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 Walk on the wild side [Marie]

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MessageSujet: Walk on the wild side [Marie]   Dim 12 Avr - 14:57

Une puanteur infâme plombait l'air ambiant, vicieuse, elle suintait purulente de toutes les cloisons de la péniche. L'homme dressé face à lui stria ses lèvres d'un sourire amorphe ; une bouche semi édentée, la denture aussi jaune que ses tapis crasseux, il toisa le nouvel arrivant tel un prosélyte converti à sa nouvelle religion. Isàk retroussa la lippe de dégoût ; ce fut cependant moins les relents de la Faucheuse que la laideur de son vis-à-vis qui l'importuna. L'ancien viking, que d'aucuns purent grassement qualifier de barbare (à l'instar de ces peuples chrétiens, s'auto-congratulant de  prééminences et autres prérogatives sur le bien penser et le bon savoir), demeurait certes coutumier des scènes dantesques mais préservait un amour intarissable pour la beauté. Il la percevait dans le métal froid de l'or, dans le tintement d'argent des voix féminines, dans les arabesques et contre-courbes d'une hanche d'opale, dans la pupille pourpre de l'innocence. Mais lui, cet abject déchet de l'humanité, tassé sur un dos courbe et encombré de cheveux gras, ne put que nourrir le dédain de l'avocat qui pourtant dégoisa : « Vous n'allez jamais faire croire à quiconque que vous n'avez pas caché de corps ici. » « C'est. Hmm. Du jambon. » Le galeux coula un œil torve sur la barbaque séchée pendant au plafond de sa cuisine crasse, puis non sans récurer sa gorge d'une toux graisseuse, tenta de maquiller d'avantage son immonde tartufferie. « Je le fais sécher. » Deux orbes mordorées roulant vers le plafond, corroborées par un soupir las. Isàk creusa d'avantage les affres d'un mutisme gênant, lequel fut à peine rompu par les bourdonnements incessants des mouches reluquant les cadavres (les macchabées, par ailleurs, s'improvisaient sans nul doute contorsionnistes quelque part sous l'évier ou le lit poisseux du propriétaire). Il maugréa quelques sentences sèches, assura à son client que le dossier s'avérerait compliqué, et lui conseilla d'user d'acide plus que de la chaleur des flammes afin de venir à bout de la viande faisandée. Quant au cannibalisme... « Bouffez-moi tout ça avant la semaine prochaine. » siffla-t-il, la langue râpeuse mais solennelle.

Nous ne pensons jamais, en définitive, à ingérer nos preuves. Personne n'a jamais scandé lors d'un procès : « Je vous assure, messieurs les jurés, que je suis innocent. Voyez, entre mon intestin grêle et mon colon, les preuves irréfutables ! » Ce quidam, bien que pouacre et repoussant, tenait en ses vices l'une des clés de la liberté. Et ce, au sens propre comme au figuré.

Isàk s'extirpa de la péniche non sans épousseter son blouson de cuir. Curieux geste trahissant la crainte infondée que la laideur de son client ne coule sur lui et ne s'y colle telle une seconde peau. Frémissement écoeuré. Le mépris de ses traits exhalait tout ce qu'il put méjuger quant au physique d'un pauvre hère, et moins de l'horreur des faits criminels. Néanmoins la fatalité dut, ce soir, se traîner toute entière dans son sillage : car quelques pas plus tard, menés à travers les digues plongées dans les ténèbres éventrées par la lumière pâle des réverbères, s'érigeait une silhouette élancée et féline. Sa nudité éclatait le voile sombre de la nuit – la beauté déchirant les entrailles d'une laideur latente, lui collant encore à la peau – quand son corps se dressait inébranlable tout contre le toit des cieux. Un véritable pied de nez au Valhalla.

