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 is your secret safe tonight? {feat STAIN

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MessageSujet: is your secret safe tonight? {feat STAIN    Lun 20 Avr - 11:48

RESISTANCE

is our secret safe tonight? and we are out of sight? or will our world come tumbling down? will they find our hiding place? is this our last embrace? or will the walls start caving in? resistance - muse

Résistance. Les cris. Les mouvements. Les murmures. Résistance. Les gens pressés. Les gens qui bossent. Résistance. Tu es seul et le vent heurte ton visage. Il est brûlant, agressif. Tes cheveux passent devant tes yeux et tu les replaces d'un mouvement vif. Les corps se bousculent rapidement. Tout est beaucoup trop rapide aujourd'hui. Tout est toujours trop rapide depuis quelques temps. Résistance. Tu entends ton nom dans le brouhaha environnant. Tu es venu avec.. Avec quelqu'un. C'est sûr. Tu t'en souviens. Tu sais qu'il est quelque part. Tu n'as vu son visage qu'une fois. Une seule et unique fois. Et il faut que tu le retrouves, au milieu du monde. Il est sans doute entré dans une des rames de métro. Il a sans doute fini la mission. Et toi tu es resté bloqué à l'entrée, fascinée par cette fourmilière géante. Tu as laissé le vent t’envoûter, tu as laissé la ville t'avaler. Résistance. Il faut que tu avances. Tu serres les tracts que tu as dans la main. Tu enfonces ton autre main dans la poche étroite de ton jeans en avançant légèrement au dessus de la bouche de métro, là où l'escalier avale l'humanité toute entière. Tu esquisses un léger sourire lorsque tu croises le regard de quelques curieux. Beaucoup trop curieux à ton goût. Mais qu'est ce que la curiosité humaine si ce n'est une des valeurs les plus profondes de son caractère. Ils ne se doutent de rien. Pourquoi se douteraient-ils de quelque chose? Oui, pourquoi? Il n'y aucune raison que tu te fasses remarquer. Tu n'es qu'un simple passant. Un passant qui passe. Qui repasse. Qui trépassera. Ton coeur tambourine dans ta poitrine, pauvre âme sensible. Tu as peur. Un peu. Peut-être plus que tu n'oserais l'imaginer mais à quoi bon vivre dans la terreur? Dieu n'a pas programmé l'existence toute entière pour qu'elle soit terrassée par la peur. A quoi bon vivre si l'on s’aplatit devant une si fine menace? Résistance.

Le vent fait claquer les feuilles entre elles. Leur bruissement t'agace. Tu voudrais t'en débarrasser. Plus vite. Le vent lui même souhaite accomplir cet acte. Il veut que ça aille plus vite. Il souhaite que tu tendes la main au dessus de cet escalier et que tu laisses tomber les tracts. Les gens regarderont en l'air, serons profondément choqués et ils réagiront. Et tu disparaîtras. C'est aussi simple que cela. L'autre personne que tu avais rencontré juste avant n'avait prononcé que quelques mots rapides, surement répétés pendant des heures pour assurer leur compréhension malgré le bruit ambiant et la rapidité à laquelle devait s'effectuer l'échange. Résistance. L'adrénaline monte, doucement. Elle envahit chaque partie de ton anatomie et tu vibres d'excitation. Tu attrapes la capuche de ton gilet et tu la places sur ta tête. Quel dommage pour tes cheveux. Stricte nécessité. Ton regard plongé dans l'obscurité se dirige vers ses nombreux piétons qui ignorent tout de ce qui se déroule au dessus d'eux. Tu es le pieds qui viendra écraser ses foutus fourmis. T'as jamais aimé les fourmis. Beaucoup trop nombreuses. Et puis elles grattent. Elles sont envahissantes. Comme l'Homme. Tu tends la main, lentement. Et tu lâches les tracts, non pas peu fier de participer à cela. Tu vois les feuilles voleter lentement au rythme du vent. Tu vois la surprise sur les visages. Tu vois la gêne, la honte, la colère. Tu vois ce sourire, perdu au milieu de tous ses autres visages bien trop expressifs. Tu vois cette satisfaction, cette fierté d'un autre. Il est au milieu des autres. Il ne s'en cache pas le temps du sifflement de la bourrasque de vent. Lorsque les tracts atteignent enfin le sol, il reprend sa marche, sa dance infernale en direction de son travail qu'il doit probablement détester.

Et les autres. Les autres, ils restent planter là. Ils hurlent de rage. Ils s'indignent. La horde crie au blasphème, crie la haine et la hargne d'un peuple endoctriné. C'est jouissif. C'est jouissif d'entendre tant de rage à travers un si petit acte. Résistance. Certains osent lever les yeux mais tu n'es déjà plus là. Tu es plus loin. Tu as observé quelques secondes mais tu as décampé. Tu rabaisses ton masque de résistant et tu t’apprêtes à sauter de joie lorsqu'une main ferme saisit ton poignet et te saute en plein mouvement. Un léger grognement s'échappe de tes lèvres alors que tu tournes ton regard vers l’intéressé. Un battement de coeur plus rapide. Un léger sursaut. Un sourire en coin. Le saligot. Votre peau n'aura pas eu le temps de me manquer tendre ami... Une voix suave. Toujours ce sourire en coin. Stain.

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↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: Re: is your secret safe tonight? {feat STAIN    Mer 22 Avr - 13:30


