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 Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)

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MessageSujet: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Mar 28 Avr - 22:27

Pourquoi était-elle là déjà ? Ah oui parce qu’elle n’avait pas le choix ! Un concept très en lien avec la liberté, dont la jeune femme avait la sensation de ne plus tellement jouir depuis trop longtemps à son goût. Mais dans une dictature c’était bien une sensation normale, non ? On vous contrôle, règle vos faits et gestes autant que faire ce peut, l’on oriente votre pensée, on vous fait peur. Si elle ne voulait pas finir en dépression avant la fin de la journée Jordan devait arrêter de penser à cela, puisant dans son optimisme naturel bien qu’affaibli, la jolie rouquine affichait alors son sourire de circonstance. Un petit rictus léger qui faisait illusion au milieu de tout ces autres experts, chefs d’entreprises et membres du Gouvernement qui participaient, comme elle, à ce séminaire chiant à mourir. Ça n’était que le début d’une longue semaine et déjà l’analyste financière rêvait que cela ce termine. Le fastueux buffet proposé par le pouvoir en place ne suffisait pas à lui faire oublier pourquoi elle était là et surtout pour qui ! Faire bonne figure, éviter les vagues voilà ce à quoi elle devait s’appliquer pour les jours à venir peu importe qu’elle puisse bouillir intérieurement.
Piochant un amuse bouche la jeune femme grimaçait légèrement quand le goût vint envahir sa bouche. Comment pouvaient-ils servir des trucs aussi dégueulasses ? Peut-être était-elle mal tombée mais toujours était il qu’avec une discrétion dont elle avait le secret Jordan recrachait l’infâme petit four dans une serviette en papier laquelle fut glisser directement dans son sac à main. Mentalement la jolie rousse notait de penser à le vider lorsqu’elle regagnerait sa chambre. Encore une chose qui lui hérissait le poils… ne pas pouvoir rentrer chez elle pourtant pas si loin de là. Mais non, le Gouvernement exigeait un huis clos parfait où durant ces quelques jours de séminaire personne n’était autorisé à sortir d’un périmètre restreint. Les réunions et conférences se tenaient au siège du Gouvernement et tout les protagonistes logés dans un hôtel luxueux situé juste en face de celui-ci. Le contrôle, encore et toujours.

Jordan se questionnait souvent sur les motivations des dirigeants à appliquer de telles mesures. Si ça n’avait pas été si dramatiques en des termes politiques, elle aurait crié haut et fort combien c’était ridicule. Force était de constater qu’elle n’était pas en position d’user de son franc parlé sans retenu, pas dans un endroit comme celui-ci, pas dans un contexte pareil et surtout pas quand ses patrons tenaient les preuves qu’elle avait tué un homme. Alors quand bien même la jeune femme s’ennuyait plus que ce qu’un être humain normal peut endurer, elle devait laisser croire tout le contraire. Néanmoins elle s’était appliquée à s’isoler dans un coin peu fréquenté de la salle à proximité d’une des tables du buffet, ce qui expliquait peut-être que les amuses bouches y soient si mauvais. Éviter ses pairs, esquiver toutes discussions ennuyeuses à crever sur ce qu’elle avait dû faire semblant d’écouter toute la mâtinée durant. Finalement le seul point positif de ce moment conviviale de pause déjeuner c’était la boisson, bien que limitée pour des raisons évidentes que personne ne voulait de la viande saoule à un tel événement.
La rouquine savourait alors son verre lentement, prenant la faible dose d’alcool comme un petit réconfort. Ces derniers temps elle s’était un peu lâchée sur la consommation d’alcool, pas de là à ce que cela puisse apparaître comme un problème mais peut-être devrait-elle songer à ralentir un peu ses soirées alcoolisées. Le moins que l’on puisse dire en tout cas c’est que ça n’était pas ici qu’elle arriverait à atteindre même un tout petit niveau d’ébriété. Dommage, cela aurait sans doute aider à faire passer le temps un peu plus vite ou à augmenter l’intérêt des différentes présentations et discussions qui étaient au programme de la journée.  Sauf que devant l’impossibilité qu’elle fut assez bourrée pour s’amuser durant cette après-midi, Jordan allait devoir trouver autre chose. Son regard balayait la salle, s’arrêtant sur quelques têtes connues d’autres beaucoup moins et de totales inconnues. La jeune femme les observait avec attention, tout ces gens regroupés en petits comités séparés, rythmant leurs discussions au rythme de leurs mastications.

Tout cela était d’un ennui pesant pour l’analyste financière qui tout en se remplissant une assiette de quelques mets qui ne la répugnaient pas de trop, se préparait à cultiver sa solitude. Certains avaient bien essayé d’entamer la discussion mais elle s’était montrée plutôt peu encline à converser avec eux. Tantôt totalement nonchalante tantôt froide et distante elle usait de toute sa palette d’attitudes dissuasives. Partant en quête d’un précieux morceaux de pain sa main en heurtait une autre. La politesse aurait voulu qu’elle se confonde en excuse et prie l’autre de se servir pour qu’il fasse de même à son égard et qu’enfin elle puisse prendre ce foutu bout de baguette sans doute d'une triste fadeur. Jordan gagnait alors du temps en se saisissant de la mie tant convoitée sans même présenter d’excuse à cette main dont elle n’avait même pas daigner décrocher un regard à son détenteur. Néanmoins ce bougre semblait déterminé à se servir à manger lui aussi et plusieurs fois leurs mains se croisèrent. La jolie rousse affichait alors sa mine la plus neutre, voire un peu désabusée « Je vous gêne peut-être ? » l’importun devait avoir dans ses âges, sans doute un scientifique parce qu’il en avait la tronche aux yeux de Jordan et bizarrement ses traits ne lui semblaient pas totalement inconnus. Pourtant la rouquine était bien incapable de dire où elle avait déjà vu ce type. Ses yeux le scrutaient comme un scanner dans un aéroport « Bon bah servez vous maintenant… Je vais attendre. » ajoutait-elle en levant les yeux « Les rats de laboratoire n’ont pas de manières c’est bien connu. » au moins elle pourrait savoir s’il en était ou non.
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MessageSujet: Re: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Mer 29 Avr - 0:16

Plus il y a de fous, plus on s'ennuie OU Prisonners 2

« La vie n'est décidément pas un kiwi » comme dirait l'autre



Jour 1.
12h14

Un léger gout d’enfer me traverse le palais lorsque je croque dans ce que j’attendais depuis quatre heures, cinquante-deux minutes et 36 secondes. Depuis l’instant où j’ai compris. Compris que je n’aurai jamais dû reprendre le boulot aussi tôt. Compris que la séquestration, la violence et la simple impression d’avoir été broyé par un tracteur n’était rien face à l’ennui que pouvait provoquer un séminaire. Pas n’importe lequel qui plus est, un sur la sécurité. La meilleure des blagues de l’année, voir de la décennie. Plus que Darkness Fall qui m’a rappelé qu’on ne peut pas fuir éternellement son passé. Plus que la plaisanterie sur ma naissance. Plus que celle de Samuel devenu Lawrence ou encore celle d’un ami passé à la rébellion. Le gouvernement voulait s’assurer de notre sécurité. Nous, pauvres petits êtres sans défenses face aux attaques « terroristes » des vilains rebelles. Quand on pense à ma dernière balade dans le bayou, on peut comprendre mon amertume. Premièrement, ils auraient programmé ça un peu avant. Deuxièmement, ils auraient pu éviter de relancer les jeux pour ne pas pousser les rebelles à devenir complètement cinglés de la gâchette –voila, j’emplois encore cette expression que j’espérai ne jamais avoir à formuler puis…reformuler, en fait là tout de suite, j’aimerai me tirer une balle -. Et, troisièmement, ils auraient pu juste oublier mon nom sur le carton « d’invitation ». Celui-ci, je ne me souvenais même pas l’avoir eu avant qu’un de mes collègues me voit entrer dans mon royaume tout sourire. Le rappel de l’invitation fut suivi d’un désespoir profond. Désespoir qui ne fut ni compris ni partagé par mes confrères qui s’estimaient heureux d’être autant épaulé par le gouvernement. Ils étaient loin d’imaginé parler à un rescapé qui doutait autant du gouvernement que des rebelles –bon peut-être plus des rebelles-. Ce n’est pas un coup de fil à un supérieur qui m’a permis de m’échapper puisque l’invitation était sommée d’une obligation. D’après moi, plus que d’une obligation, nous étions confortés dans une interdiction immense. Un grand panneau triangulaire. En entrant dans le bâtiment, j’ai pu parfaitement l’imaginer au dessus de nos têtes. Pourquoi ? Peut être parce que les gardes ne surveillez pas les entrées mais les sorties… L’art de se sentir en sécurité. En confiance.

