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 Best fake smile {marie.}

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MessageSujet: Best fake smile {marie.}   Lun 4 Mai - 22:30


Marie Armstrong & Calyxte Breckenridge
you move forward, i move backwards, and together we make nothing at all. And everybody knows. What’s this tender fascination and the boredom emulation. Stories to take home. You do it for me. You do it with quickness. A man of the hour as god is my witness. Me and my song, we’ll do it alone. You do it for me. You do it for money. It aches in my belly.

Le véhicule s’arrête au bas de l’immeuble. Son occupant ne laisse pas le temps au chauffeur de couper le moteur, encore moins de lui adresser la parole. Calyxte s’efforce de garder une attitude proche de celle dont il se pare d’ordinaire. Mais l’orage qu’il sent poindre sous sa peau l’en empêche.  Son souffle est déjà en train de s’amoindrir dans ses poumons. Les organes se font d’acier et pèsent lourd dans sa poitrine. D’avoir dû sortir de la voiture, avec une rapidité trop importante au vue de sa condition, a fait basculer son monde. Il vacille un instant, et oblige l’ancien soldat à marquer une pause. Il se reprend dans un raclement de gorge, plaque rageusement le pan de sa veste de costume contre son flanc et passe les portes de sa résidence. Dans la cage d’acier, les étages se suivent, trop lentement à son goût. Les échos qui lui parviennent de sa poitrine s’accélèrent. S’accentuent au fil des secondes. Les crises de ce genre sont coutumières pour lui. Elles ont bercé son enfance jusqu’à ce qu’il prenne la décision de se faire opérer pour palier à la dégénérescence de son palpitant. Une intervention risquée, dont la durée à long terme se trouve limitée. Il en fait de nouveau les frais depuis quatre ans. Et plus intensément encore depuis quelques mois. Lors de sa dernière crise, le sorcier ne lui avait pas laissé le temps de s’installer, prompt à réagir dès les premiers signes avant-coureurs. Aujourd’hui, il avait fait l’erreur de croire qu’il ne risquait rien. Qu’il aurait tout le temps de rentrer chez lui avant que la tempête ne le submerge totalement. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur un homme défait. Il peine à se tenir debout. Trop droit et il a l’impression que son cœur s’étire, écartelé entre les liens de sang qui le retiennent. Les phalanges s’agrippent un bref instant contre la paroi de la cage d’acier. Le temps pour le sorcier de retrouver son souffle, d’inspirer le plus profondément possible quitte à s’en faire exploser le cœur. Les pupilles chavirent et effleurent les doigts crispés. Le bout des ongles change de teinte, passe lentement du rosé au violacé. Le système est en pleine défaillance. Ce n’est qu’un seul composant qui bat de l’aile mais tout un édifice qui s’écroule. Bientôt, le bleu grignotera ses mains et la chaleur les abandonnera. Le sang cessera de pulser dans ses membres pour se regrouper autour du cœur fatigué.

Un nouveau bip résonne dans le silence. Calyxte frissonne et dans un geste brutal, son autre main s’abat sur la porte pour l’empêcher de se refermer. Les muscles se contractent, puisent dans la réserve et poussent la décadence aortique à s’engager encore plus profondément sur la voie de la perdition. Le sorcier franchit la distance qui le sépare de son appartement d’un pas mal assuré. L’attitude jure affreusement avec celle dont il se pare d’ordinaire. La main tremble lorsqu’il se saisit de ses clés et tente d’introduire la bonne dans la serrure. Le geste est évasif, si loin de ce contrôle qui consume le moindre de ses mouvements. L’ancien Major s’en agace, râle de frustration et de douleur. Le trousseau lui échappe des mains et se brise sur le sol dans un bruit sourd. Le sorcier s’insurge et une vague de colère se brise contre sa poitrine alors qu’il ramasse les morceaux de métal pour enfin parvenir à ouvrir la porte. Il la referme sans ménagement, ses chaussures claquant sur le carrelage sombre alors qu’il lâche son attaché-case en plein milieu de l’entrée. L’appartement est l’antre du modernisme et du dépouillement. D’une blancheur de neige à laquelle se mêlent les teintes givrées du métal et de nuances grises. Impersonnel et aussi froid que son propriétaire. Les chaussures sont jetées avec négligence sur la moquette qui envahie le salon. Un nouveau bip vient voleter contre ses oreilles et enfin il ose poser les yeux sur les chiffres. Ils s’emballent et se rapprochent du second seuil. Passé cette limite, il est en danger. L’évidence le fait frissonner d’angoisse. Il se redresse, ôte sa veste d’un geste hâtif et la laisse choir sur le carrelage alors qu’il se dirige vers sa chambre. Les phalanges malhabiles défont la cravate d’un geste sec et s’acharnent à ouvrir les boutons de la chemise. Calyxte s’arrête net. Ses jambes soudain privées de leur mobilité.