Comme un animal que l’on gronde puis que l’on enferme pour lui faire passer l’envie de recommencer sa bêtise. Le fauve en cage se laisse mourir pour faire comprendre à ses maîtres ce qu’il pense de ce traitement ridicule que l’on s’oblige à lui infliger. Comme un animal que l’on brise pour mieux l’asservir. Stain a eu cette sensation là le jour où ses supérieurs lui ont fait comprendre que les missions seul, il pouvait s’assoir dessus. En lui enlevant son arme de service, ils lui ont coupé les ailes. On fait de lui, la recrue qu’on laisse sur le banc de touche. Juste au cas où. Elle est là, ils le savent et si jamais personne ne peut faire l’affaire pour une mission de bas acabit, c’est elle que l’on sortira. A contre cœur bien sûr. Il n’a pas cherché à se justifier quand la question lui est tombée sur la gueule. Pourquoi ? Qu’est-ce qui peut bien pousser un homme de sa trempe à aller jusqu’au suicide ? Tant de chose. Ils le savent pourtant, que son appartement a été la scène d’un meurtre. Assassinat effroyable qui le touche de plein fouet vu le lien étroit qu’il entretenait avec la victime. Ils le savent mais le fait est trop peu important pour que cela fasse naître un semblant de compassion dans leur cœur. Des militaires. Doté d’un sang-froid qu’il admire et qu’il déteste. Il n’a rien d’un parfait soldat, c’est un fait. Il n’a rien non plus du caniche que l’on peut poser dans son panier avec une tape sur la tête et un sourire niaiseux. Et rester à la base le dévore presque autant que de rester terré dans son appartement. Il est obligé de faire acte de présence, c’est un fait. Mais à choisir, il préférerait crever tranquille dans le noir de sa tanière. Seul avec les ombres, les souvenirs et les bruits entêtants de la ville en pleine effervescence. Parfait contraste avec le vide qui se creuse sous sa peau.

Alors qu’on lui a annoncé qu’il pouvait sortir se dégourdir les pattes, le loup  à jubiler. Si les pupilles de l’homme sont restées vides, le fauve lui, se mit à gratter contre la peau morte. Il refuse le sort que lui impose son maître. S’insurge, griffes et crocs devant un tel état de décrépitude. Il peut sortir, mais pas seul. Hors de question de le laisser seul. La présence constante d’un autre Hunter à ses côtés lui brise les nerfs. Les irritent jusqu’à ce qu’ils se tendent et menacent de rompre. L’homme pousse un lourd soupir, les épaules s’affaissent et il baisse la tête, résigné à supporter la présence d’une énième suicide-sitter. Il fait tâche à côté de l’autre soldat. Plus petit que lui, le type en impose tellement plus, à se tenir aussi droit qu’un "i". La faute au balai qu’il a dans le cul. Le gus bombe le torse, fait scintiller son insigne aux yeux des passants, comme si l’uniforme noir n’était pas suffisante pour qu’ils comprennent et s’écartent. Un nouveau soupir, d’accablement devant tant de bêtise. Stain ralentit l’allure et se met alors à fixer le postérieur de son collègue avec l’espoir futile de voir le fameux balai qui le fait sourire. Il imagine, et un fragile sourire s’appose sur ses lèvres. Il ne reste que le temps d’un battement de cœur et s’envole dans un autre lorsqu’ils s’engouffrent dans les bas-fonds de la ville et se mêlent à la foule envahissant le métro. Ils sont deux. Des troubles-faits un peu trop téméraires qui nécessitent l’intervention des forces noires. Connerie. Un petit Peacekeeper aurait fait l’affaire c’était certain. Et pourtant, voilà que Balais-dans-le-fion s’éloigne et se met en quête de rattraper le premier rebelle. Du coin de l’œil, le fauve aperçoit le second. L’homme met du temps à réagir, mais l’animal pousse ce corps fragile en avant. La main se lève et se referme sur le poignet juste avant que la proie ne s’évade. Il tire en arrière, agrippe l’épaule de son autre main, fait crisser le cuir de son gant et se fige une fois le visage dans son champ de vision.

La voix le dérange, fait courir d’irrépressibles frissons le long de son échine et c’est tout son corps qui se crispe. « - Circulez, la fête est terminée. » L’ordre claque et son timbre jure avec les notes suaves employées par l’autre. Stain le tire en arrière, l’éloigne de l’artère et de la foule et en vient à plaquer le trouble-fait contre le mur. « - Je suis pas venu pour jouer, ravale tes insinuations. » Le loup a soif de sang. L’homme a soif de rien. Et de tout à la fois. Il chavire, resserre sa prise contre l’épaule pour maintenir sa proie en place. « - Trouble à l’ordre public. Il y a quelques années tu aurais le droit à un avertissement. Tu sais ce que ça va te coûter aujourd’hui ? » Les pupilles sombres cisaillent, accablent et sondent celles de l’homme en face de lui. Glissent le long de sa silhouette et se posent alors sur les tracts qu’il tient entre ses doigts fins. Stain lâche le poignet et fait glisser un petit entre ses doigts pour en lire le contenu. « - Et en plus pour balancer des conneries. Sérieusement, t’as pas plus intelligent à faire ? » Le sourire sur ses lèvres se veut amusé, mais sur son visage c’est une ombre qui tire les traits fatigués.

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MessageSujet: Re: is your secret safe tonight? {feat STAIN    Mer 22 Avr - 14:19

RESISTANCE

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La pure animalité. Être la proie de ses émotions, la proie de ses pulsions. La rage. L'excitation. Tant de sensations qui sont beaucoup trop familières. Elles sont puissantes. Bien plus puissantes chez certaines personnes. Elles explosent. Ce sont des météorites dans l'âme des fragiles. Ce sont des œuvres d'art exposaient au monde entier en un clin d'oeil. Elles sont violentes, elles dérangent, elles font parler. Elles font des dégâts. Toujours beaucoup de dégât. Toujours est-il qu'il est possible de contrôler cette animosité. En quoi l'Homme pourrait se différencier de l'animal si lui n'est pas capable de bon sens, si l'Homme n'est pas capable de prendre du recul sur ses actes. De réfléchir. De penser. Le chaos régnerait probablement si ces instincts purement animalisés. Es-tu un animal Narcisse? Grand Dieu non. Toi tu es une fleur. Une fleur fragile. Tu es illimité et pourtant tellement facile à éliminer. Mais tu es comme le chiendent. Tu es là, partout. Tout le temps. Et tu ne pars jamais. Tu es la fleur qui résiste. Tu es celle que l'on arrache, celle qui repousse. Du moins c'est ce que tu aimerais croire. Mais tu n'es qu'une fleur et ton destin dépend de cette main qui brisera ta ligne de vie. Tu n'es pas même pas une rose. Tu n'as aucune défense. Aucun moyen de contrer cette main et tu te laisses attraper sans effort. A quoi bon lutter sans aucune défense? Tu es victime du monde au même titre que tu en es l'essence même. La vie qui bat, la vie qui lutte. Cela devrait être ça la vie, plutôt qu'un enchaînement illimité de sujétion à plus fort que soit. La loi du plus fort. Oeil pour oeil, dent pour dent.  