Quartier de cinglés. Le viking s'approcha néanmoins de la nudiste et, vacillant entre l'idée d'avoir pour vis-à-vis une skinchanger ou une exhibitionniste à apprivoiser, plissa son front blanc d'une barre suspicieuse. « Parée pour un bain de minuit ? » Ni une invitation grivoise ni une boutade acide. L'homme s'enquerrait simplement de l'état d'esprit de la jeune femme, par une phrase engagée sur le ton de la pseudo légèreté.
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MessageSujet: Re: Walk on the wild side [Marie]   Lun 13 Avr - 0:48


L’alligator paresse langoureusement dans le bayou, savourant la fraicheur de l’eau. La bête ne se préoccupe aucunement de la face humaine de son être, ni de ses tourments indicibles. Immobile, à la surface de l’eau, elle se force à ne pas bouger, à apprécier les rayons du soleil sur son dos, tandis que tout son être se délecte de l’élément aqueux dans laquelle elle se vautre depuis le début de la matinée. Son estomac gronde, déchainant une vague d’émotions chez le reptile bien loin des préoccupations de Marie. C’est si simple de se laisser aller en étant sous cette forme. Nulle autre préoccupation que celle de se nourrir, d’emplir cet estomac de chair bien fraîche et juteuse. Poussée par cette faim, lui tiraillant l’estomac, l’alligator se décide enfin à bouger, à la recherche d’une proie à se mettre sous la dent. La chasse paresseuse de la bête se prolongea pendant quelques heures, avant qu’elle ne s’enfonce dans les profondeurs du bayou, repoussant son inévitable transformation de quelques minutes. Elle veut rester, s’emparer de l’être tout entier de la brune et conserver le dessus, comme dans le passé. L’animal s’était imposé pendant presque deux siècles et laisser place à l’humaine de nouveau l’indispose.

Ma volonté pourtant, est plus forte et d’un coup de patte, je force la bête à revenir à la surface afin de lancer la transformation, sans risques de noyades. Toujours dans l’eau, je serre les dents, laisse la douleur m’envahir lentement, reprend ma place, laissant la bête dans le creux de mon âme. Chaque fois, la torture est intense, me pousse à rechercher la compagnie de mon totem le plus longtemps possible. En ces temps troublés pour mon âme, je me sens plus encore attiré par ce côté de moi, qui me permet d’oublier, de laisser mes pensées derrière moi. Certaines s’estompent, se laissent dépasser par d’autres, plus importantes, mais les plus douloureuses restent plantées dans mon cœur, comme autant de couteau dévastateur. Chaque jour qui passe laisse fondre un peu plus ma glace, laissant une trace amère de douleur qui, au lieu de s’estomper, grandi de jour en jour. Ma conscience animale, reléguée au second plan, laisse échapper de nouveau une douleur mentale que je m’étais empressée d’oublier, me faisant regretter une transformation que je juge beaucoup trop précoce. Malheureusement, je n’ai pas d’autres choix que de laisser l’animal derrière, pour revenir sur la rive, dans une nage parfaite et élégante. L’eau peut sembler vaseuse et désagréable pour le commun des mortels, je reste à mon aise entre ses flots paresseux et je ne peux m’empêcher une grimace contrariée, lorsque je dois m’en extirper. Mes vêtements trainent non loin, mais je ne suis pas pressée dans les enfiler pour l’instant. Je laisse plutôt mes mains s’emparer de mes cheveux afin de les égoutter au mieux, tandis que les gouttes glissent sur mon corps d’ébène. Les yeux fermés, j’entends pourtant les pas d’un homme non loin de moi. Mon instinct me souffle son sexe, de part la lourdeur de ses pas et ses effluves étranges qui me parviennent soudain. Mélange capiteux d’une odeur de mort et de vie qui fronce mon nez une seconde. La curiosité s’empare de moi et dans un geste serein, je lui fais finalement face, mes yeux s’ouvrant en même temps que ses lippes.

J’esquisse un sourire, lâchant finalement ma chevelure en geste parfaitement calculé. Douceur et séduction se mélangent, s’imposent pour faire de moi une parfaite ingénue en quête de sensations fortes. Son odeur me rend folle et son physique, bien que très différent de ceux que je chéris, me place aussitôt sur des charbons ardents. « A vrai dire mon cher, si l’idée était de te joindre à moi, je ne peux que te décevoir. Je viens justement de sortir de l’eau. » Mes lèvres forment une moue légèrement déçue tandis que je me remémore soudain le rendez vous pour lequel la bête s’est éclipsée. Je pèse le pour, le contre, pendant quelques secondes, avant de finalement prendre une décision. Il attendra. Après tout, il ne s’agit pas d’un travail pour Kyran, si bien que l’importance que j’accorde finalement à cette entrevue s’amenuise, lorsque mes yeux parcourent lentement la carrure de l’homme en face de moi. De cette observation, j’essaye de savoir ce qu’il a vu, ou non, mais rien ne me saute aux yeux. « Il est rare de croiser des vivants à cette heure de la nuit. Les esprits sont légions, mais les hommes… » Ma phrase reste en suspens quelques secondes. Je ne cherche pas à l’effrayer, j’essaye plutôt de deviner quel type d’homme il s’agit et pour cela, rien de mieux que la conversation légère que j’essaye d’adopter. Ma nudité ne me dérange pas et je lui laisse le spectacle, espérant par là gagner un petit bonus… probablement.

