AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Big boys don't cry (ft. Kyran)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 812
↳ Points : 336
↳ Date d'inscription : 23/02/2015
↳ Age : 27
↳ Avatar : Zoe Saldana
↳ Age du Personnage : 36 ans en apparence, 261 en réalité
↳ Métier : Fondatrice de la Sakpata, tueuse & prostituée. Toujours au service de Kyran.
↳ Opinion Politique : Peu concernée mais suit les idées de Kyran
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist :
☞ IMAGINE DRAGONS - bleeding out ☞ 10CC - i'm not in love ☞ BLUE SWEDE - hooked on a feeling ☞ DAVID BOWIE - moonage daydream ☞ KODALINE - human again ☞ THE LUMINEERS - ho hey ☞ IMAGINE DRAGONS - demons ☞ MILKY CHANCE - stolen dance ☞ THE FIVE STRAIRSTEPS - o-o-h child ☞ KODALINE - honest ☞ TAYLOR SWIFT - bad blood ☞ THRICE - red sky
↳ Citation : « tell me i love you... i'll tell you: go to hell! »
↳ Multicomptes : Eamon Grimes & Giulietta Monicelli



Feuille de perso
↳ Copyright: schizophrenic, okinnel, oona writes
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Sam 18 Avr - 17:26


Sa main s’est posée sur mon corps, l’explorant avidement, incapable de retenir cette pulsion nous dévorant pareillement. Je cligne des yeux, imprègne chaque trait de son visage dans mon esprit, incapable de m’en rassasier. Je me cambre, tout mon corps se tend vers ce traitement fabuleux qu’il est en train de me prodiguer, incapable de lui résister, même si je l’avais voulu. D’un geste sensuel, je me redresse, lui sourit et vient vers lui. Ses lèvres m’attirent, je voudrais y déposer les miennes et me perdre dans un nouveau baiser. J’en prends d’ailleurs le chemin, inexorablement, mais détourne le visage au dernier moment, un bruit sourd attirant mon attention. Il se répète, plus violent et cette fois je sursaute…

Il me faut plusieurs secondes pour reprendre pied avec la réalité et me rendre compte enfin de ce qu’il se passe. Un rêve. Ce n’était qu’un rêve et le visage me hantant file déjà se réfugier dans les tréfonds de mon esprit. Désormais incapable de le nommer, je grogne de frustration. Contre l’origine de ce bruit, contre ce rêve avorté et j’hésite à sortir de ce lit si douillet, qui n’est pourtant pas le mien. Bien installée dans le creux des draps, je sais pouvoir retomber dans le sommeil facilement, malheureusement, les sons de chute se multiplient, insupportables et réussissent finalement à m’attirer à eux. Au bout de quelques secondes de bataille interne, je sors du lit, sans même prendre une seconde pour m’habiller. Peu importe le drame, je saurais le gérer dans mes simples sous vêtements. Malgré tout, j’attrape une lame dans mon gilet avant d’enfin errer dans les couloirs du manoir, que je ne connais pas encore assez bien pour me diriger directement vers le salon, d’où semble provenir les sons.

Enfin, après un temps qui me semble interminable, j’entrevois les raisons de la cacophonie. Un de mes sourcils s’arque sous la surprise et je me retrouve incapable de reconnaître mon boss, qui semble en pleine crise de démence. Ses traits sont semblables, bien sûr, mais son attitude me choque presque. Tant et si bien que je conserve une distance de sécurité, le temps d’analyser la situation. L’homme semble furieux, il semble déchaîner sa colère sur les objets l’entourant déclenchant ce boucan insoutenable. Cette situation me semble tellement inédite que je suis incapable de réagir, pendant de longues secondes. Mon instinct me souffle de repartir en arrière, pour me dissimuler et ne pas subir les foudres de mon patron. Seulement depuis quelques semaines, je semble ne plus y faire attention me contentant d’agir stupidement. Cette fois là n’échappe malheureusement pas à la règle, puisqu’au lieu de retourner me coucher, je m’approche de lui. Avec un geste précautionneux, je glisse ma lame dans l’élastique de mon sous vêtement et fais quelque pas en la direction de Kyran. Je ne sais ce qu’il se passe, je ne pense même pas pouvoir l’aider, pourtant j’approche inexorablement, jusqu’à déposer une main douce sur un bras attrapant un nouvel objet à martyriser. Tous mes sens me hurlent que je suis en danger, mais je m’efforce de ne pas les écouter et dans une longue inspiration, je lâche finalement. « J’imagine que ça doit être grave… Tu veux en parler ? »

Je préfère plonger les deux pieds en avant, m’aventurer sur ce sujet qui semble pourtant très sensible, sans prendre garde aux conséquences. Quelque chose me dit pourtant, qu’il n’appréciera probablement pas mon intrusion dans ses problèmes personnels. A cet instant pourtant, cela ne m’importe pas du tout. Tout mon corps tend à s’éloigner du brun, pourtant ma conscience me l’interdit. Cette situation marque probablement un tournant dans notre relation, même si je ne sais pas de quel côté nous allons nous diriger. « C’est dommage d’avoir cassé ça… J’aimais bien. » Mon observation sort probablement d’outre tombe, mais c’est une façon comme une autre de détourner son attention sur quelque chose de plus léger…

_________________

SOMEBODY TO DIE FOR, SOMEBODY TO CRY FOR, WHEN I'M LONELY
© okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 8378
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Lun 27 Avr - 20:22

La colère se calfeutre dans la moindre parcelle de son épiderme, secoue sa misérable carcasse avec une violence inouïe. Il la sent qui monte, qui grimpe et qui déborde. Le mafieux est incapable d’en endiguer le flot. La vague d’acide ravage tout sur son passage, lui broie les tripes. Filtre par tous ses pores. Un froid glacial ronge ses terminaisons nerveuses, l’empêche de réfléchir correctement. Les fourmillements sont si intenses qu’ils lui donnent le vertige. Mais il ne fait rien pour écarter les mâchoires métalliques qui s’accrochent à son épiderme. Il le sait, qu’il ne restera de lui que des plaies béantes lorsqu’elles s’ouvriront, et que des litres de sang s’en déverseront. Son courroux ne fait que précéder l’inévitable léthargie. Il se concentre sur sa haine, jette de l’essence dans les braises, pour ne pas se laisser happer par la tristesse et l’accablement. La porte claque violemment lorsqu’il pénètre dans la demeure sécurisée, plus furibond que jamais. Il ne tarde pas à parvenir au salon, tourne comme un lion en cage à défaut de savoir quoi faire. Quoi faire pour que Sanjana soit épargnée. Ils ont beau s’être éloignés, ne plus se supporter, l’idée même de perdre définitivement son alliée lui est intolérable. Insoutenable. Ils se le sont jurés, dans les limbes, qu’ils ne se quitteraient pas. Jamais. Qu’ils tomberaient ensemble. Se sacrifieraient l’un pour l’autre s’il le fallait. Un magma indéchiffrable de rancœur, de remords et de crainte le prend à la gorge, rend sa respiration difficile.