Pourquoi vouloir être un rebelle lorsque l'on est une fleur? Tu peux être un poison. Aussi vénéneux et imperceptible que possible. Un de ceux qui font le plus de ravages sans laisser la moindre fleur. Tu peux empoisonner. Tu peux séduire, détruire. C'est facile. C'est être là où autrui s'attend le moins à ce que tu sois. C'est comme danser avec le feu, les paumes au dessus des flammes sans ressentir autre chose qu'une légère chaleur. Tu te penses invincible, toi la proie facile. Toi vulgaire agneau dans la gueule du loup. Mais peu importe. Faire les justiciers c'est drôle, n'est-il pas? Il faut des gens qui luttent, il faut y croire. Il faut l'espoir. Parce que l'espoir c'est la vie. C'est ce qui maintiens l'être humain en vie, aussi idiot puisse-t-il être. Pourquoi devrais-tu accepter cette domination? Elle tue l'espoir. Elle tue la vie. Elle arrache tout once d'espoir. Elle ne sait que trop bien comment diriger ce petit peuple. Ces petits gens qui ne valent rien. Sans talent. Sans intérêt. Des sujets.

Tu t'es laissé capturé. Disons cela comme ça. Il est plus simple de faire face à la menace plutôt que de la nier. Tu as été surpris, avant tout. Tu étais encore dans l'excitation du moment, dans la fierté du geste accomplit. Tu avais l'image de tous ces cons consternés. Quel magnifique spectacle en y repensant. Tellement gratifiant. Ils sont aveuglés par l'absurdité des choses. Ils sont aveuglés parce qu'il est plus facile de fermer les yeux que de les ouvrir pour comprendre les choses. Stain tient fermement ton poignet. Le coquin. Il fait son petit numéro, demande aux passants de passer et il te garde, rien que pour lui. Pour te dévorer. Tu sens son pouls rapide. Tu sens son regard vif et sur le qui-vive. Il est fascinant. Il est intriguant dans le moindre de ses mouvements. Tu es en danger, probablement, mais peu importe. Tu iras en prison, on t'en sortira. La résistance ne laisse jamais le gouvernement mettre la main sur un de ses membres. Tu l'espères, du moins. L'apollon finit par te plaquer contre le mur, instant pour que tu stoppes tes insinuations mais à quoi bon arrêter quand lui-même n'y met que peu du sien? Tu sens un frisson parcourir ton dos et un autre sourire s'installe au coin de tes lèvres. Il aime avoir le dessus probablement. Il s'amuse à te coincer un peu plus contre le mur. Trouble à l'ordre public. Pauvre ordre public. C'est vrai que depuis quelques temps celui-ci est si parfait, si harmonieux. Et toi pauvre fleur, tu viens tel un cheveu sur la soupe bousculé ce feng shui formidable. Il saisit tes prospectus et tu sens son dédain dans le timbre de sa voix. Un de plus. Mon Dieu. Tu te sentirais presque coupable d'avoir ce désir irrésistible à son égard. Vous avez l'air fatigué mon ami... Tu ne quittes pas des yeux l'homme du désespoir. Tu n'arrêtes pas de sourire. Je dois vous avouer que je préfère lorsque l'on se côtoie dans des situations plus... Confortables. Tu regardes autour de vous. Tu croises le regard d'un ou deux passants bien trop curieux qui se délecte de ce spectacle affligeant. La victime et son bourreau. Distribuez les rôles. Qui est le plus à plaindre? Je dois avouer que je me contrefou de cette notion de "trouble à l'ordre public" voyez vous... C'est quelque chose de réellement abstrait. L'ordre public quel est-il? Ce pseudo climat de terreur? Probablement. Rajouter un peu de piment dans la vie de ces pauvres petites victimes n'est pas répréhensible je suppose. Pas même que vous ne pourriez être condamner pour aimer prendre du bon temps et donner du ... Plaisir? Le pauvre doit vouloir se donner un genre. Il doit vouloir garder la face. Il doit vouloir avoir bonne conscience. Mais qu'est ce que la bonne conscience quand l'ordre du monde semble être entièrement bouleversé et que les gentils deviennent les méchants? Qui sont les vrais coupables? Stain voyons très cher, ne savez-vous donc pas que la parole est d'or ? La liberté d'expression est l'une des plus grandes valeurs humaines. Oh, c'est vrai. J'oubliais. Il ne reste que très peu de vrais humains sur cette fichue planète. Si il pouvait être un de ceux qui arrêtent les gentils, il pouvait tout aussi bien être un de ses nouveaux monstres qui s'affichent fièrement en ville comme si ils venaient d'acheter un nouveau costume et qu'ils se déguisaient de leurs plus beaux apparats. Vous me manquiez Stain vous savez? Réellement. Je regrette quelque peu d'avoir à vous revoir dans de telles conditions. Pourriez-vous me lâcher? Je ne suis pas armé et je ne souhaite pas vous heurter physiquement, à moins que ce ne soit ce que vous souhaitiez, bien évidemment. Tu te mis légèrement à rire. C'est une bonne situation pour rire, bien sûr. N'est-il pas moment mieux choisi pour faire des blagues aussi douteuses soient-elles? Il faut bien détendre l'atmosphère et le pauvre chéri semble être bien tendu. Ai-je réellement l'air d'un terroriste? Je ne fais que mon travail comme vous semblez faire le... Votre, bien que je ne sois très déçu de la nature de celui-ci. Moue boudeuse. Oh, ou dois-je croire que vous me suiviez? Cela serait encore plus excitant. Un autre rire. Tu tentes de cacher ta peur. Mais elle est là. Elle est tapie au fond de tes entrailles. Elle se tortille. Elle veut sortir. Elle veut hurler. Mais à quoi bon ? Elle n'est que la preuve de ta faiblesse et ton point faible lui serait plus que bénéfique.

