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 don't you know that you're toxic? {feat EAMON

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MessageSujet: don't you know that you're toxic? {feat EAMON    Mer 22 Avr - 18:54

PLAYING

Moi je joue. Moi je joue à joue contre joue, je veux jouer à joue contre vous mais vous, le voulez-vous? De tout coeur, je veux gagner ce coeur à coeur. Vous connaissez mon jeu par coeur, alors défendez-vous. Sans tricher, je vous le promets. J'ai gagné, tant pis c'est bien fait. Vous êtes mon jouet à présent, ce ne sera plus vous mais toi et tu feras ca t'apprendra, n'importe quoi pour moi.

C'est fascinant de voir à quel point l'autre qu'une mouche te pique tu ne peux te détourner de tes idées. Tu veux aller jusque au bout, flirter avec l'horizon. Tu es tellement borné quand tu t'y mets que même ta pauvre maman doit se retourner dans sa tombe. Dieu merci elle ne peut plus voir ce que tu fais de ta vie. Peut-être serait-elle fière de voir que tu continues à porter fièrement les valeurs familiales, que tu continues à être aussi sale et fier qu'elle pouvait l'être. Une si belle femme ta mère. Heureusement que ton père ne la méritait que très peu, cela aurait été lui donner plus de valeur qu'il n'en mérite. Mais tu l'admires lui aussi. Un grand nom en matière de fiabilité gâchée. Un grand nom en matière de lâcheté par la même. Quel grand homme. Aussi grand que tu peux être petit. Tu ne fais pas grand chose. Tu dis que tu fais quelque chose mais tu continues à te complaire dans ta petite vie miséreuse et pourtant si excitante. Et l'excitation c'est tout dans une vie. C'est le souffle de jeunesse. C'est la magie. Pas comme celle qui a ensorcelé la plupart des humains. Non. La magie naturelle. Celle qui s'agite comme un electron. Celle qui entre en fusion avec les corps et les âmes. Celle qui fait vibrer les êtres. Ceux qui veulent encore ressentir le monde. Toujours est-il que toi tu vibres. Tu peux vibrer tout seul ou avec d'autres. Entrer en collusion, exploser.

Toujours est-il que tu as du partir de ton dernier quartier. Tu t'étais fais démasqué et l'idéal lorsqu'on bosse dans la résistance c'est plutôt de passer incognito. Mais tu es trop exubérant. Tu le sais. Tu as trop de fierté à faire ce que tu fais, ce que tu veux, contre l'avis général. Pauvre maman. Si elle te voyait faire. Elle aurait honte. Ou peut-être qu'elle serait fière. Du coup tu t'es retrouvé à vivre dans le bayou, à squatter un petit appartement. T'as un matelas, une cuisine et Socrate. Et des livres, des tonnes de livre. Parfois tu te demandes pourquoi tu te balades toujours toutes ses tonnes de connaissances. Mais ça t'es nécessaire. Il faut cultiver son jardin, sa connaissance, sinon c'est comme tout, tout s’effondre, tout s’oublie. Et il y a cette femme. Ce mystère ambulant aux cheveux ébène. Elle a un frère, la douce. Oh et son frère. Quel bel homme. A la hauteur de sa soeur. Si fragile. Si peu innocent. Il semble littéralement se cacher dans un placard. A-t-il honte? Sans doute. Mais sa nature se lit sur sa gueule d'ange. Dommage pour lui. C'est un bon point pour toi. En plus de déranger cette si douce personne aux cheveux corbeaux, tu t'attaques aux problèmes d'ordre sexuel de son petit frère chéri. Rien de plus amusant. Tu sais qu'il habite dans le quartier français, allez savoir comment l'information est venue jusqu'à toi. Peut-être un des résistants, qui te devait un service. C'est bien parfois d'avoir des réseaux.

Tu t'es rendu dans ce cher quartier français. Tu as revu tes bases de cette belle langue avec quelques passants qui, au final, t'ont regardé comme si t'étais un foutu alien. C'est plutôt comique qu'aucune foutue personne ne parle un mot de français dans un quartier français. Je vous aime mademoiselle! Que tu lances en français avec ton accent anglais à coucher dehors à la serveuse du bar dans lequel tu viens t'installer. Celle-ci fronce les sourcils en t'entendant. Oui. Certes. Tu n'as pas le plus bel accent du monde mais peu importe. Tout le monde ose dire que le français est l'une des plus belles langues au monde et pourtant si peu de personnes en connaissent les spécificités. Triste population. Tu t'installes, tu prends un café, un croissant. Tu le sens. C'est une simple intuition mais tu le sens. Ce petit frère va venir. Pour n'importe qu'elle raison. Il va se retrouver face à toi et le jeu pourra commencer. Tu croques dans ton croissant et ton coeur s'excite légèrement à l'annonce fortuite de ce petit divertissement.
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↳ Opinion Politique : Depuis son arrestation, Eamon a pris le gouvernement en grippe et refuse de travailler pour eux. Néanmoins, il n'a toujours pas d'avis politique.
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MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic? {feat EAMON    Jeu 23 Avr - 23:15


