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 Never Forget [Blake]

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MessageSujet: Never Forget [Blake]   Sam 25 Avr - 21:24

Tell me all of your secrets.






Blake & Judy

C’était le début de la matinée quand je m’étais dépêchée de fermer la boutique pour filer vers l’endroit où était mon rendez-vous. Je m’étais apprêtée d’un chemisier blanc ample et d’un simple jean bleu délavé. Des baskets suffisaient également pour la personne que j’allais revoir. J’avais appelé mon amie quelques heures auparavant avec un scoop pour le moins radical et je ne pouvais pas spécialement le garder pour moi. Je soupirais en attachant mes cheveux avec une pince noire, mes pieds me portant toujours fidèlement vers le bar où nous devions nous retrouver. La circulation était fluide pour l’heure qu’il était – neuf heures à peine – et les gens allaient sûrement pour la plupart à leur travail. Je soupirais en pensant à ma petite affaire qui périclitait lentement mais sûrement.

Heureusement que Nikolaas venait de rejoindre l’affaire et que c’était un faussaire de génie. Nous avions pu honorer deux commandes surprenantes. J’avais eu de la chance concernant cet homme et encore plus lorsqu’il a accepté de travailler pour moi moyennant partage des bénéfices. Je fus bousculée par un gamin qui me tira de mes rêveries. Mon premier réflexe fut d’examiner mes poches ainsi que mon sac à main fermé par une solide fermeture éclair. Il ne manquait rien et c’était tant mieux, pas envie de devoir aller signaler le vol quelque part ou de courir après ce pauvre gosse. Je passais devant un quartier que je connaissais relativement bien pour me diriger vers celui des français. Cela me rappelait Bastien, le seul français avec qui j’avais noué des relations plus poussées.

J’aimais assez le caractère très frenchie du lieu et le côté assez détendu des gens y vivant. Je ne pus m’empêcher de sourire légèrement devant un enfant qui courrait après une petite fille, une bouteille d’eau à la main. Déjà à cette heure, les mômes avaient de l’énergie à revendre. Moi, je ne pourrais jamais connaitre ce bonheur-là. Et cela me rendait toujours tellement nostalgique. Je m’arrêtais un instant pour les observer avant de soupirer et de secouer la tête. Je me faisais bien plus de mal qu’autre chose à encore penser à ça. Lentement, je repris ma route pour le café à quelques mètres de là. C’était un endroit chaleureux où tout semblait de style brasserie et où la musique était typiquement française. Je poussais la porte en bois avant d’aller m’installer sur une banquette rouge d’un cuir usé mais confortable. C’était une table en bois laquée pour deux personnes. Un serveur vêtu d’un simple jean et d’un t-shirt m’aborda et me demanda ma consommation. Un café suffirait. Il repartit sans plus de cérémonie.

Je me mis alors à épier l’entrée du café en espérant voir arriver rapidement Blake à qui je devais parler le plus rapidement possible. Ah mon cher petit mari, tu vas souffrir. Cela m’arracha un vrai sourire alors que je remettais mes cheveux blonds. Le café finit par arriver et je mis mon sucre dans le liquide marron-noir avant de me mettre à mélanger avec la petite cuillère. Bordel, Blake n’était jamais en retard normalement. Je commençais à être nerveuse. Si M. Blackwall apprenait ce que je faisais, il me tuerait à coup sur…
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Dim 26 Avr - 21:45

Sa fille était de retour et Blake était presque incapable d’en détourner le regard. Dès qu’elle la perdait de vue, elle sentait le stress croître et la peur l’étreindre. Sa disparition avait été un poison dans ses veines, un poison qui avait laissé des séquelles. L’idée même de laisser sa fille avec une baby-sitter lui était insupportable mais, elle ne pouvait pas enfermer sa fille parce que son père était un con. Elle avait bien choisi mais, ça n’en demeurait pas moins compliqué. Ce qui était peut-être le plus dur, c’était qu’elle devait mentir à June depuis. Lui assurer qu’elle allait mieux, que ça n’avait pas été grave et elle, de son côté, ne pouvait s’en confier à personne. Ou plutôt, elle ne voulait s’en confier à personne. Se rongeant les sangs à la seule idée de la perdre de vue, elle retarda au maximum son départ, se trouvant des excuses à n’en plus finir alors que la baby-sitter était là et qu’elle se chargeait de tout, école comprise. Et même une fois parties toutes les deux, Blake fut incapable de rejoindre Judith. Jusqu’à la dernière minute, elle regarda au loin June. Elle devenait folle à cause de lui et même si elle comprenait le geste, elle était incapable de le pardonner. En colère contre elle et contre lui, elle prit la direction du café où devait certainement l’attendre son amie, si elle pouvait l’appeler ainsi étant donné qu’elles ne savaient que peu de choses l’une de l’autre.
Elle détestait la faire attendre, d’autant plus qu’elle avait très certainement des informations plus qu’intéressantes à lui révéler. Car, si Blake préférait de loin le gouvernement aux rebelles, elle ne pouvait tolérer qu’un homme se croie tout permis et elle était donc entrée en guerre personnelle contre le mari de Judith, utilisant tous les moyens à sa disposition pour le faire tomber.

Courant jusqu’à leur lieu de rendez-vous, juchée sur ses talons éternellement haut, elle arriva devant la porte, essoufflée. Elle était en retard, elle qui détestait ça. L’endroit avait, heureusement, quelque chose de tranquillisant, de serein. Elle se sentait toujours moins tendue en entrant ici, seuls ses ancêtres savaient pourquoi. Ou alors, peut-être était-ce simplement l’idée de voir Judith et de se soustraire quelques instants au poison qui coulait dans ses veines. Elle l’ignorait.
Cherchant rapidement du regard la table qu’elle devait certainement occuper, Blake se dirigea derechef vers elle et se laissa choir sur la banquette. Une attitude qui tranchait net avec tous les efforts qu’elle déployait pour son look. Mais, ici, il n’y avait personne à qui elle devait soutirer des informations en battant des cils. Pendant quelques minutes, quelques heures, elle pourrait laisser au placard son rôle de mère et de journaliste.

- « Navrée, j’ai été incapable de partir à l’heure. C’est une longue histoire mais, je t’expliquerai si tu veux. Tu n’es pas là depuis trop longtemps au moins ? »

Quand le serveur arriva pour lui demander ce qu’elle comptait boire, elle demanda un café. Accroc comme elle l’était, elle savait pertinemment qu’il ne demandait son choix que par professionnalisme. Habituée des lieux, il était connu que la belle tenait au café ou à tout ce qui contenait de la caféine.

