer. » conclu-t-elle sur un ton plus doux. Inutile de l'effrayer.

________

La journée était passée plutôt vite. Seraphina avait été surchargée de travail. Mais cela ne l'avait pas empêché de penser à son demi-frère. Il avait semblé aussi faible et chétif qu'un petit garçon. Il était la fourmis et elle la botte qui viendrait lui retomber dessus. Mais outre la violence, Seraphina préférait largement la manipulation mentale. Bien sûr, Julian l'avait appelée. La blonde avait roulé des yeux en l'entendant bégayer au bout du fil. Elle lui avait donné rendez-vous au pied de son cabinet après avoir fait quelques emplettes à la pharmacie du coin. La nuit venait de happer les derniers rayons du soleil. Les puissantes lumières de la ville donnaient au ciel une lumière artificielle particulière. Seraphina attendait. Martelant le sol d'impatience de son talon, elle espérait que Julian ne la fasse pas attendre, auquel cas il le paierait. Elle n'aimait pas attendre, c'était bien connu.

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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Jeu 4 Juin - 0:44

I know who you are

Lawrence & Seraphina

Un prénom. Une personne. Il y a deux mois, Lawrence était persuadé que ça suffirait pour lui permettre de retrouver la mémoire. Vraiment. C’était une conviction, c’était une certitude. Puis il y avait eu Timothée, puis il y avait eu Samuel, puis il y avait eu ces black-out, ces absences à n’en plus finir. Et l’amnésie : toujours. Maintenant, le mécanicien ne pensait plus qu’à survivre sans devenir fou, vivre sans déprimer, rester sain d’esprit et avancer. Toujours. Et s’il avançait à reculons, les yeux fixés sur un passé qu’il ne pouvait pas voir, et bien… il avançait malgré tout, en se prenant des murs, des poignards dans le dos, en trébuchant sur des trottoirs et des nids de poule. Seraphina était l’un de ces trottoirs, assurément. Belle, charismatique, carnassière. Elle était inquiétante, surtout pour un amnésique comme Lawrence, et s’il avait suffisamment de doutes pour chasser son appréhension et sa méfiance, il ne pouvait qu’avoir conscience qu’elle était trop sûre d’elle pour ne pas être redoutable.

Un prénom, une personne. Julian. Il n’avait conscience de son existence que depuis quelques minutes mais il semblait le connaître depuis… depuis l’éternité. Ou presque. Parce que Lawrence avait beau faire, ce prénom, ce simple prénom, n’était que poussière dans un vent déchaîné. Il se dispersait dans l’air, l’asphyxiait sans prendre consistance. Il était là, insidieux, sournois, sans être visible. Et même s’il avait une sonorité familière, même si le New-Yorkais sentait l’amitié qu’il y avait eu entre ce Julian et lui, cette amitié qui donnait aux deux syllabes une aura apaisante, ce prénom ne lui évoquait, au final, rien de plus que de vagues pressentiments et un amalgame de sons. Comme Samuel. Du vent, des ruines, rien de significatif.

Lawrence retira brusquement sa main, gêné d’avoir ainsi cherché le contact sans même demander l’autorisation à la blonde qui se trouvait face à lui. Et qui voulut à son tour retenir ses doigts pour prolonger le contact. Un frisson incompréhensible gravit la colonne vertébrale du brun qui ne savait plus où se mettre lorsqu’elle lui arracha une promesse avec insistance. « Tu dois me promettre. Me promettre que si un jour nous recroisons Julian, tu lui feras payer. » Non, bien sûr que non ! Comment pouvait il sincèrement refuser une telle demande ? Comment pouvait-il ne serait-ce que songer à la décevoir, alors qu’il avait pris vraisemblablement part, que ce soit directement ou indirectement, à la mort de sa sœur jumelle, à la mort de Perséphone ? Il avait été l’ami de ce Julian, et selon toutes apparences, il était entré dans le jeu de cet homme qui avait ruiné la vie de la jeune femme. Bon sang, comment donc, dans ces conditions, pouvait-il refuser de réparer ses torts ? Lawrence secoua la tête, pour mieux bégayer. « Je… je le ferai, je te le promets. » Sa voix, plus qu’hésitante, tenta de s’affirmer par ces mots tremblotants de détresse. Et de peur. Et d’une conviction timide qui peinait à s’imposer parmi tout le reste. Tu lui ferais vraiment payer, à ce Julian dont tu ignores tout jusqu’à l’apparence ? Oui, il fallait qu’il lui fasse payer. Pour Seraphina, parce qu’elle lui avait demandé. Et parce que Julian, c’était une pierre de son passé, une erreur commise de toute évidence, quelque chose dont il devait se faire pardonner. Et surtout, Lawrence voulait croire qu’il pourrait reconnaître Julian le moment venu. Parce que continuer à espérer retrouver un jour la mémoire, c’était la seule chose qui lui permettait de se lever chaque matin et qu’il refusait de renoncer à cet espoir, si maigre soit il.