Seul au milieu de ses bibelots de grande valeur, le tyran ne peut que constater que son frère avait atrocement raison. Il n’est entouré que de vide. Il cherche désespérément à le combler, mais il ne parvient qu’à l’agrandir. L’argent qui s’accumule dans ses comptes en banque et décore ses meubles de dorure ne lui permettra pas de la sauver. Le malfrat a déjà essayé de faire jouer ses quelques relations, sans succès. Il pourrait peut-être y parvenir, avec davantage de temps. Mais celui-ci est compté. Chaque seconde fait tomber un grain supplémentaire du sablier meurtrier. C’est lui qu’ils veulent. S’il se rend aux autorités, il est néanmoins quasiment certain de se faire exécuter avec l’indienne. C’est l’aubaine qu’ils attendent. Deux rebelles pour le prix d’un. La vision de tout ce luxe, qui le rend d’ordinaire si fier, lui donne la nausée. Nargué par ses propres possessions. La rage lui fracasse l’arrière du crâne et il se jette sur le premier objet à portée. Se débarrasse d’un autre dans un même élan. Les objets qui s’accumulent sur le plancher ne le calment pas, ne font que décupler sa douleur. Il persiste pourtant, envoie valser tout ce qui lui passe sous la main. Impérieuse et pressante, la fureur mène la danse. Elle s’éteindra peut être lorsque tout le contenu de la pièce sera détruit. En transe, il perd littéralement le contrôle. Le scandinave ne se rend pas compte que ses traits de fer ont rarement autant ressemblé à ceux de son géniteur, lorsque l’alcool coulait à flot dans ses veines putrides. Ses prunelles troubles ne prennent pas conscience du carnage. Elles resteront aveuglées tant que l’épuisement ne ralentira pas les battements effrénés de son palpitant.

L’escroc s’apprête à briser un énième vase, lorsque des phalanges gracieuses se nouent à son poignet. Il manque d’envoyer leur propriétaire dans le décor à son tour, emporté par son élan, mais parvient à immobiliser sa piètre carcasse immédiatement. Tout son être semble se transformer en plomb et son bras lâche prise, retombe contre sa piètre carcasse. Comme désarticulé. Le souffle haletant, il reste immobile. Le misérable organe tapi entre ses côtes lui déchire le torse, frappe contre les parois de sa geôle de chair. Pendant un instant infime, il se sent comme un gosse pris en faute, et ses rétines pleines de grisaille viennent balayer le sol avec dépit. La voix enjôleuse de la métisse le tire de son mutisme et il se décide enfin à la poignarder de son regard d’acier. « - J’ai l’air du genre à ‘vouloir en parler’ ? » Ricane-t-il avant de se dégager férocement de son emprise. Sa main frappe contre son épaule par mégarde tant le mouvement est brusque et mal maitrisé. Il se moque de la bousculer. Elle ne devrait pas rester là, si elle ne veut pas se muer elle aussi en un regrettable dommage collatéral. La tentative pour détendre l’atmosphère le fait soupirer et il s’appuie contre une commode pour tempérer les tremblements qui palpitent au creux de ses paumes. Ses paupières se referment sur le néant, puis les deux icebergs reviennent détailler les courbes affriolantes de la tueuse. L’agacement lui vrille les nerfs et se répercute dans ses intonations polaires. « - T’as rien de mieux à foutre que de te promener les fesses à l’air dans tout le manoir ? Va t’habiller, les vigiles n’ont pas besoin de profiter de ta lingerie fine. Tu les distrais. » Rugit t’il, hargneux. L’ordre hautain n’appelle pas à la discussion, même s’il doute fort que la séductrice s’y plie si aisément. Elle lui rappelle affreusement quelqu’un.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 812
↳ Points : 336
↳ Date d'inscription : 23/02/2015
↳ Age : 27
↳ Avatar : Zoe Saldana
↳ Age du Personnage : 36 ans en apparence, 261 en réalité
↳ Métier : Fondatrice de la Sakpata, tueuse & prostituée. Toujours au service de Kyran.
↳ Opinion Politique : Peu concernée mais suit les idées de Kyran
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist :
☞ IMAGINE DRAGONS - bleeding out ☞ 10CC - i'm not in love ☞ BLUE SWEDE - hooked on a feeling ☞ DAVID BOWIE - moonage daydream ☞ KODALINE - human again ☞ THE LUMINEERS - ho hey ☞ IMAGINE DRAGONS - demons ☞ MILKY CHANCE - stolen dance ☞ THE FIVE STRAIRSTEPS - o-o-h child ☞ KODALINE - honest ☞ TAYLOR SWIFT - bad blood ☞ THRICE - red sky
↳ Citation : « tell me i love you... i'll tell you: go to hell! »
↳ Multicomptes : Eamon Grimes & Giulietta Monicelli



Feuille de perso
↳ Copyright: schizophrenic, okinnel, oona writes
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Mar 28 Avr - 15:26


D’abord fière de le voir se calmer au contact de mes doigts et pourvue de bonnes intentions, je me crispe malgré moi face à sa hargne. Je semble sous estimer grandement sa colère et je retiens difficilement un pas en arrière. M’éloigner de lui reste la meilleure solution pour moi et ma survie, mais comme à mon habitude, j’ignore mon instinct pour me concentrer sur l’homme qui souffre. Au fond de moi, je sais que sa colère n’est pas unique en son cœur et c’est la raison pour laquelle je reste devant lui, malgré son regard froid qui s’empare du mien. Intraitable, il le heurte et il me faut une volonté hors du commun pour ne pas baisser les yeux sous la puissance. Mon cœur s’affole, je redoute un déplacement de sa violence sur moi. Je sais pouvoir y répondre, mais je ne suis pas certaine de le vouloir. Lentement, je déglutis, difficilement, je garde mon regard dans le sien et faiblement, je tente de reprendre, la voix moins assurée. « Probablement pas. Mieux vaut que tu t’acharnes sur ton mobilier, que tu te laisses dévorer par ce qui s’est infiltré dans ton cœur et ton âme, jusqu’à devenir fou et incapable de la moindre décision rationnelle. Oui tu as raison. Garde tout pour toi, c’est beaucoup mieux. » Hypocrite, mon discours s’est pourtant raffermi au fur et à mesure des mots. Je suis bien consciente de lui demander quelque chose que je suis incapable de faire, cependant, je m’en moque totalement.