- « Comment vas-tu ? »

La question n’était pas posée que par politesse, la réponse l’intéressait réellement. La plupart des gens ne pouvaient pas se vanter de susciter autant d’intérêt chez elle. Trop occupée à gérer sa vie, elle en oubliait souvent les autres. Ce n’était pas de l’égoïsme, juste du surmenage et une once de méfiance poussée à l’extrême vis-à-vis des autres. Un travers qui n’allait certainement pas s’arranger avec ce qui était arrivé.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Mar 28 Avr - 18:27

Tell me your secrets.
Blake & Judy
Je titillais ma tasse tranquillement en regardant le serveur faire des vas et viens vers des tables occupées. Les gens semblaient pressés ce matin. Je repensais à cette femme que j’allais voir aujourd’hui. Blake était quelqu’un de bien, j’aimais beaucoup ce bout de femme pour le moins étonnant même si je ne savais pas grand-chose de sa vie. Elle était franche et rien que pour cela, elle me plaisait. La porte s’ouvrit deux, trois fois avant de laisser enfin entrer Blake. Elle était réellement belle, qui plus est. Je lui souris et lui fis un signe avant de la laisser s’installer. La pauvre avait l’air totalement essoufflée. C’était bien la première fois que je la voyais dans un état pareil.

« Oh ne t’en fais pas pour l’attente, j’étais bien installée. Tu as eu un souci ? Tu sais que tu peux m’appeler si tu as besoin de quoi que ce soit hein. » J’étais sincère et elle le savait parfaitement. J’avais déjà proposé plusieurs fois mon aide ou mon épaule mais Blake était bien trop fière et forte pour cela. Je l’admirais en fait. Moi, je me contentais de rester dans ma petite vie avec ce mari pénible et cette impression d’être seule dans ce monde pourri, monde qui ne voulait pas de moi depuis le début. J’étais spectatrice plutôt qu’actrice de ma vie. J’en avais conscience chaque jour qui passait, à chaque action que je pouvais faire.

« Je vais bien, si on peut dire. Et toi alors ? Tu as l’air tellement fatiguée. Tu es sûr de ne pas avoir besoin d’aide ? » Je me montrais peut être trop insistante mais elle m’inquiétait à être si fatiguée. J’étais sur que sans maquillage, elle avait des cernes de deux kilomètres de long. Finissant mon café, j’en commandais un autre avant de m’avachir un peu plus sur la banquette confortable. Je finis par sortir mon téléphone et par chercher une photo dans ma galerie. C’était le meilleur moyen que j’avais de prendre en photo les documents incompréhensibles de mon cher époux. Je tendis le bijou de technologie à Blake avec en gros plan, des documents comptables des conseillers du gouvernement avec les différents frais professionnels. « J’ai trouvé ça hier soir. J’espère que c’est utile pour toi, je me suis dis que certains chiffres étaient réellement effarants. »

J’attrapais mon deuxième café en même temps qu’on apportait celui pour mon amie. Je bus une gorgée brûlante avant de reposer la tasse. Je remis une mèche de cheveux en place avant de regarder la rue. Le monde semblait s’agiter lentement, tournant dans un cercle si prévisible que s’en était déprimant. Je croisais les jambes avant de reposer mes yeux sur la jeune maman en face de moi. Elle était réellement belle. « Et comment va ta fille ? » Cela me pinçait le cœur à chaque fois que je parlais d’enfant à quelqu’un mais je tentais de ne rien en montrer. Mon corps étant en incapacité de procréer, il fallait bien se résigner à un moment ou à un autre. Surtout que je ne devais rien dire à mon mari, le laissant croire que cela venait peut-être de lui. Et c’était quelque part le cas aussi.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Dim 3 Mai - 15:07

Blake n’aimait pas faire attendre mais, une fois n’était pas coutume, elle avait choisi de se mettre en retard. Son amie -si elle pouvait l’appeler ainsi- ne savait pas vraiment ce qu’elle avait traversé mais, elle n’avait pas besoin de le savoir. La vie avait repris un cours normal et même si pour elle, ça resterait compliqué, personne n’avait besoin de savoir ce qu’elle avait traversé. Non seulement elle n’avait pas le loisir de se reposer sur d’autres mais, les autres avaient autre chose à faire que de se préoccuper de son existence. Chacun sa vie.
Avoir sprinté ainsi pour rejoindre le café n’était pas vraiment une chose qu’elle faisait habituellement mais, encore une fois, elle ne comptait pas en faire une habitude. Du moins, elle l’espérait. Elle allait devoir apprendre à faire avec la situation sinon, elle n’y arriverait jamais. Il était parfaitement légitime qu’elle s’inquiète, sauf qu’elle ne devait pas non plus en oublier le reste, même si c’était dur.

- « Non, non. Ne t’inquiète pas. Je me suis juste mise en retard à cause de June. »

Ce qui était très loin d’être faux mais, pas tout à fait exact non plus. La vérité, c’était que Blake refusait de compter sur qui que ce soit. Elle avait un problème à ce niveau et ne comptait pas y remédier puisque tout fonctionnait très bien ainsi. Elle aviserait le jour où il en irait autrement mais, pas avant. Elle avait conscience que certaines personnes pourraient mal prendre le fait qu’elle refuse ainsi toute aide ou toute épaule. Seulement, elle avait tracé sa route de cette manière depuis trop longtemps que pour changer de cap. De plus, elle avait un sacré problème de confiance qui ne se dissiperait probablement jamais. Aleksi et puis Wesley, avaient veillé à ce qu’elle ne puisse plus accorder sa confiance à quiconque.

- « Je vais bien, ne t’en fais pas pour moi Judith. Mes ennuis ne sont que passagers. Tout est en train de rentrer dans l’ordre. La vie reprend son cours comme on dit. Je t’assure, il n’y a rien qui vaille la peine de t’inquiéter. »

Blake savait que Judith ne lui voulait que du bien et qu’elle insistait parce qu’elle s’inquiétait. Tout en attendant son café, elle jeta un œil au téléphone de Judith. Elle n’avait jamais plus réinvesti dans un téléphone portable depuis l’ouverture des portes. Trop cher, devenu presque inutile si on ne connaissait personne en possédant un, elle avait préféré investir dans d’autres choses, bien plus nécessaires à la vie de tous les jours. Les documents qu’elle lui montrait lui firent froncer les sourcils. Effarants... Oui, c’était le mot. Ces chiffres n’avaient rien de naturel. Elle ne prétendait pas être experte comptable mais, elle savait reconnaître des incohérences quand elle en voyait. Elle avait eu suffisamment de documents bidouillés sous le nez pour avoir du flair à ce niveau.

- « Tu as raison, il y a quelque chose qui ne colle pas. Je ne suis pas comptable mais, ces chiffres-là ne sont pas naturels. »

Sirotant son café à présent devant son nez. Elle continua d’observer les documents photographiés tentant de voir concrètement où ça pouvait clocher. Mais, la question que son amie lui posa la tira de sa réflexion. Comment allait June ? C’était si simple comme question, et pourtant si difficile.