Lawrence acquiesça, donc. Avant de s’hasarder à poser de nouvelles questions, tant sur lui que sur sa vie d’avant, tant sur ses relations officielles que celles, plus officieuses, qu’il se découvrait depuis des mois. Et là… rupture. Brutale. Non. Elle ne pouvait pas partir maintenant, elle ne pouvait pas s’éclipser comme ça, se cacher derrière une lune pour devenir aveuglante de connaissance tout en restant hors de portée ! Non, non, non ! Lawrence se leva, heurta, trébucha, supplia. Comme toujours. Elle ne pouvait pas partir, elle ne pouvait pas le laisser seul alors qu’elle le connaissait mieux qu’il ne se connaissait lui-même ! Elle devait lui parler de lui, de son identité, de Samuel qui s’obstinait à rester un étranger aux oreilles de Lawrence ! « Je dois vraiment y aller, oui. » L’épée s’abattit violemment sur la nuque de Lawrence alors qu’elle lui coupa presque la parole, tranchant sa gorge pour mieux le regarder s’étouffer dans son sang. Et si ce n’était qu’une métaphore assez glauque, Lawrence ne pouvait qu’y songer pour exprimer ce qu’il était en train de ressentir. Partagé entre la tristesse, la détresse, la colère et la rancœur, il ne parvenait pas à savoir exactement ce qu’il voulait faire ou dire. Il ne savait que bégayer, au final. Et il en avait envie de hurler de désespoir lorsqu’elle haussa un sourcil.

Sorti une carte de visite. Lui tendit. Hésitant, Lawrence effleura le carton avant de s’en saisir. « Tiens, appelle-moi. On pourra se retrouver ce soir si tu veux. Et je ne pourrai pas te parler de ce Samuel. Tout simplement parce que ce n'est pas comme ça que tu t'appelles. Mickaël, voilà ton nom. » « Co… comment ? » Non. Non. Non. Elle mentait. Elle te ment depuis le début, tu sais ?. Non. Elle ne mentait pas. Ou plutôt si. Enfin… Mickaël ? Lawrence resta coi de stupeur. De toute manière qu’y avait il à dire de plus ? « Bon je dois vraiment y aller, et n'oublie pas, tu vas devoir m'aider à me débarrasser de Julian… enfin je veux dire, à lui faire payer. » Il acquiesça sans y penser. Mickaël ?

Lawrence ? Samuel ? Mickaël ? Tout cela n’avait aucun sens. Déjà que sa vie n’était pas facile avant ça, mais Lawrence avait l’impression que plus il découvrait des pistes sur son passé, plus l’ensemble était incohérent et bancal. Comme si certaines personnes s’amusaient à le lancer sur des fausses pistes, comme si certaines personnes s’amusaient à lui mettre des bâtons dans les roues. Le New-Yorkais était encore debout, sa main tendue tenant la carte de visite confiée par Seraphina, lorsque la serveuse s’approcha pour lui demander s’il avait fini de déjeuner. Qu’avait-elle dit déjà ? Appelle-moi. Mickaël ? On pourra se retrouver ce soir. Samuel ? Sans un mot, Lawrence paya et sortit du restaurant.