L’attitude de mon patron me trouble et m’effraie, non pas parce que j’ai peur de lui, mais plutôt parce que je refuse de le voir péter les plombs. Ma place actuelle est bien trop enviable pour la voir s’écrouler à cause de sentiments destructeurs. S’il agit ainsi sur son mobilier, je ne donne pas cher de son organisation. Persuadée d’être froide et refusant de me sentir impliquée face à son désarroi, j’essaye de me persuader, presque avec succès, que j’agis ainsi uniquement pour le bien de la mafia qu’il a su instaurer au fil des années. Pourtant, lorsque sa main se cambre, rejetant la mienne dans un mouvement brusque et qu’il me frappe ensuite, probablement par inadvertance, je me braque et recule d’un pas. Mon regard se fait interdit et si j’ai conservé mes prunelles sombres dans les siennes, je sens une colère sourde prendre possession de moi soudain. Réminiscence d’un passé injuste, je ne supporte pas d’être frappée, d’autant plus sans raison. D’un réflexe donc, ma main se serre, mes muscles se bandent et d’un geste sec, je viens à mon tour frapper son épaule. Le coup n’est pas fort, je ne désire pas déclarer une guerre entre nous après tout. Néanmoins, je n’ai pas cherché à l’empêcher. Je ne veux pas le laisser croire qu’il peut me frapper sans représailles, même minimes.

L’agression suivante est gratuite et si je m’y attendais, je reste interdite face à la puissance de son mépris à mon égard. Son ordre me hérisse et je ne compte pas une seconde lui obéir. Certes, je demeure sous son toit, mais je ne suis pas certaine de vouloir lui obéir, face à tant de dédain. Cela ne dure peut être qu’une seconde, mais mes traits se durcissent, histoire de marquer mon mécontentement. Son attitude me donne envie de retourner me blottir entre ses draps pour n’en sortir qu’à sa fureur tombée. Malgré tout, bravement, je calme mes traits et conserve mon regard d’ébène dans le sien. Un long frisson me parcourt, je sens la froideur jusque l’intérieur de mes os. Habillée comme je le suis, ma chair de poule est aisément repérable, pourtant, je ne fuis pas et relève le menton, presque fièrement. « Je connais quelqu’un qui aurait bien besoin d’une distraction par contre. Et puis leur travail est si contraignant, une jolie vue de temps en temps devrait leur être autorisée. » Je ne suis pas méprisante, ni même moqueuse mais le sarcasme sue de chacun de mes mots. Incapable de tenir ma langue, même face à sa grandeur et sa froideur, je croise les bras, comme pour ajouter une once de mépris à mon tour. L’homme mérite d’être remis à sa place et doit comprendre que si j’accepte de rester avec lui, d’être son pantin et de prendre tous les risques pour qu’il puisse garder sa place confortable, je n’en reste pas moins volatile. S’il estime ne pas avoir besoin de moi, je reste persuadée d’être un atout non négligeable de son organisation. C’est probablement la raison pour laquelle je reste plantée là face à lui, fière et prête à prendre des coups. Seulement s’il ose pousser le bouchon un peu trop loin, je me ferais un plaisir de le laisser seul, avec ses regrets et pleine des miens.

_________________

SOMEBODY TO DIE FOR, SOMEBODY TO CRY FOR, WHEN I'M LONELY
© okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 8378
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Ven 8 Mai - 19:37

Là au mauvais endroit au mauvais moment. L’intrusion de la métisse le dérange, racle ses nerfs déjà dénudés et à vif. Ses employés ne font d’ordinaire pas preuve de tant d’audace, et préfèrent rester terrés dans un coin bien éloigné du manoir en attendant que l’orage passe. Ils savent parfaitement qu’ils deviendront les réceptacles de la colère du mafieux à la place des meubles, et ne tiennent pas vraiment à en faire l’essai. Mais probablement parce qu’elle en a vu d’autres, et qu’elle se croit en mesure de le calmer, la séductrice semble n’avoir cure des recommandations. Il sent pourtant que les sphères métalliques dardées sur elle ont réussi à la mettre mal à l’aise, et qu’elle se fait violence pour résister et lui tenir tête. Une force de caractère qui le laisserait admiratif dans d’autres circonstances, mais qui en cet instant ne parvient qu’à l’irriter davantage. « - Merci pour cette brillante analyse. Tu fais dans la psychologie de comptoir maintenant ? Sois gentille, garde tes discours vibrants pour amadouer tes clients. » Peste-t-il, peu enclin à la ménager. Il se défait de la main posée contre son bras certainement plus sauvagement que nécessaire, mais le contact physique le dérange. Délicieusement enivrant d’ordinaire, l’entrave a des allures d’agression avec le venin qui ronge ses viscères. La riposte est quasiment immédiate. Comme un boomerang, le coup se répercute contre son épaule. Le tyran ne bronche cependant pas. La glace logée dans ses prunelles devient en revanche plus polaire et il se redresse par pur réflexe, la toisant de toute sa hauteur.

« - Ce n’est pas discuter avec toi qui va me la ramener… » Ce n’est qu’un murmure, qu’il lâche avec regret entre ses dents serrées. L’amertume jaillit de ses lèvres, puis redescend le long de sa trachée. S'écoulant en perles acides et disparates sur le lit de ses entrailles. Il en révèle sans doute trop pour ne pas attiser la curiosité de la tueuse revêche, si elle n’est pas déjà au courant. Les rumeurs circulent horriblement vite. Celle de l’incarcération de l’indienne ne trainera certainement pas avant de se propager jusqu’à son personnel et la concurrence directe. Sa misérable carcasse se crispe encore davantage en songeant à son alliée en train de pourrir dans une cellule crasseuse, et les pupilles plongent dans la noirceur des siennes. Nuances d’ébène si proches de celles de l’indienne. A croire qu’il a un faible pour les créatures exotiques, au tempérament de feu et à l’indignation facile. A l’épiderme doré, se superpose pourtant aussitôt la peau laiteuse et si entêtante d’Aleksi, et le scandinave en frissonne de rage. Ecœuré d’être devenu à ce point dépendant d’un être qui n’aurait jamais dû l’attirer de prime abord.