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MessageSujet: Re: is your secret safe tonight? {feat STAIN    Ven 24 Avr - 20:43


Il se rend bien compte que son rôle de soldat impassible s’effrite. Qu’il n’est qu’un leurre et que ses belles paroles ne servent à rien. Quand on sait regarder comme il le faut, il est facile de se rendre compte que le Hunter n’en a que le nom et l’uniforme. Que sous le tissu, les chairs se tendent et se disloquent sous la force d’un squelette qui contrôle l’ensemble. Il n’est plus qu’instinct et pulsion. Un savant mélange de raison et de folie animale. Le paradoxe de l’homme et du fauve. L’un s’échine à survivre quand l’autre a déjà sauté à pieds joints dans la tombe. Le paradoxe qui lui démolit les deux pauvres neurones qu’il possède dans son crâne. Et qui l’écartèle pour lui foutre les nerfs en pelote et le rendre plus imbuvable qu’il ne pouvait l’être avant le drame. Le caractère de merde se sublime dans cette lente agonie. Transcende toutes les tares et parfait le tableau de toutes les vicissitudes qui composent l’homme. Le constat de la proie appose un sourire amer sur les lèvres du loup. Il montre les crocs le temps d’un battement de cœur, dans un rictus qui ne ménage rien de bon. Et qui cherche à faire comprendre au plaisantin que ce genre de remarque, il peut se les mettre dans le coin le plus personnel de son anatomie. Et une nouvelle allusion vient faire courir d’horribles frissons contre son échine. Il lutte pour ravaler sa bile et ce qui vient se fracasser contre ses pupilles fatiguées. Stain les chasse, d’un lent battement de cils qui s’accompagne d’un infime mouvement de tête. « - Et toi tu as l’air ridicule avec ton sourire de benêt. » Comble de l’ironie quand il est d’ordinaire le premier à apposer un sourire de parfait crétin sur sa bouche. Elle ne bouge que pour déverser son venin. S’étire seulement pour se parer d’une ombre qui n’est qu’un simulacre de sourire. Le noir de ses pupilles s’intensifie à chaque lever de soleil. Rend impossible la distinction entre la pupille et l’iris, et résume à lui seul ce qui se passe sous la peau blafarde. « - Tu voudrais un petit coussin et des gâteaux aussi tant qu’on y est ? » Il pue l’ironie et la moquerie assassine. Son regard s’ancre à celui de l’autre homme, le sonde et l’accable dans l’espoir de le voir baisser les yeux. Il ne prête nulle attention aux imbéciles qui se pressent dans son dos pour admirer le simulacre d’arrestation. Il s’en contre-fout. Seul le rebelle d’un instant trouve grâce à ses yeux.

« - Ton petit cul en train de s’abimer sur un banc de prison sera quelque chose de bien moins abstrait, si tu continues. » Il penche légèrement la tête de côté, l’éclat d’un amusement malsain vient animer la morne surface de ses pupilles. La pression qu’il exerce contre l’épaule du pauvre homme se relâche, les phalanges se font presque caressantes. « - Tu vis dans une grotte ma parole pour débiter ce genre d’ânerie. La liberté d’expression ? Même s’il restait encore toute une armée de ‘vrais humains’, elle n’existerait plus, ta belle liberté. » La censure lui colle un arrière-goût amer sur la langue et c’est toute sa bouche qui devient pâteuse. L’homme se redresse, et les vertèbres fatiguées craquent dans l’exercice. Arrachant une infime manifestation de douleur à leur propriétaire, à peine un tressaillement sur la surface de ses traits tirés. Vous me manquiez. Les mots l’irritent, incendient ses reins et dans un spasme brutal, ce sont tous ses nerfs qui s’étirent. Stain s’exécute, comme si peau et tissus venaient de lui brûler la main. Il recule d’un pas, rongé par un malaise soudain. Le regard se détache, glisse jusqu’à se reposer sur les papiers dormant entre les phalanges de l’ennemi. Son geste est stupide, il le sait, mais il s’exécute sans qu’il ne puisse intervenir. Sa main droite se saisit du paquet de feuille, le cuir crisse contre le papier fragile et les tracts achèvent leur morne existence dans la poubelle la plus proche. « - Ton travail est illégal. T’as rien du terroriste, mais du résistant, t’en as la tronche. » Il fait lentement volte-face et s’oblige à s’enfermer dans une inspection du prétendu résistant. Il n’en a pas la carrure, il n’a rien du soldat. Et pourtant, le Hunter sait que les mots sont bien plus dangereux que les actes. Le loup soupir et le Hunter se passe lentement la main sur le visage. Il espère chasser la fatigue. Effacer la peine de ce simple geste. C’est une supplique silence qui accompagne le passage de ses doigts. Une prière qui ne trouve jamais ne réponse et qui le plonge dans un état plus profond d’abattement à chaque fois. Combien de temps encore, avant que la mécanique cède pour de bon ? Il n’en sait rien et cette attaque l’irrite. Dans un spasme, sa mâchoire se contracte, les dents se crispent et c’est tout son visage qui en souffre.

« - Tu rêves trop si tu penses que je m’amusais à te suivre. Je préfère laisser le hasard faire les choses plutôt que de provoquer les rencontres. » La phrase se pare d’une ironie ronronnante. Les mots glissent de sa langue pour venir voleter contre les oreilles du petit rebelle en formation. Et bien rapidement, les pupilles suivent. Le regard se fait caressant, bien que pétillant d’une froideur acérée. « - Je suis surpris pourtant, de te voir traîner avec ce genre de types. Je te pensais plus classe et plus malin que ça. » Il hausse légèrement une épaule, et désigne d’un infime mouvement de tête le vide. Là où les passants se pressent vers les escaliers pour déserter le tunnel sombre et humide. Là où est partit son collègue à la recherche du second. Les conversations et les pas s’essoufflent, et il n’y a plus qu’eux. Le bourreau et sa victime. L’interdit et la tentation. Ils lui dévorent les reins et creuse son ventre vide. L’homme croise les bras contre sa poitrine amaigrie, recule, jusqu’à ce que son dos ne vienne buter contre l’un des piliers d’acier maintenant la voûte au-dessus de leur tête. Il scrute pendant un instant les ténèbres de la rame de métro. Sonde le vide mais ne voit rien. Rien hormis la nuit. Il cille, plusieurs fois. Refait la mise au point et chasse le voile venu se poser contre ses rétines. Les défaillances s’accumulent, une nouvelle s’ajoutant au reste à chaque nouvelle journée qui passe. Il s’en étonne presque autant qu’il s’en accable. Un constat doux-amer qui semble ne pas vouloir laisser sa pauvre trachée en paix.