Ce truc dans ma bouche devait en être une preuve. Comment avoir confiance dans un gouvernement qui nous oblige a avalé ces saloperies en faisant croire que c’est du cinq étoiles ? Je tousse et avale la chose dans une grimace se rapprochant fortement de « CA » dans le film « CA » de Stephen King. Rien que d’y penser, je frissonne. Il est certain qu’une phobie des clowns se serait expliqués par ce foutu film, vu à l’insu de mes parents à mes huit ans. Passons. Je me sens aussi fort que le dernier samouraï –à défaut d’avoir la même classe- et retourne à la conversation l’air de rien. Celle-ci tourne autour du programme informatique proposé par le premier intervenant pour protéger chacune des données de nos installations. Je regarde Bryan, le principal intéressé par le sujet, vendre le concept comme pour nous assurer qu’il avait réussi à suivre ce débit de connerie sans faillir. Dois-je préciser que le pire c’est qu’il n’est surement pas le seul ? Bon, le fait qu’il soit le type de mec à se contenter de ses compétences les plus élémentaires peut expliquer son enthousiasme : chimiste, il ne touche les ordinateurs que d’un regard lointain. Je suis assez satisfait de voir la distraction d’autres membres du groupe, m’ôtant un saut dans le vide aussi rapide qu’une balle tiré à la vitesse de la lumière : il y avait de l’espoir. …. C’est vrai que ce McLeen est plutôt brillant mais le plus intéressant c’était le protocole de sécurité en cas d’attaque rebelle… Je redresse le regard vers mon bras droit. C’est vrai que savoir qu’il faut appuyer sur le même bouton rouge, se cacher sous les bureaux et attendre que ça passe, nous apportera la paix et la survie éternelle. Je soupire et abandonne la lumière définitivement lorsqu’en plus de l’approbation général l’un en profite pour faire une blague vaseuse de scientifique défoncé au marker. Sans réaction de ma part, ils m’incitent du regard à leur accorder un mot. Je leur souris, passe une main dans mes cheveux oubliant la cicatrice encore visible sur le haut de mon front et leur montre le buffet de l’autre main. Je pense que ce délicieux buffet mérite d’avoir notre attention… j’imagine qu’ils nous ont mis ça là pour reprendre tout ce sucre perdu en suivant le brillant discours des deux gus…intervenants Nouveau sourire, je les laisse passer et les observe du fond de la salle.

Dire que j’attendais ce buffet comme le meilleur moment de la journée. Le seul en prime. Un peu comme Moïse a attendu que la mer s’ouvre…. Imaginez sa tête si la mer se s’était refermée sur lui et ses potes. Pas l’air d’un c*n le petit pendant que Poséidon serait venu le voir sur un kitesurf en lui lançant un savoureux « ET BIIIM » en pleine tête. Quoi ? Qui a dit qu’Ulysse était forcement son seul ennemi juré ? Je secoue la tête, me rapproche d’une table du buffet et me serre un verre de vin. L’idée de compenser ma si grande perte de matière grise par l’acquisition de liquide très …formateur de la pensée, me traverse l’esprit mais les 10 bouteilles bien entamées ont raison de mes derniers espoirs. Je soupire pour la soixante-sixième fois – pour le reste du temps faudrait compter le nombre de ronflement mais là…je n’étais pas vraiment conscient – et redresse la tête vers une conversation inintéressante sur pas mal de point dont le principal : parler d’économie c’est à mourir d’ennui. C’est là que ma main rencontre un verre, que le verre rencontre le pain –probablement le seul truc mangeable- et que la table devienne piscine dans un « oh » outré d’une femme et sa collègue. Je m’excuse, plus pour la table que pour les deux jeunes femmes et surtout plus pour le serveur que pour la table. Bref. Mes yeux glissent sur l’homme et passe derrière lui. Mon regard se vice sur une jeune rouquine. Mon sourire s’élargie avant qu’une grimace prend place. Venait-elle de … ? Bon ok, c’était digne d’un repas de cafard mais … Ma pensée s’arrête, mon sourire reprend place. Je ris dans ma barbe et détourne mon regard lorsqu’elle parcourt l’assistance. Je décide de me rapprocher avec une discrétion que je m’applique à développer depuis plusieurs années (depuis mes 10 ans et mon désir de fuir la demeure familiale) et anticipe son geste. Pas très compliqué quand nous avons le palais bien plus raffiné que le reste de l’assemblée –à moins que ce soit l’inverse ? Qu’importe, je l’avoue, MacDO me manque ! -. Nos mains se touchent une fois. Deux fois. Trois fois. Je me demande combien de temps elle va attendre avant de faire une remarque. Après tout ni elle ni moi n’avions lancé le début d’un échange de politesse. La femme en aurait peut être été scandalisé. Je vous gêne peut-être ? cinq fois. C’est qu’elle a plus de patience que moi. Pas sûr que ce soit un très bon point mais passons, je lui pardonne. Ses yeux me percent et à cet instant l’impression de la connaître me fait reculer. Ces cheveux roux. Ce regard assez profond. Je secoue la tête. Non, mes coups à la tête ne m’ont pas laissé indemne que ce soit visible ou non. Il faut se l’avouer. Vraiment. Bon bah servez vous maintenant… Je vais attendre. Les rats de laboratoire n’ont pas de manières c’est bien connu… Les rats ? Je me tourne vers elle, un bout de pain dans la main. Mon ton fait écho à mon sourire et au sourcil qui s’est relevé. Donc ça se voit tant que ça ? Un coup d’œil vers le groupe d’ahurit, rassemblant d’ailleurs pas que des personnes de mon labo, et j’ai presque envie de pleurer. Manque plus que les lunettes et tout espoir de passer pour un grand footballer s’envole. Sa profession ? J’en sais rien. Elle a l’air de … aucune idée. J’impose donc ma main avec le bout de pain contre mon cœur en signe de poignard et rit à moitié avant de lancer tout autant amusé ;J’imagine que le morceau de cafard dégoulinant de salive que t’as dans ton sac te propulse sur le trône des rats de labo ? Mes yeux et mon visage indique son sac. Et oui, ma petite, ta tentative de discrétion : ECHEC. Je croque un bout de pain après avoir tchiné dans le vide. J’estime qu’on est dans un assez grand degré d’intimité, grâce à toi, pour t’appeler par ton prénom ….. ? Tentative comme une autre d’obtenir une identité et surtout d’avoir contact qui semble tout aussi excédé que moi à être ici –ou au moins déçu par ce buffet, heureusement que ça ne dure qu’une journée ! – Je me rapproche, me tourne légèrement pour avoir à l’œil la salle et murmure. Tu penses que c’est une illusion ? Juste pour voir qui sont les abrutis des autres et qu’après on aura le droit à un vrai aliment … Je me recule, souris mais quelque part, j’aimerai une part de vraie : juste l’espoir de trouver quelque chose pour combler la faim et l’ennuie. L’ennuie qui entraine la faim.. et la faim… quel cercle vicieux. Heureusement plus que quatre heures avant de retourner à la case. Easy.