- « Elle fait toujours des cauchemars la nuit. Ça ne s’arrêtera jamais je crois. Elle les gérera peut-être autrement en grandissant mais, pour le moment, je vais toujours la rejoindre pour l’aider à se rendormir. »

Bien entendu, le fait que Wesley venait de reprendre une part dans sa vie ne lui plaisait guère. Elle devait faire avec mais aurait préféré s’en passer. En vérité, elle aurait bien aimé se passer d’Aleksi également. Autant de retrouvailles en si peu de temps ne lui inspirait rien de bon. Généralement, ce genre de remue-ménage n’apportait que des tracas supplémentaires et sa faiblesse -dans les deux cas- leur avait ouvert la porte. Une porte qu’elle ne pouvait plus refermé évidemment.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Mer 6 Mai - 19:25

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Blake & Judy
J’observais mon amie avec intérêt, elle me paraissait toujours aussi belle même si, bien entendu, il n’y avait aucun sentiment amoureux ou attirance sexuelle entre nous. C’était une belle femme, personne ne pouvait le nier et on ne pouvait pas vraiment se douter que ce corps de rêve avait déjà eu un enfant qui commençait à se faire grande. Je soupirais un peu à sa réponse, soulagée que rien de grave ne soit arrivé durant cette matinée pour le moins ensoleillée. C’était une femme d’une intelligence rare mais qui aimait trop se débrouiller seule. Cependant, je la comprenais. Elle avait raison de ne compter que sur elle-même. Je jouais avec la hanse de ma tasse tranquillement en continuant de la regarder simplement. Avant de poser mes yeux sur la rue trop animée à mon goût. Mais c’était le lieu qui voulait ça.

« De toute façon, tu sais que je suis là, je ne compte pas insister, je sais que cela peut être vite agaçant. » Je lui souris, buvant une gorgée de café brûlant avant de soupirer. Je m’installais bien confortablement dans le fauteuil, c’était un bon endroit pour discuter, cela ne m’étonnait pas que Blake aimait cet endroit et y venait souvent. J’avoue que si je sortais un peu plus de ma tanière qu’était la galerie, je viendrais ici pour me ressourcer un peu. Pendant que Blake étudiait le document que j’avais photographié, je laissais mes yeux se balader un peu partout, curieuse de la moindre chose. C’était enrichissant de prendre quelques instants pour observer le monde sans y participer.

« Oui, je pense aussi, tu veux que je te laisse le téléphone pour avoir le document ? De toute façon, je ne m’en sers pas et j’ai coupé la ligne. » C’était cher et particulièrement inutile. En effet, c’était mon époux qui voulait absolument me joindre partout où j’étais mais maintenant, ce n’était plus tellement utile j’avais juste envie de ne plus me sentir enchaîner à ce type qui ne valait rien. Et pour qui je ne ressentais même plus de l’amitié. Je pense que je ne l’avais jamais réellement aimé en fait. C’était juste pour faire plaisir à mes parents, pour continuer d’être la fille idéale, je n’avais jamais eu le cran de ma petite sœur pour assumer ce que j’étais.

Lorsque ma voisine d’en face parla des cauchemars de la puce, je fronçais les sourcils en soupirant un peu. Ce n’était pas facile lorsqu’on était enfant. Je me souviens toujours que j’avais peur d’ouvrir mon placard une fois la nuit tombée de peu qu’un monstre en sorte. « Je suppose qu’on en fait tous et qu’on apprend à affronter nos démons. J’espère juste qu’elle le fera mieux que moi. J’ai acheté un cadeau d’ailleurs. Il faudra que je te le donne la prochaine fois. Tu me connais, ta fille semble tellement adorable que je ne peux pas résister à lui acheter des petits trucs. » Ce n’était jamais excessif mais c’était pour faire plaisir, donné du plus profond de mon cœur. Cette enfant était une merveille, je ne l’avais vu que peu de fois mais elle était toujours souriante et douce. Un vrai amour à mes yeux. Presque la fille parfaite d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Dim 10 Mai - 14:15

S’il fallait encore le prouver, la vie était d’une injustice notoire. Cette femme merveilleuse qui lui faisait face n’avait pas eu de chance. Il n’y avait qu’à voir le mari qu’elle se coltinait pour comprendre. Un exemple parmi tant d’autre qui faisait dire à Blake qu’elle faisait bien de vivre sa vie sans homme attaché à ses basques. De plus, sa fille étant sa priorité, elle ne pouvait se soucier de ce genre de détails. Il serait toujours temps de voir venir ce genre de choses plus tard. Bien plus tard. Voire même jamais. Réellement, Blake n’était pas prêt à revivre une relation sérieuse. Les implications étaient beaucoup trop lourdes pour elle. Vraiment trop. Et, même si la solitude la pesait parfois lorsque June n’était pas là, elle parvenait à vivre sa vie comme elle le désirait et le voulait. Judith étant vaguement consciente de tout cela, Blake comprenait qu’elle veuille l’aider mais, elle n’en avait pas besoin.

- « Je le sais, ne t’en fais pas. Si vraiment j’en ai un jour besoin, je t’en parlerai. Je te le promets. »

Elle était sincère mais, ça ne voulait pas dire qu’elle le ferait vraiment. Blake avait bien trop de mal à réclamer de l’aide. Il n’y avait qu’à voir dans quel état elle était ressortie de sa conversation avec Viktor. Elle n’était pas programmée pour demander de l’aide. Ça l’épuisait nerveusement et physiquement, bien trop stressée qu’elle était, avec ses problèmes de confiance. Les déboires de Judith avec son mari ne faisait que la conforter dans son ressenti d’ailleurs. C’était pourquoi elle se faisait un devoir de l’aider. Les documents étaient pour le moins étranges et les incohérences sans être flagrantes, lui sautaient aux yeux. Cependant, pour ne pas faire d’erreur, elle devrait les faire éplucher par quelqu’un qui s’y entendait en chiffre.

- « Oh non, nous irons le faire imprimer en partant. Mieux vaut que tu gardes cet engin sur toi pour continuer à lui faire croire qu’il a toujours une emprise ou une certaine importance. »

Se comporter normalement était la meilleure des choses à faire pour elle, pour ne pas attirer son attention le temps qu’elles puissent mettre un terme à tout ça. Oui, Blake prenait une sorte de plaisir malsain à détruire cet homme pour qui sa femme n’était qu’une sorte de trophée à présent inutile. Quel imbécile. Ne lui avait-on jamais appris que piétiner une femme, c’était s’exposer à des représailles ? Un manque grave à son éducation s’il en était.
Sans surprise, Judith embraya sur June. Blake savait à quel point elle adorait sa fille et elle ne pouvait pas lui en tenir rigueur. La petite en était folle aussi. Il n’était pas rare qu’elle les laisse ensemble quand elle avait quelque chose à faire et qui ne prendrait pas bien longtemps.