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MessageSujet: Re: is your secret safe tonight? {feat STAIN    Sam 25 Avr - 19:22

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Vas savoir pourquoi tu t'es lancé dans la résistance, toi l'homme de lettres, l'homme de pensée. Tu n'es pas assez fort physiquement pour lutter pour un gouvernement au pouvoir qui semble sans limites. A quoi bon? Sans doute parce que tu voulais juste être contre quelque chose. Te battre pour vivre. Te battre pour avoir une belle vie, au contraire de toutes ses personnes qui subissent gentiment. La triste soumission de la race humaine face à une force bien plus puissante. Tu voudrais te sentir plus fort. Tu voudrais l'être. Oh ça oui. Tu aimerais être plus fort, plus robuste. Tu voudrais être un bœuf mais tu te contentes d'être une fleur. Les muscles ou l'esprit. A cet instant précis, Stain c'est les muscles. Et toi? Toi, toi tu es perdu. Tu es foutu. Complètement foutu. Mais gardes la face. Tu sais bien le faire ça, garder la face. Le voilà qu'il te dit que t'as l'air ridicule avec ton sourire. Un coup en plein cœur. Ca te fait mal, c'est idiot. Tu te mords la lèvre avant de baisser les yeux. Tu es foutu. Foutu. Tu sens l'ironie dans le ton de sa voix. Tu sens cette façon acerbe de te parler. En l'espace de quelques secondes, tu es devenu un sujet abject sur lequel il est même difficile de poser les yeux sans ressentir une forme de dégoût étrange voire fascinant. Tu sens qu'il te rejette. D'un coup. D'un revers de main il balaye tout ce que tu as tenté avec lui. Après tout, tu l'as bien cherché. Tu es bien ce que tu es. Tu ne peux pas le nier, tu es pris sur le fait. Tu relèves les yeux et tu croises celui de ton interlocuteur. Il te toise. Il fait le fier. Il dégueule de fierté. Du moins, c'est ce qu'il essaie de faire. Il est droit, les épaules bien en arrière. Il a le menton haut, fier. Et toi tu es là, contre le mur à attendre la triste sentence.

Ca tombe bien, j'aime bien les poissons. Tu sens la caresse de ses doigts. Cette douceur inattendue provoque un léger rougissement de tes pommettes avant que tu ne racles ta gorge. Tu détournes le regard. Tu ne veux pas le regarder. T'as envie de partir. Loin. Le plus loin possible. Peut-être que balancer un coup de genou bien placé serait une bonne solution. Mais ce contact. Cette sensation de compréhension. Cette sensation étrange. T'as pas envie de briser ça. Je suppose que vous avez raison. C'est sans doute pour cela que ça m'amuse autant de me balader en balançant des tracts idiots. Je n'aime pas ça. Les slogans sont vraiment idiots la plupart du temps. Alors pourquoi tu fais ça? Pour te sentir vivant. Pour ne pas être passif. Pour agir. Pour réagir. Pour protester. Mais pourquoi tu fais ça? Pourquoi tu ferais ça pour une population qui se fiche totalement de cette pâle notion de liberté. Après tout, à quoi bon d'être libre? Ce moment précis est une preuve que la liberté n'existe plus. Tu es là, proie d'un homme qui chasse les types comme toi. Les types qui aiment bien trop être libres. Qui sont beaucoup trop attachés à cette vie presque idyllique passée. Rien n'a jamais réellement été idyllique et pourtant, c'est comme ça. C'était mieux avant. Il se recule soudainement et ton coeur se serre. Distance. Travail illégal. Tu ne peux t'empêcher de rire doucement. La tronche du résistant. Oui, c'est pas faux. Avec ta gueule enfarinée. Ta veste à capuche déposée sur ta crinière ébouriffée. T'as l'air d'un adolescent en perdition.  L'interdis c'est excitant. La vie est terne sans la moindre excitation. Vous vous complaisez dans votre boulot, je me complais dans le mien. Tu retires ta capuche et laisse apparaître ton visage. La lumière vient alors éclairé ta face fatiguée. Tu dois avoir des cernes, probablement.

A vrai dire, Stain, que vous me suiviez ou non, cela m'est égal. Vous êtes fait pour ça. Pour suivre. Tu soupires malgré toi. Tu enfonces ta main désormais libre dans la poche de ton pantalon. Tu fais rouler entre tes doigts ton briquet. Une clope. T'en aurais bien besoin. T'aurais bien besoin de fumer. De boire, aussi. Une bonne bière fraîche. Il est déçu. Il te le dit ouvertement et tu ne peux t'empêcher de sourire. Le pauvre petit est déçu. Que devrais-tu ressentir toi? Une des personnes pour lesquelles tes reins brûlent s'avère être un chasseur, probablement plus proche du gouvernement que tu n'aurais oser l'imaginer. Je suis tout autant désappointé de savoir que vous lutter contre nos idéaux. Je suis déçu. C'est vrai que les lieux où nous nous fréquentons ne sont pas réellement propices à ce genre de discutions. Qu'en penserez ses supérieurs si ils savaient que le bon brun se frotte un peu trop aux lieux malfamés avec des personnes si peu recommandables? Tu poses ton regard sur le chasseur. Il est là. Il est fier, il est droit. Je peux fumer? Question bête. Tu plonges ton autre main dans la poche de ta veste et tu tires une garrot que tu viens coincer entre tes lèvres avant d'allumer celle-ci. Tu serrais tenter de lui tendre cette cigarette mais non. Tu en as beaucoup trop besoin. Je n'ai pas d'excuses. Pourquoi devrais-je en avoir? Je fais ce que je peux. Je devrais me prostituer. Je gagnerai surement plus d'argent qu'en faisant ça. Mais c'est drôle. L'amusement. C'était principalement pour ça que tu agissais de la sorte. Tu tires sur ta clope, laisse doucement la fumée toxique s'échapper de tes lèvres à demi-closes. Tu baisses le regard avant de le planter à nouveau dans celui de Stain. Je fais tellement peu d'efforts dans ce genre d'organisations. Je ne sers pas à grand chose. Je pourrais même vous donner le nom de l'autre mais j'ai encore un peu d'honneur. Ou peut-être absolument pas. Mais c'est la dernière chose qu'il te reste. Tu es piégé. Tu ne sais pas vraiment quoi faire. J'ai envie de pisser. C'est pas vrai. Tu veux juste bouger. Tu veux partir. Tu veux oublier ce léger détail de la vie de Stain. Tu veux retourner dans un bordel. Tu veux te perdre au creux de courbes humaines. Tu veux oublier sa main sur ton épaule. Tu veux oublier toutes ses merdes.

