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 Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]

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MessageSujet: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 26 Avr - 18:26

La journée n'était pas finie et Alvin empiétait sur sa pause pour passer à la pharmacie la plus fréquentable qu'il connaissait de la ville. Car oui, il y avait plusieurs enseignes mais certaines étaient peu recommandables et le jeune homme n'avait nulle envie de se faire empoisonner parce qu'on lui aurait refilé le mauvais médicament. Il prit alors le tramway, son téléphone crachant dans ses oreilles de la musique européenne. Quelque chose d'ancien, si on considérait que deux mille onze était une ère révolue. Depuis l'ouverture de Darkness Fall, le monde avait changé, et Alvin savait qu'il lui serait à présent impossible de rentrer chez lui, en Allemagne. Il voulait connaitre ses racines, ce pays dont il était originaire mais qu'il n'avait pas connu. Alors oui, il parlait drôlement bien allemand car ses parents s'étaient chargés de lui apprendre sa langue maternelle, mais il ne se rappelait pas d'avoir un jour frôlé le sol qui l'avait fait naitre.

Il sortit de la gare sous-terraine et alluma la cigarette qu'il tenait entre ses lèvres depuis que l'arrêt avait été annoncé. Instantanément, il se sentit mieux, apaisé. Les battements de son cœur se firent plus réguliers, et le garçon marcha jusqu'au tabac-presse voisin de la pharmacie pour acheter un nouveau paquet ainsi qu'un briquet, le sien n'ayant presque plus de gaz. Il rangea dans sa poche téléphone et écouteurs ainsi que la monnaie qu'on lui rendit et le précieux paquet. Puis, trainant, il entra dans l'office et fit la queue. Trois personnes avec ordonnance se succédait. Il prit alors le petit ticket qui indiquait son numéro et se mit derrière un homme bourru qui sentait l'alcool à plein nez. Pendant l'attente, Alvin s'amusa sur son téléphone. Il consulta les nouveautés des réseaux sociaux, sourit à quelques photos et se fut alors son tour. Sans même un regard pour le vendeur, il marmonna un « bonjour » et posa sur la banque un carré de papier qui lui servait d'ordonnance. Son médecin lui avait prescrit de quoi dormir et surtout des patchs pour arrêter l'addiction à la nicotine mais Alvin allait les prendre simplement histoire de dire qu'il l'avait fait. Il vivait très bien avec la clope au bec. Pendant que le pharmacien tapait tout ça sur sa machine, Alvin regarda le rayon des contraceptions et attrapa une boite de préservatifs correspondant à sa taille et les jeta sur le comptoir d'un air désinvolte pendant qu'il cherchait la monnaie au fond de sa poche.

Quand il daigna enfin lever le regard, il tomba sur la petite étiquette accrochée à la blouse blanche de l'employé et tilta. « Loon ? » Alvin s'étonna lui-même et monta alors son regard jusqu'à celui dudit Loon. Oui, il avait les mêmes yeux. Cette même couleur et cette vivacité, ces traits aussi. Pourtant, le garçon n'en revenait pas. Loon était un ami de l'adolescence, ils avaient fréquenté les mêmes écoles avant de prendre des voies radicalement différentes. Ils s'étaient perdus de vue sans jamais essayer de reprendre le contact. Alvin se rappelait de son ami aux cheveux longs et parfaitement lisses, coupés toujours bien droit. Autant dire qu'il avait drôlement changé. Il était devenu une véritable bombe sexuelle. Il fallait dire qu'ils avaient grandi, depuis, et qu'Alvin avait lui aussi bien changé. Ses dreadlocks blondes avaient été troquées pour une grosse tignasse brune foncée que le jeune homme attachait en queue de cheval. Il portait aussi une épaisse barbe de la même teinte, et quelques tatouages ornaient à présent son corps. Il était plus musclé et développé, sa voix avait pris de l'importance. Seul détail qui n'avait pas jamais : son petit piercing à la lèvre inférieure.


Dernière édition par M. Alvin Braun le Dim 21 Juin - 18:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 26 Avr - 19:43

Ta vue se brouille et tu t'arrêtes un instant pour fermer les yeux et secouer la tête. Les étiquettes des prix dansent à l'intérieur de tes paupières en des chiffres lumineux gravés dans ta peau. La pharmacie est fermée pour inventaire jusqu'à dans un quart d'heure et tu n'en peux plus. Les livraisons se sont enchaînées, vous dépassant plus que vous ne l'avez jamais été – enfin, ça c'est l'impression que ça vous donne, car c'est comme ça tous les six mois depuis que tu travailles ici. Essoufflé, tu t'appuies sur tes genoux et reprends pour finir l'ultime rangée, te déplaçant sur la droite accroupi, à la manière d'un crabe géant. Enfin, la dernière étiquette claque contre le dernier emballage et tu pousses un soupir de soulagement. Lorsque tu te redresses, tes genoux émettent simultanément un craquement sordide tandis que le vertige te prend, signe que tu t'es relevé trop vite. Tu t'appuies sur la banque en soufflant, vacillant légèrement tandis que tu reprends tes esprits. Quelqu'un te tapote l'épaule, te forçant à ouvrir les yeux.

« On ouvre dans cinq minutes, mets ta blouse. » intime Rachel, l'actuelle doctorante en charge de la pharmacie.

Tu acquiesces d'un signe de tête avant de disparaître dans la réserve pour poser ton accessoire de pointage et aller chercher ton uniforme. Tu détestes Rachel : elle vient d'avoir son diplôme et elle pète plus haut que son cul. Comme c'est la mieux formée sur le marché, c'est elle qui a été choisie pour remplacer le patron pour son actuel congé maladie. Bien sûr que c'est plus simple de recruter quelqu'un d'autre plutôt que te donner une promotion, même de deux mois. Soupirant discrètement, tu décroches ta blouse blanche de son cintre avant d'y passer les bras. Tu la boutonnes et, plongeant ta main dans la poche qui se trouve au niveau du cœur, tu saisis la broche qui indique ta qualité d'employé et ton patronyme – qui est donc Warren et non Loon au travail.
Quelques secondes plus tard, un tintement retentit, suivi de plusieurs autres : Rachel vient d'ouvrir la pharmacie et s'active derrière son comptoir. Tu prends place derrière le tien et Julia, qui travaille avec toi cet après-midi s'installe derrière le dernier qui reste.

Apparemment la fermeture exceptionnelle a marqué le voisinage, comme à chaque fois. C'est ainsi que les coups de sonnette se succèdent au rythme des clients pénétrant dans l'enseigne. Celle-ci se trouve bientôt pleine et résonne des discussions, des salutations, des froissements des ordonnances, du cliquetis des claviers, de la sonnette du scanner et de l'impression des tickets de carte bancaire. Tu entreprends de conseiller les clients et surtout de déchiffrer les ordonnances qui servent toujours aussi bien la mauvaise réputation de l'écriture des médecins. Tu serres les fesses en voyant un ivrogne vacillant arriver, mais c'est Rachel qui l'accueille comme elle salue un client – bien fait, chipie.