Difficile de garder pied lorsque mon esprit divague, s’éloigne dans les contrées du doute, des sentiments confus et du manque de confiance. Ils se battent, les nombreux doutes, jusqu’à me laisser épuiser et incapable de la moindre pensées cohérente. C’est d’un trou dont je rêve. Un abîme dans lequel je pourrais me vautrer, à l’image d’une souris se réfugiant dans son refuge. Incapable de me séparer de mes pensées les plus envahissantes, je voudrais me baigner dans l’alcool et la drogue, jusqu’à ne plus rien ressentir d’autre que l’euphorie, jusqu’à ne plus rien penser et se détruire. J’espérais une toute nouvelle vie, comme une renaissance. Je célébrais ma survie en voulant faire les choses bien cette fois. J’échoue lamentablement, me sentant en conséquent comme le dernier des imbéciles. Je n’ai retrouvé ma femme, je n’ai su renouer avec ma sœur, je ne parviens pas à trouver le courage d’aller voir mon frère, je me détruis de ces sentiments que je ressens et pour couronner le tout, je me morfonds dans mon semblant d’existence minable. Je ne connais malheureusement qu’une seule solution face à ce ramassis de honte qui m’envahit et mes pas me mènent bien malgré moi dans ce lieu de perdition que je ne connais pas. Pourtant voisin de mon appartement, je me suis promis de ne jamais y mettre les pieds. Promesse que je suis sur le point de rompre, tant je suis à bout. Incapable de dormir seul sans me faire envahir par des rêves érotiques de tout genre, j’en viens à ne plus vouloir me coucher, de peur de réveiller cette part de moi qui me mènera jusqu’aux enfers.

C’est effrayant, je ne suis plus que l’ombre de moi-même, incapable de séparer le bien du mal, incapable de me défaire de toutes ces sensations, incapable de prendre des décisions et cela me ronge de l’intérieur. Pour une fois, juste un soir, je ne veux plus ressentir, je veux simplement m’amuser et les conséquences viendront plus tard. Pourtant, en posant ma main sur la porte, j’hésite, encore une fois inapte à prendre une décision, fût elle aussi minime. Quelques secondes devant la porte et je me retrouve malgré moi dans l’établissement. Poussé par un homme visiblement trop pressé de s’enivrer, il m’invective finalement, l’œil courroucé. « Imbécile ! Reste pas dans le passage ou j’te pète la tronche. » Charmant et poli, le pauvre homme ne rencontre qu’indifférence puisque je préfère m’enfoncer entre les tables, plutôt que de donner suite au conflit, sans pour autant réussir à le quitter des yeux. Probablement une méfiance exacerbée, mais je préfère cela plutôt que de me prendre un coup dans le dos.

Au contraire du coup, c’est dans mon intimité que je m’en prends un, lorsque, les yeux toujours fixé sur l’homme, je rentre dans un objet non identifié. Le souffle coupé soudain, je fléchis, jure un coup en gaélique et sens des larmes de douleur envahir mes yeux. Il me faut d’ailleurs plusieurs secondes pour enfin inspirer de nouveau et me redresser lentement, pour enfin fixer l’homme assis à la table. Un cauchemar. Cela ne peut être qu’un cauchemar. Pourtant, la douleur qui envahi mon bas ventre est bien réelle, suffisamment poignante pour me forcer à croire en l’ironie de la vie. Cet homme, dont je croise finalement les yeux, n’est personne, juste un type rencontré un peu au hasard. Pourtant, je ne veux pas avoir affaire à lui. Il agit beaucoup trop bizarrement pour moi et je refuse d’entrer dans son jeu incompréhensible. Malgré tout incapable de lui tourner le dos sans la moindre politesse, je referme enfin la bouche et fini par marmonner, un brin gêné. « Pardon je voulais pas déranger votre repas. Je regardais pas. » Prononcés un peu vite, ces mots sont probablement confus, si bien que je reprends mon souffle, pour essayer une nouvelle fois : « Enfin… Je suis désolé. C’était pas intentionnel… » Pas beaucoup mieux, mais au moins, j’aurais essayé…

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    MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic? {feat EAMON    Ven 24 Avr - 22:24


