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 Straight to hell [PV Owen]

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MessageSujet: Straight to hell [PV Owen]   Sam 11 Avr - 1:23

Straight to hell
○ I'm having trouble in believing and I just started seeing, light at the beginning of the tunnel, but he tells me that I'm dreaming, when he talks I hear his ghosts, every word they say to me. I just pray the wires aren't coming, here to strangle me.


Peut-être qu'elle aurait dû pousser le vice jusqu'à l'uniforme. Peut-être que ça lui aurait épargné cette déraisonnable poursuite dans des dédales éventrés par le crime. Infiltrer les bas-fonds pour des causes externes au boulot, la seule idée qui la tire du lit le matin en ce moment. La seule action qui peut contrer cette impuissance clouée entre chaque interstice formées par ses côtes. Douleur abdominale qui enclenche des flux mémoriels inconvenants. Jill est partout. Susanna aussi. Elles sont deux à présent à survivre dans son regard, dans sa mémoire vacillante. Pour sa fille, pour sa sœur, elle doit avancer et se battre pour anéantir l'ennemi. Il possède plusieurs visages dans des nuances parfois étrangement mal marquées mais répondant à un seul nom. L'injustice. Dans ce cas précis, il porte également une vraie identité qu'elle veut s'empresser de déterminer. Si ses souvenirs erratiques s'étaient manifestés plus tôt, sans doute qu'elle aurait pu lui éviter cette catastrophe. Sans doute qu'elle aurait pu la retrouver, comprendre d'où cette âme puise sa source et peut-être trouver enfin la raison de cette réincarnation qu'elle ne se justifie pas. Le secret a été de mise. Elle n'a rien dit. A personne. Sur la sorcière qu'elle a ramassé ce jour-là, sur le chagrin qui ternit son teint et sa hargne depuis. Et encore moins, sur son anomalie, sur cette vie antérieure qu'elle peine à reconstruire correctement, ce casse-tête aux pièces endommagées par un traumatisme virulent dont la violence n'a de cesse de la cueillir en rêve. Affronter seule ces échos a toujours semblé naturel - jusqu'à l'assassinat du moins. Désormais, elle sait qui elle a perdu. Elle sait ce qu'elle a perdu. La cruauté de cette révélation n'en a toujours pas terminé avec elle, cette torture lui vrille toujours les tempes. Cette empreinte démoniaque luit toujours contre sa peau à chaque inspiration. La mort plane pour la seconde fois sur son faciès éreinté. Lasse d'endurer et de ne pouvoir riposter plus franchement. Mais c'est pour ça qu'elle est là. Pour ça qu'elle s'enfonce dans un coin qu'on doit éviter après que minuit ait sonné et pas parce qu'on risque d'égarer sa pantoufle de verre.

La nuit engloutit ses petits pas empressés, sa paume est toujours posée contre le flingue qu'elle dissimule adroitement sous sa veste. Aujourd'hui, elle veut débusquer les témoins qu'on lui a indiqué. Ses recherches l'ont mise au pied du sanctuaire de la drogue et de la prostitution. Dans ses allées exiguës, elles se pressent dans des tenues dérangeantes, se moquant du couvre-feu et s'acharnant à vendre leurs charmes à des sous-merdes afin de subvenir aux besoins d' enfants en bas âge qui suivront tout aussi sûrement une voie nébuleuse par manque d'équilibre. Joan ne les méprise pas. Elles sont les premières victimes d'un système qui ne fonctionne pas sur base d'humanité. Ce n'est pas pour autant qu'elle arrive à en démontrer un semblant d'empathie. Elle soupèse ses propres fantômes et décide de détourner ses yeux de la détresse environnante. Elle n'est pas en service de toute manière donc. Elle ne peut concrètement pas se le permettre. Et puis, elles ont fait leurs propres choix. La brune se range près des lampadaires pour admirer les angles des rues et poursuivre sa trajectoire. C'est là qu'ils débarquent. Ils sont cinq et elle n'est pas d'humeur à les épargner. Ils veulent l'isoler, leurs propos injurieux et scandaleux dépassent les frontières de la décence très rapidement alors qu'ils l'accostent de façon nauséabonde. Voilà de quoi la défouler. Elle sourit avec arrogance quand elle brise le bras du premier gars et jubile littéralement en fracassent le mollet du second. Le troisième parvient à lui ficher son poing dans la poitrine et se régale d'une balle dans le pied quand elle extrait violemment son arme sans la moindre hésitation. Les deux derniers veulent la semer. Mais elle a décidé qu'elle voulait les traquer pour la forme. Le refus de clémence avant la déformation professionnelle. Ils méritent de s'en rappeler. Ils méritent de se faire castrer.

