AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)   Dim 3 Mai - 20:52

Il faisait chaud, trop chaud et surtout trop moite. Ajoutées au climat de la Nouvelle Orléans les vapeurs d’alcool n’aidaient probablement pas à ce que Jordan se sente mieux. Quoi qu’elle ne se sentait pas particulièrement mal à vrai dire, elle se sentait même mieux qu’avant de ne commencer à boire. Tant pis si l’état d’ébriété ne faisait que lui donner l’illusion que les choses s’arrangeaient, c’était toujours un peu de temps de répit de prit. Ce que la jolie rousse regretterait peut-être le lendemain avec la belle gueule de bois qui lui pendait au nez. Dans un coin de son esprit elle en avait bien conscience, mais cela n’avait pas suffit à la rendre raisonnable ce soir. Les maux avaient pris le pas sur la raison et celle-ci c’était d’avantage diluée au rythme des verres que l’analyste financière avait descendu avec zèle. S’offrir une soirée de fête, il n’y avait rien de mal à cela, n’est-ce pas ? Et pourtant par les temps qui courraient il était plutôt déconseillé de s’adonner à ce genre d’activité. Couvre feu oblige l’heure n’était pas si tardive quand les pieds nus de Jordan foulaient le sol de cette ville qui n’avait rien d’un Eldorado. Chaussures à la main elle fredonnait un des airs joués par les musiciens durant la soirée, se repassant le film de son moment de détente.
Bien que ivre la jeune femme possédait un degré de lucidité encore assez élevé pour faire attention à elle, aussi elle évitait autant que possible de croiser la milice du Gouvernement. Elle fut surprise que ça ne soit pas si compliqué, il faut dire que ces derniers temps le pouvoir en place avait l’air de rendre les armes. Une illusion sans aucun doute car à en croire les chiffres qu’elle analysait et manipulait à longueur de journée, quelque chose se tramait. De quoi s’agissait-elle, ça la rouquin n’en savait rien et c’était bien mieux ainsi. Elle avait seulement constater des grosses sommes transitant vers des laboratoires, rien de vraiment anormal c’était plutôt habituel mais les chiffres avaient significativement gonflés. Les seules embuches sur son trajet furent d’éviter de mettre le pied dans quelque chose de peu ragoutant qui pouvait éventuellement joncher le sol. Mission accomplie, c’est en un seul morceau et les pieds intacts, bien que crasseux, que Jordan s’arrêtait devant l’entrée de l’immeuble.

Chantonnant toujours la jolie rousse était prise d’un élan d’enthousiasme, sans doute lié à la satisfaction d’avoir réussi à rentrer chez elle sans ennuis. Sortant sa carte d’accès, le sésame indispensable pour pénétrer dans le bâtiment elle fut surpris que le boitier accroché au mur ne lui refuse l’accès. « Wow wow wow salopard, qu’est-ce que tu me dis là ?! » observant l’appareil avec un air suspicieux elle réitérait l’opération sans rien changer et une nouvelle fois l’accès lui était refusé « Ah bah super ! Un foutu truc électronique me laisse dehors. » approchant son visage au plus près de la machine Jordan tentait une approche originale « Allez sois cool, ouvres. S’il te plait. De boitier à habitante, tu peux faire ça non ? » mais sa moue suppliante ne suffisait pas, l’appareil s’entêtait. « Fuck ! » s’agaçait-elle avant de regarder sa carte d’accès d’un mauvais œil « C’est toi peut-être bien qui fait n’importe qu… » regardant plus attentivement l’objet, la rouquine compris qu’elle avait seulement utilisé la carte dans le mauvais sens et donc que le boitier ne pouvait pas la lire correctement.
Jetant un petit regard autour d’elle pour s’assurer que personne n’avait rien vu Jordan, la tête haute passait ensuite la carte dans le lecteur et cette fois la porte s’ouvrit. Une petite victoire en soi puisqu’elle se voyait déjà passer la nuit dehors ou plutôt sonner à tout bout de champ sur l’interphone. Mais qui dit victoire dit danse et dans l’état de l’analyste financière même rentrer chez elle suffisait. C’est en se trémoussant en chantonnant à nouveau que Jordan s’approchait de l’ascenseur « Don’t stop me noooow I having such a good time and I have a baaaaaall » en y pensant s’était ridicule de s’extasier sur le fait d’avoir une balle, mais la chanson était entrainante voilà l’essentiel. Ainsi donc s’exprimait l’état d’ébriété de Jordan assez rapidement coupée dans son élan par une information collé sur la porte de l’élévateur lequel était en panne. Tant pis elle prenait les escaliers, elle n’avait de toute façon pas d’autres choix. Sauf qu’elle restait plantée aux pieds de ceux-ci jugeant l’ascension comme insurmontable à cet instant. Du moins pas sans un petit coup de motivation, lequel se trouvait dans son sac « J’avais promis de pas t’entamer mais… » elle ne tenait pas sa promesse et prenait deux gorgées d’alcool dans une flasque acheté il y a longtemps déjà que la rouquine avait retrouvé il y a peu.