    Le battement d'un cœur. Un souffle. Tout va beaucoup trop vite. Tout défile. C'est trop rapide. Le rythme ne fait qu’accélérer. C'est une mélodie beaucoup trop familière. Le son d'un piano, le grincement du parquet. Les murmures environnants. Ils doivent être nombreux. Ils sont nombreux. Tout s'essouffle, tout d'un coup. Brusquement. Un électrochoc. Tu étais perdu dans tes pensées, dans les méandres de ton subconscient. Ca t'arrives de plus en plus, il faudrait peut-être penser à consulter. Mais ce que l'on pense est toujours mieux que ce que l'on vit. Tu lèves les yeux et tu aperçois justement cet homme. Tu aperçois ta douce proie. Le pauvre semble être en proie à une castration inattendue. Tu fronces les sourcils alors que tu laisses tomber le croissant que tu tenais encore dans ta main. Tu lis la douleur sur ses traits et tu fronces un peu plus les sourcils avant de te lever. Celui-ci tente d'expliquer qu'il est désolé, qu'il ne voulait pas te déranger mais peu importe. Tu t'approches de lui avant de venir poser une main amicale sur son épaule. Le contact. Un frisson parcourt entièrement ton dos et tu ne peux réprimer ce sourire. La connexion. L'a-t-il senti? Sans le moindre doute. Une caresse, douce, innocente. Vous allez bien? Je crois que cette table était mieux réveillée que vous... Tu te mords la lèvre pour réprimer un léger rire. Tu n'es pas mieux réveillé après tout.

    Tu retournes t'asseoir, l'invite à s’asseoir en face de toi. Tu sens qu'il veut partir. Il ne le dit pas, n'en laisse rien paraître mais tu as ce pressentiment. Il le sent, au fond de toi. Il ne veut pas de toi. Il ne veut de personne. Il rejette le monde au même titre que celui-ci cherche à le rejeter. Pourquoi? Toujours cette même question. Pourquoi ceci, pourquoi cela? Pourquoi? Tu regardes la serveuse.  Un autre café s'il vous plait. Et peut-être une poche de glace, ça ne peut pas faire de mal. Tu esquisses un léger sourire en direction de cette intrigante connaissance. Il a du te reconnaître. Peut-être pas. On sait jamais. Tu n'es pas commun. Tu oses à le croire. Tu es différent. On te remarque. Peut-être. Tu aimerais. Beaucoup. Vous aviez l'air perdu dans vos pensées, tout va bien? Être doux. Accueillant. Rassurant. Le piège s'ouvre, lentement. Tombes dans mon piège agneau sans défense. Laisse le loup te croquer, te dévorer jusqu'à la moelle. Tu voudrais te perdre. Te perdre avec lui. Le laisser perdu. L'observer. L'analyser. Tu portes ta tasse de café à tes lèvres et tu avales une gorgée du liquide encore tiède tout en conservant le contact avec son regard. Tu sens sa fatigue. Tu la ressens, au même titre que tu vois ses immenses cernes sur son visage fatigué. Il ne dort plus. Il pense, beaucoup trop. Plus qu'il ne le devrait, sans doutes. Comme vous tous. Toi non plus tu dors plus trop. Pourquoi dormir? Tu ne peux pas dormir. Tu ne peux pas dormir avec tout ce qui se passe dans le monde. Tu ne peux pas dormir là dans cet appartement qui n'est pas à toi. Et puis tu es seul, trop seul. T'as toujours été trop seul mais là c'est de pire en pire. Tu le sens. Tu sens ton coeur qui ne bat qu'à un rythme modéré. C'est plus facile. C'est facile de moins ressentir. Je peux faire quelque chose pour vous aider? Le piège s'ouvre encore et encore.
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    MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic? {feat EAMON    Sam 25 Avr - 16:56


    Pas réveillé… Plutôt pas endormi du tout. Sa phrase m’agace bien malgré moi et je n’arrive à comprendre pourquoi cela m’irrite à ce point. Souvent moqué, je n’y porte pourtant pas attention, mais cette fois, je suis aussitôt sur le qui-vive. Peut être que la fatigue m’atteint finalement plus que je ne l’aurais cru. Ou bien la douleur, toujours bien présente entre mes jambes, me perturbe plus que je ne saurais l’avouer. Le doute plane, mais je m’évite d’y penser plus longuement. Face à cet homme, je me dois de conserver toute ma concentration, pour ne pas dire, ou faire, quelque chose que je pourrais regretter ensuite. Sur des charbons ardents, à la simple idée de devoir lui faire face, je me force à ne pas réagir à ses mots, même si le manque de sommeil me rend grognon et me donne l’envie de lui répondre avec sarcasme. Je sais qu’il se moque, cependant face à la moquerie, je préfère n’imposer qu’indifférence et tuer dans l’œuf toute future tentative. Ou alors tout simplement, je me sais incapable d’une réplique piquante et intéressant et me contente donc du silence. Mes yeux toujours posés sur lui, je l’observe poser son séant sur sa chaise et hésite plusieurs secondes avant de l’imiter. Toujours trop poli pour refuser l’invitation, je me coince difficilement sur cette chaise alors que la douleur me lance toujours à intervalles irréguliers. « Pas la peine ! » Sentant le regard du serveur sur moi, je me rends compte soudain de mon agressivité et me contente donc de reprendre, baissant les yeux, d’une voix incertaine. « Enfin.. Pour les glaçons. Ca va… » Le serveur repart, l’air passablement agacé, mais je me force à ne pas m’en préoccuper afin de regarder de nouveau mon interlocuteur.