La trentenaire les rattrape dans un escalier de secours rouillé qui s'attache grossièrement à un bâtiment aux briques rouges. Elle les pourchasse jusqu'au premier palier avant qu'ils ne pénètrent par une fenêtre dans la bâtisse. Elle réussit à en agripper un mais l'autre bondit, la déstabilise. Son dos heurte la rambarde, elle tire mais ne fait aucunement mouche. Avant qu'elle comprenne, ils la rejettent d'un même mouvement par-dessus la ferraille, elle bascule subitement dans le vide et se réceptionne comme elle peut au sol. Sa jambe droite craque désagréablement et la douleur se diffuse suffisamment pour lui arracher un spasme stomacale. Son chapelet d'injure s'insurge dans l'air putride alors qu'elle cherche désespérément à mettre un pied devant l'autre. Elle rampe à moitié vers les malfrats qui ont déjà déserté la cage. « Ah les sales cons. Putain. » Un grognement et cette souffrance qui n'en finit pas. Aucun taxi n'acceptera de descendre jusqu'ici. Pas à cette heure-ci, pas alors que l'activité criminelle en est à son point culminant. Elle jette un œil à sa montre pour à nouveau injurier le silence. Une heure du mat'. En crachant sa bile, en se parlant à elle-même, ses doigts extirpent le portable, son autre main qui tient toujours étroitement le pistolet retient les os de son membre sûrement fracturé. Qui d'autre pourrait-elle emmerder à cette heure-ci ? Ça sera bien fait pour lui tiens. Elle compose le numéro rapidement et le recommence jusqu'à ce que Burton décroche. « Ramène tes miches. Je me suis brisée la guibolle en traquant des couillons qui en voulaient à ma culotte. »  Sa mâchoire se serre alors qu'elle cherche seulement à s'adosser au mur le plus proche. La nausée devient persistante, elle se sent faiblir à cause du calvaire. « Putain. Et grouille-toi, on pourra peut-être les rattraper si tu te magnes. »  Après tout, il n'est jamais trop tard ou trop tôt pour faire preuve d'optimisme. Elle lui raccroche au nez après lui avoir donner les coordonnées de son emplacement et se laisse retomber sur les fesses en attendant pour diminuer les lancements inconvenants de sa cheville. Vérification rapide de son chargeur avant de scruter les ombres. Peut-être momentanément handicapée mais toujours aussi dangereuse. Le premier qui osera l'accoster cette fois-ci, il avalera directement le canon et le joli projectile qui l'accompagne.

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MessageSujet: Re: Straight to hell [PV Owen]   Sam 11 Avr - 18:50



« Réveil difficile... »