- « Je ne sais pas si ça lui passera. Ça fait bientôt deux ans et elle continue à avoir peur. J’avoue que parfois, je ne sais plus quoi faire pour l’aider et la rassurer. » Même son père s’était retrouvé démuni. Elle s’en serait presque réjouie si ça ne concernait pas June. « Quand elle sera plus grande peut-être. Je ne sais vraiment pas. » Elle sourit lorsque Judith lui parla d’un cadeau. Tellement courant... « Et pourquoi tu ne lui donnerais pas toi-même ? Je ne vois pas pourquoi je jouerais les intermédiaires alors qu’elle t’adore et que tu en es dingue. Si on arrive à résoudre tes petits soucis, tu pourrais même me la garder de temps en temps ? »

Après tout, ça n’était pas comme si, en plus de tenter de ruiner la réputation du mari, elle ne tentait pas d’aider Judith avec sa galerie. Au point où elles en étaient, elle pouvait bien lui confier sa fille. Elle ne lui avait jamais donner de raisons de s’en défier et même si elle refusait de demander de l’aide, voir d’autres personnes plus souvent ferait probablement du bien à June.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Sam 30 Mai - 15:12

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Blake & Judy
Rassurée de savoir que la demoiselle savait qu’elle pouvait compter sur elle, Judith sourit un peu plus, une simple esquisse derrière sa tignasse blonde. La dame avait enlevé son alliance et il persistait cependant une trace de bronzage sur sa peau d’ivoire. Machinalement, ses doigts jouaient avec un bijou absent au lieu de se concentrer sur la tasse fumante devant elle. La belle ne pouvait quitter des yeux le visage de Blake à la fois rassurant et inquiétant. Elle aimerait tellement l’aider, lui prouver que la demoiselle était quelqu’un de fiable, sur laquelle la maman pouvait trouver une épaule sur laquelle s’appuyer sans vaciller. Lentement, essayant de contrôler le tremblement de ses mains pour prendre une gorgée de ce liquide brûlant qui glissait dans sa gorge. Cela faisait toujours du bien, ça calmait ses nerfs à fleur de peau depuis tellement longtemps.

La gérante d’une galerie était parfois envieuse de Blake, elle avait une fille parfaite. Parfois, Judith se dit qu’elle devrait elle aussi avoir une enfant d’une dizaine d’années qui lui dirait maman et la regarderait avec des yeux emplis d’amour, d’admiration peut être même. Cela lui brisait le cœur à chaque fois. Elle avait un moule cassé, elle ne servait à rien. Comment s’épanouir malgré cela ? Elle avait sa galerie, son petit bébé qui ne grandirait jamais, elle refusait  aussi quelque part, de la faire évoluer. Comme si cela lui faisait peur, qu’un jour ce brin de paradis ne serait plus à elle. Un long et discret soupire passa les lèvres de la jeune femme avant de reprendre son visage imperturbable. Blake semblait réellement intéressée par les papiers que la belle avait trouvée en fouillant sans le moindre remord dans les affaires de son futur ex mari. « Comme tu veux, mais je pense qu’il se doute de quelque chose. Depuis quelques jours, il fait des allusions aux journalistes et à son métier. » D’ailleurs, il avait même menacé Judith avec un morceau d’assiette brisée. Une énième dispute. Encore. La jeune femme avait même fuit l’appartement pour venir dormir dans son lit de camp, à la galerie.

Lorsque le sujet se porta sur la petite perle de bonheur qu’avait Blake, Judith ne put s’empêcher de se montrer encore plus intéressée par les propos de la jeune femme. En effet, autant elle ne comprenait rien aux chiffres qu’elle avait apporté, autant, elle se montrait intarissable sur June. La dame s’inquiétait aussi pour ce brin de soleil qu’était l’enfant. « Elle n’a pas d’exutoire comme le dessin ou autre chose ? Cela pourrait l’aider. Enfin, tu dois mieux t’y connaître que moi là-dessus. » Comment pouvait-elle se permettre de donner des conseils alors qu’elle ne pourrait jamais devenir mère, donner la vie elle-même. Judith se tassa dans son siège pour tenter de garder contenance. Cette femme était de plus en plus obnubilée par cet instinct maternel qui ne serait jamais développé. Ou peut être qu’elle pourrait adopter ? Mais avec un homme comme le sien, c’était impossible. Et puis, il y avait Bastien. Avec lui, elle avait envie de construire quelque chose. Mais, il avait le cœur déjà occupé par sa sœur. Abby… Que ferait-elle à sa place ? Elle prendrait sûrement son destin à deux mains et elle prendrait son envole comme lorsque ses parents l’avaient mis dehors.

Abby… Où es-tu ? Tu me manques. Elle baissa les yeux en revoyant le visage de sa sœur au détour de la ruelle, une illusion terriblement perverse. Pourquoi avait-elle cette impression de vide lorsqu’elle repensait à l’une des personnes les plus chères à son cœur. « Il te faudrait quelque chose de précis pour ton article ou tu veux que je continue discrètement ? » Mieux valait penser à autre chose qu’à sa sœur et Bastien. Parfois, au détour d’une nuit agitée, elle avait même imaginée Bastien et Abigaëlle ensemble dans le même lit. Judith reprit des couleurs en entendant la proposition de Blake. Elle hocha vivement la tête en lui faisant un grand sourire. « Avec plaisir ! Je passerais demain je pense. Tu veux que je vienne vers quelle heure ? Je ne veux pas déranger quand même. » Finissant enfin son café, elle appela le serveur pour lui en demander un nouveau. Elle était très caféine en ce moment. Et elle était sur les nerfs également. Comment ne pas l’être après tout ?
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Ven 19 Juin - 12:55

Judith était adorable, Blake devait bien le reconnaître. Malheureusement, elle n’en savait que peu sur elle. Ça n’avait rien d’égoïste de la part de Blake mais, elle avait du mal à demander aux autres des détails sur leur vie, sur leur parcours. D’après sa propre expérience et son propre ressenti, elle avait bien du mal à se sentir à l’aise dans ce genre de conversation. Aussi, elle n’avait jamais vraiment questionné Judith, au cas où cette dernière ressentirait les choses comme elle. En règle générale, Blake avait bien du mal à s’ouvrir aux autres et tenter de nouer des liens était tout aussi compliqué.
Elle avait malgré tout conscience que la vie de celle qu’elle avait tendance à qualifier d’amie n’était pas simple. Son mari, pour commencer, était un homme que Blake s’acharnait à démolir. Cet homme-là ne méritait pas grand-chose de plus que de finir dans un caniveau à ramper comme un chien. Ce qu’il faisait subir à sa femme était impardonnable et depuis qu’elle savait, mettre à terre ce dégénéré était devenu l’une de ses priorités.
Plus encore, perspicace, elle avait compris que Judith était on ne peut plus séduite par sa fille. Elle n’en connaissait pas les raisons mais, elle avait constaté une certaine envie, un désir à la fois salutaire et douloureux. Elle tentait donc de ne pas trop en parler tout en n’esquivant jamais les questions. Il était clair que lorsque le monstre qui régissait la vie de la gérante serait réduit à néant, elle la lui confierait le plus souvent. Cela leur ferait du bien à toutes les deux, car malgré l’angoisse, il était clair que sa fille ne pouvait pas être couvée indéfiniment. L’enfermer n’était pas une solution. Une constatation bien compliquée à encaisser. En attendant, le problème qui les occupait était très sérieux et en l’écoutant lui faire part de ses doutes, Blake ne put s’empêcher de grincer des dents.