Je connais quelqu’un qui aurait bien besoin d’une distraction par contre. Un ricanement mécanique s’extirpe aussitôt de ses lippes acérées. Une provocation supplémentaire qui pousse le tyran à se rapprocher, à s’approprier la chute des reins de la prostituée sans plus de cérémonie. « - Ah oui tu crois ça ? » Souffle-t-il, faussement amusé. Nichés sous le frêle gilet, les serpents voraces froissent le maigre tissu qui recouvre les hanches enjôleuses. Viennent ensuite redessiner les lignes de son ventre puis de son buste sans les quitter des yeux. Les viles exploratrices s’immobilisent contre le décolleté peu fourni. Prennent possession de la courbe de son sein droit avant de venir brûler la peau satinée de sa gorge. Il y reste sans bouger un instant, sans y exercer de véritable pression bien que ses doigts se montrent encombrants. Littéralement absorbées, les rétines claires délaissent finalement la vue du corps grisant de la prostituée et se plantent à nouveau dans ses billes brunes.  « - Moi je crois que j’ai surtout besoin qu’on me foute la paix. Et ils sont assez grassement payés pour se contenter des distractions en dehors de leur travail. Je ne les paye pas à se branler, ni toi à t’exhiber. Te contempler moitié nue n’est pas inclus dans leur forfait. » La prise autour de son cou se fait légèrement plus brutale et autoritaire, avant qu’il ne se décide à la relâcher. « - Et puis je ne te savais pas du genre à t’offrir gratuitement. Aurais-tu revu tes exigences à la baisse dernièrement ? » Persifle t’il, détournant le sujet vers des reproches déguisés. Déviant du trouble qui lui dévore perfidement la poitrine depuis qu'il est rentré furibond. La moquerie est légère mais le courroux ressurgit. Excessif, qu’elle puisse proposer ses services gratuitement ou faire des extras sans lui en concéder une part lui déplait. Affreusement.  

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 812
↳ Points : 336
↳ Date d'inscription : 23/02/2015
↳ Age : 27
↳ Avatar : Zoe Saldana
↳ Age du Personnage : 36 ans en apparence, 261 en réalité
↳ Métier : Fondatrice de la Sakpata, tueuse & prostituée. Toujours au service de Kyran.
↳ Opinion Politique : Peu concernée mais suit les idées de Kyran
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist :
☞ IMAGINE DRAGONS - bleeding out ☞ 10CC - i'm not in love ☞ BLUE SWEDE - hooked on a feeling ☞ DAVID BOWIE - moonage daydream ☞ KODALINE - human again ☞ THE LUMINEERS - ho hey ☞ IMAGINE DRAGONS - demons ☞ MILKY CHANCE - stolen dance ☞ THE FIVE STRAIRSTEPS - o-o-h child ☞ KODALINE - honest ☞ TAYLOR SWIFT - bad blood ☞ THRICE - red sky
↳ Citation : « tell me i love you... i'll tell you: go to hell! »
↳ Multicomptes : Eamon Grimes & Giulietta Monicelli



Feuille de perso
↳ Copyright: schizophrenic, okinnel, oona writes
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Sam 16 Mai - 20:53


Mon attitude l’agace au lieu de l’apaiser et mes lèvres se retrouvent malmenées de mes dents incisives. Je ne supporte pas de me retrouver dans cette situation, celle où je me retrouve descendue de mon piédestal. Celle qui me ramène à l’état de pure inutilité. Je refuse pourtant de le laisser m’abattre aussi facilement. Si je l’importune et bien tant pis pour lui. Son bien être passe étrangement avant le mien, dans une stupide preuve de loyauté que je n’ai pas conscience de posséder à son égard. Au lieu de me braquer donc, je me contente de respirer un bon coup pour prendre sa réplique comme elle le mérite, c'est-à-dire avec mépris. Un rire léger et moqueur s’échappe, empli la pièce désormais plongée dans le silence et mes yeux se parent d’une toute nouvelle expression amusée. « Voyons mon chéri. Tu es mon plus important client. D’un certain point de vue. C’est à toi que j’offre mes services les plus précieux. » Sous entendus évidents et moquerie bien présente, je retrouve pourtant mon sérieux bien vite. C’est son murmure, qui me parvient in extremis, qui réussi à me faire retrouver un silence proche du plomb. Elle ! Sanjana ! Bien sûr. Elle est l’unique personne à pouvoir obtenir ce traitement de faveur. Probablement pense t’il à aller la sauver de sa prison méritée. Un curieux paradoxe s’empare de moi alors que cette pensée s’insinue lentement dans mon être. D’un côté, je me retrouve impressionnée de la loyauté dont il semble faire preuve envers sa plus proche amie. De l’autre, une jalousie impérieuse et détestable, m’impose de me réjouir de la situation de l’indienne. Sans elle dans le tableau, je sais m’approcher un plus du cœur difficile à atteindre du norvégien et cette simple pensée e fait trembler d’anticipation. Difficilement, j’empêche un rictus comblé, motivée par l’air clairement contrit de mon patron.

Sa situation n’est pas enviable et j’hésite vraiment à parler. Je ne voudrais pas donner l’impression de m’imposer à lui, même si les mots me démangent. Pourtant, au lieu de prendre la parole, je me contente de l’observer, prête à lui parler dès que son expression s’adoucirait un peu. Je n’en ai pourtant pas l’occasion qu’il s’approche de moi. Sa main me fait frissonner tandis qu’elle s’aventure entre mes reins et je ne peux m’empêcher un mouvement lascif à son encontre, tenant plus du réflexe que d’une tentative de le séduire. Les coups échangés plus tôt semblent oublier et ses mains, bien plus douces sont d’autant plus agréables. Leur dernière position pourtant me fait palpiter d’une toute nouvelle façon. Menaçantes malgré leur douceur, elles ne m’attaquent pas aussitôt. Ce sont plutôt ses propos qui m’atteignent en premier et mes yeux toujours dans les siens, j’esquisse une légère grimace. Le laisser en paix… Oui, cela serait probablement la meilleure des choses à faire, d’autant plus que sa touche se resserre, me laissant suffocante lorsqu’elle me lâche finalement. Cette fois encore, des éclairs menacent ses pupilles grises, mes mâchoires me serrent et je ne peux m’empêcher de lancer, d’une voix sifflante. « Va te faire foutre Kyran. » Je l’attaque, bien malgré moi et mes mains enfin, se déposent chacune sur une épaule et s’affaire à le repousser d’un coup sec. Je retiens avec peine l’attaque suivante, me contentant de tâter ma gorge, qui marquera probablement pour quelques minutes.