Un autre client prend position devant ton comptoir en faisant glisser une ordonnance froissée sur le plateau de verre. Tu saisis cette dernière en jetant un regard envers le patient qui ne prend même pas la peine de lever les yeux vers toi. Sans même te retourner, tu saisis les prescriptions communes qui se trouvent sur les étagères derrière toi, les yeux fixés sur cet homme qui te dit quelque chose...mais où l'as-tu vu ? Te mordant les lèvres, tu glisses les boites de médicaments dans un petit sac tandis que la machine passe l'ordonnance dans sa bouche dentée. Sa lèvre, mais bien sûr ! Comme le monde est petit ! Un sourire se dessine sur ton visage et tu t'apprêtes à donner le montant tandis qu'une boîte de préservatifs atterrit sur la banque. Tu la scannes avant de l'agiter devant les yeux du visiteur.

« Toujours aussi petite, apparemment ! » clames-tu avec un petit rire.

Cela semble le faire réagir. Ses yeux courent sur ta poitrine et se stabilise au niveau de ton visage. Une bouffée de chaleur monte en toi et quelque chose explose dans ta cage thoracique. L'adrénaline gagne tes mouvements : ça s'appelle le bonheur. Tu ne peux plus cacher ton sourire.

« Tu m'as manqué vieux frère. Qu'est-ce que tu as changé ! La coupe du poulpe n'avait plus assez d'effet sur les femmes, c'est ça ? » ajouta-t-il avec un clin d’œil.

Il déposa la boîte dans le sac en plastique avec le reste avant de donner le montant à son ami.

« Tu habites par ici ? Je finis à 19h, ça te dirait d'aller boire un verre ? »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Lun 27 Avr - 17:16

Il avait levé la tête quand le pharmacien fit une petite blague sur la boite de préservatifs, dans un rire. Comment ça petite ? Il allait riposter avec un sarcasme bien placé mais il se ravisa et opta pour la stupeur quand il remarqua le nom du garçon en face de lui. Se pouvait-il que ce soit lui ? Oui, obligé ! Il n’y avait aucune autre possibilité. Personne d’autre ne l’aurait charrié là dessus. Alvin répliqua toutefois.

« Et c’est un mec qui porte du M qui me dit ça ? »

Le barbu lâcha enfin un large sourire et tapa dans la main de son acolyte. Alvin n’en revenait toujours pas. Loon était là, après toutes ces années. Il ne l’avait jamais oublié mais la distance les avait tellement séparé qu’il n’avait pas cherché à reprendre contact. Et là, ça lui tombait dessus, et autant dire qu’il en était ravi. Il le reconnaissait bien avec ses petites vannes.

« Disons que la barbe a aujourd’hui un bel avenir. Et toi, tu t'es faché avec le lisseur ? » déclara t-il avec son fameux sourire en coin et un petit clin d’œil.

A celui-là, il faisait craquer toutes les filles, et Loon le savait bien. Alvin aurait souhaité placer une petite vanne à son tour mais les clients attendaient derrière et il paya donc avant de prendre son sac.

« Je reviens à 19h ici alors. »

Il lui fit un signe de la main et sortit de la pharmacie avec encore un beau sourire sur les lèvres. Pour fêter ça, il alluma une cigarette et mit le volume de ses écouteurs un peu plus fort. Maintenant, il fallait qu’il arrive à convaincre son vieux con de patron pour le laisser partir une demi-heure plus tôt. Au pire, il s’arrangerait avec Amandine.

Il reprit alors le tramway qui le ramena dans le quartier nord et se remit à son poste sans avoir déjeuné. Discrètement donc, il piqua quelques restes du restaurant, s’étant allié avec le cuistot. Alvin s’ennuya tout l’après midi derrière son comptoir et s’occupa en surfant sur internet ou en embêtant Amandine. Il escorta un couple jusqu’à leur chambre et s’éclipsa comme convenu un peu plus tôt. A nouveau il se servit du train sous-terrain pour repartir dans le quartier vivant de la Nouvelle-Orléans. Alvin n’avait plus de voiture. Il l’avait vendu à un bonhomme pour une bonne somme avec laquelle il s’était acheté de la décoration pour son appartement. Au final, il avait réfléchi comme un con et il se retrouvait à présent piéton. Il fallait vraiment qu’il rachète une voiture. Il marcha à grandes enjambées jusqu’à l’enseigne de la pharmacie où Loon travaillait et il ne fut pas surpris de ne pas le voir. Il n’était pas très connu pour sa ponctualité, pas comme lui. Alvin risquait un amendement mais il s’était débrouillé pour être à l’heure. Lorsqu’il vit son ami, il ne put d’ailleurs s’embêter de le chambrer là dessus.

« Alors, toujours pas ponctuel hein ? »

Il tira une dernière fois sur sa énième cigarette de la journée et compta dans son paquet combien il en restait. Quatorze. C’était raisonnable.

« Alors, on va où ? »

Alvin connaissait quelques bars sympathiques mais il connaissait aussi du monde là bas et ce n’était pas forcément bien pratique pour discuter. On allait le déranger sans cesse. Il préférait donc laisser Loon choisir.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Lun 27 Avr - 19:44

« Disons que les cheveux courts ont aujourd'hui un bel avenir. » réponds-tu en claquant ta main dans la paume de son ami tandis qu'il prenait son sac.

Tu le laisses s'enfuir, reprenant ta routine. L'adrénaline qui t'a gagné pendant les dernières minutes redescend doucement, et tu essayes de te convaincre en enchaînant les patients que l'apparition de ton ami d'enfance n'est pas un mirage – lui qui est si doué pour les illusions. Il va bien se moquer de toi lorsqu'il comprendra que dix ans après, tu maîtrises toujours aussi mal des dons considérés comme innés.
Julia se glisse à côté de toi quelques minutes plus tard, faisant mine de vouloir t'emprunter ton lecteur de carte bancaire, et te demande l'identité du si beau jeune homme que tu viens de servir. Comprenant que la visite d'Alvin a été bel et bien réelle, tu lui réponds avec un sourire qu'il s'agit d'un ami d'enfance et que tu peux même lui passer son numéro, si elle le désire. Même une décennie plus tard, Alvin a toujours autant de succès avec les femmes sans faire quoi que ce soit.

La journée semble se condenser davantage tandis que tu songes à chaque regard en direction de la pendule que ton ami peut, peut-être, revenir te voir. Sept heures moins dix, les derniers retardataires arrivent en courant, te présentant leur ordonnance en te maudissant pour ton incompétence parce qu'il faut bien un coupable de leur angoisse, ou te demandant une boîte de paracétamol vite fait avant de partir en soirée. A sept heures cinq, les lumières s'éteignent, les portes se verrouillent, la sécurité se déclenche, et le rideau de fer s'abat devant l'entrée dans un crissement sinistre. Tu accroches ta blouse dans l'armoire avec un soupir de soulagement, la tête pleine des cliquetis du clavier et des sifflements du scanner. Demain, huit heures, il faudra recommencer, mais tant pis, tu ne peux pas laisser une occasion pareille te filer entre les doigts. Demain, la pharmacie sera toujours là ; tu ne sais même pas si ton ami t'attend devant la porte.