Owen Burton & Joan C. Valentine
featuring

Owen avait du mal à trouver le sommeil. Il était couché dans ce lit trop peu confortable depuis un certain temps. Il commençait à sentir ses bras s’engourdir de plus en plus. Il y a peu, un petit verre, puis d'autres encore lui permettait de retrouver rapidement les bras de Morphée. Depuis il était plus dur de sombrer dans le monde des songes. Il avait développé une réticence à se laisser aller de la sorte. Les cauchemars étaient toujours au rendez-vous. Il finit par se redresser, et resta assit sur le bord du lit, la tête plantée dans ses mains. Ses yeux étaient comme collés l'un à l'autre. La fatigue était bien là mais rien y faisait, il ne dormait pas.
Il se leva, se dirigea vers le réfrigérateur d'où il sorti un jus de fruit. Il attrapa un verre à la volée, et se servit abondamment. Rien de tel qu'un bon jus de fruit bien frais pour lui remettre les idées en place.Il s'approcha du miroir qui trônait sur une commode. Un homme à moitié endormi, la face allongé mal rasée le regardait fixement. Il détourna le regard et se dirigea vers la fenêtre qui donnait dans la rue.
Dehors, la lune éclairait les tuiles encore luisantes des centaines de toits. Il habitait au dernier étage d'un immeuble miteux. Le genre d'immeuble dont on se demande par qu'elle magie il ne s'est pas encore effondré. De larges fissures s’étalaient le long de sa façade.
Plus bas, les lumières d'un commerce éclairait les passants. Tous avaient l'air plus décrépis les uns que les autres. Peut-être faisait-il lui aussi désormais partie du décors.
Un solex roulait dans la rue en émettant un bruit strident. Owen grimaça. Le moindre bruit venait frapper le fond de son crane et lui lançait une migraine assommante. Il se massa machinalement les tempes, comme si la douleur allait être aspirée par ses doigts.
Un sonnerie retentit tout à coup. Owen lâcha le verre qu'il tenait en main. Ce dernier alla s'écraser au sol où il se brisa et déversa son contenu par une longue giclée sur le tapis jaune pisse qui ornait le sol.


"Et merde ! Qui m'appelle à cette heure-ci ?!"

Il traversa la pièce à grandes enjambées et décrocha le combiné avec la ferme intention d'envoyer pêtre l'individu qui osait s'attaquer à sa tranquillité. Il s'agissait de Joan. Elle lui expliqua d'un ton ferme qu'elle était dans le pétrin. A ce qu'il avait comprit, quelques individus mal intentionnés avaient voulu profiter de sa beauté, sans son accord. Il nota sur un calepin l'adresse où elle se trouvait et raccrocha.
Joan semblait mal en point. Il fallait vraiment qu'elle soit dans un sale état pour qu'elle appelle du renfort, et encore moins lui. Owen enfila un t-shirt qui traînait au sol, mis ses chaussures montantes et attrapa son arme qui reposait sur sa table de nuit. Il arma la culasse pour charger son Glock et l'engagea dans son étui.

Quelques minutes minutes plus tard, il roulait à tombeau ouvert sur sa moto, les cheveux au vent. Les pavés au sol le ralentissaient et chaque secousse relançait sa migraine comme un étau enserrant son crâne. Les roues patinaient sur le sol détrempé et une odeur de pneu cramé remontait jusqu'à ses narines.
Au carrefour de deux rues, il évita de justesse une prostitué ivre qui chantait à tue tête. Il slalomait entre rats et autres vermines du genres. Ces rues n'étaient pas des plus sûres... Que faisait-elle dans un quartier aussi pourri ?
Il tourna dans la rue que Joan lui avait indiqué. Il freina brusquement quand il la vit assise contre un mur.

"Qu'est-ce qu'il t'es arrivé bon sang ?" lui demanda-t-il inquiet.
Joan se tenait une jambe, les mâchoires serrées. Son jean était partiellement déchiré et du sang s’incrustait dans le tissu déjà humide. Owen passa sa main sur sa jambe. L'os semblait brisé, la peau étant partiellement arrachée et laissant apparaître une courbure étrange. Sa mâchoire se serra, augmentant dotant plus sa migraine.

"Ils sont où ces enculés ?? On va réussir à te lever et on va leur faire la peau !"