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MessageSujet: Re: is your secret safe tonight? {feat STAIN    Lun 27 Avr - 20:00


Il écoute. Patiemment. Se pare d’un calme qui lui fait tant défaut depuis quelque jour. Il avait déjà tendance à démarrer au quart de tour. A sentir son sang s’échauffer au moindre pet de travers. Plus encore aujourd’hui qu’il se sent détruit et vide, il se laisse dominer par ses pulsions. Laisse la colère et la peine le dévorer, pour avoir l’impression d’être encore vivant. Quant au fond il n’est rien de plus qu’une coquille vide. Et ce qui bat dans sa poitrine n’est rien de plus qu’un assemblage robotique qui se prend pour un organe de chair et de sang. Le simulacre est parfait et maintient la chose en état. Mais le gouffre autour de ce corps étranger se creuse un peu plus à chaque battement. Il inonde le corps et ravage les entrailles qui se flétrissent. « - Tout comme la cause qu’ils servent. » Il le lâche dans un souffle aussi acerbe que la mine qui se pose sur ses traits défaits. Il y a cru pourtant. Aux idéaux de la résistance. Il a aidé à renverser l’ancien pouvoir en place avant de disparaître, pour se perdre dans les neiges et la glace de New York. Cette trahison semble appartenir à quelqu’un d’autre. Pas à lui. Mais à un autre dont il aurait croisé la route il y des années de ça. Un autre, c’est ce qu’il est. Un étranger même à ses propres yeux. Ravagé par temps de choses qu’il est difficile de trouver la véritable cause de cette lente agonie. Tout et rien. C’est Sa mort qui a précipité la chute, mais le poids de tous les méfaits accablent ses épaules et les déchiquètent sans vergogne. Il s’éloigne de la tentation que représente cet homme. S’oblige à ignorer les relents de leurs précédentes rencontres. D’un autre monde, elles flottent entre eux et apposent un goût d’inachevé sur sa langue. Stain se racle légèrement la gorge, crispe ses doigts contre le revêtement miteux du poteau contre lequel il a pris appui. Les paroles lui arrachent un infime sourire et il se perd un instant dans ses réflexions.

Il s’autorise un nouveau regard en direction de l’homme lorsqu’il se débarrasse de sa capuche ridicule. Le type à la tignasse ébouriffée, qui se rapproche plus de l’être fragile et insouciant que d’un homme d’un âge proche du sien. La chose l’amuse. Titille ses nerfs et c’est tout son corps qui se crispe, l’obligeant à détourner le regard. La brûlure contre ses reins les cisaille, réduit les chairs fatiguées en cendres et il s’autorise à fermer les paupières pour s’astreindre au calme. Les traits se figent et se mutilent sous l’assaut d’une vérité qui le froisse. Il est fait pour suivre c’est un fait. L’homme est un mouton, incapable de vivre sans l’autorité des autres. Le loup en revanche se targue d’être un meneur. Un animal libre qui refuse de courber l’échine. Plus maintenant. Stain soupire et hoche lentement de la tête. « - Chacun son truc. Mais d’une certaine manière, toi aussi, t’es fait pour suivre. Suivre des conneries, je te l’accorde, mais suivre quand même. » Une épaule se hausse avec désinvolture, accompagne les paroles acerbes qui viennent voleter dans le silence entre eux. Il est palpable. Représente une étendue de vide qui semble impossible à franchir maintenant qu’elle a été posée entre eux. Le Hunter frissonne, joue des orteils dans ses pompes pour se rassurer de leur présence. Les doigts geler se recroqueville sous les gants de cuir. Même la chaleur étouffante de la ville ne parvient pas à réchauffer ses membres fatigués. Il se change en un monstre de glace, aussi froid que peuvent l’être ses prunelles et son cœur. Il a toujours eu un bloc de glace dans la poitrine et sa cousine était la seule à pouvoir le faire fondre. Sans la flamme, le glaçon se renforce et croit. « - Je ne lutte pas contre. J’ai abandonné l’idée de vous voir réussir quoi que ce soit. C’est pas faute de vous avoir aidé pourtant. C’est pas en se plaquant derrière des bouts de papier, qu'on arrive à renverser un Gouvernement. » L’ironie se fait cinglante et se pare d’un petit rire amer. Stain hausse un sourcil et ‘autorise’ d’un infime geste de tête. Il a pensé. A ce pourrir les poumons à coups de cigarettes. Trop lent comme processus. Et il faudrait que quelqu’un me les allume. Bonjour la merde.

« - Sûrement. Tu as plus l’étoffe d’un tel travail. » Il le susurre tout en se détachant de son appui de fortune. Et les pupilles de jais se posent sur son interlocuteur, brûlantes. Incendiées par la lueur vacillante d’un amusement passager. Le même qui accompagne chacune de leurs suaves rencontres. « - Tu pourrais, mais ce serait trop facile. J’ai un pote qui est partit s’occuper de ses fesses. Et je pense qu’il a déjà remis la main dessus. Vous être trop facile à attraper. » De vrais petits écureuils. Il faudrait tous les bouffer. Le fauve en salive d’avance et oblige l’homme à se reprendre. A chasser les images d’une traque improbable de son pauvre cerveau fatigué. La dernière parole du libertin le surprend. Il se décompose un instant avant de reprendre en ôtant la distance d’un pas entre eux. « - Mais je t’en prie. On est plus à ça près. » Il désigne la rame vide et miteuse d’un ample geste de la main. Juste avant qu’un train ne s’engouffre dans le vide, emplissant la voûte du raffut de son passage pour disparaître dans un souffle. Le fauve en profite pour se rapprocher, ses pupilles accrochées à celles de Narcisse. Le bras se tend et la main se pose contre le mur, privant le petit rebelle de toute échappatoire de ce côté-là. Le soldat examine les traits de ce visage qu’il commence à connaître. Il se penche et de sa main droite, il vient se saisir de la cigarette pour la porter à ses lèvres. « - Te proposer un coup de main serait totalement déplacé j’imagine ? » La fumée ressort de ses poumons dans un long soupir. Et c’est toute son attitude qui change. De menace, il devient allié. Le tyran se pare de notes enivrantes, aguiche et attise l’ombre qu’il perçoit dans les pupilles voisines.

