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 Wrong side of heaven /!\ [.pv]

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↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: Wrong side of heaven /! [.pv]   Sam 11 Avr - 21:43


the wrong side of heaven
ARMS WIDE OPEN, I STAND ALONE. I'M NO HERO, AND I'M NOT MADE OF STONE. RIGHT OR WRONG, I CAN HARDLY TELL. I'M ON THE WRONG SIDE OF HEAVEN, AND THE RIGHTEOUS SIDE OF HELL. I'M NOT DEFENDING, DOWNWARD DESCENDING, FALLING FURTHER AND FURTHER AWAY. GETTING CLOSER EVERY DAY. I'M GETTING CLOSER TO THE END.


Le temps passe mais la douleur ne s’efface pas. Elle perdure. Le prend à la gorge et il se laisse engloutir par cette peine qui le dévore.  Tuée une première fois par la folie de l’Inquisition, Stain vient à nouveau de perdre la seule personne qui le rattache encore à ce monde. Sans Cora, il n’existe plus. Même le loup semble avoir abandonné la lutte. Il a pris le pas sur l’homme, quelques jours seulement avant de le recracher sur des récifs qui l’ont détruit. Le lien l’unissant à Cora s’est brisé. Il a senti la déchirure, au plus profond de son être. Il pensait lui survivre sous sa forme animale, comme les siècles précédents, mais il a constaté avec amertume que ce ne serait pas le cas. Alors pour faire taire cette douleur intense, il a cédé. Ravalé ses peurs et ses croyances ridicules pour s’engager sur la voie du suicide. L’idée a trotté dans sa tête, pendant des jours. Sans qu’il ne parvienne à mettre son sombre plan à exécution. Attendant l’occasion propice, le soldat a alors profité d’une séance d’entraînement tardive pour se passer la corde au cou. Et rejoindre sa cousine dans une asphyxie lente et douloureuse. Sa tentative se solda par un lourd échec quand un autre Hunter entra dans la salle. La honte le ronge aujourd’hui encore. Celle d’avoir si lamentablement échoué. Celle d’avoir été découvert dans une posture aussi affligeante. Il s’en veut. Affreusement. Et ce jour-là, alors que cette vie de merde l’obligeait à rester à ses côtés, Stain le suicidaire pris la décision de se laisser mourir. La descente aux Enfers serait longue. Morne. Atroce, mais il s’en foutait. La délivrance viendrait. Tôt ou tard, son corps finirait par céder aux appels désespérés de son cœur. Et l’ensemble lâcherait enfin.

On lui a confisqué son arme. Interdit de se rendre en mission seul. Et pour s’assurer qu’il ne commettrait aucune autre bavure, Stain s’est vu affublé d’une baby-sitter. Dwight, celui qui l’a sauvé, est devenu sa nounou. L’ange gardien qui l’empêche de laisser ses idées morbides prendre le pas sur sa raison. Il n’a pas l’intention de recommencer. Alors il attend, prostré dans la pénombre de son appartement, Stain fixe le vide de son regard éteint. Il n’a plus remis les pieds dans sa chambre, les souvenirs qui planent dans cette pièce le rongent plus que tout. Son appartement est devenu une torture pour son pauvre cerveau. Il se contente d’errer, du coin sombre où il se bousille le cul contre le plancher à son sofa. « - Allez vieux, on bouge ! Décrasse-toi, habille toi, et on sort. » L’entrée en scène du Hunter est saluée par un silence lugubre. Sans attendre de réponse, il agrippe le bras de son comparse, l’oblige à se lever et le traîne jusque dans la salle de bain. « - Et cadeau du jour… Tu vas pouvoir raccourcir les poils que t’as sur la tronche. La chance hein ? » Interdit de rasoir aussi. Et Dwight allait s’assurer que le suicidaire ne se rasait pas de trop près. Il n’est pas idiot et a bien constaté que Stain n’est plus le même. Le visage est devenu plus émacié, livide. La stature a gardé ce quelque chose d’imposant et d’intimidant, mais sous le t-shirt, la silhouette flotte. La peau se tend et s’étire sur les muscles saillants, épouse les os et donne à cet homme une allure sèche, malade. Il n’en reste pas moins séduisant c’est un fait, mais l’état dans lequel Stain se plonge, inquiète l’autre Hunter. Il ignore combien de poids il est possible de perdre en un mois. Mais ce qui apparaît sous ses yeux lui confirme que le nombre peut être impressionnant. Le changeur ne se souvient plus de la saveur de son dernier repas. Hormis le goût de la chair fraîche qui perdure encore sur sa langue. Le loup a commis un impair, n’a pas pu résister à la faim qui lui tiraillait le ventre, deux soirs plus tôt. Cette nuit de pleine lune a été un supplice pour lui. La douleur l’a brisé plus que de raison, bousculant son état vers un nouvel extrême. Et le repas frugal n’aura pas servi à grand-chose.

Il ne cherche pas à rebrousser chemin lorsqu’il comprend enfin où son acolyte le traine. La maison semble abandonnée, mais la lumière rouge qui en éclaire le porche guide les inconscients vers elle. Comme des insectes, ils viennent s’écraser contre le panneau de bois. Et une fois à l’intérieur, le monde bascule. Au milieu des effluves de tabac, des relents d’alcool, flottent les perles salées de sueur se mêlant aux notes âcres du sang et du sexe. L’ensemble lui file la nausée, il en plisse le nez et gravit à la suite du Hunter trop pressé les marches menant à l’étage. Pas de caves insalubres cette fois, bien que toute la bâtisse soit réquisitionnée pour service de sanctuaire à cette orgie vicieuse. Ils ne viennent pas chercher seulement le contact sulfureux d’une créature indécente comme dans les autres clubs de la ville. Derrière les fenêtres calfeutrées, dissimulées dans l’ombre, les mœurs les plus viles se déchainent. Le loup se retrouve dans le temple où le plaisir et la douleur s’enlacent et s’étreignent. Assis sur un sofa au milieu de couples étroitement liés, Stain contemple d’un regard éteint le tableau qui se peint devant ses rétines. Sur les visages, il ne voit que le Sien. Les soupirs de plaisirs, les cris de douleur, toutes les voix qui s’élèvent dans cet air vicié se parent des mêmes notes que la Sienne. Elle le hante. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, il ne voit qu’Elle. Un spasme lui déchire le cœur. Il tente de se relever mais les défaillances de son corps à l’agonie se rappellent à lui et l’obligent à se rassoir quasi-instantanément. Le monde vacille, bascule dans l’ombre et sa vision se brouille. « - Stain ? » Dwight prend le temps d’abandonner les courbes de sa victime pour poser sa main sur l’épaule de son collègue. Un grognement fait office de réponse, et le soldat se défait de l’étreinte d’un mouvement brutal d’épaule. Il se relève, vacille un bref instant et quitte la pièce pour emplir ses poumons d’un air moins lourd à respirer.

S’il n’a jamais dit non à ces soirées où le sadomasochisme est le maître mot, se retrouver dans un tel lieu en un moment pareil lui retourne le ventre. Creuse le trou béant de sa poitrine et le laisse seul avec sa propre douleur. Les mains du soldat s’agrippent à la balustrade de la terrasse sur laquelle il a trouvé refuge. Il baisse la tête, ferme les paupières et laisse ses larmes perler contre ses cils. Une main se pose alors sur son avant-bras. Stain n’a pas besoin de relever la tête pour apposer un nom sur ce contact. Azzura souffre, elle s’enlise dans le même état léthargique que celui dont elle est l’illusion. Plus de sarcasmes, de piques assassines. Il n’y a que le silence. L’étreinte se resserre et la sorcière pose doucement sa tête sur l’épaule de son cousin. Un frisson vient secouer l’assemblage fragile d’os et de chair, affaisse encore un peu plus les épaules déjà saillantes. Dans un seul soupir, Stain se brise tout entier. Et dans les méandres de son esprit fatigué, il se surprend à se dire que se mêler à la foule, d’épancher sa peine dans la douleur la plus intense serait peut être un moyen d’oublier. Il sait pourtant que s’adonner à ce genre de chose ne ferait que renforcer la brèche.


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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Lun 13 Avr - 20:01

La lame acérée glisse contre sa peau satinée, l’effleure. Lui arrache des frissons empreints d’un paradoxe douteux. Le plaisir teinté de douleur et de peur. Intimement et étroitement liés. Le métal froid et menaçant poursuit sa lente et inexorable ascension, épouse parfaitement la main langoureuse de son propriétaire. Avant de se nicher dans sa chair affable avec une dextérité qui ne trompe pas. A peine, juste ce qu’il faut pour entamer les hostilités. Des perles écarlates viennent maculer la surface de son épiderme laiteux, descendent en rigoles pourpres le long de ses guiboles. Elle en frémit et resserre son emprise sur le bras de son tortionnaire. Un léger gémissement s’échappe de ses lèvres, s’étouffe en un soupir lorsque les phalanges lascives en viennent à remonter le bas de sa robe. Dévoilant ses cuisses avec indécence. Ils ne risquent pas d’être persécutés pour attentat à la pudeur, personne ne prête attention à eux. Ils ne sont qu’un couple éphémère, perdus au milieu d’autres partenaires de jeu sulfureux. Affreusement lugubre, la bâtisse abandonnée a été spécialement aménagée pour servir de vivier aux orgies sordides. Pour accueillir les convives avides d’étreintes lubriques et insalubres. Le vil libertin pourrait tout aussi bien se dévêtir davantage et sceller ses reins aux siens contre ce mur inconfortable, que personne ne s’en offusquerait. Bien au contraire, ils entreraient dans la norme. Mais la réserve est encore de mise, et une part d’elle se crispe. Refuse farouchement de tomber si bas. De creuser davantage le gouffre de sa déchéance.

Cora n’aurait jamais imaginé se trouver dans un endroit pareil, entourée de pervers aux mœurs si abjectes, avant de se faire abattre comme un vulgaire animal par son beau-frère. Elle aurait rechigné à s’y aventurer, à constater par elle-même dans quelle décadence ignoble son cousin se vautrait avec délice. Et en entrant dans le repère infernal, son nez s’était machinalement plissé dans un premier temps. Ecœurée par les effluves de sueur, de sexe et d’hémoglobine. Par la vision de ces corps qui s’emboitaient et se déchiraient avec hargne. Si l’ambiance chargée de luxure et d’hormones en folie du Little Darlings en débecte certains, ses clients et ses danseuses ne sont que de petits joueurs à côté de tous ces sadomasochistes en puissance. Elle s’en doutait depuis bien longtemps, mais avait toujours répugné à mettre des images sur ses profondes hantises. Désormais, elle visualise sans mal ce à quoi le milicien s’adonnait lorsqu’Il prétendait ne pas avoir pu rentrer de la nuit, accaparé par une mission. Finir entre les jambes d’une de ces catins assoiffées de violence, voire de plusieurs à la fois, voilà ce que devait être la véritable mission de l’italien. Mais elle ne s’attendait certainement pas à trouver à son tour dans cette débauche une forme d’exutoire. L’addiction à ce type de distractions de celle dont elle a dérobé l’enveloppe la rend plus ouverte, dans tous les sens du terme. Rompue à la souffrance, sa chair s’est endurcie. Il en faudrait bien plus pour lui faire réellement mal, tant elle s’est habituée à terriblement pire. Les innombrables stigmates qui marquent ses courbes enjôleuses peuvent en témoigner. Les estampilles argentées trahissent ses pulsions malsaines. La gêne, elle n’en a plus vraiment non plus. Se moque que des prunelles impudiques s’attardent sur sa silhouette offerte. Elle ne se fait pas encore à ses formes plus généreuses que les anciennes, au fait qu’elles lui appartiennent. A l’idée que tout ce cirque n’est pas un interminable cauchemar. Qu’elle ne reviendra plus ce qu’elle était, une sorcière calcinée sur le bûcher de l’Inquisition, et restera Nymeria jusqu’à la fin de son existence. Une sociopathe pétrie de préjugés et de croyances qui lui filent de l’urticaire. Au cœur rongé par la glace et positionné de travers.