Ses manières d’ivrogne, parce que c’est comme cela qu’elle se jugeait à cet instant, eurent au moins l’effet positif de lui donner un peu de courage. En revanche son état ne s’améliorait pas et la tête venait à lui tourner bien d’avantage que jusque là. C’était bête… si près du but et pourtant de moins en moins capable de l’atteindre. Ses jambes la portaient encore bien qu’elle doive se raccrocher solidement ou presque à la rampe pour limiter ses risques de chute. « Les marches d’escaliers ça use, ça use... Les marches d’escaliers ça use mes petits piiieds… » Jordan s’interrompait dans son petit chant d’encouragement en entendant des bruits de pas. Leur origine apparue peut après en la personne de sa voisine. Comment s’appelait-elle déjà ? Darkmaul ? Non. Starkhall ? Non plus. Blackwall ! Monsieur et Madame Blackwall ses voisins dont elle ne savait que peu de chose si ce n’est que leur quotient de sexytude était plutôt élevé. Reprenant un semblant de contenance Jordan affichait un léger sourire poli « Bonsoir. » elle devait se faire violence pour ne pas tanguer et quand elle voulu reprendre son ascension, ce qui menaçait d’arriver depuis le début arriva, la jolie rousse trébuchait et se rattrapant comme elle pouvait jurait comme un charretier. C’était raté pour avoir l’air classe, mais de toute façon l’odeur de l’alcool l’avait sans doute déjà trahie depuis longtemps, tout comme son manque de discrétion d’ailleurs.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)   Sam 16 Mai - 11:42

Tell me your secrets.
Jordy & Judy
Comme à mon habitude, je n’étais pas restée plus de dix minutes en compagnie de mon mari pour cette soirée qui s’annonçait d’avance terriblement ennuyeuse. J’étais finalement sortie pour faire une nocturne à ma galerie d’art. J’aimais assez ouvrir la nuit, tout était calme, comme entouré d’un coton épais qui semblait vouloir empêcher les gens de se briser comme les brindilles qu’ils étaient. Cela faisait quelques temps que je n’avais pas vu Bastien et je devais bien avouer que je m’en inquiétais. Notre dernière rencontre n’ayant pas été de tout repos, j’espérais qu’il ne tente rien de stupide. Enfin, cela ne m’aurait pas tellement étonnée vu l’état dans lequel je l’avais trouvé. Assise à mon comptoir, je ressassais mes souvenirs avant de finalement me décider à rentrer.

Il était tard mais je savais que personne ne m’attendrait de toute façon. Surtout pas lui. Il devait déjà être endormi dans son lit ronflant à tout va sans se préoccuper d’autre chose que de sa petite personne.  Il faisait bon dans la nuit, tellement bon que je décidais de rentrer chez moi à pied. Je pris mon sac, fermais la galerie et partis direction mon appartement dans ce quartier chic. Le léger vent semblait caresser ma peau avec tendresse et douceur. C’était comme la main d’un homme amoureux. Celle que je ne connaissais plus depuis terriblement longtemps. C’était presque dérangeant. Au bout d’un moment qui me sembla relativement court, je me trouvais à proximité de mon immeuble. Je vis alors ma voisine en train de tenter d’ouvrir la porte. Amusée, je décidais de passer par l’arrière afin de ne pas la déranger. Elle devait avoir légèrement trop bu. Je grimpais les étages rapidement avant de finalement tomber sur Jordan qui tanguait dangereusement. C’était assez amusant de la voir ainsi, elle qui semblait si propre sur elle. « Bonsoir. »

