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 Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]

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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Sam 6 Juin - 9:16

« C'est pas gentil, ça. » songes-tu avec tendresse lorsque Alvin sort une très vilaine chose au sujet de votre ancienne amie d'école. Tu perçois même un peu de mépris dans la voix de ton ami, ce qui provoque un haussement de sourcils de ta part. Ce n'est pas du tout son genre.

« Eh si t'es jaloux t'as qu'à coucher avec ton vieux crouton de patron pour obtenir un meilleur salaire. » lances-tu dans un éclat de rire.

Tes mains de nouveau vide se croisent sur ton torse, entremêlant tes doigts les uns avec les autres, tandis que ton dos glisse le long du dossier jusqu'à ce que ta nuque atteigne le haut de celui-ci. Ainsi plus à l'aise, tu laisses tes yeux divaguer, prendre conscience de ton environnement, tandis que tes pensées cheminent au rythme des paroles d'Alvin. Ce dernier esquisse un sourire entendu lorsqu'il évoque, effectivement, avec une rare éloquence, ses frasques éventuelles avec les jeunes clientes en quête de tendresse, ou de distractions, tu ne sais pas vraiment comment Alvin procède au lit. Tu sais qu'il procède bien, c'est tout. Et peut-être qu'une petite partie de toi aimerait en savoir un peu plus, juste par curiosité. Ce sourire aux senteurs d'enfance n'a plus la même saveur, songes-tu en le captant avec la violence d'un électrochoc. Il est celui des sous-entendus plus matures, plus sérieux, plus dévastateurs. Et sans réellement savoir pourquoi, tu te sens frissonner.

« Tu me connais trop bien. » soupires-tu en secouant légèrement la tête, comme si c'était une réalité que tu te devais d'accepter, mais qui te fait sourire quand même. « Je ne suis pas doué pour charmer les femmes, il vaut mieux que je me taise et que je laisse le physique faire... »

Tu rattrapes en effet la maladresse légendaire de ton élocution avec ton côté très tactile et ton charme particulier touchant celles qui veulent bien s'y attarder. Clairement, ton palmarès n'atteint pas le succès florissant du business-sex de ton meilleur ami. Déjà parce que tu ressens moins le besoin de la chaleur corporelle, mais surtout que – et ton contexte d'enfance n'a rien à voir avec ça – tu sembles te diriger doucement vers le trottoir d'en face, beaucoup plus conciliant avec la brutalité du langage que ces femmes trop sages.

« Les hommes sont moins chiants avec le tact. » sous-entends-tu à haute voix.

L'assurance avec laquelle Alvin parle des coups d'un soir te pose question. Tu n'en as jamais eu l'occasion mais si elle se présentait, peut-être que tu ne refuserais pas de t'engager avec quelqu'un. De savoir que cette personne t'es entièrement dévouée. De penser à elle, dans les moments durs, afin de te faire sourire et avancer. De te rassurer, quand tu perds pieds, que quelqu'un est toujours là pour toi, que cette personne a confiance en toi. De posséder un refuge sur terre en la présence des bras de cette personne, à qui tu peux tout confier, tout dire, même les pires choses.

« Ca sonne comme un dicton. » remarques-tu. « Une histoire d'amour qui s'est mal terminée pour que tu penses ainsi ? »

Ceux qui préfèrent les histoires d'un soir, c'est bien connu, sont ceux qui ont peur, ou qui on trop souffert. Et la pensée que ton ami d'enfance ait pu souffrir te déchire le cœur.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Mer 17 Juin - 11:16

Alvin se mit à rire. Coucher avec son patron, quelle drôle d'idée ! Loon avait toujours son sens de l'humour particulier ! Mais le garçon n'était en rien jaloux que la petite intello de sa classe couche avec un ministre. A ce niveau là, Alvin était capable de faire bien mieux, sauf qu'il n'entrait pas dans la compétition. Il était déjà bien occupé et s'il rajoutait d'autres personnes dans la liste, il n'aurait bientôt plus de repos !

« Mon patron hein ? Lui je ne sais pas, mais je sais que les autres paieraient bien pour s'offrir mes ... ma compagnie ! »

Il ricana de plus belle et taquina son ami sur sa façon de séduire les femmes. Loon n'avait jamais été très bon orateur. Et puisqu'il parlait à présent de physique, Alvin voulait volontiers reconnaitre qu'aujourd'hui il avait d'avantage de chances de séduire que quelques années plus tôt. Les cheveux courts lui donnaient un charme certain qui pouvait plaire à une grande majorité de la gente féminine.

« Encore, tu ne bégeais pas, c'est déjà une bonne chose » s'exclaffa le brun, écrasant au passage le mégot de cigarette.

Il se devait de faire une pause pour ne pas trop enfumer ses poumons et posa très -trop- calmement le paquet de cigarettes sur la table, près de verre, qu'il finit d'une traite. Le bourbon n'était plus suffisant et il commanda plusieurs shots de vodka.

« On se bourre la tronche ? » lança t-il d'un air joyeux.

Alvin écouta son ami sous-entendu certaines choses dans ses propos. Les hommes, moins chiants ? Possibles. Toutefois, le brun avait une bonne réplique à lui sortir, à ce sujet.

« Malgré tout, personne ne me foutra un truc au cul, je peux t'en assurer. »

Ce qu'il pouvait être vulgaire quand il s'y mettait. Avait-il déjà un peu trop bu ? Certes non, avec deux misérables verres … Il allait couler son petit paquet d'argent en une soirée ! Cela lui rappela alors que le Gouvernement avait une proposition pour lui. S'il avait décidé de ne plus se mêler à la politique, reprendre son poste aux Hunter's Seasons lui plaisait. Il aurait de l'argent. Une vie tout en or, comme avant. Etre pauvre n'était pas fait pour lui. Tout compte fait, il reprendrait bien sa place, gardant l'hôtel pour les périodes où les jeux n'avaient pas lieu. C'était un bon compromis. Il irait sans doute sous peu au bâtiment ministériel pour leur faire part de sa décision.