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MessageSujet: Re: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Mer 6 Mai - 15:49

L’homme fait écho à sa remarque et le simple fait qu’il répète un tout petit mot suffit à agacer d’avantage Jordan. « Qu’est que t’as pas compris ? » réplique t’elle en sachant que le scientifique fait seulement mine d’être un abruti fini. Il sait très bien qu’elle fait référence à son boulot mais il a simplement décider d’être comme tous ces autres crétins qui se pensent drôle à jouer les ingénus. Le pire c’est qu’en plus de cela il se permet d’en rajouter une couche en mettant bien en avant qu’il a été le témoin de sa dissimulation de nourriture. Ok la scène était peu ragoutante et la jeune femme ressentit une pointe de contrariété à ce que cet homme ai la voir faire, mais ce qui lui plaisait encore moins ce fut qu’il ne la mette elle aussi dans la catégorie rats de labo. « Je ne crois pas non. » la mine blasée elle baissait la tête pour s’observer un bref instant avant de remonter ses iris perçantes sur son interlocuteur « Dans un labo j’aurais rapidement appris à être moins sexy et plus bonne sœur. » au risque que la troupe de savant fou ne redouble de zèle pour créer un filtre d’amour… ou moins romantique une drogue du violeur plus élaborée que celle déjà existante. Certes la rouquine exagérait bien volontiers mais n’était-ce pas ce qu’il cherchait ? Il semble amical bien que déjà quelque peu énervant, mais l’analyste financière a l’estomac vide et il vient de croquer dans du pain chose qu’elle ne peut se permettre si elle veut lui répondre sans passer encore une fois pour une jeune femme sans manières.
Poli, avenant ou autre adjectif qui pourrait convenir à l’attitude du scientifique, il n’en demeure pas moins téméraire en s’aventurant à la questionner sur son prénom en prétextant un degré d’intimité suffisant. La jolie rousse pouffe de rire « C’était quoi ça ? Tu essaye juste d’être poli ou c’est une tentative de drague miteuse ? » elle lève les yeux et regarde dans la direction de ce groupe d’individus que son interlocuteur a scruté un peu plus tôt « Un pari avec tes amis rats peut-être ? ». Mais ça pouvait aussi n’être rien de tout cela, hypothèse qui se validait un peu plus lorsqu’en regardant l’assistance le jeune homme la questionnait sur ce qu’elle pensait de cette petite réception au goût douteux. « J’espère. Je ne compte pas me nourrir exclusivement de pain et de vin durant le restant de la semaine. Je ne suis pas assez pieuse. » elle sourit et hausse les épaules « Je ne l’ai jamais été. » un vaste recueil de bêtises voilà ce qu’était la religion à ses yeux. « Mais au cas où une entité quelconque aurait le pouvoir d’améliorer la bouffe ici… je veux bien qu’il me fasse une démonstration. ».

Croquant enfin dans son pain, c’est après avoir avalé sa bouchée que la jeune femme glisse un regard en coin vers le scientifique lequel s’accompagne d’un léger sourire « Je m’appelle Jordan, je suis analyste financière et je me suis emmerdée toute la matinée. Et tu es ? ». Ok sur le moment elle l’avait trouvé agaçant, mais a priori il n’était pas plus ravi de se trouver là qu’elle donc il pouvait potentiellement être un allié contre l’ennui. « J’aime assez ta théorie sur la sélection naturelle des abrutis et du reste. » elle fait une moue en observant ces gens qui se servent au buffet et déguste comme si c’était tout à fait mangeable « Mais j’ai un peu peur qu’on soit peu d’élus… » et surtout ça n’augurait rien de bon quant au fait que les organisateurs puissent réajuster le tir sur la garniture du buffet. Une bande d’experts élevées à la dure… c’était le Gouvernement tout craché et pourtant là où il faisait erreur c’est qu’il devrait d’avantage les soigner que de leur donner envie de se pendre. Regardant vers les pieds du scientifique elle eu un léger rire « Remarque tu as de la chance, toi tu as des lacets au moins. Au pire tu pourras te pendre avec. » dans son cas c’était bien plus difficile.
Discrètement, du moins elle l’espère, Jordan observe plus attentivement les traits du visage de son interlocuteur et de plus en plus elle ressent ce truc de déjà vu. Ils se sont déjà croisés elle en est presque convaincue à cent pour cent mais demeure encore incapable de dire où et pourquoi. Il faut qu’elle soit patiente, elle finira bien par obtenir d’autres indices qui feront échos avec sa mémoire et lui permettront de se souvenir de ce rats de labo. Au demeurant il n’est pas désagréable à regarder, peut-être un peu  bizarre dans l’attitude mais c’était facile de l’occulter. « Tu fais une intervention pendant le séminaire ou .. ? » curieuse de nature Jordan ne pouvait pas passer à côté de cette question et puis qui sait ça pourrai être amusant de le mettre dans l’embarras.
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MessageSujet: Re: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Lun 11 Mai - 0:04

Jour 1
12h28

Easy. Seul l’avenir nous le dira. Mon espoir réside en cette rouquine, du moins pour l’heure à venir. Une petite distraction. Une entente. Un loisir. Ses piques me font sourire, très loin j’imagine du résultat souhaité par la jeune femme. J’imagine peut être qu’elle parvenait très bien à refouler toute tentative masculine ou féminine trop osée. Son visage est piqué au vif lorsque je lui rappelle son talent à avaler l’un de ces amuse-bouches. Mon sourire s’étend, j’en profite pour manger un bout de pain et suis son regard. Elle se détaille. Je ne me fais pas prier pour faire de même. Ses paroles accompagnent mes paroles : elle a un charme fou. Son ton, son regard, je ne parviens pas à attraper cette sensation qui me tiraille depuis ses premiers mots. Plus d’un coup sur la tête avait eu raison de toutes mes connexions. Est-ce ma lubi de me souvenirs de tous les visages ? Est-ce ma parano ? J’hausse les épaules pour moi-même ; je ne suis pas bien sûr de vouloir me pencher aujourd’hui sur ces questions. J’ai conscience de la longueur de cette journée, de sa longueur et de son inutilité mais surtout du leurre géant que nous offre le gouvernement. Je me rends compte dans un regard vers le reste de la salle que le seul bénéfice de ces dernières semaines est celui d’accepter l’hypocrisie qui réside dans cette ville. Mon eden n’était peut être pas si pure que je ne l’espérais. Tu sais ce qu’on dit des plus discrètes…. ? L’apparence est souvent trompeuse tu sais… J’élargie mon sourire et lui offre un clin qui, j’en suis sûr, n’aura que pour effet de l’agacer davantage. Qu’importe, le prix en vaut la chandelle –ou l’inverse dans notre cas-. J’accepte ce temps d’échanges peu courtois. En fait, tout plutôt qu’une énième éloge des intervenants de la matinée, de l’amour que nous porte le gouvernement ou je ne sais quelle débilité craché par certains. Alors que je lui demande plus ou moins subtilement son prénom, toute sa posture me prévient de son prochain pique. Hum. J’hésite. Drague miteuse ? Etre poli ? Je m’étonne d’osciller entre les deux particulièrement en me rendant compte qu’au final la réponse était ailleurs. Et non, loin du pari, c’était davantage de la nécessité de passer du temps à parler d’autre chose que du gouvernement, de ses membres et peut être, ne pas avoir la répercutions de sombre pensée. Faut dire qu’observer des costards cravates pavaner fièrement sur l’estrade ne me laisse que le temps de revoir encore et encore certains de ces détails que je ne m’explique pas. Comme tout rat de labo : la politesse… nous crois-tu capable d’audace ? Je secoue la tête, avale un autre bout de pain et me détourne pour scruter le contenu des différentes tables. Je repère deux aliments à l’aspect mangeable. J’observe sans me décider et me laisse distraire par le va et vient des mains se servant de tout et rien sans jamais sourciller. Ai-je un palet de gourmet ou suis-je trop habitué à la mal bouffe ? Mcdo ou un 5 étoile habite mon palet ? Ou, différemment, est-ce moi qui ait un problème où les 40 personnes ici présentes ? Je dois avouer qu’en fait je ne sais pas ce qui m’inquiète le plus.

Je passe une main sur mon visage et exprime mes pensées à travers une question. Mes yeux détaillent son expression, curieux de savoir jusqu’où je pouvais aller avec elle, ce que je pouvais dire ou non. … Je ne compte pas me nourrir exclusivement de pain et de vin durant le restant de la semaine… Manger le Christ ne te tente pas ? Je ne suis pas assez pieuse Je ne peux m’empêcher de lâcher un petit rire en prenant un autre morceaux de pain. Donc, manger le christ ne la tentait pas. Moi non plus. Bien que l’alcool pouvait peut être rendre un peu amusant cette journée. J’apprécierai aussi … mais j’ai peu d’espoir. Je pense qu’il n’y a que nous pour remédier à cette situation périlleuse, comme depuis toujours. Je n’ai jamais été branchée religion, tout comme mes parents. Comment aurais-je pu croire en un dieu avec des sorciers comme parents ? Si Dieu a fait l’homme à son image, qui a bien voulu créer les sorciers, ces humains aux supers-pouvoirs ? et maintenant les daybreakers, les changeurs et autres spécimens de notre nouveau monde ? Certains estiment que les sorciers sont les enfants de Satan, du malin ou qu’importe le nom donné au « mal » d’autres qu’ils sont la preuve de l’existence d’un autre monde invisible à l’œil nu mais « vivant ». Personnellement, je ne parviens pas à me situer. Je peux difficilement juger mes parents comme des démons –même si j’en ai des raisons- et, d’un autre côté, me voit mal les décrire comme des demi-dieux.