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MessageSujet: Re: is your secret safe tonight? {feat STAIN    Ven 1 Mai - 14:21

RESISTANCE

is our secret safe tonight? and we are out of sight? or will our world come tumbling down? will they find our hiding place? is this our last embrace? or will the walls start caving in? resistance - muse

Servir des idéaux idiots. Servir. Hannah Arendt parle d'une forme de banalité du mal. Les totalitarismes arrivent à constituer une société où le mal est normal. Où les êtres humains agissent comme des automates, où ils refusent de penser par eux même, abandonnant derrière eux leur propre conscience. Tu es intimement persuadé que cette doctrine pourrait être appliquée à la situation actuelle. Que ce soit dans la résistance ou dans l'appui au gouvernement. Être capable de tant de violences, faire preuve de tant de haine. Comment une population peut-elle se déchirer de façon aussi brutale? T'en sais rien. Tu n'es qu'un spectateur face aux massacres, au chaos. Tu hoches la tête, tu oses dire que tu veux faire avancer les choses. C'est plus facile, comme ça. C'est plus simple d'essayer de se convaincre que tu n'es pas qu'un être humain purement passif. Tu es victime de ton siècle, probablement. Ou simplement victime des actes passés qui se répercutent sur le présent. Toujours est-il qu'il est toujours plus agréable de passer pour autre chose qu'une personne passive. Tu ne l'es pas. Tu ne peux rester là à regarder le monde se briser. Mais ton interlocuteur ne semble pas être du même avis. Alors à quoi bon tenter de le convaincre? Ce n'est qu'à moitié ton rôle. Tu n'es pas assez érudit pour enseigner la population entière. Tu es un pauvre professeur. Un minable petit penseur dans un monde de violences.

Le vent soulève quelques mèches de ta crinière. Tu devrais te couper les cheveux. Tu devrais te raser la tête. Ca t'irais pas, surement pas, mais t'en aurais bien besoin. Le changement. Brutal et radical. Mais le changement. La modification. Tu ne peux changer ton univers, mais tu peux te changer, tu peux évoluer. Toi aussi tu suis. T'es un suiveur. T'as jamais été un leader et tu ne le seras jamais. Tu sais les choses, tu les vois mais tu ne les fera jamais évoluer de ton plein grès. Aux autres de s'en charger. Aux autres de comprendre. J'ai toujours la possibilité de m'éloigner de ses idéaux, dans tous les cas. Je suis parce que j'ai pas mieux à faire. On appelle communément cela la survie. Ne pas faire trop de bruit. Ne pas être avec les méchants. Ne pas être trop gentil, trop mauvais. Certes, la résistance n'est pas le meilleur moyen de survivre, mais toujours est-il que c'est le seul qui satisfait ta conscience. Tu as l'impression d'être un tant soi peu important. Et lui il t'accorde si peu d'importance. Tu le lis dans son regard, tu le sens dans sa façon d'agir. Il est froid. Et c'est ce qui t'intrigue le plus. Il est là, prétendant que rien ne l'atteins mais tu le sais. Tu sais que tu peux l'atteindre, peu à peu. Un jour tu l'atteindras. Tu t'y amuseras. Je n'ai jamais dis que j'étais persuadé que notre cause était la bonne ou que nos méthodes étaient celles qu'il faut. Je ne sais pas me battre, balancer des tracts c'est la seule chose que je puisse faire. Et c'était terriblement vrai. Ca doit se lire sur ta tronche. C'est quasiment sur. C'est presque certain. Ta clope coincée entre tes lèvres, tu tires doucement dessus sans penser à autre chose, sans le quitter des yeux. Tu extirpes doucement la fumée de tes poumons. Tu n'arrêtes pas de le regarder. Tu peux pas t'empêcher de le regarder. Il est là, planté face à toi. Si proche, si loin.

La prostitution une meilleure activité. Tu souris légèrement avant de porter à nouveau ta clope aux lèvres. Ta mère est un bon exemple après tout. Tu serais surement doué. Viendrait-il te voir? Sans doutes. Il le ferait. Il serait curieux. Tu l'espères. Et tu sens son regard flamboyant sur toi. Tu sens la chaleur. Je suppose que tu viendrais me voir.Un léger sourire. Un murmure. Un frisson parcourt l'échine de ton dos alors que tu baisses les yeux sur tes pieds, avant de faire à nouveau craquer ta nuque. Son pote est partit courir après l'autre mec avec lequel tu es venu. A vrai dire cela t'es égal. Tu ne le connais pas. Tu sais pas qui s'est. Il t'a juste filé des feuilles et t'avais juste à les balancer. Travail accomplit. J'espère que vous prendrez bien soin de lui. Tu lui fais une légère révérence avec un mouvement rapide de la main. Tu t'en fous. Tu es dans une bonne position. Tu sauveras ta peau. Comme tu fais toujours. Tu lui demandes si tu peux te soulager et tu le vois. Tu le vois se rapprocher dans un mouvement si fluide qu'il ressemblerait presque à une bête sauvage prête à bondir. Tu tires une fois de plus sur ta clope et tu lui souffles la fumée en direction de la bête sauvage. Tu regardes la rame, tu écoutes le vacarme du train qui passe. Tu grimaces légèrement avant de sentir la main de Stain près de ton épaule. Tu ne peux t'empêcher de pousser un léger grognement avant de sourire en coin. Tu relèves ton regard en sa direction. Tu es son prisonnier, à nouveau. Il saisit ta cigarette et la porte à ses lèvres. Tu ne peux t'empêcher d'esquisser un sourire, de mordre ta lèvre rapidement. Tout dépend le coup de main voyons... Une légère lueur dans ton regard. Tu bouges un peu le bassin, manifestant une légère gène quant à la position. Tu veux sentir son bassin, réduire cette infime distance. Pourquoi souhaiterais-tu m'aider, Stain? Tu prononces son nom dans un léger souffle alors que tu glisses à nouveau ta main dans la sienne pour saisir à nouveau ta cigarette que tu coinces à la commissure de tes lèvres.