- « Tentons de sauvegarder les apparences. Je vais continuer à fouiller, j’ai bien assez de sources au gouvernement et on me doit un paquet de services. Un mauvais papier à son sujet suffira à jeter le doute et le discrédit sur lui. Une enquête lui tombera dessus plus vite que le blizzard sur New York. Nous allons le démolir, cet homme quittera ta vie en rampant comme le ver qu’il est. Joue le jeu et reste toi-même. Je te promets qu’il disparaîtra de ta vie le plus rapidement possible. Je vais faire tout ce que je peux pour ça. »

Sa fille, à nouveau, revint dans la conversation. Visiblement, Judith avait besoin de penser à tout autre chose. Pourquoi ne pas lui faire plaisir et lui donner de quoi s’éloigner de ses problèmes. Ce genre de discussion ne lui ferait pas plus de mal qu’à elle. Les derniers événements étaient encore trop présents, il fallait qu’elle les affronte et parler de June pouvait aider à diminuer ses angoisses.

- « On n’a jamais trop d’avis ou d’idées Judith. » Elle posa sa main sur la sienne à ces mots avant de soupirer. « J’ai essayé. Le problème, c’est que ce qui est arrivé reste bien trop réel et toujours possible. La rassurer ne suffit pas et la vérité... et bien je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée. June est intelligente mais, je refuse de rajouter à ses angoisses parce que ce monde est pourri. Je ne veux pas faire pire que mieux. »

Lorsque Judith changea à nouveau de sujet, Blake n’insista pas. Un jour, elle lui parlerait et elle écouterait. Jamais elle ne lui forcerait la main, jamais elle ne s’imposerait. Ça n’était pas parce qu’elle refusait de se reposer sur les autres qu’elle était incapable de prêter une oreille attentive. Certes, la confiance était une chose difficile à obtenir de Blake et elle restait très secrète sur son passé mais, ça ne l’empêchait tout de même pas de se lier un minimum. L’être humain pouvait vivre dans une certaine solitude mais, jamais totale.

- « Tout ce que tu pourras dénicher de compromettant m’aidera. Ne te mets pas dans l’embarras pour ça par contre. Fais ce que tu peux et seulement ce que tu peux. C’est moi, la fouille-merde. Je suis celle qui creuse et qui prend les risques. C’est mon job et je l’assume. Si tu t’en sens capable, je ne t’en empêcherai pas mais, ne te contraint pas à le faire. »

Souvent, Blake avait conscience qu’elle prenait de gros risques et que ça n’était pas forcément responsable pour une mère. Mais, son ambition n’était pas plus rationnelle que son désir de protéger June à toute force. En agissant comme elle le faisait, elle rendait le monde plus sûr pour sa fille. C’était ainsi qu’elle voyait les choses en tout cas. C’était un mal pour un bien. Sa fille d’ailleurs, redevint le sujet de conversation. Décidément, son enfant n’était jamais bien loin dans l’esprit de Judith. Il ne faisait aucun doute qu’elle ferait une parfaite baby-sitter.

- « Passe quand tu veux. Je suis toujours levée aux aurores avec elle et donc, elle aussi, forcément. Je ne te garantis pas mal tête si tu passes tôt en revanche. Je peux te promettre du café par contre. Le meilleur du coin. Ou au moins le plus fort. »

La caféine était une composante majeure de son système sanguin. Pas forcément bon pour les nerfs mais, très utile pour rester alerte malgré une courte nuit.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Dim 21 Juin - 21:26

Tell me your secrets.
Blake & Judy
La belle blonde aux cheveux bouclées était en proie à des sentiments étranges qui la percutaient de plein fouet. Elle détestait terriblement son époux, rien que son visage lui rappelait ce qu’elle devenait, une vieille fille qu’on ne touchait plus parce qu’elle n’était plus docile. Elle se souvenait encore du jour de son mariage en grande pompe, une magnifique robe blanche dont la traine nettoyait le sol, un mari dans un costume ivoire et ces sourires factices, ces fausses joies qui semblaient plus horripilantes les uns que les autres. Finalement, toute sa vie n’avait été qu’un tissu de mensonge de A à Z.

Ses yeux se baissèrent sur la tasse vide, ses doigts se serrèrent tout comme son cœur. Elle ferma les yeux à nouveau, chassant ses pensées inutiles alors qu’elle était accompagnée d’une personne disposée à l’aider. Même si Blake ne savait que peu de choses sur sa vie, sur son semblant de vie, elle ne méritait pas de parler à une personne désespérément déprimée. Judith n’aimait pas montrer son désarroi aux autres. Surtout à ceux dont elle jugeait qu’ils avaient une vie pire que la sienne. La belle journaliste était là pour l’aider, elle et pour une fois, la jeune femme n’allait pas refuser une main tendue. Alors, elle ravala sa déprime, cacha son regard triste et arbora à nouveau son sourire à moitié factice. A moitié car elle appréciait réellement la compagnie de la rouquine face à elle. Mais Judith n’arrivait plus à étirer ses lèvres de manière convaincante depuis bien longtemps. Depuis que sa sœur avait disparu sans crier gare, alors qu’elle était à quelques mètres d’elle. Si prêts qu’elles auraient pu se croiser au détour d’une ruelle bondée.

Cependant, la phrase de Blake arracha un rire ironique à la directrice d’une galerie d’art. Elle poussa un profond soupire avant de lâcher sa tasse, ses doigts la faisant horriblement souffrir tellement ils étaient contractés sur la porcelaine. « J’ai de plus en plus de mal à jouer l’épouse parfaite alors qu’il rentre empestant l’alcool avec de l’écume de rage aux lèvres. » Cependant, jamais il n’avait levé la main sur elle, sans doute ne se risquerait-il jamais à cela. Il y avait une limite à ne pas franchir et même si Judith ne pouvait se permettre financièrement de le quitter, elle n’hésiterait pas à le faire quitte à dormir dans la rue le temps de se retourner. Enfin, c’était la réaction qu’elle espérait avoir. Celle qu’elle voulait absolument être. Mais peut-être se contenterait-elle de s’enfermer dans sa chambre en pleurant, essayant de camoufler son bleu par du maquillage ou des lunettes de soleil, espérant que personne ne pose de question.

