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 Unclear (ft. Nikolaas)

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↳ Opinion Politique : Depuis son arrestation, Eamon a pris le gouvernement en grippe et refuse de travailler pour eux. Néanmoins, il n'a toujours pas d'avis politique.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : ☞ SHEPARD - geronimo ☞ TEAGAN AND SARA- i was a fool ☞ RACOON - no story to tell ☞ RIXTON - me and my broken heart ☞ KODALINE - unclear ☞ HOT CHELLE RAE - bleed ☞ SAVAGE GARDEN - truly madly deeply ☞ CHRIS MANN - roads ☞ BRANDI CARLILE - story
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MessageSujet: Unclear (ft. Nikolaas)   Sam 25 Avr 2015 - 16:00


De loin, j’observe la mort qui ne me hérisse même pas le poil. Cela fait quelques mois maintenant que je m’en offusque plus. Si plus tôt, j’ai pu me croire anormal à l’idée de ne rien ressentir face à la mort, je sais que ce n’est le cas que pour des inconnus. Ma sœur ayant un jour oscillé entre vie et trépas, je n’ignore pas que la mort peut me perturber. Pourtant pas dans le cadre de mon travail. Non, je ne suis pas insensible, je suis seulement capable de faire la différence entre travail et vie personnelle. Ces hommes, allongés dans leur sang, ne sont rien d’autre que des victimes de leur destin, ce n’est pas à moi de me sentir concerné. Pour moi, ces personnes ne sont que de pauvres victimes, ainsi que des billets dans mon portefeuille. Rien ne saurait être plus important en ces temps incertains par conséquent, rien ne m’intéresse plus. Le destin de ces hommes est probablement tragique, mais je ne chercherai pas à les connaître. Un barman ne s’intéresse pas à la vie des verres qu’il sert. Un boulanger ne se préoccupe pas de la destinée de ses pains. Je ne m’occupe donc pas de la vie de ces défunts. Mon métier est de m’en débarrasser, ainsi que toutes les traces de leur mort. Rien de plus, rien de moins…

Adossé à un mur non loin, je reste les bras croisés, observant le ballet des policiers et autres personnes qui se sentent suffisamment importants pour me traiter comme le vulgaire homme de ménage. Je lâche un long soupir et roule des yeux lorsque l’un d’eux esquisse un geste pour me faire venir. Il ne manquerait qu’un sifflement pour me rabaisser juste encore un peu et je suis presque étonné de ne pas l’entendre. Peu pressé de satisfaire l’homme de loi, je me contente d’un nouveau soupir avant de finalement me décoller de mon mur. Mes pas sont presque lourds, je marche lentement, délibérément, simplement pour ne pas lui donner la satisfaction d’être à son entière disposition. Fort heureusement, j’ai réussi à me contenir, résistant à la tentation de lui adresser une magnifique grimace immature et enfin, j’arrive au plus près de la scène. Rien de très horrible pour une fois, cependant je ne peux m’empêcher de satisfaire ma curiosité morbide en observant en détails la scène que j’ai sous les yeux.

Etonnamment, j’ai l’impression que quelque chose cloche, sans parvenir à trouver quoi. Plusieurs secondes s’écoulent, le monde autour de moi s’évacue et il ne reste finalement plus que moi et les morts. Je soupire, encore une fois, agacé à l’idée de ne pas trouver la raison de mon malaise soudain. Ce n’est pas le sang, qui ne me fait ni chaud, ni froid. Ce n’est pas la position banale des corps. Je ne connais aucun des trois personnes. D’un geste lent, je secoue la tête, pour me concentrer, avant de préparer les sacs mortuaires, que je place à côté de chaque individu. Cette foutue impression ne me quittant pas, je décide d’une impulsion, de frapper chacun des corps. Un. Deux… Trois… Un cri de surprise m’échappe lorsque ce dernier bouge finalement. C’était donc ça, cet étrange sentiment de différence qui était en train de me bouffer et qui vient désormais d’activer mon cœur. Ce dernier bat la chamade sous la peur surprise que mon corps vient d’éprouver et finalement, je jette un regard noir au faux mort, qui vient de me provoquer la peur de ma vie. « Non mais ça va pas la tête ! Faut être carrément con pour faire… Faire quoi d’ailleurs pour l’amour de Dieu? » D’un geste sec, je mords ma lèvre inférieure, toujours mal à l’aise à l’idée de jurer sur l’image de mon créateur. Incapable de bouger maintenant, je fixe l’homme, fronce les sourcils et peine à retrouver un rythme cardiaque raisonnable. Ce palpitant toujours excité me fait trembler, si bien que je n’observe même pas l’homme, incapable de le voir autrement qu’un plaisantin de mauvais goût.

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    MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Sam 25 Avr 2015 - 16:30

    « Attrapez-le ! »

    Le refrain sempiternel du chapardeur ! Nikolaas sentit une bouffée d'adrénaline monter en lui. Sans plus attendre, il tourna les talons et s'enfuit. Des bruits de pas ne tardèrent pas à le talonner, se répercutant en écho contre les rues étroites. Tel un petit globule, Nikolaas serpenta bientôt dans les différentes veines de Trem. Ses baskets disaient bonjour à chacun de ses pas, claquant comme les tongs d'un vacancier égaré. Les cris fusaient sur son passage. Il sauta par dessus les poubelles, franchit les barrières, bouscula les habitants. Le vent fusa à ses oreilles. Il n'avait pas de destination, pas de planque. Tout ce qui l'importait, s'était de survivre.
    Un pas, un battement de cœur, une inspiration. Et il était seul.

    Soudain, il percuta quelque chose. Un bruit de taule, des sirènes dissonantes. Niko eut juste le temps d'éviter un coup de matraque d'un peacekeeper et de sauter par dessus de la capot de la voiture de police pour disparaître dans une autre rue, ses poursuivants sur ses talons. La poursuite s'éternisait et Nicko ne semait pas ses victimes devenues ses agresseurs : son souffle se faisait plus court et ses jambes commençaient à faiblir. Il sentait son faible repas commencer à gravir les parois de son œsophage tandis que ses jambes s'excitaient sous la force mécanique de la course. Les rues semblaient se faire plus étroites. Sa vue commença à se brouiller.

    Nicko tourna sans réfléchir et entra durement en contact avec le mur. Brièvement sonné, il recula en titubant, levant les yeux. Le relief d'une impasse se dessina autour de lui. Il tourna les talons...et comprit en voyant ses trois agresseurs qu'il n'aurait pas le temps de rebrousser chemin.
    Epuisé, il abandonna pour cette fois et jeta son butin sur le sol. Quelques bijoux de perles et autres babioles s'écrasèrent sur le sol, se noyèrent dans les flaques de boues créées par la pluie récente. Nikolaas saisit l'occasion du choc pour essayer de se frayer un chemin en rasant le mur. Son espoir s'évanouit bien vite. Un violent coup de poing finit sa course dans son estomac qui rendit son maigre contenu baigné dans un liquide acide verdâtre. Les yeux exorbités de Nikolaas, hors du temps, trouvèrent la force étrange de fixer les petits cailloux baignant dans une flaque d'eau souillée à la surface de laquelle son reflet déformé par la douleur oscillait.

    Quelque chose brûla dans son dos. Sa tête lui tourna. Les gyrophares retentirent au loin. Les coups se mirent à pleuvoir. Il lui sembla que chaque partie de son corps explosait en mille morceaux. Ses genoux, puis ses coudes, puis son dos heurtèrent le sol dans un bruit mat qui se répercuta sordidement contre les parois de son crâne. Crissement de pneus, ouverture de portes. Non, tout sauf eux. Niko enclencha machinalement son processus de survie. Il détendit ses muscles et bloqua sa respiration, laissant sa tête glisser sur le sol. Les balles s'écrasèrent tout autour de lui, provoquant plusieurs chutes, et ce fut le silence.