« - Marie… »  C’est un soupir de profonde surprise qui s’échappe de sa bouche. Tout comme le regard qu’il peut poser sur elle. Dans ses pupilles danse l’éclat d’une profonde incompréhension. Elle se couple avec les lames de la douleur. Et l’ensemble disparaît dans un battement de cils. Il se fait violence pour retrouver contenance, se redresse de toute sa hauteur avec cette lenteur théâtrale qui le caractérise. Le masque se repose sur son visage, oblige ses traits à se détendre et se figer dans le moule de la neutralité la plus totale. « - D’abord le bureau, maintenant mon appartement ? Je vais finir par considérer cela comme du harcèlement. »  Ses lèvres esquissent un infime sourire qui se pare d’un amusement factice. La situation ne l’amuse pas. Loin de là. Elle le plonge dans un embarras dont il se serait bien passé. Si près de la délivrance et pourtant si loin. Il jette un infime regard en direction de sa chambre. La mâchoire se crispe dans un spasme nerveux. Aussi délectable soit-elle, la présence de la métisse dans son antre l’indispose au plus haut point. « - Qu’est-ce que tu fiches ici ? »  La question s’extirpe avec difficulté d’entre ses dents serrées. Calyxte recule d’un pas, sa main tâtonne à la recherche d’un appui et finit par rencontrer le mur contre lequel il vient se reposer. Le temps d’une infime seconde, la silhouette se décompose, ravagée par la tempête qui gronde sous sa peau. Sa poitrine le fait souffrir, les battements frénétiques le déchirent et il a l’affreuse sensation que son cœur s’empale contre ses côtes à chaque soubresaut.

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Mer 6 Mai - 17:19


Curiosité, malaise et besoin se mélangent, s’entraident et me hantent. Je ne devrais probablement pas être là, tout mon être me le hurle, pourtant, je ne peux m’en empêcher. Après avoir déverrouillé cette porte, je n’ose pourtant pas l’ouvrir. La peur de ce que je pourrais découvrir derrière me prend aux tripes, m’empêche d’actionner cette poignée que je tiens en main avec force. Mes jointures blanchissent, deviennent douloureuses tant je serre, incapable de prendre une décision. La raison voudrait que je m’éloigne, que je retourne chez Kyran et oublie tout ce que je viens de faire. L’instinct pourtant, me pousse finalement à ouvrir cette porte, qui révèle froideur et vide. Je suis presque surprise de me heurter à un environnement si indifférent mais il ne me faut que quelques secondes pour me souvenir de son propriétaire. Deux faits s’imposent à moi maintenant. Soit il est réellement aussi froid qu’il le prétend. Soit il se voile la face si intensément qu’il s’impose le même vide dans sa vie de tous les jours. Doucement, la porte se referme derrière moi alors que j’avance, mes talons claquant sur le sol dur. Leur son résonne dans la pièce presque vide et un frisson s’empare de moi, irrépressible. Je déteste cela, je me sens mal à l’aise dans cet espace glacé. J’en viens même à me demander s’il habite réellement ici, mais quelques détails me prouvent tout de même que l’appartement est habité. Ouvrant les placards, je tombe sur quelques petites choses, sans grande importance, mais m’indiquant la vie.

Il ne me faut pas longtemps pour finalement arriver dans la chambre, tout aussi frigide. Avec des gestes mesurés, je passe le plat de la main sur mes bras afin de faire disparaître la chair de poule qui s’impose sur moi. Si j’étais du genre sensible, je verserais probablement une larme face à tant d’indifférence. La pulpe de mes doigts rencontre finalement ses draps, dont la douceur me fait sourire et dont l’odeur m’assaille soudain. Son souvenir s’impose à moi et c’est dans ces conditions que ma décision de venir ici s’impose comme évidente. Sans m’en rendre compte immédiatement, je me laisse tomber sur son lit, en dérangeant l’apprêt. Les senteurs me prennent, se mélangent et les images s’intercalent, me rappelant tout le désir que je peux ressentir pour l’homme. Je roule jusqu’à me retrouver à plat ventre et maintenant sur mes coudes, je continue d’observer tout autour de moi. Les tiroirs de sa table de nuit m’attirent, si bien que je m’approche pour les fouiller. Des boîtes de médicaments s’y trouvent, mais je les laisse en place, n’arrivant pas à me rendre compte de leur importance. Sortant finalement du lit, je reprends mon exploration, au moment même où un bruit attire mon attention. C’est comme une chute, de clefs ou quelque chose du genre, mais cela semble trop lointain pour me concerner. Plutôt que de prendre la fuite, je préfère donc à fouiller, ouvrant cette fois les placards de vêtements. Rien de bien folichon. Juste ses costumes parfaitement taillés, alignés les uns à côté des autres et… Mes sourcils se froncent malgré moi et toute mon attention se porte finalement sur un costume différent. Cela ressemble à un uniforme, de l’armée probablement mais je ne saurais en jurer. Tant de choses ont changé depuis mon ancienne vie et je n’aie pas vu d’uniformes depuis cette période. Intriguée, je voudrais l’observer plus en détails, mais un bruit, plus près, me fait faire volte face.