Dès que le sujet passa sur June, la princesse de Blake, Judith s’anima un peu plus. Les enfants étaient tellement précieux depuis qu’elle savait que son corps était irrémédiablement cassé, comme mort avant même de donner la vie. Rien que pour cela, elle se détestait, se haïssait de ne pas pouvoir faire une chose si simple, un avenir qui la permettrait d’exister un peu dans ce monde, au moins aux yeux de quelqu’un. Et la jeune femme était persuadée que voir l’amour dans le regard d’un enfant était la plus belle des choses, la plus majestueuse. Mais ça, elle ne le verrait jamais, aucun gosse ne la fixerait en débordant d’amour, avec un lien unique. Jamais. Et cela, il se chargeait bien de lui rappeler, frappant sa âme aussi fort qu’il le pouvait, la fissurant pour tenter de la briser. Mais… La colle venait peut-être de cet homme au regard si triste. Bastien, un prénom sonnant comme une bouée que l’on jette à la mer pour sauver une pauvre personne tombée dans l’eau glacée. « Je ne vois pas tellement comment te conseiller, je n’ai pas d’enfants. » Rien que cette phrase lui arrachait le cœur coupant l’aorte avec un couteau émoussé. « Cependant, si tu me l’amènes, j’essayerais de lui changer les idées, sois en certaine. Je pense que je viendrais rapidement. Tu me connais, quand je promets un cadeau à une princesse, je ne peux pas attendre trop longtemps, je suis tellement impatiente de connaître ses réactions. » Elle sourit un peu plus franchement avant de relever les yeux vers le visage doux et pâle de son interlocutrice. Judith finit par repousser la tasse de café avant d’hésiter, cherchant à savoir si un de ces liquides excitants serait de mise ou si elle risquait d’être encore plus énervée qu’elle ne l’était.

La jeune femme était souvent sur les nerfs, faisant front malgré son envie de lâcher prise. Elle devait avoir du courage pour tout le monde, pour Abby, pour Bastien, pour Blake aussi, malgré tout. La gérante savait que cette dame en face d’elle était en proie à des démons d’un autre genre que les siens et pourtant elle restait forte. Cela la laissait respectueuse et admirative. Sa respiration se calmait en repensant à ça, elle se disait qu’il y avait moyen de se sortir de n’importe quelle situation si la force de ses bras le lui permettait.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Lun 22 Juin - 21:17

Blake se doutait qu’elle ne demandait certainement pas quelque chose de facile mais, ce serait plus simple. Cependant, si Judith ne pouvait pas le faire, elle ne l’y pousserait pas. Il était hors de question qu’elle fasse quelque chose qu’elle ne pouvait pas faire sous prétexte que ça pouvait lui être utile. La facilité était appréciable mais, elle était parfaitement capable de faire sans.
D’un rapide geste de la main, Blake redemanda la même chose au comptoir et regarda Judith très sérieusement.

- « Si tu ne veux plus jouer le jeu, ne le joue plus. Tu ne dois te forcer à rien du tout tu m’entends ? Tu es maître de ta vie Judith. Nous sommes tous maîtres de nos vies. Si tu ne le supportes plus, pars. Tu ne lui dois rien et ça ne m’empêchera certainement pas d’aller au bout de ce projet. Tu n’as pas besoin d’un mari comme lui et notre monde n’a pas besoin d’une raclure dans son genre. »

Elle savait que quitter une vie que l’on connaissait n’avait rien de facile et si elle ne pouvait que l’y encourageait, il était hors de question de l’y pousser, car au fond, cela ne la regardait pas. Après tout, sa vie n’était pas qu’un exemple de réussite. Elle n’était véritablement quelqu’un que depuis que New York s’était effondrée et encore, elle n’était quelqu’un que dans son travail. Sa vie n’avait rien de particulièrement palpitante, du moins quand Wesley était capable de se tenir tranquille. Une chose qu’il avait tout intérêt à faire. Il l’intimidait mais, il avait tendance à oublier qu’il n’avait pas tous les pouvoirs sous prétexte qu’il était le père de leur enfant et qu’il avait grillé quelques neurones utiles au court de son existence. Il était capable de la tuer, elle en était persuadée mais, il ne l’emporterait certainement pas au paradis. S’il la prenait pour un agneau, il allait tomber sur un os.

Voyant bien que le sujet des enfants était véritablement un problème, Blake se dit qu’il était tant... d’en parler. Ça n’était pas son genre de mettre les pieds dans le plat mais, Judith semblait être quelqu’un de bien qui n’était pas dénuée de force. Elle voulait la comprendre, peut-être même l’aider.

- « Judith... et si tu me racontais ? Tu as l’air de te perdre dans je ne sais quoi. Tu n’es pas obligée de tout me dire. D’ailleurs, tu n’es pas obligée de me parler à moi mais, tu dois le faire. Avec quelqu’un. Régulièrement, je vois passer dans ton regard des fantômes que je pense reconnaître sans en être sûre. Je ne suis pas la meilleure des conseillères mais, je suis très douée pour écouter et personne n’en saura jamais rien. »

Blake aurait pu parler de sa fille pendant des heures à Judith mais, elle était persuadée que ça ne réglerait absolument aucun des problèmes qui engendraient cet enthousiasme infini qu’elle avait pour la petite. Tout ça lui faisait chaud au cœur mais, elle n’avait jamais vu de pareilles démonstrations sans qu’il y ait une raison proportionnellement dégueulasse derrière. C’était de la compensation, elle en était quasiment certaine. Elle avait déjà donné en la matière et c’était ce qui lui faisait dire qu’il y avait quelque chose. Elle aimerait beaucoup se tromper, ce serait même très agréable.
Quand les cafés arrivèrent enfin, elle en poussa un vers la blonde en espérant avoir bien fait. Elle n’était pas certaine que rajouter de la caféine dans le tableau soit une bonne idée mais, c’était un peu trop tard pour ça. Dans le pire des cas... il restait une solution qu’elle pouvait proposer. Il faudrait juste qu’elle prévienne son squatteur occasionnel.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Jeu 25 Juin - 22:46

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Blake & Judy
Parfois, Judith avait l’impression de voir la lumière au bout du tunnel, comme une petite flamme qui vacillait dès qu’un souffle s’approchait trop d’elle. Et souvent, elle finissait par s’éteindre à cause d’une nouvelle claque mentale. Alors, depuis quelques temps, la jeune femme finissait par ne même plus marcher en direction de cette lueur si futile qui s’en allait dès qu’on cherchait à la toucher. Elle avait renoncé au bonheur d’être aimée, de voir dans les yeux d’un enfant, une admiration sans borne et de s’extasier devant chaque nouveau progrès de sa progéniture. Et plus le temps passait, plus elle se disait que finalement, elle devait se contenter du peu qu’elle avait déjà. Un mari – quel que soit son comportement – une galerie et des amis. Que pouvait-elle demander de plus sans que cela soit la lune ?

La jeune blonde poussa un profond soupire avant de répondre à son amie et interlocutrice. Elle hésitait sur les mots à employer. Ce n’était pas une question facile. Quitter son époux et devenir quoi ? Au final, sans lui où elle faisait plante verte à ses côtés, elle était quoi ? Rien. Elle en avait cruellement conscience et cela lui mettait d’autant plus la pression. Pauvre enfant perdue, personne ne lui avait dit quoi faire si jamais le mariage ne se passait pas bien. Pourtant, on lui avait toujours dit de faire ce que disait son époux, de rester sagement derrière lui, de faire la cuisine et d’entretenir la maison. Sans réfléchir. Sans rien faire d’autre… Mais, quelque chose avait grippé la machine et Judith avait ouvert les yeux. « Je ne peux pas partir. C’est… Je sais que c’est faisable, que je serais soutenue et j’en passe. Mais c’est impossible pour le moment. Ce n’est pas qu’une alliance qui me retient ou un pâle amour. C’est autre chose. Je ne saurais pas te décrire exactement. Il n’a pas franchis la limite… » Simple excuse mais ce n’était pas loin de la vérité. Après tout, qui avait accepté pendant un long moment son comportement sans rechigner ? Qui a commencé à détruire un couple à l’apparence si parfait ? Elle.