    Nicko prit le temps de respirer jusqu'à ce que de nouvelles voitures se manifestent, puis se figea de nouveau, comme si la rigueur de la mort prenait réellement possession de lui. Un temps infini s'écroula, durant lequel il se retint d'ouvrir les yeux, se contentant de respirer par petites inspirations quand il sentait les présences s'éloigner.
    Des bribes de paroles, des bruits de moteur. Et puis plus rien. Si, des bruits de pas. Un coup. Deux coups. Et

    « ARGH ! »

    Nikolaas ouvrit brusquement les yeux et l'air afflua dans ses poumons en plus grosse quantité, brusquement. La tête lui tourna. Le réflexe douloureux le fit brutalement se redresser et il se retrouva assis, le cul dans la boue, en train de cracher ses poumons tandis que la vie reprenait peu à peu possession de son corps.
    Au dessus de lui, quelqu'un lui criait dessus. Nicko regarda autour de lui avant de regarder dans les yeux la seule personne vivante en dehors de lui parmi les quatre corps qui se trouvaient dans l'impasse.

    « Le con a voulu sauver sa peau, et visiblement, ç'a réussi... »

    Il s'interrompit dans un gémissement de douleur avant de porter une main fébrile et tremblante là où l'autre l'avait frappé. Le souffle court, il tenta de se calmer tandis que les pensées se bousculaient dans sa tête et que le sang affluait à ses tempes.

    « Bon sang, je crois que j'ai un truc de cassé. Ou plusieurs...vous faites ça avec tous les morts que vous croisez ? »
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    MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Dim 26 Avr 2015 - 16:09


    Mon rythme cardiaque peine véritablement à retrouver un rythme normal et avec ce lent retour au calme, une sourde colère naît en ma poitrine, envers cet homme, ce comédien, qui vient de jouer avec mes nerfs sans le vouloir. Depuis mes débuts dans cette carrière incertaine de nettoyeur, jamais un mort n’avait osé revenir à la vie, dans le but évident de m’effrayer. Lui par contre, s’est bel et bien réveillé, jusqu’à même se redresser, s’assoir et imposer ses yeux dans les miens. Mes sourcils se froncent, je ne suis pas vraiment d’humeur à discuter avec un faux mort. En plus de perdre du temps sur mon travail, je ne suis pas prêt à assumer les retours à la vie d’un homme. Tout simplement parce que mon esprit a immédiatement apposé le nom de miracle sur cet individu. Ma foi me pousse à croire que mon interlocuteur était bel et bien mort mais que Dieu a décidé de finalement le sauver pour une raison inconnue. Ses propos me détrompent aussitôt et une moue boudeuse vient s’imposer sur mon visage. Cette impression désagréable de moquerie à mon égard me vexe et je n’ai pas conscience une seconde de ma paranoïa. Je ne connais pas l’homme, les raisons pour se moquer de moi sont donc parfaitement obscures. « Si j’avais été plus consciencieux, au lieu de vous frapper, j’aurais simplement utiliser une arme pour vérifier votre mort. Et vous tuez le cas échéant. » J’hausse les épaules, comme si j’étais en train d’énoncer une simple vérité, pourtant, mon but est tout autre. Intérieurement, j’ai comme une envie de déstabiliser le brun en me montrant inflexible, presque froid. Mes capacités d’acteur sont moindres mais pour une fois, ma voix ne tremble pas. Mes mains par contre, sont toujours secouées de l’adrénaline qu’il m’a imposé quelques secondes plus tôt.

    Peinant à me calmer, j’arrive pourtant à maitriser ma respiration maintenant et un brin plus calme, je me déleste enfin de mon regard noir, pour m’adoucir bien malgré moi à ses propos. Peu habitué à infliger une douleur physique aux autres, je me sens immédiatement inquiet et m’approche bien malgré moi pour m’agenouiller à sa hauteur. Ma main se tend, mais se stoppe rapidement lorsque je me rends compte de ce que je suis en train de faire. Voulant me reculer d’un coup, je trébuche légèrement et me retrouve à mon tour les fesses dans la boue, un air contrit sur le visage. Presque boudeur, j’hésite à me relever, mais je ne voudrais pas ajouter à ma stupidité si bien que je garde mon séant sur le sol, le fixant incertain. « Vous êtes pas mort. Si vous l’étiez, vous n’auriez pas mal. » Mes mots sortent, sans que je puisse les retenir et je voudrais soudain être une petite souris pour me cacher dans un trou et ne jamais en sortir. Mon air se fait un brin plus boudeur, si c’est possible et finalement j’esquisse enfin le mouvement pour me redresser.

    Difficilement, je viens me mettre à genoux devant lui et cette fois ma main atteint son but, à savoir ses côtés, sur lesquelles j’appuie, précautionneusement. Je n’ai pas la prétention de me croire médecin, mais j’ai assez souvent posé mon nez dans les livres de ma sœur pour connaître quelques petits trucs. « Vous avez mal si j’appuie ? Pouah. Vous êtes sûrs que vous êtes pas mort ? Vous sentez aussi mauvais. Au temps pour la diplomatie, je suis trop agacé envers l’homme pour me montrer bien poli à son égard… Pourtant, malgré tout, je me force, reste près de lui plutôt que de m’affairer à mon véritable emploi. Je sais que je devrais le laisser se démerder pour m’occuper uniquement de mes fesses, mais mon frère m’ayant poussé dans une optique de prendre soin des autres, je ne peux m’empêcher de veiller sur celles du brun aussi, même si cela m’agace.

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      MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Dim 26 Avr 2015 - 18:12

      Pris d'un haut le cœur à la suite du choc, Nikolaas crut réellement qu'il allait vomir une seconde fois, mais son estomac qui de base ne contenait pas grand chose ne pouvait plus rien sortir à l'heure actuelle, si ce n'était la bile acide dont il conservait encore le goût âcre dans le fond de sa gorge. Dans un sens, c'était les policiers qui auraient du avoir ce réflexe ; s'ils officiaient toujours ainsi, Nick ne préférait pas imaginer le nombre de personnes qui pouvaient se réveiller à la morgue, ou pire, pour ceux qui ne déconnaient pas comme lui, dans leur cercueil. Nikolaas tressaillit à cette pensée et le frisson qui parcourut son dos n'avait aucun rapport avec la brise qui se levait. La menace de l'homme fit lever les yeux à Nikolaas qui reprenait sa respiration. Il distingua nettement l'adrénaline se matérialiser le long de son corps et trouva la force d'émettre un petit rire qui se transforma en gémissement lorsque les vibrations atteignirent ses côtes.

      « Vous rigolez j'espère, vous tremblez comme une feuille à la suite d'une simple plaisanterie ; j'ai du mal à croire que vous soyez capable de tenir un flingue et de tirer droit pour tuer quelqu'un. »

      Le regard de l'autre sembla s'adoucir, perdant cette lueur noir qui ne plaisait pas du tout à Nikolaas. D'ailleurs, qu'est-ce qu'il faisait là, celui-ci ? Les policiers étaient tous partis, était-ce un simple passant qui prenait un plaisir sordide à se balader entre les cadavres une fois qu'ils avaient été identifiés ? Le chapardeur regarda d'un œil surpris l'homme se baisser dans sa direction puis tendre sa main vers lui. Son esprit brouillé par la douleur lui envoya trop tard le signal lui indiquant qu'il serait peut-être pas mal de saisir l'occasion de prendre la main de cet homme afin qu'il ne s'écrase pas par terre et...et il s'écrasa par terre. Sa chute émit un bruit peu ragoûtant et des gouttes verdâtres furent projetées en tous sens, comme si son vis à vis venait d'être pris d'une puissante gastro et qu'il ne pouvait plus se retenir.
      Il étira un sourire malicieux en s'empêchant de rire.

      « Peut-être que je suis mort, avoua-t-il. Mais si je le suis, vous l'êtes aussi, à moins que vous ne voyiez les esprits et que ces deux là piquent un sommeil très lourd. »

      Son regard appuya sa constatation en allant se poser sur les deux hommes, affalés sur le sol, leurs membres repliés sous leurs corps. Les larges flaques de sang qui s'étalaient au dessous d'eux, formant avec la boue un miasme noirâtre, achevèrent de le convaincre qu'ils n'étaient plus de ce monde et que Nikolaas s'en sortait plutôt pas mal avec son coup de pied dans les côtes. Il comprit que l'homme s'était relevé et mis à genoux lorsqu'il posa sa main sur son flanc. Nikolaas sursauta à la fois sous le coup d'un frisson et de la douleur, se mordant la lèvre. En plus de lui faire mal de nouveau, l'autre semblait prendre un malin plaisir à se moquer de lui.