Enfin, je lâche ses prunelles, pour le dévisager de haut en bas. J’essaye de lui faire sentir mon mépris latent, celui que je ressens uniquement lorsqu’il me traite comme la dernière de ses traînées. Peu certaine pourtant de mon effet, je préfère frapper encore, avec quelques paroles qui se voudraient bien sentie, dans le but évident de le faire sortir de ses gonds de nouveau. Si la méthode douce n’a pas fonctionné, je vais donc m’évertuer à faire sortir le venin de son corps, de la manière forte. Doucement, mes mains viennent frapper l’une contre l’autre, quand mes pupilles se plongent encore dans les siennes. Plusieurs coups, lents et délibérément moqueurs, retentissent dans la pièce, comme une applaudissement inutile. « Oh je suis confuse mon cher. Je voulais t’offrir un peu de réconfort, mais bien sûr… Je ne peux me donner à toi gratuitement, où va ma fierté. M’encanailler avec un rustre de ton acabit… Où vais-je donc ? » A ma moquerie gratuite, j’appose mes tournures de phrases les plus usées, les plus méprisantes, comme pour tenter de faire ressortir sa propre fierté. « Soyons un peu plus sérieux une seconde. Si parler avec moi ne la ramènera pas, tu crois vraiment que péter tes objets précieux va le faire? Réfléchis une seconde chéri. Avec moi, tu as peut être une chance de trouver une solution. En pétant tout, ça m’étonnerait fort. Sanjana ne reviendra pas si t’es pas capable de prendre sur toi une seconde afin d’activer tes deux neurones. » J’utilise son nom, pour le faire réagir et lui faire comprendre que son attitude ne réglera rien… du tout.

_________________

SOMEBODY TO DIE FOR, SOMEBODY TO CRY FOR, WHEN I'M LONELY
© okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 8378
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Jeu 18 Juin - 19:50

Hautains et moqueurs, les applaudissements de celle qui n’aurait dû être à ses yeux qu’une vulgaire sous-fifre s’élèvent dans l’air vicié. Il reste un instant interdit devant une telle provocation. Se demande ce qui le retient de lui retourner une mandale assez puissante pour lui  décrocher la mâchoire et la faire enfin faire. Certainement pas la peur. Peut-être quelques principes de bienséance, encore ancrés en lui, aussi odieux soit-il la majeure partie de son temps. Un semblant d’affection, qu’il n’admet pas ouvertement, mais qui le pousse à préserver la métisse de ses instincts les plus vils. La bile qui dégouline des lippes de la prostituée parvient néanmoins à lui hérisser le poil. Elle raye ses gencives comme de la craie crissant horriblement sur un tableau abimé. « - Cesse de jouer à l’imbécile, je parlais des vigiles et tu le sais très bien. Le rustre t’offre le gite et le couvert, je te conseille vivement de le traiter avec plus de respect. Maintenant si la catin de luxe n’est pas satisfaite, la sortie c’est au fond du couloir, à droite. » Pire alliée, la colère lui dicte des idioties, le pousse dans ses retranchements. Son ego mal placé continue inlassablement de lui jouer des tours, piqué à vif par ce qui n’est rien d’autre qu’un juste retour de boomerang. Perdre une recrue aussi douée serait une pure bêtise de sa part. Elle est bien la seule qu’il n’a jamais eu envie de renvoyer en deux ans de bons et loyaux services.

Le tyran brise à nouveau la distance, laisse glisser ses doigts de l’épaule de la louisianaise à son poignet. Douceur factice qui imprègne également le timbre de sa voix, bien trop mielleuse pour ne pas couvrir des lames acérées. « - On verra si tu trouves des draps aussi accueillants que les miens. » Susurre t’il, ses prunelles d’un bleu électrique rivées dans les billes ténébreuses de l’impétueuse. Mais la réplique assassine qui suit crispe le moindre de ses muscles, le paralyse littéralement. Le pousse à s’éloigner des courbes alléchantes, et de la tentation qu’elles pourraient représenter. Il récupère son briquet et une cigarette sur la table basse en verre, miraculeusement épargnée par sa violente crise de nerfs. Le cylindre ne tarde pas à s’enflammer, et injecte à son organisme une dose suffisante de nicotine pour enrayer une énième perte de contrôle. « - Je vois que les nouvelles circulent toujours aussi vite. » Ricane t’il, amer face à ce constat. La cendre s’éparpille, sur le sol comme sur le lit de ses entrailles. « - Depuis quand tu es au courant ? » Aboie-t-il, en jetant une œillade inquisitrice dans la direction de l’insolente. Presque désireux de rejeter son courroux sur elle, à défaut de pouvoir continuer de se défouler joyeusement sur ses meubles.

« - Je ne fais que ça, y réfléchir, si tu veux tout savoir. Et c’est sans issue. On n’est pas prêts pour une opération de sauvetage de cette envergure. Et la seule capable de faire sauter les murs de la prison se retrouve justement à croupir derrière les barreaux. » L’aveu s’extirpe péniblement de sa trachée, rendue aride par l’angoisse qui perce ses poumons comme un vulgaire ballon de baudruche. Reconnaitre son impuissance lui lacère l’échine, lui coûte terriblement. Tous les plans d’évasion promettent de se solder par un échec. Par une boucherie sanglante. La marge d’erreur est inexistante. Il le sait, au fond de lui, que le sort de l’indienne est déjà scellé. Ils vont la saigner, pour l’exemple, en place publique. Montrer à tous le sort réservé aux rebelles, à tous ceux qui ne se contentent pas de rester des pions sur un échiquier meurtrier. Abréger la seconde existence de l’un ou de l’autre, les sales rats n’attendent que ça. « - Je peux seulement faire ce qu’ils attendent. Me dénoncer à sa place, espérer que l’échange leur suffise pour la libérer. » Murmurée dans sa barbe, la sentence s’arrache difficilement de son palais, plus pour lui-même que pour elle. Le scandinave a honte, d’envisager une telle soumission. De se laisser abattre comme un chien, sans lutte. Mais l’idée d’abandonner Sanjana sans rien tenter le rend malade. Abominable, oppressante, la culpabilité ronge ses veines. Les tord dans tous les sens. « - Mais je t’en prie, n’hésite pas si tu as une meilleure proposition. Ta capacité de réflexion est sans doute supérieure à celle de la brute à deux neurones qui te sert de patron. » Persifle t’il, en se retournant vers la silhouette enjôleuse. Ses sphères métalliques viennent sonder les siennes, s’attardent plus que de raison dans les rétines sombres. Il la défie clairement. Un infime espoir vacille dans son regard, aussitôt soufflé par un vent de glace. Il n’entrevoit qu’un champ de ruines à l’horizon. Qu’il s’agisse d’une amitié malsaine qui a traversé les décennies, forgée dans le sang et le soufre des géhennes. Ou de leurs misérables vies. De leur trafic de moins en moins prospère, à force d’y laisser bêtement des plumes et de multiplier les erreurs de débutants.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 812
↳ Points : 336
↳ Date d'inscription : 23/02/2015
↳ Age : 27
↳ Avatar : Zoe Saldana
↳ Age du Personnage : 36 ans en apparence, 261 en réalité
↳ Métier : Fondatrice de la Sakpata, tueuse & prostituée. Toujours au service de Kyran.
↳ Opinion Politique : Peu concernée mais suit les idées de Kyran
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist :
☞ IMAGINE DRAGONS - bleeding out ☞ 10CC - i'm not in love ☞ BLUE SWEDE - hooked on a feeling ☞ DAVID BOWIE - moonage daydream ☞ KODALINE - human again ☞ THE LUMINEERS - ho hey ☞ IMAGINE DRAGONS - demons ☞ MILKY CHANCE - stolen dance ☞ THE FIVE STRAIRSTEPS - o-o-h child ☞ KODALINE - honest ☞ TAYLOR SWIFT - bad blood ☞ THRICE - red sky
↳ Citation : « tell me i love you... i'll tell you: go to hell! »
↳ Multicomptes : Eamon Grimes & Giulietta Monicelli