Et pourquoi ? Parce que son corps était un cimetière. Maintenant, il devait s’en douter mais il ne disait rien, respectant le silence que Judith avait imposé. Cette frontière qu’elle avait créé et qu’elle s’échinait à protéger, à agrandir… Elle savait, Judith, elle savait que ses entrailles lui hurlaient de fuir, de prendre le premier transport présent et de partir comme la lâche qu’elle avait toujours été. Elle avait bien abandonnée sa sœur de peur de voir ses parents se fâcher contre elle. Bien sûr, la blonde avait protestée au début et puis, sa volonté de voir la justice s’établir s’étiola comme un tissu usé. Elle reprit la tasse de café nouvellement apportée pour la porter à ses lèvres avant d’entendre les nouvelles paroles de Blake. Elle se stoppa net, coupée dans son élan et la reposa.

Devait-elle lui dire la raison de tout ce remue-ménage ou continuer à rester silencieuse et faire l’autruche ? Elle hésita un long moment, tournant la tasse sur la table avant de jeter un œil par la vitrine, se mordant la lèvre inférieur pour tenter de garder contenance. Elle finit par capituler face à la petite voix intérieure qui lui disait de répondre honnêtement sur ce sujet à Blake. Le seul où elle n’hésitait jamais à mentir comme une arracheuse de dent. « Je suis stérile. » Cela claquait comme une gifle sur la joue blanche. Elle finit par prendre le café et en boire une longue gorgée, sentant avec plaisir la brûlure du liquide chaud piquer sa langue puis sa trachée. Elle voulait tellement oublier son destin, essayer de redevenir la femme plate et sans réflexion qu’elle était à l’époque, docile comme un agneau. Mais… Maintenant, il y avait Bastien… Maintenant, elle ne pouvait plus revenir en arrière. Et ça, elle en avait parfaitement conscience.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Dim 28 Juin - 21:26

La rouquine s’y attendait presque... néanmoins, l’entendre dire était une tout autre histoire. Elle l’avait presque trop vu, c’était presque trop évident et pourtant, quelque part en elle, ce genre de situation la mettait toujours dans une rage folle. Elle dissimulait à merveille son ressenti mais, ça la rendait dingue.
À combien de femmes avait-on imposé une vie sans jamais lui montrer à quoi elle pouvait ressembler ? À combien d’entre elles avait-on dit d’agir comme on le lui disait ? Combien avaient fini fanées, éteintes... ou morte. Ça n’était certes pas de la violence physique mais, elle était morale. Blake n’avait qu’une envie, enfoncer cet homme si profondément qu’il serait incapable d’en sortir totalement. Elle voulait le voir ramper et il n’était pas le seul qu’elle voulait voir ramper. Elle aurait sans doute beaucoup apprécié voir la même chose chez la famille de Judith qui ne pouvait pas ne pas être au courant. Tant que Judith ne serait pas décidée, Blake ne pourrait rien faire pour elle à ce niveau.

- « Je comprends. Du moins, je crois comprendre. Tu n’arriveras à partir réellement que si tu le veux. C’est un constat qui n’est plus à prouver. »

Ce qui la rendait presque malade, c’était que ça la renvoyait à toutes ces femmes battues. Ses réactions étaient les mêmes ! Et même s’il n’agissait pas comme ça avec elle, le résultat était identique. Elle en aurait hurlé.
Les hommes... Blake ne les détestait pas mais, elle ne les portait pas non plus dans son cœur. Tant d’entre eux se croyait tout permis sous prétexte d’une supériorité inexistante. Bien souvent, le respect était une notion qui leur échappait et ça se voyait comme le nez au milieu du visage. Finalement, elle soupira et but une gorgée de café. C’était la meilleure chose à faire. Elle espérait juste que Judith partirait au bon moment.

Et, si elle s’attendait à avoir une réponse, elle ne s’attendait pas à ce qu’elle tombe, si abrupte. Interdite, la rouquine garda sa tasse en main, arrêtée entre la table et sa bouche. En suspension. Voilà qui ne devait pas faciliter les choses chez elle si elle voyait juste concernant le mari. Tout ce qu’il devait vouloir, c’était une belle femme, poule pondeuse... Sale type. Ceci n’avait certainement pas dû améliorer les choses.
Voilà qui expliquait aussi pourquoi elle était aussi dingue de June. Bien qu’il ne faille pas avoir ce problème pour devenir dingue d’elle. Sa fille était adorable, quoi que trop perspicace parfois.

- « Je vois. Je comprends mieux. » Que pouvait-elle bien dire d’autre ? Elle se sentait profondément triste pour elle. Ça semblait si important pour elle et la façon dont elle en souffrait. « Tu sais que tu pourras toujours voir June. Ça ne remplacera jamais ce qui semble te manquer mais, la petite t’adore et tu l’adores. Ça n’est jamais arrivé avec personne. »

Un moment, Blake regarda sa tasse à moitié vide, puis se décida. Avec toute cette histoire d’article, elle se côtoyait depuis assez longtemps que pour savoir qu’elle serait toujours remarquable avec sa fille.

- « Accepterais-tu de devenir sa marraine ? Personne d’autre que moi ou son père ne sommes aussi proche d’elle que toi. Tu l’as subjuguée. Qu’en penses-tu ? »

Elle termina sa tasse et entrecroisa les doigts sur la table. Judith serait un bel exemple pour June et cela... l’éloignerait peut-être un peu de son bon à rien de père. Elle s’en voulait un peu de calculer de la sorte mais, tant qu’à faire, si cela pouvait en plus envoyer de temps à autre Wesley sur la touche, elle n’allait pas ce privé de ce petit bonheur. Il était devenu presque vital de l’emmerder au maximum tout en limitant les dégâts.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Mar 30 Juin - 21:08

Tell me your secrets.
Blake & Judy
Oui, elle devait vouloir partir, elle devait briser ses chaines invisibles mais la jeune femme n’était pas encore prête à avouer au monde entier l’échec de sa vie maritale. A affronter ses parents pour leur avouer qu’à cause d’eux, elle n’avait jamais été heureuse et épanouis, que s’occuper d’une maison et de son époux n’étaient pas les choses que Judith rêvait de faire dans sa petite vie. La blonde imaginait déjà la réaction matriarcale, les cris, les pleurs et surtout les reproches. Qu’elle avait une chance incroyable et qu’elle faisait tout pour la gâcher, pour cracher dessus sans même avoir une once de remord. Mais ce n’était pas ça, la gérante n’était pas femme insensible et irréfléchie et c’était pour cela qu’après toutes ses années de souffrance, de galère, elle était encore aux côtés de son mari, à jouer la plante verte. Mais, les choses avaient changées. Depuis qu’elle savait, depuis que la jeune femme savait que son corps était mort de l’intérieur. « Le moment n’est pas venu, que ce soit pour moi comme pour ma famille. Même si je sais ce que tu vas me dire. Je n’ai pas de compte à leur rendre mais… Je le fais depuis tant d’années maintenant que changer radicalement de manière d’être est assez difficile. »