Obnubilée par son armoire, je n’ai pas remarqué son arrivée. Je n’ai que le temps de refermer la porte de sa chambre et de me retourner, que son regard croire le mien. Par réflexe, je viens me mettre devant lui, à distance raisonnable, avant de sourire légèrement en entendant mon prénom. Il est surpris et l’effet que cela me fait n’est guère différent de la dernière fois. Je me sens presque fière d’arriver à perturber son quotidien bien huilé. Pourtant cette fois, une sensation désagréable vient me chatouiller, me déranger durant ma légère célébration. Il semble différent. Bien sûr, il s’efforce de ne rien montrer, mais je le sens. Déjà, la première chose que je remarque est la dissimulation parfaite de sa cicatrice. Je ne m’étais pas trompé. Il ne la montre jamais et c’est une erreur qu’il a finalement fait. Cette fois, c’est autre chose qui me perturbe. « Ne te donne pas trop d’importance mon cher. » Pourtant, il a raison. Je ne cherche pas à le harceler bien sûr, mais s’il n’aurait jamais du me trouver ici. Cela me dérange d’avoir été surprise ici, mais finalement, ce n’est pas le pire. Il me questionne et semble soudain s’écrouler. Il ne ressemble en rien à l’homme de glace dont je suis accoutumée et mes sourcils se froncent. Je ne comprends pas une seconde ce qu’il se déroule sous mes yeux et loin de ressentir la joie de le voir finalement humain comme les autres, je sens l’inquiétude m’écraser sous sa force. Je m’efforce de ne pas le montrer bien sûr, mais mes yeux clignent plusieurs fois, bien trop vite. Mes lèvres s’entrouvrent, je cherche quelque chose à lui répondre, mais finalement, je préfère l’attaquer, l’agacer et le mettre hors de lui. Ultime tentative pour lui faire payer son refus de la dernière fois. « Tu n’as pas l’air en très grande forme Breckenridge. Trop de faste dans ta vie peut être ? » Un fin sourire décore mes lèvres et dissimule le pli d’inquiétude que j’ai senti se former sur mon front. Je ne peux le laisser gagner, pas cette fois. Pour ce que j’en sais, cette action ne peut être que ridicule mascarade, dans le but de se jouer encore de moi…

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Ven 8 Mai - 10:17


Il s’efforce de garder contenance. Mais un tel exercice l’épuise, tiraille ses nerfs et accroit la tempête qui gronde contre sa poitrine. L’homme sait que ses efforts ne dureront pas éternellement. Que lorsque son cœur décide de se rompre en morceaux sanglants, la raison n’a plus son mot à dire. Il devient l’esclave de son propre corps quand d’ordinaire il en est le maître. Les dents claquent, se serrent et crissent les unes contre les autres. Ce n’est plus le mal être qui le ronge, mais bien l’agacement. Sur les traits tirés et fatigués de son visage s’appose l’ombre d’une colère éphémère. Cette intrusion dans son appartement lui donne l’affreuse sensation d’avoir été violé. Dérangé dans sa propre intimité. Plus encore, ce sont les choses que l’intruse aurait pu trouver et leur conséquence qui lui dévore le ventre. Calyxte vit au milieu du vide c’est un fait. Ses possessions se réduisent qu’au strict nécessaire et il ne s’entasse pas de babioles ou autre chose inutile. Hormis les restes de sa vie militaire, perdus au milieu de ses costumes. Hormis un simple cadre, contenant les restes de ses meilleures années, figées sur les traits rayonnants de sa tante et de ce gamin souriant perdu dans ses bras. Des frissons d’angoisse dégringolent le long de son dos, chasse la sueur froide venue s’y glisser pour mieux la voir revenir dans la seconde suivante. Ses phalanges se crispent contre le mur, raclent la peinture alors qu’il s’autorise à esquisser un sourire amer devant les premières paroles de la métisse. « - Je ne fais que constater les faits. » Lâche-t-il dans un souffle. Sa gorge se fait aride, s’assèche au rythme de son souffle qui se dérobe et s’accélère. Un froncement de sourcils accompagne l’attaque. Se mue lentement un haussement alors qu’un indescriptible sourire vient s’apposer sur les lèvres fines du sorcier.