Tu passes par celle de derrière et contourne la pharmacie afin d'arriver devant l'entrée principale...quelqu'un t'y attend et se retourne. Sa remarque moqueuse justifie son identité et pour la seconde fois de la journée, le bonheur t'envahit de parts en parts. L'instant suivant, alors que son aura chaude se déplace autour de vous comme un câlin virtuel, tu as l'impression d'avoir de nouveau dix-huit ans, l'âge que tu avais alors que vous vous êtes croisés pour la dernière fois. Les dix ans de silence ne compteront pas ce soir : vous avez tant à rattraper.

« Il y a des choses qui ne changeront jamais. » assures-tu avec un sourire. « Tu es à pied ? »

Regardant autour de toi et ne voyant aucun véhicule tu supposes qu'il se déplace avec les transports en commun. Lui envoyant une claque bien placée sur les fesses comme au bon vieux temps, tu passes ensuite ton bras par dessus ses épaules en l'entraînant vers le train souterrain qui vous mènerait aux quartiers pas très sympathiques de la Nouvelle Orléans.

« Où on va ? Voyons, Al' : toi, moi, un soir, comme au bon vieux temps... ?' »

Tu lui adresses un clin d’œil malicieux en serrant ton corps contre le sien pour l'embêter.

« Au Little Darlings, bien sûr ! »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Jeu 30 Avr - 13:00

Loon arriva enfin. Alvin en était à sa seconde cigarette. Il sourit dans sa barbe de le voir arriver et se permit une petite remarque sur sa ponctualité. Son ami sembla bien le prendre. Il le connaissait, après tout, il savait bien qu'Alvin avait toujours une petite vanne à sortir. Quand il lui demanda s'il était à pied, le garçon rit à nouveau.

- C'est une longue histoire, mon pote. Je te la raconterai à l'occasion. Mais pour l'instant, oui, je suis piéton.

Alvin se trouva bien ridicule d'avoir vendu sa voiture pour la décoration d'un appartement. Mais bon, au moins, il avait un logement qui claque à présenter. Se payer les frais d'un décorateur d'intérieur réputé dans toute la Nouvelle-Orléans, il fallait y mettre les moyens, et ce n'était pas avec le maigre salaire qu'il gagnait à présent qu'il pouvait le faire. Il regrettait d'avoir perdu son emploi dans les Hunter's Seasons mais il avait aussi assez peur de se faire attraper par les opposants au régime et Alvin avait donc accepté le premier poste dans l'ombre qu'il avait trouvé. Il tenait quand même un minimum à sa vie.

Son ami lui tapa les fesses comme il le faisait des années plus tôt et le traina vers la station de métro. Alvin lui demanda toutefois où il comptait aller. En effet, le garçon fréquentait parfois des endroits parmi les moins recommandables de la ville et il n'avait pas nécessaire envie que Loon le suive là dedans. Il ne voulait pas que son vieil ami pense qu'il avait mal tourné. Ce n'était en rien le cas mais, au moins, là bas il se sentait en sécurité. Il entendait toutes les rumeurs qui courraient en ville, il rencontrait des personnes avec qui il sympathisait parfois plus que nécessaire. Dans tous les cas, ce n'était pas des lieux pour des retrouvailles.

Il ne fut cependant pas plus étonné que cela quand Loon lui proposa d'aller au Little Darlings, la boite de strip-teases la plus connue de la Nouvelle-Orléans. Un sourire s'afficha sur son visage.

- T'es chiant, tu sais ? Je viens de quitter le quartier nord et là on y retourne ? Il va finir par trouver ça suspens le contrôleur !

Toutefois, en dépit de son air grognon, il n'y avait rien de méchant sous sa remarque. Alvin avait fait déjà deux allers retours dans la journée et ce fut le même contrôleur qui vérifia bien sa carte de métro à chaque fois. Là, il allait le voir encore une fois et Alvin savait qu'il allait finir par se demander ce qu'il foutait, à faire des vas et viens à longueur de journée. Mais bon, après tout, ça ne le regardait pas et ce n'était pas avec son petit mètre soixante dix qu'il allait impressionner Alvin.

- Little Darlings, continua Alvin presque pour lui-même. T'as vraiment pas changé ! Toujours autant en manque de frissons féminins ! Et dis moi, à ce propos, toujours pas casé ?

Il fallait bien commencer la discussion quelque part, ce fut la meilleure qu'Alvin trouva pour cela. Après tout, elle se prêtait bien à la situation.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Jeu 30 Avr - 20:18

Une longue histoire, comme peut-être les dizaines, les centaines que vous auriez à vous raconter pour rattraper tout ce temps perdu. Un sourire sur les lèvres, tu acquiesces avant de te diriger vers le train souterrain avec ton ami, déjà excité par le suspense qu'il t'impose...car Alvin, en plus d'être d'accord avec ta proposition, n'en semble pas étonné plus que cela. Si peu de choses semblent avoir changé, comme si votre dernière rencontre datait d'hier. Ton ami se permet même de râler, une habitude qu'il n'a visiblement pas perdu et qui provoque chez toi un éclat de rire sincère. Rejetant la tête en arrière pour inspirer à nouveau le délicieux souffle de l'amitié, tu prépares ta carte pour pouvoir la présenter au contrôleur.

« T'as pas fini de rouspéter ? Je ne savais même pas que tu travaillais là bas, toi. Qu'est-ce que tu deviens ? »

Tu ne poses pas plus de questions que cela. Tu n'es intrusif que physiquement : tu cernes les gens avec une telle facilité que tu sais pertinemment s'ils vont te dire ou non ce qu'ils ressentent. S'ils ne le souhaitent pas, tu ne les force pas, c'est aussi simple que cela. Par contre, tu déballes ta vie à loisir, non seulement par plaisir mais parce que tu sais pertinemment comment le cerveau humain fonctionne : un être normalement constitué prend rapidement confiance quand quelqu'un d'autre lui raconte son histoire, et s'il ne se sent pas coupable, finit par déballer la sienne pour alimenter la conversation, ou parce qu'il a trouvé des similitudes et des résonances avec sa propre vie.
Nous sommes tous liés, après tout.