Alvin se calma toutefois quand il entendit la dernière réplique de son ami. Une histoire d'amour ? Alvin ? Non définitivement ça ne collait pas ensemble.

« Oula non ! L'amour c'est trop romantique pour être supportable ! »

Loon pensait-il sérieusement que le brun ait pu aimer quelqu'un ? Il voyait bien que ça ne collait pas, tout de même ? Alvin n'avait jamais exprimé très clairement des "je t'aime" à quelqu'un. Il fallait que ce soit LA bonne personne pour cela. Jamais il ne se livrerait à étaler des sentiments pareils. Sentiments qu'il n'avait jamais connu, cela dit.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Mer 17 Juin - 16:32

« Ta compagnie. » répètes-tu avec un regard bourré de sous-entendus.

Alvin finit sa seconde, ou troisième, tu ne sais plus, cigarette et pose le paquet sur la table d'un air qui signifie clairement ''J'ai envie de fumer mais c'est pas bieeen''. Il éprouve de toute évidence le besoin maladif de s'occuper les mains, si ce n'est s'occuper tout court ; il le prouve en finissant son énième verre. Travailler dans un hôtel est donc si stressant ? Est-il frustré par quelque chose dont il ne veut pas parler ? Est-ce simplement la montée d'adrénaline provoquée par vos retrouvailles qui le rend si...bizarre ? A moins qu'Alvin soit ainsi tous les jours et que ce changement est survenu pendant les années que vous n'avez pas partagées ensemble. Lorsqu'il commande plusieurs shots de vodka en te proposant de vous saouler jusqu'à n'en plus pouvoir, tu comprends qu'Alvin aussi veut rattraper le temps perdu.

« Avec plaisir, en souvenir du bon vieux temps ! »

Un véritable éclat de rire te secoue lorsque Alvin te promet que son trou de sortie restera un trou de sortie. Il ne faut jamais dire jamais ; à chaque fois que tu t'es promis de ne pas faire quelque chose, le contraire a fini par se produire. Alvin, encore jeune et près à se bourrer la tronche, tornade de sexe ambulante, refuser de tester tous les coins de trottoir ? Tu ne peux pas y croire.

« Oh mais ce n'est pas obligatoire que ce soit ton trou qui soit rempli. » fais-tu remarquer avec un sourire. « Et l'amour c'est pas forcément quelque chose de romantique. Enfin, je suppose. »

Disons par là que comme Alvin, tu ne sais pas ce qu'est l'amour, hormis celui que l'on peut porter à sa famille ou à ses amis. Jamais tu n'as connu l'amour viscéral qui te lie si fort à une personne que tu peux sentir quand elle ne va pas bien, finir ses phrases à sa place, ou fondre en larmes alors qu'elle part juste en voyage d'affaires pour quelques jours. Jamais tu n'as connu quelqu'un, en dehors de ta famille, dont l'absence t'a complètement déchiré de l'intérieur. En un sens, vous êtes en train d'évoquer quelque chose que vous ne connaissez pas. Quelque chose que toi, tu as envie de découvrir, mais qui semble effrayer Alvin plus qu'autre chose.
Ta réflexion est interrompue par l'arrivée d'un plateau de shooters remplis d'un liquide translucide qui ressemble à s'y méprendre à de l'eau, mais dont l'odeur puissante, elle, ne trompe pas. Tu constates la quantité au nombre pair et saisis l'un d'eux que tu portes au dessus de sa tête. Le petit verre paraît minuscule entre tes longs doigts mais il est solide. Et dire que cette toute petite chose contient un petit morceau de mort qui, démultiplié, peut vous plonger dans un coma létal...

« A nos retrouvailles de ce soir et à toutes celles à venir ! » proclames-tu.

Tu bascules la tête en arrière et laisse le liquide glisser dans ta bouche. Tu retiens le réflexe de déglutition jusqu'à la fin du verre et le reposes brutalement, en le faisant claquer contre la table. La chaleur ne tarde pas à t'envahir et le doux feu de l'alcool grignote rapidement tes joues. Il fait soudain bien chaud, ici.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Sam 20 Juin - 13:18

Loon s'engageait dans un terrain pentu et dangereux. Même si Alvin commençait à boire sérieusement, il supportait plutôt bien l'alcool et on le ferait pas avaler la pilule si facilement. Les relations homosexuelles ne le tentaient pas même s'il avait toujours été fasciné par ce que les gens avaient pu lui raconter.

« Effectivement, ma compagnie ! » répondit-il d'une voix faussement vexée.

Pourquoi son ami tenait-il tant à avoir une conversation sérieuse sur les gays ? Non pas que le sujet mette Alvin mal à l'aise, mais il s'attendait à autre chose en discutant pour la première fois depuis des années avec son ami. Le temps perdu ne signifiait pas de parler comme quand ils étaient gamins. Cependant, quelque chose le forçait à avouer que la tournure des évènements ne lui déplaisait pas.

« Mais dis moi tu m'as l'air bien renseigné. Ils ont enfin réussi à te recruter ? »

Le serveur apporta le plateau rempli d'alcool et les disposa sur la table. Alvin en prit un tout en faisant glisser un autre face à Loon. Leva sa main, il trinqua et avala le tout cul sec. Il aimait cette sensation acide et brûlante qui se déversait dans sa gorge mais le mélange avec le tabac le brûlait véritablement. Il n'avait cependant rien d'autre à boire et se contenter de tirer la tronche pour faire passer ce petit moment.