« - Exactement. C’est une coutume de l’Assemblée, se vautrer dans l’opulence et l’indécence après chaque session. De plus, mes nuits sont courtes en ce moment. » Sa voix ronronne contre sa langue. Il provoque et attise les braises que la jeune femme a elle-même jeté entre eux. La réplique est acerbe et empreinte de sous-entendus détestable. La glace de ses pupilles brille d’une lueur froide. A mi-chemin entre l’amusement de façade et la douleur. Il l’efface dans un battement de cils, joue des épaules pour se recouvrer un peu de cette prestance qui lui fait défaut en cet instant. Sous la peau, le cœur se crispe durement, coupe le souffle de l’ancien soldat le temps d’une infime seconde. Dans un geste relevant du pur réflexe, la main libre de l’homme vient se poser contre sa poitrine. Les doigts s’y agrippent contre la chemise, froisse le tissu dans l’espoir vain d’apaiser la douleur. Le ventricule mal formé peine à remplir sa fonction, perturbe le fonctionnement de la mécanique et fait pulser dans l’aorte une quantité de sang bien trop faible pour renflouer tout le système. Tolérée la plupart du temps, cette défaillance devient extrêmement gênante quand l’organe s’emballe et perd pied. Et l’imprévu devant ses yeux obligé l’ancien militaire à revoir sa tactique. Il a été formé pour ça, a excellé dans ce domaine. Quand il s’agissait de sauver les autres. Pas lui. Il n’a jamais été en première ligne de mire, passait après ses soldats tant leurs vies étaient plus importantes que la sienne. Alors quand il espérait pouvoir stopper le mal dès son retour chez lui, et s’autoriser le repos dont son cœur avait besoin pour se remettre de cette sombre attaque, se retrouver face à quelqu’un perturbait l’ordre si évident des choses. Les pupilles se font fuyantes, évitent de croiser celles de Marie et s’absorbent dans la contemplation du sol. Au milieu des bourdonnements qui s’agitent contre ses tempes, Calyxte s’oblige à perdre ce temps si précieux afin de compter. Compter les battements frénétiques. Il n’ose pas regarder sa montre, pas devant la métisse. Et le bip qui s’élève dans le couloir lui arrache l’échine. Tord ses entrailles sous la force d’un spasme d’angoisse. La main abandonne le tissu et retombe mollement contre son flanc.

L’ancien soldat efface la faiblesse dans un raclement de gorge plus timide qu’il ne l’aurait voulu. Et se force à apposer sur ses traits l’ombre d’une menace, bien amoindrie face à celle qu’il peut représenter d’ordinaire. Il n’est plus qu’une ombre. Le pâle reflet du politique imposant taillé dans la glace. Et ce seul constat le couvre de honte et de gêne. « - Tu as trouvé ce que tu voulais ? » Le regard se pose enfin sur l’intruse, scrute ses traits avec insistance. Calyxte n’attend pas vraiment de réponse. Il ne lui laisse pas le temps de le faire. « - Bien, maintenant dehors. » Autoritaire et aussi glacial que le regard qu’il peut lui lancer, Calyxte renoue avec la sécheresse militaire et agrippe le bras de la jeune femme pour la tirer vers la sortie. L’attitude est rude, frôle l’impolitesse mais il s’en fiche. Il n’a pas le temps de se perdre dans des manières plus civilisées, de garder son flegme assassin. La prise de fer se fait de velours et il ne parvient pas à aller jusqu’à la porte. Le sorcier s’arrête alors qu’un nouveau bip brise le silence régnant dans l’appartement. Ils se rapprochent. S’enchaînent et assombrissent la vision du sorcier. « - Et à ta place, je reverrais mes techniques d’intrusion. Et j’apprendrais à me montrer discrète, si tu tiens à jouer les voleuses de bas étage encore un moment. » Il la désigne d’un geste évasif de la main. L’accable d’un venin qu’il ne cherche même pas à retenir. Dans son état, il se fiche de l’impact que peuvent avoir ses mots. Il se fout d’être blessant et voir sa mauvaise humeur se répercuter sur les autres.