Feuille de perso
↳ Copyright: schizophrenic, okinnel, oona writes
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Mer 1 Juil - 17:42


Raidie par le venin de ses mots, je me force à redresser la tête pour lui afficher un maximum de mépris de cette façon. J’essaye vraiment de se pas prendre pour moi ce qu’il ose dire, pourtant chacune de ses paroles s’incruste dans mon cœur et vient se heurter à ses parois, douloureusement. Se faire remercier de cette façon, sans aucun égard pour ma position et mes sentiments, même par jeu, est douloureux tant et si bien que je détourne le regard une seconde. Je voudrais lui servir de nouvelles ignominies mais en réfléchissant trop longuement, je me retrouve de nouveau prisonnière de son toucher, si doux dans cette tempêter menaçante. Aussitôt mon esprit s’apaise, pour s’échauffer aussi sec encore une fois. Je ne devrais pas prendre autant à cœur les divagations de son esprit blessé, mais j’en viens à me reculer de plusieurs pas, comme pour être certaine de ne plus subir l’assaut de sa douceur lorsque ses mots viennent m’assassiner sournoisement. « Tu n’as pas les meilleurs draps de la ville mon cher. Ne t’en déplaise, plusieurs draps seraient ravis de compter ma présence en leur sein. N’oublie pas que tu n’es pas le seul capable d’utiliser mes… faveurs. »  Ma langue claque contre mon palais et je viens de nouveau croiser les bras devant ma poitrine, dans un signe évident de protection et de colère envers mon patron, que je déteste actuellement. Tellement obnubilé par la « perte » de sa précieuse amie, il en oublie mon importance et pour cette raison, je devrais probablement le laisser seul avec les problèmes dans lesquels il semble aimer se vautrer.

Soupir à ses nouveaux propos, que je ne parviens pas à retenir. En plus du sens commun, le brun semble aussi perdre son intelligence au fur et à mesure des secondes et en vient même à insulter la mienne par sa question « Je suis loin d’être idiote. Elle… Il n’y a qu’une seule Elle. Te la ramener… Je sais calculer un plus un. Et aussi lire entre les lignes. Elle. Sanjana. Te la ramener… Cela signifie qu’elle est probablement en prison. CQFD. Tu viens de me l’annoncer par toi-même. Alors si tu comptais m’accuser d’espionnage à ton encontre ou quelques stupidités du genre, oublie, ça vaudra mieux. » C’est son ton, qui m’a finalement poussé à me montrer aussi froide, aussi mesquine, mais dans le même temps, j’essaye vraiment de prendre sur moi pour ne pas trop l’agresser. Je force mes paroles à être moins agressives et lorsqu’enfin, il se confie à moi, je me détends presque immédiatement. Mes bras retombent le long de mon flanc et j’hésite une seconde à aller vers lui pour lui transmettre ma chaleur. Les mots voudraient sortir aussi, mais ne viennent pas. Mon esprit réfléchit à mille à l’heure, cherche à trouver une solution pour sauver cette fille que je n’aime pas du tout pourtant. Et la situation semble évidente. Le gouvernement ne cherche qu’une seule chose. Atteindre Kyran. Et mon patron semble avoir eu le même cheminement de pensées puisqu’il parle de nouveau. Et cette fois, si ses propos me glace le sang, ce n’est pas parce qu’il me fait mal, mais parce qu’ils sont autant stupides qu’effrayants. Même sa dernière pique n’arrive pas à dissimuler l’inquiétude que je ressens sous une couche bienvenue de colère. Le seul sentiment qui m’anime présentement est cette panique, qui arrive doucement à prendre possession de mon être et lorsque mes yeux rencontrent les siens de nouveau, je m’approche.

D’un pas vif, je réduis à néant la distance entre nous et mes deux mains viennent se déposer sur son torse. Mes lèvres bientôt, viennent prendre possession de ses lippes trop bavardes et les réduisent finalement au silence, au moins pour quelques secondes. Je ne m’éloigne pas immédiatement, plus pour être certaine d’avoir toute son attention que pour être proche de lui. « Tu devrais arrêter de dire des conneries si tu veux continuer à être respecté comme chef. Tu ne peux faire ce qu’ils attendent de toi. Pour plusieurs raisons évidentes. D’abord, tu ne peux pas amputer l’organisation de son chef. Si toi, tu vas en prison, pire, si tu es tué, que va-t-il advenir de nous ? Je rebondirai, tu le sais, mais les autres ? Ensuite, tu n’as aucune garantie que ça la fasse libérer. Et puis bien sûr, je ne pense pas qu’elle respecterait ta mémoire une seconde si tu venais à te sacrifier pour elle. Si c’était moi, nul doute que je perdrais la moindre once d’affection et de respect que je peux avoir. Et puis enfin… ma seule et unique proposition serait… de la laisser là bas. » La fin de ma phrase est marquée d’une hésitation et je serre avec force le tissu qui court sous mes doigts. « Je… je suis désolée Kyran. » De ne pas être meilleure. De ne pas avoir de solution à ton problème. De ne pas pouvoir prendre sa place. De ne pas être elle…