« A mais certainement ! C'est moi qui pilote, en toute occasion. Si je devais par mégarde me laisser tenter par une relation du genre, ce serait à ma façon. »

Alvin lui envoya un coup d'œil entendu.

Petit à petit, l'alcool coulait dans leurs veines, se mélangeant au sang. Le brun ne remarqua même pas que les danseuses avaient envahi la piste. Il avait chaud et il ne tremblait plus du manque de nicotine. Dans les moments d'ébriété, il se disait qu'il faudrait vraiment qu'il arrête de fumer, un jour, mais dès qu'il dessoûlait, sa bonne résolution s'envolait. Pourtant, il en allait de sa santé et il avait l'air de n'en avoir rien à foutre.

Puis Alvin se souvint de la réflexion de son ami sur l'amour, qui n'était pas censé être romantique à tout bout de champ … ou quelque chose dans le genre. En se déhanchant sur sa chaise au bruit de la musique qui s'était accentué, il répondit en criant à Loon.

« L'amour, c'est une théorie philosophique. Une métaphore. En rien ce n'est quelque chose de réel. Tu parles d'un sentiment. Dans la vie il n'y a que les relations et la hiérarchie. L'homme est un animal contrôlé par ses pulsions et ses désirs. »

Il avait l'impression de réciter ses cours de philosophie et la comparaison le fit rire. Il se colla au dossier de sa chaise et faillit renverser le liquide précieux de son verre, qu'il avala dans une petite grimace. Le tabac et l'alcool ne faisait toujours pas bon ménage.

« On va danser ? »

Alvin commençait à avoir le sang chaud !
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Sam 20 Juin - 15:44

« Peut-être. » réponds-tu de manière évasive.

A vrai dire, pas du tout. Vivre avec deux femmes t'a de toute façon donné dès ton plus jeune âge une grande ouverture d'esprit. Tu as suivi les diktats pendant des années sans réellement poser tes yeux sur un autre corps que le corps féminin, dont tu as fini par...te lasser ? Peut-être. Le temps avance, la vie est courte, et tu n'as aucun mal à assumer le fait que tu ferais bien de nouvelles expériences. Clairement, Alvin ne te suit pas dans ton délire : on ne peut pas être parfait ! Mais il a changé. Où plutôt, toi-même tu as une nouvelle façon d'appréhender avec les gens qui s'est façonnée avec le temps. Même si vous vous retrouvez comme si vous vous étiez quittés hier, quelque chose cloche, irréfutablement. Et tu ignores totalement de quoi il s'agit.

« Par mégarde. » souffles-tu dans un rire en l'imitant.

Oui, il vaut mieux, définitivement, arrêter de parler de ça avec lui. Ca ne lui réussit pas. Depuis son plus jeune âge, Alvin a toujours eu besoin de l'attention des autres et de maîtriser la situation. Il doit contrôler autrui pour se sentir bien car il est incapable de mettre son existence entre les mains de quelqu'un d'autre, pas même les tiennes. C'est lui d'ailleurs, le seul et l'unique à ce jour, qui possède absolument toutes les clés de tes peurs. Il suffit de les glisser dans la bonne serrure et il te fait souffrir jusqu'à te donner envie de passer sous le tramway. S'il y en a bien qui domine la situation entre vous deux, c'est lui.
Certaines femmes doivent trouver ça rassurant. Elles qui aiment les vrais hommes, ceux qui prennent des décisions et leur font des avances sans équivoques.

Les dernières phrases d'Alvin sur l'amour ne pourront jamais être contredites puisqu'elles s'échappent dans le bruit ambiant sans que tu n'aies le temps de réagir. Vous n'avez jamais disserté sur l'amour et ce n'est pas maintenant que ça va commencé. Alvin est têtu et s'arrête durablement sur une opinion : il faut vraiment prendre l'argument à cœur pour pouvoir le convaincre de quelque chose. Et si par malheur vous finissiez dans le même lit, tu n'es pas sur de pouvoir supporter son arrogance dans une sphère aussi intime que celle de ton cul brutalement pris par cet homme qui ne pense qu'au sexe.
L'alcool se diffuse dans tes veines. Ta tête commence à tourner. Derrière vous, le spectacle a commencé et Alvin te propose d'aller danser.

« Aller ! » acceptes-tu.

Tu bondis de ta chaise et, laissant derrière toi ta veste de cuir, te glisse entre les corps mouvements qui s'agitent déjà sur la piste de danse. Te libérant un petit coin d'oxygène, tu repères Alvin qui s'avance vers toi et se trémousse déjà. Bon dieu ce bonhomme dans il a bu, c'est un phénomène. Tu ris d'abord et sans pudeur, t'élances à ton tour.

« Comme au bon vieux temps ! Tu te rappelles quand on allait en boîte sans en avoir l'âge ? Qu'on se démerdait pour pouvoir passer le videur ? »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Sam 20 Juin - 21:32

Alvin se rappelait brièvement de l’enfance de son ami. Il se rappelait de celles qui composaient sa famille et de son ouverture d’esprit. Lui n’avait jamais été aussi tolérant envers le monde qui l’entourait. Il avait toujours eu besoin de se moquer pour se sentir un tantinet moins médiocre mais ses remarques acerbes passaient toujours bien auprès de ses amis … à moins que ces deniers ne rient que pour lui faire plaisir et ne pas être eux même l’objet de ses moqueries.

En revanche, le brun n’avait pas un mauvais fond. Il avait simplement besoin d’être rassuré par le pouvoir qu’on lui avait donné. Il n’avait jamais eu besoin de se confier, si bien que même ses amis les plus proches ne savaient pas tout ce qui le composait. Alvin avait toujours gardé le contrôle de sa vie. Il ne dévoilait que ce qui lui semblait nécessaire et gardait pour lui tout ce qu’il pensait être trop lourd à porter pour les autres. Il n’accordait pas sa confiance facilement, ne s’ouvrait pas. Et si Loon connaissait une majeure partie de la vie d’Alvin, il savait sans doute que ce dernier, s’il se trouvait face à un problème de taille, se débrouillerait par lui même, que sa vie soit en danger ou non. En revanche, Alvin aimait tout savoir des gens qui l’entouraient.