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Sam 16 Mai - 16:26


Son effort pour sembler égal à son habitude me surprend et m’impressionne malgré la colère qui s’insinue lentement dans mes veines. Je sais ne pas être à ma place ici et je n’ignore pas une seconde l’agacement qu’il doit éprouver à me trouver devant lui, mais malgré tout, un mal inconnu me ronge et ses réactions ne m’aident pas à l’empêcher de se répandre. A son image, mes dents se serrent, s’empêchent de laisser échapper une réplique qui n’aiderait en rien la situation. Lorsqu’enfin il sourit, mon corps se fige, se laisse enfin perturber par ses mots qui, en se voulant acerbes, réussissent à me toucher plus qu’ils ne le devraient. Loin de vouloir le harceler, je ne supporte pas l’attaque à peine déguisée et me crispe encore un peu plus. Mes muscles tendus deviennent soudain douloureux d’être contractés ainsi inutilement, mon esprit gamberge lentement, se fixe sur des souvenirs perdus et inutiles et c’est à ce moment là que je décide de lui répondre, d’une voix plus sèche que désirée. « Peut être devrais-tu garder tes constatations pour ta personne. Ainsi je garderai les miennes. » Ma réplique se meurt en un sifflement agacé, juste avant que ma mâchoire ne se resserre, pour m’empêcher d’attaquer plus intensément. L’effet qu’il a sur moi m’empêche d’être totalement rationnelle, mais je reste assez maîtresse de moi-même pour m’empêcher d’envenimer les choses inutilement. La seule chose qui me maintient encore sur la voie de la raison reste ma certitude absolue d’être reine du jeu, lorsque je n’en suis pourtant que le pion. Mon esprit m’empêche de voir la vérité et c’est d’autant plus important que l’homme s’affaiblit de plus en plus devant mes yeux alertes.

Ses mots glissent sur moi, annihilés par ses gestes inquiétants. S’ils désiraient encore être volontairement blessants, je n’en entends que la moitié, trop concentrée sur la douleur vainement dissimulée sous une dernière bravade. Inquiète, je veux courir dans la chambre, attraper ces médicaments trouvés plus tôt, dans un futile espoir de l’aider. Plus forte que mon instinct néanmoins, je me redresse un peu plus, afin de le toiser avec un mépris qui ne m’est pas coutumier et une moquerie qui l’est un peu plus. Mon sourire s’affine, se fait moqueur, lorsque mes yeux, à peine discrets, fixent sa main contractée. Fort heureusement, il évite mon regard, préfère le fuir, m’offrant par là le répit dont j’ai besoin pour retrouver totale contenance. Un bip gênant me fait sursauter, je ne comprends ni sa provenance, ni son utilité, mais quelque chose me dit que l’état de mon hôte n’est pas étranger à cela. Je préfère pourtant ne pas me perdre en conjectures puisque sa voix résonne de nouveau dans le silence à peine gâché par ce bip incessant. Je me crispe encore davantage sentant dès les premiers mots la finalité. Il veut se débarrasser de moi, pour s’écrouler dans son pathétisme à l’abri des regards. Etrangement, ma première idée serait de l’écouter et de m’éclipser avant de prétendre oublier ce que j’ai vu ici. Ma fierté pourtant, m’en empêche. Désireuse de voir un tout nouveau visage du politicien froid et hautain, je n’attends que le moment où il me suppliera de l’aider, où il comprendra avoir besoin de moi. Pensée éphémère et stupide qui me rend nauséeuse une seconde.

Cette gêne disparaît au moment même où Calyxte s’empare de mon bras avec une brusquerie dont je n’ai pas l’habitude. Je voudrais tirer pour me débarrasser de sa poigne intrusive, pourtant, je m’en empêche, alors même que je la sens s’affaiblir. D’un réflexe que je ne maîtrise aucunement, mes doigts viennent caresser doucement les phalanges du brun. Doux, ils viennent, se voulant rassurant bien que probablement indésirables. « Je ne suis pas une voleuse chéri. Je suis bien plus digne de confiance que tu ne pourras jamais l’imaginer. » Ma voix est faible, probablement trop basse, mais lorsque je termine mes propos, je me dégage enfin de sa poigne inutile et ne perd pas une seconde pour me remettre dans la trajectoire de son graal. « Alors comme ça, le grand Calyxte Breckenridge n’est pas aussi parfait qu’il le prétend. C’est une surprise. Après la cicatrice, voilà une toute autre facette de toi. N’est-ce pas cela qui t’agace, plus que mon intrusion ? Le fait que je puisse savoir ? » Fière de moi, je croise les bras, recule dans le couloir menant à sa chambre, prête à aller attraper la boite de médicament précédemment trouvée, jouant sur le bluff qu’il s’agit bien là de ce qu’il désire. Pourtant, alors que mes yeux se portent de nouveau sur les siens, incisant ses prunelles de leur rancœur, je me sens complètement dégonfler. Détruisant la verve précédente, je me contente finalement de lâcher, alors que mes épaules s’affaissent, comme en reddition. « Je sais que tu dissimules des médicaments. Tu devrais aller les prendre avant de t’écrouler à mes pieds. Je ne voudrais pas jouer les infirmières à te les fourrer dans le gosier alors que tu gis entre la vie et la mort. » D’un mouvement, je m’écarte, laissant la place dans le couloir soudain silencieux. « Ca ne te rendra pas moins intéressant à mes yeux. » Ces derniers mots ne sont qu’un murmure à peine audible, que j’aurais voulu conserver pour moi…