Je m’appelle Jordan, je suis analyste financière et je me suis emmerdée toute la matinée. Et tu es ? Je quitte mes pensées pour capter son regard et son sourire auquel je réponds par la symétrie. Elle complète avant que je parvienne à ouvrir la bouche. Un instant je me sens pousser sur un podium avec une jolie médaille autour du coup. Pas si coriace que cela la rouquine, tant mieux. Peut être voyait-elle aussi l’intérêt commun : éviter le suicide. Lorsque son regard dérive sur mes chaussures, je me joins à elle dans son rire. Oui, elle doit saisir l’intérêt à moins que ce ne soit dû à mon charme de rat de laboratoire. Je te prêterai le second si tu veux… je suis poli ET serviable… Je lui offre un clin d’œil puis lui tends la main. pi je vois que mon handicap de rat de labo ne m’a pas empêché de te faire succomber sur mon charme… Je ris et lui tends la main. Enchanté, moi c’est Timothée. Responsable de certains rats mais surtout d’un labo pour les peacekeppers… et, tout à fait entre nous… je préfère mes enquêtes à tes chiffres… ca doit être aussi chiant que cette journée… Bizarrement je suis persuadé qu’elle ne me dira pas le contraire. Qui peut apprécier travailler dans ce domaine ? A vrai dire, je ne sais même pas à propos de quelle économie elle peut être sollicitée puisque le gouvernement semble être le seul à faire du profit. Pas besoin de calculer grand-chose, d’étudier grand-chose… si ce n’est l’économie souterraine qui ne s’éteindra probablement jamais. Tu fais une intervention pendant le séminaire ou .. ? Tu comptes les moutons en priant de passer vite à ce soir ? Je passe une main sur mon épaule, la masse en grimaçant. Cette sensation m’envahit encore bien trop souvent pourtant la lésion ne devrait plus être là. C’est presque aussi fatiguant que cette journée. J’ai vraiment l’air de participer volontairement à cette bêtise ? Avant ce matin je ne me souvenais même plus de devoir venir ici et depuis que j’ai posé mon joli petit cul dans un des sièges de la salle je rêve du buffet…. Imagine mon état d’esprit vu…ça… Ma main désigne le buffet pendant que mon visage mime un crachat. Et toi ? Pitié…dis moi que tu subis aussi … ou qu’on t’a forcé à intervenir…. Que je ne doive pas te tuer …. Je tente de lui envoyer un regard faussement durci mais son expression m’indique mon échec. Je soupire et fini par rire discrètement. D’ailleurs tu participes aux mêmes interventions où c’est un truc spécial pour vous à côté ? Je me décale et me laisse tenter par l’un des amuse-bouches de tout à l’heure. C’est là qu’une prière aurait peut être son petit intérêt… Je souris, pas très rassuré à l’idée d’enfourner ça dans ma bouche mais le grognement de mon ventre m’y contraint. J’enfourne. Premier gout : pas si mauvais. Je croque. Deuxième gout : trop…trop de… de quoi ? De tout. Je me crispe. Grimace et me tourne vers Jordan. Je secoue la tête et mâche en ouvrant grand la bouche, comme si faire de grand mouvement adoucir la chose. Lorsque j’avale je secoue la tête pris d’un frisson. HURK. OK…ne…n’essayes surtout pas ça…

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MessageSujet: Re: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Lun 25 Mai - 21:50

Le scientifique feintait de faire preuve d’audace, mais le simple fait que de venir aborder Jordan ainsi était la preuve qu’il n’en manquait pas. S’enquérir du prénom de son interlocutrice relevait peut-être, selon ses dires, de la pure politesse mais la rouquin n’était pas dupe et quand bien même l’apparence pouvait être trompeuse dans le cas de l’analyste financière l’habit ne la faisait pas nonne. Il cherche à l’agacer, il la taquine alors qu’ils ne se connaissent même pas et au final en tout rat de laboratoire qu’il est, il marque des points. Au moins Jordan a gagner un peu d’occupation et d’animation ce qui n’est pas un luxe étant donné les circonstances. Un potentiel allié pour partager son désarrois quant au piètre niveau de la qualité du buffet ainsi que l’ennui mortel dont ils seront les victimes tout au long de la semaine. Et ça nul prière, si tant est que la jolie rousse n’ai su un jour en faire une, ne pourrait les sortir de là. Leur autre allié reste le temps mais si ce dernier se presse volontiers à rendre les bonnes choses de la vie rapides et éphémères, les supplices, eux, semblent traîner en longueur.
Ainsi donc le scientifique tombe d’accord avec la jeune femme pour faire le constat qu’ils sont livrés à eux même et qu’aucune entité divine ne leur viendra en aide. Et finalement comme si l’adversité les rapprochait par la force des choses, Jordan daigne se présenter non sans faire preuve d’un peu d’humour pour détourner l’attention du fait qu’elle ai finalement cédé. Et elle fait ça si bien que la conversation dérive totalement sur des éventuelles envies suicidaires que seul le scientifique aurait le privilège de pouvoir mettre en œuvre puisque de eux deux il est celui qui porte des lacets. Tant pis pour la rouquine, elle devra trouver autre chose, mais son compagnon d’ennui lui propose alors sa seconde paire de lacet. Quel homme aimable et bien attentionné. Il s’auto proclame poli et serviable ce qui ne manque pas de soutirer un rire à la jeune femme qui serre la main que le brun lui tend.

Timothée, puisque c’est ainsi qu’il se présente, ne manque pas de répondant et il a la pique facile. Jordan ne pouvait espérer mieux pour faire passer le temps qu’un compère ainsi taillé à sa mesure, ou presque. Ainsi donc cet individu est une sorte de rat de labo en chef, c’est à la fois étonnant et pas si fou que cela. Certes il n’accapare pas l’attention par un indéniable charisme mais il a un petit quelque chose que Jordan ne saurai expliquer qui malgré tout le rend crédible dans son rôle. Évidemment elle ne s’étonne pas qu’il soit au service du Gouvernement, mais être à la botte des peacekeepers est un peu plus original. Vient ensuite un inévitable constat que son boulot à elle est plus chiant que le sien à lui… et bien entendu la rouquine ne peut pas lui donner tort. Alors elle hausse les épaules avec une certaine nonchalance « C’est un boulot. Ça paye très bien. » un soupir lui échappe et l’aveu suit dans un souffle « Mais c’est effectivement très chiant. ». Rien à dire de plus sur son emploi, Jordan préfère reprendre le lead de la conversation en questionnant son interlocuteur quant à la hauteur de sa participation à cette petite sauterie Gouvernementale. Il riposte par une autre question et la jolie rousse arque un sourcil en lui offrant une mine perplexe alors qu’il grimace en se massant l’épaule. Elle lève les yeux « Oh tu sais le coup de la contracture c’est comme celui de la panne ça se sent à des kilomètres. Oublies ça, t’auras pas de massage. » elle a peut-être mené l’assaut un peu vite, il lui répond simplement, en ne manquant pas de sous-entendre que sa question était stupide, que non il ne fait pas d’interventions lors du séminaire. En fait ils sont dans le même bateau… Ils rêvent de s’éclipser et avant cela ils rêvaient de se remplir l’estomac, ce qui est donc raté.
Le regard de Jordan suit le geste de la main de son interlocuteur et elle affiche un air dégoûté pour faire écho à cette nouvelle considération de la médiocrité du buffet. Elle aussi a été déçu et sans doute le sera t’elle encore tout au long de la semaine, le truc c’est juste de s’y préparer mentalement. Timothée évoque son éventuelle participation à une présentation spécifique et la rousse secoue vivement la tête en prenant un air outré. Il n’aura pas besoin de la tuer, c’est déjà ça. « Au secours. J’ai mieux à faire que d’être là, hors de question que je dise un mot pour participer d’avantage à cette foutue mascarade. » elle ne mâche pas ses mots et pense après coup que si son interlocuteur n’a pas l’air très emballé par l’événement il n’en demeure pas moins qu’elle ignore son opinion sur le Gouvernement. Aussi elle note dans un coin de sa tête de rester tout de même vigilante afin de ne pas s’attirer des ennuis, elle a déjà son compte. Un haussement d’épaules vient traduire son ignorance, est-ce qu’elle suit des conférences différentes des siennes ? Possiblement mais elle est bien incapable de lui répondre clairement « Peut-être, j’en sais rien à vrai dire. » et surtout elle s’en fout. D’autant plus lorsque son attention se porte sur le geste hautement risqué du jeune homme, lequel entreprend de manger un amuse bouche. Il évoque une prière mais Jordan se contente de le fixer pour voir s’il va être si téméraire et oser aller au bout de son initiative.