Prisonnières des ténèbres, ses paupières finissent par s’extirper de leur obscurité pour balayer la pièce. Avisent un sofa où gisent des âmes en peine. Son sang ne fait qu’un tour, s’embrase dans ses veines. Elle reste pétrifiée, redoute un instant qu’Il la reconnaisse avant de se maudire intérieurement pour sa bêtise. Elle n’est plus rien, si ce n’est la chirurgienne qui l’a torturé pendant des semaines. Qui a voulu le briser, le tordre jusqu’à ce qu’Il rampe. Elle n’est rien pour Lui, si ce n’est une ennemie mortelle, et l’évidence lui retourne le ventre. Ses sphères d’acier ne perdent pas une miette de la sortie du traitre. Ses muscles se durcissent, roulent comme des glaçons sous sa peau. Il ne lui faut pas plus d’une minute pour se décider à attraper le poignet du séducteur plaqué contre sa poitrine, à le tordre dans un angle dangereux pour qu’il lâche prise. Elle l’agresse directement, peu décidée à faire preuve d’un semblant d’amabilité ou de courtoisie. La brune le repousse sans aucune tendresse et le fusille du regard pour lui intimer de ne pas prendre l’affront pour une invitation. « - Trouve quelqu’un d’autre pour faire mumuse, tu m’ennuies à mourir. Apprends à affuter tes piètres talents, j’ai pas la patience de t’éduquer. » Crache t’elle, venimeuse. Suffisamment haut pour l’humilier. L’attaque est gratuite, n’a rien de fondé. Mais la mine déconfite qui s’affiche sur le visage du pauvre bougre est plus jouissive que toutes les caresses qu’il aurait pu lui prodiguer.

La vipère adresse une œillade mesquine à l’amant éconduit, le bouscule pour quitter la pièce et se faufiler à l’extérieur. Elle prend le soin de refermer doucement la baie vitrée, reste parfaitement silencieuse. Elle n’a pas réfléchi à ce qu’elle pourrait dire ou faire, et sent déjà la cire de son masque se flétrir. Le forcené tapi dans sa cage thoracique se serre, se recroqueville d’anxiété. Ses iris s’esquintent finalement sur Son ombre, se figent sur Ses épaules considérablement affaissées et amaigries. La carrure fière et imposante a fondu. Lui donne envie de s’en approcher pour tâter les os. De l’enlacer et l’étouffer jusqu’à ce que le meurtrier s’éparpille en poussière. Brûlante, démentielle, la colère ravage ses entrailles. La distance est rompue, et son échine prend appui contre la balustrade, face au soldat affaibli. Elle laisse l’instant étrange s’éterniser, pousse le vice jusqu’à s’allumer une cigarette. La substance nocive se répand dans son organisme, ralentit son angoisse viscérale. Peints d’un rouge vif, ses ongles serpentent contre la ferraille. S’immobilisent à un misérable centimètre de Ses doigts avant qu’un sourire mauvais ne sublime ses traits auparavant de marbre. Le liquide carmin dévale toujours ses mollets par notes éparses mais elle est trop occupée pour l’essuyer correctement. « - Greyjoy. » Le salue t’elle, en s’efforçant de gommer l’accent chantant qui bousille encore parfois sa prononciation. Elle se doit d’adopter les intonations chaudes et polaires de la néo-zélandaise. « - Vous n’êtes pas d’humeur festive ? Je ne voudrais pas vous offenser, mais vous ressemblez à un cadavre. La faute à celui tristement retrouvé dans votre appartement peut être ? » Susurre-t-elle perfidement, sans pitié. Sa mort n’a pas fait grand bruit. Une minuscule case, dans la rubrique fait-divers d’un des torchons retraçant l’actualité de la ville en perdition. Sa disparition n’avait pas fait jaser plus de quelques jours. Ses pupilles claires ne peuvent s’empêcher de plonger dans les billes sombres de l’assassin, s’y abiment et en dévorent les nuances singulières comme une droguée privée de son arsenic. C’est ce qu’elle est. Elle a beau faire semblant, aspirer à se venger, le manque qui lui noue les tripes est effroyable. La cisaille jusqu’à la moelle. « - Je suis convaincue qu’elle ne voudrait pas vous voir dans un état si déplorable. » Souffle-t-elle, déplaçant le cylindre enflammé de sa bouche vers Lui en signe de trêve. Prétexte pour assouvir son besoin pressant et désarmant de contact, même infime. Maitresse dans l’art de se leurrer, elle réussit à se convaincre qu’un simple frôlement suffira à étancher la soif. Elle continue néanmoins d’utiliser le vouvoiement, d’apposer une distance pour rester crédible dans son rôle de composition. Son affirmation est un amer mensonge autant qu’une cruelle vérité. Tiraillée entre deux désirs contradictoires. Celui de le réconforter, de tout lui avouer. Et celui de le détruire, de lui enfoncer la tête sous l’eau et de la maintenir jusqu’à l’asphyxie fatale. Entre dévotion inconditionnelle et haine pure.

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Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Mer 15 Avr - 20:32


Il n’y a aucun plaisir. Seulement le néant. La douleur intense provoquée par les supplices engendrés par ce genre de soirée n’est rien en comparaison de celle qui le lacère. Du plomb à la place des poumons, Stain ne sait plus comment faire pour respirer correctement. Il s’enlise seul dans cet enfer, s’y perd pour ne plus retrouver le chemin de la sortie à mesure qu’il avance d’un pas mal assuré. C’est un choix qu’il assume mais dont les effets parviennent à le surprendre et le briser plus avant. Il ne pensait pas un seul instant que le contact d’Azzura deviendrait son seul réconfort. Que cette créature tant détesté se rangerait dans les rails de sa peine. Qu’elle partagerait ses maux pour devenir sa seule consolation. Il ne bouge pas pourtant. Seule sa main vient se poser contre celle de l’illusion. Les doigts se lient, s’effleurent et se serrent pour insuffler un peu de chaleur dans la paume de l’un comme de l’autre. Son fantôme personnelle, sa création satyrique qui se range de son côté. Il a parfois du mal à y croire, à ces élans de tendresse fragile. Quand de son vivant elle ne lui offrait que son venin et sa haine. Et qu’il s’empressait de les lui rendre avec tout le talent du monde. Un soupir se meurt contre ses lèvres et c’est tout son corps qui frissonne. La brise qui souffle au dehors est infime pourtant. Aussi moite et tiède que l’air vicié régnant à l’intérieur de la pauvre bâtisse. La chaleur de la Nouvelle-Orléans ne l’accable plus. Qu’importe le lieu et l’instant, Stain a froid. Un froid mortifère qui s’insinue dans le moindre de ses pores. Ravage la carcasse de courants d’air assassin. Perdu dans les brumes de son cerveau à l’agonie, il n’entend rien. Se coupe du monde pour s’enfermer dans les replis sombres de son être. Il est seul, seul avec sa peine. Son autre main se crispe contre la rampe, bientôt rejointe par celle posée sur son bras. Il se penche en avant et contemple d’un regard éteint le vide devant lui. S’y jeter, il y pense. Grandement. Un peu plus fortement à chaque battement de cœur. Il l’aurait fait depuis longtemps si le souvenir d’une autre chute ne venait pas s’ancrer dans sa mémoire. Sa vaine tentative de suicide aura eu le mérite de réveiller la douleur endormie dans sa moelle. Les vertèbres cassées à peine réparées ont souffert de ce nouveau choc. Et les défaillances de ses reins et ses jambes s’ajoutent à toutes les autres.

Il s’absorbe pourtant dans le néant, évalue ses chances de se rompre le cou sur l’asphalte nauséeux. Estime la distance, et ses pauvres neurones, encore trop rationnels dans l’agonie, jugent qu’il n’y a pas assez de hauteur pour causer sa mort. C’est alors tout son visage qui s’enferme dans une expression de profonde contrariété, abattu plus que de raison par ce nouveau constat. Stain serre les dents, et la rage infuse lentement dans ses veines. Ses humeurs se font changeantes, tiraillent le pantin de chair et de sang avec tyrannie. Le plongent dans une colère sourde pour mieux le faire chuter dans une crise de larmes, manifestation de la peine sans fond qui le dévore. Ezio… C’est un infime sursaut qui lui fait remarquer la présence à ses côtés. Azzura se détache de lui, s’écarte et vient se poster de l’autre côté de son cousin. Loin de la nouvelle venue qu’elle fixe d’un regard méfiant. Le soldat ne réagit pas, se contente alors de jeter un misérable regard en direction de l’intruse pour aussitôt reporter son attention sur les toits miteux de Storyville. La bile lui caresse la langue, et avec elle, le goût du sang et de la haine. Dans sa forme la plus pure. Viscérale, elle le dévore. Presque autant que cette attraction physique insoutenable. Elle le hante, pour toutes les raisons du monde. Attise en lui le besoin de vengeance. Lui faire payer les tortures infâmes qu’Elle lui a fait endurer. Attise en lui un désir qui le submerge tant il peut être intense. Paradoxe de toute sa chair. Il ne la connait pas. N’a jamais brûlé sa peau contre la Sienne. Il n’a fait qu’imaginer, dans ses délires les plus sombres, quand d’autres venaient se heurter contre sa chair, ses prunelles embrumées férocement ancrées à celle de la ténébreuse. « - Grimes. » La voix roule contre des blocs de glace. Accable la succube de tout le ressentiment qu’elle peut lui inspirer. Et il s’écarte légèrement, éloigne sa peau des doigts assassins. La chair de poule y court, réduit en cendres son bel aplomb et ravive les douleurs. Et la question qui vient heurter ses oreilles le déchire de l’intérieur. Le cœur saigne, s’entaille contre les lames fichées dans sa poitrine. Salope. Il n’y a rien d’autre à dire. Rien d’autre à penser. Et pourtant le milicien s’oblige à ravaler son venin dans un infime raclement de gorge.

« - J’ai bien peur que non. L’offense est faite. Fatiguée de jouer les tortionnaires ? Vous inversez les rôles ? » Lâcha-t-il dans un souffle, tournant enfin la tête vers la chirurgienne pour l’accabler du poids de la noirceur de son regard. Il ne l’imagine pas un seul instant en poupée docile et passive. Elle n’en a pas les critères et ce n’est pas l’image qu’elle peut renvoyer. Il vacille, s’enlise dans des délires lubriques qui lui donnent la nausée. Le haut-le-cœur arrive bien rapidement, le prend à la gorge et le force à s’agripper plus fortement à la pauvre rampe. Ses phalanges blanchissent, sous la chair tendue les os gémissent. « - Vous venez récupérer vos cobayes sur le terrain, en personne maintenant ? Vous êtes au mauvais étage, les monstres qui vous font grimper au rideau traînent à la cave, là où c’est plus violent. » La moquerie se teinte d’un cynisme meurtrier. Les pupilles défient les océans de glace. S’y perdent et s’y confondent jusqu’à ce que le charme opère. Comme avec toutes les autres, c’est dans les pupilles d’Anna qu’il se perd. Il appose sur ce visage dur et froid la chaleur des traits de sa cousine. Et dans les nuances bleutées, il croit un instant percevoir un éclat affreusement familier. Le temps s’arrête, se suspend dans sa poitrine et il s’extirpe bien rapidement de cette étrange fascination. S’oblige à ne voir que le ressentiment qui le ronge. Et rien de plus. La phrase compatissante étire ses lèvres. Y appose un sourire mauvais. « - Je suis convaincu que vous êtes bien mal placée pour m’offrir ce genre de phrase toute préparée. » Il repousse l’offre d’un geste de la main, impérieux, autoritaire comme lorsqu’il se trouve face à ses soldats. Le Hunter est toujours présent, caché sous la couche d’accablement et de faiblesse. Et c’est avec toute la prestance du monde que Stain lâche son appui de fortune. Il se redresse, ses vertèbres craquent dans le geste. Il répugne à La toucher. S’oblige à rester à distance parce qu’il sait. Que si un quelconque rapprochement venait à avoir à lieu, il céderait à cette détestable attraction. Il sait que sa faiblesse lui jouera des tours. Plus encore, c’est la solitude qui le poussera à commettre l’irréparable. Il n’a plus rien à perdre, c’est ce qu’il se borne à croire.