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Lun 18 Mai - 19:53


Le contact des phalanges de la voleuse contre les siennes fait courir d’étranges frissons le long de son échine. Partagé entre deux sentiments contradictoires, l’ancien soldat ne sait pas quelle attitude adopter. La repousser, comme il aurait été capable de le faire en étant en pleine possession de ses moyens et lui rendre son geste. Dans son état, et au vu du tremblement dévorant ses phalanges, il se ravise et s’éloigne afin d’éviter tout nouveau rapprochement. Ses mains sont froides, se pare de nuances bleutées qui menacent à présent de venir s’échouer contre ses lippes. Un spasme lui broie le corps et fait tressauter son cœur. La machine abîmée rate un battement, sursaute puis repart alors de plus belle, obligeant la montre à se manifester avec plus d’insistance. Ce bruit l’agace, irrite et tiraille ses nerfs déjà au bord de la rupture. L’étreinte se défait et la jeune femme se poste entre le sorcier et sa délivrance. Un pli s’appose sur son front, contrariété et douleur se mêle sur l’albâtre de ses traits tirés. Il en esquisse malgré tout un sourire amer, réalisant soudain qu’elle avait trop bien fouiné dans ses affaires. Et ce seul constat affaisse ses épaules, ses phalanges se crispent et se détendent dans un spasme. « - Oh pitié, épargne-moi ce genre de sarcasme de supérette. » Le ténor se pare d’éclats acérés, se fait tranchant. Brisé par des paroles qui n’auraient fait que glisser sur ses épaules en une autre situation. Ses pupilles bleutées se figent sur la silhouette de la métisse. Suivent le moindre de ses mouvements. Un rire jaune s’échappe de ses lèvres serrées et l’échange de regards menaçants s’étire au milieu du silence.

« - Savoir ? Tu ne sais rien. Ce n’est pas en fouinant dans des placards et en tirant des conclusions hasardeuses que l’on peut se targuer de tout savoir d’une personne. » La réplique acerbe lui échappe dans un murmure. Rauque et défait par la douleur suintant sous sa peau. Elle sait. A vu des choses qu’elle n’aurait pas dû voir et ce détail le brise. A nouveau les phalanges se crispent, se replient et il serre le poing. Le rôle qu’il s’évertue à jouer devant le reste du monde l’oblige à se tenir. A se parer de glace et rester impassible. La chose glisse pourtant le long de ses épaules pour mieux s’échouer à ses pieds. Dans un raclement de gorge, le politicien s’autorise alors à sortir de sa réserve, et laisser l’urgence grondant sous sa peau se manifester en surface. Du bout des doigts, il repousse Marie, laisse ses phalanges s’attarder contre la peau satinée plus qu’il ne le devrait et brise la distance le séparant de sa chambre à grandes enjambées. Il ne remarque pas de suite le placard mal refermé. Encore moins le désordre de son lit d’ordinaire fait avec une application quasi-maniaque. La discipline militaire le poursuit, même quatre ans après sa désertion. Calyxte s’assoit sur le bord du lit, et les tremblements qui agitaient ses mains quelques minutes plus tôt n’existent plus. Il y a une étonnante détermination dans ses gestes, une nervosité qui crispe sa mâchoire et appose dans ses prunelles une lueur détonante. Dès qu’il fut en âge d’agir seul, sa tante s’est efforcée de lui apprendre les gestes, ceux qui le sauveraient en cas de crise. La chose l’avait effrayé au début, avant qu’il ne comprenne vraiment ce que cela pouvait signifier. Ce n’est pas le tiroir qui préoccupe ses pensées mais la porte en-dessous. Ouverte à la volée, il en sort une housse sombre, rectangulaire, de laquelle il extirpe alors une seringue d’une main, repliant sa manche de l’autre pour finalement injecter le produit dans la veine nichée au creux de son coude. Les pupilles fatiguées, l’homme jette un regard en direction de sa montre avant de s’effondrer. Il se laisse choir sur le lit, fixant le plafond sans vraiment le voir. Contre ses tempes résonnent les battements frénétiques de son cœur. Le sang pulse contre sa gorge, alors qu’il joue des phalanges pour activer la circulation dans son bras. De son autre main, il tapote le matelas, au rythme d’une mélodie qu’il est le seul à connaître.