    Sa question, me prend légèrement au dépourvu, si bien que je me retrouve incapable de réfléchir convenablement à une réponse. Le fait qu’il puisse s’intéresser à ma vie personnelle me perturbe et j’en viens rapidement à me demander s’il cherche quelque chose de précis. Probablement n’est-ce que de la paranoïa, mais face à cet homme, je ne parviens pas à m’en empêcher. Finalement, après quelques secondes d’hésitation de plus, je réussis enfin à trouver quoi lui répondre, même si ma voix est toujours aussi incertaine. « Non, tout va bien. Je surveillais juste ce type là bas. » D’un doigt, j’indique la brute m’ayant presque agressé quelques minutes plus tôt et me mords la lèvre, inconsciemment. « J’avoue avoir eu un peu peur de me faire frapper, je gardais donc un œil sur lui. » L’impression de pathétisme s’empare de moi et même s’il s’agit d’un homme que je ne compte pas revoir, je déteste me sentir aussi mal. Ce n’est probablement qu’un simple sentiment débile d’infériorité, mais je ne peux le refouler assez longtemps pour me sentir digne face à son regard.

    Sa question suivante me fait froncer les sourcils, mon cœur s’emballe inconsciemment et mes pensées s’affolent, s’alignent face à ma bouche tant elles voudraient s’échapper. Parler à un inconnu semble diablement tentant, cependant en ces temps troublés, ce n’est que la promesse d’un calvaire pire encore. Mes lèvres demeurent donc closes, je déglutis lentement, ravalant mes paroles pour les camoufler de nouveau tout au fond de mon âme. « M’aider ? Personne ne peut m’aider. Et vous vexez pas, mais si j’avais besoin d’aide, vous seriez pas celui que je pourrais appeler. » Je suis braqué face à lui, probablement un peu trop, mais je ne parviens pas à me défaire d’une étrange impression à son égard. C’est un sentiment diffus, qui s’empare de mon être et me pousse à me méfier de ce type un peu bizarre. « Je devrais peut être partir. Je ne… voudrais pas vous importuner pendant votre café. C’est… pas très poli de ma part de m’incruster. » J’oublie involontairement le fait qu’il m’a invité à m’assoir, commandant même un café pour moi. Lequel arrive, au moment même où j’esquissais un geste pour me relever. Mes fesses se posent lorsque le breuvage atteint la table et je murmure presque timidement. « Je suppose que je peux rester un peu… Vous… C’est quoi votre nom déjà ? » Je fais un effort, presque surhumain, pour lui adresser la parole, sans éprouver le moindre malaise.

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      MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic? {feat EAMON    Sam 25 Avr - 21:15


      Malgré le fait que tu t'attendais à le voir, tu te sens quelque peu désarçonné. Tu te sens pas à ta place. D'un coup. Ca te fouettes en plein visage. Mais avancer contre les bourrasques de vent c'est un de tes jeux favoris. Tu aimes les défis. Et tu lis en lui quelque chose d'intriguant. Tu t'es retrouvé là pour une bonne raison, autre que le malin plaisir que tu prends à emmerder Nymeria. Disons les choses telles qu'elles sont. Le plaisir de bien manger et de boire un bon café en bonne compagnie ne sont que des petits plus que cette idée stupide aura pu apporter. Il semble réticent, sur la défensive. Tu le vois dans sa façon de rejeter la demande de glaçons. Il s'en rend presque compte, tu le lis dans ses traits et tu l'entends à sa voix qui tente de se radoucir. Le pauvre petit ne semble pas être à l'aise dans sa situation toute neuve de victime d'attaque de table. Tu serais surement dans cette même humeur si tu venais de subir une attaque aux airs si traître. Tout cherche à s'abattre sur vous, parfois. Y a des jours avec et des jours sans, comme on dit si bien. D'une voix tremblante il te répond que c'est un type quelque peu baraqué qui le menaçait tantôt. Tu poses ton regard sur l'homme qu'il pointe du doigt et tu ne peux t'empêcher d'être envahi par une vague de tristesse pour ce type, obligé d'user de violence pour être respecté par le premier passant. Et puis t'es bouleversé par ce type face à toi, effrayé par plus grand que lui. Pauvre petit poisson menacé par le grand méchant requin. Et toi petite fleur. Tu ne sais que trop bien ce qu'est ce sentiment. Tu le vois se mordre la lèvre et tu esquisses un sourire derrière ta tasse que tu lèves à nouveau à tes lèvres. Adorable. Le hasard fait parfois bien les choses. La plupart de ses abrutis ne sont que des frustrés. Ils sont pathétiques. Il est vrai qu'il est plus aisé de dire ça plutôt que d'avouer que le plus pathétique c'est surement toi. Tu es incapable de te battre et tu te prétends à tord être un résistant. Qu'une guerre éclate et tes chatoyantes qualités seront mises à nues.