_________________

SOMEBODY TO DIE FOR, SOMEBODY TO CRY FOR, WHEN I'M LONELY
© okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 8378
↳ Points : 337
↳ Date d'inscription : 31/08/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jonathan Rhys-Meyers
↳ Age du Personnage : 37 ans d'apparence, 177 ans en réalité
↳ Métier : Mafieux influent, fondateur de la Nemesis
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
↳ Multicomptes : Nymeria C. Grimes & Rhys Steinsson
↳ Couleur RP : Navajowhite



Feuille de perso
↳ Copyright: Cyrine & Pathos & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Mar 14 Juil - 14:39

Un dommage collatéral. C’est tout ce que la métisse est, et tout ce qu’il aurait préféré lui éviter. Il le sait, qu’il froisse un ego qui a besoin de bien moins pour être blessé. Il ne parvient pas à s’en empêcher. La bile s’écoule de ses lèvres sans le moindre contrôle, le moindre filtre. Si une part de lui se rend compte qu’il devrait cesser les hostilités avant d’aller trop loin, elle est bien maigre face à celle qui l’utilise comme diversion. L’affrontement l’empêche de se ronger davantage les sangs pour celle qui a longtemps incarné sa seule alliée. « - Heureusement que je ne suis pas le seul, tu aurais déjà fait faillite sinon. » Ricane-t-il, prenant sans doute un peu trop à la légère la menace distillée. Il est loin, vraiment très loin de déverser toute sa foudre sur elle. Si elle se détourne de lui pour ce qui lui semble être si peu, il se demandera certainement comment elle a bien pu faire pour tenir deux ans à son service. La faible rancune et les nerfs d’acier font partie des qualités requises quand on accepte de travailler pour son compte, même si elles ne sont pas inscrites noir sur blanc dans le contrat.

« - Mais je ne t’accuse de rien du tout, c’est toi qui est paranoïaque. » Siffle-t-il, balayant presque rageusement la défense de la tueuse. Pour autant, il ne lui accordera probablement jamais sa confiance pleine et entière. Il n’oublie pas qu’elle avait pour mission de le liquider et qu’elle a finalement retourné sa veste. Si elle a pu trahir son ancien patron, elle est sans doute apte à en faire de même avec lui, si son intérêt est ailleurs. Il faudrait qu’il perde tout et qu’elle lui reste fidèle malgré tout pour qu’il puisse réussir à croire en sa loyauté absolue. Pas aveuglément en tout cas. S’il perd l’indienne, c’est l’un de ses derniers fragments d’humanité qui s’envolera en fumée avec elle. Il le sent déjà, qui s’arrache de sa peau livide et se disperse à l’acide. Des frissons compulsifs égratignent sa colonne vertébrale, tassent sa silhouette d’ordinaire si fière. Il serre les poings pour empêcher les doigts de trembler. Cherche à leur insuffler un semblant de force pour éviter de perdre toute contenance. L’ecchymose qui meurtrit le forcené dans sa cage thoracique épouse toutes les nuances du désespoir, du pourpre au noir, en passant par le dégoût verdâtre. Le mafieux ne cille pas lorsqu’elle brise la distance d’un pas vif et assuré. Il a tout juste un mouvement instinctif de recul lorsque son parfum enivrant vient griser ses sens. Aussitôt avorté par le souffle volage de ses lippes contre les siennes. La tendresse qu’elle y empreigne lui fait plus de mal que de bien, éloigne la colère pour mieux raviver son chagrin, vainement enseveli sous des couches d’arrogance et d’exaspération.

Les paroles de la louisianaise s’infiltrent dans ses tympans et certains arguments lui semblent si absurdes qu’il doit se retenir de lui rire à nouveau au nez. Il la laisse cependant terminer son monologue, puis agrippe doucement les serpents échoués contre son torse pour mieux les écarter de sa piteuse enveloppe. « - Ce qu’il adviendrait de vous ? Tu crois vraiment que c’est ça qui va m’arrêter ? Ne me dis pas que tu es naïve à ce point-là ? » Plus adepte du proverbe ‘après moi, le déluge’ que des considérations altruistes. La seule personne qu’il redoute viscéralement de laisser derrière lui n’est autre que son frère, qu’il ne pourra plus voir ni maladroitement chercher à protéger. Aleksi, de son côté, se portera certainement bien mieux sans lui et ses redoutables sautes d’humeur. Ceux qui restent trouveront bien un autre diable auquel se vouer, Marie y compris. Ses employés ne sont que des pions sur son grand échiquier, auxquels il tient parfois plus qu’il ne l’admet. « - Et tu es décidément loin de me connaitre, si tu t’imagines que je m’intéresse à ce qui se racontera de moi après ma mort. Quelle importance qu’on crache sur ma tombe si je suis en train de ramper en Enfer ? Tu me crois à ce point narcissique ? » La gloire et la richesse n’ont aucune valeur dans les géhennes, il n’a pas la prétention de vouloir que sa mémoire perdure après sa mort. Il en est encore à se persuader qu’il fait tout ça pour son cadet, et pas entièrement pour son propre petit plaisir personnel. « - Et tu ne la connais pas. Elle se précipiterait si les rôles étaient inversés. C’est ce qu’on fait quand on est une famille. C’est ça qui te ferait perdre toute once d’affection et d’estime ? Que je ne te laisse pas lâchement croupir dans une cellule puis être abattue comme une chienne ? Je saurai m’en rappeler si tu te retrouves un jour à sa place et que tu penses réellement toutes les âneries que tu débites. » Crache t’il, blessé par les propos de la prostituée. Détruit par la véracité de certains. S’il se rend, son sacrifice sera inutile. Ils les massacreront tous les deux.

Ses mains relâchent les siennes, gardées tout ce temps sous son emprise fébrile et il laisse contre toute attente l’une d’elles se perdre dans sa chevelure d’ébène. Sa bouche s’appose contre sa tempe, comme pour effacer les répliques médisantes à défaut d’avoir le cran de s’excuser à voix haute pour son emportement. Sa manière à lui de quémander son pardon pour sa conduite abjecte se traduit toujours uniquement par des gestes. Elle ne cherche qu’à lui faciliter la tâche, mais il est trop amer pour recevoir son aide. La sentence est irrévocable, et le sinistre constat le rend fou. « - Désolée de quoi ? Tu n’y es pour rien. Tu fais ce que tu peux pour mettre des mots sur une situation impossible, mais je ne suis pas prêt à l’entendre. » La confession n’est qu’un murmure, prononcé si bas qu’elle en deviendrait presque inaudible. Il reste encore une poignée de secondes contre elle, se rassérène de sa chaleur animale avant de s’écarter et de s’en aller de la pièce. La décision qu’il est contraint de prendre a beau être la seule raisonnable, elle est insoutenable. Affreusement cruelle. Horriblement égoïste. Même pour un monstre comme lui.