A présent, il avait l’esprit plus large sur un bon nombre de sujets, mais certains le rendaient mal à l’aise. L’homosexualité n’était pas quelque chose de dérangeant pour lui sauf quand on l’y associait d’un peu trop près. Alors, quand Loon fait quelques allusions plus poussées sur son orientation, Alvin ne lui répondit que par un sourire, avant d’avaler un nouveau shot. Il avait définitivement besoin de se bouger le gras.

Son ami ne répondit pas sur son discours philosophique et le brun avala un nouveau shot. L’alcool lui retournait le cerveau et, bientôt, il ne songea plus à toute la conversation qu’ils avaient eue et pour laquelle il ne sentait pas très à l’aise. Il proposa d’aller danser sans réellement se rendre compte de ses paroles et se leva avant même que Loon ne le fasse. Puis, il se jeta en pâture parmi les fêtards.

Il dansa quelque peu collé avec une jeune demoiselle, puis s’en éloigna après l’avoir observé un moment. Bourré peut-être mais certainement pas aveugle. La vulgarité de la danseuse l’écoeura et il rebroussa chemin, cherchant Loon du regard. Il le trouva un peu plus loin et se trémoussa jusqu’à lui, un sourire radieux et bête collé sur le visage.

« Oh que oui je m’en rappelle ! C’était tellement drôle parfois. Tellement gros que je suis certain qu’on nous a fait rentrer parce qu’ils avaient pitié de nous ! »

A cette pensée, Alvin laissa échapper un rire plutôt fort ainsi qu’un petit sourire en coin auquel s’ajouta un haussement de sourcil. Ce visage là faisait craquer n’importe qui, et encore plus quand il ne portait pas la barbe. Sauf qu’aujourd’hui, il était bien plus viril qu’autrefois !

« Aller Loon on bouge les fesses ! Faudrait pas que je te montre comment faire non plus ? »

Sans s’en rendre compte, Alvin était en train d’aguicher son ami qui lui avait à demi mot révéler son homosexualité un peu plus tôt dans la soirée. Mais ça, le brun semblait l’avoir déjà oublié.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Sam 20 Juin - 23:00

Pourquoi pitié ? Elle était tellement bien, votre petite bande. Tu te souviens, à travers les couleurs et la chaleur des corps, de toutes les bêtises que vous avez faites ensemble. Vous avez vécu ensemble, vous vous êtes vus grandir, vous êtes presque fusionnels. Lorsque Alvin te confirme qu'il s'en rappelle, cela te redonne l'espoir que son arrogance à table avait brutalement fait éclater en morceaux. Quel naïf as-tu été pour croire que tu le retrouverais, plus de dix ans après, sans que rien n'ait changé ? Le temps avance, le temps se modifie et transforme les gens. Ton amitié sincère pour Alvin ne t'empêche pas de remarquer sa nouvelle attitude, plus franche envers les femmes, son machisme révélateur de cette petite bite dont il ne sait certainement pas se servir, sans quoi il se serait casé depuis longtemps. Il décide toujours tout, ou plutôt se convainc de toujours tout contrôler. Car s'il ne se case pas, c'est peut-être qu'aucune femme ne veut de lui. Que chacune d'elle se heurte à sa personnalité brutale sans prendre le temps d'en découvrir le fond. Peut-être même es-tu le seul qui le connais réellement.

Alors que tu te déhanches sur la piste de danse en compagnie de ton ami, heurtant parfois les corps en sueur, tu le regardes en détail, inondé de taches de couleurs. Et tu lui trouves cette beauté mélancolique qui le gagne quand il se perd, les yeux dans le vague. A quoi peut-on bien penser quand on danse ? A son copain ? A sa copine ? A demain ? A la musique ? Aux chaussures qui nous font mal ? Aux règles qui nous broient le ventre ?
Toi tu penses à hier, à avant hier. A l'année dernière, celle d'avant. A New York.

« Eh bien vas-y, montre moi puisque tu es si doué ! » lances-tu avec un sourire, une lueur de défi brillant dans tes yeux vers.

Tu t'approches de lui et essaies de copier ses pas. Après tout, tu n'as jamais été très bon danseur et à cet instant présent, tu ne cherches pas à l'être. L'alcool l'a désinhibé et va encore lui faire faire un tas de conneries qu'il va regretter si seulement il s'en souvient. Alors pour ça, il n'a pas changé. Tu connais tout d'Alvin. Tu connais son enfance. Tu connais ses racines. Tu connais son adolescence. Tu connais ses goûts. Ses joies. Ses peurs. Et tu connais son corps, pour l'avoir tutoyé des yeux quelques fois. Un matin, tu t'es réveillé à ses côtés. Tu as dormi chez lui, dans le même lit, comme d'habitude, naturellement parce qu'il n'y a aucune pensée à avoir. Il s'est réveillé avant toi et il est parti prendre sa douche dans la pièce d'a côté. Lorsque tu t'es levé à ton tour, tu es tombé nez à nez avec son corps entièrement dénudé. Il t'a regardé. Tu l'as regardé. Et il a semblé gêné. « Qu'est-ce qu'il y a ? » as-tu demandé. « T'as jamais été à poil devant quelqu'un ? » Si, bien sûr, devant ses conquêtes. « Mais c'est pas pareil » Il a répondu. Alors tu t'es déshabillé à ton tour « Voilà, comme ça , on est quittes. » Et Alvin t'a tourné le dos.
Tu ouvres les yeux, reviens au présent.
Et Alvin n'a jamais été si proche.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Sam 20 Juin - 23:24

C’est qu’il le taquinait, le jeune homme, à entrer dans son jeu. Alvin était dans son délire endiablé et le lendemain il aurait sans aucun doute une bonne gueule de bois l’empêchant de se souvenir de la moindre chose à partir de son dernier shot. Il observa son ami lui répondre, essayant de copier sa façon de se mouver, avant d’exploser de rire. Lui ne voyait pas que Loon avait pu se plonger dans ses souvenirs, qu’il se rappelait de choses dont lui avait tout oublié.