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MessageSujet: Re: Straight to hell [PV Owen]   Lun 13 Avr - 23:07

Sa tête bascule abruptement contre la paroi alors que son souffle s’évapore dans la noirceur céleste. Traînée vaporeuse qui s’échappe pour ne jamais lui revenir. Le temps s’écoule de la même façon et la douleur enfle chaque seconde un peu plus pour contaminer son genou, remonter sa cuisse avec une indécence révoltante qui l’oblige à cracher des insultes aux ombres fuyantes. Personne ne l’approche, ni ne traverse ce pan du quartier et ça l’arrange. Son karma après tout, est suffisamment endetté pour s'en remettre sur le dos un peu plus. Ses doigts se convulsent autour de sa plaie et de ses os brisés. Il serait tentant d’user des dons qu’elle a répudiés, presque facile de reproduire des gestes, des mots déjà invoqués pour traiter des blessures superficielles de Jill. Ou des siennes quand son mari ne lésinait pas sur les coups qu’il lui portait, quand le fond de teint ne pouvait anéantir le bleu des ecchymoses et que les regards se pressaient sur chaque trace qu’il avait pu laisser traîner à même sa chair. Cette magie-là a longtemps trouvé son sens dans son ménage. Elle associe cette utilisation à l’amertume, à la bile qu’il a fallu ravaler pour ne pas effrayer sa gamine. Son calvaire la fait osciller entre dégoût et doute réel. Burton n’a toujours pas franchi l’angle de la rue. Peut-être qu’il ne viendra pas. Après tout, qu’est-ce qu’elle connait de sa loyauté ? Il ne peut pas l’encadrer. Pourquoi se geler les fesses à une heure du matin dans un endroit pareil ? Elle a dû réveiller sa femme et ses mômes d’ailleurs. Un sourire tout à fait arrogant et déplacé se hisse sur ses lèvres à ce seul songe alors qu’elle se projette dans une anticipation complètement biaisée de la réalité improbable de son comparse. Elle savoure mentalement les réprimandes de cette blondasse décolorée qui n’en revient pas qu’on tire son tendre époux du lit conjugal. Un portrait qu’elle a tissé par ennui, dans l’urgence afin d’oublier qu’elle en a mal à crever.

Lassée de subir cette sentence, elle en vient à essuyer la sueur froide de son front et à envisager sérieusement d’outrepasser ses interdits pour se porter assistance quand enfin, l’horrible son de cette moto infernale transcende le silence. Joan range son soulagement avant qu’il ne puisse l’entrevoir. Hors de question qu’elle lui fasse ce doux plaisir. Dérangeant ses traits contractés par l’affliction pour lisser une moue boudeuse, elle réarrange son agressivité juste le temps du sarcasme. « J’ai trébuché comme toutes les étourdies que tu connais. Non mais qu’est-ce qui s’est passé à ton avis, crétin ? » L’air circule à peine entre ses dents serrées par la souffrance qui va et vient. Chaque pic la fait maudire davantage les circonstances. « Des petits merdeux ont cru que j’allais leur montrer mes nibards et puis que j’allais m’occuper de leur entrejambe dans la foulée. Parce que oui, j'ai vraiment l'air de faire dans la charité et d’aider les petits pisseux à bander correctement. Ils m’ont jeté de cette merde là. » D’un signe de tête, elle désigne l’escalier de secours avec un mépris marqué. Plus hargneuse encore, elle embraie sur sa seconde réponse sans lui laisser le temps de digérer la moindre de ses paroles. « Ils sont déjà en Corée là, je crois. Le temps que tu ramènes ta tronche ici. » Les reproches déguisent les vraies émotions et la vraie reconnaissance qu’elle tapit sous sa couche de vulgarité. C’est comme ça depuis le début entre eux. Surtout depuis l’incident. Ses lambeaux d’orgueil battent toujours la mesure contre le vent.