« - Tu n’aurais pas l’occasion de jouer aux infirmières si j’en venais à m’effondrer à tes pieds. Ce serait trop tard. » Il bouge à peine les lèvres, se contente de lâcher un infime murmure sans avoir la force de se redresser pour la regarder. Persuadé qu’elle n’a pas bougé, ou alors qu’elle s’est rapprochée pur mieux assister à sa déchéance. Conscient de l’aveu qu’il lui offre sans même prendre le temps d’y réfléchir. Le mensonge s’efface, détruit sous la fureur des coups de son myocarde en déroute. Le rythme s’apaise pourtant, hurle toujours douloureusement contre ses côtes, mais le pire est passé. « - Le lit était-il à ta convenance ? » Lâche-t-il au bout d’un moment, sa voix se parant d’un amusement lancinant. Il se moque, oublie le trouble sous sa peau en jouant d’ironie et de cynisme. Les paupières se ferment au rythme d’une profonde inspiration. Il fait le vide dans ses poumons, remplace l’air viciée par un oxygène nouveau. Offre à son palpitant de quoi repartir à nouveau sans se briser au premier heurt. « - Intéressant ? Je suis d’une banalité affligeante, Marie. Tu te trompes à mon sujet. » C’est le constat d’un homme brisé. Figé dans une lassitude qui le prend à la gorge et étouffe sa voix contre sa trachée. Caly… La voix familière de sa tante résonne contre ses tempes, dans un ton de reproche. Des frissons viennent se nicher contre sa peau, effleure ses bras et sa nuque pour le faire grelotter. Les phalanges se crispent contre le drap déjà chiffonné. Au fond, et même s’il ne l’avouera pas vraiment, la présence de la métisse le rassure. Apporte un peu de chaleur dans ce corps vide. Il s’entoure de vide, se pare de solitude quand il ne fait que l’exécrer. La peur du vide, elle le tient aux tripes depuis la nuit de sa mise à mort ratée.

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Lun 1 Juin - 19:22


Il passe près de moi, se rue vers sa délivrance et laisse ses doigts s’égarer momentanément sur mon corps qui frissonne. Je ferme les yeux une seconde alors qu’il m’échappe vers sa chambre et un soupir inaudible quitte mes lèvres. Mon souffle s’enfuie, me laisse vide une seconde avant que je ne me tourne à mon tour vers la porte de sa chambre. J’hésite, il ne me faudrait que quelques pas pour le rejoindre, mais je préfère rester dans le couloir pour l’instant. Je pourrais assister à sa déchéance, néanmoins je préfère lui laisser une once d’intimité pour le laisser se défaire de sa gêne honteuse. Ses quelques mots résonnent encore dans mon esprit, je me sens incapable de lui répondre pour l’instant, même si cela me démange atrocement. Une part de moi pourtant, cherche à le ménager juste un peu, juste assez pour qu’il se sente mieux. C’est stupide, puisque même à mal, lui ne s’en empêche pas une seconde, mais je conserve cette ligne directrice, au moins jusqu’à l’entendre s’effondrer sur son lit. Mon cœur se serre, je m’attends au pire, mais alors que je franchis le pas de la porte, ma respiration devenue vive, s’apaise soudain. Il n’est pas mort. Il respire et parle même. Le soulagement me prend soudain, l’inquiétude laisse place à un très léger sourire rassuré et même si ses nouvelles paroles pincent un peu plus mon palpitant, je sais qu’il va déjà mieux. Enfin, je me permets de lui répondre, à ses mots passés, qui hantent toujours mon esprit. « Je n’ai jamais prétendu te connaître par cœur mon chou. Je ne sais pas qui tu es. Tu joues habilement des mots, mais n’oublie pas à qui tu as à faire. Je ne sais pas qui tu es. Mais je sais ce que tu caches. Et des deux maux, je ne sais lequel tu crains le plus. » Ma voix est presque atone, mais je n’ai pu m’empêcher de parler. Probablement dois-je l’agacer, mais tout ce que je désire, c’est le titiller et m’insinuer dans sa vie jusqu’à ce qu’il accepte enfin ma présence.