Un léger sourire étira ses lèvres fines. Judith savait que son amie devait avoir envie de tuer tous les gens qui empêchaient la belle blonde de s’épanouir. Mais ils étaient son monde depuis tant d’années. Cependant, au fil des jours et des semaines, une nouvelle personne était apparue comme une fusée dans son univers pourtant si mort. Cette personne commençait à lui faire ouvrir les yeux, à réveiller la princesse qui était en elle comme le prince qui sauvait la Belle au Bois Dormant d’un sommeil long et délicat. D’un sommeil qui rendait le cerveau apathique et qui le faisait tourner au ralenti. Mais, doucement, délicatement comme une caresse d’homme sur le corps dénudé d’une femme, elle changeait. La douce Judith recommençait à se prendre en main, à espérer un autre avenir que celui dans lequel on l’avait cantonné depuis toutes ces années, depuis sa plus tendre enfance. Alors, rien n’était perdu pour elle, tout semblait enfin commencer et son monde, malgré la disparition de sa petite sœur, commençait enfin à tourner rond. Elle commençait à refuser de vivre encore dans ce cocon trop étriqué pour son corps pourtant svelte. Il fallait que ça change, que les étoiles réapparaissent dans son ciel voilé par les nuages gris représentant ses démons.

Le couperet tomba un peu plus froidement que ne l’aurait voulu Judith mais ce sujet était tellement sensible qu’elle n’arrivait même plus à moduler sa voix. Secret si enfoui en elle qu’il pourrissait son cœur et son âme à chaque instant où elle s’autorisait à y penser ne serait-ce qu’un peu. Malgré les paroles réconfortantes de Blake, et bien que June était un vrai rayon de soleil dans la vie de la galeriste, elle n’eut pour toute réponse d’un regard brillant d’une violente envie de s’apitoyer sur son sort mais qui serait-elle pour s’autoriser un tel écart ? Et surtout en publique. Alors, elle rabroua sa peine, ravalant le nœud qui se pressait durement dans sa gorge pour ne pas perdre la face. Pour ne pas montrer sa faiblesse, sa plaie si béante et purulente de tristesse. Elle but une gorgée de café pour tenter de passer son trouble avant d’entendre la nouvelle phrase de son interlocutrice. Phrase qui lui arracha un réel sourire, laissant la joie réapparaitre un peu dans son corps glacé par ce secret si lourd. Judith reposa avec hâte sa tasse pour prendre les mains de Blake entre ses doigts glacés, sincèrement touchée de cette attention envers elle. « Ce serait un véritable honneur d’avoir June comme filleule. Mais tu peux être sûr que je vais encore plus la gâter, ta belle petite poupée… » Et la couver, la cajoler, la faire sourire. Toutes ces choses que la blonde rêvait de faire avec un enfant.
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MessageSujet: Re: Never Forget [Blake]   Jeu 2 Juil - 22:26

Blake aurait aimé pouvoir dire qu’elle ne jugeait pas mais, c’était faux. Elle portait de nombreux jugement sur bien des choses et ce que faisait Judith, malgré tout, elle ne pouvait s’empêcher de le juger. Elle ne comprenait pas que l’on puisse s’infliger une telle vie, elle savait qu’elle n’y pouvait rien et qu’il fallait que cette démarche vienne de son amie. Toujours était-il qu’elle préférait dissimuler ce qu’elle pensait de la situation. Toute chose n’est pas bonne à dire et elle en savait quelque chose. Elle gardait de nombreux sentiments et ressentis enfermés, cadenassés au plus profond d’elle-même pour ne pas blesser certaines personnes mais, elle devait l’admettre, surtout pas elle. Elle en avait vu bien assez déjà et elle aimait autant garder sa boîte de Pandore personnelle, doublement fermée.

- « Je n’ai rien à te dire Judith, cette décision ne va pas changer ma vie mais la tienne. J’ai enduré mon lot de changements pour savoir qu’ils ne sont jamais faciles à encaisser et à vivre. Prends juste garde à ne pas prendre tes décisions trop tard. C’est tout ce que j’ai à te dire. Crois en mon expérience, celles-là sont les pires. »

Les décisions tardives... Elle en avait prises quelques unes qu’elle devait encore assumer, sans compter les mauvaises décisions avec lesquelles elle devait composer et celles qu’elle regrettait sans vraiment le faire.
Blake appréciait la blonde et une fois n’était pas coutume, s’en sentait proche, autant qu’il était possible de l’être avec elle puisque les relations humaines n’étaient pas son fort.

Un sujet bien plus délicat, à ses yeux, déboula presque sans prévenir. Certes, la rouquine l’avait demandé mais, la réponse n’en était pas moins stupéfiante. Si elle n’avait pas eu June, elle ignorait si elle aurait jamais voulu d’enfant. Elle aimait infiniment sa fille mais, elle ne s’était jamais posés ce genre de questions, elle n’en avait pas eu le temps. Elle avait toujours vu la vie, avant sa fille, comme une succession d’événement plus ou moins passagers qu’elle pourrait oublier pour se construire la vie comme elle le désirait.
Aujourd’hui, elle devait prendre en compte un autre être dans la balance mais, c’était devenu naturel, un réflexe. June passait avant tout, tout le temps. La question ne lui aurait même jamais effleuré l’esprit. C’était une chose purement naturelle. Que devait ressentir cette femme qui semblait éprise du désir d’enfanter sans le pouvoir ?
Voilà pourquoi elle ne s’était même pas interrogée sur les possibilités. Si June devait avoir une marraine, ce devait être Judith, c’était, une fois de plus, naturel. Personne n’était mieux indiqué qu’elle. Vraiment personne.

- « Je m’en moque Judith, tant qu’elle est heureuse et que toi aussi. Et tant qu’elle ne pense pas que tout lui est dû bien sûr. Je sais que tu t’y prendras bien avec elle. Comme je te l’ai dit, tu es la seule avec qui elle est ravie de partir en dehors de son père et moi. »

Un regard en biais vers l’heure la fit soupirer. Elle avait été en retard ici et si elle ne se dépêchait pas, c’était à son travail qu’elle allait l’être.

- « Je dois filer mais, je m’occupe de notre dossier et je me charge de l’enterrer le plus bas possible. Tu verras, tout ira bien et si tout ne se passe pas comme prévu et bien ça ira quand même ! »

D’un geste rapide, Blake termina sa tasse de café, posa un baiser sur la joue de Judith et fila en embarquant ce dont elle avait besoin.

- « Tu connais mon adresse et mes numéros, n’hésite pas. Jamais. »

- RP terminé -
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