La musique changea pour un rythme plus rapide, plus sec. Les couleurs des spots étaient parfois aveuglantes mais Alvin bougeait dans le bon tempo. Il fléchissait ses jambes tout en balançant un petit mouvement du bassin. Il avait dans son regard quelque chose de trop noir pour être perçu. L’alcool avait tout noyé. Alors, ses pupilles dilatées brillaient dans l’obscurité. Sans le vouloir, il envoyait quelques mauvaises ondes aux personnes autour de lui. Des petites illusions, comme un automatisme. Et il regardait Loon en se mordillant la lèvre inférieure, jouant avec son piercing. Il savait tellement jouer de son charme.

Sans réellement le prévoir, il se rapprocha de son ami d’enfance, bougeant toujours sur le son qu’on leur envoyait. Il était dans un autre monde, un autre espace dans lequel les personnes autour ne comptaient pas. De toute façon, les autres ne comptaient. Il avait toujours été déçu en s’accrochant à quelque chose. On lui avait arraché ses parents. On avait emporté son maitre et d’autres de ses amis. A présent, s’il cherchait vraiment seul Loon lui était resté fidèle tout ce temps. Malgré la distance et le temps durant lequel ils ne s’étaient pas où, aujourd’hui, tout recommençait.

« Tu suis mon ami ? »

Alvin avait crié cette phrase avant d’afficher un sourire de vainqueur. Il avait ponctué ses paroles d’une petite onomatopée puis s’était remis à bouger. Il était infatigable et dans ces moments là, la nicotine laissait ses nerfs tranquilles. Même son corps ne demandait pas d’alcool supplémentaire. Il s’amusait, dépensait l’énergie qu’il avait gardée enfoui en lui depuis des années.

« Oh tu t’en rappelles ? »

Cette fois il avait gueulé ! La musique avait changé, une fois encore. Un vieux morceau avait été remixé. Il était beaucoup plus électro et entrainant que dans leurs jeunes années. Mais Alvin se mit à chanter les paroles qui étaient crachées par les enceintes. Elles n’y étaient pas toutes et il n’en avait que de vague souvenir mais il adorait ce remix.

Alors il bougeait les bras, comme les autres, il levait la tête, révélant sa pomme d’Adam et la naissance de sa barbe. On pouvait voir sa peau à nu et ses veines se tendre. Alvin avait chaud. Il y avait trop de monde autour de lui mais il s’en moquait. A présent plus rien ne comptait. Il s’amusait, il décompressait. Il observa la foule sans la voir, fit les gestes rapides du DJ qui se déhanchait, casque sur les oreilles. Et il voyait Loon, les yeux fermés, qui bougeait toujours. Pensait-il ?

Puis il fit un petit tour sur lui même. Trop vite pour voir le monde autour de lui qui n’était devenu qu’un amas flou de couleur. Et il se planta à nouveau devant Loon.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 21 Juin - 0:37

Tu ris de le voir rire, parce que c'est un truc qu'il n'a pas perdu. Il ignore ce qu'il se passe dans ta tête. Il ne sait pas du tout et se fiche seulement de ce qui trotte dans ta tête. Tu essaies de raviver ses souvenirs, tu t'accroches à eux comme tu voudrais t'accrocher à lui. Mais il ne perçoit rien, perdu dans son délire de couleurs et de sons, dans le rythme endiablé de cette musique qui le porte. Ton cœur balance, entre ce qu'il t'a fait autrefois, la douleur des réminiscences qui vont et viennent, la puissance de tes sentiments ambigus qui tutoient le viscéral et l'intrinsèque sans jamais arriver à se décider réellement. Il te demande si tu te souviens de ce morceau. Bien sûr, connard, que tu t'en souviens. C'est ce morceau que tu adores, ce morceau que tu chantais si souvent, à t'en donner mal au crâne. En long, en large, en travers, en chœur, tu l'as chanté. Tu connais les paroles et tu t'en souviens encore. Tu te souviens encore de la violence avec laquelle elles t'ont transpercé quand c'est arrivé.

« Al'. » appelles-tu fermement.

Il ne t'écoute pas, la musique est trop forte et ta vois s'y perd parmi les dizaines d'autres, se fracassent contre les basses qui font vibrer le sol sous tes pieds. Tu sens cette pression, cette tension bien connue, ce trouble qui t'agite de manière abstraite avant de prendre réellement place au centre de ta vision pour commencer à la brouiller. Le sang frétille dans tes veines, bat à tes tempes. Tu le ressens, au plus profond de toi, en un écho sordide qui se superpose bientôt à la musique. C'est l'aura magique d'Alvin qui se manifeste de ses illusions aussi noires que l'éclat de ses yeux que l'alcool a dilatés.

« Alvin, arrête. »

Il le sait en plus, que tu y es sensible. Ca va même au delà de ça, tu ne les supportes pas et ta faible puissance magique ne te permet pas de contrer des illusions d'un tel niveau. Pour l'instant, tu ne vois rien de particulier, mais tu sens, tu entends, et ça suffit. Ta vision se brouille davantage, se teinte de rouge. Il ne reste plus que les battements de ton cœur qui s'emballent et les échos de cette chanson détestée qu'il chante à tue-tête. Le sang. La douleur. La mort. La nausée te gagne.