      « Eh, vous avez le cul dans la boue, vous aussi, permettez moi de vous dire que vous ne sentez pas meilleur. Arrêtez un peu de râler. »

      Sa main quitta le sol pour se poser sur sa joue.

      « Tenez, c'est bon pour la peau. »

      Il tenta, tant bien que mal, de reculer pour essayer de se mettre debout. Sans succès. Il grinça des dents avant de s'allonger de nouveau sur le sol crade et humide, la brise lui caressant le visage.

      « Faites-votre boulot avec les deux autres, d'ici là j'aurais peut-être réussi à clamser pour me faire amener à la morgue. »
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      MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Lun 27 Avr 2015 - 21:33


      Sa moquerie, qu’il ne prend pas soin de dissimuler m’irrite et j’ai bien envie de le laisser là, seul, pour se débrouiller. J’hésite même à appeler mes collègues hautains pour punir ses propos moqueurs. Il bafoue mes capacités et au fond, cela me rend fou. Je me sais incapable de tuer quelqu’un à dessein, pourtant, entre ses lèvres, j’ai presque l’impression que c’est honteux. Le contrôle de la situation m’échappe lentement, me rendant plus affable, même si la colère que je ressens envers cet inconnu ne s’amoindrit pas réellement. Je me perds, mes actions semblent erratiques et je n’arrive pas à me comprendre. Certain pourtant d’avoir évolué vers le pêché et les enfers, je me redécouvre ce côté bienveillant qui a su me définir plus jeune. Cette part de moi que je crois disparu depuis désormais plusieurs années semble refaire surface, pour ce pauvre type qui feint la mort dans un but flou. « Si j’en étais capable. Soyez assuré d’être ma première victime. » Je me referme légèrement, incapable de totalement prendre ça à la blague. Malgré tout, je reste sur place, prêt à l’aider jusqu’à même me retrouver les fesses par terre, en un ridicule simulacre de sa propre situation. Ma maladresse me gêne, je me maudis d’être tombé, tout comme je le maudis d’oser en sourire. Ses lippes malicieuses accrochent mon regard, je lâche un soupir agacé et réussis finalement à l’écouter sans m’agacer plus encore. Ses propos me déroutent tant que je laisse ma bouche s’ouvrir sur la surprise. Je n’ose pas lui avouer que je n’ai rien compris à ses dires et me contente donc de le fixer, sans parler. Je sais pourtant que la bienséance voudrait que j’y réponde, mais je me sens incapable de ne pas me ridiculiser encore une fois.

      Plus à l’aise dans le rôle d’infirmier improvisé, je m’empresse de me redresser afin d’être plus confortablement installé pour l’ausculter sommairement. Ma main sur ses côtés ne semble pas agréable et je me délecte de sa souffrance visible, pour une simple seconde. Bien rapidement, l’inquiétude vient remplacer ce morbide plaisir. Ma satisfaction de le voir ravaler sa superbe est bien moindre face à l’empathie stupide que je peux ressentir soudain. Mes croyances et besoins d’aider mon prochain me jouent des tours dans cette situation et je voudrais être assez fort pour l’abandonner ici, sans me sentir coupable ensuite. Alors plutôt que de détourner les talons, je bouge ma main légèrement, dans l’espoir de découvrir l’étendu des dégâts, que je n’ai pu commettre seul. Alors que je me questionne sur ses blessures qui semblent plus nombreuses que prévues, je le lâche soudainement, agacé encore une fois de son ultime moquerie. Je ne veux pas lui répondre, la fuite semble être la meilleure des options, pourtant, alors que je me redresse précipitamment, le visage plein de boue, je ne bouge pas d’un pas. D’un geste lent, très profondément en colère, je me débarrasse de l’horrible marasme, avant de le gratifier de nouveau d’un regard noir. « Ca m’étonne pas que vous vous soyez fait tabasser si déjà, vous vous comportez comme ça avec ceux qui cherchent à vous aider. J’ose pas imaginer à quel point vous pouvez agacer les autres. » Ma langue claque, bien malgré moi et aussi vite que je me suis énervé, je laisse couler, soupirant, incapable de rester en colère bien longtemps envers lui.

      Un long soupir de dépit m’échappe, je voudrais lui obéir, m’occuper des deux autres et le laisser tranquille, mais sa pathétique tentative de se mettre debout réveille ce stupide réflexe de bon samaritain. Alors que j’ai reculé d’un pas, pour enlever les restes de boue, je finis par me rapprocher de nouveau et lâche du bout des lèvres, presque à regret. « Ces deux là sont morts… Ils peuvent attendre. Vous c’est pas sûr. Vous… voulez que je vous amène quelque part ? On risquerait de m’accuser de meurtre si je vous laissais crever. J’ai pas franchement envie de tomber entre les griffes de mes collègues. Ils m’aiment déjà pas, je vais pas leur donner des munitions pour m’abattre. » Si au début, ce n’était qu’une simple proposition d’aide, je me suis retrouvée à parle, beaucoup trop, beaucoup trop vite. Comme à chaque fois que je me sens un peu trop nerveux.

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        MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Lun 27 Avr 2015 - 22:54

        « Sauf que vous n'en êtes pas capable. » enfonça Nikolaas avec un petit sourire.

        La gêne de son sauveur-agresseur, était palpable. La facilité du chapardeur pour cerner quelqu'un en seulement quelques minutes se révélait incroyable : obligatoire quand on imite les gens de savoir, par une simple observation, saisir leurs manies et décrypter leur personnalité afin de pouvoir reproduire un spectre formidablement similaire. Nikolaas ne comprenait pas pourquoi cet homme s'évertuait à rester près de lui sachant que son travail devait se résumer, certainement, à évacuer les corps – parce que quand même, ça faisait désordre. A entendre ses paroles, les deux corps qui se mélangeaient à la boue collante dans laquelle il se reposait actuellement dans un rêve éveillé, valaient moins d'importance que lui, alors que paradoxalement, ils réclamaient l'attention inhérente au travail de cet inconnu.

        Pourquoi tant de haine alors qu'ils se connaissaient à peine ? Il ne lui avait rien fait, juste une petite blague, alors que l'autre lui donnait des coups et s'étonnait que cela casse quelque chose. Cet homme était décidément bien étrange ; en même temps, pour vouloir travailler avec les macchabées, il fallait vraiment avoir une case en moins. Ou aimer très fort les morts, très, très fort. Sachant que l'inconnu était incommodé par une simple odeur de boue – mélangée certes, à de l'alcool, du tabac et de la sueur – Nikolaas éprouvait le plus grand mal à l'imaginer respirer sereinement l'odeur d'un corps en décomposition.
        Donnez des coups dans les gens, il avait une bien bizarre façon de considérer « l'aide ». Question altruisme, il n'avait qu'à repasser. Quoique... ?

        Nikolaas laissa glisser ses yeux sur les murs décrépis des immeubles avant de retomber sur le visage mi-gêné, mi-énervé, mi-soucieux. L'emmener ? Mais l'emmener où ?

        « J'ai nulle part où aller. » dit-il simplement.

        Il remarqua que l'homme avait bien beaucoup causé, tout d'un coup. Sa mauvaise humeur ne serait-elle donc pas due uniquement à sa trouvaille de mort-vivant ? Nikolaas savait d'expérience que les gens ne faisaient pas la gueule pour une seule raison. Cette raison était bien souvent le catalyseur d'un tas d'autre qui vous faisait exploser à la figure de la première personne que vous croisiez. Visiblement, Nick était cette personne.

        « Allons bon. » trouva-t-il le moyen de dire, avec sa grâce et son tact habituels.

        Lui au moins, allait certainement envoyer les corps à la morgue avant de rentrer chez lui dans son petit appartement propret et se caler dans son canapé, ou dans son lit, en attendant qu'un nouveau jour se lève. Nikolaas n'avait pas encore pensé à l'endroit où il allait dormir cette nuit, comme à l'ordinaire. Sa fuite de son ancienne planque demeurait trop récente pour qu'il ose y retourner sans se faire canarder par les voisins où d'éventuels peacekeepers.