« Toujours pas ! Assura-t-il avec un sourire. Et toi ? Avec une tronche pareille, tu as du en faire chavirer, des culs. »

Des cœurs, aurait été plus poli, sans doute. Surtout en passant devant le contrôleur qui vous regarde d'un œil mauvais et qui s'attarde plus longtemps que d'ordinaire sur vos deux pass. Il vous laisser file, non sans vous jeter un regard supplémentaire, comme si, ayant soudain passé la barrière, vous vous seriez transformés en diablotins prêts à faire régner le chaos, queue pointue et feu au cul. Quelques arrêts plus tard, les portes s'ouvrent, vous laissant le loisir de vous extirper d'une rame bondée à l'odeur de sueur, d'alcool et de cigarette. Dès que vous avez terminé de remonter les escaliers pour gagner de nouveau l'air libre, tu allumes d'ailleurs la tienne, tendant ton paquet à ton ami d'enfance.

« Tu habites par ici ? » demandes-tu nonchalamment à travers ta première bouffée.

Tes basket en toile frappent le pavé d'une allure décidée. Même si toi, tu ne crèches pas ici, tu connais le chemin par cœur. Combien de fois t'es-tu mis des mines en compagnie d'amis d'un soir, ou de vieilles connaissances retrouvées ? Combien de cuisses charnues as-tu reluquées, une bière à la main, attendant le petit matin ? Combien de dollars dépensés pour ces soirées arrosées ?
Suffisamment pour ne pas s'ennuyer.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Lun 4 Mai - 13:09

Alvin se trouva un peu embêté face à la question de son ami. Savait-il qu'il avait travaillé pour les Hunter's Seasons et donc, par conséquent, pour le gouvernement ? Rien n'était moins sûr, et il préféra alors jouer la carte de la sécurité, en ne parlant que de ce qu'il faisait aujourd'hui, sans avoir à en raconter d'avantage. C'était certainement la meilleure solution.

- Je travaille à l'hôtel Overlook, chez un papi grincheux mais qui paie bien. Parait même qu'il veut me refiler la gérance et le titre de propriété lorsqu'il partira à la retraite vers juin-juillet. Et toi alors, derrière un comptoir ? C'est l'éclate ?

Il lâcha également un petit rire alors que le métro s'enfonçait dans l'abîme du tunnel. La conversation s'envolait, les garçons se retrouvaient. Alvin avait pensé un instant qu'une gêne se serait installée entre eux, avec le temps, mais c'est comme si toutes ces années étaient restées sur le quai et qu'ils s'étaient quittés la veille.

Loon n'avait vraiment pas changé. Toujours aussi dérangé ! Il ne gênait d'ailleurs pas d'utiliser parfois un langage peu recommandable et ce jour là, il l'employa pile quand le contrôleur passa vérifier les billets. Il s'attarda un instant sur celui d'Alvin, mais le garçon ne semblait pas gêné et il continuait même de le regarder fixement. Il ne montrait aucun signe d'agacement, seulement de la patience. Il avait fermé ses émotions, et attendait que l'homme parte un peu plus loin dans la rame pour lui envoyer une belle illusion. Ca le calmera sans doute !

- Et bien tu me connais, je brise plus de cœurs à la minute qu'un bistouri ! Par conséquent non, personne n'a su prendre la place au creux du mien.

Alvin lui avait répondu avec un petit sourire en coin, tandis qu'il regardait dans la rame les personnes susceptibles de l'intéresser. Or, là, personne ne semblait être assez bien pour lui. Le train continua son ascension avant de s'arrêter à l'arrêt suivant, celui auquel descendaient les deux compères. Le garçon ne manqua pas de sortir un échantillon de parfum et de faire le tour de son corps avec, de peur de sentir la même odeur que ces crasseux dans la rame.

Une fois à l'air libre, Loon lui proposa une cigarette qu'Alvin prit volontiers et l'allume aussitôt. La première bouffée fut une nouvelle fois salvatrice. Il était accro, c'est clair.

- Non, je vis dans le quartier ouest. Je m'amuse dans l'est et je travaille dans le nord. A force, je vais connaitre la ville par cœur ! Et toi, tu crèches où ?

Alvin commença alors à avancer vers le bar où ils avaient décidé de renouer le contact. L'ambiance allait être au rendez-vous. La dépense aussi. Non pas que cela lui fasse peur, mais le garçon n'avait plus autant d'économie qu'avant. Il se devait parfois de faire attention, et d'attendre un peu. Sur ce point, il regrettait carrément son ancien boulot qui payait bien. Mais là, s'il pouvait devenir propriétaire et patron, les sous ne manqueraient plus et sa vie de luxe le rattraperait en un rien de temps.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Lun 4 Mai - 18:23

C'est l'éclate ? Tu espères bien qu'il plaisante ; vous savez tous les deux que ta place est dans un laboratoire, ou devant un amphithéâtre bondé d'étudiants. Mais les temps ne sont plus aux études à la nouvelle Orléans. Les universités se vident et même si tu avais pu terminer tes études, qui aurait bien voulu t'employer ? Qui aurait bien voulu te suivre ?
Le monde va mal, et quand le monde va mal, ce qui marche, c'est ce qui peut donner l'illusion d'une guérison : tout le monde médical et les professions qui y sont plus moins rattachées. Tu aimes ton travail, mais de là à dire qu'il t'éclate...

« Ce n'est pas tout à fait ce que j'aurais voulu faire, admets-tu avec un sourire sincère. Mais je ne m'ennuie pas, je peux me nourrir, et prendre du temps pour moi. Je vois plein de monde chaque jour, j'apprends des anecdotes intéressantes...et j'ai même pu te croiser de nouveau grâce à ça ! Que demander de plus ? »

Tu lui donnes un léger coup de coude avant de lui glisser quelque chose à l'oreille.

« Et moi j'ai pas de risque de me taper des remarques et des regards étranges quand j'achète mes capotes. »

Lui adressant un clin d’œil, tu lui exerces un beau tirage de langue en coin. Des regards que les autres peuvent poser sur lui, tu sais très bien qu'Alvin ne prendra que le meilleur et malgré ce que la science peut dire, quand on croise un si bel homme dans la rue, notre imagination fait le reste en ce qui concerne ce que l'on cache aux yeux du monde.
La dernière fois que tu as laissé Alvin derrière toi, il terminait une énième relation avec une jeune femme. Qui avait duré... tu ne le sais plus. Tant de femmes se sont succédées à son bras que tu as fini par oublier leur prénom, leur physique, leur âge, pour finalement toutes les confondre. Tu écoutais avec le même enthousiasme empathique ton ami te raconter ses derniers déboires sous la couette – qui, sans grand étonnement, avaient débuté plus tôt que les tiens – jusqu'à ce que vous vous quittiez pour prendre vos chemins de vie.
Force est de constater que les choses n'ont pas évolué et que cela ne semble pas lui déplaire.

« Tu devrais peut-être te tourner vers les hommes. » lances-tu tout naturellement en prenant une seconde bouffée de sa cigarette. « Aaaal' ! » le réprimandes-tu avec une moue réprobatrice tandis que tu le voies s'asperger de parfum.