C’est presque comme un film à suspens, la jolie rousse attend le dénouement et dès lors que son acolyte d’infortune grimace elle rit. Elle apprécie de le voir peiner à mâcher puis avaler ce qui semble être assez infâme à en croire sa mine déconfite et dégoutée. Timothée la met en garde, elle ne doit pas manger cela, mais avait-elle vraiment besoin de lui pour le savoir ? Stoppant son rire elle lui offre un air malicieux et s’empresse de saisir l’opportunité d’une remarque bien placée « Tu vois je préfère quand même ma méthode, tant pis si c’est bien moins poli. » au moins une fois recrachés dans une serviette en papier ces horribles aliments ne pouvaient plus nuire. Fixant ses iris bleues dans celle de son vis à vis elle ajoutait « Je note que tu as un certain courage. À moins que ça ne soit que ta nature de rat qui ressorte… tu sais celui qui goûte et se sacrifie pour le reste de son groupe au cas où la nourriture serait empoisonnée. » ses incisives passent sur sa lèvre inférieure, un bref instant elle réfléchit puis reprend la parole « Poli, serviable, courageux… Tout ça pour un seul homme. » elle hoche la tête en signe d’approbation et sans rien ajouté de plus s’éloigne un peu de son interlocuteur, dans son dos afin d’observer la véracité de ses propos concernant son cul, une info qu'elle avait bien évidement noté. « Et presque honnête avec ça. » elle aurait pu dire qu’il était modeste, mais hors de question d’abonder dans son sens en lui donnant une once de satisfaction supplémentaire ça n’était pas l’intérêt du jeu. Rejoignant Timothée elle ajoute à voix basse à sa seule intention à lui « Je serais meilleure juge au touché mais on ne peut pas tout avoir. » la rouquine place un clin d’œil à la suite de sa réplique et fini sa dernière gorgée de vin, à peine un semblant de réconfort. « Tu loges à quel étage ? » demande alors Jordan sans détour. Ce scientifique l’amuse et il y a fort à parier que cette semaine sera moins longue si elle peut compter sur quelqu’un pour la faire rire.
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MessageSujet: Re: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Mar 23 Juin - 16:52

Plus il y a de fous, plus on s'ennuie OU Prisonners 2

« La vie n'est décidément pas un kiwi » comme dirait l'autre



Jour 1.
12h30

Son sourire est communicatif. Je lui réponds et suis satisfait de voir une entente naitre en nous. Après tout, elle semble être la meilleure échappatoire du moment pour cette journée. Qui aurait-cru qu’une note positive se serait introduite au beau milieu de ce champ de stupidité. Mon regard s’agite en passant d’une tête à une autre. Je m’inquiète de l’assujettissement de tous et espère que ce ne sont que des masques que j’observe. Nous savons tous nous cacher derrière des masques pour nous protéger et en ces périodes de troubles et d’incertitude sourire au gouvernement reste l’une des meilleures techniques à employer. Leur sourire à eux, et baisser la tête à l’extérieur. Ne froisser ni l’un ni l’autre des camps sous peine de se retrouver au beau milieu d’une cage avec un ami perdu ayant lui-même perdu son passé. Mon échappatoire me sourit et rit à certaines de mes phrases. J’hoche la tête, presque compatissant pour l’ennuie de son travail. Le mien est plus vivant mais a ses inconvénients… je pense qu’on peut se rejoindre sur l’état psychologique de nos collègues… Mon regard les dévisage. Je ne peux m’empêcher de chercher la fissure sur ces visages souriant. Sont-ils vraiment heureux de notre vie ? De ce séminaire sur la sécurité ? Pensent-ils vraiment être en sécurité ? être considéré par le gouvernement ? Mes questions m’étonnent. Je secoue la tête, grimace et pose une main sur mon épaule. Oh tu sais le coup de la contracture c’est comme celui de la panne ça se sent à des kilomètres. Oublies ça, t’auras pas de massage. Etonné, je me tourne vers elle en haussant les sourcils avant qu’un large sourire ne se dessine sur mon visage. Un mouvement d’épaule le brise et j’abandonne toute tentative d’enlever cette gène musculaire. Je m’approche de son oreille et lui offre un petit secret. C’est dommage… la seule panne que je connaisse c’est celle du réveil… en particulier si tes mains délicates s’articulent autour d’un bon vieux massage… Je m’écarte avec mon sourire n°45 et lui offre un troisième clin d’œil.

Ma première volonté était loin de celle qui se profile entre nous mais je ne peux difficilement avouer l’attirance que j’ai pour elle à mesure que nos échanges fleurissent. J’aime ce répondant comme j’aime cette facilité qu’elle a de s’exprimer sans barrière. A croire que le masque ne lui fait pas défaut. J’aime ce côté nature qu’elle affiche qu’il soit un faux ou une réalité. L’idée de rencontrer ses lèvres me traverse l’esprit avec grande facilité. Il est encore temps de s’amuser différemment. Je souris en continuant notre conversation et le garde à sa réponse. Au secours. J’ai mieux à faire que d’être là, hors de question que je dise un mot pour participer d’avantage à cette foutue mascarade. Sa spontanéité et ses gestes me surprennent autant qu’ils me rappellent quelque chose que je ne parviens pas à saisir. Suis-je tombée sur une jeune femme sans crainte ou simplement naïve face à son importance dans la société ? Parce que, pour être franc, elle n’en a aucune dans cet échéquier géant, pas plus que moi ou son voisin. Ne pas porter de masque est peut-être plus stupide que d’en greffer un. Je me rends compte alors que j’ai exécuté la même prouesse : celle de ne plus faire attention comme si quelque chose en elle m’évitait un petit peu cette parano naissante. Mes sourcils froncés se figent un instant avant que je reprenne le fil de notre conversation comprenant, surement trop tard, que mon visage pouvait prêter à confusion. Ca m’aurait embêté de t’achever avant de découvrir tes talents pour le massage… Je souris, passe une main dans mes cheveux et lui demande si nous suivions les mêmes débats. Qui sait ? Rester ensemble pourrait s’avérer prometteur. Son ignorance fait résonnance à la mienne. Qu’importe, on verra bien le chemin que nos groupes emprunteront, ils sont plus au fait que nous. J’hoche donc la tête et tente après un petit débat intérieur entre ma raison et mon estomac d’avaler un autre amuse-bouche. Autant dire que l’amusement ne fut pas au rendez-vous, sauf peut-être pour ma comparse dont le rire et le regard espiègle m’obligent à répondre à la similaire. Tu vois je préfère quand même ma méthode, tant pis si c’est bien moins poli…. Je note que tu as un certain courage. À moins que ça ne soit que ta nature de rat qui ressorte… tu sais celui qui goûte et se sacrifie pour le reste de son groupe au cas où la nourriture serait empoisonnée.

