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 Dont cry for me - Ft. Vittoria

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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Sam 25 Avr - 17:54

Dont cry for me
Vittoria & Ange. Lost without you...


Elle tiendrait bon. Sur le sommet de mon crâne, bien ficelé et définitivement naturelle, j'avais l'impression de revoir Théodora dans le miroir. Une longue tignasse brune, presque noir encadrait mon visage. Me rappelant cette époque désormais révolu. Les perruques étaient surprenantes dans ce monde si étrange. Une femme devait avoir donné sa chevelure pour obtenir un tel résultat et je m'imaginais difficilement faire un tel don. Enfin, je n'étais pas née dans ce temps et je ne pouvais me vanter d'entièrement en comprendre les valeurs. Je donnais un coup de tête, pour secouer ma nouvelle chevelure et m'assurer qu'elle ne me trahirait pas. Satisfaite du résultat, j'en venais à reculer de quelques pas et enfiler ma paire de gant en cuir. Un tissu pour protéger mes blessures, je faisais disparaître la preuve de ma fourberie. Trois doigts étaient coupés à mon gant, ainsi qu'à ma main. Mais, un peu de style et de compétence, ce que je possédais, m'avait permis de fabriquer cette chose. Un fil et une aiguille plus tard, je recouvrais ce que j'avais défiguré, enfilait ce manteau dans le même style et recouvrait ma tête d'une capuche. Mes cheveux en sortaient librement, recouvrant ma poitrine et se terminant à mes hanches. Les gens dans la rue ne s'arrêtaient qu’à cette femme brune et non pas à mon visage. Une chance pour moi, qui n'avait toujours pas retrouvé la force, de me transformer en animal. Ma cicatrisation n'aidant en rien à cette expérience, qui s'était démontré plus qu'impossible. L'épuisement me rattrapait trop.

Ravalant le stress qui m’habitait presque continuellement, je me laissais glisser dans les ruelles. Me confondant avec les personnes les moins chanceuses et les moins fréquentables de cette ville. Je disparaissais parmi eux, habillé de noir et d’une touche de gris foncé. Je n’avais rien pour qu’on me remarque. Je me transformais en ombre pour mon propre bien, tandis que je courrais presque. Je voulais tellement la retrouver et la rassurer, mon pauvre cœur n’en pouvait plus de cette distance. Vittoria me manquait et je ne pouvais la laisser dans l’ignorance aussi longtemps. Je ne le pouvais juste pas. C’était impossible. Ravalant mon envie de pleurer pour ce que je lui faisais actuellement endurer, je parcourais la distance en un temps record. Me retrouvant près du casino aux petites heures du matin. Je savais qu’elle finirait son chiffre sous peu, j’espérais pouvoir l’attraper en chemin. Puis… Trouver un coin discret.

Un endroit où je ne risquerais pas ma vie à chaque instant. M’adossant contre l’immeuble, près de l’entrée des employées, je piquais du nez vers le sol. Camouflant mes traits avec le peu de luminosité et l’ombre que mes vêtements créaient. Silencieuse, je patientais. Ravalant mon anxiété chaque fois qu’on ouvrait cette damnée porte et ma déception de ne pas voir ses traits. Je voulais ma Vittoria, m’assurer qu’elle ne me pleurait pas. Qu’elle allait bien. Je voulais la voir, je m’inquiétais. Comme toujours… Ce qui ne m’aidait en aucun cas ? Je n’avais plus d’existence, ni d’identité. Je ne pouvais plus la voir sans la mettre en danger. Aurais-je dû me tenir loin?

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Dim 26 Avr - 17:51




L'arborescence de lumières jaunes orangées lui agressent les yeux et ses pupilles sombres n'apprécient guère l'atmosphère pimpante de la salle de jeux du casino, se dilatant puis se rétractant au grès des vas et viens de son regard neutre sur la table qu'elle sert, battant le rythme des pulsations incessantes que son coeur renvoie encore et encore dans toute son anatomie. La croupière bat les cartes de ses deux mains, un sourire mécanique ancré sur son visage devenu froid, privé de toute expression. Les clients en face d'elle se réjouissent parfois. S'énervent de temps en temps. Perdent, souvent. Mais reviennent, toujours. Et elle aussi. Elle revient toujours dans cet endroit de fortune où se cachent bien des mystères, bien qu'elle n'apprécie que très peu cet emploi, préférant grandement sa seconde activité de chanteuse. Un dernier tour de cartes et déjà on vient la relever de son service. Elle acquiesce d'un signe bref de la tête et se dirige directement vers son vestiaire où la brune se défait de sa tenue si formelle pour quelque chose qui lui sied bien plus. Un T-shirt clair et ample qu'elle rabat d'un geste avisé de la main dans une jupe crayon plus sombre, le tout relevé de ses habituels talons hauts. La jeune femme se saisit ensuite de son sac et pousse la porte de sortie des employés, comme elle le fait tous les jours.

Même si aujourd'hui n'a rien a voir avec les autres jours. Aujourd'hui, elle se retrouve orpheline, encore une fois. L'annonce officielle qui a été faite la brisée de l'intérieur, la laissant complètement détruite, anéantie. Ange, sa très chère Ange, morte. À jamais disparue dans les limbes des sales affaires du Gouvernement, elle qui avait toujours voulu le faire basculer de l'intérieur, aura fini par sombrer avant lui. Quelle ironie. Plus que jamais en colère, Vittoria n'a toujours pas accusé le coup. Ne sachant pas vraiment ce qu'elle est supposée pleurer. La disparition de sa mère adoptive qu'elle chérissait tant ou le meurtre - car selon elle il s'agit bien d'un meurtre et rien d'autre - d'un être adulé de tous par des dirigeants décidément incapables de prendre une décision compréhensible. Peut être les deux. Peu importe. Le résultat est le même. Ange n'est plus et l'admettre lui donne l'impression de la tuer une seconde fois.

En descendant les quelques marches qui la sépare de la cour extérieure, la croupière détache la fine lanière qui retenait ses cheveux de jais et les laisse retomber en vague sur ses épaules, avant de poser le pied sur le bitume. Une autre habitude la pousse à regarder autour d'elle avant de prendre la route de son appartement mais, trop peu attentive la brune ne remarque rien. Elle sort alors d'une des poches de son blazer un briquet noir - sur lequel est inscrit en lettres d'or "Casino Royal" - ainsi qu'un paquet de cigarettes dont elle en tire une avant de le ranger. Fumer n'est pas une autre de ses habitudes, seulement un bon décontractant qu'elle s'autorise de temps à autres. La chanteuse porte alors le tabac à ses lèvres et s'apprête à appuyer sur le déclencheur de la machine à flammes lorsqu'une ombre attire son attention. Elle remballe rapidement sa cigarette en s'approchant de la silhouette, pensant qu'il s'agit d'un autre employé de l'établissement. La capuche sombre et les guenilles de la même trempe la laisse perplexe et c'est méfiante qu'elle s'adresse finalement à l'inconnu.

« - Est-ce que ça va ? », lance-t-elle doucement en s'approchant encore un peu plus près de la chimère. Jamais elle n'aurait pu s'attendre à ce qu'elle vient pourtant de voir. La stupeur s'empare de tout ses membres alors que ses jambes frêles se mettent à trembler, menaçant de rompre sous son poids. Un cri sourd lui échappe, immédiatement étouffé par sa main droite qui vient se coller par reflexe sur sa bouche déformée, lorsque ses prunelles ambrées croisent celles de la femme aux longs cheveux noirs qui se dresse devant elle. Une femme qui ne devrait pas être là. Qui devrait être morte.