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MessageSujet: Re: Walk on the wild side [Marie]   Dim 10 Mai - 11:17

Elle se tenait là, hiératique dans sa posture, la beauté en sacerdoce et le regard majestueux. Eclat de provocation pourléchant sa cornée, sans qu'aucune vulgarité ne vienne néanmoins se nicher dans les plis de son sourire délicieux. Isàk pourtant la toisait de son pragmatisme le plus pur, tanné par les années aiguisant sa sagacité, il ne put qu'accueillir cette nudité impromptue – fascinante, certes. Mais impromptue dans ce qu'elle avait de plus spontané : jamais la jeune femme ne cilla de gêne quant à la poitrine laiteuse ou le pubis offrant qu'elle dévoilait – qu'avec la force de la méfiance. Les femmes, bien plus que les hommes, demeuraient cruelles par l'héritage de la nature : elles, n'avaient besoin ni du feu ni des armes pour mener une guerre. Leurs corps suffisaient à nourrir les rixes, voire même de les gagner. « A vrai dire mon cher, si l’idée était de te joindre à moi, je ne peux que te décevoir. Je viens justement de sortir de l’eau. » Le concerné coula une oeillade brève le long de la digue, le nez se plissant de dégoût sous la vision d'eaux suffisamment limoneuses pour ne pas exciter ses pensées les plus impures. Ancien viking, maître des ondes mais ne se souillant que de l'hémoglobine et non de la vase des eaux sales. La seule puanteur laide de son client l'affublait déjà de frémissements écoeurés ; l'unique beauté résidait dans le sexe, l'or, l'eau limpide et le sang. Le reste lui semblait frelaté. « Quel dommage. » Un souffle sardonique illustrant sa réticence pré-fabriquée quant à une baignade malvenue. La nudiste ne s'en offusqua pas. « Il est rare de croiser des vivants à cette heure de la nuit. Les esprits sont légions, mais les hommes… »Un sourcil s'arquant sous l'effet de la surprise factice, Isàk reconsidéra son vis-à-vis. La façon qu'elle avait de porter l'étendard de la témérité, jamais trouble ni incommodée, sa manière de parler et d'embaumer ses palabres d'un voile aussi mystique que menaçant... Le sorcier en conclut qu'il ne put s'entretenir qu'avec une créature de sa presque nature, ou une dévote convertie à l'excentricité. Quoique la première option n'annihilait pas la seconde. « Comme il est rare de croiser des femmes  seules, dénudées et sans peur à cette heure. » Il plissa son front blanc, le barra d'un pli suspicieux témoignant de ses questions n'atteignant pas sa lippe. Isàk ne l'invitait pourtant pas à se soumettre à la patriarchie ambiante : il n'ignorait pas qu'une femme puisse se défendre contre d'éventuels violenteurs – après tout le guerrier connaissait nombre de belliqueuses vikings ayant pris les armes – mais sa lucidité le sommait de reconsidérer la question. La demoiselle n'était probablement pas folle, mais seulement confiante quant à ses capacités défensives. « Skinchanger, je me trompe ? » Et quand bien même cela aurait été le cas, si l'intrigante n'avait été qu'une aliénée de plus rôdant sur les abords de la digue, alors n'aurait-elle pas même l'acuité de comprendre ce qu'il lui avançait, la folie bridant ses sens.

D'aucuns se seraient faits gentlemen en l'instant, tendant leur veste ou leur manteau à la pauvre dépouillée, mais Isàk ne se fit ni cavalier ni galant homme. Se lovant contre son égotisme cristallisé, se refusant à se laisser berner par la douceur factice d'une femme, il ne s'abaissa pas à considérer son interlocutrice comme faiblarde. Ne coula pas même un seul conseil à son encontre, de ceux qui se font machos et répugnants : « Tu ne devrais pas sortir seule, la nuit. » « Tu devrais rentrer chez toi. » « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. » Avouons par ailleurs que si le sorcier demeurait défiant, il était toutefois agréable de se rincer l'oeil en toute impudicité.