Mon regard s’habille d’un éclat amusé pendant que ma langue passe sur mes dents. Lorsque je souris, je me fais loucher et laisse apparaitre un bout du repas sur mes dents. Je prends alors une voix étouffée. Erreur… c’t’empoisonné… Puis je ferme les yeux, enlève l’olive et les rouvre amusé. C’était nul mais ma tête devait avoir obtenu une magnifique note. Poli, serviable, courageux… Tout ça pour un seul homme. Posant une main sur mon cœur j’articule solennellement : Un rat de labo ne peut être qu’un homme BON dans tous les domaines…. C’est le code des rats de labo ! Je laisse échapper un rire. Elle se décale légérement et ne se cache pas d’observer mes fesses avec attention. J’hausse un sourcil sans comprendre la raison et lâche un rire franc à l’explication qui suit. Toujours… Jordan s’approche alors de moi et m’offre elle aussi une confidence. Décidément cette complicité… Je serais meilleure juge au touché mais on ne peut pas tout avoir. Je pense qu’il serait temps de revoir ton jugement à propos du massage… Je lui offre mon plus beau sourire et ne parviens pas à cacher l’attraction que je ressens au fur et à mesure. Qu’importe, elle devait se douter qu’elle ne laissait pas indifférent. Quelqu’un fait tomber une assiette, je me retourne et me décale dans le même temps. Sans faire attention je la bouscule et attrape son avant-bras par reflexe. Pardon Je lui souris gêné à peine conscient d’avoir parlé en français, là aussi par reflexe. Je laisse pourtant, volontairement en réalité, mes doigts glisser sur sa peau. Une image me vient en tête sans en comprendre le sens. L’image est sombre, l’ambiance semble tamisée. J’entends pourtant un fond musical légèrement étouffé. J’entends également des éclats de voix et un rire. Je secoue la tête, laisse retomber ma main.

Tu loges à quel étage ?Ah.. intéressée par un session massage … ? Je souris amusé par sa question et tourne la tête vers les serveurs qui s’empressent de laver le sol suite à l’accident précédent. C’est là, en les observant que je percute. Qu’est-ce qu’elle voulait dire par « loger à quel étage ? » ? L’inquiétude transpire alors de tout mon être et je me tourne vers Jordan, persuadé, déjà, de la réponse. Attends une seconde… Tu ne me demandais pas ça par rapport à mon appartement ? Tu… on… on doit supporter CA plusieurs jours ? Pire…on doit …. DORMIR ici ? Je ne me suis pas rendue compte mais je me suis mis à chuchoter et à ponctuer certain passage de mes questions. J’observe ses yeux et j’y lis, outre l’amusement de me voir tomber de haut, la vérité ultime de ma semaine. Oh non… C’est pire que le bay… que tout. Je secoue la tête. Et combine de temps je vais devoir garder les même vêtements ? Parce que, oui, évidemment, je n’ai pas pensé à prendre des fringues…


Jour 1.
12h51

Quelqu'un tape dans les mains, me sortant un cour instant de mon desespoire. Lorsque mon regard se porte sur l'homme qui a présenté la journée ce matin, mon visage se décompose. Non, pas ça. Je soupire. Tourne le visage vers ma comparse et lui offre un regard attristé. .... vous invite à prendre la direction de vos salles respectives... Bah voila...on suit pas le même programme... p*tain... une heure de pause... je me sens comme un lycéen... [color=red]a la suite, nous vous invitons à prendre possession de vos chambres... [color] Achèves-moi rejoindre au restaurant de l'hôtel pour vingt heure.... Ah. Uun petit éclair illumine mon regard et je me retourne vers Jordan en souriant. Je pose une main sur son bras en même temps qu'un confrère fait de même sur mon épaule et je susurre un rapide : le RES-TAU-RANT .... que j'accentue d'un clin d'œil.

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MessageSujet: Re: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Sam 4 Juil - 12:14

Les minutes passent, les répliques s’enchaînent et cette discussion devient de plus en plus intéressante aux yeux de Jordan. Elle n’allait pas cracher sur un peu de détente après l’ennui et surtout avant de retourner affronter ce dernier. La rouquine ne s’ennuyait-elle déjà pas assez à son travail pour qu’en plus de cela on lui impose d’assister à ce séminaire dont l’intérêt lui échappe totalement ? Certains trouvent tous ces blablas forts intéressants, ils boivent les paroles des intervenants mais sont-ils réellement ralliés à la cause ? N’y a t’il pas dans le tas de ces Rebelles qui sèment la zizanie dans les plans Gouvernementaux ? Jordan est prête à parier que c’est le cas et elle se questionne même à propos de son interlocuteur. Mais finalement peu importe qui il est et ce qu’il fait, à cet instant ce qui compte c’est que ces minutes sont un échappatoire efficaces. S’en est presque étrange qu’une telle complicité semble s’installer si rapidement entre eux, la jolie rousse se sent à l’aise en la présence du scientifique et ne manque pas de le lui montrer par quelques remarques et sous-entendus bien placés. C’est sans doute parce qu’il n’est pas en reste de ce côté là que l’analyste financière apprécie cet échange, ils jouent au même jeu sans même avoir eu à s’en expliquer les règles.
Ce feeling positif qui a l’air de s’installer entre eux se dessine d’avantage sous les traits de la séduction. Cela se fait tout naturellement et l’impression de Jordan d’avoir déjà croisé le jeune homme s’accroit encore quand il lui chuchote à l’oreille. Sa confession ne laisse que peu de doute sur ses intentions, mais elle est celle qui a lancé les hostilités et l’assume parfaitement. Et tout cela tend à rendre la conversation d’autant plus fluide, l’attitude plus naturelle. Cependant la jolie rousse garde toujours à l’esprit où ils sont et pourquoi, ainsi elle sait qu’il est préférable pour sa propre tranquillité de ne pas en dire trop. Juger le rassemblement comme une mascarade est déjà bien assez osé en soi pour ne pas en rajouter même si une tonne de choses lui brûlent les lèvres tant elles voudraient être dites. Timothée n’a pas l’air si dérouté par les propos de son interlocutrice, mais il y a fort à parier qu’il se questionne sur son compte. Un tel franc parler n’est pas une chose si fréquente que cela et surtout pas dans un bâtiment Gouvernementale. Heureusement qu’il ignore qu’elle ne dit qu’un huitième de ce qui lui serait possible de balancer.

Le scientifique n’a pas l’air d’avoir appris de sa précédente erreur, à savoir de manger quelques amuses bouche que ce soit, et se risque à réitérer l’expérience sous les yeux attentifs de Jordan. Elle n’est pas déçue et ne perd pas une miette de la réaction du beau brun, laquelle la fait rire, comment pourrait-il en être autrement ? Le potentiel comique du jeune homme n’est peut-être pas totalement volontaire ni maîtrisé mais la rouquine apprécie les pitreries de son interlocuteur. Une bouffée d’air frais dans l’atmosphère étouffante et ennuyante de ce rassemblement. Cela éveille inévitablement ses instincts de séductrice qui viennent se mêler à son côté taquin. Jordan souligne alors les qualités que Timothée à su laisser entrevoir jusque là, fidèle à elle même c’est sans gêne aucune que la rouquine lance une perche longue de trois mètres à son interlocuteur lequel la saisit en faisant écho à ce massage qui semble faire office de fil rouge dans leur petit manège. La jolie rousse se surprend a apprécier tout particulièrement le sourire de son interlocuteur lequel revient à la charge quant aux bénéfices d’un massage « Je crois que je peux rajouter opportuniste à la liste des adjectifs te qualifiant. » lâchait-elle avec un petit sourire flottant malicieusement sur ses lèvres rosées « Cependant je vais y réfléchir. » ajoutait-elle son regard toujours fixé à celui de son vis à vis. Définitivement le courant passait bien entre eux et Jordan eu une vive impression de déjà vu.
Un peu troublée par cette sensation la jeune femme tente de puiser dans sa mémoire en quête de souvenir. Elle ne peut avoir ce sentiment d’avoir déjà croisé Timothée auparavant par hasard, mais elle reste incapable de passer à travers l’épais brouillard qui la sépare du fin mot de l’histoire. Une assiette se brise, elle sursaute et les scientifiques à fait de même, la bousculant au passage mais l’une de ses mains se referme sur l’avant bras de la rouquine avant qu’elle ne perde d’avantage l’équilibre. Un mot français lui échappe et Jordan prend de plein fouet un nouvel effet de déjà vu. Cette langue, le contact de ses doigts sur sa peau, ça ne peut pas être une simple création de son esprit. Elle connaît cette sensation et cela n’a rien à voir avec le contact humain en général, ils se sont déjà rencontrés, touchés… mais elle ignore encore où et quand était-ce. Sa gorgée de vin faiblement réconfortante engloutie, Jordan questionne son acolyte sur l’étage où il se trouve sa chambre. Il plaisante à nouveau à propos de ce massage et la rouquine lève les yeux « Tenace… » encore un nouveau qualificatif, quoi qu’elle hésite avec obsessif. Mais si à priori l’interrogation était d’une grande simplicité, Timothée semble totalement pris de cours. Pire il n’a pas l’air au courant que le séminaire dure la semaine entière et qu’ils sont coincés là durant tout ce temps. Un vent de panique semble souffler entre ses deux oreilles.