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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Mar 28 Avr - 15:22

Dont cry for me
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« - Est-ce que ça va ? » Un sourire se dessine sur mes traits, alors que sa voix éveille ma bonne humeur. Elle m'a manqué et la peur de ce que je lui faisais endurer sembla diminuer. Je ne pouvais pas être un monstre, si c'était pour mieux la retrouver que j'avais causé tout cet émoi? Je relève légèrement la tête et ma démarche plus féline, moins retenu qu'autrefois, se fait voir. Je l'attrape par le bras, de cette main gauche qui ne souffre pas d'amputation, avant de l'entraîner loin. Loin de la porte d'entrée, dans un recoin silencieux et douteux. Un endroit où personne ne viendra nous déranger, de peur d'interrompre une transaction. « Ne crie pas, ma Toria. » Je relâche ma prise, lui laissant le loisir de fuir, même si je doute qu'elle se le permet. « Je ne voulais pas te faire croire le pire. » Ma voix est tremblante, tandis que je combats des larmes de soulagement de la voir en un morceau. J'avais passé des mois à ne pouvoir la voir qu'en cachette. Pour la tenir éloignée du gouvernement et de son emprise malsaine. Pensant à son bien, sans même réfléchir au mien. Combien d'heures j'avais passé à me retourner dans mon lit? Combien? Tout cela, simplement parce que je n'avais aucune manière de m'assurer qu'elle restait loin des ennuis ridicules. Que la rébellion, si mal géré, ne l'enfonçait pas davantage.

L’anxiété de toutes les mères, je supposais.  Puisque je ne l’avais peut-être pas expulsé de mon corps dans la souffrance, mais depuis de longue année je veillais à son bien-être. Alors, même qu’elle ne connaissait rien de ce pays. Ma main retomba en lâchant son bras, elle retomba le long de mon corps avec ce sanglot muet qui me secoua. J’avais fait croire à ma mort, même à Vittoria. Une semaine durant, une semaine… Elle avait cru que mes poumons ne fonctionnaient plus et que mon corps pourrissait de la pire des manières. Trois doigts… Trois doigts c’étaient tout ce qu’on avait retrouvé et pour cause, je les avais fait détacher de mon corps sans sourciller. Pour disparaître et perdre toute identité. Pour revenir en force et reprendre ces idiots de rebelles en main. Je savais que Vittoria comprendrait mes raisons, mais le mal était tout de même fait. Je m’étais promis qu’elle n’aurait jamais à souffrir ma perte. Pas avant que la vieillesse s’empare de nos traits… Je lui avais promis et je n’avais pu tenir ma promesse. La culpabilité me rongeait, se mêlant au doux sentiment de soulagement. Créant un serpent d’émotion incertaine et fébrile en mon ventre.

Je recule d'un pas, lui laissant de l'espace. Je veux la serrer entre mes bras, mais j'ai peur qu'elle ne m'accueille avec son poing contre mon nez. Je ne pourrais lui en vouloir, d'ailleurs. Si Vittoria m'avait fait ce coup, j'aurais fulminé. Bouilli jusqu'à hurler, peu importe sa raison. Mes émotions étant trop intenses pour être contrôlé. Je me demandais même comment je faisais pour ne pas pleurer à cet instant précis. Mes yeux cherchèrent les siens et je lui adressais un sourire contrit. « Je n'avais pas le choix. C'était provoqué ma mort aux yeux du public ou... » Ma respiration se fait plus haletante au moment où je me souviens du kidnapping et de la façon dont on m'avait traité. « Mourir aux mains des rebelles. » Mes raisons n'étaient pas que celle-ci et je comptais lui en parler. Mais, pour l'instant j'attendais sa réaction. Prenant sur moi pour ne pas me lancer dans un monologue interminable. D'autant plus que je ne savais pas quelle oreille traînait par ici.  « Je t’en prie… Dit quelque chose! »

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Jeu 30 Avr - 20:12




Elle n'a le temps de rien. Même pas de réfléchir. De penser à ce qui s'abat sur elle à ce moment précis. Comme anesthésié, son corps ne répond plus à son bon vouloir. Et, à vrai dire, même si elle voulait courir, crier, partir, oublier, elle en serait incapable tant le choc fut brutal. Sa vue se trouble soudain et tout ce qu'elle parvient à distinguer du brouillard qui semble la happer complètement hors de la réalité, c'est la sensation, plutôt désagréable à son goût, d'un gant de cuir sur sa peau ambrée. Une sensation immédiatement suivie d'une forte étreinte autour de son bras frêle, ne lui laissant d'autre choix que de marcher dans les pas de la chimère qui a choisi de la visiter ce soir. Plus loin, dans ce coin sombre où personne d'autre n'oserait s'aventurer à les interrompre, elles se retrouvent l'une en face l'autre. Pour la première fois depuis plus d'une semaine. Depuis que Vittoria avait imagine le pire. Depuis trop longtemps.

La douce voix de l'ange se fait entendre pour la première fois. Un véritable chant aux oreilles de la jeune rebelle qui parvient à s'extirper, enfin, de son état de léthargie. Étouffant un sanglot, elle ne parvient pas à s'exprimer, réussissant à peine à respirer convenablement. Immobile, incapable d'articuler quoi que ce soit, elle plonge son regard dans celui de sa mère adoptive. Les yeux humides, elle passe nerveusement une main dans ses cheveux, essayant de contenir ses émotions du mieux qu'elle peut. Et son "mieux" n'est certainement pas très convaincant. Mais n'a-t-elle pas de bonnes raisons de réagir de cette manière ? Elle avait été trompée, de la pire des manières. Elle avait cru que l'être le plus cher à ses yeux avait sombré. Que son Ange n'était plus. On lui avait fait avaler des mensonges et elle s'était elle-même imaginé les pires scénarios. Jusqu'à ne plus en dormir la nuit, à se réveiller en sursaut tellement ses cauchemars étaient devenus insoutenables. Pendant une semaine, une longue semaine, elle avait vécu l'Enfer. Son Enfer. Craignant jusqu'à sa propre vie, pensant que la prochaine sur la liste des immondices à éliminer, c'était elle.

Elle pourrait avoir sous la main toutes les raisons d'en vouloir à l'ancienne porte-parole. Elle pourrait même avoir une bonne excuse pour la maudire pendant deux ou trois vies humaines. Au moins. Mais comment pourrait-elle ? Comment pourrait-elle haïr celle qui l'a déjà sauvée tant de fois et qui continue à veiller sur elle même après qu'elle l'est repoussée odieusement ? Comment pourrait-elle la détester à ce point ? Le soulagement de la revoir vivante est bien trop grand, bien trop intense. Et son esprit est bien trop occupé à essayer d'assimiler les informations qui semblent le noyer pour laisser transparaître ne serait-ce qu'une once de haine. La voix angélique de sa mère adoptive résonne à ses oreilles une fois encore, la tirant de sa folie doucement. L'explication de la blonde semble tenir la route, d'autant plus qu'elle n'a aucune raison de mentir à Vittoria. Pas une fois plus. La rebelle secoue légèrement la tête, essayant de tout remettre dans l'ordre mais y parvient à peine. Ses prunelles neurasthéniques trouvent finalement refuge dans celles de sa protectrice et elle réalise enfin. Une bonne fois pour toutes. Ange est vivante. Prenant finalement conscience de ce qui se passe, Vittoria ne peut se contenir et fend les bras autour de sa mère, l'étreignant si fort qu'elle pourrait l'étouffer. Satisfaisant cet intense besoin de palper ce mirage pour s'assurer qu'il ne disparaîtra pas. La brune enfouit son visage dans la nuque de la métamorphe, priant inconsciemment pour que sa vision ne s'évanouisse pas lorsqu'elle ouvrira de nouveau les yeux.