________

Mickaël. Samuel. Lawrence. Julian. Seraphina. Perséphone. Kathleen. Cordelia. Combien de prénoms, combien de personnes, combien d’identités encore allaient devoir s’accumuler autour de lui pour qu’il comprenne enfin qui il était vraiment, qui il était supposé être et qui il était pour les autres ? Lawrence était perdu au milieu de ses post-it, assis sur le carrelage de son salon, contemplant l’amas disparate de pièces de puzzles qui s’agglutinaient autour de lui. Déjà qu’il ne comprenait rien de base, mais là… Mickaël, sérieusement ? Ce prénom, pas plus que les autres, ne s’extrayait de la masse. En dehors de Kathleen, finalement, aucun de ces prénoms n’éveillait n’était-ce qu’un soupçon de souvenirs. En dehors de Kathleen, en dehors de Seraphina, en dehors de ce sentiment diffus de déjà-vu qui le faisait frissonner. Un sentiment que Lawrence avait la désagréable impression de se forcer à ressentir pour avoir l’illusion, le temps d’un soupir, qu’il n’était pas un cas aussi désespéré qu’il n’en avait l’air. Tâche délicate à n’en pas douter. Echec critique, de toute évidence. Son regard se posa finalement sur une carton qui détonnait dans cette marée de post-it aux couleurs criardes. Seraphina Wilson.

Appelle-moi. La main de Lawrence glissa vers le téléphone. On pourra se retrouver ce soir. Il pouvait toujours appeler, il pouvait toujours décommander, il pouvait toujours se rétracter. Mais non, il avait bégayé lamentablement un peu plus tôt dans la journée, incapable de tenir. C’était humain, non, de vouloir en savoir plus, de vouloir lever le voile qui… Ce n’est pas humain, c’est lamentable. Il n’était qu’une marionnette, et les mains qui l’agitaient étaient celles de ceux qui connaissaient l’ancien lui, ce Mickaël, ce Samuel. Les seules personnes qui avaient été sincères avec lui jusque là, c’étaient Kathleen et Cordelia. Les seules personnes qui avaient été directes. Franches. Cruelles, certes, mais par leur cruauté, elles avaient quelque chose de vrai dans leur comportement que Timothée et Seraphina n’avaient pas. Un soupir, Lawrence lâcha le téléphone avant de le remettre à sa place. Marionnette ou non, il avait besoin de savoir s’il ne voulait pas devenir fou. Et il devait tirer tout ça au clair.  

Lorsqu’il arriva au coin de la pharmacie – c’était clairement noté sur un papier qu’il regardait fixement depuis plusieurs minutes, la nuit était tombée si bas que pendant un court instant, le mécanicien eut peur de se retrouver projeter des mois en arrière lorsqu’il avait tenté de saboter ces lumières artificielles pour mieux manifester son dégoût du Gouvernement. Mais nul Peacekeeper ne l’attendait au coin de la rue, et encore moins de saboteur. Il n’y avait qu’elle. Et lui. Et ses vingt minutes de retard puisqu’il s’était immanquablement perdu. Encore une fois.

« Seraphina, tu m’as menti. Je m’appelle Samuel, pas Mickaël, je le sais de source sûre. » Etait-ce bien lui qui venait de dire ça ? Certainement pas. Ou peut être un autre lui. Dans tous les cas, lorsqu’il avait tourné au coin de la rue, Lawrence était en train de se morfondre à l’idée de balbutier encore et toujours des excuses à son ancienne amie qu’il avait fait ainsi attendre, il n’était absolument pas en train de prévoir une telle phrase, une telle autorité, une telle agressivité insolente dans ses propos. Loin de se douter que c’était Julian qui venait de s’exprimer, Lawrence se passa une main nerveuse dans les cheveux, perdant aussitôt toute contenance. « Enfin… je veux dire… on m’a dit que… on m’a dit que je m’appelais Samuel, Samuel Maçon. Et que j’étais né en Alaska. Pourquoi m’aurait-on menti ? »
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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Ven 5 Juin - 11:44

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Lawrence & Seraphina

Pour le moment, le plan machiavélique de Seraphina fonctionnait à merveille. Elle ne savait pas exactement où elle voulait emmener son demi-frère, mais elle prenait un malin plaisir à meubler sa mémoire à loisir. Son départ précipité semblait avoir chamboulé l'amnésique. C'était parfait. Cela faisait désormais dix minutes que Seraphina poirotait sur le trottoir. Elle détestait attendre. Son visage semblait se fermer à mesure que les secondes s'écoulaient. 15 minutes. Qu'est-ce qu'il fichait encore ? Allait-il venir au moins ? La daybreaker bouillonnait de rage et d'impatience. Si jamais il osait lui poser un lapin, elle irait l'étriper du bout des ongles, et tant pis pour sa manucure. Elle maquillerait ça en cambriolage qui avait mal tourné. Ça ne devait pas être si compliqué que ça après tout. Mais alors que ces pensées morbides lui traversaient l'esprit, la jeune femme sursauta. Une voix, celle de Julian. Il ne bégayait plus et l'accusait d'avoir menti. Seraphina crut d'abord rêver. Mais elle comprit que non lorsque son demi-frère surgit devant elle. Elle arqua un sourcil. D'où sortait cette assurance soudaine? La blonde le regarda en plissant les yeux. Comme si elle pensait qu'il avait soudainement retrouvé la mémoire. Et puis, l'homme se rattrapa en se remettant à bégayer. Seraphina prit une grande inspiration pour ne pas lui cracher sa rage au visage.