Lorsque ma voisine trébucha, je ne pus réprimer un sourire malicieux. Elle sentait l’alcool mais elle tentait de faire bonne figure comme tout le monde je suppose. Je me penchais pour aider Jordan à se relever puis à monter les marches qui restaient. « Attendez, je vais vous raccompagner. Il ne faudrait pas vous faire mal. » Heureusement que l’étage n’était pas loin. Je l’aidais tant bien que mal avant de la poser contre le mur à côté de sa porte. Je pris ses clés des mains doucement avant d’ouvrir sa porte – après avoir cherché laquelle était la bonne bien entendu.
Code by Silver Lungs


Dernière édition par Judith Blackwall le Dim 31 Mai - 15:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)   Dim 31 Mai - 13:17

L’équilibre est quelque chose de précaire et ça Jordan le vérifiait chaque jour. Sur son humeur, son état d’esprit, son bien-être, ses perspectives d’avenir… tout semblait si fragile alors qu’elle se voulait toujours forte et déterminée. Mais ce soir, parce qu’elle avait bu pour s’éloigner de tous ces tracas, la jolie rousse connaissait des problèmes d’équilibre au sens propre du terme. Son environnement oscillait dangereusement alors qu’elle perdait ses repères proprioceptifs sous l’effet de l’alcool. Dans ces cas là, les escaliers ne sont pas des alliés. Fourbes les marches se dérobent sous vos pieds et vous laisse le cul par terre ou la tête embrassant le sol. L’analyste financière se savait quelque peu pitoyable dans cet état, mais elle faisait fi de cette constatation puisqu’il était trop tard pour revenir en arrière et que la seule solution était d’attendre que ça passe. Et puis son cerveau était trop embrumé pour qu’elle ne puisse lucidement analyser sa situation avec recul et philosophie. Seule avec elle même dans cet état d’ébriété poussé, Jordan avait su gérer mais l’arrivée de sa voisine la contraignait à adopté une allure pleine de faux semblant qui ne duperait personne et surtout pas la concernée.
La rouquine tenait tout de même à faire bonne figure, entretenir l’image d’elle que pouvait avoir les autres habitants. Ce qui fut de toute évidence un échec lorsqu’en ratant une marche elle se rattrapait de justesse avant de manger une marche d’escalier à pleines dents. Aimablement sa voisine l’aidait à se redresser, un geste que la jolie rousse accueillait avec un sourire alors que la blonde se proposait de l’aider à gravir le reste de l’Everest jusque chez elle. « Mal ? Moi ? Je suis un roc. » elle eut un petit rire nerveux « Que dis-je un roc, un cap, une pustule. » ce n’était pas exactement ça qu’elle avait étudier de ce classique de la littérature française, mais ça lui était venu en tête alors…

Adossée au mur à côté de sa porte Jordan n’émit aucune résistance lorsque sa voisine lui prit ses clés non sans une certaine douceur qui fit rire la jeune femme, il en fallait peu. « C’est très gentil de m’aider. » la porte était désormais ouverte mais elle n’entrait pas, fixant son interlocutrice « Je vous offre un verre pour vous remercier. » déclarait-elle très sérieusement en lui faisant signe d’entrer « Ne refusez pas, ça m’fait plaisir. » elle esquissait un sourire et s’engouffrait chez elle. Lâchant sa paire de chaussure dans l’entrée elle titubait vers son coin cuisine pour sortir deux verres « J’ai pas grand chose dans mon bar, c’est pour ça que j’ai passé la soirée dehors… avec des amis. » la vérité n’était pas exactement celle-ci puisqu’elle était sortie seule mais Jordan ne voulait pas que sa voisine pense qu’elle ne fut ce genre de femme portée sur la bouteille qui boit seule. D’un geste vague de la main la jolie rousse montrait un mini bar « Je vous laisse regarder, si je me baisse je ne vais jamais me relever. » un petit rire lui échappait « Vous me ramasseriez ? Et si je m’évanouie, vous avez votre truc de secourisme au moins ? » elle se sentait trop bavarde, manquant de classe et sans doute allait-elle regretter ça demain mais c’était plus fort qu’elle. Et puis sa voisine n’étant pas repoussante bien au contraire, elle n’avait aucun mal à envisager qu’elle ne doive la réanimer, en tout cas ça ne suscitait aucun dégoût de sa part.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)   Mar 2 Juin - 16:41