« Ange… », souffle-t-elle en reculant d'un pas et exauçant le souhait de sa si chère alliée par la même occasion. « Tu es... », continue-t-elle d'une voix à peine audible, ne sachant pas vraiment quoi lui dire en premier. « Tes cheveux ? », finit-t-elle par articuler en posant sur sa mère un regard intrigué. La jeune hongroise en profite pour passer en revue l'apparence de la revenante. Elle a l'air si différente... La chevelure blonde n'est plus, dissimulée sous de longs cheveux noirs. Les marques sur son visage autrefois immaculé ont recouvert complètement son teint de porcelaine. Et ses vêtements, sombres, sans forme, cachant jusqu'à ses traits, ont remplacé les tailleurs pastels et autres tenues diplomatiques. Mais elle n'en demeure pas moins sa mère. Sa mère qu'elle chérit plus que tout. Plus que ses convictions. « Qu’est-ce qui s’est passé ? », demande la jeune femme en fronçant les sourcils, retrouvant une certaine contenance. « Je veux que tu me dises ce qu’on t’a fait », finit-elle par annoncer, un air renfrogné sur le visage, plus convaincue et convaincante que jamais.  

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Dim 24 Mai - 0:26

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La douleur est qu'éphémère. Enfin... Pour moi, elle n'a d'existence concrète que dans celle que l'on ressent émotionnellement parlant. Et je devais me l'avouer... Avoir à lui mentir, à lui faire croire que j'étais morte. Que je l'abandonnais dans ce monde cruel avait suffit à épuiser ma réserve de courage. Je n'aurais jamais pu agir de la sorte une heure de plus. JAMAIS. Je ne pouvais voir son visage sans constater à quel point j'étais vulnérable. Jusqu'où étais-je prête à aller pour celle que je voyais telle ma fille? Moi-même, je m'effrayais. Mes instincts se couvraient d'un voile de violence et de sang froid, quand je m'imaginais le pire à son propos. Non. Je n'étais pas la douceur incarnée dans mon rôle de mère. Pas pour ceux et celles qui en viendraient à la malmener. Je suis étrangement nerveuse alors, que sa silhouette se dessine dans la noirceur. Je reconnais son odeur et je sens mon cœur s'affoler. Et si, elle me giflait pour l'avoir ainsi blessé? Je contracte mes poings, ressentant cruellement l'absence de mes doigts. Avoir donné autant et la perdre n'était pas une option. Qu'elle hurle et me traite de tous les noms, je ne pouvais m'imaginer me séparer de ma précieuse Vittoria. Ce joyaux en ce monde fourbe.

Je me sens littéralement défaillir au contact de ses bras et lui rend cet étreinte, sans cacher les larmes qui me montent aux yeux. Je sanglote dans ses bras, incapable de ne pas frémir sous le coup de cette surprise. Je m'attendais à être rejeté pour mon effronterie. Rejeté, encore et toujours. De la voir m'accueillir ainsi me semblait presque irréel. M'étais-je assoupi? Ou au contraire, la vie me faisait finalement un cadeau. Peu m'importait que ce soit l'œuvre d'un dieu ou d'un démon, je savourais ces retrouvailles, m'imprégnant de sa présence, de sa chaleur et de l'odeur qui se dégageait de ma fille. Je ne pouvais pas rêver d'un moment plus heureux que celui-ci. « Ange… » Sa voix me ramène les pieds sur terre et je retiens le grognement de protestation de l'animal en moi. J'aurais voulu continuer à la tenir entre mes bras. « Tu es... » Je souris en coin. Elle est aussi troublée que moi et ça me rassure qu'elle n'ait pas prit la fuite. « Tes cheveux ? » Un léger rire désillusionner accompagne sa question. Oui, mes cheveux. Je les avais camoufler sous une perruque. Me recouvrant de noir et retrouvant vaguement le reflet d'une autre. Née dans une époque bien différente et aujourd'hui décédé. Théodora... Celle que j'avais été en tout premier lieu. Cette pauvre poupée contrôlable. Poupée gonflable même. Je passe distraitement une main dans mes cheveux pour finir par jouer avec la pointe. Ma main gauche est celle qui bouge, ma main droit n'étant pas entièrement guéris. « Oui... J'ai choisi de reprendre ma couleur naturelle. Question... De discrétion. » Je suis gênée d'avoir de nouveau cette couleur. Je sais que c'est ridicule, mais je ne pouvais m'en empêcher.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » Je frisonne et étire mes lèvres en un sourire sans âme. « Je veux que tu me dises ce qu'on t'a fait » Je remarque son expression buté. Elle obtiendra les réponses qu'elle désire. Je le sais et une pointe de fierté s'installe en moi. Ma Vittoria ne sera jamais la poupée de personne, elle avait du mordant cette petite. « Ils ne m'ont rien fait. Enfin... Des idiots de rebelle m'ont kidnappé pendant l'émeute et un parfait inconnu est venu à mon secoure. » Je prends une grande respiration et des bruits de pas attire mon attention. J'empoigne ma fille par le bras et nous enfonce un peu plus dans la pénombre. Il est hors de question qu'on nous attrape ensemble. D'autant plus que le gouvernement semblait plus actif que jamais dernièrement. Combien d'humain spécial avait disparu ? J'attends quelques secondes avant de parler à nouveau. Mon œil toujours en direction du casino. « Écoute, ma chérie... J'ai fais un choix et il risque d'influencer notre vie beaucoup plus qu'on ne peut l'imaginer. » Instinctivement, ma main cherche sa joue et la trouve avec toute la tendresse d'une mère. Mes gants de cuir camoufle mal l'absence de trois de mes doigts toutefois.

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Sam 6 Juin - 16:45




Camouflée dans l'obscurité de la ruelle, elle se laisse bercer par la voix de l'Ange. Un son infiniment doux qui résonne à ses oreilles comme un véritable soulagement. Un don, une emprise que sa mère adoptive avait toujours eu sur elle. La calmer, la faire revenir à la raison. Elle se souvient encore de ces jours sombres, à New York, où la brune à l'époque sans abris - et sans rien d'ailleurs - devait dormir dehors. Elle se blottissait contre sa louve, sa gardienne, et seulement là, parvenait à fermer les yeux sans se sentir menacée. Les battements de cœur de la métamorphe rythmant sa propre respiration, corps contre corps, elle laissait échapper sa rage et toute sa nervosité. Glissant souvent ses doigts fins dans la dense fourrure de l'animal, en quête de chaleur. Ce sentiment de réconfort, cette confiance qui s'était installée entre la jeune fille et la louve, indéfectible et incontrôlable, et qui s'était plus ou moins naturellement retranscrit entre la rebelle et la skinchanger. Tout ces instants, gravés à jamais dans sa mémoire. Ange l'a sauvée, plus d'une fois. Elle l'a préservée, l'a défendue contre vents et marées. Parfois même contre sa propre volonté, mais jamais la brune n'a douté. Jamais, elle n'a douté de sa mère nourricière. Jamais, elle ne l'a remise en question, sachant que chacun des actes de l'ancienne porte-parole étaient réfléchis et justifiés. Jusqu'à la fin. Jusqu'à la mort. Sa mort.