      Tu lui proposes ton aide, comme tu aurais proposé ton aide à n'importe qui d'autre mais sa détresse t'était foutrement favorable C'était un moyen comme un autre de se rapprocher de ta douce victime. Il parut méfiant, ce qui te blessa profondément. Tu ne penses pas avoir l'air d'un fou furieux. Quoi que. Tout dépend de la définition que l'on peut donner au mot "fou" bien évidemment. Il passe doucement aux aveux. Il te dit que personne ne pourrait l'aider. Triste sort. Il ajoute que ce ne serait surement pas toi qu'il appellerait en premier. Encore une douleur dans la poitrine mais tu ne peux pas lui reprocher. Tu n'es qu'un inconnu, qu'une vague connaissance dont le visuel de faciès n'est qu'une autre image stockée dans sa mémoire de jeune adulte. Je ne saurais vous en vouloir. Nous ne nous connaissons pas, il est vrai. Je suis désolé si j'ai été trop impoli. Tu hoches doucement la tête, sentant légèrement qu'il se braque. Il résiste. Mais tu n'aimes pas ça. Tu n'aimes pas qu'on te résiste. Il tire sur la corde sensible et c'est encore plus tentant de se battre à contre courant. Pourtant il commence à s'échapper. Il t'échappe. Il veut partir. Il veut s'enfuir. Vous ne me dérangez pas voyons, restez avec moi. Je manque cruellement de compagnie, voyez vous... Un léger sourire qui se veut timide et attristé. C'est la réalité, aussi pure qu'elle puisse être. C'est compliqué d'avoir des amis en ses temps incertains. Tu t'es isolé. Inconsciemment. Peu à peu. Tu t'es coupé du monde. C'est plus facile de survivre seul. Mais voilà que le café arrive et stoppe ta victime de plein fouet. Tu ne peux réprimer un léger sourire lorsqu'il se s’assoit à nouveau. Je m'appelle Narcisse, enchanté. Tu lui tends une main amicale au dessus de vos deux cafés. Tu sens la chaleur du sien envahir ta main légèrement ankylosée. Tu frémis légèrement. Il me semble que vous vous appelez... Edmon? Non? Faute totalement volontaire. Vous vivez dans ce quartier? J'aime beaucoup. Hormis quelques cons, il me semble qu'on y rencontre de belles personnes. Et puis c'est un beau quartier. Tu portes une dernière fois ta tasse de café à tes lèvres, avant la dernière gorgée de liquide avant de reposer doucement la tasse sur son socle. Tu entends le léger cliquetis des matières qui s'entrechoquent. Tu craques ta nuque. Je suis légèrement curieux, je suis désolé. Si mes questions vous embêtent, dites le moi. Ou posez moi des questions encore plus gênantes. Tu te mis alors à rire doucement, sans le quitter des yeux. Belle proie.
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      MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic? {feat EAMON    Dim 26 Avr - 19:55


      Je n’avais pourtant pas l’impression d’être si effrayé par le costaud de la minute d’avant, mais force est de constater, en le fixant à nouveau, que la peur d’être frappé est présente. Rien de très viril dans mon attitude, j’en ai presque honte, pourtant, les remarques de l’inconnu en face de moi me détendent très légèrement. Alors que de ses quelques mots, il rabaisse volontairement la brute, je me sens investi d’un courant de sympathie à son égard. Pour la première depuis notre rencontre, je me détends très légèrement, juste assez pour lui répondre finalement. « Vous croyez ? J’avoue ne m’être jamais arrêté pour leur parler. » Bien trop angoissé en leur présence, je n’aurais jamais la force de rester assez longtemps en leur présence pour apprendre à les connaître. Rien que d’y penser, un long frisson secoue ma colonne vertébrale et le malaise revient aussi sec. Mes propos, mes réactions, ne devraient n’être réservée qu’à moi. L’idée qu’il puisse m’imaginer en couard m’insupporte et je baisse les yeux de nouveau, me sentant cette fois carrément honteux. Incapable d’être un grand garçon sans peur, je m’expose et cela m’indispose carrément. Concentré sur moi-même, sur mes douleurs et mes humiliations, je me ne prête pas attention aux réactions de mon vis-à-vis. Trop égoïste pour me préoccuper de les blesser, je continue à me méfier et à chercher à m’enfuir.