Boire ou conduire, il faut choisir.
Jordy & Judy
Habituellement, Judith détestait les personnes fortement alcoolisées car cela lui rappelait son époux parfois trop porté sur la bibine. Mais, sa voisine était toujours d’une netteté et d’une classe impeccable. Cela jouait forcément en la faveur de Jordan aux yeux de la belle blonde. C’était sans doute pour l’image que la jeune femme renvoyait tous les jours que la galeriste avait décidé de lui porter secours. Elle était plutôt du genre à filer directement et sans chercher spécialement à faire des vagues. Et puis, Jordan ne semblait pas être d’un naturel violent en étant imbibée d’alcool. Alors, elle ne put s’empêcher de rire légèrement en entendant la référence prétendument culturelle à un certain Comte de Monte Cristo. Décidément, cette rencontre au détour d’un escalier allait s’avérer être une bouffée d’air frais pour la mariée. « Un pustule ? J’ai comme un doute sur le mot. »

Puis, Judith chercha la clé qui allait avec la porte de l’appartement de sa voisine, jetant parfois des regards furtifs à son logement en espérant ne pas voir son cher époux ouvrir ce dernier et sortir pour intimer l’ordre à la belle de revenir le plus vite possible. Une fois le coup de la serrure déjouée, elle allait rendre à regret les clés à sa propriétaire avant de se faire inviter à boire un verre. Le ton de Jordan était sûr et n’admettait pas de réplique. Mais la jeune femme n’allait cependant pas refuser ce répit si généreusement offert. Elle se glissa donc dans les murs de la vie de sa voisine inconnue jusqu’alors.  Judith observa la paire de chaussure tomber mollement au sol avec perte et fracas. Elle se damnerait bien pour porter ce genre de chose mais une certaine personne refusait toujours.

« C’est sympa chez vous. Merci de m’inviter, c’est naturel d’aider une voisine dans le besoin pour monter quelques marches. » Elle sourit et suivit son hôte en continuant son exploration. La belle adorait les décorations des gens, ce n’était pas pour rien qu’elle avait choisie d’ouvrir une galerie et s’était très tôt penchée sur l’art. Elle écouta la révélation de Jordan avec un sourire amusé, c’était tellement mieux de se saouler à plusieurs quand on voulait juste oublier et qu’on tentait de passer à autre chose. Mais elle n’avait pas d’amis, la blonde. Sauf Bastien. Et encore. Alors, Judith ne buvait pas. Elle préférait souffrir en silence et être sûr de ne pas laisser son époux lui faire n’importe quoi. Judith devenait quand même parano lorsqu’il s’agissait de l’homme avec qui elle partageait son appartement à défaut de sa vie. Mais il voulait tellement tout contrôler, avoir une vie parfaite en apparence sans se gêner pour étouffer sa femme. Comment la blâmer alors ? Est-ce que les voisins entendaient parfois leurs disputes, les insultes qu’il lui jetait à la figure, les pleurs qu’elle tentait de couvrir dans sa chambre… ? Pourvu que non…

Invitée par le geste de la main de son hôte et par sa parole pour le moins amusante encore une fois, Judith se pencha et observa les bouteilles présentes. Aucune ne lui disait réellement quelque chose mais elle devait faire honneur à l’invitation, alors elle prit la première, une vitre teintée en noir avec un loup dessus. Peut-être de la vodka. « Bien sûr que je vous ramasserais. Je n’ai pas mon brevet de secourisme mais je sais faire un massage cardiaque et du bouche à bouche. » Pour Judith, rien de pervers et aucun double sens dans sa phrase. Et pour cause, elle n’avait jamais pensé essayer de coucher avec une femme. Et puis, elle connaissait à peine Jordan. Même si elle devait bien avouer que la belle était pour le moins attirante et qu’elle devait donner envie à énormément d’hommes. La belle posa la bouteille sur le haut du bar en attendant de savoir où se trouvaient les verres. Elle n’était pas chez elle après tout. « Vous ne vous sentez pas bien ? » La jeune femme sourit à sa voisine avant de déboucher la bouteille. « Par contre, j’espère que vous n’allez pas me laisser boire seule… Je me sentirais gênée d’ainsi être invitée et d’être la seule un verre à la main. »
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)   Mar 9 Juin - 14:56