        « Je vous demanderai bien de me conduire à l'hôpital le plus proche mais on risque de me reconnaître et de me faire incarcérer après m'avoir tenu en vie. Merci de votre proposition, mais je pense que je préfère crever libre. »

        Sourire sarcastique. Un petit ricanement. La vue qui se trouble.
        Et plus rien.
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        MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Jeu 30 Avr 2015 - 20:06


        Il m’agace. Toujours à ce moment, lorsque je le crois trop faible pour continuer à me harasser de ses commentaires déplaisants, il reprend, me vexant juste un peu plus. Mon cœur se serre à l’image de ma main et je cherche désespérément à lui répondre quelque chose de spirituel. Cependant, un simple regard à son encontre me prouve que cela ne servira à rien. Dès que je cherche à me montrer brave, sûr de moi, je ne montre qu’un simple enfant qui n’a toujours pas grandi. C’est perturbant et pour ne pas m’enfoncer encore un peu plus dans la médiocrité, je décide finalement de garder les lèvres closes. Je les resserre d’ailleurs, les pinçant sans parvenir à m’en empêcher. Cela me donne probablement un air austère que je ne cherche pas à adoucir sur le champ.

        Etrangement, ce n’est pas de moi-même que je me calme finalement. Il n’a prononcé que six mots de plus, pourtant mon visage se détend, mon regard se calme et de noir il devient presque soucieux, concerné. Je ne connais pas cet homme, c’est la toute première fois que mes yeux croisent les siens, que mon esprit se confronte au sien. Pourtant, je m’inquiète, et serre les dents, indécis. Mon regard passe des deux morts, au type dans la boue à la forme douteuse. Ma conscience professionnelle voudrait que je me concentre sur mon travail pour le laisser choir. Mon cœur trop généreux s’intéresse pourtant beaucoup trop à lui pour cela. Après quelques secondes, mes yeux se concentrent finalement sur la silhouette souffrante sans pour autant savoir quoi faire. Sauver les chatons égarés, ce n’est pas une bonne chose. L’ayant déjà fait avec Bastien et mon cœur s’en trouvant meurtri, il est difficile pour moi d’agir de nouveau en bon samaritain. C’est un essai comme un autre pour me protéger, même s’il s’avère compliqué de résister à la détresse qu’il dégage.

        Il reprend la parole, mes sourcils se froncent et je suis d’autant plus perdu. En plus d’être agaçant, le brun devant moi est un hors la loi, qui risque de ne m’apporter que des ennuis que je ne suis pas prêt assumer. Ma situation est déjà bien trop chaotique pour y ajouter un feu follet dans son genre. Il se tait, ses yeux se ferment et malgré moi je sens la panique m‘envahir soudain. « Bordel mais vous allez crever pour de vrai. » Mes mots s’enchaînent tandis que je m’accroupis de nouveau devant lui et tend ma main sur sa gorge, à la recherche de son pouls. Un long soupir s’échappe dans la ruelle lorsqu’un battement se fait sentir sous mes doigts et ma main se fait soudain tremblante sur sa peau. C’est trop tard. S’il m’agace, s’il m’ennuie, s’il mériterait de rester planter dans cette rue, je suis pourtant déjà en train de l’agripper pour le relever. Son odeur désagréable emplie mon nez, mais je fais fi pour le redresser. Chancelant sous son poids, il m’est compliqué d’atteindre mon fourgon mais après maintes sueurs et plusieurs chutes, j’arrive enfin à le hisser dans le camion, à la place passager. Je n’hésite qu’une seconde avant de l’emmener jusque chez moi et avec autant de mal que précédemment, je le traîne jusqu’à mon appartement. Mon canapé n’est pas très confortable, mais il suffira pour accueillir la grande carcasse du sdf agaçant. Lorsqu’enfin, je lâche son corps sur le meuble, je soupire de soulagement.

        Prendre soin des chiots errants m’ennuie, mais je ne parviens pas à m’en empêcher, même si pour cela, je dois me traîner plusieurs dizaines de kilos sur des centaines de mètres. Tous mes muscles crient au scandale et je m’empresse de me débarrasser de mon t shirt détrempé par la sueur et la boue. Une odeur infâme s’infiltre dans la pièce et je mets d’ailleurs plusieurs secondes pour m’y habituer totalement. « Bordel de merde. C’est encore l’idée du siècle ça Grimes ! » Dos dénudé face à lui, je dépose mes deux mains sur le comptoir de la cuisine et soupire une fois encore, incapable de totalement me détendre. La présence de l’homme sur mon canapé m’en empêche, tout comme cette impression d’erreur qui ne me quitte plus. « Toi et moi, on va avoir une discussion dès ton réveil. Si t’as tué quelqu’un, j’te jure que j’te fous dehors, blessé ou pas. » Malgré tout, je me retourne vers lui, un verre d’eau du robinet à la main, persuadé d’avoir à faire à son profil endormi. C’est malheureusement loupé et c’est d’un air gêné que je l’observe soudain, incapable de savoir s’il m’a entendu parler seul, ou non...

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          MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Jeu 30 Avr 2015 - 20:43

          Lorsque les yeux du chapardeur s'ouvrirent, ils ne rencontrèrent pas la face grise du ciel mais celle, moins humide, du plafond de l'appartement de...de qui au juste ? De mémoire, Nikolaas n'avait dans son entourage aucune connaissance pouvant se targuer d'habiter un appartement qui n'était pas couvert de moisissure et de toiles d’araignées. Prenant tout d'abord le soin de ne bouger que ses globes oculaires, Nikolaas força sur ses rétines pour prendre conscience de l'environnement qui l'entourait. Il se trouvait sur un canapé, vraisemblablement dans un salon. Des mouvements de l'autre côté du dossier indiquaient qu'il n'était pas seul. Son corps comportait visiblement tous ses membres, tous ses habits et toute la saleté inhérente à son être détestable. L'absence d'un quelconque lien autour de ses poignets laissait penser qu'il se trouvait chez une personne qui ne lui voulait visiblement aucun mal. Alors qui dans son foutu carnet d'adresses pouvait posséder un appartement digne de ce nom sans lui porter préjudice ? Certainement pas Maarten, le quartier autrefois visité par Nicko lui aurait donné de l'urticaire. Pas Livio, pas Chayton. Pas Ruby. Pas Ema. Pas Eolia. Mais alors...

          « Si t'as tué quelqu'un, j'te jure que j'te fous dehors. »

          Ah. Ok. Trouvé.
          Nikolaas se redressa, non sans un gémissement de douleur, en position assise pour toiser l'inconnu qui l'avait trouvé à moitié mort dans la rue et qui avait pris le soin de vérifier. Leurs regards se croisèrent et celui de l'artiste indiqua rapidement à son cerveau que l'homme se trouvait torse nu devant lui, non sans faire preuve d'un charme certain.

          « Qu'est-ce qu'il y a, vous jouez à la sirène ? »
          lança-t-il en faisant allusion à sa nudité partielle.

          Il pris appui sur le dossier du canapé afin de se redresser, non sans effort. Posant un pied sur le sol, puis un autre, il constata qu'il pouvait se tenir debout, et même marcher. Sa vue se stabilisa, de même que son équilibre. Il se dirigea donc naturellement vers cet homme dont il ne connaissait toujours pas le nom avant de lui subtiliser le verre qu'il tenait dans la main pour le porter à ses lèvres et le vider d'un trait.