« - Ce n’est pas que j’apprécie pas la compagnie. Vous m’excuserez… » Un infime mouvement de tête qui se veut respectueux, mais qui dans son cas sonne plus comme une grossière moquerie, accompagne la phrase. L’effort lui coûte. Toutes les fibres de son être s’obligent à rester dignes alors qu’elles n’aspirent qu’à s’affaisser. Un pas en arrière et c’est toute la silhouette décharnée qui fait volte-face et commence à s’éloigner. Il n’a pourtant pas envie de revenir se perdre dans l’antre de la débouche sanglante. Il n’a pas envie non plus de rentrer se terrer dans son appartement et les horreurs qu’il renferme.

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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Sam 25 Avr - 20:27

Elle n’est pas la bienvenue. Le milicien n’a pas besoin de lui siffler son venin pour qu’elle en prenne toute la mesure. Délicieusement contagieuse, la haine se répand d’une enveloppe à l’autre. Les écorche comme un satané boomerang. Elle se multiplie, encore et encore. Invasive et incurable. Grimes. Un tressaillement imperceptible lui lacère l’échine lorsque le nom percute ses tympans avec un mépris évident. Les lettres sont découpées par les crocs du métamorphe, recrachées avec un dégout palpable. Il n’y voit rien, que du feu. Le masque est parfait, impeccable. Elle pourrait se réinventer, poursuivre une vie qui ne lui appartient pas. Rayer huit siècles à se damner pour un abject assassin. Il n’en saurait jamais rien. Elle pourrait laisser s’enfoncer dans le néant tout ce qui a pu les lier, et Il ne s’en douterait même pas. Mais elle en est incapable. Elle refuse que la raclure s’en sorte si facilement, après tant de promesses bafouées. A commencer par celle de ne pas lui survivre. Même pas foutu de se tirer une balle. D’aller crever dans un ravin. Sa peine flagrante ne la touche pas. Il n’aurait pas dû rester vivant pour la ressentir. Ni chercher à la combler dans un lieu pareil, propice aux étreintes purement animales et affreusement sordides. Son cadavre est encore chaud qu'Il songe déjà à la tromper.

« - Vous devriez savoir que je ne me fatigue jamais. Et qui a dit que j’étais disposée à inverser les rôles ? » Susurre t’elle, mielleuse et sensuelle. Le ton est mutin, contraste sévèrement avec les abîmes qui l’accusent. Qu’Il perde Son sang-froid, elle n’attend que ça. Qu’Il la blesse, qu’Il la heurte. Qu’Il sorte de ses gonds et lui fasse ravaler son impertinence. Depuis qu’elle a quitté le diable, sa vie n’est plus qu’un enfer lisse et accablant. Elle cherche une excuse pour meurtrir son cousin comme Il le mérite. Pour creuser des sillons carmins dans l’ivoire qu’elle a caressé jusqu’à en perdre la raison. Pour évacuer la rage qui grouille sous ses viscères, la vermine qui se mélange perfidement à son hémoglobine. « - C’est étrange, il me semblait pourtant vous y avoir souvent croisé. Ne me faites pas rire en essayant de vous en distinguer, même si j’émets une réserve sur votre capacité à faire grimper au rideau qui que ce soit. Vous empestez trop la médiocrité pour ça. Mais il est néanmoins un peu tard pour vous racheter une conduite. » Les dernières notes du sarcasme grésillent, l’amante ne peut s’empêcher d’y distiller un reproche. Elle le déguise à défaut de pouvoir blâmer le dépravé ouvertement. Les rétines ténébreuses la sondent, la scrutent, et l’espace d’un infime instant, elle a la sensation qu’Il la voit. Qu’Il la voit vraiment. Susanna, et non la tortionnaire aux traits de glace. Un battement de cils, et le frisson s’envole. L’ombre et la rancœur réduisent les nuances en cendres, brûlent ses pupilles. Je suis convaincu que vous êtes bien mal placée pour m’offrir ce genre de phrase toute préparée. Un rictus mauvais s’appose sur ses lippes, les étire outrageusement. L’éclat de rire reste coincé dans sa gorge, la déchire. Un spasme nauséeux secoue sa poitrine, en fait de la charpie. « - Vous seriez surpris. Mais à la place de cette bécasse, je préfèrerais sans doute vous voir ramper. » Elle n’a rien, et n’a jamais rien eu de la femme altruiste et compatissante, qui tient à ce que son compagnon remonte la pente après son trépas. Non. La veuve noire tisse sa toile pour qu’Il sombre avec elle. Pour qu’Il se mange le bitume et remplisse Ses poumons de poussière. L’italienne n’aspire qu’à faire souffrir mille morts au soldat. Un modeste prix pour celles qu’Il a arraché, sciemment ou non. Elle en veut bien moins à son beau-frère qu’à Lui pour la sphère métallique qui s’est lovée dans sa tempe et a fait exploser sa cervelle partout sur les murs. Les deux molosses sont désormais probablement quittes.

Un geste impérial, et l’offrande se voit rejetée. Elle se fait congédier sans plus de cérémonie et la proie esquisse un premier pas en arrière pour s’échapper. Le misérable organe tapi entre ses côtes se serre, ravagé par l’angoisse. Elle n’est pas rassasiée et redoute le gouffre dans lequel elle va replonger dès qu’ils ne respireront plus le même oxygène vicié. Le chaos noirâtre qui la happe, qui l’engloutit dans un état d’atroce détresse. La folie la guette, s’immisce dans les failles et y serpente. Elle a peur de s’y perdre, et de finir par disparaitre. De se perdre sans Lui. « - Comment, la fuite, si vite ? » Une certaine urgence se mêle à la question qui se précipite hors de ses lèvres aguicheuses, frôle de près l’anxiété. Tranche étrangement avec le détachement qui est supposé lui faire office de seconde peau. Elle s’efforce alors de se reprendre, inhale une bouffée de nicotine avec une fausse désinvolture. Elle espère que la déception latente sera assimilée à une vulgaire moquerie. « - Je me suis toujours demandé en quel animal vous vous transformiez. » Souffle-t’elle, faisant mine d’être fascinée par ce mystère. Le silence plane, s’étire avec langueur avant qu’elle ne le fracasse cruellement. Renouant avec un ton abrupt et sec. « - Un misérable cabot sans doute, qui grogne mais bat en retraite la queue entre les pattes à la moindre menace. Si c’est un chien, ça ne peut être qu’un vulgaire bâtard. » La harpie appuie sur l’insulte, presse une plaie qu’elle sait béante. Piétine les viscères éparpillés. C’est bas, c’est petit, et une part d’elle éprouverait de la honte si elle n’était pas si gorgée de colère. C’est surement le seul coup qu’elle lui a toujours épargné, depuis qu’elle connait Son secret.

Loin de s’arrêter en si bon chemin, la vipère prend appui sur la balustrade au-dessus du vide, se hisse sur ses bras pour s’y asseoir. Elle ajuste sa position pour parvenir à un équilibre précaire, tire sur le tissu noir qui recouvre partiellement ses jambes satinées. Pur réflexe qui la poursuit alors que sa décence se résume à une vaste farce depuis sa réincarnation. « - J’espérais que vous vous montreriez plus téméraire. » Avoue-t-elle dans un ricanement. Les océans en furie poignardent la silhouette décharnée avec arrogance, emplis de provocation. Blesser l’ego, lancer un défi pour retenir l’orgueilleux. La tactique est particulièrement risquée mais a déjà fait ses preuves. Son bras se tend, juste assez bas pour que ses phalanges ramassent une trainée écarlate, évitant ainsi que les perles pourpres sèchent sur l’albâtre abimé. La séduction imprègne le moindre de ses mouvements. La sorcière joue délibérément avec l’attirance brute qu’elle a vu danser dans Ses billes obscures. Elle ignore la répugnance, les hurlements intérieurs qui balafrent son palpitant et Le supplient de s’éloigner. L’idée qu’Il puisse céder à l’ignoble tentation la détruit. Pas comme ça. Pas si vite. Attiser le désir qui les ronge en espérant qu’Il s’en écarte. Le paradoxe meurtrier la réduit en miettes et suspendue au-dessus d’un fil de verre, elle tremble. Va-t’en. Repousse-moi.

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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Lun 27 Avr - 20:27


La présence l’insupporte autant qu’elle le charme. Il se retrouve écartelé entre deux envies totalement contradictoires. Ravale son venin quand sur sa langue coule le miel d’un désir difficile à refouler. Il se fait violence pour balayer ses plus bas instincts et ignorer les flammes qui lui lèchent le bide dès qu’il ose lorgner un peu trop longtemps la silhouette à côté de lui. Stain soupire, expulse toute cette ignoble tension dans cette unique expiration. Mais déjà elle revient s’agripper à sa peau. Il s’enlise dans l’indécence et se fait honte. Dans le brouillard qui parsème ses pauvres neurones fatigués, Stain s’insulte. Il a honte, de se sentir à ce point attiré par une créature qui a juré sa perte. Les tortures et sévices infligées par la chirurgienne agitée du bocal reviennent se coller sur sa peau, et pendant un instant il a l’impression de ne plus sentir son bras. Les phalanges se crispent et se détendent. « - Evidemment. Les pimbêches dans votre genre se font servir, vous risqueriez d’abimer votre si beau vernis. » Si les mots pouvaient tuer, les siens le feraient. Il ne se cache pas et ne cherche pas à dissimuler toute la répulsion qu’elle lui inspire. Sa posture, ses traits, tout jusqu’à son souffle laisse deviner ce qui dévore son cœur. Elle l’écœure. Au plus haut point. Il pensait être capable de détester qu’une seule personne à un tel niveau. Il se trompait. J’en suis flattée Stain. L’ombre se rapproche de son cousin, enroule à nouveau son bras autour du sien et pose son menton contre son épaule. Les pupilles noisette ne cessent de sonder la chirurgienne. L’examen est méticuleux, étrange venant de la part de la défunte sorcière. Toi aussi, elle te file la gerbe ? Non, mais il y a quelque chose d’étrange chez elle. Le balai qui sort de son fessier peut-être ? Il se borne à la voir comme une machine à glaçons, mais il sait que ce n’est qu’un leurre.

Le soldat hausse un sourcil et tourne légèrement le nez vers Nymeria. La fatigue le pousse à entendre du reproche là où il n’y en a pas. A entendre Sa voix, comme lorsqu’elle s’autorisait à le rabaisser comme le malpropre qu’il peut être. « - Je ne m’en suis jamais caché. La médiocrité avait l’air de vous attirer la dernière fois que vous l’avez croisée dans une soirée comme celle-là, chérie. » Il penche légèrement la tête vers elle, dans une attitude qui se veut mesquine et qui accompagne le cynisme de son timbre. La cigarette s’allume et la fumée l’indispose. Ses poumons se vident dans une expiration saccadée et c’est tout son corps qui réagit, secoué d’une toux qui lui arrache la trachée et la poitrine. Saloperie. Il prend congé, s’éloigne du mal pour s’arrêter net quand l’attaque vient lui transpercer les tympans. Les dents se serrent, crissent et la mâchoire menace d’exploser sous la pression. Le soldat ferme lentement les paupières, se fait violence pour rester sourd et continuer sa route. Mais sous la peau, le sang ne fait qu’un tour. Il incendie le cœur, l’oblige à battre plus fortement et les phalanges fatiguées s’enroulent. Le cuir qui recouvre sa main droite crisse sous la force du geste. « - La fuite ? Non. Je prends seulement congé pour éviter de vous faire perdre votre temps si précieux. » Stain refuse de lui faire face. Tourner le dos à l’ennemi n’est pas la meilleure option, il le sait, mais moins il se laisse charmer par cette femme, mieux ce sera. Son orgueil saigne encore, même si les plaies se sont refermées depuis longtemps. « - Fallait y penser avant de me démolir. » La phrase s’extirpe, franchit la barrière de ses dents qui refusent de se desserrer. Glacials à en crever, les mots puent la rancœur et la haine. Des frissons lui dévorent l’échine et alors qu’il agrandit l’écart entre eux et que son bras se tend pour venir ouvrir la porte, Stain se fige. Le geste reste suspendu dans le vide, le teint devient livide et les pupilles s’agrandissent sous la force du choc. Le mot. Ce seul mot, synonyme de toute la misère de sa pitoyable existence. Si fortement appuyé. Utilisé comme un joker pour toucher le point le plus sensible. Depuis le temps, il aurait dû finir par s’en détacher, mais le résultat reste le même. Le Hunter s’éclaircit la gorge et se passe la main sur la nuque comme pour effacer l’affront. Il se reconstruit une attitude et s’oblige à faire légèrement volte-face pour fusiller l’impudente de son regard le plus sombre. Il n’y a rien dans ses pupilles, rien de vivant, excepté l’ombre d’une aversion sans limite.