      Pourtant dans l’absolu, ce type n’est rien d’autre qu’un inconnu fréquentant ma sœur et la méfiance qu’il m’inspire est très injuste. Probablement est-ce parce qu’il est gentil. En ces temps obscurs, je me méfie bien plus des personnes gentilles et adorables, comme attendant d’eux qu’ils soient hypocrites. Septique, peut être à outrance, je reste fermé à ses approches, tentant de me détendre autant que possible en portant mon café à mes lèvres. La chaleur me brûle, la cendre envahit ma bouche. J’ai oublié. Stupidement, j’ai oublié ma nature étrange et ce goût désagréable qui s’insinue entre mes lèvres dès que de la nourriture les franchit. Une grimace m’échappe malencontreusement, au moment même où il me demande de rester à ses côtés en prétextant la solitude. Quelques lourdes secondes s’étalent avant que je ne me rende finalement compte de l’ambiguïté de la situation. Ma simagrée n’étant pas due à ses paroles, ce n’est qu’un mauvais concours de circonstances, que je me dois de rectifier sur le champ. « Pardon. J’espère que vous ne pensez pas que je puisse être dégoûté de rester à votre table. Le… le café était simplement trop… trop chaud. » Mon hésitation, non désirée, rend mes propos vaseux et je n’arrive pas à trouver ce que je pourrais faire pour le rassurer sur mes actions. Je me sens incroyablement malpoli à cet instant, sans l’avoir désiré une seconde.

      Aussi, quand il m’invite à dire mon prénom, l’écorchant au passage, je me munis d’un sourire, peut être trop éclatant pour être crédible, jusqu’à lui répondre, avec un brin trop d’entrain. « Non Eamon ! Je sais c’est pas commun. Ca vient d’Irlande. Je suis irlandais vous savez ! » Et ces détails étaient probablement en trop. Dans le vain espoir de bien faire, je me retrouve à trop me mettre en avant. Le juste milieu semble difficile à trouver et je ne suis pas conscient une seconde du spectacle que je dois offrir au pauvre hère subissant ma présence à ses côtés. Du coup, pour essayer, encore une fois, de bien paraître devant lui, je tente une nouvelle réponse, toujours boosté d’un excès de bonne humeur que je ne saurais justifier. « Oui je vis dans le coin. C’est pas top. Mais des fois c’est sympa quand même. Et puis… Je ne peux pas vous poser des questions. Je ne saurais pas quoi vous demander. Et puis poser des questions, ça me donne l’impression de vouloir entrer dans votre tête. J’ai pas forcément envie. » Mes mots s’enchainent, étrangement et ma main resserre la tasse, presque par réflexe, tant que je sens mal à l’aise soudain. L’euphorie artificielle étant passée, je me retrouve de nouveau sur mes gardes, trop lunatique pour mon propre bien. Ma fatigue est bien plus présente que je ne l’aurais cru et rend mon comportement erratique et probablement désagréable.

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        MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic? {feat EAMON    Mer 29 Avr - 18:57


        Ton inconnu pas si inconnu t'avoue ne jamais avoir parler à ce genre de brutes épaisses. T'aurais pu en être une. T'aurais pu être un de ses abrutis sans cervelle qui préfère se battre plutôt que d'utiliser des mots (qui sont très limités dans certains cas). Mais toi t'aurais jamais pu. T'es trop gentil et puis t'es pas assez baraqué. T'es tout fin, puis t'es grand. T'es facile à "abattre". T'es pas une bonne brute. T'es pas épais. J'en suis profondément convaincu. Ils ont seulement les muscles. C'est une sorte de bouclier, une façon comme une autre de se cacher lorsqu'on le souhaite. Oh oui, t'aurais aimé pouvoir te cacher derrière tes muscles mais t'en as pas. Toi t'as une gueule particulière et des cheveux longs mais t'as pas de muscles, quand bien même t'aimerais en avoir. Mais c'est beaucoup trop de travail, qu'on se le dise. Et toi, le travail, t'aimes pas trop ça. Tu préfères rester assis dans ton canapé à mater une série à la con à la télé plutôt que d'aller pousser de la fonte. Tu sens la gène du petit face à toi. Tu sens qu'il n'est pas convaincu, il transpire la peur. A-t-il peur de toi? Est-ce toi la plus grande menace à cet instant précis? Non. Surement pas. Du moins, dans ton petit univers de rebelle du dimanche, ce n'est pas toi le méchant. Le méchant, c'est les autres. L'enfer c'est les autres. Peut-être est-il membre permanent de l'Enfer mais il dégage une aura si innocente que cela te paraîtrait presque aberrant qu'il soit du mauvais côté de la barrière.