Jordan se contente de arquer un sourcil puis de hocher la tête à la positive et pourtant à cette instant elle compatie à l’état de panique du scientifique mais elle ne peut être vecteur de faux espoirs, les faits sont ce qu’ils sont. L’amusement prend néanmoins le dessus, parce que le beau brun a cette tête de mec paumé qui le rend incroyablement attachant finalement. « Il faut croire que tu n’as pas bien écouter les consignes monsieur le rat de labo en chef. » souligne-t-elle avec un faux air de réprimande. Une moue dégoûtée s’invite ensuite sur son visage lorsqu’il évoque son obligation de garder les mêmes vêtements « Oh et bien quatre jours. Tu mettras ton petit sous-vêtement deux fois dans un sens et deux fois dans l’autre. » elle se mit à rire mais fut coupé dans son élan par des claquements de main bien sonore. Comme des gamins qui doivent rejoindre leurs classes tout un chacun étant invité à regagner les salles de séminaires où leur sera présentés tout un tas de trucs dont Jordan se fiche. Timothée a la sensation d’être de retour au lycée et la jolie rousse qui se sent exactement dans le même état lui adresse un large sourire « Souhaitons nous bon courage. » lâche-t-elle alors que déjà les groupes se dirigent docilement vers les couloirs. Le scientifique paraît prêt à craquer tant il a l’air de redouter ces longues heures d’ennui et la jeune femme mentirait si elle évoquait une quelconque motivation à devoir endurer tant de blabla durant l’après midi mais l’annonce du dîner du soir les fait s’illuminer presque de concert. La mémoire sensitive de la jolie rousse lui laisse l’empreinte de la main de Timothée sur la peau alors que celle-ci y glisse déjà et qu’elle fait écho à son chuchotement « Le restaurant. ».

Dieu que le temps fut long pour Jordan. Elle qui croyait s’être ennuyée plus que jamais lors de la présentation de la semaine le matin, compris qu’elle s’était trompée en ayant à subir la première intervention d’un économiste durant l’après-midi. Le point positif était que des blocs notes et des stylos leur avait été fourni et qu’à la manière d’une ado peu attentive en classe l’analyste financière avait pu s’adonner à quelques gribouillages divertissants. Son talent pour le dessin était très discutable mais ça avait eu le mérite de l’occuper une bonne partie du temps. Deux trois choses avaient retenu sont attention durant l’exposé de l’économiste, mais globalement chaque courte pause avaient été ses seuls moments plaisants de l’après-midi. Ah qu’elle avait eu hâte de rejoindre sa chambre en fin de journée afin de s’octroyer un moment seule. Le seul point positif dans l’histoire était la qualité du logement, qui au contraire de la bouffe dégueulasse qu’ils avaient eu le midi, était lui d’une grand qualité. La baignoire à remous fût la première chose que Jordan utilisait et en se préparant pour aller au restaurant de l’hôtel, elle eu une pensée pour le scientifique qui serait sans doute accoutré de la même manière qu’à la pause déjeuner. Le pauvre…
Du point de vue de la rouquine, la salle du restaurant était mal indiquée mais fort heureusement un employé serviable l’avait aidé à retrouver le reste de la foule qui passerait la semaine ici. A son entrée dans la salle Jordan se demande instantanément si le placement est libre où si elle va être obligée de dîner en compagnie de gens que l’on appelle communément des collègues de travail avec qui elle n’a pas de grandes affinités. Son regard parcours l’endroit en quête de tête connues mais surtout d’une en particulier, c’est un peu stupide mais la perspective de retrouver Timothée ce soir fut sa seule pensée encourageante de l’après-midi. Ses iris s’affolent pour détailler les silhouettes en présence mais elle ne voit pas le scientifique. Une moue déforme ses traits un court instant et elle décide d’aller se chercher à verre puisque des serveurs font une distribution de coupes de champagne. Après un peu d’attente, flûte en main, l’analyste financière entreprend de trouver un plan de salle ou quelque chose comme ça. Rien ne semble se profiler et au détour d’une table elle se retrouve nez à nez avec celui qu’elle cherchait un peu plus tôt « Ah et bien j’ai cru qu’ils t’avaient renvoyé chez toi de peur que tu n’asphyxie tout le monde dans les jours à venir avec tes fringues sales. » désignant la foule derrière elle la jolie rousse ajoute avec le sourire « Il y a du champagne là bas et il n’est pas dégueu. » peut-être que la nourriture de ce soir allait rattraper l’horrible fiasco du midi ? Le Gouvernement était bien assez fourbe pour tester ses employés en les mettant à l’épreuve.
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MessageSujet: Re: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Mer 5 Aoû - 15:35

Le restaurant. Un espoir. Une preuve laissée pour une vie meilleure. Et j’espère, tout sauf une illusion pour le bien être de mon palet. Je souris en me regardant dans le miroir. Pas parce que je me trouve en forme mais juste pour essayer de ressembler à un mec en forme loin des doutes qui le submergent depuis quelque temps. J’ai l’envie sourde de profiter de ce repas pour oublier un court instant tout ce qui se trame derrière ces mondanités, derrière cette sécurité et surtout derrière ces portes. Jordan est l’outil de cette illusion et j’espère que mon sourire est l’outil de ma propre illusion. Mon colocataire et collègue de chambré est un mec prévoyant et organisé pourtant, il n’a pas prévu mon talent pour oublier les choses qui m’indiffèrent comme ce séminaire. Non, il n’a pas pensé pour moi. Il n’a pas des vêtements en plus, il a le simple nécessaire. Le plus amusant fut sa réaction quand je lui ai fait remarquer son oubli vis-à-vis de ma propre garde robe : il s’en est excusé. Un instant je me suis demandé si j’agissais comme un bourreau toute l’année ou s’il était simplement trop…. Gentil ? Naïf ? Crédule ? Con ? Quoiqu’il en soit, il m’avait fait part de son désir de conclure avec la stagiaire du 6e puisqu’il était « persuadé » de la signification des signaux, probablement imaginaire, qu’il avait reçu de la jeune femme. Alors ce ne fut sans grand étonnement qu’il m’éjecta de la salle de bain tout en me faisant part de sa crainte de se faire prendre. Et oui, copuler avec ses collègues ne faisaient pas parti des règles autorisées dans cette tour de la connerie. Echangeant trois banalités avec lui, je décide de quitter la pièce et d’aller faire un tour. Ce bâtiment ne m’est pas inconnu, d’une part parce que j’ai passé pas mal de temps à l’étage du hibou et d’autre part car il recèle d’information essentielle à ma prise de décision. Malgré tout, je ne connais pas tous ses recoins et la partie de l’hôtel de ce vieux bâtiment m’est totalement inconnu.

Mon étage n’était pas des plus palpitants alors je suis descendu d’un niveau pour croiser d’autres collègues. Il m’a fallu deux étages pour passer du côté obscur de la force et trouver les compères de Jordan. Leurs regards m’indiquèrent que je n’avais strictement rien à faire ici. A croire qu’elle avait raison « rat de laboratoire » était gravé sur mon front pourtant j’étais un sacré mignon rat (et oui la France existe). Je soupire et entame de jeter un œil dans les portes ouvertes. Les conversations fusent. Certaines sur la vie privée des économistes et d’autres sur le contenu de leur après-midi. Quelque part, j’espérai que l’ennuie fut moins mortel pour Jordan que pour moi histoire que nos échanges puissent tourner sur de nouvelles choses plaisantes. Un coup d’œil vers l’heure et la soudaine horde d’économiste fonçant d’un pas pressé vers l’ascenseur me firent remarquer mon retard, pour changer évidement. Avec un sourire, je suis la troupe et m’intègre tant bien que mal dans la boite mécanique. Les discutions m’assomment pendant une petite éternité jusqu’au moment où les deux portes s’ouvrent : LIBERTE !