« - Le bâtard serait bien capable de vous faire ravaler votre suffisance. C’est bien connu, les sangs-impurs et les mélanges, sont les plus dangereux de tous. » Le loup grogne, hurle et montre les crocs. L’homme aussi, les lippes se retroussent et dévoilent les canines dans un rictus animal et menaçant. La provocation de plus. L’invitation de trop. Le sang s’échauffe encore un peu et c’est tout son être qui se tend vers la furie. Stain, ne la laisse pas faire ça. « - Vous savez mieux que quiconque que je ne suis pas téméraire. » L’ombre se pare d’un sourire de façade. Si la bouche s’amuse, les pupilles, elles, fusillent et foudroient leur victime. Il a pourtant la certitude que tous les regards assassins du monde ne parviendront pas à faire flancher cette femme. Et ce qui suinte de ses gestes est en train de le briser. Sa gorge s’assèche, se resserre, et les reins s’embrasent. Il s’en mord la lèvre, pris au piège comme un parfait débutant. Faible, le Hunter se rapproche et laisse ses phalanges gantées se perdent contre la cuisse de l’indécente. Le contact fait courir des frissons de répulsion contre sa peau. De plaisir aussi mais il refuse seulement de l’admettre. La main glisse contre la peau, serpentent sous la robe et l’oblige à dévoiler plus de ce satin immaculé. Elle écarte la jambe gênante pour que son corps s’y glisse, laissant ses hanches se presser contre celles de la chirurgienne. La bouche se fait caressante et vient effleurer l’épaule tandis que l’exploratrice s’approprie la courbe de sa poitrine. Ses sens explosent, littéralement. Il se brise lui-même à son propre jeu. Les phalanges se suspendent près de la gorge offerte et sans prévenir elles s’y referment avec force. Le corps fatigué recule et le bras se tend brusquement, obligeant la reine des glaces à se pencher en arrière au-dessus du vide. Dans un infime battement de cœur, le soldat mourant retrouve toute sa superbe. Le regard s’ancre à l’océan de glace et l’ombre d’un sourire malsain se pose sur ses lèvres.

« - Je pourrais si facilement vous faire disparaître. Rendre service à tous ceux que vous allez oser mutiler sans sourciller. » Le murmure volète au-dessus de leur tête, s’appose contre Ses oreilles. « - Un faux-mouvement est si vite arrivé. Une mauvaise posture et c’est la chute. » Il joint le geste à la parole. D’une saccade brutale, il relâche la pression de ses doigts contre Sa gorge et La repousse. Un déséquilibre d’une fraction de seconde, et déjà les doigts reviennent malmener Son cou, s’agrippent à Sa nuque pour la contraindre à pencher la tête et la ramener contre lui. Le silence se brise, dérangé par les bruits intérieurs, libérés une fois la porte ouverte. « - Stain ? Putain mais qu’est-ce que tu fous ? Tire-toi de là. J’ai pas envie de te ramasser encore une fois à la petite cuillère. » L’intrusion et le ton un brin paniqué de la voix le fait sursauter. Le soldat soupire, ferme les paupières et ramène son bras vers lui. Obligeant sa proie à se reposer ses pieds à terre pour éviter qu’elle ne finisse par-dessus la rampe. Les doigts rechignent à abandonner la peau satinée, ils se font plus caressant malgré le cuir qui les séparent de l’épiderme et enfin Stain s’oblige à reculer. « - Il y a d’autres endroits pour ça. » Dwight agrippe le bras de son collègue, le tire en arrière et se colle contre lui tout en jaugeant la chirurgienne du regard. « - Tu devrais pas flirter avec elle. »  Il le murmure contre l’oreille du loup alors qu’il l’entraîne à nouveau vers l’intérieur de la maison. T’es supposé m’empêcher de crever. Juste ça, pas me pourrir la vie pour le reste. Il garde son sarcasme, le ravale quitte à se déchirer la gorge et il se surprend à jeter un infime regard par-dessus son épaule en direction de Nymeria. Ce n’était pas assez. Et le vide dans sa poitrine semble se creuser encore plus.

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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Mar 5 Mai - 22:09

Chérie. Le surnom fait crisser atrocement ses barrières de nacre et il lui faut une volonté de fer pour contenir un flot d’injures. Pour ne pas imprimer sur Sa joue la marque de ses ongles si joliment vernis. L’insolence et l’espièglerie suintent de son attitude, mais intérieurement elle bouillonne de rage. Elle crève d’envie de faire tomber le masque, de Lui refaire le portrait. De Lui siffler qui elle est, pour qu’Il reste pantois comme un pauvre imbécile. De rouer le milicien de coups jusqu’à ce qu’Il ne puisse plus se relever. Le raturer, le défigurer pour que Sa laideur intrinsèque ne soit plus en désaccord avec la finesse de Ses traits affreusement séduisants. Le saigner comme le vulgaire porc qu’Il est, à jouer et à se vanter de Ses pas de côté. Le castrer, pour que toute l’hémoglobine qui s’y agglutine daigne enfin rejoindre son cerveau. Elle visualise parfaitement les regards de braise mentionnés. Les caresses qui incendiaient leur peau par procuration, alors qu’une autre carcasse s’attelait contre leurs cuisses à de bien basses besognes. Le dégoût était là pourtant. Solidement amarré aux viscères de Nymeria. Loin d’admettre son attirance pernicieuse, elle assimilait le métamorphe à un pestiféré de la pire espèce. Une abomination de la nature, qu’il aurait fallu éradiquer. Exterminer. A n’importe quel prix. L’idée même que le soldat puisse la toucher, la souiller, lui donnait alors de l’urticaire. L’italienne peine à imaginer les corrections redoutables que la chirurgienne se serait infligée à elle-même si elle avait copulé avec si indigne engeance. « - Il n’y a pas de quoi en être fier. Je crois que vous m’avez mal regardée. Ou plutôt, pris vos désirs putrides pour des réalités. Vous étiez occupé dans une soirée de ce genre quand elle est morte ? » Crache t’elle, bien moins détachée qu’elle ne le devrait. Les fausses notes viennent entacher son jeu d’actrice mais elle ne peut pas se contrôler davantage. Les chairs se délitent de l’intérieur, sous les assauts d’une rancœur effroyablement corrosive.

« - C’est si aimable de votre part. Je ne vous savais pas si prévenant. » Le venin glisse de la langue de la vipère, s’en écoule joyeusement et se ponctue d’un ricanement dédaigneux. « - Vous faire démolir n’a pas pas l’air de toujours vous déplaire. Je suis navrée, j’ignorais qu’il vous restait des limites. » Le ton est mielleux, fait mine d’être réellement contrit. Elle doute qu’Il en ait encore. Fortement. Pas après le meurtre abject et totalement gratuit de sa propre sœur. Il a franchi la seule qu’elle ne pourra jamais lui pardonner. Elle l’a cru pourtant. Qu’Il s’en fixait avec elle, s’efforçait de lui épargner Ses vils instincts primaires. Même si ce n’était pas toujours assez. Elle le réalisait douloureusement chaque fois que Sa violence animale se déversait dans leurs ébats, ravivant les traumatismes perpétrés par son ignoble mari. Mais elle s’était convaincu qu’Il ne pouvait pas être l’instigateur d’un crime si abject. Qu’Il n’aurait pas pris le risque de la perdre définitivement, et de lui infliger un effroyable chagrin. La nécromancienne s’est trompée. Sur toute la ligne. Elle a sous-estimé la noirceur qui ravage Son âme et la disperse en cendres sanguinolentes.

Gardé soigneusement dans sa manche, le joker s’abat sur la table sans une once de compassion. Elle se délecte de la moindre escarbille de mal être, se félicite d’avoir visé dans le mille et fait vaciller la cible de son courroux. « - C’est une menace ? Je suis terrifiée. Vous en meniez bien moins large sur la table d’opération, Greyjoy. » L’ancienne noble regrette amèrement d’avoir été bien plus volontiers celle qui pansait Ses plaies plutôt que celle qui les lui infligeait. De ne pas l’avoir brisé à la place de la redoutable tortionnaire dont elle a volé l’enveloppe. C’est tout ce qu’il mériterait, pour Son abominable traitrise. Des sévices réitérés. Insérer des lames dans les blessures mal cicatrisées, suivre sadiquement le tracé des stigmates argentés. Un sourire mauvais s’appose sur ses lippes lorsque le shadowhunter renonce à la fuite pour mieux se rapprocher. Elle s’efforce d’ignorer la déchirure qui lui transperce le cœur, qui l’assassine. Le voir céder, si facilement de surcroit, est un supplice. Écartelée entre le désir et la haine. Le plaisir et la répulsion s’entremêlent étroitement, la font frissonner alors que les serpents enjôleurs sinuent contre sa cuisse nue, épousent les courbes avantageuses. Il frôle la limite de l’indécence, nourrit une passion qu’elle voudrait voir s’éteindre. Ses hanches se resserrent contre les Siennes, esquissent les contours d’une prison où la lascivité est reine. Elle se déteste de mordre aisément à l’hameçon, de trembler au plus infime effleurement. D’aspirer à ce que l’étreinte suave s’intensifie, à combler un appétit vorace. D’être autant, si ce n’est plus faible que le dépravé compulsif. Le manège voluptueux la rebute et la grise.

Mais le jeu vire, sans prévenir. Les représailles s’invitent et les doigts autour de sa gorge deviennent agressifs. Dans une position plus que dangereuse, penchée au-dessus du vide, elle s’agrippe au bras de son assaillant et à l’acier de la rambarde. Les sphères d’ébène la défient, la narguent, et sa respiration s’accélère malgré elle. Elle ne peut plus se permettre de cisailler impunément les nerfs de l’inquisiteur. Les lambeaux de leur enfance ne peuvent plus servir à atténuer Ses accès de colère. La tendresse est inexistante. Déséquilibrée, elle bascule en arrière juste avant de se faire rattraper. Le forcené mal placé sursaute, se paralyse avant de repartir brusquement se pulvériser contre les barreaux de sa cage écarlate. Il lui faut une seconde pour reprendre ses esprits, pour calmer les battements désordonnés de son palpitant. Son visage vient se perdre contre la chaleur de Sa nuque, ses narines s’imprègnent de Son essence capiteuse, s’y écorchent pour se tranquilliser. Il ne lui laisse cependant pas le temps d’oublier. Les railleries incisives reprennent et sa mâchoire se contracte sous l’énervement. Une profonde inspiration est nécessaire pour enrayer l’emballement de la machine infernale et riposter. « - Vous pourriez, à vos risques et périls. Cela m’étonnerait que vos supérieurs approuvent un tel caprice. Mais on sait tous les deux que ça n’arrivera pas. Vous êtes bien trop lâche pour ça. » Aboie t’elle, avant de chercher à repousser la masse qui la retient captive. Elle se heurte à Sa résistance, et se résigne rapidement. Un soupir, et la tactique change. L’une de ses jambes s’enroule autour de Sa taille, le rapproche encore davantage de son bassin enjôleur. Les flammes se répandent, lèchent ses reins avec une application tyrannique. Au lieu de les éteindre, elle les alimente, jette de l’huile pour les voir s’embraser. Ses ongles continuent pourtant de s’incruster hargneusement dans les phalanges accrochées à sa gorge pour que le militaire lâche prise, jusqu’à en faire s’échapper des perles pourpres. « - Et vous n’en avez peut-être pas autant envie que ça… » Son souffle se répand dans Son organe auditif, se pare d’une sensualité étouffante. Elle se montre certainement bien trop sûre d’elle, mais elle doute fortement qu’Il l’envoie se fracasser contre le bitume. Pas si vite. Pas avant d’avoir assouvi un fantasme terriblement douteux. « - De toute manière, une telle chute ne suffirait probablement pas. » Affirme-t-elle, juste pour s’en persuader. Mais elle pourrait s’y fracturer la colonne vertébrale. Ne plus remarcher, handicapée et amoindrie dans un corps qui ne lui appartient même pas. Elle n’a pas le temps de mesurer avec précision les risques, que Son acolyte fait une entrée remarquée.