« Oui... J'ai choisi de reprendre ma couleur naturelle. Question... De discrétion. ». Une retenue salvatrice, devenue plus que nécessaire. Ange a raison. Désormais, elle n'est plus qu'un cadavre ambulant. Tout le monde a cru à son trépas. Tant mieux. Tout le monde doit y croire. Et même Vittoria va devoir faire mine d'être endeuillée en public. Les effusions de joie et les sourires ne lui seront plus permis désormais. « Je t'ai jamais vue comme ça... », remarque-t-elle. « Ça te va bien ». Et pourtant, l'ange déchu a une mine affreuse. Mais elle se garde bien de le lui faire remarquer, pensant bien que ce n'est pas ce dont elle a besoin ici et maintenant. « Ils ne m'ont rien fait. Enfin... Des idiots de rebelles m'ont kidnappée pendant l'émeute et un parfait inconnu est venu à mon secours ». Elle croit rêver. C'est tellement absurde qu'elle se refuse d'accepter cette explication. Au fond d'elle, elle bouillonne et elle sent la colère prendre possession de chacun des pores de sa peau. Ses veines la démangent et elle fronce les sourcils. Le mouvement rebelle n'a décidément rien compris. Cette bande d'incapables a pris pour cible la seule personne qui aurait pu leur offrir à tous une porte de sortie. La seule personne rattachée au Gouvernement à laquelle toute la population était attachée. La seule personne dont la disparition pourrait provoquer une vague de haine envers la rébellion. La stupidité dont ces pseudo-rebelles ont fait preuve la sidère. Elle se masse les tempes tant le choc est violent. Elle ne comprend pas comment une telle chose a pu arriver. Et pourtant. Maintenant, c'est Ange qui paie le prix de leur bêtise. La colère se transforme en rage, qu'elle peine à contenir. Elle voudrait hurler, mais des bruits de pas non loin l'extirpe de fureur - elle se laisse alors entraîner par sa mère adoptive un peu plus avant dans la ruelle, sans protester. Elle connaît l'enjeu de leur rencontre ce soir. Elle sait qu'Ange a pris des risques en venant la voir et désormais, il en sera toujours ainsi. Tous les jours sera une prise de risque. Les rondes de Shadowhunters se multiplient en ville. Ils patrouillent partout, sans faire d’exception. Et sur leur passage, fauchent des dizaines de personnes. Des « créatures surnaturelles » comme ils aiment à les appeler. Et ces personnes finissent par disparaître. Définitivement. On en voit quelques unes rejetées comme de vieux déchets, presque nues et fondamentalement changées, traumatisées. Vivantes mais détruites. À tous les niveaux. Mieux vaut pour elle de ne pas jouer avec le feu et éteindre la flamme qui brûle dans ses entrailles, menaçant d'exploser à chaque seconde.

« Écoute, ma chérie... J'ai fais un choix et il risque d'influencer notre vie beaucoup plus qu'on ne peut l'imaginer. ». Elle plante ses pupilles interpelées dans celles de la louve. Immédiatement, une main rassurante se pose sur sa joue glacée. Un frisson lui parcoure l'échine et elle empoigne la main gantée de sa mère avec force. Comme pour lui rappeler leur passé commun où le simple contact de leurs deux épidermes suffisait à les tranquilliser. « Quel choix ? Qu'est ce tu as fais, Ange ? Qu'est-ce que je dois savoir ? ». L'incertitude s'empare d'elle. Elle ne veut surtout pas paniquer mais tout ce mystère autour de la mort simulée de sa mère adoptive commence à la rendre sérieusement nerveuse. Elle a cette impression  désagréable qu'on lui cache beaucoup de choses. Beaucoup trop. Et elle n'apprécie pas du tout cette sensation. Tout ces secrets. Des centaines de questions la saisissent et encombrent son esprit tortueux. Des questions pour le moment sans réponse. Mais alors qu'elle resserre un peu plus son étreinte autour de la main de la présumée défunte, c'est une toute autre chose qui l'interpelle. « Ta main... ». Un air grave se dessine sur son visage de poupée alors que le gant de l'aînée se dérobe sous la pression qu'exerce les doigts de la cadette sur les siens. « Qu'est-ce qui est arrivé à ta main ? ». La rebelle ne démord pas et saisit brutalement la main de l'ancienne porte-parole, la forçant à laisser son visage. Plus rien autour d'elle n'a d'importance à ce moment. Elle reste concentrée sur les doigts de la louve qui ne semblent en rien normaux. Quelque chose ne va pas. Quelque chose qu'elle ne lui a pas dit. Pas encore. Mais déjà, la jeune femme délie le gant de cuir autour du poignet de la fugitive et le défait doucement. Révélant enfin la terrible blessure, pas encore cicatrisée. La brune étouffe un cri. Elle ne s'attendait certainement pas à ça. Elle ne s'attendait certainement pas à retrouver sa mère adoptive mutilée. Amputée de trois doigts. « Je crois que tu as encore beaucoup de choses à me dire, Ange », conseille-t-elle en plantant un regard noir dans celui de l'ange, ses yeux pleins de rancune. Une invitation au partage que l'ancienne porte-parole ne pourra décliner bien longtemps.

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Mar 9 Juin - 22:22

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Absolument tout, tout y compris son compliment sur mes cheveux couleur terre humide… Tout s'effaça de ma mémoire au contact de sa force contre l'absence de mes doigts. Ce que je perçois, l'accélération de son rythme cardiaque, son souffle plus court. Je sais ce qu'elle découvre et j'en ai le cœur qui se sert. Je vois son expression dans la noirceur et j'ai mal. Mal de lui infliger autant. Elle devrait vivre une autre vie, être choyé dans une maison chaleureuse. Mais, avec ce gouvernement ce n'est pas possible. Si ce n'était que des monstres dans les rues, seulement au pouvoir il y avait pire. « Qu'est-ce qui est arrivé à ta main ? » C'est d'un sourire triste, que je lui réponds et je la laisse découvrir ma terrible perte. Je détourne presque le regard, alors qu'elle défait mes gants de cuir et révèlent ma plaie fraîchement nettoyé par Ellie. « Je crois que tu as encore beaucoup de choses à me dire, Ange » Je le sais, mais les mots ne sont pas faciles. Mon choix déchaînera l'enfer sur ma vie et elle y est le cœur. Presque honteuse d'avoir pensé à moi, au lieu d'endurer pour ma fille, je n'ai plus qu'à me lancer. Je dois ravaler ma salive à deux reprises, avant d'enfin récupérer ma voix. « Je devais m'éloigner du gouvernement et jamais je ne m'en serais sortie vivante. Je ne pouvais pas démissionner comme cela. Pas avec tout ce que je sais et ce qu'ils m'ont fait subir. Je devais laisser une preuve de ma mort. Je ne pouvais pas simplement faire disparaître mon corps. Regarde-moi... » J'attirais l'attention sur mes yeux remplis de toute la tendresse que j'ai pour ma Toria. « J'ai abandonné mes doigts, c'était mon choix. »

« Je ne voulais pas te cacher tout ça, mais j'ai pris ma décision en l'espace de trois heures. Dont les deux premières, je me trouvais sur l'épaule d'un babouin se voulant un homme. Je suis venue te voir dès que possible. » Je peux sentir sa colère ramper sur ma peau et j'en ai le cœur qui se déchire davantage. « Je t'expliquerai tout, mais pas dans cette ruelle. » Je prends une grande inspiration et me dépêche de recouvrir mes doigts fantomatiques. « Je vais reprendre la rébellion en main. Il est temps que quelqu'un détruise définitivement les gens aux pouvoirs. » Incapable d'avouer son plan à même cet endroit ouvert, je prie littéralement pour qu'elle ne prenne pas la mouche. Avant que le silence ne puisse s’installer et la tension augmenter, des bruits de fuites attire mon attention. Ils sont lointains et un humain normal n’aurait rien remarqué. Mais, la louve en moi s’agite et gronde légèrement. Derrière la peur, il y a l’odeur du sang et le bruit d’une respiration haletante. Quelqu’un court au péril de sa vie, il n’y a que cette raison pour ainsi s’élancer avec une telle perte de liquide rougeâtre.