        Tu t'es déconcentré seulement quelques secondes et voilà ta douce proie dont le visage se tord en un rictus étrange qui finalement te fait froncer les sourcils. Tu restes un peu perplexe. Est-ce ta présence qui le dégoûte? Il est vrai que tu ne penses pas être l'une des personnes les plus agréables, mais tout de même ! Tu n'es peut-être pas l'être envers lequel on se tournera dans un grand moment de perte sentimentale. Tu n'es qu'une ombre vivante pour le reste de l'univers, mais tout de même. T'es une personne comme une autre et après tout il ne te connait pas forcément. Voir même pas du tout. Tu te vexes un peu, malgré toi. Ton coeur se serre légèrement en rythme avec une légère pression de ta main gauche sur ta cuisse. Tes jambes se mettent alors à bouger malgré toi, comme un gosse. Tu te revois projeter dix ans en arrière, quand t'étais encore dans la fleur de l'âge. En fait c'était juste le café. Ton coeur se calme, tes jambes se reposent tranquillement. Ok. Tout va bien. Juste le café. T'as envie de porter tes doigts à tes lèvres et de ronger frénétiquement tes ongles mais tu te contentes d'un léger sourire qui vient soudainement éclairer ton visage, jusque là vraisemblablement éteins. Tu secoues vigoureusement la tête, peut-être un peu trop. Non non, ne vous en faites pas voyons. Je comprends, ça arrive même aux meilleurs. Tu cherches à rire légèrement mais au final tu t'étrangles à moitié tellement tes paroles te semblent abruties par une forme certaine d'appréhension.

        Pourtant quand tu écorches son prénom, tu vois qu'il sourit. Peut-être un peu trop, mais il affiche tout de même un sourire. C'est agréable à voir. Ton coeur se sent rapidement envahie par une vague de bien être. Ca t'as toujours fait le même effet, les sourires. Ca te rends heureux. Bêtement. C'est beau, un sourire. C'est doux, c'est agréable. Ca peut être faux, bien sûr, mais tu sens qu'il ne joue pas. Peut-être se sent il obligé d'en faire un peu trop, mais ça ne fait que rendre ce sourire agréable. Et le voilà tout plein d'entrain qui te corrige. Il t'émerveille. D'un coup, comme ça. Il s'illumine tout à coup, heureux de te corriger et par la même afficher sa belle origine. Il est adorable. A croquer. Tu planterais bien tes crocs acérés dans la chair surement parfumée et douce de ce petit irlandais. Tu esquisses un sourire. Pardonnez moi pour cette erreur! Tu laisses échapper un léger rire de tes lèvres à demi ouvertes. Je vais vous avouer quelque chose. Mes parents sont originaires de York, en Angleterre. Et bizarrement j'ai hérité de noms purement français, allez savoir pourquoi.  Tu te mis à rire à nouveau avant de continuer. Je ne sais pas si vous le savez, mais mon nom représente une fleur. Une fleur magnifique, qui plus est. Suis-je une jolie fleur ma douce proie? Tu ne pus t'empêcher de cacher ce léger sourire aux recoins terriblement menaçant. Tu aimerais lire dans ses traits une réponse positive mais tu sais à quel point ce genre d'avance peut être périlleux. Mais tout ce qui est fragile et dangereux apparaît terriblement attirant. Tu passas rapidement ta main dans ta chevelure avant de poser ton coude droit sur la table, enfouissant ta joue dans la paume de celle-ci sans le quitter du regard. Tu sentis à nouveau son excitation mais la fin de ses paroles, cette douce excitation si attirante s’éteignit peu à peu. Je suppose qu'il faut avant tout se sentir bien là où l'on vit. Tu esquissas un léger sourire, malgré qu'il chercha à éviter toute éventuelle question. Un point en moins pour la bête avide. Suis-je entrain de rentrer dans votre tête? Question bête à laquelle il avait malheureusement répondu auparavant mais tu souhaitais avoir la certitude. Tu as bien envie de fumer. Tu te mords la lèvre. Moi je pense que c'est avant tout de la pure curiosité. Je suis curieux, je suis vraiment désolé si je vous blesse ou que je ne suis trop indiscret. Faux regret. Regard triste et fuyant qui se baisse vers cette petite tasse vide que tu as encore dans ta main. Pensez vous que je puisse fumer à l'intérieur? Moyen comme un autre de détourner la conversation. Tu relèves ton regard attristé sur le visage de ta proie avant de te mordre à nouveau la lèvre, léger réflexe de manque. Mais qu'il l’interprète autrement. Un signe, un appel. Réponds-y.
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        MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic? {feat EAMON    Dim 3 Mai - 22:38