Tu t'éventes paradoxalement alors que tu es entrain de fumer tandis que tes baskets battent le pavé jusqu'au Little Darlings. Alvin te confie habiter dans le quartier ouest. Tu dresses mentalement une carte du quartier en question pour le situer par rapport à ta piaule. De mémoire il s'agit du quartier dans lequel se dressent les bâtiments du gouvernement, le Masquerade ou encore le Casino. Un quartier de luxe et d'opulence au calme impérial. Un quartier cher.

« Eh bien, quand tu disais que ton employeur payait bien ! T'étonnes-tu. J'habite dans le quartier Est. L'immobilier y est abordable du côté de l'université, pour appâter les rares étudiants, et on ne s'ennuie jamais car à toute heure du jour ou de la nuit, il y a toujours un truc d'ouvert. Tu m'étonnes que tu vas t'y amuser. »

Vous atteignez le club qui cache la misère du monde derrière le halo fluorescent des néons agressifs de son enseigne. Rose, bleu, jaune, rouge se succèdent comme pour les lumières de Noël, à la différence qu'ils n'éclairent absolument rien de chrétien. Tu t'arrêtes en compagnie de ton ami d'enfance devant l'entrée dont les portes sont régulièrement battues par les nouveaux arrivants toujours plus nombreux, histoire de finir ta cigarette tranquillement – au prix que ça coûte.

«  J'espère que t'es libre toute la soirée, on a un tas de trucs à se raconter. »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Lun 11 Mai - 15:37

Alvin comprenait à demi mots que Loon ne s'amusait pas tellement à la pharmacie. En même temps, que pouvait-on trouver de bien à rester debout  derrière un comptoir, durant des heures, à scanner des boites de médicaments et à se torturer la tête pour déchiffrer les quelques mots des médecins ? Le barbu ne saisissait pas très bien. Il ne savait même pas si le salaire en valait la peine, et mais en écoutant son ami, il semblerait que la paie soit bonne. La seconde partie de sa réponse fit esquisser un sourire à Alvin. C'est vrai, ils avaient pu se retrouver grâce à ce métier et Loon devait sans doute croiser une bonne partie des habitants de la Nouvelle Orléans chaque jour. Pourtant, Alvin savait qu'il n'aurait jamais pu exercer ne serait-ce qu'un jour en tant que pharmacien. Déjà qu'il n'était pas patient, il n'aurait guère pris le temps de s'embarrasser à lire des ordonnances ou à chercher dans les rayons un médicament particulier. Et puis entendre les papis raconter leur vie ça va bien cinq minutes ! Non, travailler à l'hôtel avait certes des inconvénients mais aussi beaucoup d'avantage. S'il ne voulait pas réceptionner quelqu'un, il n'avait qu'à le refiler à sa collègue. Si quelqu'un lui plaisait, il y a avait une quantité de chambres impressionnantes pour faire son affaire. Et souvent, les week-end, les soirées étaient pleines à craquer.
Quand Loon ajouta un petit commentaire concernant directement Alvin, ce dernier lui rendit un coup de coude avant de rire à son tour.

- Tu parles, tu dois t'ennuyer comme un papi sans viagra là bas !

Puis la discussion changea de sujet naturellement. Ils quittèrent le boulot pour les histoires de cœur. Evidemment, c'était Alvin qui s'était aventuré sur ce terrain là ! Il dévisagea son ami quand ce dernier lui proposa de se tourner vers les hommes, juste avant que ce dernier râle parce que le barbu s'était reparfumé. Pour toute réponse, il appuya sur le bouton de son échantillon en direction de Loon qui s'en reçut plein le visage.

- Les hommes tu dis ? Toujours aussi drôle toi !

En vérité il n'avait su que répondre. Il lui arrivait parfois de se comparer à d'autres hommes, mais Alvin se trouvait toujours plus beau et plaisant qu'eux. Il n'avait jamais véritablement pensé à se lancer dans une aventure avec quelqu'un du même sexe que lui. Il n'était pas homophobe, il connaissait plein d'amis gays. Seulement … quelque chose coinçait dans son esprit et le simple fait d'y penser le rendait nerveux. Il était un homme à femme, un vrai.

Alvin écrasa sa cigarette au sol, forçant son ami à ralentir l'allure. Il en sortit toutefois une nouvelle qu'il se fourra entre les lèvres et l'alluma. "Tu fumes comme un pompier" lui avait reproché le médecin. Qu'importe.

Loon lui expliqua habiter dans le quartier est et Alvin hocha la tête pour toute réponse. C'était vraiment un endroit qui ne lui avait jamais vraiment plu, qui ne l'intéressait pas pour y vivre. Seulement pour s'amuser, c'était un bon endroit.

- Et tu n'es pas dérangé par le bruit ? lâcha finalement Alvin alors qu'ils atteignaient leur destination.

Ce fut la première chose qui lui traversa l'esprit. Il n'aimerait vraiment pas qu'on l'embête quand il dort, alors vivre dans un quartier avec un fond sonore permanent, Alvin ne l'aurait pas supporté. Il se demandait bien comment son ami pouvait être autant en forme.

Les deux finirent leurs cigarettes presque en même temps et ils avaient bien avancé dans la file qui les menaient vers l'entrée. Loon ajouta quelque chose avant de passer les portes.

- Compte sur moi !

Alvin n'avait pas de restriction pour son boulot le lendemain, il avait toute la nuit devant lui. Ils pénétrèrent ensemble dans le club et cherchèrent des yeux un endroit où s'installer. Alvin s'avança vers une table vide. Il s'y précipita serait plus juste. Il s'installa et attendit que le barman arrive pour commander.

- C'est encore un peu tôt pour les spectacles, commenta t-il à l'attention de son ami en voyant la scène vide.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Mar 12 Mai - 13:58

Tu ne t'ennuies jamais, fais-tu comprendre à ton ami en hochant la tête de gauche à droite. Il y a toujours quelque chose à faire dans une pharmacie : ranger les rayons, étiqueter les produits, faire glisser sur le devant ceux en gondole pour que ce soit plus propre, quand il ne s'agissait pas de faire face à l'affluence des avant et après-travail. Dans un sens, Alvin travaille plus ou moins dans le même domaine : il accueille des gens et leur donne ce qu'ils souhaitent en échange d'argent. Les biens ne sont juste pas les mêmes, et il n'y a pas d'ordonnance à déchiffrer, contrairement à ton boulot qui en est parsemé du matin au soir, le plus difficile étant quand le patient conteste les ordres du médecin devant toi, alors que tu ne peux rien y faire et que, bordel, y'a des clients qui attendent derrière toi, espèce d'emmerdeur.
Mais tu ne le dis pas de cette manière, bien évidemment.