« Alvin, s'il te plaît, arrête ! »

Il tournoie sur lui-même comme pour se moquer avant de se planter devant toi. Tes muscles se crispent, tes yeux se chargent de larmes et la peur, intrinsèque, te dévore de l'intérieur. Tu as l'impression que tout va s'arrêter. Qu'il va s'éloigner, qu'il va disparaître. Tes jambes vacillent. Votre grande proximité te projette presque contre lui. Vos torses s'entrechoquent. Tu saisis désespérément sa chemise.

« Tu me fais mal, Alvin. Arrête. Tes illusions, arrête-les. » murmures-tu, la voix troublée par l'alcool.

Ton étau se resserre et toute l'amertume brillant dans tes yeux rencontre les siens.

« Tu as tout oublié. Plus rien ne reste de toi, de nos jeunes années. Qu'es-tu devenu, Alvin ? Qu'es-tu devenu ? »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 21 Juin - 9:58



Au début il n’entendit pas. Il ne se rendait pas compte de l’effet que pouvaient avoir ses illusions sur les personnes n’y étant pas préparées. Même celles qui s’y attendaient ne pouvaient y résister, de toute manière. Il était bien trop fort dans ce domaine, il excellait sans doute, sinon le gouvernement ne l’aurait jamais choisi lui pour animer les Hunter’s Seasons.

Il prit cependant conscience que quelque chose n’allait pas quand il sentit deux mains agripper son t-shirt. A ce moment là, Alvin vit disparaître la folie colorée et se concentra sur les deux yeux noisette qui le fixaient. Des pupilles brillantes et dans lesquelles on apercevait également l’alcool qui coulait dans les veines, embrumant le cerveau et les souvenirs. Pourtant, Loon semblait lointain.

Alvin n’avait rien entendu de la dernière réplique de son ami. Il était revenu brutalement sur terre et les deux hommes se regardaient, collés, sans bouger. Aucun des deux ne semblaient se rendre compte de la situation. Puis, finalement, le brun comprit. Il approcha alors ses lèvres de son oreille.

« Désolé »

Ce n’était pas sa faute. Loon ne se rappelait-il pas de l’effet de l’alcool sur Alvin ? Il planait tout en étant conscient de ce qu’il désirait.

La musique changea et le barbu sentit comme un poids s’envoler de son cœur. Il s’était senti oppressé en voyant la détresse dans laquelle il avait plongé son ami. Il était en train de le détruire. Peut-être aurait-il mieux fait de rester éloigné de lui. Ne jamais accepter cette invitation ...

Pourtant, toutes ses pensées furent noyées en peu de temps. Alvin changea radicalement de comportement en même temps que la musique. Plus électrique, plus enivrante, il se remit doucement à danser avant de recommencer à gesticuler comme un gamin. Il avait toujours cette petite lueur dans les yeux, il avait toujours aussi chaud.

Cette fois, il se contrôla pour ne plus lâcher d’illusion. Il bloqua sa magie pour être à hauteur des autres humains présents dans la pièce. Et puis c’était dangereux, de se lâcher autant ! Il attrapa les paumes de Loon et croisa leurs doigts pour que son ami se trémousse également au rythme de la batterie.

Alvin ne voyait plus de flot de couleur. Il distinguait nettement chaque personne. Loon l’avait fait redescendre, comme à chaque fois qu’ils sortaient ensembles. Il était son pilier pour éviter de commettre l’irréparable.

« Tu veux qu’on aille se poser ? » proposa t-il soudain.

Non pas qu’il fut fatigué de tournoyer ainsi, mais peut-être qu’il valait mieux retrouver leur table quelques instants. Alvin avait cependant déjà oublié ce qu’il avait malencontreusement fait subir à son ami et, en lui touchant le nez du bout du doigt, il se trémoussa pour sortir de ce flot de personnes. Il avait un regard humide et chaleureux, si tant est qu’on ne puisse distinguer sa noirceur et le flot de magie et de souvenir qui l’avait assailli.

En s’asseyant, ou plutôt en se laissant tomber sur la chaise, il regarda son paquet de cigarettes avant d’en désintéressé. Il n’avait pas envie de fumer. Il ne savait même pas de quoi il avait envie.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 21 Juin - 11:01

Soudain le temps s'arrête. Vos regards se croisent, un néant d'alcool aux lumières rouges et ses roses qui ne signifie rien de plus qu'une béatitude pleine de vodka. Il y'a plus rien. Plus de son, plus de matière, plus de sentiments. C'est juste un mécanisme qui s'engage, permettant à ses jambes de le porter. Pourtant ce n'est pas faute d'essayer. Tu scrutes ses pupilles dilatées par les shots qu'il a ingurgités, et tu attends, les poings crisper, que tout s'arrête. Mais tu ne vois strictement rien, si bien que tu ne prévois pas du tout qu'Alvin se rapproche autant. Ton souffle se bloque brutalement dans tes poumons, et tu attends le choc.
Mais il n'y a pas de choc.

Les lèvres d'Alvin caressent simplement ton oreille, envoyant un électrochoc dans ton corps tout entier avec une force que tu n'aurais pas cru possible, sans doute est-ce du à l'alcool. Le simple mot qu'il prononce fait l'effet d'une bombe. Alvin est comme ça. Il est éloquent, il ne s'attarde pas, surtout pas sur une histoire de sentiments, encore moins une des arguments qui pourraient lui porter préjudice. Vous connaissez tous les deux la part sombre d'Alvin et votre pensée demeure formelle là dessus : vous ne voulez absolument pas qu'elle apparaisse, là tout de suite, devant tout le monde.
Pourtant tu as la forte impression que vous avez évité un drame. Celui selon lequel tu aurais pu t'évanouir devant ton le monde après une forte crise d'angoisse, par exemple. Ca aurait été tout de même fort fâcheux pour une soirée de retrouvailles.