C'est étrange, je ne comprends pas réellement pourquoi. Mais, ma tête se tourne d'elle-même dans la direction de cet humain. Il n'est pas seul, m'apprirent mes oreilles et je me mets d'instinct entre eux et ma fille. J'ai un mauvais pressentiment qui me brûle les entrailles. L'enfer pourrait s'ouvrir devant nous, que je n'en serais pas surprise. Quelque chose cloche, jusqu'à l'odeur de la femme qui devient doucement une silhouette lointaine.

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Mer 10 Juin - 14:41




Elle défaille rapidement malgré la voix chantante de la louve qui la berce de ces explications à peine croyables. Et pourtant, elle ne doute pas un seul instant de leur véracité. La seule chose qu'elle choisi de retenir de tout ça, c'est que son ange n'est pas la victime de l'histoire. Elle fronce les sourcils machinalement en toisant le sol, y cherchant vainement les réponses à toutes les autres interrogations qui se mêlent et s'emmêlent dans son esprit. La brune percute finalement, il lui faut quelque minutes pour s'en rendre compte mais le déclic se fait enfin. Sa mère ne sera jamais plus la même. Leurs vies non plus. Et elle va devoir changer aussi. Son attitude, ses habitudes, tout. Maintenant qu'Ange est devenue une fugitive, tout va fondamentalement changer. Mais c'était son choix, le choix de l'ancienne porte-parole. Elle a pris la responsabilité de le faire et visiblement, en assume les conséquences. Jusqu'à s'amputer de quelques doigts pour se protéger. Se protéger elle, mais aussi protéger Vittoria. La brune en est consciente et encore une fois, se sent redevable envers sa bienfaitrice. Elle lui doit déjà tellement qu'elle en a perdu le compte depuis bien longtemps. Et cet acte de bravoure de la part de la métamorphe vient s'ajouter à la liste. Et bien vite, la blonde retient l'attention de la rebelle, attirant son regard dans le sien. Ses prunelles ténébreuses se fondent dans le bleu angélique et son cœur se met à palpiter. Un peu plus à chaque seconde alors qu'elle prend définitivement conscience de sa nouvelle réalité. Cependant, un forme de colère subsiste. Une fureur qu'elle ne peut estomper, qu'elle ne parvient pas à calmer, attisée chaque jour, inlassablement par de nouveaux motifs d'indignation. Mais en rien cette rancune n'est dirigée vers Ange. Plutôt vers le Gouvernement dont elle a enfin pu s'échapper. Et elle ne se sent que plus soulagée de savoir sa mère maintenant libre. Plus ou moins. Elle décroche un sourire. Un rictus enfantin, presque déplacé. Mais elle s'en fiche. Ange a toujours eu cet effet sur elle, même quand la louve en elle dominait de loin l'humaine. La brune lâche presque à contre cœur la main invalide de sa gardienne et se redresse, buvant avec délectation les paroles de la métamorphe. Elle ne peut que se réjouir de sa décision et voit déjà de grandes choses se profiler, beaucoup de risques aussi, mais elle n'a pas peur. Elle est prête, plus que jamais, et se sent tellement forte aux côté de son ange qu'elle pourrait déplacer des montagnes. Les deux femmes ont encore beaucoup de choses à discuter mais la blonde à raison, pas ici. Pas maintenant. Elle inspire profondément, prête à acquiescer et approuver sa mère adoptive mais des bruits de pas viennent l'interrompre.

Plus loin dans la ruelle, quelqu'un court à en perdre haleine. Elle se concentre et fait appel au monstre en elle pour mieux distinguer les formes dans la pénombre. Quelqu'un fuit, blessé. Mais elle ne parvient pas encore à dresser un portrait complet de la scène et ça la rend nerveuse. « On devrait partir, faut pas rester là ». Elle murmure, sa voix est profonde. Elle ne quitte pas le fond de la ruelle des yeux, attirée par le bruit de cette course frénétique à laquelle s'ajoute désormais le rythme accéléré d'une respiration forcée. Elle plisse les yeux, désireuse de prendre connaissance de ce qui les assaille. Sa vue de nuit l'aide à reconnaître le risque qui s'approche. Mais déjà, Ange s'interpose. L'odeur de la louve vient se mêler au trouble engendré par la silhouette qui se rue vers elles. La brune se concentre encore un peu plus et finit par discerner d'autres profils se découpant dans l'ombre. Elle parvient même à deviner leurs uniformes. Des uniformes noirs, qui se fondent dans les ténèbres de l'endroit. « Ange je crois que... ». Elle n'a pas le temps d'articuler sa mise en garde qu'un cri résonne. Perçant, il fait vibrer ses tympans et vient cogner sur son épiderme. À fleur de peau, elle empoigne le bras de sa mère, comme un réflexe. Mais les silhouettes courent toujours et les deux rebelles sont à découvert. Elle peut sentir la louve s'éveiller juste devant elle autant qu'elle peut sentir la bête refaire surface du tréfonds de ses entrailles. Surplombées par des murs infranchissables et sans issue, elles sont piégées. La brune resserre un peu plus son étreinte autour du membre de l'animal comme pour l'avertir, la faire réagir, la mettre en garde. Elle ne sait plus très bien elle même. Et on ne lui laisse pas le temps de ressasser plus longtemps. Un autre cri retentit. Et encore un. Des protestations alors incessantes, assourdissantes. Ses yeux sont rivés vers la scène, abominable. Insoutenable. Des hommes, messagers de la mort, empoignent la fuyarde. À peine humaine, elle se débat pourtant avec férocité mais les Shadowhunters ne cèdent pas. Vittoria sent la rage monter en elle, lui revenant jusque dans la gorge et lui donnant envie de vomir. Des envies de meurtre qui la rongent mais d'un autre côté - sa mère faisant barrage - elle sait que ce serait risquer pour sa propre vie, leurs propres vies, que de vouloir sauver une fille déjà condamnée. C'est la dure réalité des choses. Ces hommes ne se sont pas mis à poursuivre le monstre engendré par le Gouvernement dans toute la ville pour la ramener gentiment au quartier général. Et cette réalité, elle l'exècre. Dilapidant son venin à tout va pour en changer. Jusque là en vain. Et cette fille, cette échappée de laboratoire, constitue l'une des raisons pour lesquelles elle continue de se battre.

Un coup de feu déchire l'atmosphère et met fin aux protestations acharnées de la prisonnière. La brune laisse échapper un cri bien malheureux. Elle ne s'attendait pas à une exécution si rapide, si cruelle. Mais en y réfléchissant bien, c'est la meilleure exécution qui soit du point de vue des chasseurs de monstres. Il fait sombre, ils se croient seuls. Ils ne se doutent pas qu'une louve et qu'une dévoreuse de chaire se cachent un peu plus loin, dissimulées par l'obscurité. Deux autres victimes de choix. Et pourtant. Alertée par le malencontreux hurlement de la rebelle, la patrouille se reforme et déjà, se dirige vers les deux femmes. À une vitesse foudroyante.  