Avec une fierté totalement hors de propos, elle se redresse seule, prenant le mur pour appui. Le seul fait de remuer lui arrache un haut le cœur. Ses ongles s’incrustent littéralement dans la brique alors que le monde tangue autour d’elle.  « C’est quand que tu comptes servir à quelque chose sinon ? » Les sons crissent déjà contre ses tympans alors qu’elle clopine dangereusement vers lui, mobilisant chaque fibre de son corps pour ne pas gerber. Elle s’agrippe sans aucune délicatesse à son bras, le griffe partiellement en tentant de retrouver un équilibre de plus en plus bancal et ajoute pour garder l’illusion de son dédain  « J’ai pété la gueule à trois d’entre eux avant de me manger le bitume, y en a au moins un qui pisse le sang là et qui braille après sa maman. Suffit de suivre ses cris. Mais va falloir aussi employer ton flair, médor. » D’un geste quasiment insultant, elle lui tapote la joue et finit par soupirer ensuite quand ses doigts s’égarent dans sa barbe avant de retomber mollement. La fatigue l’étreint, la perte encore fraîche de Susanna engendre des sensations contradictoires au sein de son thorax fragmenté. Elle a envie de le remercier pour être venu, pour être - tristement, la seule constante dans sa chaotique existence mais elle s’y refuse pourtant. Son égo n’y est pas étranger. Son passé, non plus.

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MessageSujet: Re: Straight to hell [PV Owen]   Lun 20 Avr - 0:06



« Réveil difficile... »

Owen Burton & Joan C. Valentine
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Lorsqu'elle l'avait à moitié insulté, Owen avait très bien compris qu'il n'y avait rien de personnel. Elle avait toujours été comme ça depuis qu'il la connaissait. Elle brayait à s'en arracher les cordes vocales lorsqu'elle était énervée. S'en était presque devenu une marque d'affection, il n'y avait pas de Joan sans prise de bec infantile ou nom d'oiseaux qui volent. Owen la regarda avec un léger rictus.

"T'as tes règles ou quoi ? Je pensais pas que quelques minables te feraient tomber de ton perchoir, tu me déçois. Bon attend moi là, je vais voir ce que je peux faire..." ajouta-t-il sur un ton ironique

Owen leva les yeux vers l'estrade située quelques mètres plus haut. Il se dirigea alors rapidement vers les marches rouillées. La fenêtre par laquelle s'était échappé l'individu était brisée. Des morceaux de verres jonchaient le sol et des gouttelettes de sang se mêlaient déjà à la rouille. Owen passa la tête dans l'encadrement de la fenêtre avant de s’engouffrer d'un bond à l'intérieur du logement. Au milieu de la pièce se trouvait un femme d'une cinquantaine d'année, ronde comme un gardon et vêtu d'un tablier blanc nacré sali par la crasse. Cette dernière était livide, la transpiration perlait sur son front alors qu'elle lâcha le balai qu'elle tenait en main. Effrayée par sa présence elle lui indiqua d'un geste bref la porte qui se trouvait au fond du salon.

Owen s'engouffra par la porte et atterri dans un long couloir desservant un demi douzaine de portes. Le sol était tapissé d'une moquette rouge de très mauvais goût. Différents cadres contenants des œuvres approximatives étaient tombés au sol. Il entendait les portes se verrouiller à mesure qu'il avançait. Les éclats de verre craquaient sous ses pieds. Une large trace de sang se trouvait étalée au niveau de l'embrasure de la dernière porte. Owen plaqua son oreille contre celle-ci. Un gémissement.

Un seul coup de pied suffit pour enfoncer la porte. L'encadrement de bois éclata et la porte alla claquer contre le mûr intérieur. Les gonds arrachés volèrent à travers la pièce et roulèrent au pied de l'individu qui gémissait. Ce dernier se trouvait assis sur un sofa en se tenant la jambe. L'homme semblait avoir trente ans et arborait un chemise de bûcheron déchiré en plusieurs endroits. La plaie qui saignait au niveau de son mollet était profonde, c'était ça de s'opposer à une lionne... ou une hyène. Joan lui avait lacéré le cou. L'homme leva les yeux écarquillés et se mit soudainement à hurler. Il tenta de se lever mais sa jambe abîmée se déroba sous son poids et il manqua de tomber. Prit dans son élan il se jeta sur Owen les poings en avant. D'un geste sûr et entraîné, Owen se décala et fit basculer l'individu qui alla s'écraser contre le mûr, laissant une magnifique éclaboussure de sang. Il se releva difficilement un couteau à la main.