          « Pour répondre à votre question, je n'ai jamais tué personne, mais rien ne vous oblige à m'inviter non plus. » déclara-t-il en lui tendant une nouvelle fois son verre. « Merci de m'avoir épargné quelques... - Il consulta une montre volée qui ceignait son poignet – dizaines de minutes dans le froid. C'est joli chez vous, en tout cas. »

          Malgré la situation et la douleur qui ceignait ses côtes, Nikolaas parvenait à conserver son humour complètement dénué de subtilité. Quand on vivait sous le sou, il fallait apprendre à se contenter de ce qu'on avait, et même s'il allait très vite regagner le froid glacial de la nuit tombée, Nikolaas considérait les quelques minutes passées au chaud sur ce canapé comme une bénédiction. Profitant du fait de pouvoir se tenir debout, il passa sa main derrière le pan de sa veste et releva légèrement l'ourlet de son tee-shirt afin d'examiner ce flan qui lui faisait si mal. Sur la peau parcheminée par la crasse et la malnutrition se dessinait une petite tâche dont la couleur oscillait entre le violet et le jaune. Par réflexe humain stupide, Nikolaas appuya légèrement dessus.

          « Je pense que si vous m'aviez cassé quelque chose, je le sentirais davantage. » conclut-il avec soulagement avant de laisser tomber le vêtement. « Au fait, c'est quoi votre n... »

          Sa question fut interrompue par un gargouillement particulièrement bruyant venant de son estomac.
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          MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Mer 6 Mai 2015 - 16:54


          Debout, figé face à lui, je n’ose faire le moindre mouvement à son encontre. L’intention de me montrer torse nu face à lui est inexistante et je me sens gêné à l’idée de me retrouver dans cette tenue. Je sens son regard s’égarer juste assez longtemps pour augmenter mon malaise et il ne me faut qu’une seconde pour me tendre totalement. Mes lèvres se pincent et je n’arrive pas à me rendre compte immédiatement qu’il m’a parlé. Ses mots viennent me heurter avec force soudain et je grimace en réponse, incapable d’une répartie intéressante. Cela peut s’expliquer par le fait que je n’ai pas totalement compris sa remarque mais je suppose qu’il s’agit de ma demi nudité dont il se moque. Je me refrogne légèrement, incapable de ne pas me vexer d’une boutade pourtant toute innocente. Je me referme presque totalement mais la raison est probablement autre. A vrai dire, son regard précédent sur ma personne m’a légèrement décontenancé et je me rends compte maintenant que c’est pour cette raison que le malaise m’a envahi de nouveau. Incapable de savoir sur quel pied danser en la présence du vagabond, je passe de l’un à l’autre, preuve de ma gêne palpable. Elle s’intensifie juste un peu lorsqu’il s’approche finalement de moi, après avoir eu quelques difficultés pour se relever. Pas si mourant que ça finalement, mais cela me fait pousser un soupir rassuré. D’un côté, le voir sur ses pieds me rassure, je pourrais le mettre dehors sans remords si je le vois pousser le bouchon un peu trop loin.

          Pour l’instant pourtant, je me contente de l’écouter, une moue intéressée sur le visage. Ses remerciements semblent sincères et je me sens un brin mal à l’aise à l’idée de le remettre dans la rue. Sa dernière remarque me fait d’ailleurs rire légèrement et c’est en me dirigeant vers ma chambre afin de passer un nouveau t shirt que je lui réponds finalement, peu gêné à l’idée d’entretenir une discussion à plusieurs pièces d’intervalle. « Joli je sais pas. Ce sont juste quatre murs et quelques meubles, rien de plus. » J’hausse les épaules même s’il ne peut pas me voir et passe finalement la tête par la porte. J’entrevois ce morceau de peau sale et bleutée, résultat probablement du coup que je lui ai donné, mais quelque chose me dit que je n’ai pas été le seul à le frapper durant la soirée. D’un nouveau haussement d’épaule, après avoir enfilé mon habit, je retourne dans la pièce et lui lance, l’air dégagé. « Me faites pas croire que je suis seul responsable de votre état. » Je lui souris légèrement, presque espiègle et après une simple grimace, du à la saleté encore visible quelques secondes, je continue à l’écouter, avec une attention particulière. Le temps des présentations semble venu, pourtant, sa phrase est interrompue par un bruit fort désagréable et pourtant familier. Doucement, je mords ma lèvre inférieure, perturbé malgré moi par le son qu’il produit. La faim que j’ai pu ressentir autrefois est désormais autre et je me sens encore une fois bien mal à l’aise. Je n’ai malheureusement rien à lui offrir et plus je clame au monde le vide de mes placards, plus il va se douter de ma nouvelle nature.

          Pourtant incapable de les remplir, pour simplement donner le change, je me retrouve de nouveau à ne pouvoir rien offrir à l’un de mes invités. Avec une moue clairement gênée, je reprends finalement la parole, la voix incertaine. « Je… n’ai malheureusement rien dans mes placards. J’imagine que vous avez faim mais… Je ne peux rien vous offrir. » Je déglutis lentement et tente finalement un changement de sujet, mordillant toujours ma lèvre. « Eamon… Vous vouliez savoir mon nom nan ? Je m’appelle Eamon. Et vous? » Pas forcément doué pour détourner l’attention sur autre chose, je laisse mon regard s’échapper sur les murs, me balançant toujours d’un pied sur l’autre. « Vous avez vraiment nulle part où aller ? Comme… un SDF ? » Et la subtilité n’est pas vraiment mon fort non plus… malheureusement. « Je vais devoir aller chercher les deux cadavres que l’on a laissé derrière nous… Vous pouvez prendre une douche ou un bain en attendant… Je… J’achèterai un truc à manger sur le chemin… » Et maintenant que j’ai commencé à parler, plus rien ne semble pouvoir m’arrêter. J’amorce un mouvement vers la porte, avant de finalement lancé, d’un air encore empli de doutes. « Vous serez toujours là si je sors ? Et mes meubles aussi ? » Je n’ai pas pu m’en empêcher et malgré mes propos, je souris, très légèrement, presque amusé par la situation…

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            MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Jeu 7 Mai 2015 - 9:11

            L'homme se renfrogna légèrement, comme si la plaisanterie de Nikolaas l'avait vexé ; ouh, ce qu'il était susceptible celui-ci. Lassé, sans doute, il ne répliqua pas, pas cette fois-ci. Il sembla même particulièrement gêné, sans doute Nikolaas devait-il prendre congé. Alors que le chapardeur profitait des certainement dernières secondes dans cet appartement propre et accueillant, l'homme en face de lui se dérida soudainement, avant de disparaître dans une autre pièce, certainement pour s'habiller. Il répondit à son compliment avec modestie et le voleur songea que pour sortir ce genre de phrase, il ne devait pas avoir vécu dans la rue pendant des années : pour Nikolaas, simplement avoir quatre murs était une aubaine ; avoir des meubles étaient un luxe, et rendre tout cela propre relevait du miracle.

            L'hôte de Nikolaas se pointe de nouveau, habillé cette fois-ci, avant de se dégager fièrement d'une quelconque accusation sur l'état de l'artiste...pour se gêner de nouveau à l'entente du gargouillement émit par son ventre. Nikolaas en conclut que cet homme n'avait définitivement pas confiance en lui en plus d'être doté d'un caractère lunatique qui au final se révélait presque touchant. Il changea brutalement de sujet pour donner son prénom et Nikolaas lui offrit un sourire compatissant.

            « Ne vous sentez pas coupable, Eamon. » fit-il rouler les syllabes de ce nom peu commun. « Je ne suis pas ici pour demander la charité. Un verre d'une eau translucide est déjà un bonheur, croyez-moi. »

            Il fut tenté de toucher l'avant bras d'Eamon afin d'appuyer sa réplique mais se rappela de la saleté qui le recouvrait ; il serait dommage de salir celui qui venait de lui offrir un verre d'eau et un peu de chaleur avec un toit éphémère au dessus de la tête. En parlant de toit, lorsque Eamon lui demanda clairement sa situation, Nikolaas répondit du tac au tac, lassé de cette gêne que les gens « normaux » ressentaient auprès des plus démunis.