L’esprit de la jolie rousse était embrumé par l’alcool circulant dans son sang. Les vapeurs de spiritueux devaient sans doute transpirer par les pores de sa peau et à cette pensée Jordan se sentait pitoyable. D’autant plus qu’elle mentait sciemment sur sa prétendu soirée entre amis. Ce soir elle n’avait vu aucun de ses amis, elle avait bu en tête à tête avec elle-même et c’était le comble du pathétisme. En fin de compte sa seule compagnie allait être cette voisine que jusque là elle croisait parfois sur le palier. Les deux jeunes femme s’étaient toujours poliment saluées, ni plus ni moins qu’une relation tout à fait formelle de voisines n’ayant rien à se reprocher mutuellement. Cependant la rouquine n’était pas sans se questionner sur la vie de ce couple qui partageait le même palier qu’elle. Il lui était arrivée d’entendre des cris, des disputes à priori assez animées entre les deux époux. Lui semblait froid, le genre de type plutôt imbu de lui-même et qui n’hésitait sans doute pas à écraser quiconque se mettait en travers de son chemin. Le genre de mec qu’exécrait Jordan pour toute cette prétendue supériorité qu’ils se donnaient, comme étant innée. Des salopards, voilà dans quelle catégorie elle rangeait ce genre de type. Néanmoins l’analyste financière ne connaissait pas l’individu et même si son instinct ne la trompait que rarement, elle n’était pas en mesure de poser un jugement définitif sur lui.
Depuis qu’elles se croisaient de temps en temps, Jordan avait toujours trouvé Madame Blackwall discrète, comme si elle s’était résignée à être en arrière plan, la jolie plante à côté de son mari. Se doutait elle un seul instant du potentiel et du charisme dont elle était dotée ? Aussi décalée et excentrique pouvait-elle l’être, la rouquine était sensible à ce genre de choses et sous l’apparente platitude de sa jolie voisine elle décelait une force enfouie. Là encore elle pouvait se tromper, mais le meilleur moyen de le savoir était peut-être de faire un brin de connaissance avec celle qui lui était venu en aide ce soir. Certes la jeune femme n’était pas dans son état normal et la situation pouvait devenir quelque peu cocasse si elle ne maîtrisait pas totalement ses mots comme c’était déjà un peu le cas. Mais la gentillesse de sa voisine à son égard lui laissait bon espoir que cette dernière ne la juge pas trop vite… Au moins elle aimait la déco à en croire sa remarque, ou alors elle était simplement polie. Jordan ne s’embarrassait jamais de fausse politesse, elle se contentait de ne rien dire si les choses ne provoquaient rien chez elle ou simplement le dégoût. Ainsi s’était toujours avec sincérité – ou parfois de l’ironie – qu’elle distillait ses compliments.