Et Alvin recommence à faire le zouave avec son parfum. De fines gouttelettes s'écrasent sur son visage et tu fermes les yeux juste à temps. Quelques instants plus tard, tu cocottes comme une pétasse en chaleur et l'afflux de senteurs te fait éternuer. Tu t'essuies le visage en prenant compte que tu vas désormais en avoir plein les mains, mais tire la langue à ton ami. Les habitudes reprennent peu à peu leur place et depuis quelques instants, il te semble avoir quinze ans de nouveau. Tu écrases ta cigarette presque en même temps qu'Alvin pour en allumer une autre – tu les fumes toujours par deux – tandis qu'Alvin fait son râleur en sous-entendus. Il n'a pas changé, il aime toujours autant son petit confort.

« Depuis que je n'étudie plus, du tout. Ca fait un peu de vie dans le quartier et contrairement à toi, j'aime bien m'endormir quand il y a du bruit dehors, ça me donne l'impression que je ne suis pas seul et ça me rassure. »

Comme tous les hyperactifs loquaces, ce que tu détestes plus que tout, c'est la solitude et le silence. Même lorsque tu te réfugies seul dans ta cabane perdue au fond de la forêt et que tu n'animes pas la radio pirate, tu es bercé par les bruits de la nature, symphonie de vent dans le feuillage et de chants des oiseaux, remplacés le soir tombant par le murmure de l'herbe. Le silence te rend malade, parce qu'il amène avec lui la solitude, dont ton caractère ne peut pas se satisfaire. Tu as besoin du contact des autres, de boire leurs paroles, de les regarder et de leur parler à ton tour. Sinon tu dépéris comme une plante sans soleil.
Et l'avouer ne te procure aucune honte.

Cigarette au sol, tu passes les portes du club avant de t'installer à une table vide, bientôt rejoint par un serveur qui prend votre commande. Tu commences soft avec une bière, apparemment Alvin n'a pas de couvre feu et vu tout ce que tu as à rattraper avec lui, la soirée promet d'être longue. Tu prends donc tes aises, faisant grincer ta chemise en cuir tandis que tu la retires pour la laisser tomber sur le dossier. Les manches tombent mollement, comme résignées, avant de pendre à quelques centimètres du sol pour l'instant propre. Alvin te fait remarquer que les spectacles ne commencent pas tout de suite. Tu te contentes de hausser les épaules.

« C'est pas grave, on va se chauffer entre nous avant qu'elles n'arrivent. » réponds-tu comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

Tu fais ta petite commère de quinze piges : tu poses tes coudes sur la table et tu regardes ton meilleur ami d'un air entendu.

« Alors, qu'est-ce que tu as comme dossier à me raconte après toutes ces années ? »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Sam 16 Mai - 19:57

Alvin se moqua ouvertement de son ami lorsqu'il lui annonça aimer dormir dans ce quartier aux milles bruits. En un certain sens, il n'était pas tellement étonné.

« T'as toujours tes idées à la con de parano toi ! »

Qui pouvait aimer vivre dans le bruit permanent ? En même temps, Alvin savait Loon spécial sur certains points et il ne se serait jamais permis de le juger sur quoi que ce soit. Après tout, on pouvait en dire tout autant de lui, avec ses tatouages particuliers et son style qui en dérangeaient plusieurs. De toute façon, Alvin pensait que chacun avait le droit d'exprimer ce qu'il ressentait et de vivre la vie comme il le voulait. Aussi, ce n'était que par pure boutade qu'il s'était exclamé.

Le club était déjà bien rempli alors que les danseuses n'étaient pas encore là. Ils s'installèrent le serveur ne tarda pas à arriver. Son ami commanda une bière et il ne put s'empêcher de penser que c'était typiquement allemand. Son père commençait toujours par quelques bières et il eut tôt fait de prendre l'exemple. Pourtant, à présent, Alvin n'en buvait plus. Ce n'était peut-être pas assez fort ou alors le goût n'était pas assez prononcé. En bref il n'aimait plus ça et se permit alors de commander un bourbon.

Loon avait des expressions bien à lui qui ne passeraient pas avec tout le monde. Se chauffer entre nous … c'était quelque chose qui portait à confusion et qui aurait sans aucun doute gêné n'importe qui ne connaissant pas le jeune homme. Alvin, lui, était averti depuis de nombreuses années. Du regard, il chercha un panneau indiquant s'il pouvait fumer dans le bâtiment, il avait comme un soudain trou de mémoire. Ne voyant rien et le serveur ayant déjà amené les boissons, il en fit alors la demande à son ami.

« Dis, tu crois que je peux fumer, ici ? »

Généralement, Alvin se moquait bien d'être dans les règles. S'il flirtait avec l'illégalité, son arme illusionniste lui sauvait bien souvent la mise. Pourtant, ce soir là, il avait déjà de ne pas se cacher. Et s'il commençait déjà à boire, il risquait de ne plus être très frais en fin de soirée.

Loon s'avança ensuite sur la table pour écouter les ragots qu'Alvin pourr ait dévoler. Or là, comme ça, seules des choses totalement absurdes lui revinrent en tête.

« Tu te rappelles de Antea ? Paraitrait qu'elle aurait couché avec un des ministres. »

D'où il tenait ça ? Du vieux monsieur qui était propriétaire de son lieu de travail. C'est fou, tout ce qu'on pouvait apprendre. En règle générale, Alvin n'accordait pas tellement d'importance à ce qui se disait, mais ça rentrait toujours par une de ses oreilles. Et si le prénom lui était familier, il gardait toujours l'information quelque part dans un recoin de son esprit, afin de le ressortir en cas de besoin. Ici, ce n'était pas pour s'en servir, mais bel et bien pour commérer comme il savait si bien le faire en compagnie de ses amis, en particulier ceux qu'il n'avait pas revu depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 17 Mai - 19:26

Bien entendu tu saisis la phrase comme une pure plaisanterie envoyée comme un boulet par le canon Alvin. Vous vous connaissez depuis tellement de temps que le trente-sixième degré de la plaisanterie est de mise dans vos discussions, sinon elles se trouveraient tellement ennuyantes ! Tu éclates de rire.

« Il vaut mieux être parano, parfois ! On ne sait jamais, si quelqu'un décide de me prendre par derrière alors que je ne m'y attends pas ! »

Il ne faut pas se faire d'illusions : tu connais très bien ton ennemi et outre le fait que tu le prends ouvertement pour une poire, tu sais pertinemment qu'il n'est pas débile. Quand on a décidé d'animer une radio pirate crachant sur le gouvernement en place tous les dimanches soirs, on ne peut décemment pas dormir sur ses deux oreilles si on ne veut pas se retrouver criblé de balles de bon matin par des peacekeepers qui ont enfin retrouvé notre trace. Tu prends tes précautions : ça commence par se cacher au fin fond de la forêt, tout en haut d'une cabane ballottée par le vent et ça se termine par faire preuve, parfois, ouais, d'un minimum de paranoïa pour son petit derrière.
Ton ami fait preuve de respect en te demandant si tu peux fumer : tu fronces les sourcils. D'une, tu n'aurais pas pensé à ce qu'Alvin respecte les règles, de deux, son ignorance sur ce critère te fais comprendre que malgré son caractère, il ne doit pas venir si souvent que ça ici. Les temps ont décidément bien changé : Alvin n'est plus que le fantôme de votre adolescence, sous certains aspects.