« - Une nounou, comme c’est charmant. » Murmure t’elle, sarcastique, à mi-chemin entre la frustration et le soulagement. Son geôlier la laisse regagner la terre ferme et elle se masse aussitôt le cou pour effacer les rougeurs qui maculent l’albâtre. Les conseils volètent jusqu’à ses oreilles et la font se crisper. Glaciale et impériale, la harpie se décide à s’éloigner du balcon, en regroupant ce qui lui reste de fierté. Un rictus malsain et contrarié se dessine sur sa bouche alors qu’elle rompt la distance dérisoire qui la sépare des deux dépravés. La sorcière vexée se stoppe face à eux, les toise avec un mépris évident. « - Vous devriez peut être commencer par vous occuper de vos oignons. Vu votre présence ici, il y a un tas de loisirs insalubres que vous devriez abandonner également. Vous êtes mal placé pour les leçons de morale. » Lance-t-elle au rabat-joie, fielleuse. Avoir été interrompue alors qu’elle était finalement parvenue à ferrer l’appât l’irrite. Profondément. Impudique, sa paume s’aplatit sans prévenir contre le bas-ventre de son cousin. L’effrontée froisse furtivement le tissu sombre puis descend jusqu’à agripper la zone sensible au travers du jean. Elle la tient avec suffisamment de dextérité pour lui broyer ses précieuses et se fait violence pour s’en empêcher. Ses rétines claires poignardent Ses billes noires, en absorbent les nuances singulières. « - Tu devrais, pourquoi pas, demander à ton ami de te soulager à ma place puisqu’il semble volontaire. » Féline, la prédatrice ronronne, accentuant légèrement la pression avant de se tourner vers Son collègue attentionné. Rageuse, elle en délaisse même le vouvoiement. « - Je crois que Stain va préférer se faire prendre. Mes cours de psychologie sont loin mais un tel besoin de prouver constamment sa virilité est souvent le symptôme d’une certaine impuissance. Le ridicule de la chose sera moins flagrant s’il est contre le mur. » Susurre-t-elle avant de Le libérer et de s’engouffrer à l’intérieur sans un regard supplémentaire. Elle ne leur laisse pas le temps de répliquer, se mélange aux couples en transe pour rejoindre la salle de bains, isolée. Les effluves d’hémoglobine et de sexe lui donnent la nausée, font remonter son myocarde le long de sa trachée. Le bourdonnement continu entre ses tympans la rend malade.

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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Jeu 7 Mai - 21:04

/!\ Ames sensibles s'abstenir, rp contenant des passages violents /!\


Il ravale son venin devant les paroles assassines et le reproche qui lui tombe sur la gueule. Stain en hausse un sourcil et sonde une fois de plus ces prunelles d’acier. Sans trop savoir ce qu’il y cherche réellement. Il serre les dents et les muscles de sa mâchoire se crispent à s’en déchirer. Les insultes pleuvent, accablent la chirurgienne mais ne parviennent pas à quitter la chaleur de sa langue. Je vais me la faire. Je te jure j’ai une de ses envies de la buter. Pourquoi tu te retiens ? Il sent du reproche dans les paroles d’Azzura. Et ne parviens pas à répondre à la question. Il ignore ce qui le pousse à vouloir préserver la raclure qui se tient devant lui. « - On a tous notre aire de jeu. Vous êtes en terrain conquis dans votre asile, mais sans vos scalpels, vous n’êtes rien de plus qu’une cinglée qui a besoin de se prendre des fessées pour perdre pied. » Il hausse un épaule, désinvolte, un sourire glacial venant s’apposer sur ses lèvres. Calme de façade avant que la situation ne dérape. Il oublie Ses hanches contre les siennes, ignore les griffes qui viennent s’incruster dans la peau fragile de son bras. Une simple vague de douleur vient se heurter contre ses traits, figés dans une expression d’implacable détermination. Elle le provoque et Ses paroles ne font qu’attiser son envie de la faire chuter. D’entendre Ses vertèbres se fracasser au sol, de voir le sang s’échapper de cette bouche qui le tente. La démolir de l’intérieur pour qu’Elle rampe et perdre ce foutu mépris. « - Ils n’auraient pas à savoir. Vu le lieu, les accidents sont vite arrivés. Vous voulez parier ? » Trop lâche pour se suicider. Mais pas assez pour tuer. Il ajuste sa prise autour de la gorge fragile, sent pulser le sang contre la pulpe de ses doigts. Et dans ses yeux vacille la flamme d’une envie meurtrière. Elle se cache derrière une façade, et il l’a vu flancher quand il a menacé de La lâcher. Je confirme, une telle chute ne suffira pas. Sauf si tu tombes sur ta jolie petite tête. « - Pour vous tuer ? Peut-être pas. Mais vous privez de vos jolies gambettes, si. La Reine des glaces prisonnière de sa propre peau, avouez que ce serait bien ironique. » L’ombre apposée sur le visage du loup s’étiole lorsque la voix de l’autre Hunter résonne contre ses oreilles. A contre cœur, il lâche sa proie, se détache de la prison de chair dans laquelle Elle l’avait enfermé et vient se poster près de son compère.

« - Je ne suis pas payé pour détruire mes semblables comme vous le faites. » Tu perds ton temps, ça la fera pas réagir. Et pourtant, ce qui vient se presser contre son entrejambe a le mérite de lui couper le souffle. Il reste interdit, la noirceur de ses prunelles se perdant dans celles de glace qui le fixent. L’animal se fige, et en perd sa répartie. Il n’y a rien à dire. Rien à faire si ce n’est la regarder partir et sentir un vide affreux se creuser dans son ventre vide. Stain s’abîme les rétines à suivre la chirurgienne du regard avant de le reposer sur Dwight. « - N’y pense même pas. Je vais rentrer. J’en ai assez vu… » Il repousse sa baby-sitter et passe la porte. « - Je te raccompagne… » C’est une manifestation de pure bonne volonté, mais cette simple proposition l’irrite et cisaille sa pauvre patience. « - Non, pas la peine. » Le ton est plus abrupt qu’il ne l’aurait voulu, et il ne cherche même pas à savoir si le Hunter a saisi le message ou pas. Le loup se faufile au milieu de la débauche et descend les escaliers, les entrailles en miettes, et le cœur en lambeaux.

[...]

La morsure du cuir contre sa peau fait crisser la chair. Elle se détend et se disloque, se pare d’écarlate. Il en soupire de douleur, expulse son plaisir et serre les phalanges. Poignets entravés, le loup est à la merci de son bourreau. Un géant bardé de cuir, diablement séduisant, terriblement intimidant. Un nouveau coup vient lui lacérer le dos et un nouveau morceau de chair se détache. Les lanières sont trop fines pour être réellement meurtrières, bien loin de celles qu’utilisait son père. Elles sont cependant suffisamment acérées pour blesser, ouvrir la chair et la faire saigner pour offrir à ses anciennes cicatrices leur aspect des premiers jours. Il a le goût du sang dans la bouche, et l’odeur plein les narines. L’affolement des sens. L’exaltation de la folie. Il s’y perd, s’y engouffre sans hésitation et frissonne quand l’une des créatures enjôleuses devant lui vient se perdre contre sa gorge. La seconde s’abîme les genoux contre le sol grossier, ses mains glissant le long de la jambe crispée du soldat. Un nouveau claquement sourd résonne sous la voûte, lui déchire la trachée et fait valser son corps vers l’avant. La douleur est souveraine, le possède tout en entier quand le bourreau tire sur la chaîne qui enserre sa gorge. Il soupire, bloque son souffle et ferme les paupières pour se plonger totalement dans cette indécence. Le bourreau se rapproche, plaque son ventre nu contre le dos en sang de son supplicié. Le souffle volète sur la nuque en sueur du loup, et l’ardeur de l’homme se presse contre ses reins. Il en frissonne, joue du bassin pour s’éloigner de l’affreuse tentation. Membré comme un poney, une première fois avec un homme pareil l’empêcherait de poser son cul pendant des mois. Un sourire s’appose sur ses lèvres et se change en une nouvelle expression de douleur. La demoiselle suspendue à sa gorge déchire la peau de son torse du fil de sa lame de rasoir. Le sang glisse en fils écarlate le long de son ventre sec. Miroite en perles de rubis jusqu’à venir se regrouper dans son nombril. La seconde se redresse, glisse ses mains jusqu’haut de la cuisse de Stain et récupère les gouttes de fer du bout de la langue.

Le corps prend le pas sur l’esprit, dominé par des instincts fauves et violents. Un spasme lui déchire le ventre, tiraille ses reins et le plaisir qu’il éprouve en profondeur pare lentement la surface. Le désir prend racine entre ses cuisses, démolit sa raison et Stain en gémit de satisfaction contre la bouche sanglante de sa partenaire. Les lames courent encore contre sa peau, il tremble, vibre, se déchire et se perd dans le tumulte qui lui détruit le crâne. Le soldat flirte avec la jouissance, ses muscles se crispent et sèment le long de la sécheresse de son corps une pluie de frissons. Il s’imagine, que les corps qui ondulent contre le sien Lui appartiennent. Imagine que la bouche qui se presse contre la sienne Lui appartient. Il s’enlise dans ses chimères, elles décuplent le plaisir, et le fantasme devient réel. L’illusion trompeuse se change en une détestable réalité, trompe son corps pour le faire réagir comme si Elle était toujours là. La peine se glisse dans ce tableau de luxure sanglante, empoigne son cœur et le cisaille avec hargne. La douleur physique se couple à la douleur mentale. L’abandon se freine, et Stain commence à refaire surface. Des mains effleurent son entre-jambe quand d’autres lui lacèrent le torse. Un nouveau soubresaut sur la chaine autour de sa gorge lui écrase la glotte. Et est immédiatement suivit par un nouveau coup de fouet d’une violence qui lui coupe le souffle. Les lanières lui lacèrent les reins, heurtent les vertèbres fragilisées et la douleur qui fuse le long de sa colonne, n’a rien de plaisant. Il hurle sous la force du choc. Tout son corps rejette abruptement la douleur et il parvient à libérer une de ses mais de son entrave. Il repousse les deux femmes, et dans un nouveau râle de souffrance il tombe à genoux. Toute excitation a abandonné sa carcasse et il se retrouve à vomir de l’air et du sang. Il n’encaisse pas ce violent contrecoup. Le bourreau reste interdit, avance d’un pas mais voit son geste se faire arrêter net par un mouvement brutal de la main. La partie est terminée. Ce dernier coup destructeur a eu raison de sa folie. Stain libère son autre main, déboucle le collier qui l’étranglait, le laisse tomber au sol et abandonne la pièce sans demander son reste. Piquant au passage le sweat noir du bourreau et pour le passer sur ses frêles épaules afin de masquer le sang et la peau déchirée.