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Jeu 11 Juin - 20:11

Dont cry for me
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La scène est saisissante. Je peux presque gouter la peur de leur victime, tandis qu'elle court. La pauvre... Elle n'a pas eu la chance d'être utile comme moi, la chance d'être propulsé loin de leurs griffes. Je ne sais pas pourquoi, mais d'instinct je contracte la mâchoire et les muscles. Je sais que ma fille a raison et que nous devrions courir nous cacher, s'éloigner du danger. Seulement, je ne peux tout simplement pas détacher mes yeux de cette image sordide. J'ai envie de hurler d'indignation lorsqu'ils l'abattent sans aucun signe d'une quelconque hésitation. Ils agissent sans réfléchir, ce ne sont que des robots avec un cœur oublié. Je les hais tellement. Je ne fais que ressentir davantage d'aversion envers eux à la seconde où Vittoria pousse ce cri. À son jeune âge, elle a tellement vécu et pourtant, elle continue d'avoir de mauvaises surprises. Ce sentiment de ne pouvoir rien y changer et d'être trop faible pour la protéger grandie peu à peu en moi. Je voudrais pouvoir l'éloigner de ce monde, mais quitter la ville... C'était assurer une mort horrible à nos personnes.

Ma vue se brouille et je sais ce qui s'empare de mes membres. La patrouille, les bourreaux, sont déjà en route pour éliminer les preuves et c'est nous qui allons y gouter. C'est plus fort que moi, je ne peux conserver entièrement ma nature humaine. Trop d'années à me défendre sous les traits d'un animal. J'ai besoin de mes griffes et de mes crocs pour leur répondre. Sous cette forme, je ne peux rien. Si ce n'est courir. Un rapide coup d'œil m'annonce le peu de chance de réussite d'une telle tentative. « Toria. Cours. L'abri où je t'ai caché... Trouve-le. » C'est un ordre et un seul regard vers elle me sécurise. J'ai beau m'enfoncer dans ma haine et découvrir les ténèbres, que ma vie m'a forcé à développer, elle sera toujours ma lueur. Si elle reste en vie. Je l'agrippe par le poignet et m'élance. Je cours un moment avec elle, mais je les entends qui nous suivent sans problème. Puis une pression me fait perdre l'équilibre. L'absence d'une véritable sensation est flagrante. Je devrais avoir mal. C'est salaud m'ont tiré dessus!

Je ne peux plus rien prononcer. Le nez au sol, je ne réfléchis plus réellement. Ma louve s'éveille, elle se sent insulter qu'une créature inférieure ait eu le culot de la blesser et d'apeurer celle qu'on considérait toute deux comme sienne. Notre fille, notre responsabilité. Elle avait le cœur qui battait au rythme de sa panique et c'était plus inacceptable que le sang qui s'écoulait de ma plaie. Une poigne contre mes cheveux me força à relever la tête. Ma perruque lui resta dans les mains, tandis que mon visage s'écrasait à nouveau contre le sol. Un coup de pied contre mes cotes, me propulsa sur le dos, tandis que je luttais pour ne pas perdre conscience. Je ne voulais pas laisser Vittoria seule avec ces deux-là.

Ils ne faisaient pas réellement attention à moi, sinon mon visage les auraient alertés. J'étais supposée être morte et définitivement d'un rang supérieur à deux idiots obéissant comme eux. Mes gencives me chatouillaient, j'allais finir par perdre le contrôle de mon corps et ils n'aimeraient définitivement pas le résultat. ET MERDE! Pourquoi je n'avais plus Vittoria dans mon champ de vision!

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Mar 23 Juin - 17:58




Un ordre, une supplique qui ne fait que confirmer la réalité. Une tentative qu'elle sait vaine de s'enfuir, tel l'espoir déjà évaporé de se sortir de ce piège à rats indemne. Le piège s'est déjà refermé sur les deux femmes, resserrant l'étau solide autour d'elles, et pourtant, Ange semble toujours convaincue de pouvoir s'en sortir. De pouvoir la sauver, encore une fois. Si au départ la rebelle voulait protester, faire comprendre à sa mère d'adoption qu'il était hors de question qu'elle la laisse aux mains de la patrouille, elle a très vite compris que l'ancienne porte-parole ne lui laissait pas le choix. L'abri mentionné par la blonde, celui dans lequel elle est restée enfermée des semaines entières, cachée aux yeux de tous, représente peut être sa seule échappatoire. Une fois de plus. Mais l'ange ne lui laisse pas le temps de réfléchir bien longtemps. À peine une seconde plus tard, une main gantée s'enroule autour de son poignet, l'entraînant avec vigueur dans une course effrénée. Une course pour leurs vies. Elle commence à percevoir une lueur au bout de la sombre ruelle. Une porte de sortie, enfin. Alors que les hommes du Gouvernement sont toujours bel et bien à leurs trousses. Elle accélère, le souffle coupé, portée par l'adrénaline qui stimule ses capacités. Et soudain tout bascule.

Un coup de feu lui perce les tympans. Venant fendre l'air et se briser non loin d'elle. Ange perd rapidement l'équilibre et s'effondre, l'entraînant presque dans sa chute. Touchée par la balle, le liquide sombre et épais s'échappe déjà de la plaie ainsi formée. La brune retient un cri, horrifiée. Ces gars-là n'hésitent pas, ils tirent. Peu importe sur qui ou sur quoi. Ce soir, c'est Ange qui en fait les frais. Si seulement ils savaient. Paniquée de voir que la louve ne se relève pas, elle accoure vers elle, abandonnant l'idée de s'enfuir. Jamais elle ne pourrait laisser sa bienfaitrice blessée dans un tel guet-apens. Haletante, ses genoux cèdent à la pression et viennent heurter brutalement l'asphalte. Mais pas pour très longtemps. Elle na même pas le temps d'examiner la métamorphe qu'on la saisi par la taille. La rage en elle s'éveille, plus violente que jamais. Des bras puissants l'enserre et l'empêche de mettre pied à terre, soulevée comme un vulgaire paquet. Déjà, on l'éloigne de l'animal mais elle se débat, frappant dans tous les sens, en vain. Mais la rebelle n'abandonne pas, ne s’essouffle pas, hurlant de plus belle. Elle ouvre les yeux et ne peut que constater l'horreur personnifiée. Un homme se met à battre l'ange, l'assaillant de coups de pied dans l'abdomen, la laissant heurter les murs à tout va. Un vision abominable qui réveille la bête en elle. Elle la sent, prendre doucement forme, dans chaque pore de sa peau, dans chacunes de ces cellules. Le monstre est prêt à refaire surface. On la détourne violemment de sa complice et la pression autour de sa taille s'amenuise. Mais sans tarder, on la balance sans ménagement et c'est tout son être qui vient heurter le bitume. La peau de ses mains se déchire sur ses phalanges, laissant quelques morceaux de chaire sur le goudron. Une lèvre fendue, l'arcade aussi. Elle tente de se dresser sur ses pieds mais un homme la saisit par les cheveux, une autre main entourant sa gorge frêle, la forçant à rester à genoux. Elle gémit, se débat encore mais c'est à coup de matraque dans l'estomac qu'on la calme. La brune, à bout de force, cesse finalement de contrecarrer les plans des Shadowhunters. Mais cette main nue, effroyablement masculine, étouffant sa carotide est une bien belle erreur.