« Aucun panneau ne l'interdit. Et si tu as un doute... »

Tu te penches sur le côté dans une position tout sauf naturelle et saisis un cendrier autour duquel la carte des boissons tient en équilibre.

« ...regarde plus attentivement ! »

Le cendrier de plastique qui contient déjà quelques mégots de cigarettes vient entrer en contact avec le bois vernis de la table. D'une main tu saisis ton verre de bière et trempe tes lèvres dans la mousse, de l'autre tu sors ton paquet de cigarettes que tu ouvres d'un habile jeu de doigts avant d'en retirer un bâton de tabac. Les lèvres libres, tu glisses la cigarette entre elles avant de l'allumer à l'aide de ton briquet. Le bout crépite et tu lâches ta première bouffée salvatrice. Le goût de la nicotine saute sur tes papilles, lèche tes amygdales, caresse les parois de ta bouche, rebondit contre ton palet, et s'enfuit dans ta gorge pour côtoyer le goût âpre du houblon. Tu souris : un délice.

Il ne faut pas longtemps à Alvin pour lâcher le premier potin. Les yeux au ciel, tu cherches cette Antea dans ta mémoire en passant en revue les vieilles années passées à New York. Soudain, une lueur s'allume dans ton esprit et tu revois rapidement la silhouette de cette jeune femme...qui ne colle absolument pas avec la révélation que ton ami d'enfance a pu t'en faire.

« Euh..Antea-Antea ? T'étonnes-tu. La petite blonde qui avait des jooolies nattes ? La première de la classe ? La Antea ? Tu rigoles ? Un ministre ? Ca pour une nouvelle ! »

Evidemment tu n'y crois pas totalement. C'est certainement une rumeur transformée un million de fois avant d'arriver aux oreilles de Alvin qui la modifie peut-être un petit peu à sa sauce. Mais qu'est-ce que ça fait rire d'imaginer cette petite demoiselle toute gentille et toute sage à plat ventre sur un bureau en train de se faire prendre par un vilain monsieur en costard. Tu t'étouffes presque dans ta bière tandis que la pensée salace traverse ton esprit qui soudain, semble avoir de nouveau quatorze ans.

« Tu es réceptionniste dans un hôtel c'est bien ça ? Ne me dis pas que tu n'as jamais rencontré de jolies clientes afin de tester les produits pour mieux les vendre par la suite ? » demandes tu, ta bière dans le bout de tes doigts, ta clope en l'air, comme une pétasse.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Mar 26 Mai - 20:28

Alvin ne comprit pas l'allusion au gouvernement que son ami avait pu faire. A dire vrai, il n'était en rien au courant de la radio pirate et il sourit alors, pensant sans aucun doute à quelque chose de bien différent que son ami.

Puis, Loon posa le cendrier si précieux devant Alvin qui s'empressa de sortir son paquet de cigarette de la poche. Il porta un des bâtonnets entre ses lèvres et, après l'avoir enflammé, il la consomma.

« Faudrait vraiment que je freine sur la conso » ajouta t-il après quelques bouffées. « Et toi, pourquoi tu t'y es mis ? Tu dois sans cesse dire à tes clients d'arrêter de fumer et toi tu fais tout le contraire. »

Alvin ne se rappelait pas que son ami ait pu fumer du temps où il se côtoyait. Lui non plus, d'ailleurs, il ne fumait pas. Pas beaucoup plutôt. En soirée, de temps en temps. Puis il était devenu aussi accro qu'à la drogue que certains avaient pu toucher de près. Lui en était toujours resté à quelque chose de légal. Et de toute façon, maintenant, il ne pouvait plus se passer de la nicotine et de tous ces poisons.

« Elle-même. Un bon coup apparemment. Faudrait que j'aille y voir de plus près » chantonne le brun en pouffant.

Il n'avait jamais été prude, même si maintenant, il se contentait de quelques coups réguliers. Fini le temps où il courrait après les jupettes. A présent, c'étaient elles qui se pressaient pour découvrir son corps. Sa virilité et son côté mystérieux en attiraient plus d'une dans ses filets.

Le garçon eut tôt fait de finir son bourbon et commanda alors un nouveau verre. Il allait finir l'estomac plein bien trop rapidement.

« Quels produits ? »

Non, visiblement, Alvin ne savait absolument pas de quoi parlait son ami. Rencontrer des jolies filles oui, mais vendre des produits … La première chose qui lui vint à l'esprit fut la drogue mais comme il n'en consommait pas et qu'il n'était pas dealer non plus, il avait beau se creuser la tête qu'il ne comprenait pas. Les capotes, peut-être, mais pourquoi en vendre ensuite ?

Le serveur lui rapporta un nouveau verre alors qu'il venait d'écraser le mégot dans le cendrier. Il but deux gorgées, doucereusement, puis il sortit une nouvelle cigarette qu'il fuma immédiatement. Il toussa deux, trois fois, après la première bouffée. Il venait de s'étouffer, n'ayant pas complètement recraché la fumée.

« Et toi alors, avec ta pharmacie ? Pas de jolies infirmières qui viennent commander ? »

Ce fut à son tour de le regarder d'un drôle d'air. Pourtant, il savait que quelque chose avait changé. Ils n'étaient plus les gosses insouciants et moqueurs. Alvin en tout cas. Il était devenu plus mature, il pensait à autre chose que de juste "tirer un coup". Il y mettait sans doute plus de conviction pour faire durer les choses, plus de coups de reins pour plus de plaisir. Le plaisir comptait à présent plus que le nombre de filles qu'il avait reçu dans son lit durant la semaine. Ces concours stupides ne l'amusait plus. Pourtant, le sujet semblait bien présent autour de la table.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Mer 27 Mai - 14:45

Haussant le petit doigt en même temps que les sourcils, tu relèves sa remarque d'un ton moqueur.

« Eh, je leur dis pas d'arrêter, je leur dis que c'est pas bien. C'est pas parce que je suis pharmacien que je suis l'exemple à suivre, je suis pas un testeur. » répliques-tu avec un sourire en prenant une nouvelle bouffée de cigarette.

A l'époque où vous avez traîné ensemble, la cigarette a figuré ce genre de distinction bad boy qui vous a fait vous faire sentir adultes, comme coucher avec les filles. C'était le petit truc « en plus » des soirées, la baguette magique de la sociabilisation, le moyen classe de s'occuper les mains après le verre vide. Et puis, sans qu'on sache vraiment pourquoi, c'est devenu une sorte de réflexe, et visiblement, pour Alvin, une addiction. Est-ce qu'il attend que tu lui fasses une leçon de morale pour mieux te rembarrer derrière ?
La blague. Tu n'es clairement pas un modèle.