"J'vais t'faire la peau trou du cul ! Tout ça pour une pétasse ! J'aurais dû la violer et l'écorcher vive cett...."

L'homme nût pas de temps de finir sa phrase. Le couteau avait changé de main en un instant et était venu trancher les tendons de son poignet et se planter dans la graisse de son épaule. Le poing d'Owen s'écrasa finalement sur la tempe de l'individu qui perdit immédiatement conscience et s'étala de tout son long sur le lino de l'appartement.

Il avait la fâcheuse tendance à aller un peu trop loin. Bon certes c'était un con, certes il avait blessé Joan. Mais il ne pourrait certainement plus jamais se branler de sa vie. Il s'amusait de cette situation, imaginant cet homme dans des positions extravagantes, regrettant d'avoir voulu pénétrer l'intimité de cette fougueuse jeune femme.
Il saisit l'individu par les cheveux, mi-longs, et le traîna à travers le couloir. L'individu était gras et crasseux. Sa chemise remontait, laissant apparaître un vendre disgracieux. Il pénétra dans l'appartement de la ménagère qui se cacha en criant dans une langue inconnu à son passage. Owen souleva difficilement l'individu et le sorti sur l'estrade métallique.


"Eh Joan, par là. Te fatigue pas trop surtout. Je t'envoie un paquet !"

L'individu bascula par dessus la rambarde et alla s'écraser quelques mètres plus loin sur les pavés détrempés. Sa jambe émit un bruit sourd de craquement et son crane tapa lourdement le sol. L'homme se réveilla brusquement, essayant d'hurler malgré les gerbes de sangs coulants dans sa bouche.

"L'écorche pas trop... il est déjà assez moche. Et faudra qu'on s'occupe de ta jambe, bêtasse" dit-il en la regardant d'un œil complice et affectueux.


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MessageSujet: Re: Straight to hell [PV Owen]   Mar 21 Avr - 22:51

La douceur qu’elle ne veut pas témoigner, pourrait presque se laisser surprendre alors qu’elle déloge doucement ses doigts de sa peau pour mieux l’agripper. La seule idée qu’il soit un roc en pleine tempête la dégoute, la propulse dans les dérives antérieures d’une telle dépendance. Pourquoi vouloir compter sur quelqu’un ? Alors qu’ils finissent toujours par retourner ce semblant d’attachement contre leur propriétaire ? Hors de question de redevenir une proie ou un butin pour la confusion d'une âme écorchée, qui ne s’accroche qu’à son propre égo alors qu’il luit dans les prunelles d’une exécutée sur un peloton émotionnel. De toute manière, elle n’a plus besoin de ça. De toute façon, il joue déjà ce rôle désigné auprès d’une blondasse sûrement décolorée qui se manucure les ongles tous les jours, trottine bêtement tous les matins dans des allées anthracites pour se donner bonne conscience quant à ce régime qu’elle ne tient pas et qui tout aussi sûrement, pense que demain sera meilleur pour réussir à se donner un peu de contenance. Une poulette qui glousse, voilà ce qu’elle doit être. Joan soupire une nouvelle fois, freinant cette imagination déplacée qui la distrait toujours plus de la douleur mentale et physique. Heureusement, son coéquipier lui fournit de nouvelles raisons de se départir de ses démons et de ses erreurs en osant la provoquer sur le pire domaine qu’il soit. Tac au tac, elle lui scande en plein visage « Putain mais dès qu’une meuf cause sans prendre des airs de poule guindée, elle est forcément sujette à ses putains d’hormones ? Tu veux que je te fasse saigner pour voir ce que ça fait ? Abruti ! J’ai juste la haine à cause des cervelles aussi ramollies que la tienne. C’est toi qui me déçois, ouais. Mes ovaires t'emmerdent ! » Des grommellements qui se buttent à sa dentition serrée par l’excès fielleux et déjà, il s’en va.