        Maintenant qu’il s’est insinué, désagréable, dans chaque fibre de mon corps, le malaise s’intensifie, me donne envie de fuir loin de cet homme. Ses buts sont trop flous pour moi et je n’arrive pas à savoir s’il se joue de moi, de ma naïveté, ou s’il est simplement gentil. Incapable de croire en la gentillesse depuis quelques années, je me referme légèrement, comme par instinct, simplement pour ne pas me retrouver avec le cœur à vif. M’attachant bien trop vite pour mon propre bien, je désire simplement ne pas me jeter en pâture. Pourtant, quelque chose en lui, en ses paroles, relègue cette méfiance exacerbée loin à l’arrière de mon esprit. J’essaye vraiment de me montrer froid, presque indifférent, pourtant, je ne peux m’empêcher de demander, en réponse à son affirmation. « Vous avez l’air d’avoir eut à faire avec beaucoup de brutes dans ce genre. N’est-ce pas ? » J’essaye pourtant de ne pas trop être intrusif dans sa vie, mais maintenant que la discussion s’est réellement engagée, ailleurs qu’en ma direction, je m’intéresse vraiment à ce qu’il pourrait me dire. Une sorte d’instinct me pousse vers lui, alors que tout mon corps semble s’éloigner. Ce n’est pas la peur qui me caractérise réellement maintenant, mais plus un duel dans en mon sein. Une part de moi s’intéresse plus que de raison à l’homme, l’autre voudrait s’en éloigner et s’en méfier. Aucune ne semble capable de remporter la partie pour l’instant, alors je reste là, interdit, hésitant entre deux réactions, deux discussions, deux façons de me comporter.

        Le café et son goût cendreux qui ne me quitte pas, me donne l’occasion idéale pour détourner mon attention de mes questionnements intempestifs. Plus préoccupé par l’idée de ne pas le laisser croire à mon dégoût à son encontre, j’en oublie totalement de me méfier et de me poser des questions inutiles. Et finalement, au bout de quelques secondes, à me préoccuper de ne pas le blesser, j’arrive finalement à une conclusion. Plutôt que de m’en méfier sans raison valable, je vais plutôt essayer d’en savoir plus sur lui. Nous ne réussirons probablement pas à nous entendre, mais je préfère essayer, plutôt que le regretter par la suite. « Malheureusement, ce genre de choses m’arrivent trop fréquemment. Et là je dois avouer que le timing était pas bon du tout. Je suis désolé si vous avez cru que je ne voulais pas rester avec vous. C’était… vraiment pas intentionnel. » C’est étrange, cette chape de plomb qui semble descendre en même temps que le breuvage brûlant. Culpabilité et abattement soudain s’emparent de moi lorsque je me rends compte l’avoir réellement touché par cette grimace pourtant toute innocente.

        Du coup, comme pour me faire pardonner, je pose un coude sur la table et laisse le creux de ma main accueillir mon menton, comme pour boire chacune de ses paroles avec cette nouvelle position. Désormais plus calme et moins méfiant, j’arrive finalement à rire à ses propos, me comportant presque comme un adolescent idiot. Cette phase étant un flou total dans mon esprit, je n’ai pas conscience de mon attitude et me contente donc de m’amuser en sa présence. « Je ne sais pas du tout à quoi peut ressembler cette fleur dont vous parlez. J’aime pas vraiment ce genre de trucs. Je ne saurais pas faire la différence entre une marguerite et une rose de toute façon. » J’hausse les épaules, pour une fois incapable de me sentir inférieur. Cette capacité que je n’ai pas, je n’en ai cure, parce que je ne compte pas impressionner avec mes connaissances florales. Pour autant, une sorte de malaise s’empare de moi de nouveau. Alors qu’il s’en était allé, il revient soudain, plus fort encore. Ses derniers mots me reviennent, s’insinue et viennent me faire douter de nouveau sur son dessein. Et sa question finalement, me fait pincer les lèvres. Incapable de trouver une réponse claire et surtout positive, je préfère me taire pour l’instant, mais je sais qu’il attend une réponse. C’est assez étrange, cet ascenseur émotionnel qui ne cesse de monter et descendre, mais je ne parviens pas à l’arrêter. C’est ennuyant et c’est finalement avec une main de nouveau tremblante sur ma tasse, que je parviens à lui lâcher, presque du bout des lèvres. « Je suppose que non. Vous n’êtes pas indiscret. J’ai… juste du mal à poser des questions. Mais ça ne me dérange pas de répondre aux vôtres. » C’est probablement une attitude très bizarre, mais je n’arrive pas à faire la part des choses.

        Tout s’embrouille de nouveau dans ma tête et je me maudis de réagir de cette façon. Ce n’est pas une façon de se comporter avec les gens et je sais que je vais par la suite m’en mordre les doigts. Pour l’instant, j’essaye de ne pas couler et de rester face à lui, prêt à répondre à n’importe laquelle de ses questions. Lorsqu’il me demande mon avis pour la cigarette, je ne fais que hausser les épaules, incapable de lui apporter une réponse. Mais par contre, lorsque ses dents s’emparent de sa lèvre, la triturant d’une façon que je ne peux m’empêcher de considérer érotiques, je sursaute, ferme les yeux une seconde et y répond, d’un coup de langue sur ma propre lippe. Réflexe malheureux, qui ne manquera probablement d’attiser une braise.

        _________________
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