_________________
I've got blood on my name
There's a reckoning a'comin. And it burns beyond the grave. With lead inside my belly. Cause my soul has lost its way.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t876-kyran-chaos-isn-t

Féminin
↳ Nombre de messages : 812
↳ Points : 336
↳ Date d'inscription : 23/02/2015
↳ Age : 27
↳ Avatar : Zoe Saldana
↳ Age du Personnage : 36 ans en apparence, 261 en réalité
↳ Métier : Fondatrice de la Sakpata, tueuse & prostituée. Toujours au service de Kyran.
↳ Opinion Politique : Peu concernée mais suit les idées de Kyran
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist :
☞ IMAGINE DRAGONS - bleeding out ☞ 10CC - i'm not in love ☞ BLUE SWEDE - hooked on a feeling ☞ DAVID BOWIE - moonage daydream ☞ KODALINE - human again ☞ THE LUMINEERS - ho hey ☞ IMAGINE DRAGONS - demons ☞ MILKY CHANCE - stolen dance ☞ THE FIVE STRAIRSTEPS - o-o-h child ☞ KODALINE - honest ☞ TAYLOR SWIFT - bad blood ☞ THRICE - red sky
↳ Citation : « tell me i love you... i'll tell you: go to hell! »
↳ Multicomptes : Eamon Grimes & Giulietta Monicelli



Feuille de perso
↳ Copyright: schizophrenic, okinnel, oona writes
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Big boys don't cry (ft. Kyran)   Ven 31 Juil - 23:31


Je lève les yeux au ciel à sa nouvelle remarque qui se veut blessante mais je ne fais que m’irriter juste un peu plus. Enfin je comprends son jeu. Il ne cherche qu’à déporter sa frustration sur moi et même si j’en ai enfin pris conscience, je ne peux m’empêcher de m’agacer et de vouloir lui répondre. Cette fois pourtant, je maintiens mes lippes serrées et me contente de lui lancer un nouveau regard noir. Mes prunelles noires se maintiennent sur l’azur des siennes, juste assez pour lui faire comprendre ma frustration et ma colère, sans pour autant savoir s’il me comprendra. Je ne tiens pourtant pas à lui faire part de vive voix de ma colère, désireuse de conserver le semblant de discussion que nous avons. Je retiens donc une réplique assassine, me contente de pincer les lèvres encore un peu plus avant d’enfin le libérer de ma poigne visuelle. Dans chacun de ses gestes, de ses paroles, je sens la rancœur latente. Ce n’est pas contre moi, pourtant je suis la seule à cet instant pour le libérer de ses besoins d’agressivité. Probablement aurais-je du rester dans son lit, bien abritée de ses foudres, mais cela aurais été agir contre ma nature même de curieuse. Me voilà donc dans cette posture peu enviable, et pourtant je ne recule pas. Nouvelle attaque, nouvelles paroles perfides que je me contente cette fois de balayer d’un geste de la main. Plus tard… Dans quelques heures, je trouverai bien une occupation suffisamment sanguinaire pour faire passer la colère grondant sous ma peau. Chacun de mes pores semble prêt à s’enflammer et pourtant… Forte de la nouvelle décision de conserver mon calme, je ne fais que me mordre la lèvre inférieure, plutôt que de l’agresser de nouveau. Je prends sur moi pour ne pas lui sauter au cou et lâche finalement, d’un ton beaucoup plus neutre que prévu. « C’est ce qui me maintient en vie mon chéri. » Provocation ultime, le surnom est pour cette fois pourtant plus affectueux qu’impertinent.

Cela paraît presque contre nature, pourtant l’appellation est venue simplement, comme une marque d’affection saugrenue. Tout comme le baiser dont je le gratifie ensuite. Destiné à le faire taire, il semble plutôt ranimer sa verve et cette fois, je me sens juste blessée. Mes dents se serrent, mon regard se fait dur mais je préfère détourner le regard, pour éviter de lui montrer qu’il m’a touché. Je n’écoute que d’une oreille la suite de ses propos, trop occupée à ravaler ma douleur. La force de mon insignifiance m’a percuté et m’empêche de me concentrer. La fin pourtant me percute encore un peu plus et enfin je relève les yeux vers lui, pour lui lâcher, amère. « C’est bien pour cette raison que je l’ai toujours trouvé stupide. La grandeur des sacrifices pour autrui, sans déconner. Elle est où ta verve ? Moi d’abord, les autres ensuite. Tu te rends même pas compte de ta contradiction. Oui ! Si un jour je me retrouve dans sa situation, abandonne moi. Il est hors de question que tu crèves comme un âne bâté à cause de sentiments stupides à mon égard ! » Enfin je laisse retomber les mots entre nous, à l’instar de mes mains qui viennent, sans volonté, s’écraser de chaque côté de mon corps. Cette joute verbale m’épuise et je ne me rends compte que trop tard de mon implication. Dans l’optique de l’aider, je me suis jetée toute entière dans cette étreinte de mot et c’est mentalement que le contrecoup se fait soudain sentir.

Juste à temps pour que ses gestes me calment. Ils sont l’exact contraire de ses paroles. C’est à cause d’eux que je resterai là, près de lui, alors que tout me pousse à m’éloigner. Je ne me blottis qu’une seconde contre lui, avant de finalement lâcher, d’une voix douce, qui contraste fortement avec mes propos précédents. « Désolée de ne pas être à sa place… Il aurait été plus facile pour toi de te séparer de moi. » Ce n’est qu’une constatation, peut être amère, mais cette fois, ce n’est que la douceur qui se fait entendre. Je ne suis plus prête à me battre… D’ailleurs il s’en va déjà, ma main s’égare sur son bras juste une seconde de plus et reste suspendue alors qu’une larme vient me brûler. Difficilement, je déglutis, avant de me détourner à mon tour. Le temps est venu pour un bain dans le bayou, où la bête saura apaiser le tourment humain qui agite mon cœur soudain…

_________________

SOMEBODY TO DIE FOR, SOMEBODY TO CRY FOR, WHEN I'M LONELY
© okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Big boys don't cry (ft. Kyran)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Hello Boys and Girls !!
» Hello, I'm Summer. I love littles boys... in my bed. 8)
» [VFX] Bad Boys II Making Off
» Shut up flower boy band ! (K-drama)
» Projet Boys Over flower RPG

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-