A vrai dire, elle n’en a plus rien à faire des petits merdeux. Le calvaire qu’elle endure la préserve de vouloir foutre son pied au cul de ces emmerdeurs. Chose qui ne l’arrêterait pourtant pas en temps normal mais une lassitude l’étreint dès l’instant où Owen débarrasse le plancher et disparait en haut des escaliers. Chiara inspire, Joan expire, deux cœurs, un battement de trop. La fatigue la fait tanguer, elle se rattrape à la bécane du peacekeeper et conjure les vertiges en se forçant à fixer un point précis du guidon. Parlant pour les ombres, ne pouvant s’empêcher de combler un silence qui alimente ce mal être qu’elle refuse de ressentir et surtout de devenir, elle s’accorde le droit de déranger les fantômes. « Avec ma chance, il va se faire massacrer et ça sera forcément de ma faute. Putain qu’il me saoule. » Elle rêve de balancer sa godasse contre la moto mais se souvient de justesse de la précarité de sa propre situation. A la place, elle s’appuie honteusement contre l’engin en espérant secrètement apposer une griffe involontaire. Pourquoi ne peut-il pas comprendre l’urgence de quitter ce quartier malfamé ? Pourquoi l’écoute-t-il seulement geindre ? Pire, pourquoi il lui obéit ? La psychologie inversée, il ne connait pas ? C’est tellement facile de le prendre pour cible et d’oublier la cause de cette seule scène. Celui qui mérite sa colère, ne se trouve sans doute pas à proximité. D’où l’utilité d’avoir son souffre-douleur préféré à disposition.

La sorcière efface la sueur froide qui roule sur ses tempes avec empressement quand la voix de son allié perce la brume de son esprit. Son front gagne les cieux alors qu’elle l’observe revendiquer sa prise sur l’un des couillons. Un sourire tordu prend forme sur les lippes de la brune. Peut-être qu’elle en est presque fière finalement de le voir prendre à cœur ses batailles. Elle tait cette seule sensation d’une phrase « J’espère que tu t’attends pas au pourboire parce que pour ce délai, merci bien. » L’homme valse par-dessus la rambarde. Tout en finesse. Le vol plané se termine plutôt sèchement. Voilà qui lui fera les pieds. La trentenaire s’approche péniblement de sa proie en clopinant dangereusement. « Burty, tu me l’as trop amoché, je peux plus rien en faire merde. C’est toujours toi qui t’amuse, bordel ! » Prenant un air digne cependant ébréché par la douleur et la nausée qui l’accompagne, elle délie presque trop calmement ses intonations. « Alors mon mignon, tu vas me dire où se planquent les sous-merdes avec lesquelles tu trainais misérablement ou je dois te couper tes parties ? Je veux pas savoir combien de nanas vous vous êtes enfilés, bande de porcs en rûte. » Elle lui crache à la figure avant de ficher sa semelle dans ses bijoux de famille, oubliant cette fois-ci son squelette déficient. La douleur se diffuse vivement et semble remonter du tibia fracturé à chaque cellule de son corps. Électrocutée par cette seule sensation, elle s’effondre. Filtre noir sur encre nocturne, l’asphalte cueille sa joue. Ses paupières balbutient, ses mains tâtonnent mais son ténor n’émerge pas. Sonnée, elle endure seulement mille morts en priant pour que Burton ramène ses fesses et trouve assez de bon sens dans cette catastrophe, dans sa chute pour les tirer de ce bled pourri.

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