Par les temps qui courraient l’entraide n’était plus quelque chose de si évidant. À moins d’être sûr de partager la même galère ou les mêmes opinions, le Gouvernement avait divisé les gens. Bien sûr c’était pour mieux régner, ils avaient prit le dicton aux mots et cela fonctionnait à peu près. Heureusement que des groupes d’individus se constituaient pour essayer de résister contre cette fatalité qui n’en était une qu’en apparence. De la poudre aux yeux, un écran sur lequel était projetée une réalité qui n’en était pas vraiment une, pas celle en quoi les gens devaient croire. Jordan elle même avait été piégé dans ce système et petit à petit l’étau s’était resserré autour d’elle. « Certains voisins m’auraient simplement regardé d’un drôle d’air. » en faisant sans doute en prime des conclusions sur son compte. C’était peu orthodoxe que de demander à l’invitée de se servir seule mais Jordan préférait être honnête sur son état, et ça avait le mérite de faire sourire sa voisine. Cette dernière ne semblait pas plus perturbée que cela par les manières peu habituelles de la rouquine, aussi elle prenait une bouteille de vodka tout en répondant à la question posée par Jordan. L’analyste financière affichait un rictus amusé en notant qu’en cas de pépin sa voisine s’aurait quoi faire… enfin ce qu’elle notait surtout c’est qu’elle avait parlé de bouche à bouche. Anodin lorsqu’il s’agissait de sauvetage, mais Jordan voyait souvent sa libido augmenter quand elle avait bu un verre de trop. Ainsi dans son esprit pouvait se profiler quelques idées dépassant le champ de la simple cordialité, mais pour autant elle savait se tenir.
Allant chercher deux verres dans sa cuisine Jordan les posait à côté de la bouteille sortie par la jolie blonde qui s’inquiétait de son état. La rouquine lui adressait un sourire « Les verres étaient en hauteur, alors ça va. » elle haussait les épaules et ajoutait le plus naturellement du monde « Même s’il serait tentant de tester vos compétences en matière de réanimation… » ses iris émeraude accrochaient celles de son interlocutrice « Mais c’est dommage, je tiens le coup. » Jordan était plutôt décomplexée, qu’elle soit à jeun ou alcoolisée d’ailleurs. Ses yeux quittèrent ceux de sa voisine pour se poser sur la bouteille de vodka, son estomac ne supporterait pas et elle était déjà bien assez saoule comme ça. Boire un verre, oui mais pas d’alcool « Je crois qu’il est plus raisonnable que je me contente d’un jus de fruit. » répondait-elle en se dirigeant vers son frigidaire pour y trouver sa boisson. Le service fait, Jordan levait son verre pour trinquer avec son invitée imprévue « A l’entraide. » décrétait la rouquine parce que c’était la première chose qui lui était venu à l’esprit. Buvant une gorgée de jus de fruit, elle sentit que son corps était reconnaissant de ne pas se voir infliger de nouvelles quantités d’alcool. « C’est amusant quand même. On se croise souvent mais on a jamais parlé et c’est le soir où je suis le moins dans l’état de le faire que l’on en a l’occasion. » avec un peu de sang dans l’alcool Jordan trouvait le constat amusant, bien sûr pour quelqu’un à jeun ça l’était sans doute beaucoup moins « Je bois pas comme ça tout le temps. C’était exceptionnel. Et je vais probablement pas recommencer avant des lustres. » la gueule de bois qui l’attendait le lendemain serait un bon dissuasif. Accoudée à son bar, posant sa joue contre sa main l’analyste financière laissait s’exprimer sa curiosité « Qu’est-ce que tu fais comme boulot ? ».
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)   Jeu 18 Juin - 16:17

Boire ou conduire, il faut choisir.
Jordy & Judy
Judith sentait les vapeurs de l’alcool qui s’échappaient de la jeune voisine pour venir chatouiller ses narines délicates. Habituellement, ce genre d’odeur la rendait nauséeuse mais là, elle était juste amusée par cette femme qu’elle ne connaissait pourtant que de vue. Un bonjour, un signe de tête, c’était les seuls politesses que ces dames se faisaient lorsque qu’elles se croisaient. La blonde ne pouvait s’empêcher de poser un regard tendre sur Jordan. Un regard qui signifiait qu’elle avait envie de prendre soin de cette personne, de la couver comme une mère et ses œufs. Son instinct maternel étant malheureusement impossible à assouvir, la belle avait l’impression qu’elle devait protéger le monde entier d’eux-mêmes et des autres. Bon, exception faite de son époux bien entendu. Son esprit vagabonda jusqu’à voir le visage de Bastien. Elle ferma les yeux et se retint de secouer la tête.

Elle ne devait pas penser à lui pour le moment. Judith se concentra sur sa voisine qui semblait peiné à rester sur ses jambes. Elle trouvait cette personne mignonne en vérité, loin de l’image qu’elle se faisait habituellement des personnes. La blonde était plutôt du genre à ne pas s’attarder sur les inconnus et à tracer son chemin sans sourciller. Alors, lorsque la belle hôte fit la remarque sur l’entraide, Judith se sentit un peu coupable. Ses fines lèvres maquillées s’étirèrent en un léger sourire gêné alors qu’elle s’asseyait en face de Jordan, son regard ne changeant pas d’un pouce. « Je ne suis pas de ce genre de personnes. Même si j’avoue que beaucoup vous auraient épiés pour savoir si vous alliez tomber. Et ensuite, ils auraient ris. » La blonde poussa un profond soupire en disant cela. Le monde devenait affligeant.