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MessageSujet: Re: is your secret safe tonight? {feat STAIN    Lun 4 Mai - 20:02


L’explication extirpe un rire glacial des lèvres du loup. Sa tête bouge au rythme d’un mécontentement qu’il est le seul à percevoir. Survie, et puis quoi encore ? Pour lui ce n’est qu’un pas de plus vers la folie. L’une ou l’autre, peu importe la forme. La folie de ceux qu’il sert ou de ceux contre lesquels il lutte, le résultat est le même. Tous des incapables juste bon à se pisser joyeusement dessus en espérant asperger plus et plus loin que l’adversaire. Le comique de la chose prolonge encore un instant son sombre sourire. Il se distrait de ses propres conneries. Oublie pourquoi il est là. Et ce qui lui bouffe le cœur et le bide depuis des semaines. Ce n’est qu’un faible éclat de divertissement au milieu des ténèbres de sa vie de merde. Un nuage qui s’éloigne pour mieux revenir obscurcir le ciel qui plane au-dessus de sa tête. En cet instant, il redevient aussi sombre que la voûte poisseuse de la rame de métro. L’endroit lui rappelle presque les cachots dans lesquels il officiait du temps de l’Inquisition. Un assemblage de pierres laissée en l’état, noircit par la poussière et, nouveauté de ce siècle, la pollution. « - Tu as une bien drôle de notion de la survie. Quitte à jouer le parasite, pourquoi ne pas te ranger du côté le plus sûr ? » La langue du soldat claque contre ses dents alors qu’il jette un regard mutin en direction de l’homme. Il se rembrunit un instant malgré la légèreté de ses propres. La bassesse de la chose lui retourne les tripes. Fils de la luxure l’idée d’avoir à payer pour se complaire dans le vice le dépasse. C’est ironique quand on regarde bien. Surtout venant d’un homme comme toi. La voix d’Azzura résonne contre ses tempes et un regard vers le mur situé face à lui révèle la présence de la défunte sorcière. Debout dans une position similaire à son cousin, elle le scrute d’un regard brillant. Ils n’auront pas duré longtemps, le chagrin et la compassion. Ca te manquerait Stain. Il acquiesce d’un infime hochement de tête en direction de la jeune femme. Qu’elle reste aussi amorphe que lui n’aurait été qu’un moyen supplémentaire pour mieux crever. Qu’Azzura revienne tirer sur ses nerfs décrépis l’use, et parviens à éveiller ses envies de meurtres. Elle l’use pour mieux le faire sortir de cette horrible léthargie. Une part de l’homme lui en est reconnaissante, quand l’autre lui dit d’aller se faire voir et de le laisser crever la gueule ouverte comme il le devrait. Comme il le mériterait. Les insultes qu’il lui balance à la gueule ne trouvent alors écho que dans les éclats de rire cynique de la sorcière.

« - Et payer pour profiter des tes charmes ? Je n’ai pas les moyens pour ça. » Il hausse une épaule, balaye l’air de la main et balance un regard lourd de sens en direction du rebelle en devenir. Juste avant de quitter son appui et venir se perdre contre cette silhouette qui le hante. La passion reste latente, morte dans ses veines rabougries mais jamais elle ne disparaît totalement. Elle fait partie des fils qui constituent l’homme, aussi ignobles et détestables soient-ils. Et ce type tiraille ses envies. Le plonge dans un besoin lancinant de contact, autant qu’il le pousse à vouloir s’en éloigner. Le soldat ne s’est jamais caché de ses penchants pour les deux mondes. De cette tare qui lui aurait valu le bucher des siècles en arrière. Mais malgré cette curiosité malsaine, le contact d’un homme le dérange et parvient parfois à le dégoûter. C’est un comble, un paradoxe pour un être aussi pourri que lui, il en a bien conscience. Un nouveau rire brise le silence. Seulement quelques notes qui s’accompagnent d’une œillade et d’un haussement de sourcil qui n’ont aucune autre signification qu’un ‘tu nous prends pour des enfants de chœur ?’ « - T’en fais pas pour lui, il sera traité comme un roi. Pas dit qu’il ressorte avec sa tête mais bon, on est sûr de rien. » Stain balance ça comme une banalité. Les tortures et les morts deviennent monnaie courante. Un moyen pour endiguer le flot de fourmis essayant de renverser leur reine. Il s’en fout maintenant, de voir les hommes tomber comme des mouches. Mort à l’intérieur, le plaisir qu’il éprouve à torturer n’en est que décuplé depuis la mort de Cora. Chaque être qu’il peut être amené à briser, il ne cesse de se dire qu’elle est morte par leur faute.

Le jeu s’installe avant même qu’il ne le réalise totalement. Un simple mouvement et c’est son bassin qui frôle celui de Narcisse. Stain ne bouge pas, reste aussi impassible qu’une tombe. Il ne fait rien pour s’éloigner, rien pour se rapprocher quand ses reins sont déjà en train de renaître de leurs tristes cendres. « - Et en plus tu tentes de corrompre un militaire en service… » Il se moque, le murmure contre le vide entre eux. Frissonne lorsque les doigts de l’autre viennent frôler les siens. « - C’est ce qu’ils vous apprennent  lorsque vous rejoigniez les rangs de la Résistance ? » Le rictus se fait carnassier et le loup s’appuie plus fortement contre sa main. Le bras se plie et l’écart se réduit à quelques battements de cœur. Les poumons se serrent, se vident de leur air contre la pommette de l’inconscient avant que sa bouche ne vienne voleter près de son oreille. Le cuir recouvrant sa main droite crisse et les phalanges effleurent la ceinture de l’autre homme. « - Le genre auquel ton pote n’aura certainement pas le droit… » Les mots s’échouent contre son oreille. Et à peine ont-ils franchis la barrière de ses lèvres, que le loup s’insurge. L’animal hurle et mord les chairs mortes de sa prison quand l’homme lui, décide de rester sourd à ces lamentations qui lui déchirent le cœur. Comme toujours, l’animal se montre plus mesuré et raisonnable que son hôte de chair. La noblesse du loup face à la bassesse de l’homme. Le combat d’une seule vie qui finira par déchirer les deux opposants.

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