Alvin confirme l'identité de cette femme dont tu crois te rappeler et propose d'aller vérifier la marchandise par lui-même. Sacré Alvin. Tu avales une gorgée de ta bière qui contrairement à celle de ton ami, s'éternise. Les gouttes de houblon se mélangent à la saveur mentholée de la nicotine et un étrange courant d'air frais te traverse la bouche. Il te rappelle curieusement cet effet glacial que la bouche de certaine demoiselles te procure quand elles t'avalent. Sans être un aimant à jeunes femmes – trop peu de mystère, sans doute, tu es un livre ouvert pour le premier inconnu au coin de la rue – tu sais néanmoins jouer de tes charmes quand le besoin s'en fait sentir. Et actuellement, ce n'est pas le cas. Tu te plais à imaginer Alvin en homme prude qu'il serait si agréable de dévergonder. Et puis non, c'est impensable : c'est plutôt lui qui dévergonde les demoiselles. Seulement les demoiselles, d'ailleurs.

« Tu me raconteras, comme au bon vieux temps. »

Tu ponctues cette phrase d'un clin d’œil avant d'expliciter ton dernier sous-entendu.

« Tu bosses dans un hôtel, nan ? Je te parle des chambres bien sûr. Ne me dis pas que tu n'en as pas visité quelques unes avec des clientes qui sortent du lot. »

Le dossier de la chaise accueille ton dos tandis que tu lui lances ce regard aguicheur qui cherche le compte-rendu croustillant, une vraie petite commère. Certains traits de caractères demeurent, on ne se refait pas, on évolue juste vers des horizons plus matures...ou pas. Parfois, il suffit d'une situation ou d'une présence particulière pour redevenir un gamin. Derrière ton comptoir tu essaies de dissimuler l'austérité de ton doctorat inachevé, mais lorsque tu te trouves aux côtés d'Alvin tu as de nouveau quatorze ans, les cheveux longs et la cadence sexuelle d'un étalon de compétition.

« Bien sûr que si mais visiblement je n'ai plus le charme de mes jeunes années. J'ai beau leur proposer gratuitement ma propre seringue en fin de journée, elles s'évertuent à m'en demander d'autres car elles ne pensent qu'à leur travail. Le fantasme des films pornographiques est bien loin. - tu soupires avant de passer du coq à l'âne – D'ailleurs j'ai retrouvé les tiens, tu sais ces vilaines choses que tu m'avais prêtées avant de partir à la fac et que je n'ai jamais pu te rendre. On avait vraiment des idées bizarres à l'époque. »

Tu écrases ta cigarette sans en reprendre une. Croisant les jambes sous la table, tu te mets à l'aise.

« Alors, ton crush du moment ? »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Ven 5 Juin - 10:35

Alvin ne répond pas à son ami quant à la cigarette. Lui qui n'en prenait qu'en soirée en prenait un peu tout le temps dans sa journée. Et Alvin ... Alvin ne pouvait pas passer plus d'une demi-heure sans en avoir une dans la bouche. Il savait clairement que les patchs ne serviraient à rien, car il n'avait pas la volonté d'arrêter. Il se moquait bien de mettre sa santé en danger, tant que ça n'interférait pas dans ses pouvoirs ce n'était pas quelque chose qui le dérangeait.

La conversation évolua alors vers Antea et vers la blague du plus jeune. Il ne comptait pas sérieusement aller voir ce qu'elle était réellement devenu. En vérité, il se moquait bien de ce qu'elle devenait, il était juste plutôt content d'avoir des vannes à sortir à son sujet. Cette fille l'exaspérait tellement quand ils étaient encore au temps des études. Toujours avec ses bouquins, à ne jamais profiter de la vie ... visiblement ce n'était plus le cas aujourd'hui. Elle était décoincée, la prude ! Ce n'était pourtant pas le genre qui pourrait attirer Alvin. Se taper des ministres, c'était viser un poste, une ambition ou un objectif. C'était clair qu'elle n'avait pas pu faire ça pour le plaisir, le brun en était convaincu.

« Je suis même pas certain qu'elle ait pas une idée derrière la tête en faisant là »

Alvin lâcha cette réplique naturellement. Il n'était pas du genre à se dire que les gens ne pouvaient pas évoluer mais certains étaient voués à rester les mêmes jusqu'à leur lit de mort. Antea par exemple. Si elle avait besoin de recourir au sexe pour arriver à ses fins, il ne doutait pas qu'elle le ferait. Mais tout de même ... elle devait avoir un bon niveau pour satisfaire un ministre ... à moins que ce dernier ne soit clairement pas regardant sur la marchandise !

Le brun comprit ensuite l'allusion aux produits dont Loon parlait, mais ce dernier eut besoin de lui éclaircir quelques peu la mémoire. Le serveur repassa entre temps et Alvin sortit une nouvelle cigarette. Il avait carrément battu son record pour fumer l'autre !

« Mais c'est que tu es bien curieux, petit coquin ! Généralement j'évite, j'veux pas me faire virer, mais je crois que le patron m'a à la bonne et je suis sûr qu'il se doute un peu des ... débordements ! »

Alvin fit un petit sourire en coin à son ami comme il sait si bien les faire depuis son enfance. Il a toujours un petit effet, ce sourire, et le brun ne s'en lasse jamais. Il laisse, de plus, un tas de sous-entendus !

Loon entra dans le vif du sujet en commençant à parler de lui. Alvin ne comprenait pas qu'on puisse dire qu'il avait moins de charme qu'avant. Les cheveux courts lui allaient vraiment mieux. Il avait retrouvé de la sexyttude et les femmes ne semblaient s'en intéresser .. Chose étrange !

« C'est cadeau, je n'en ai plus vraiment besoin ! »

Alvin lâcha un rire tonitruant quand son ami lui parla des films qu'ils collectionnaient étant plus jeunes. Le brun n'avait que trop de souvenirs avec ces DVD et il ne pouvait s'empêcher d'en rire. Ils étaient tellement ridicules à cet âge là !

« T'as peut-être pas assez de tact ... comme avant ! »

Le brun pouffa au souvenir de son ami en grande difficulté pour aborder les filles qui lui plaisaient. Ce n'était pas exactement cela, mais il supposait que cela n'avait pas changé. Quand quelqu'un lui plaisait, Loon avait des difficultés. Alvin n'avait jamais eu de relation amoureuse à proprement parlé. Il n'aimait pas la personne, il aimait son physique. Il n'avait eu d'attache de la sorte, et c'était peut-être la raison principale de sa facilité pour aborder les gens.

« Libre comme l'air, tu le sais ! S'attacher .. c'est pour les faibles. Un coup sans lendemain, ça vaut carrément plus qu'une longue histoire bateau avec quelqu'un ! »

Alvin était persuadé d'avoir raison quand il en parlait, car il ne connaissait que ça. Il en avait brisé des cœurs, mais rien ne pouvait l'atteindre car lui n'avait ressenti cela. Et au fond, il s'en portait plutôt bien. Il aimait son mode de vie.
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