La bête se rappelle à elle, hurle des tréfonds de ses entrailles. Privée de tout mouvement, c'est la seule solution qui s'offre à la rebelle. Entre elle et Ange, deux autres hommes font barrage mais ils sont pour l'instant bien trop concentrés sur la blonde pour se préoccuper de la brune. L'ont-ils finalement reconnue ? Est-ce que si cela arrivait, leurs vies seraient épargnées ou sacrifiées ? Elle préfère ne pas prendre le risque. Ses prunelles neurasthéniques se figent sur le corps inerte de l'ancienne porte-parole, espérant la voir reprendre ses esprits, se relever ou même, se transformer. Affaiblie, à genoux, elle n'a pas d'autre choix que de laisser le monstre prendre le dessus sur la jeune femme. C'est alors le plus lentement possible qu'elle commence à extirper chaque bribe d'énergie, chaque infime fibre nourrissante du corps de son détracteur, profitant de l'emprise qu'il avait sur elle jusqu'alors. Elle se délecte de sa vivacité, inspirant profondément au passage de l'énergie entre leurs deux épidermes. Ses petites plaies se referment doucement, profitant également de ce délice malsain. L'arroseur arrosé. Le chasseur devient la proie. Et meurt. Asphyxié, l'homme s'effondre au bout de quelques secondes. Son corps s'écroule dans un fracas qu'elle aurait souhaité moindre. La bête en redemande, jamais satisfaite, jamais rassasiée. Elle se relève et s'apprête à s'attaquer aux deux autres mais encore trop chétive, elle n'est pas assez rapide. Les deux hommes vêtus de noir l'arrête en plein vol, leurs deux armes braquées sur le front de la rebelle. Ils semblent hésiter. L'emmener et la transformer en monstre de laboratoire ou l'exécuter maintenant. La peste ou le choléra. Peu importe le choix des chasseurs, elle pourra - et sera - considérée comme morte. Et elle, figée, attend que tombe la sentence ; un regard noir ancré sur son visage.

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Jeu 25 Juin - 19:09

Dont cry for me
Vittoria & Ange. Lost without you...


Le choc n'est pas douloureux, il s'apparente plus à une pression. Mon corps n'en est pas moins malmené et effondrer sur le sol, mon ouïe s'affine et guette les pas qui lui indiqueraient que ma fille se trouve loin. La réalité n'en est que tout autre. Incapable de voir sa silhouette, je sais qu'elle se débat. Une arme est plaquée contre ma tête, sans pour autant achever son œuvre. L'erreur se trouve là. Ils veulent m'emmener et me transformer en cobaye. Me ramener auprès de cette garce de Nymeria. Ils ont besoin d'une humaine et c'est ce qu'ils s'imaginent que je suis. Une simple femme trop bête et malchanceuse. L'odeur de la mort ne tarde pas à venir chatouille mes narines et je plisse légèrement le front sous cette réalité. Quelque chose ne va pas et ce que j'entends achève d'éveiller ma fureur. Je ne suis qu'une mère dont sa fille en détresse termine de rendre folle. Je me sens diminuer et mes yeux se ferment, tandis que la transformation parcours mon être. L'homme qui me vise, ce pantin du gouvernement, ne me regarde plus. Trop concentrer sur le bruit d'un corps inerte se fracassant contre l'asphalte. C'est un débutant. Ça se devine rapidement dans sa manière de bouger. Trop insouciant, il n'a pas encore compris que sa vie est toujours en danger. L'expérience et mon incapacité à ressentir la douleur me chevauche en même temps que ce sort qui m'a lié mon ancien époux. Plus rapidement que la plupart de mes semblables, je retrouve mon manteau de fourrure et ma gueule pleine de dents acéré.  Si l'on avait déjà craint la fureur d'une mère, celle qui me rongeait littéralement les nerfs, n'avait rien à lui envier. Aucun d'entre eux ne sortirait de cette ruelle vivant. Profitant de la surprise qui se peignit sur les traits de l'idiot, je me contentais de l'attaquer à la jambe. Enfonçant mes crocs dans ses veines et atteignant celle qui ne pardonnait pas. En moins d'une seconde, il s'écroula en hurlant, tandis que le sang jaillissait à débit régulier. Il mourrait une fois son corps vidé de sa source de vie. Une voiture en manque d'essence avait un destin moins définitif que le sien. D'un coup de patte j'éloignais l'arme de ses mains et l'abandonnait à son sort.

Marchant sur ma blessure, je posais mes yeux d'animal sur la scène que je redoutais. Un homme effondré et vidé de son énergie trônait aux côtés de ma Vittoria, deux pantins la visant de leurs armes. Elle n'avait aucune chance seule. Elle allait m'être enlevée à jamais. Morte ou pire encore… Jeter entre les mains de ses savants qui avaient abusé de moi autant de mois. Des images fragmentées par ma nature de canidé, défilèrent devant mes yeux et ce fut suffisant. Babines retrousser en une menace muette, j'oubliais tout et ne respirait plus que pour goûter à leurs souffrances. PERSONNE ne m'enlèverait Vittoria. Mes griffes s'enfoncèrent dans le sol et mes muscles se durcirent… Plus rapidement que jamais je m'élançais et bondi. Mes quatre pattes quittèrent le sol et je percutais de plein fouet le premier homme qui croisa ma route. Dans un roulé, boulé incroyable, je me retrouvais à me jeter précipitamment sur mes pattes pour me jeter sur le second. J'ignorais ce qui était arrivé à ma première victime, s'il s'était cogné la tête ou s'il se relevait… Mais, je ne pouvais laisser personne pointée une arme sur ma fille. Un coup de feu retentit, mais il n'avait pas eu le temps de viser et je fus libre de me projeter de nouveau sur ma proie. Il remonta son arme en une barrière pour me repousser et tomba à la renverse. Déchaîné, je cherchais à mordre ce que je pouvais, tout en m'accrochant férocement à son corps de mes griffes. Il n'était pas évident de tuer quelqu'un qui gigotait autant. Seulement… Plus il résistait et plus ma louve s'excitait. Elle appréciait l'idée de planter ses dents dans sa gorge et de savourer cette exécution plus que mérité. Cet être inférieur méritait d'être châtié. Parfois, je pouvais trouver étrange que ma louve et moi soyons si contraires… En cet instant, je savourais autant qu'elle l'idée de tuer. Cette charogne avait menacé notre enfant, notre précieux. On ne pouvait pas survivre à un tel culot. D'un coup de patte bien placé, j'ouvrais une plaie béante sur ses cottes, son hurlement déchira la nuit sans pour autant calmer mes ardeurs. Affaibli quelques secondes par la douleur qui m'était inconnu, j'en profitais pour prendre les commandes. Mes crocs trouvèrent une prise au niveau de son visage et je crus sentir comme une moiteur se faufiler sur ma langue. Il n'y avait pas que le sang… Un œil peut-être? Furibonde, je n'avais plus réellement conscience du carnage que je faisais. Ignorant que je n'avais que du sang sur moi et que, sous moi il finirait par ne plus rester qu'une masse sanglante inidentifiable.