« Bonsoir Mickaël, tu as vingt minutes de retard, mais ne t'en fais pas, je suis en vie. » lança la daybreaker d'un ton calme qui se voulait agréable. Malgré ça, elle était en colère. Non seulement il l'avait faite poiroter mais en plus, il la traitait de menteuse. Sans répondre, la jeune femme sortit son smartphone de son sac à main. Elle le déverrouilla puis fit défiler quelques photos. Une fois qu'elle avait trouvé celle qu'elle cherchait, elle tourna son portable vers Julian. L'écran affichait en réalité une photo de lui et de Perséphone prise lors d'un repas de famille, jadis. Une photo qu'elle avait pris soin de transférer sur son portable. « Tu vois c'est toi et moi. Il y a longtemps à New-york. Alors je ne sais pas de quelle source sûre tu parles, mais si tu ne me crois pas, tu peux toujours partir. Je veux juste t'aider moi tu sais. » assura-t-elle en rangeant son téléphone dans la poche de sa veste.

Malgré le sourire de façade que Seraphina affichait, elle était préoccupée. Qui était donc cette personne qui avait affirmé à son frère qu'il s’appelait Samuel et qu'il était né en Alaska ? C'était étrange comme révélation. Voir carrément cruel. Il n'y avait qu'elle qui avait le droit d'embrouiller son demi-frère. C'était une question de vengeance personnelle. Alors qui était la personne qui marchait sur ses plates-bandes ? « Qui t'as dit que tu étais né en Alaska ? » la curiosité l'emportait, elle devait savoir. Mais alors que son regard s'égarait sur la route, Seraphina leva brusquement la main. « TAXI!! » s'écria-t-elle à l'adresse d'un véhicule qui s'avançait. Le clignotant de ce dernier s'activa en leur direction. Seraphina se tourna alors vers son demi-frère. « Bon, nous n'allons pas rester là toute la nuit. Allons dans un endroit plus calme. Enfin si tu me crois bien sûr, sinon tant pis. Tu sais où me trouver. » elle fit mine d'être déçue en ouvrant la porte du taxi. Le petit manège de Seraphina était d'attiser la curiosité de Julian. Elle lui offrait la vérité sur un plateau puis lui reprenait aussi vite. C'était jouissif de le voir à ce point perdu dans ses propres souvenirs. Elle modelait la réalité à sa guise. Il fallait qu'elle l'attire dans un piège. Lequel ? Elle y réfléchissait encore. Pour l'instant il fallait que son frère accepte de la suivre à nouveau. Les discutions de trottoir n'étaient pas son truc. Et après avoir attendu vingt minutes, elle espérait que le brun ne lui fasse pas l'affront de faire demi-tour. Elle s'engouffra sur la banquette arrière du véhicule et se pencha vers Julian, la porte étant toujours ouverte. « Alors, tu es décidé ? » dit-elle d'un ton qui ne laissait pas vraiment le choix. Julian ne pouvait décidément pas lui filer entre les doigts. Pas encore une fois. Il s'en était déjà beaucoup trop bien sorti pour lui avoir pourri l'existence comme il l'avait fait.

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MessageSujet: Re: « I know who you are » Lawrence   Lun 15 Juin - 22:47

I know who you are

Lawrence & Seraphina

Il était en retard, de vingt bonnes minutes, mais ce n’était même pas parce qu’il avait oublié le rendez-vous. A dire vrai, il y avait pensé toute la fin de la journée donc même sa mémoire plus que défaillante n’avait pu l’effacer. Ce n’était pas parce qu’il l’avait oublié, donc, qu’il était en retard pour le rendez-vous donné par Seraphina. A dire vrai, son excuse cette fois était bien plus simpliste et encore plus ridicule : il s’était perdu. Stupidement persuadé de pouvoir se repérer dans la ville, il avait négligé son sens de l’orientation à la hauteur de ses capacités de concentration et l’obscurité qui s’était abattue sur la Nouvelle-Orléans. Et il était en retard, lorsqu’il arriva à la pharmacie.