La silhouette féline lui tourne le dos, mais un simple coup d’œil lui suffit pour la reconnaître. Les poignets entravés, bras au-dessus de sa tête, la chirurgienne est la merci de ses partenaires. Qui semblent aux abonnés absents. Stain en hausse un sourcil, prend le temps d’inspecter la pièce avant de laisser un sourire carnassier s’apposer contre ses lèvres. Il entre dans la pièce et dans un soupir il plaque ses hanches contre le bassin de Nymeria. Sa main droite se glisse dans le décolleté et s’approprie sans la moindre douceur la courbe de son sein. Les phalanges se font pressantes, meurtrissent la peau fragile tandis que leurs jumelles disparaissent sous le tissu recouvrant la tentation nichée entre Ses cuisses. « - Tu les as traités d’impuissants eux-aussi et ils ont décidés de te laisser là ? En pâture à tous les tarés de cette maison ? » Le murmure s’échoue contre Son oreille. Pue l’ironie et la moquerie. Lâché dans un souffle alors que le soldat se presse avec plus de force contre ce corps qui l’obsède. Il s’approprie Sa peau avec une indécence proche de l’obscénité. Il s’en fout de Lui faire mal, à vrai dire, c’est ce qu’il cherche. L’entendre gémir de douleur, voir sa peau laiteuse se parer de traces vermeilles pour laver ses propres douleurs. « - Je serais presque tenté de faire comme eux, et te laisser pourrir, pendue là comme un pauvre saucisson. Avoue-le, ce serait comique. » Il le souffle contre Sa gorge et autorise sa bouche à venir en goûter la texture. L’erreur l’électrise et efface l’envie de battre en retraire. Pas aussi rapidement.

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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Dim 7 Juin - 21:18

La porte claque, se referme hargneusement sur les ébats obscènes et bruyants. Affreusement crispés, ses doigts se referment contre la faïence. S’agrippent au lavabo jusqu’à en faire blanchir sinistrement ses articulations. La rancœur lui incendie le palais, s’écoule méthodiquement le long de sa trachée. Brûlante, la lave lui brûle l’œsophage, réduit ses piteux organes en cendres. L’explosion de saveurs acides lui reste désagréablement en bouche. L’amertume gicle et se répand contre ses os. Figées contre le marbre, les prunelles démentes finissent par se heurter au reflet du miroir. Aux traits austères d’une étrangère. La machinerie entre ses côtes s’emballe en un sursaut, puis se serre. Elle évite de s’y attarder, de retourner le couteau dans une plaie qui ne se refermera jamais. Les azurs tourmentés s’abaissent et la sorcière détourne la douleur en rinçant ses phalanges à l’eau glaciale. Le contraste avec la fièvre qui ravage encore son épiderme est saisissant. Elle s’acharne, frotte pour effacer l’infamie invisible à l’œil nu. Avide d’écorcher la peau fragile, de la réduire en lambeaux. Ses rangées de nacre claquent, s’abiment furieusement. Mais la souillure reste. Indélébile. Trop profondément ancrée pour qu’elle puisse s’en débarrasser si aisément. A l'image de la passion qui l'enchaine irrémédiablement au shadowhunter. Elle ne peut s’empêcher de ruminer la confrontation, d’en imprimer le moindre détail pour mieux alimenter le besoin insatiable de représailles. De Lui faire ravaler Son insupportable suffisance et de l’étouffer avec. C'est ce qui la pousse à quitter son isolement, et à retourner se mêler aux participants des orgies honteuses et insalubres.

[…]

Son dos puis sa nuque percutent le sol brutalement. Pas assez fort pour l’assommer. Juste assez pour lui arracher un gémissement d’affliction, et faire hurler ses vertèbres malmenées. Elle n’a pas le temps de chercher à se relever, que le tortionnaire la tire déjà vers lui en s’accrochant à ses mollets. Il ramène les jambes de la chirurgienne près de sa vile carcasse, la traine vers lui sans ménagement. La riposte de la furie est immédiate mais le coup de poignard qui menace de s’abattre contre son bras est aussitôt contré. Le poignet est tordu dans un angle dangereux, craque jusqu’à ce qu’elle lâche prise. La lame déjà maculée d’hémoglobine change de propriétaire, redessine ses courbes, les frôle de près. La respiration haletante, elle peine à contenir ses tremblements. De répulsion. D'envie, peut être. Probablement des deux. L’un ne semble plus aller sans l’autre désormais. Pour ressentir, elle doit s’enivrer de rage. La faire rejaillir du plus profond de ses tripes et laisser divaguer à la surface tout ce qu’elle a de plus mauvais en elle. Il se penche, remonte le tissu d’ébène qui recouvre ses cuisses d’une main et immobilise ses poignets de l’autre. Le métal froid en effleure l’albâtre longuement, comme fasciné par l’éclat acéré de l’instrument de torture. Avant de s’enfoncer dans la chair avec une facilité redoutable, d’y tracer des arabesques écarlates. Il s’applique, s’amuse des formes géométriques qui laisseront de belles cicatrices s’il appuie davantage. Blessures superficielles qu’il pourrait aggraver en incisant les plaies de quelques centimètres supplémentaires. La gorge de la prisonnière se noue, l’asphyxie tant le nœud est conséquent. La langue du libertin prend finalement le relai, recueille sensuellement les perles pourpres qui s’écoulent avant de chercher à la mordiller. Elle ne lui en laisse pas le temps. Son genou s’abat avec véhémence contre son crâne, met un terme brusque à la docilité de façade. Si le lieu lugubre est propice aux étreintes animales, teintées de barbarie, ils ne sont plus dans une optique de partage et de consentement mutuel. Scalper des métamorphes est une habitude qui commence à lui coûter cher. L’italien pourrait quasiment passer pour un être mesuré et compréhensif en comparaison d’autres victimes. Un chapelet d’insultes s’échappe des lèvres du sadique et elle ne recule pas assez vite pour éviter le poing qui s’abat en plein dans sa figure. La vipère sulfureuse s’écroule, sent un filet de sang s’écouler de sa narine, suivre le contour de sa bouche. Elle lance une œillade meurtrière au scélérat qui s’avance et la relève de force par les cheveux. Juste avant qu’il ne la fracasse avec une violence inouïe contre le mur le plus proche et qu’elle ne sombre dans l’inconscience.

[…]

Les pupilles azurées n’abandonnent l’obscurité salvatrice qu’à contrecœur. L’une de ses paupières a déjà commencé à enfler, et promet d’auréoler son visage d’un joli œil au beurre noir. Ses genoux peinent à contenir son poids. Ses bras la tirent, accrochés à un crochet suspendu au plafond. La vermine l’a laissée là, captive et sérieusement amochée. Certainement désireux de lui donner une bonne leçon. De se venger pour tous les sévices perpétrés sur sa table d’opération. Elle se redresse difficilement, tente de soulager son échine comme elle le peut et de se défaire de ses liens. L’échec est cuisant, effrite dangereusement ses nerfs. Concentrée, elle n’entend pas le milicien approcher. Elle ne s’aperçoit de Sa présence qu’une fois qu’il est trop tard, que Son bassin est collé contre le sien. Des décharges électriques la paralysent subitement, crispent le moindre de ses muscles. « - Arrête. » Siffle-t-elle, la voix blanche, alors que les serpents lascifs s’affairent contre sa poitrine et ses cuisses. L’italien ne se contente cette fois pas de la caresser par-dessus l’étoffe, il se montre bien plus grossier et entreprenant. « - Putain, vire tes sales pattes Greyjoy ou je te jure que je m’arrangerai pour que tu ne puisses plus jamais les poser ailleurs ensuite. » Crache t’elle, pourtant consciente qu’Il restera sourd à ses tentatives d’intimidation et qu’un mur se montrerait plus coopératif. Même si elle ne plaisante pas, ne vocifère pas en l’air. Les manœuvres aguicheuses n’ont absolument plus rien de tendre. Il ne s’agit plus que de possession brute. De lui montrer avec une vigueur douloureuse qui domine, qui commande. La férocité qui empreigne Ses gestes infects la fait grimacer, enlaidit son enveloppe livide d’hématomes supplémentaires. « - Arrête… » Répète t’elle, usant d’intonations basses et presque suppliantes. L’ardeur et l’insistance que le tyran imprime à Ses attouchements la révulse. Elle ne se souvient même pas qu’il se soit déjà montré si fougueux par le passé avec elle, avant que son beau-frère ne lui pulvérise la cervelle. Impérieuse et irrationnelle, la jalousie lui racle sournoisement le ventre. Plante ses mâchoires voraces sur ses entrailles sanguinolentes. Elle lui détruit les reins en un soupir. Transforme les frissons d’effroi en preuves d’un désir primaire, lascif, instinctif. Elle aspire à ce qu’Il cesse autant qu’à ce qu’Il continue. Délicieux supplice.

Mais c’est l’orgueil qui tranche, et la pousse à se rebiffer. A tourner vivement la tête pour éloigner Ses lèvres corrosives, et jouer des hanches pour repousser le pot de glue, même si c’est vain. Impuissante à esquiver Ses avances. Les railleries incisives lui déplaisent. En position évidente de force, le soldat fanfaronne beaucoup trop à son goût. « - Plutôt rester pendue là pendant des jours plutôt que de te devoir quoi que ce soit. Dégage, j’ai pas besoin de ton aide pour me sortir de là. Plutôt crever. » Et elle le pense. Elle préfère encore se refaire passer à tabac par un ancien cobaye, si elle peut éviter d’avoir une dette envers ce traitre.  « - Tu me débecte. Elle est surement mieux morte qu’avec un dégénéré tel quel toi. Ta co… » Cousine ? Compagne ? Les mots susceptibles de s’apposer sur leur relation malsaine sont multiples et néanmoins, ils manquent. Aucun n’est assez précis. Aucun n’est assez extrême. « - Peu importe ce que cette pauvre fille était. Elle doit se retourner dans sa tombe à l’heure qu’il est. » Cora ne fait même que ça. Elle s’invente les pires scénarios pour réaliser amèrement qu’elle était loin du compte. Que la vérité est plus effroyable que toutes ses malheureuses craintes d’antan.  

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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Jeu 11 Juin - 22:17


L’indécence le ronge. Elle le prend aux tripes et lui ravage le cerveau. Il s’enlise dans la décadence et se fout de la bienséance. Oublié la réserve et cette prétendue pudeur. Aux portes de la mort, le Hunter n’en a plus rien à foutre. Il s’y enlise, et ne fait rien pour garder la tête hors de l’eau. Et ce ne sont pas ses mains aventureuses qui diront le contraire. Il s’approprie ce corps qui le hante depuis des mois. En découvre la chaleur et en savoure le contact. Imagine les sensations que devrait éprouver sa main droite alors qu’elle prend possession de la courbe de Son sein. Sa paume est morte, et sous la pulpe de ses doigts, il ne ressent rien. Et pourtant, des frissons courent le long de son bras, font tressaillir le tissu épais de son sweat. Le fauve en soupir, lâche une marque d’un plaisir si évident qu’il lui déchire le bide sans vergogne. Il La déteste, sans prétention et sans limites. Crève d’envie de la voir ramper à ses pieds. De la massacrer pour se délecter de son agonie comme il l’a fait avec Azzura. C’est un fantasme de plus qui s’appose à la liste de tous ses délires douteux. Mais un désir bien faible face à celui qui est en train de prendre possession de sa pauvre carcasse. Rendu fébrile par les coups qu’il a pris, par le sang qui glisse encore contre son dos déchiqueté, la proximité le rend fragile. Il se disloque sous les assauts de cette attirance viscérale. En perd le souffle devant tant d’acharnement. Stain se mord la lèvre, comme un parfait débutant et dans une crispation, ses phalanges s’agrippent à Sa poitrine. Meurtrissent encore un peu plus la peau laiteuse déjà ciselées de traces écarlates. Son bassin se presse un peu plus contre cette chute de reins qui lui file le vertige. Salope… L’insulte Lui sied à merveille, il doit l’admettre. Et dans son esprit détraqué, elle prend presque des airs de compliment.