            « Oui, c'est bien ça, je suis SDF. »

            Eamon le prenait bien comme il voulait. Sans Domicile Fixe était transparent, c'étaient la culture et la force des choses qui avaient apporté à cette expression la connotation négative qu'on lui connaissait aujourd'hui et à laquelle le physique actuel de Nicko ne rendait pas spécialement hommage. Malgré tout, au delà d'une obligation, voyager de par le monde de maisons en maisons était devenu un choix...dont il devait parfois assumer les difficiles inconvénients, comme la faim qui lui tenaillait les entrailles à cet instant, et la saleté.
            Le reste se produisit rapidement, donnant à Nicko l'impression de rêver. Il lui sembla qu'Eamon avait déjà fait son choix en disparaissant dans sa chambre pour se changer. Il lui proposa de prendre une douche pendant qu'il allait terminer son travail et chercher à manger ; Nikolaas le regarda s'avancer jusqu'à la porte de chez lui avec des yeux ronds comme des billes, persuadé qu'il se foutait de sa gueule. Lorsque Eamon lui adressa ce sourire bizarre tandis qu'il s'apprêtait à partir, Nikolaas reprit contenance.

            « Je ne peux rien vous promettre. » répondit-il de manière énigmatique avant de disparaître du salon.

            Il entendit la porte claquer et se retrouva seul, dans le silence lourd de cet appartement inconnu. Il ne savait plus où se mettre, se sentant terriblement petit. Retirant ses chaussures qu'il posa à côté de la porte, il déambula dans l'appartement afin d'en saisir toutes les pièces. Bien entendu la salle de bains ne fut aucunement compliquée à différencier des autres pièces. Nikolaas y pénétra silencieusement, comme dans un temple. L'émail blanc brillant, immaculé de propreté, semblait lui sourire. Le cœur battant, il retira ses vêtements un par un, semblant se délester d'une carapace, et les plia pour les poser sur un tabouret qui se trouvait là. Intrigué, il pénétra dans la baignoire et actionna l'eau. Celle-ci s'écoula, d'abord glacée mais claire, selon un flux dynamique et surtout ininterrompu. Nikolaas la regarda glisser contre l'émail puis disparaître, s'attendant à ce que le robinet se coupe. Mais il n'en fut rien. L'eau coulait inlassablement, et c'était à lui de décider de l'arrêter ou de vider comme un crevard le ballon d'eau chaude. Lorsque la température monta, Nikolaas saisit le pommeau de la douche et entra doucement en contact avec cette eau salvatrice. S'appuyant contre le mur en émail, il ferma les yeux et savoura cet instant, tandis que l'eau emportait avec elle un flux grisâtre.

            « Chayton, Livio, si vous saviez où je me trouve. » songea-t-il avec un sourire.

            Il ouvrit les yeux, et à travers la vapeur dégagée par l'eau chaude, sembla redécouvrir la véritable couleur de sa peau.
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            MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Jeu 7 Mai 2015 - 19:35


            Gêné par sa situation, j’essaye pourtant de ne pas me montrer supérieur ou plein de pitié. J’imagine qu’il ne supporte pas les gens pleins de bonnes intentions et de bons mots. Je peux le comprendre et si je désire vraiment l’aider, c’est subtilement que je vais devoir le faire. Peu certain du chemin à suivre, je reste planté là, devant lui, l’assaillant de questions dont il n’a pas besoin, basculant d’un pied sur l’autre, probablement très ridicule à ses yeux. J’essaye pourtant de ne pas me laisser aller à la honte et ma voix se raffermit, petit à petit, tout au long de mes quelques mots. A ma blague, peu subtile, il répond et malgré moi, je souris, amusé pour la toute première fois depuis notre rencontre. Une image fugace, d’un blessé avec un canapé sur le dos, dans les escaliers vers la sortie, est hilarante et j’évite juste à temps d’éclater d’un grand rire franc pour saluer la performance. Mon rictus planté sur les lèvres, je quitte finalement la pièce, un peu plus serein. Certes, je laisse mon appartement sans surveillance, entre les mains d’un inconnu total, plongeant dans des affaires probablement louches, mais je suis pourtant très calme. Ma confiance en lui est probablement déplacé, mais alors qu’il est très agaçant, je n’ai pourtant pas hésité une seconde à quitter la pièce et l’appartement.

            (…)


            Ce n’est que peu concentré que j’ai finalement effectué mon travail, essuyant les remontrances du médecin légiste, qui attendait les corps bien plus tôt. Divers noms d’oiseaux m’ont été donnés mais le plus douloureux reste ce mot, balancé en l’air, mais beaucoup plus touchant qu’il ne le devrait. Alcoolique. Je ne le suis pas. L’homme s’est imaginé que mon retard était du à un arrêt dans un bar et le mot lui est venu naturellement, je suppose, mais il s’est insinué dans mon cœur, le meurtrissant juste assez pour me rendre colérique.

            Tout naturellement, en rentrant chez moi, je n’ai donc pas hésité à claquer la porte, pour manifester de façon très mature, mon agacement. Je tourne en rond, fais les cent pas dans la pièce, incapable de me calmer, lorsque le bruit de l’eau me parvient soudain. Tout à mon énervement, je ne me souviens plus du sans abri dans ma salle de bain. Mon esprit s’est totalement focalisé sur mon abruti de supérieur et toujours très énervé, j’ouvre la porte de la pièce, près à mettre dehors l’intrus, que j’imagine être un total inconnu. Ce n’est pas tout à fait faux, mais lorsque mon regard se pose sur le corps de Nikolaas, tout me revient en tête sur le champ. Ma bouche s’ouvre, sous la surprise alors que mon regard s’égare, vers le haut, vers le bas et finalement je réagis, probablement bien trop tard. Sans proférer le moindre mot d’excuse, je saute vers l’arrière et referme la porte aussi sec, avant de m’y adosser. Un homme nu, dans ma salle de bain, voilà qui ramène une curieuse réminiscence. Je m’efforce de ne pas penser à Bastien, malheureusement, le résultat n’est pas beaucoup plus probant. C’est l’image de l’homme nu dans ma baignoire qui s’impose et je pousse un profond soupir pour me débarrasser de la pensée salace qui agrippe mon esprit et voudrait s’imprimer à mes rétines.

            Forcément, j’en viens à me demander comme j’ai pu oublier l’homme que j’ai si gracieusement invité quelques instants plus tôt et le rouge me monte aux joues rapidement. Je l’ai surpris… Dans la douche… Sans raisons valables. Il va forcément m’en vouloir et cette simple idée me fait gémir par anticipation. Je déteste lorsque les gens m’en veulent et là, il aurait toutes les raisons pour le faire. Rapidement, je me décale de la porte, pour m’épargner la honte de m’écrouler à ses pieds lorsque le moment de l’ouvrir viendra et anxieux, je pose les yeux sur la poignée, peu impatient de la voir s’actionner…

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              MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Ven 8 Mai 2015 - 9:29

              Un claquement retentit, faisant lever les yeux à Nikolaas. Certainement son hôte qui rentrait. Cela faisait donc un certain temps qu'il était là dessous. Fermant les yeux, le chapardeur profita d'une dernière gerbe d'eau brûlante sur sa peau désormais propre quoique meurtrie ; ainsi, perdu dans ses pensées paradisiaques, il ne vit nullement Eamon pénétrer dans la salle de bain et en sortir tout aussi rapidement. Toutes les bonnes choses avaient une fin et Nikolaas choisit de mettre un terme à sa douche pour ne pas avaler tout le ballon d'eau chaude de cet homme qu'il connaissait à peine. Il chipa une serviette qui passait par là et la colla contre son corps. Les fibres duveteuses s'accrochèrent à sa peau qui ne voulut soudain plus s'en séparer. Il s'enroula dans le tissu spongieux qui suçait l'eau encore présente sur sa peau, comme s'il cherchait de l'attention. Pendant quelques secondes de douceur, Nikolaas fit un câlin à une vulgaire serviette de bain.

              L'enroulant autour de ses hanches tandis que les dernières gouttes perlaient sur son torse, Nikolaas enjamba la baignoire pour en sortir. Ses yeux se posèrent alors sur le contraste flagrant que ses lambeaux de vêtement, qui ressemblaient à des morceaux de peau d'éléphant qu'on avait déposé là, formaient avec la propreté de la chaise. S'il devait rester encore un peu, il ne pouvait pas mettre ça : ce serait à la fois rendre la douche inutile et offusquer certainement son hôte qui était déjà fortement incommodé par son odeur. Saisissant toutes ses affaires à l'exception de son manteau, Nikolaas les allongea dans la baignoire et fit courir l'eau brûlante dessus, au moins pour en enlever les traces de boue encore humides. L'odeur se transforma sans devenir réellement plus agréable et l'eau se teinta de marron et de noir. Lorsqu'il jugea ses vêtements à peu près potables, Nikolaas les essora et les suspendit sur la tringle du rideau de douche.