Elle l’attendait. Sans blague, tu pensais qu’elle allait s’être barrée ? Elle l’attendait. Impatiente. De mauvaise humeur. C’était évident aux yeux de Lawrence même s’il ignorait d’où sortait cette évidence. L’ensemble de l’attitude de la blonde était une évidence, probable réminiscence d’un passé commun aux deux. Le mécanicien inspira, voulut s’excuser pour le retard et… s’entendit prononcer bien autre chose. Etait-ce bien lui qui venait de s’affirmer de la sorte, de lui attribuer le qualificatif de menteuse et de choisir officiellement de croire Timothée, une vague connaissance, plutôt que Seraphina, une autre vague connaissance ? Lawrence cligna des yeux pour se reprendre. Ou plutôt pour retomber dans ton ridicule habituel. Se remit à bégayer, faisant revenir les choses à la normale. Il s’excusait. Il expliquait qu’on lui avait dit s’appeler autrement. Mickaël, Samuel, les prénoms tournaient autour de lui sans qu’il ne parvienne à comprendre qui tirait les ficelles des marionnettes. Et sa naïveté, son fonctionnement bien trop candide, ne comprenait pas pourquoi ou plutôt qui aurait intérêt à le perturber de la sorte en lui balançant une fausse piste sous le nez. Crispé, tendu, stressé, perdu, Lawrence était fidèle à lui-même : totalement hors de la réalité. Et lorsque Seraphina prit une grande inspiration, il se sentit obligé de faire de même, comme si même respirer dépendait d’elle et de ce qu’elle allait lui répondre. Il ne pouvait pas se résoudre à accorder sa confiance à l’un plutôt qu’à l’autre. Seraphina et Timothée étaient désormais les deux seules attaches qui le ramenaient en arrière et il ne pouvait pas, tout simplement pas, en délaisser une. Il y avait forcément une explication quelque part et il comptait bien la trouver. Ou alors, Seraphina allait tout éclaircir dans les minutes à venir et… « Bonsoir Mickaël, tu as vingt minutes de retard, mais ne t'en fais pas, je suis en vie. » Son sang se glaça tandis qu’il se sentait pâlir, blanchir, devenir cadavérique, prêt à tourner de l’œil de culpabilité. « Je… je suis déso… c’est juste que… » Mieux valait se taire et ne pas terminer sa phrase. Mickaël. Etait-ce lui ou le prénom venait de lui évoquer autre chose que trois syllabes distinctes ? Non, il se faisait des idées. Ou alors… Lawrence se força à respirer. La voix calme de la blonde n’aidait pas vraiment, parce qu’elle disait ça avec un tel naturel que Lawrence ne pouvait pas mettre sa parole en doute. Mais… et Timothée dans tout ça ? Et… elle sortit son téléphone, Lawrence fronça les sourcils. Comptait-elle appeler les Peacekeeper pour le punir de l’avoir mise en danger en arrivant aussi tard ? Ou alors…

C’était lui. Lui et elle. Complices. Souriant. Amis. Fraternels. C’était lui. Il se reconnaissait même si tout dans l’homme qui était représenté sur la photo était en contraste avec celui qu’il était devenu. Pas de cicatrice à la tempe, pas de ligne de cheveux blancs là où une balle avait ouvert son crâne. Mais c’étaient les mêmes cheveux bruns, le même sourire, le même regard. En plus assuré. L’homme qui se tenait face à lui respirait l’assurance à tel point que Lawrence se demanda s’il n’avait pas été PDG ou du moins chef de quelque chose. Et la blonde à ses côtés… C’était Seraphina. Les mêmes cheveux blonds tombant en cascade dans sa nuque, le même sourire, la même assurance, le même naturel élégant. La beauté innocente en plus, la dureté en moins. Ils avaient changé tous les deux, marqués par le temps. Mais c’était indéniable que c’étaient eux. « Je ne sais pas quoi dire. » Et bien tais-toi. Il ne bégayait plus. Il était trop choqué pour bégayer. Il était trop choqué pour être ce Lawrence qu’il avait composé. En fait, Julian avait brutalement pris le dessus, sans qu’il ne s’en rende compte, stimulé par cette photo inattendue. « Tu vois c'est toi et moi. Il y a longtemps à New-york. Alors je ne sais pas de quelle source sûre tu parles, mais si tu ne me crois pas, tu peux toujours partir. Je veux juste t'aider moi tu sais. » Je veux juste t’aider, moi, tu sais. Il le savait. Il en doutait. Mais il le savait : quelque part, elle cherchait à l’aider. Quelles que soient ses raisons, elle tenait à l’aiguiller. Lawrence inspira. Lentement. Pour se calmer, pour se poser. Non, ce n’était plus Lawrence qui inspirait, mais Julian. Il voulait savoir qui il était pour s’extirper de sa chrysalide, cesser d’être une larve et redevenir le papillon qu’il était voué à être.