L’ordre glisse contre ses oreilles. N’atteint même pas ses neurones. C’est un refus qui s’exprime de tous ses pores. La cessation de son jeu sordide ne fait pas partie de ses plans. Pas aussi rapidement. Pas depuis le temps qu’il brûle de se détruire contre le corps de sa tortionnaire. Et les mots qu’Elle crache dans le vide devant elle, arrachent au Hunter le soubresaut d’un éclat de rire. Les caresses cessent, le temps d’un battement de cœur alors que le loup colle sa joue brûlante contre le bras de la captive. « - Tes menaces ne prennent pas. Pas ici. Pas quand ta peau me murmure autre chose. » Il le murmure contre Son oreille, et joue des phalanges qu’il a laissé s’égarer entre Ses cuisses. Sa haine et toute l’aversion qu’Elle peut lui porter sont dérisoires à ses yeux. Les mots sont du vent en comparaison du langage qui s’exprime sous ses doigts. Les sourcils du loup se froncent et c’est un soupir d’agacement qui s’échappe de ses lippes alors qu’il décolle sa joue de Sa peau. « - Arrête un peu de te plaindre bon sang. Hors de ta boucherie aseptisée, tu ne fais que brasser du vent. » Lâche-t-il dans un souffle avant de laisser courir sa bouche contre Son bras, et pousser le vice jusqu’à le mordiller sans vergogne. Jusqu’à l’électrochoc. Sa seule mention le fige. Appose une chape de plomb sur ses épaules. Le temps d’un battement de cils hébété, la frustration sexuelle s’envole, remplacée par un souffle de honte qui lui dévore les tripes et le cœur. La pression de ses phalanges contre la peau diaphane s’affaiblit et le soldat se redresse. « - Ferme là. Tu n’es rien pour porter ce genre de jugement.  Une vieille fille aigrie, juste bonne à prendre son pied en découpant du monstre. Elle est… Etait tout ce que tu ne seras jamais. » L’usage du passé lui déchire le cœur. Dans sa poitrine, il sent la déchirure qui se répète encore une fois. A peine la blessure commence à cicatriser, qu’une simple pensée parvient à l’ouvrir à nouveau. A creuser encore plus profondément dans les chairs à vif. Et c’est bien là la source de sa honte. De s’enliser dans le vice comme il peut le faire alors que ses peines sont encore si présentes. Il se détache, à contre cœur, de sa proie. Déplie sa carcasse dans une fanfare de craquements qu’il couvre d’un raclement de gorge.

« - Mais soit, si ta fierté est si importante, je vais te laisser pendue là. » Railleur, le Hunter montre les crocs dans un rictus ironique tout en esquissant quelque pas de côté. Pour finalement se diriger vers la porte sans demander son reste. Si une part de lui brûle de quitter cette demeure de la perdition pour retourner crever dans son appartement, une autre, ne parvient pas à sortir de la pièce. Il se fige dans l’encadrement de la porte et appose du coin de l’œil un regard fiévreux sur celle qu’il s’apprête à abandonner là, comme un vulgaire saucisson. Un sourcil se hausse, et c’est de la perplexité qui s’appose sur ses traits fatigués. Stain fait volte-face, revient sur ses pas pour finalement venir se poster face à la folle du scalpel. Les prunelles sombres contemplent le visage de porcelaine avec insistance et quelque chose change sur son visage. L’ombre de la colère peut être, envers le pauvre con ayant eu l’audace de faire une chose pareille. La main valide se lève et vient effleurer les pourtours du visage abîmé. « - Putain, comment peut-on être aussi con et abîmer un si joli visage… Jamais le visage. » Même si les mots laissent supposer qu’il est un adepte des coups savamment dissimulés, dans les ténèbres de son regard vient perler l’éclat d’une étrange tendresse. Le temps d’une inspiration, c’est Elle qu’il caresse. C’est dans Ses yeux qu’il se perd et s’enlise. Les seconde s’égrainent et se suspendent, s’accrochent à la respiration difficile du fauve. Il souffre. De ces plaies qui lui lacèrent l’échine et le torse. De celles invisibles, qu’il s’inflige en se privant de nourriture depuis des semaines. D’un tout qui le détruit à petit feu. Alors comme pour faire taire cette souffrance et se perdre encore un moment dans les dédales de ses souvenirs, il se penche. Appose sa bouche contre celle de Nymeria. Les lèvres ne font que se toucher. Un demi-battement de cœur et elles s’éloignent. Un simple contact, aussi éphémère qu’une insulte, mais le résultat est bien là. En profondeur comme en surface, les tourments s’éveillent à nouveau. Et Stain se replonge dans sa folie.

Le contact est hargneux cette fois. Les lippes s’écorchent contre les Siennes. Il en mord la peau fragile, la transperce et recueille le sang du bout de la langue. Avant d’agripper Sa mâchoire comme s’il craignait de la voir s’échapper. L’ébauche de tendresse se retrouve balayée par la bourrasque de sa brusquerie. Son corps se heurte contre celui de la captive et de son autre main, il défait d’une saccade les liens qui Lui enserraient les poignets. Pour aussitôt venir s’emparer de la cambrure de Ses reins, froisser le tissu sombre recouvrant Sa peau. Son autre main abandonne Sa mâchoire et revient se presser contre Son sein alors que le baiser se fait de braise. Ses hanches se heurtent contre les Siennes, l’obligent à reculer dans une secousse jusqu’à ce que Ses reins viennent se briser contre une table encombrée d’affaires qui feraient grimper au rideau n’importe quel imbécile frigide. Les instruments de torture s’écroulent au sol, dérangés dans leur sieste par le choc. « - Je te débecte hein ? T’es d’un ridicule, regarde-toi, tu frissonnes dès que je te frôle. » Souffle-t-il tout contre Sa bouche, tentant de reprendre son souffle. Quand lui-même ne parvient pas à garder le contrôle. Elle l’électrise, c’est un fait. Achève de parfaire le tableau de ses vices les plus ignobles.

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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Lun 22 Juin - 21:09

Les suppliques tombent dans l’oreille d’un sourd, résonnent en écho contre ses propres tempes. Une grimace de répulsion déforme ses traits, alors qu’Il se rapproche encore un peu plus. Les manœuvres lubriques cessent le temps d’un battement de cils, mais le milicien ne s’écarte pas pour autant. Il se soude au contraire à son enveloppe brûlante, susurre des insanités à son oreille comme un serpent. Elle a beau gesticuler dans tous les sens, la colle s’étire et revient claquer contre sa peau nue avec force. A mi-chemin entre la douleur et le plaisir, un gémissement lui échappe malgré elle lorsque les vils reptiles s’immiscent davantage entre ses cuisses. Mais pas assez pour lui couper le sifflet. Incapable de rester muette et de Lui faciliter la tâche. Elle s’en mord la lèvre, étouffe la manifestation d’une jouissance incongrue. « - Parce que t’entends des voix maintenant ? La drogue est en train de te rendre complètement con Greyjoy, tu devrais freiner. » Le ton est moqueur à en crever, suinte tout le mépris qu’Il lui inspire. Le désir se mélange à la haine, crame littéralement ses veines. Les consume avec une telle ardeur que son épiderme la démange comme si elle était victime d’une crise d’urticaire. C’est insupportable, intolérable mais elle sent pourtant que le véritable calvaire serait que le parasite se retire. « - J’aurais dû te faire transférer à l’asile psychiatrique, il n’y a plus que la camisole pour t’empêcher de nuire. » Déplore la chirurgienne, acariâtre. C’est là qu’était Sa place, pas ailleurs. Elle regrette amèrement qu’Il ne se soit pas fait interner à la place de sa sœur. Il aurait alors été contraint de trouver un autre moyen de mettre fin à ses jours. Il n’aurait pas pu se contenter d’injecter du poison à la perfusion, et d’attendre lâchement que la substance se répande, détruise un à un tous ses organes vitaux. Corrosive, la rancœur vient souffler les braises et vient museler ses envies. Elle frappe au rare endroit apte à Lui faire véritablement mal, même si une part d’elle commence sérieusement à en douter.

Une vague de froid s’abat sur sa misérable carcasse à l’instant même où il abandonne ses courbes, la fait violemment frémir. Un ricanement nerveux racle la trachée de la nécromancienne avant qu’elle ne reprenne la parole. « - Comme c’est touchant. Qui aurait cru que le cabot pouilleux était en fait un romantique refoulé. Il faudrait te décider, je croyais que seule la fessée arrivait à me faire grimper aux rideaux. Tu as raison, je ne serai jamais comme elle. Faible et pathétique. Les sales fumiers comme toi, je les castre. » L’affirmation sonne comme une nouvelle résolution, qu’elle se jure de tenir tout en sachant que les serments sont voués à être piétinés. « - Et je ne suis pas celle qui caresse son ancienne tortionnaire comme un pervers compulsif. Tu n’as aucune leçon à donner non plus, t’es encore pire. Va plutôt te vider entre les cuisses d’une putain qui ressemblera davantage à ta dulcinée, en supposant que ce qui pend entre tes jambes soit pas déjà totalement atrophié par ta connerie. » Crache t’elle, décidée à voir déguerpir le dépravé au plus vite. Tant qu’elle peut encore résister. Ses dents se serrent à s’en fracturer la mâchoire lorsqu’Il prétend s’en aller, pour s’empêcher de revenir sur les ordres aboyés.

Le bruit des pas qui s’éloignent résonne dans sa boite crânienne fait battre avec une vigueur démesurée son sang vicié contre ses tempes. Ses paupières abimées refermées sur les ténèbres, obsédée par les démons qui lui hurlent de céder, elle ne L’entend pas revenir. Un sursaut de peur la fait vivement tressaillir lorsque les phalanges indécentes se tendent dans sa direction et frôlent ses joues rougies par les assauts de l'armoire à glace. « - Seulement si on a l’intention de réitérer sans attirer les soupçons. Laisser les coups apparents est bien plus humiliant. » La voix autoritaire est réduite à un infime murmure tant elle tremble d’appréhension. Elle ne redoute pas qu’Il appose la marque de Ses propres poings sur ses traits laiteux. Elle craint au contraire que l’inquisiteur change son fusil d’épaule et creuse le manque qui rend sa poitrine béante. La douceur singulière qui perle de Ses rétines l’embrume, liquéfie ses entrailles. Ses sourcils se froncent. Etonnée qu’Il ose la contempler pour la seconde fois de la soirée avec une tendresse si familière qu’elle lui arrache le cœur. Les flammes de l’enfer dansent toujours dans Ses antres obscurs, mais elles sont voilées par un chagrin bien plus monstrueux. Tout son corps se raidit, se crispe, lorsque Ses lèvres effleurent sensuellement les siennes. Volatiles. L’harmonie précaire se brise et la fusion se veut rageuse lorsque les assassines se heurtent à nouveau à leurs partenaires d’infortune. Le baiser vire cannibale. Acérées, les canines perforent l’armure fragile de ses lippes sans une once de pitié. Le fauve lèche les plaies qu’Il a lui-même déchirées, pour mieux revenir les dévorer. Le bassin enjôleur épouse le sien agressivement, la repousse d’un coup de rein en arrière. Prisonnière même sans entraves autour de ses poignets, elle ne peut s’empêcher de répondre à Sa fougue. D’attirer Sa langue contre la sienne, alors que les doigts baladeurs s’égarent le long de sa poitrine plantureuse. Ses barrières de nacre s’y plantent, se nourrissent du goût acre et métallique qui inonde délicieusement son palais.

Une plainte animale s’échoue contre Sa bouche lorsque son dos percute brutalement le bois derrière elle. L’échine lacérée de frissons intempestifs, elle peine à reprendre sa respiration. Le forcené tapi dans sa poitrine ravage sa cage thoracique, envoie l’hémoglobine putride se ruer contre les parois de sa boite crânienne. Cruellement vraie, la raillerie lui donne envie de lui coller une gifle monumentale. Elle ne se retient que parce qu’elle le sent assez masochiste pour apprécier. Ses mains prennent appui contre la table débarrassée de ses jouets sordides, lui permettant de hisser son postérieur dessus. L’une attrape Sa ceinture, commence à la défaire avec application. Sa jumelle vient ensuite s’agripper à Son cou. L'éloignant légèrement de sa figure avant de laisser son souffle chaud se répandre dans Son oreille puis d’en mordiller le lobe. « - L’un n’empêche pas l’autre, tu devrais être bien placé pour le savoir. » Le morceau de cuir se détache enfin de Sa taille, et claque férocement contre Sa jambe. Elle ne Lui laisse pas le temps de réagir, scelle à nouveau ses lèvres aux odieuses tentatrices pour leur imposer le silence.