              Sans pudeur, la serviette encore autour des hanches, il s'approcha de la porte dont il fit pivoter la poignée. Le panneau pénétra à l'intérieur de la pièce tandis que Nikolaas passait la tête à travers l'entrebâillement de celle-ci, prêt à gueuler quelque chose dans le couloir afin d'attirer l'attention de son hôte...qui se trouvait en fait juste à côté de lui.

              « Dites ! Vous pourriaaargh ! » s'écria-t-il. « Vous m'avez fait peur ! Tout va bien ? Vous avez l'air secoué, vous avez vu un fantôme ou bien ? »

              Il resta là quelques instants, la joue collée contre le chambranle, avant de poser la question qu'il voulait clamer au départ.

              « Est-ce que je peux vous taxer quelque chose en attendant que mes vêtements sèchent ? Je doute que vous appréciiez voir un inconnu se balader en serviette dans votre appartement. »

              Depuis qu'il avait successivement été abandonné par ses parents et par son demi frère, laissé criblé de dettes ou tout simplement sans le sou, Nikolaas s'était reconstruit de lui-même, se débrouillant tout seul, surpassant vents et marées pour parvenir ne serait-ce qu'à survivre. Ainsi, il était devenu très dur de demander de l'aide et surtout de l'accepter.
              Mais parfois, il fallait savoir mettre sa fierté de côté si elle permettait de se remplir l'estomac et de sentir le DOP à la pomme.
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              MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Jeu 14 Mai 2015 - 17:14


              Immobile, je n’ai pas esquissé le moindre geste depuis quelques minutes. Tendu, les yeux toujours posés sur la poignée de ma porte de salle de bain, je suis resté bloqué, incapable du moindre mouvement. Sa réaction tarde à venir mais m’effraie plus que je ne saurais l’expliquer. Je n’ai pas pu m’empêcher d’observer son corps malingre et les conséquences ne devraient pas tarder à m’ensevelir. Les hommes n’aiment pas être observés par d’autres et cela m’a attiré bien des ennuis dans ma jeunesse. Maintenant, censé être bien plus mature, je continue pourtant mes erreurs juvéniles et cela m’atteint. Pour ce que j’en sais, l’homme n’a même pas remarqué mon intrusion, mais je ne peux m’empêcher de croire au pire, comme pour me préparer aux conséquences immédiates. Celles, de ma foi, viendront après son départ, mais pour l’instant, j’attends celles que l’ouverture de cette porte déclenchera à coups sûrs.

              Enfin, après une attente qui m’a semble interminable, le pommeau bouge enfin, la porte s’entrouvre, son ombre entre d’abord puis sa silhouette vient la remplacer rapidement. Mon souffle s’est coupé, mes prunelles se sont relevées pour s’imposer aux siennes, tandis que mes mains, serrées en poings, se mettent soudain à trembler. J’attends le couperet, qui tarde à tomber et se retrouve finalement bloqué en hauteur alors que mon invité s’effraie de ma présence qu’il n’attendait pas. Ma face s’allonge, mes yeux se font absents, très légèrement et je perds totalement contenance, incapable de comprendre qu’il n’a rien remarqué. Son attitude ne colle pas avec celle que je me suis imaginée, si bien que je peine à retrouver un semblant de prestance. Mes mots restent bloqués, ma gorge les empêchent d’exprimer une réponse pourtant facile. Mon visage, tout autant démuni tente un sourire maladroit et mon souffle coincé se débloque soudain. D’un souffle un peu trop bruyant, je reprends ma respiration et ferme les yeux par réflexe, pour ne pas voir son visage innocent. L’homme ne me jugera et il m’aura fallu plusieurs minutes pour finalement m’en rendre compte. « Euh je… Vous avez… Enfin… » Si je parviens à extirper quelques paroles, ces dernières, confuses et incompréhensible, augmentent mon embarras et je me sens d’autant plus pathétique. L’homme est pourtant peu effrayant, pas du tout impressionnant, mais mon intrusion dans son intimité m’empêche d’être totalement rationnel. Avec un courage que je ne me connais pas, je me force à prendre une grande respiration, jusqu’à ce qu’enfin, une phrase complète s’arrache de ma trachée.

              « Je suppose que vous n’avez rien vu. Je suis désolé. J’avais… en quelque sorte oublié que vous étiez là. J’ai… cru qu’un intrus était dans ma douche et j’ai… ouvert la porte. Désolé. » Si je pose des mots sur mon embarras, je me sens néanmoins stupide d’exposer ainsi les raisons de mon attitude étrange. Par là, s’il ignore encore mon intrusion, le voilà désormais informé et je suis idiot de l’avoir fait. Pourtant, je conserve le silence maintenant, me contentant de faire volte face pour me diriger vers ma chambre et dénicher quelques affaires pour lui. En tâtant mes sous-vêtements, je sens une chaleur malheureuse s’emparer de mon visage et je m’empresse d’en ajouter un à la pile, mal à l’aise. Feignant ne rien ressentir d’autre qu’une légère gêne, je reviens en sa présence et lui tend les quelques vêtements qui viendront caresser sa peau. « J’ai peur que ça ne soit pas à la bonne taille mais… si ça peut aider. » Mes pupilles se posent partout sauf dans son regard et si j’essaye de faire bonne figure, mon attitude entière montre à quel point je me sens mal. Je voudrais repartir quelques temps en arrière, mais c’est malheureusement impossible. Tout ce que je peux faire désormais, c’est tenter d’être le plus naturel possible. « Je vous avais oublié, mais j’ai tout de même pensé à prendre à manger sur le chemin. J’ai tout déposé sur le comptoir. Je peux vous faire un truc si vous voulez. Ou je vous laisse faire. Comme vous voulez. » Je préfère ne pas penser à ce que l’effet de la cuisine pourrait avoir sur moi. Après tout, je semble déjà bien assez bizarre à ses yeux, je ne voudrais pas ajouter encore. « Vous vous appelez comment ? Tout à l’heure, vous n’avez pas répondu. Et puis.. Je sais que vous êtes recherché et tout mais… je peux avoir votre vrai nom ? Je sais pas si vous avez l’habitude de mentir sur le sujet mais… je voudrais… Laissez tomber, c’est stupide. » Nerveux, les mots s’échappent seuls et s’enchainent, suivant mes pensées étranges. « Vous avez pas l’air d’avoir une vie facile. J’me sens presque coupable. » Presque… Ou même complètement. Plus empathique que je ne le crois, la pauvreté m’atteint toujours plus que les autres et je me sens mal à l’idée de vivre presque confortablement…

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                MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Ven 15 Mai 2015 - 19:14

                L'espace d'un long instant, Nikolaas crut vraiment qu'il allait voir son hôte vaciller avant de s'écrouler sur le sol, inerte. Heureusement, il était juste en train de s'asphyxier tout seul pour une raison qu'il lui dévoila avec l'inquiétude d'une adolescente pré-pubère. Le chapardeur fronça les sourcils, jeta un coup d’œil au niveau de son bassin afin de bien confirmer qu'il portait toujours la serviette autour des hanches, comme si les paroles de Eamon avaient suffi à le dépoiler.
                Sa gêne en devenait presque touchante.

                « Et alors ? Vous n'avez jamais vu un homme tout nu ? »

                Le fait que quelqu'un d'autre l'ai vu nu à son insu constituait réellement le cadet de ses soucis. Nikolaas n'entretenait pas le moindre problème avec sa nudité : il se savait moyennement gâté par la nature, mais surtout s'était retrouvé nu de nombreuses fois en face de son demi frère Maarten. Chayton lui-même avait peut-être du l'apercevoir une ou deux fois. Nikolaas ne comprenait pas ce souci que tout le monde avait avec la nudité. Etant donné son train de vie, voilà bien longtemps que le concept d'intimité avait foutu le camp des mœurs du chapardeur...si tant est qu'il lui en restât une ou deux quelque part. Mais alors bien cachées, hein.