Une fois de plus, Alvin marque ton esprit et ton corps. Il entrelace ses doigts dans les tiens d'une manière particulièrement étrange avant de t'entraîner dans une nouvelle danse. Oui, c'est ça, oublions. Mais c'est bien une chose que tu n'arrives pas à oublier, sur laquelle tu ne parviens pas à relativiser. Le doigt d'Alvin passe sur ton nez comme une brûlure et quand il sort de la foule compacte, tu as soudain la peur noueuse de le perdre à tout jamais.
Néamoins tu le suis simplement jusqu'à votre table, le corps humide de sueur. Tu le vois tendre la main vers son paquet de cigarettes avant de se raviser. Toi en revanche, il faut que tu en grilles une, tout de suite, sinon tu vas devenir dingue.

« Tu es bizarre ce soir, à moins que ce ne soit ta personnalité et qu'il faille que je m'y habitue. »

Sortant ton briquet, tu le fais crépiter pour enflammer le rouleau de tabac et en tires une bouffée salvatrice.

« Désolé d'avoir bousillé un peu l'ambiance, mais j'avais pas envie de m'écrouler au milieu de tout le monde le soir de nos retrouvailles. »

Ta respiration commence à se calmer. Tu tires tranquillement sur ta cigarette, digérant peu à peu les émotions récentes qui t'ont secoué. La nausée descend, ta bile retombe tranquillement dans ta vésicule, et c'est comme si rien ne s'était passé.
Presque.

« Je n'aurais jamais cru te dire ça, mais tu es fichtrement bandant quand tu danses, maintenant. Je ne sais pas. Ton aura à changé. Surveille ton cul, Alvin, vraiment, conseil d'ami. »

Un faible sourire ponctue cette phrase digne de vos jeunes années. Tu te penches et lui tends ta cigarette.

« Tiens, excuse-moi, faut que j'aille me vider. »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 21 Juin - 11:20

Si Alvin s’était ravisé en reculant ses doigts du paquet de cigarette, son ami semblait sur le point d’en fumer une. Il l’avait suivi jusqu’à la table et s’était assis à son tour. Et soudain, il lance une réplique dont Alvin ne comprend pas le sens. En quoi était-il bizarre ce soir plus qu’à l’ordinaire ? La seule chose qu’il y avait de différent, c’était la quantité d’alcool dans son estomac. Mis à part cela, il était lui, tout simplement. Il avait toujours été lui, il s’était simplement laissé un peu trop entrainé durant quelques minutes. Pour éviter une conversation fâcheuse, Alvin laissa la phrase en suspens.

« T’en fais pas … Et puis ce n’était pas entièrement ta faute hein »

Le barbu s’était déjà excusé, il n’allait pas le faire une seconde fois. Loon avait toujours eu le besoin d’exprimer ce qu’il ressentait, de le monter ou de le dire, ce qui n’était pas le cas d’Alvin. Il gardait tout pour lui et les émotions trop fortes, il les enfouissait au plus profond, si bien qu’elles en devenaient ridicules et qu’il les oubliait. Ou presque …

« J’ai toujours très bien danser, mon cher ! Et comme je te le disais, mes fesses sont en sécurité. C’est plutôt celles des autres qui ont du souci à se faire ! »

Il lâcha également un petit rire. Amer. Loon avait-il besoin de ramener ce sujet une nouvelle fois sur le tapis ? Alvin n’entrerait pas dans son jeu. Si son ami était gay, cela ne lui posait aucun souci mais, en revanche, il ne pouvait pas le pousser à le devenir ou à s’en amuser comme si coucher avec des gars était aussi anodin. Alvin n’était pas contre le fait d’en rire, mais si la conversation devenait sérieuse, le brun se braquait.

En voyant toutefois le sourire de son ami, il se détendit. Il attrapa la cigarette qu’il lui tendit et hocha la tête quand il le prévint de son tour aux toilettes. Le barbu ne se gêna pas pour fumer alors le bâtonnet et attendit. Une minute. Puis cinq. Finalement il commença à taper du pied et s’impatienta. Il ne fallait pas autant de temps pour une si petite affaire ! Alors il se leva, écrasa le mégot dans le cendrier déjà bien rempli, et paya le barman en passant devant.

Il avait embarqué la veste de son ami ainsi que la sienne et avait foncé jusqu’aux toilettes où il ne trouva que quelques couples fort bien éméchés. Fronçant les sourcils, il sortit alors et l’air frais le revigora aussitôt. Il chercha son ami des yeux, sans pour autant distinguer une silhouette particulière parmi les autres.

« Loon ? »

D’abord plaintif, il se mit ensuite en colère de ne pas le voir. L’avait-il planté ? Il fit quelques pas en direction du parking. Visiblement ils n’étaient pas rentrés par là, tout à l’heure. Alvin ne reconnaissait pas les lieux. En revanche, il retrouva rapidement son ami, assis sur un muret. Il avait l’air en sale état.
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 21 Juin - 12:01

Tout s'embrouille autour de toi. Quelques secondes après avoir pénétré la masse brûlante de la foule en mouvement, tu as déjà oublié ce que tu as laissé derrière toi ; ta clope, ta veste, ton ami d'enfance qui t'a tant manqué. Tout ça fout le camp de ta mémoire, se noie dans la brume qui remplit l'air, coloré par les stroboscopes. Tu ne sais même plus pourquoi tu es debout, ce que tu vas chercher, ni où tu dois aller. Les vapeurs des illusions d'Alvin se mélangent avec l'alcool distillé dans tes veines, la fatigue et la cigarette. Ta vue se trouble une nouvelle fois, la nausée remonte les parois de ton œsophage et ta vessie va exploser. Soudain, comme par magie, une porte apparaît prêt de toi. Tu te saisis de la poignée et l'air frais te frappe le visage.
Bon, ben, tu es sorti.