Mon plan était avant tout de trouver Jordan en espérant ne pas devoir manger à des tables séparées. Mon plant était de la trouver avant d’entrer dans l’ascenseur ce qui fut évidement un échec mais de couvrir le peuple dans le restaurant est lui synonyme d’échec cuisant. Le poulet cramé que je suis dans mes affaires de la journée bientôt sales, passe de table en table en tachant de retrouver la jolie rousse sans grand succès. Un instant l’idée folle qu’elle fut arrêtée pour nos propos me traverse l’esprit avant de décider qu’un verre sera capable de me faire disparaitre ce début de parano. Je siffle mon verre avec rapidité et m’avance vers un côté du var éloigné de la foule que j’observe. Tout le monde semble profiter à merveille de cette soirée loin d’être perturbé par l’idée de rester bloqué ici avec des gorilles qui ne cessent de nous détailler l’air soit lasse soit mauvais. Je secoue la tête, passe une main dans mes cheveux et souris en observant une jeune femme disparaitre entre deux portes. Un coup d’œil aux gorilles, je pars dans la même direction et me glisse de l’autre côté. Mon sourire s’agrandit le temps de mémoriser les trois pièces adjacentes et de disparaitre avec rapidité. Ni vu. Ni connu.

Ah et bien j’ai cru qu’ils t’avaient renvoyé chez toi de peur que tu n’asphyxie tout le monde dans les jours à venir avec tes fringues sales. Je me recule un instant en levant les mains pour m’excuser et lui offre un grand sourire lorsque je reconnais son visage. Jordan ! Malheureusement non, je crois qu’ils sont plus à un risque près avec le repas de ce midi… et puis s’il voulait que je sois propre ils avaient qu’à penser à mettre des gels douches… A moins que cela soit fait exprès mais qu’importe notre douche n’était pas du grand standing ni l’unique savon utilisé à mainte reprise avant nous. Je grimace et secoue la tête. Il y a du champagne là bas et il n’est pas dégueu.T’inquiète pas, j’ai déjà sauté dessus… Je m’approche d’elle et lui murmure à l’oreille et je sais où en trouver d’autres si jamais… Je me recule en haussant les sourcils, me fends d’un sourire et l’invite d’un geste à me passer devant. Et si on notait ce restaurant…en espérant qu’il soit meilleur que ce midi… Ma main frôle sa hanche le temps qu’elle avance et une curieuse sensation m’envahit, celle d’un mouvement connu. Je souris malgré moi et lui propose le choix de la table. Un de ces tables te conviendrait très chère ? Autant bien choisri le lieu où on risque de crever…

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MessageSujet: Re: Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)   Mar 1 Sep - 16:25

Cette soirée est le prélude à la fin d’une première journée qui laisse un sentiment mitigé à Jordan. La perspective de devoir s’ennuyer, comme cela a pu être le cas pendant l’après midi, durant les cinq prochains jours ne l’enchante guère et elle espère que la nourriture ne soit pas aussi infâme durant toute la durée du séminaire. Néanmoins et même si ce n’est pas grand chose cela pèse son poids, la rencontre avec ce rat de laboratoire répondant au prénom de Timothée a quelque peu donné un intérêt nouveau à cette semaine. Le scientifique a fait preuve d’une répartie intéressante et d’une attitude qui a amusé la jolie rousse au moment du buffet. Ils se sont promis de se retrouver le soir au restaurant, comme deux gamins auraient pu le faire pour la récréation, et en fait c’est cela le rôle de ce jeune homme, offrir un interlude récréatif à l’analyste financière car elle en aura bien besoin pour endurer la semaine entière. Quelque chose lui dit que la réciproque est valable, sans doute parce que c’est le curieux brun qui l’a convié le premier à se revoir lors du dîner. Mission simple sous réserve que Jordan ne se perde pas dans les couloirs de l’hôtel. Heureusement il lui suffit de trouver une âme charitable – payée pour ça – pour être guidée jusqu’à la salle du restaurant. La jolie rousse faisait alors un rapide tour de la salle à la recherche de Timothée et uniquement lui, jusqu’à ce que finalement il apparaisse dans son champ de vision et qu’elle saisisse l’opportunité de le taquiner.
La maladresse du scientifique le rend attachant et Jordan lui trouve du charme, il fait semblant de prendre à la légère son oubli pourtant pas sans conséquences. Un petit rire lui échappe quand il évoque l’absence de gel douche et c’est le regard pleins de malice qu’elle propose « Je te prêterais le mien si tu veux. ». Mais la rouquine songe qu’avant tout c’est peut-être d’un peu de réconfort dont à besoin le beau brun, aussi elle lui indique qu’il peut s’il le souhaite aller se chercher une coupe de champagne, information dont il a déjà profité et se vante même de savoir où en trouver la source. Timothée vient de lui chuchoter à l’oreille et Jordan réprime un frisson qui tente de lui parcourir l’échine. L’analyste financière demeure toujours perplexe face à cette sensation de déjà vu qui l’habite depuis qu’elle et le scientifique se sont croisés au buffet. Il l’invite à passer devant lui afin d’aller s’installer à une table et de noter la qualité ou non du dîner. « C’est un truc à nous faire tous crever de faim s’ils ne s’améliorent pas. » fait remarquer la jolie rousse s’apprêtant à avancer mais stoppée nette en sentant la main du jeune homme contre sa hanche. Ils se sont déjà rencontrés, elle en est désormais certaine ou presque mais où quand comment et pourquoi, tout cela reste parfaitement flou. Finalement elle avance et observe les tables libres avec un petit sourire en coin, il lui laisse le choix ce dont elle compte bien profiter. Jordan note cependant la nature pessimiste de la remarque du scientifique, ses lèvres se fendent dans un sourire franc « Offrons nous le bénéfice du doute, tu veux bien ? Ne pensons pas tout de suite au pire. » après tout c’est le premier soir et il restera cinq jours à endurer après celui-ci alors autant ne pas entrer en dépression tout de suite.

La rouquine opte pour une table qu’elle juge bien placée, légèrement en retrait un endroit relativement tranquille en somme. Ils s’installent et elle est curieuse de voir comment va se dérouler le service, si oui ou non le Gouvernement s’est décidé à bien traiter ce qui finalement représente l’élite des personnes travaillant pour eux. Mais mieux vaut pour elle ne pas y penser, elle se sent déjà bien assez amère au quotidien d’être enrôlée là dedans, ce qu’elle décrit en son for intérieur comme une imposture. Son regard parcoure la salle rapidement, il passe d’une personne à l’autre, analyse les petits groupes qui se sont naturellement formés puis ses iris se reconnectent à celle de son interlocuteur « Le joli bétail que voilà. » lâche-t-elle avant de terminer sa coupe de champagne. Reposant la flûte sur la table Jordan se penche un peu plus en direction du scientifique et s’adresse à lui à voix basse « Tu penses qu’il serait possible de se trouver une bouteille pour plus tard ? » qu’ils auraient l’opportunité peut-être de partager quelques verres en tête à tête… « Un peu de réconfort pour toi l’homme sans rechange et donc sans… » elle écarquille les yeux et conclue en feignant d’être totalement déstabilisée par l’information  « … sans pyjama ! ».
Se parant de son air le plus innocent qui soit la jeune femme poursuit « Tu comptes dormir nu ? » elle peine à se retenir de rire mais parvient tout de même à garder son sérieux. Mais Jordan n’a rien le temps d’ajouter que les entrées leur sont servis, elle analyse le contenu de son assiette qui visuellement à l’air plutôt appétissante. Néanmoins la jeune femme veut rester prudente elle a toujours en tête l’infâme buffet du midi et espère que cette fois elle pourra manger à sa faim sans être dégoutée par la nourriture proposée. « Bon appétit. Enfin bon.. nous allons bien voir ! » et c’est avec courage qu’elle se saisit de ses couverts pour s’attaquer à ce qui ressemble à une sorte de salade composée. Prenant le rôle du rat goûteur la jolie rousse est la première à commencer à manger, non sans une certaine appréhension. Avec prudence elle met sa fourchette en bouche puis entame sa mastication. La tentation est grande de feindre un malaise, mais elle est bien trop soulagé que cela soit tout à fait mangeable pour jouer la comédie. Mettant fin au suspens Jordan termine sa bouchée et esquisse une petite moue « On ne sera pas empoisonné par cette salade. C’est toujours ça. » affirme-t-elle avant de continuer à manger.
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Plus il y a de fous, plus on s'ennuie (ft. Timothée)

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