                « Sincèrement, ne vous en faites pas. Vous êtes chez-vous après tout. »

                Un haussement d'épaules ponctua cette vérité tandis que des gouttes d'eau sillonnaient ses épaules encore humides. A sa grande satisfaction, Eamon se détourna pour disparaître dans une pièce pourvue d'une armoire qui devait être donc, sa chambre, et par conséquent, une source de fringues. Nikolaas saisit la pile de vêtements gracieusement prêtée par le jeune homme et se garda de faire une remarque sur sa propre maigreur pour assurer qu'il ne souffrirait aucune difficulté à passer les vêtements de son hôte. Sans fermer la porte, il se dissimula tout de même derrière la cloison tandis que les paroles de son gracieux sauveur lui parvenaient encore. Une douce odeur de ce qui semblait être de la lessive s'échappa des vêtements et tournoya autour du voleur tandis qu'il faisait glisser les pièces de tissu contre sa peau.

                « C'est vraiment gentil à vous. » répondit-il d'un ton dégueulant d'une gratitude sincère – si Nikolaas avait pu vomir des fleurs pour son hôte, il l'aurait fait. « Je peux me débrouiller, ne vous inquiétez pas. »

                Un détail le fit cependant tilter à tel point qu'il passa successivement la tête dans le tee-shirt, puis dans l'entrebâillement de la porte.

                « Et vous, vous ne mangez pas ? »

                Il ne s'attarda pas sur la question. Peut-être son hôte avait-il déjà mangé, ou ne mangeait-il jamais sur place. Après tout, Nikolaas procédait bien ainsi en général. Quand Chayton et lui avaient épuisé leurs ressources de boîtes de conserve dégueulasses, il fallait bien aller grailler ailleurs. L'avantage étant qu'ils n'avaient pas de souci de vaisselle, comme ça.

                « Je ne mens pas sur le sujet. » déclara-t-il en enfilant le pantalon. « Je suis chaque jour un nouveau personnage à qui j'attribue une identité complète qui passe notamment par l'invention d'un prénom. Mais pour ce soir, vous n'aurez qu'à m'appeler Nick. »

                Sans surprise, il boutonna le pantalon sans effort. Il se saisit de la serviette pour ébouriffer ses cheveux et les libérer du maximum d'eau qu'ils contenaient. La dernière remarque d'Eamon méritait qu'il se situe en face de lui. Reposant la serviette, Nikolaas quitta la salle de bains en éteignant la lumière pour s'appuyer contre le chambranle de la porte.

                « Que les choses soient bien claires : j'ai besoin de tout. De nourriture. De chaleur. D'un toit. D'argent. De contact. D'amour, aussi, peut-être. Mais s'il y a bien une chose dont je peux me passer, c'est la pitié. J'ai choisi ce chemin de vie. Il a ses avantages et ses inconvénients. Vous êtes tombés sur un jour avec les inconvénients, tout simplement. Ma vie est aussi difficile que la vôtre, j'ai juste une manière différente de l'appréhender. »

                Plongeant ses mains dans ses poches, il esquissa un sourire.

                « On bouffe ? »
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                MessageSujet: Re: Unclear (ft. Nikolaas)   Ven 22 Mai 2015 - 1:00


                Sa question me fait rougir presque aussitôt, malgré moi. C’est insupportable de se sentir aussi gêné par un corps d’homme. D’autant plus que l’homme qui me fait face est très différent de ce qui me fait vibrer habituellement. Et puis, il n’est pas Bastien. Cet argument seul, devrait m’empêcher de rougir et pourrait me permettre de réagir normalement. Aussi, au lieu de lui répondre sur le champ, je me contente de baisser les yeux, pour observer mes pieds et si mes mots s’enfuient vers lui, ils ne sont que murmures tant je suis gêné. « Si. Probablement plus souvent que vous… » Et lorsqu’ils sortent, je rougis de plus belle, incapable de mesurer la portée de mes paroles. C’est stupide, je me sens stupide et alors qu’il se remet à parler, je relève le visage vers lui si vite, que mon cou en craque. Une douleur vive, mais éphémère, me fait grimacer une seconde et finalement le soupire, incapable de maitriser d’aussi petits réflexes que ceux-ci. L’inconnu doit probablement me prendre pour le dernier des imbéciles, mais heureusement, il se détourne vite lorsque je lui tends mes vêtements. Il se garde de tout commentaire et intérieurement, je me sens complètement rassuré par son attitude. Au moins, même s’il me trouve ridicule, il ne semble pas ressentir le besoin de me rabaisser et rien que pour cela, je le laisserais volontiers passer la nuit sur mon canapé. Un fin sourire décore mes lèvres soudain, alors que mes prunelles dardent son postérieur et si j’admire la vue quelques secondes, je me sens vite rattrapé par deux types de culpabilités. Celle de trahir les sentiments que j’éprouve pour Bastien et la seconde, par la luxure dont je fais preuve à cet instant. Il semble évident qu’une partie de ma nuit sera réservé à quelques punitions et prières, pour me défaire du mal qui menace de m’envahir à chaque secondes, cette fois matérialisé par la chair, attirante, du bandit.

                « Vous débrouiller ? Vous êtes sûr. Je m’en voudrais de vous faire travailler dans votre état. Même s’il ne s’agit que de cuisiner quelque chose. » Retombé sur terre en l’entendant, j’ai arrêté de me flageller mentalement pour lui répondre. C’est plus fort que moi, je ne peux que m’inquiéter pour l’homme, alors que je sais très bien les effets qu’un peu de nourriture pourrait avoir sur moi. Et cette inquiétude change soudain de destinataire lorsqu’il m’interroge finalement sur mon propre repas. Je sursaute en voyant apparaître sa tête, avant de rire légèrement, simplement amusé d’avoir une tête flottante dans mon appartement. « Non… J’ai mangé sur le chemin avant d’aller récupérer les corps. Enfin tout à l’heure je veux dire. Avant de vous rencontrer. Pas en allant les chercher là à l’instant. Je suis pas aussi malpoli quand même. » Peu à l’aise dans le mensonge, je m’embrouille et dispense un discours erratique, probablement moins crédible que si j’avais simplement précisé ne pas avoir faim. Une fois encore, je me sens totalement idiot et je préfère me concentrer sur ses mots, plutôt que de m’inquiéter plus encore de ma stupidité latente. « Nick… Moi c’est Eamon… Ah mais… Je l’avais déjà dit non ? » Rougeur éternelle, qui semble se plaire sur mon faciès mais un brin dérangeante actuellement. J’accumule les gaffes, jusqu’à me sentir vraiment mal à l’aise et ce sentiment s’accentue plus encore à ses mots. Avant de l’entendre, je n’avais aucune conscience de la condescendance dont j’ai peu faire preuve à son égard et je recule d’un pas, pour ne pas l’entendre m’accuser plus encore. « Je… C’était pas de la pitié. Je voulais pas parler uniquement de vous en fait. Je… saurais pas l’expliquer, mais je veux pas que vous croyiez que je vous ai pris en pitié. C’est tout le contraire. Enfin non mais… Oh puis merde. Je vais arrêter de parler je crois. » Mes lèvres se retrouvent malmenées de mes dents et c’est très désagréable de se sentir aussi limité intellectuellement. Comme si chacun de mes actes est désormais voué à me rendre ridicule.

                Cependant, mes yeux reviennent sur lui et avise son sourire. Etrangement, cela me détend, me donne envie de sourire aussi, même si dans l’état de crispation dans lequel je me trouve, cela ressemble plus à une grimace. « Tout est dans le salon. Faites comme chez vous. Si vous n’avez pas besoin de moi, je vais prendre une douche aussi. M’attendez pas pour manger. Et… vous pourrez prendre mon lit pour cette nuit si vous voulez. C’est plus confortable que le canapé… Je suppose. » D’un haussement d’épaule, je croise mon regard au sien et sourit cette fois plus franchement. « Vous savez quoi. Au final je suis content de vous avoir frappé. C’est comme si je vous avais ressuscité pour faire ma connaissance. Et c’est plutôt cool. »

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