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MessageSujet: Re: Walk on the wild side [Marie]   Mar 19 Mai - 21:32


Un pli amusé décore mon front et mon regard darde l’étranger. Je suis toujours à me demander quel danger l’homme peut représenter pour moi et quelque chose me dit qu’il n’est pas aussi… décent qu’il le semble. Bien sûr, j’ai noté son regard sur moi, mais ce n’est pas la raison qui me fait douter. Mon instinct, cette fois, je décide de l’écouter et si je ne recule pas devant lui, je décide de garder un œil sur lui, méfiante. Ses mots me font sourire légèrement et s’il m’a fallu une seconde pour me méfier de lui, il ne m’en faut qu’une de plus pour l’apprécier. Cela ne durera probablement pas longtemps, mais je préfère me contenter du moment présent. Sans me rhabiller, j’avance d’un pas en sa direction, ma langue coincée entre mes dents une seconde. « Vous avez déduis tout cela de ma seule présence ici ? Dénudée, c’est évident. Seule et sans peur… Je n’en serais pas aussi sûre. » Je bluffe, bien entendu, cherche ses réactions et à le tester, encore méfiante, sans en avoir l’air pour autant. Et naturellement, lorsqu’il s’aventure sur le sujet de ma nature, la suspicion s’insinue dans mes veines. Je voudrais lui répondre sincèrement, mais je ne peux lui faire confiance. C’est un inconnu, un homme qui se retrouve sur mon chemin alors qu’il n’a rien à y faire et forcément, je ne parviens plus à me détendre. Imperceptiblement, je me suis tendue, mes muscles se sont tous raidis, près à lui sauter dessus à la moindre menace de sa part. Mes sens s’aiguisent, mon ouïe s’affine, à la recherche de présences autres dans le coin. Mon regard pourtant, reste sur lui et j’essaye de conserver une attitude décontractée et aguicheuse. Mon esprit est concentré sur autre chose, mais je ne peux que remarquer la finesse de traits de mon inconnu et un frisson de désir s’empare de moi pour une seconde.

Je m’efforce pourtant de rester impassible, souriant juste assez pour ne pas le faire fuir, mais conservant une oreille autour de nous, pour me prémunir de toute surprise venant d’ailleurs. Décidée à jouer la comédie, j’arque un sourire surpris avant d’arborer un air presque surpris. « Skin… quoi ? J’ai bien peur de ne pas savoir de quoi vous parlez. Je suis curieuse, avec quoi venez vous de me confondre ? » De cette façon, je l’interroge presque discrètement sur ses connaissances, incapable de totalement lui avouer ce que je suis. Un nouveau frisson me prend, de froid cette fois, alors je penche finalement pour attraper mes vêtements, délicatement entreposés non loin de l’endroit du lieu de ma baignade. Ma robe glisse sur mon corps dénudé, je ne m’embarrasse pas de sous-vêtements et ne me retourne vers lui qu’après avoir enfilé mon gilet, un sourire aux lèvres. « Si vous n’êtes pas dans le coin pour vous baigner dans les bayous, que faites-vous ici ? J’espère que vous n’avez pas un corps à enterrer… Ou que vous n’êtes pas un chasseur d’alligator. » Par la blague, j’essaye d’en savoir un peu plus sur l’homme qui me fait face et vers qui je retourne, un sourire toujours présent aux lèvres. D’un pas allègre, je m’approche de nouveau de lui et pousse même le vice à déposer mes doigts fins sur son avant bras, un air amusé décorant mon visage. « Vous me tenez compagnie pour les minutes à venir ? » Doucement, j’enroule ma main autour de son bras, comme pour m’appuyer sur lui et incline mon visage, en un doux simulacre de femme faible. Bien plus faible que je le suis réellement. « C’est quoi votre nom bel étranger ? » Tout dans le jeu, je commence à m’amuser, peut être à ses dépens, peut être avec lui, seul l’avenir me le dira…

Petit commentaire :p:
 

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