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Mar 30 Juin - 12:08




Plus vite qu'elle ne l'aurait imaginé, la louve s'éveille, s'extirpant avec habileté des quelques bouts de tissus faisant office de vêtements pour l'ange. Son palpitant s'emballe mais la peur qu'elle a pu ressentir quelques secondes plus tôt s'évade, laissant place à une sorte de soulagement indéfinissable. Les souvenirs de son ancienne vie refont douloureusement surface à la vue de l'animal mais la brune refuse de se laisser distraire. Un léger rictus se dessine sur son visage meurtri tandis que sa mère adoptive s'attaque à l'artère fémorale de son premier détracteur. Des cris s'échappent de la gorge du garde mais le sang s'écoule rapidement de sa cuisse. Trop rapidement. Il s'écroule et elle ne peut que regarder la vie s'essouffler dans ses prunelles maintenant si fades. La rebelle reporte son attention sur les deux autres, leurs armes toujours braquées sur elle, prêts à presser la détente. Ils n'en auront pas l'occasion. La louve bondit, mord, griffe, s'accroche à la chaire, déchiquète sans ménagement. Elle, profite de l'occasion pour se réfugier contre un mur de la ruelle, ne perdant rien de la scène macabre se déroulant à quelques pas d'elle. À nouveau, un coup de feu retentit. Elle se redresse, craignant une fois de plus pour la vie de sa bienfaitrice. Mais l'animal n'en a pas fini avec ses deux victimes, plus fougueuse que jamais. Un autre cri fend l'atmosphère lourde du soir, percutant ses tympans avec violence. Elle aimerait venir en aide au canidé, faire quelque chose pour accélérer le dénouement. Mais s’immiscer entre un prédateur et sa proie n'a jamais été recommandé. Et Ange n'a pas l'air d'avoir besoin d'aide. Le carnage auquel elle assiste la laisse sans voix. Jamais elle n'a vu sa protectrice dans un tel état de colère. Plus que jamais, la louve enragée ressemble à une mère défendant sa progéniture. Un sentiment de fierté prend naissance dans son esprit, en rien refoulé par la vue des quatre cadavres qui s'étendent maintenant sur le bitume. Tout s'est passé très vite et pourtant, elle a l'impression que le funeste spectacle à duré des heures.

Le calme reprend difficilement ses droits dans la ruelle. Inquiète, elle s'avance vers la louve toujours penchée sur sa dernière victime. L'homme d'autrefois n'est plus. Laissant place à un vulgaire morceau de chaire sans identité, le visage balafré de bout en bout, une cavité orbitale vacante. L'odeur d'hémoglobine lui agresse les narines. Le sang est partout autour d'elle. Sur les murs, dégoulinant sur l'asphalte. Sans parler de l'épaisse fourrure de la métamorphe maintenant complètement imbibée d'épais liquide rougeâtre. Les sourcils froncés, elle contemple la scène de crime. Leur crime. À peine effrayée par la vision d'horreur qui s'offre à elle. La brune s'accroupit à quelques pas de sa mère adoptive, grimaçant sous la douleur des nombreux coups reçus quelques minutes plus tôt. « Ange... ». Un souffle pour attirer l'attention de l'animal. Elle lui adresse un regard grave mais plein de tendresse. Un fois de plus, la louve lui a sauvé la vie. Payer son immense dette lui sera désormais impossible.

L'animal à ses côtés, elle glisse ses doigts dans l'épaisse fourrure endommagée par le combat juste mené. Rassurée de voir que, hormis la toute première balle, rien n'a pu atteindre son ange gardien, la brune lui passe les bras autour du cou, l'attirant contre elle dans une longue étreinte. Une marque d'affection dont elle avait envie. Dont elle avait besoin. La patte blessée du canidé attire finalement les iris ambrées de la rebelle, attisant son inquiétude. « Tu vas guérir ? ». Elle murmure. Un regard suffirait à l'apaiser. Les mots n'ont pas lieu d'être entre elles. Elles ont appris à communiquer, à se comprendre et se transmettre les choses autrement. Elles sont liées, pas par le sang. Mais à jamais liées. Elle ne veut pas la quitter. Avoir cru perdre sa mère adoptive a été la pire épreuve à endurer pour elle alors maintenant qu'elle la retrouvée, elle ne veut plus la quitter. Pourtant, elles ne peuvent pas rester là, dans cette ruelle, et risquer qu'on les trouve entourées de corps inertes. La réalité la rattrape plus vite qu'elle ne le voudrait, ne lui laissant aucun répit. Alors, le plus doucement possible pour ne pas heurter la sensibilité de ses blessures, elle se relève, s'assure que personne ne les suit et enjambe les quelques cadavres qui les séparent d'une certaine liberté. Invitant la louve à la suivre, la guider vers un endroit plus sûr, d'un geste tendre de la main.

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MessageSujet: Re: Dont cry for me - Ft. Vittoria   Mer 1 Juil - 22:21

Dont cry for me
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Il y avait une fureur meurtrière à chacun de mes gestes. Je ne voyais plus ce que je faisais, je réagissais avec l'instinct d'une louve qui a enfanté. L'homme que j'avais secoué ne semblait pas reprendre connaissance, mort ou assommé pour un bon moment… Je ne me concentrais pas assez sur lui pour le savoir. Autour de moi, tout embaumait le sang et la chaire crue qu'on déchiquète. Les cris de ma victime et sa résistance avait pris fin avec sa mort, mais je m'attardais encore davantage sur sa carcasse. J'étais incapable de m'arrêter. Je m'acharnais alors même, que l'air ne pouvait plus trouver ses poumons et que son appartenance à la race humaine pouvait être contestée. Le museau enfoui dans cette masse sanguinolente, je rassasiais mes pulsions de violence si contrôlé en temps normal. Le silence fini toutefois, par m'engloutir de sa tendresse et je m'immobilisais. Crocs en évidence, je fixais mon œuvre sans une once de remords. La vie ou la mort? Je n'avais pas hésité. Une langue rapidement passer sur ma gueule me fit prendre conscience de la quantité de sang sur mon corps. Ma fourrure courte et dru, qui recouvrait mon corps de Louve de Tasmanie semblait teinte en cette couleur écarlate. Intensifiant l'anormalité de ma nature, officiellement éteinte depuis quelques années déjà. « Ange... » Cette voix me fait tourner brusquement la tête et j'observe celle que je tenais tant à maintenir en vie. Ma capacité à réfléchir en humaine, atténué par ma transformation et le meurtre, je roule des épaules pour mieux la laisser approcher. Je m’écrase légèrement vers le sol en signe de soumission. Je ne veux pas qu’elle me craigne, qu’elle hésite à s’approcher de la bête que je cache en moi. Mais, mes peurs s’envolent avec son regard. Sa tendresse détend mes muscles et je semble presque sourire… Avec cette gueule inquiétante que Vittoria avait connu de longs mois durant.

Je me presse contre sa main, à la recherche de son contact. Mon cœur ralentit pour redevenir normal et un bien être s'installe. J'ai agi comme je le devais. Elle respire, elle est libre. Le reste m'importait peu. Que n'aurais-je abandonné pour la voir en vie? Même mes frères ne pourraient m'empêcher de lui venir en aide. La mort ne m'effrayait pas. Pas pour ses yeux pleins d'espoir et d'avenir. Non. Pour elle j'aurais tout donné et c'est d'un couinement étrange, que j'accueillis ce geste d'affection. « Tu vas guérir ? » Je secoue légèrement mes fesses et l'observe en tournoyant autour d'elle. Cherchant la trace d'une blessure, du mieux que ma forme actuelle me le permettait. Rassurer à mon tour, je frottais ma tête contre l'une de ses mains et la lui léchait avec amour. Ignorant que j'étendais le sang sur sa peau.

Je ne ressens toujours rien, ma patte ne m’incommode que très peu. Je boite légèrement, mais la douleur n’est pas un problème pour moi. Sans un regard pour les hommes qui n’ont pas eu notre chance, je suis ma fille à la trace. Me faisant l’ombre sur ses pas, guettant le moindre mouvement douteux. Je devais la ramener en sécurité et bien que ces pensées ne soient quelque peu confuses, ma louve ayant pris le contrôle, je n’eus aucun mal à me mettre en accord avec elle. Nous devions retourner la cacher. La mettre en sécurité, avant de penser à se soigner ou encore, à reprendre la forme d’une femme. Vittoria avait la priorité et c’est sur cette décision, que j’abandonnais mes victimes. Traversant cette ruelle maudite et ses secrets. Laissant le loisir à un autre de découvrir le carnage.

Fin

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