Attentivement, Judith regarda Jordan chercher les verres dans la cuisine. Elle guettait surtout le fait que la belle ne tombe pas. Cependant la représentante de la galerie rougit franchement en entendant les mots de la brune. Jamais on ne lui avait parlé ainsi, jamais elle n’avait été ne serait-ce qu’un peu draguer. Son époux semblait penser que sa femme était acquise à jamais quant aux autres hommes… Elle n’y prêtait même pas attention en vérité. Cependant, elle n’était pas gênée de ce genre de paroles, loin de là. Elle se sentait flattée qu’une femme aussi belle que Jordan la trouve à son goût. « La soirée n’est pas finit. Peut-être que vous ne tiendrez pas jusque-là… » C’était vraiment elle qui venait de dire ça ?! Judith se préoccupa alors de son verre, y versant l’alcool fort, terriblement gênée de cette phrase. Ce n’était pas du tout son genre, pauvre épouse effacée pour faire la simple potiche à côté d’un homme qui essayait de sauver les apparences, de gravir les échelons.

« Sage décision, je veux bien vous ramassez si vous tombez par terre mais je n’ai guère envie de vous amener dans la cuvette des toilettes pour que vous vous purgiez. » La blonde leva son verre avec un doux sourire, hochant la tête quand à l’intitulé de l’apéro.[color:8e77=0099FF] « A l’entraide ! » Elle trinqua puis elle porta son verre à ses lèvres, avalant une petite gorgée du liquide alcoolisé qui lui chauffa la bouche, faisant du bien à son estomac. Puis, elle reposa son verre tranquillement en écoutant la belle rousse. Cette femme était étonnante aux yeux de Judith, elle lui rappelait presque sa chère petite sœur. « C’est amusant en effet, mais il faut un début à tout. Et j’aime l’originalité. Ca nous fera une bonne histoire à raconter quand on nous demandera comment on s’est connues. » La blonde rit un peu, l’alcool lui réchauffant déjà les joues alors qu’elle sentait déjà que son corps se détendait peu à peu. « Je sais reconnaître quelqu’un qui a l’habitude de boire. Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas dans cette catégorie. »

Judith posa sa main sur celle de la rousse en arborant un sourire plus franc et amicale. Elle sentait déjà que cette femme allait apporter un peu de lumière, pas la même que Bastien. Une lumière chaleureuse et qui certainement serait capable de rendre la dame un peu plus sûre d’elle, plus heureuse également. « Je tiens une galerie d’art, et toi ? » Ce tutoiement lui était venu aussi naturellement que l’aide qu’elle avait apportée à Jordan. Cette personne semblait avoir une bonne influence sur l’épouse rabaissée. C’était sans nul doute, une très bonne chose pour elle qui était si renfermée.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)   Mer 1 Juil - 19:54

Depuis toute jeune Jordan n’avait que peu à faire de ce que les gens pouvaient penser d’elle. Attitude qui ne plaisait pas forcément à ses parents, notamment lorsqu’il s’agissait de son rêve d’intégrer la section d’élite des commandos de l’armée Américaine. La rouquine avait bon nombre de fois débattue sur le sujet avec ses parents, lesquels s’inquiétaient trop du qu’en dira-t-on sur l’orientation de leur fille. Enfin ça n’était pas comme si elle était gay non plus… ah s’ils savaient ! Mais tout cela appartenait au passé, voire même à une sorte de réalité alternative que Jordan peinait à situer. C’était perturbant cette impression que ses souvenirs n’étaient pas réels, la vie avait tant changé que tous ce qui appartenaient à cette époque révolue ne paraissaient plus légitime. Désormais il valait mieux être un minimum vigilant à propos de ce que les gens pouvaient penser de vous. La dictature et la délation vont de paire, aussi l’époque n’était pas à l’amour et la fraternité bien au contraire. Cependant avoir un penchant plus ou moins marqué pour la bouteille n’était pas le genre d’information totalement préjudiciable, ça vous faisait juste passer ou non pour une alcoolique notoire. Et ça Jordan s’en foutait totalement, en tout cas à cet instant où elle était dans le feu de l’action, ou plus exactement dans le flou de l’alcoolémie.
Et dans cet état là, la rouquine n’avait pas plus de barrière qu’à l’accoutumé, elle s’exprimait avec franchise et draguait sans vergogne. Sa voisine était assez sexy pour avoir ce privilège, car pour l’analyste financière l’attirance n’avait pas de sexe, pas de genre, c’était avant tout une question de personne et de feeling. Ainsi homme ou femme la jolie rousse ne s’arrêtait pas à cela. Néanmoins elle restait globalement plus attirée par la gente masculine, en tout cas statistiquement parlant. Mais le plus surprenant fut la réponse de son interlocutrice. Une femme mariée de surcroit qui si elle ne semblait pas nager dans le bonheur n’avait rien qui laissait penser qu’elle fut si ouverte. À vrai dire la jolie rousse pensait que sa voisine était du genre à briser la glace si facilement, il était rare que sa première impression la trompe mais cela pouvait arriver et bien heureusement. Jordan était saoule oui mais pas aveugle et elle vit clairement la gêne de la blonde après cette pointe d’audace dont elle venait de faire preuve. Le constat la fit sourire légèrement et elle partit en quête de son jus de fruit.