Les insatiables curieuses se coulent sous le tissu épais qui recouvre Son échine. Remontent langoureusement alors que le baiser devient plus ardent et dévorant. Le toucher n’a rien de suave. Elles ne rencontrent que les lambeaux de peau. Les trainées écarlates qui ont séché grossièrement à même l’albâtre. Sillonnent entre les blessures ouvertes avant d’y planter sauvagement leurs griffes. La poigne contre Sa gorge se fait de fer pour dissuader le captif de fuir. « - Je vois que tu t’en es donné à cœur joie après mon départ… » Susurre t’elle, sans réussir à masquer entièrement l’once de jalousie dans sa voix. Elle Le déteste, de s’enliser à ce point dans la décadence si peu de temps après son décès. De se vautrer dans les affres d’une luxure dégradante avec une facilité telle, qu’Il devait très certainement s’y rouler allègrement y compris lorsqu’ils étaient ensemble. Les envies de meurtre se couplent aux pulsions charnelles. Se mélangent en un cocktail  terriblement mal dosé, susceptible de Lui sauter à la gueule à tout moment. Les ongles éraflent en profondeur la surface, avant de descendre contre la chute de Ses reins et d’agripper hargneusement la chair. La furie incendiaire descend de son perchoir, contraint sa proie à reculer, ses hanches enjôleuses toujours plaquées contre les Siennes. Les serpents vicieux se déportent, s’arrêtent un instant contre Son abdomen cadavérique. La sorcière fait le tour du loup, laisse ses doigts filer contre Son ventre, pour se placer mine de rien derrière Lui. Elle prend ses aises, laisse le charme opérer. Manipulatrice, la vipère s’enroule autour du métamorphe, grise Ses sens pour qu’Il se laisse berner.  La ceinture qu’elle n’a jamais lâchée vient alors subitement enserrer Sa gorge, fait craquer les vertèbres cervicales. Elle se penche plus près de Son organe auditif, se colle à Lui comme il a pu le faire en dépit de ses refus répétés. « - Le soldat qui crève, étranglé comme un parfait débutant lors d’une de ses soirées salaces, avoue-le ça serait aussi comique que la vieille aigrie privée de ses jambes. » Siffle-t-elle, en accentuant la pression avec l’instrument improvisé de torture. Désireuse de Le priver sadiquement d’air.

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MessageSujet: Re: Wrong side of heaven /!\ [.pv]   Lun 29 Juin - 21:00


Les remarques aussi acerbe soient-ils ne lui font aucun effet. Emprisonné dans son propre délire, le loup se perd dans les méandres de la conscience abjecte de son hôte. Se faire interner, c’est une chose à laquelle tant de monde aurait dû songer avant de se laisser happer par la folie qui sommeille entre ces deux oreilles. Il est atteint, depuis sa plus tendre enfance. Rongé par une insanité latente qui n’attendait que le bon moment pour mieux venir lui exploser à la gueule. Sa renaissance aura été le premier choc déclencheur. Les horreurs commises ensuite n’auront servie qu’à alimenter la mécanique avec un mélange d’huile et de poudre pour que le jour où la flamme viendrait les effleurer, l’ensemble explose. La mort de Cora aura eu le même effet que cette brindille fumante. Trop près de la surface calme de ce lac de merdes incendiaires, la nouvelle a tout détruit. Ravageant les derniers remparts que Stain s’était efforcé d’ériger autour de cette masse dégueulasse le rongeant de l’intérieur. C’est un virus qu’aucun médicament ne parviendra à faire partir. Inscrit dans son patrimoine génétique comme peut l’être la couleur de ses yeux ou la finesse de ses traits. Un savant mélange d’élégance et de charme servant seulement à dissimuler la couche de crasse en sommeil. C’est un sourire carnassier qui s’appose sur ses lèvres en guise de pré-réponse. Un rictus dévoilant les crocs du fauve avant qu’il ne revienne embraser la peau laiteuse de sa proie. « - Je suis bien trop atteint pour l’asile, ils ne sauraient pas quoi faire de moi. » Il le susurre de son ténor suave tout contre Son oreille. Enonce une vérité malsaine comme on peut réciter sa liste de course avant de se rendre au supermarché. La gravité du monde, elle lui passe au-dessus de la tête. C’est un épi récalcitrant dans sa tignasse sombre, il a beau le remettre en place tous les matins, il n’a de cesse de revenir rajouter une pointe de désordre dans les mèches sombres. La gravité du monde et le sérieux, quand il se tient entre les cuisses de la débauche, il s’en fout. N’y prête même pas attention tant ce qu’il peut éprouver en cet instant lui retourne son pauvre cerveau.

« - Comme quoi, tu m’as jugé trop rapidement. Non, ce serait te faire trop plaisir. C’est sur toi que j’ai jeté mon dévolu ce soir. Depuis le temps qu’on en crève d’envie, ce serait dommage de laisser passer une occasion pareille. » Lâche-t-il avant de se détacher de la chirurgienne pour lui offrir cette délivrance qu’elle désire. Il en est incapable. Bouffé comme il est par la répulsion c’est pourtant ce désir écœurant lui tordant le bide qui dicte sa conduite. Alors le soldat abandonne la lutte et revient se perdre dans les nébuleuses ensorcelantes. Il détaille le visage, effleure les marques avilissantes du bout des doigts. « - J’espère pour toi qu’il en valait la peine. » Il le murmure presque avec regret. La jalousie venant faire vibrer ses cordes vocales. Elle n’est rien pour lui. Seulement une salope de première ayant eu pour objectif de le démolir comme jamais. Pour la science. Une belle blague qui lui file la gerbe à chaque fois qu’il y repense et que le fantôme de la douleur revient lui courir le long des membres. Elle n’est rien pour lui, mais malgré ça, il se retrouve à ne pas tolérer qu’un autre la touche. Rongé par un égoïsme se rapprochant étrangement de celui qui le possédait à chaque fois qu’il était question de sa cousine. Et maintenant qu’il y repense, le bourreau Lui ressemble. Le sadisme plus exacerbé certes, mais elles se ressemblent. Et ce constat tire ses traits. Le fait renifler avant qu’il ne chasse le trouble d’un effleurement de lippes. La tendresse ne dure qu’un instant avant que le fauve ne retrouve ses bas instincts. Prisonnière contre sa peau, il refuse de laisser la chirurgienne prendre les rênes. Avide de lui faire comprendre que cette fois, c’est lui qui domine. En-dehors de Sa salle de torture, elle n’est rien. Hormis une dépravée comme les autres. Capable de se rouler dans l’opprobre comme tous les autres.

Un soupir lui échappe lorsque Ses doigts s’agrippent contre sa nuque. Ses propres phalanges en oubliant leur tâche le temps d’un battement de cœur frénétique avant de revenir se perdre contre la chaleur de Sa poitrine. Il n’émet aucune objection quand sa ceinture quitte ses hanches. Il n’y pense même pas. Trop embrumé par ce mélange brûlant, son cerveau n’est pas en état de lui rappeler ses faiblesses et d’injecter la dose habituelle de pudeur et de gêne. Sa réponse se meurt dans un soupir contre Sa langue, alors que ses doigts viennent s’agripper à la cambrure de Ses reins. Le corps décharné se fige et se crispe d’un seul coup. Brisé par l’exploration qui est en train de se produire sous le lourd tissu de son sweat. Elle ravive les blessures, alimente la brûlure de sa peau déchirée. « - Il fallait bien que je compense ton absence. Tes répliques d’adieu si bien incisives m’ont, comment dire… Perturbé. » Le murmure s’extirpe avec difficulté de sa bouche. Les frissons de délice lui courant le long de l’échine se muent en manifestations douloureuses lorsqu’Elle s’échoue contre ses reins. Il en lâche un soupir, ferme brièvement les paupières et s’oblige à reculer. L’éclair de douleur lui lacère le crâne et s’apaise sous la force d’un souffle brûlant contre sa peau. Le manège le grise, altère son jugement et ses sens pour mieux laisser le piège se refermer autour de sa gorge. Les craquements résonnent entre ses tempes, apposent le temps d’un sursaut la marque d’une intense douleur sur les traits fatigués de son visage. Le temps d’un soupir d’affliction dérangeante qui se mue alors en un râle de plaisir honteux. Stain n’esquisse aucun geste pour se défaire de Son emprise. La strangulation ne parvient qu’à alimenter une excitation déjà envahissante, attise l’ardeur naissante qui lui incendie les cuisses. Le sourire qui s’appose contre ses lippes est cynique. Le cœur en berne et la respiration en loque, le loup halète pour tenter de faire entrer un peu d’air dans ses poumons vides. Lentement, il lève les mains, en signe de soumission. Tout en laissant sa jambe se glisser entre les Siennes, pour mieux La déséquilibrer. La pression contre sa glotte se défait dans une saccade et il revient se heurter contre Sa peau, agrippant sa mâchoire dans un étau de fer.

« - Ca ferait une bonne couverture de journal torchon, je te l’accorde. » Souffle-t-il, glacial, contre Sa bouche avant d’en reprendre possession. La privation d’oxygène l’a affaiblit, il le sent. Ce vent de glace qui court sur sa peau alors qu’il L’oblige dans une secousse à revenir s’assoir sur la table. La robe craque sous l’insistance de ses mains. Les coutures cèdent sur Ses cuisses qu’il écarte sans la moindre douceur pour mieux venir se heurter contre Ses hanches. Du désir à l’état brut, de l’animalité à l’état pur, il agrippe Sa nuque et de son autre main, lacère la peau de Son bras dans une tentative brutale visant à La délester d'une bretelle. A l’odeur singulière de Sa peau s’ajoute les notes ferreuses de Son sang. Les hanches soudées aux Siennes, son bassin se fait caressant, ondule contre ce corps qui l’enivre. C’est un violent spasme qui oblige le loup à se détacher des lèvres qu’il n’a eu de cesse de meurtrir. Les muscles se contractent et dans un soupir chargé de plaisir qui se meurt contre Sa gorge, Stain se répand contre son jean. La chute est rude. Brûlant, une sueur froide vient de déposer contre sa peau alors qu’il reste contre Elle. Le corps d’un homme dominé par des hormones en furie d’ado. Le ridicule de la situation appose une chape de plomb sur ses épaules fragiles. Il s’affaisse dans une profonde inspiration et se redresse enfin. Le monde vacille autour de lui, il titube avant de plaquer brutalement sa main contre le panneau de bois de la table. Le Hunter constate avec angoisse qu’il vient d’atteindre ses limites. C’est un rejet qui est en train de sévir sous sa peau, et le sang qui glisse de sa narine ne fait que renforcer le gouffre qui est en train de lui envahir le corps. Il l’efface d’un revers de main fébrile, et s’oblige à quitter la pièce sans accorder le moindre regard à Nymeria. Il n’y a rien à dire. C’est une chose qu’il tente d’ancrer dans son esprit, il s’oblige à La considérer comme n’importe quelle autre. Comme celles qui lui ont tranché le torse, avec lesquelles il aurait pu se lier pour mieux se tirer. Sans leur accorder la moindre parole. Sans connaître leur nom.

Le retour à la surface est laborieux, et l’air moite qui s’engouffre dans ses poumons les brûle comme de l’acide. Stain n’esquisse que quelques pas malhabiles avant de s’arrêter et d’apposer son dos en sang contre le mur miteux d’une bâtisse branlante. La débandade sous sa peau le brise. La douleur se couple à la faim, et le vide menace de l’engloutir. La sensation est détestable et l‘oblige à garder les yeux ouverts par crainte de tomber dans le néant s’il venait à fermer les paupières. Il pense, pendant un bref instant, avoir enfin atteint son but. Une douce utopie qui s’achève lorsque des bruits de pas frénétiques se rapprochent de lui. Ses phalanges se crispent sur le vide et son corps se heurte contre une masse au moment où ses jambes se dérobent sous son poids. Perdu dans les vapes de l’inconscience, le loup n’entend même pas les paroles de son acolyte. Il se laisse faire, fragile face à la poigne de fer dans laquelle Dwight l’enferme pour mieux le ramener dans sa tanière. Salope…

| TOPIC TERMINE

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flesh and bones

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