Ses pattes s’agitaient les airs, son gros corps boudiner se traînait sur le sol. Il voulait à nouveau échapper à la gravité, il voulait à nouveau se réaliser, redevenir cet homme plein d’assurance et de charisme qu’une photo de portable avait réussi à immortaliser, là où sa mémoire avait failli à sa mission. Il avait perdu plus que quelques souvenirs pendant son coma. Ces cicatrices qui marbraient sa peau à deux endroits étaient la signature d’un destin ironique, un pacte passé avec le diable. Et Lawrence, et Julian, en avait assez. Il était calme. Vraiment. Froid. Presque aussi posé que celui qu’il était. « Qui t'as dit que tu étais né en Alaska ? TAXI!! » Julian la regarda héler le taxi. « Un ami. Je croyais, du moins… » Son regard se fit songeur. Un ami. Comme elle. « Bon, nous n'allons pas rester là toute la nuit. Allons dans un endroit plus calme. Enfin si tu me crois bien sûr, sinon tant pis. Tu sais où  me trouver. » Julian ferma les yeux. Lawrence, lui, se mortifiait déjà à l’idée de l’avoir déçue alors qu’ils ne s’étaient retrouvés que depuis quelques heures. Lawrence lui hurlait de se précipiter à sa suite, de ne pas la quitter d’une semelle comme un caniche sur les talons de sa maîtresse. Julian…

Julian fit un pas en avant, observant le taxi, se promettant de garder le silence et de ne pas faire le jeu de la manipulation de la blonde. « Bien sûr que je te crois, c’est juste que… tout est tellement confus dans ma tête, je suis perdu. » Il se mordilla la tête. Il ne parvenait pas à se taire parce qu’il culpabilisait. Un rien, de toute façon, lui suffisait à culpabiliser. Et qu’elle puisse être déçue par son comportement mortifiait réellement Lawrence. Julian, lui, voyait juste disparaître à l’horizon les traces qui le menaient à son passé, soufflées par le vent de la malchance. « Alors, tu es décidé ? » Inspire, imbécile. Prends ton temps pour répondre, montre lui que si tu viens, ce n’est pas parce que tu te jettes sur la moindre miette, mais parce que tu veux avoir une discussion sérieuse avec elle. Sérieuse, posée, contrôlée. Ne te précipit... Il hocha vigoureusement la tête et s’installa maladroitement dans le taxi à côte d’elle, claquant la porte d’une main nerveuse, le bruit le faisant sursauter. « Promets-moi que tu ne me mentiras pas, Seraphina. Promets moi, c’est important. J’ai… je te fais confiance, bien sûr, mais je faisais confiance à Timothée aussi… Qui suis-je, qui suis-je vraiment ? » Il ferma les yeux en posant la tête contre la vitre fraiche de la voiture. « Je suis désolé de t’imposer tout ça… je dois te paraître bien différent de celui que tu as connu… J’ai… j’avais l’air tellement plus… charismatique sur cette photo que tu m’as montrée. Plus sûr que moi… j’ai l’impression de n’être qu’une copie froissée de ton ancien ami… Tu dois être déçue, ça oui, de l’homme que tu viens de retrouver. » Sa voix se teintait d’amertume depuis quelques phrases. Une pâle copie, oui, voilà ce qu’il était. Une copie délavée, une copie pathétique. C’était comme s’il avait transformé un dessin en bonhomme bâton : il ne restait plus rien de sa personnalité passée.
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« I know who you are » Lawrence

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