Tu ignores quelle heure il est. Peut-être tôt, peut-être tard. Dans tous les cas, il fait nuit noire et tu t'enfonces dans l'obscurité, la peau parcourue de frissons créés par la brise fraîche soufflant sur ta peau humide. Tu ne penses pas, tu ne réfléchis à rien, pas même aux dernières paroles d'Alvin que tu as déjà oublié.
En revanche ton corps te rappelle rapidement à l'ordre et tu comprends pourquoi tu es sorti quand le réflexe baisse ton futal et te permet de te libérer sans pudeur contre le muret. Tu laisses ta vessie se vider dans un grognement de soulagement, avant de te rhabiller comme si de rien n'était. De toute façon à côté du Little', des gens comme ça, y'en a de partout. Au moins tu ne fais pas partie de la joyeuse petite partouze qui se tient à côté du conteneur à poubelles là bas. Tu frissonnes et prends le temps de t'asseoir à la fraîche, juste pour respirer l'air pur avant de retourner dans l'incinérateur qui sert de club de streap tease juste derrière.

Dans les méandres de ta nébuleuse, quelqu'un t'appelle, par ton surnom. Tu lèves la tête, les yeux lumineux et humides. Une présence se manifeste soudain à tes côtés, celle d'Alvin, inquiet, qui tient un veste dans ses bras.

« Ah, coucou. » lances-tu en posant ta tête contre sa hanche, l'air songeur.

Tu frissonnes violemment et remarques que c'est ta veste qu'il tient à la main parce que la sienne se trouve sur ses épaules.

« Oh merci, j'avais froid. »

Tendant la main, tu la saisis et te hisse lourdement sur tes jambes avant de faire basculer le lourd cuir noir sur tes épaules et d'enfiler les manches.

« Je cherchais les toilettes et j'ai ouvert la première porte qui est passée, et il se trouve que c'était celle qui menait dehors, amusant non ? »

Non, pas du tout. C'est complètement con, même. Tu fourres tes mains dans tes poches et vacille d'un pied sur l'autre le regard vitreux.

« Dis-moi, on est loin de chez toi ? Je ne me vois pas retourner là dedans, c'est la fournaise. »
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MessageSujet: Re: Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]   Dim 21 Juin - 18:24

Alvin fut en un sens soulagé de retrouver son ami dehors, devant le club. Il était assis sur le petit muret semblait complètement à l'ouest. Le brun ne s'écarta d'ailleurs pas lorsque l'autre posa sa tête contre sa hanche. Définitivement, on savait lequel des deux ne tenait pas l'alcool. Il lui rendit sa veste de cuir et l'autre le remercia avant de se mettre sur pied. Il montrait pas mal de signes de fatigue et cela se confirma lorsque Loon proposa à Alvin de rentrer. Chez lui. Non pas qu'il ne veuille pas de son ami chez lui, mais sa baraque était quand même assez loin comparé à l'appartement de Loon. Ils en parlaient avant d'entrer dans le club, et il semblerait que le plus âgé des deux amis habitent dans le quartier. Ils n'allaient tout de même traverser toute la Nouvelle-Orléans juste pour être chez lui, si ?

« Loon … tu sais que je n'habite pas ce quartier hm ? »

Il laissa quelques secondes à son ami avant de reprendre.

« Mais je peux te raccompagner chez toi si tu veux, avant d'appeler un taxi. Et de toute façon, moi non plus je n'ai pas trop envie de retourner dans la foule. »

L'inconvénient de ne plus avoir de voiture simplement pour refaire la décoration .. En tout cas, dans ces moments là, c'était peut-être aussi un avantage. Au moins, il n'avait pas à se soucier de la laisser sur le parking ou de se demander comment il allait bien pouvoir conduire sans provoquer l'accident le plus con du monde.

« Aller on y va. »

Il passa son bras sous celui de son ami pour l'aider à avancer. Alvin avait l'impression d'avoir dessoûlé en quelques minutes alors que l'alcool embrumait encore ses pensées. Finalement, pas sûr que ni l'un ni l'autre ne se rappelle exactement de cette soirée. Ils n'avaient rien fait d'irréprochable, cela dit.

Les deux compères commencèrent alors à avancer dans la nuit, silencieusement. N'avaient-ils plus rien à se dire ? Bien au contraire, mais la buverie du soir les avait séché, littéralement. Alvin avait faim à présent et il ne rêvait que d'un bon petit plat. Ils auraient pu avaler quelques cacahuètes dans le club, mais le brun voulait un vrai repas digne d'un bon restaurant français. Un gros plat pour une bonne assiette. Et si l'idée d'aller au restaurant lui passa par l'esprit, il l'oublia instantanément. Vu l'heure, tout était fermé, et il pesta.

« Sinon je viens chez toi et on se fait une bonne bouffe ! »

Alvin inversait les rôles. C'est lui qui irait chez Loon. De toute façon, c'était plus près. Et un appartement reste un appartement. Il aurait un endroit pour dormir, une salle de bain pour sa douche et surtout une cuisine pour manger. Cela dit, il n'avait pas prévu de dormir chez son ami. Ils allaient diner, dessoûler et peut-être qu'Alvin repartit sitôt tout ça terminé. Dans son esprit, les petits malentendus s'étaient dissipés. Le brun n'avait pas de jugement à porter sur son ami et s'il avait du le faire, cela aurait été fait depuis belle lurette.
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Ich bin da // Loon&Alvin [Terminé]

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