Inutile d’aggraver encore son cas, la rouquine jouait la carte de la raison en accompagnant son invitée sans qu’une goutte d’alcool ne s’invite à nouveau dans son organisme. Elle se sentait déjà bien assez en état d’ébriété, c’était grisant mais elle devait savoir s’arrêter au risque d’obtenir un tête à lunette avec la cuvette des toilettes. Vomir ses tripes devant sa voisine était exclu, hors de question qu’elle lui tienne les cheveux pendant qu’elle se vidait. Certes elle se foutait de passer pour une nana excentrique mais elle gardait quand même une certaine fierté. Et puis cela aurait sans doute gâcher cette rencontre inattendue, tout avait bien commencé, il serait idiot de tout gâcher, non ? Le contexte était déjà bien assez cocasse pour ne pas rajouter de détails à cette possible anecdote qu’elles pourraient toutes deux raconter à qui voudrait l’entendre. « Nous nous entendrons sur le fait que j’ai simplement une très bonne levée de coude à l’occasion. » concluait Jordan à propos de son penchant ou non pour l’alcool avant d’embrayer sur l’activité professionnelle de la jolie blonde. La rouquine ne fut pas tellement surprise par la profession qu’exerçait sa voisine, elle la voyait parfaitement dans son rôle de propriétaire d’une galerie d’art. Il émanait d’elle cette subtilité propre aux gens qui sont capables de comprendre et d’apprécier l’art.
Jordan échappait un soupir quand la question lui fut retourné « C’est beaucoup moins glamour. » avouait-elle avant de répondre avec plus de précision « Je suis analyste financière. » levant les yeux elle poursuivait « Oui c’est chiant à mourir même si je suis assez bien payée. » elle faillit dire que si elle avait eu le choix elle n’en serait pas là mais par chance un regain de lucidité l’empêchait de commettre cette erreur qui aurait sans doute titillé la curiosité de son interlocutrice. « Les chiffres ça n’a rien d’amusant. Et faire des rapports économiques n’est pas fun du tout. » la rousse fit une moue « Enfin tu comprends sûrement mieux pourquoi il faut que je me lâche de temps en temps. » pour ça et pour s’éloigner de ses problèmes. « Mais j’ai comme l’impression que tu avais besoin d’un verre toi aussi ? C’est l’art qui te donne le bourdon ? » la jeune femme en doutait, sa voisine devait probablement être le genre passionnée qui s’épanouie surtout dans son boulot… pourtant elle ne respirait pas la joie de vivre. « Une nana comme toi ça doit se balader la tête haute, pas le regard baissé. » posant son verre de jus de fruit Jordan reculait ensuite. Relevant la tête, se mettant sur la pointe des pieds comme si elle avait été en talons, la rouquine adoptait une démarche qui se voulait élégante, reflétant l’assurance mais avec les quelques grammes de sang qui se baladaient dans l’alcool la jeune femme peinait à être crédible. S’avachissant après quelques déambulations elle reprenait son verre pour y boire une grande gorgée « Tu as compris le concept ? ».
Revenir en haut Aller en bas
 

T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» T'as une descente que j'aimerais pas monter à vélo (ft. Judy)
» J'aimerais qu'un invité ne puisse accéder à ...
» J 'aimerais voir les derniers messages et non une icone [Résolu]
» problème avec Code descente de pluie
» j'aimerais changer mon domaine perso toujours actif? possible or not?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-