Du coup je reste là, m’adosse au chambranle de la porte et croise les bras pour l’observer plus attentivement. Mes prunelles dardent son corps alangui et je me retiens avec peine d’aller me blottir contre lui, comme pour lui offrir ma chaleur. « Un peu trop dur. Mais les draps sont doux. Et ça sent bon. » J’hausse les épaules, énumère froidement les qualités et défauts de son lit, sans sembler plus touchée que cela par le fait qu’il a remarqué mon intrusion. Mes yeux pourtant, sont posés sur lui, l’observent, inquisiteurs, à la recherche de la moindre trace d’agacement. Il l’est probablement, agacé… Je n’avais aucun droit de venir tester sa literie en son absence et pire encore, d’apprécier son odeur restée. D’un geste sec et répétitif, je me mords les lèvres, toujours en l’observant. Ses derniers mots résonnent dans la pièce désormais silencieuse et pour une fois, je veux écouter mon instinct. Celui qui me supplie depuis quelques secondes de venir contre lui pour le réchauffer et empêcher ses dents de claquer les unes contre les autres. Je ne devrais pas. Probablement finira t’il par me repousser encore une fois. Et si je cherchais encore la preuve de n’être qu’une vulgaire poupée de chiffon, je viens de l’obtenir alors que mes pieds ne m’obéissent plus. L’un après l’autre, ils avancent, se dirigent vers le lit occupé et dans un dernier geste idiot, je viens m’allonger. D’abord à ses côtés, sans le toucher et puis après quelques secondes, je roule légèrement pour déposer ma main sur son torse. Elle sent les battements encore vif de son cœur mais ce n’est pas le plus important. Non, je n’ai pas encore terminé. Avec précaution, chacun de mes gestes étant sans brusquerie, je viens placer mes jambes sur les siennes et ma tête enfin, vient se nicher contre son épaule.

C’est stupide, je ne devrais pas rester là, mais au lieu de m’éloigner, je me rapproche encore un peu de lui, jusqu’à finalement murmurer, d’une voix toujours aussi monotone. « Parfois je me demande comment tu fais pour éclater le monde de ta confiance en toi, lorsqu’il paraît désormais si évident que tu en manques cruellement. Tu es un paradoxe Calyxte. Aussi ennuyant qu’intéressant. Aussi sûr de toi qu’à la recherche d’approbation. Autant détestable qu’agréable. Je suppose qu’on pourrait jouer au jeu de la vie la plus pourrie… et tu pourrais probablement me battre. Tu es un roc… fissuré. Et j’ai vu la fissure. » Ma gorge s’est asséchée au fur et à mesure de mon discours, que je n’avais pas prévu aussi profond. Les mots de Kyran viennent résonner soudain et je me rends compte que j’ai encore une fois dispensé ma philosophie de bas étage. « Et maintenant quoi ? » Cette question, je n’aurais pas du la laisser s’échapper mais elle est désormais sortie... et étrangement je me sens gênée, il n’aurait jamais du entendre ces derniers mots.

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Dim 7 Juin - 20:00


Le constat le fait sourire. Appose sur ses traits tirés l’éclat d’un amusement frôlant une touchante sincérité. Trop éreinté pour continuer son petit jeu. Brisé par les échos qui le lacèrent de l’intérieur, il n’a plus la force, ni l’envie de se parer de ces faux-semblants qui régissent son existence. La colère le frôle mais s’efface dans une inspiration. Elle non plus ne parvient à rester debout, fière et droite face au tumulte qui règne sous sa peau. Le silence répond aux paroles de la métisse. La langue collée au palais, les mots se pressent contre ses tempes sans qu’il ne parvienne à les laisser sortir. La moquerie se meurt contre ses lèvres serrées et il s’abandonne encore un peu plus dans la contemplation du plafond. Laissant planer le silence et le vide. C’est pourtant tout son corps qui se crispe lorsque la brunette en vient à se rapprocher et se couler contre lui. Les muscles se tendent, dérangés par une proximité si soudaine quand ils n’aspiraient qu’à l’isolement. Il retient son souffle, instinctivement. La blessure est ouverte, sanglante, elle bat encore contre ses côtes et le pousse à se montrer hésitant. L’assurance s’est déchirée au même rythme que son aorte, et les mots qui se pressent contre ses tympans achèvent son bel aplomb. La vérité dérive sur sa peau, la lacère plus hargneusement que n’importe qu’elle arme. Calyxte en serre la mâchoire, fronce un instant les sourcils avant de fermer lentement les paupières.

« - C’est un charmant portrait que tu dresses là. Plein d’audace aussi, je dois bien l’avouer. » Et tellement réaliste surtout. L’amertume se glisse dans sa trachée et les derniers mots viennent l’accabler d’un poids qui lui écrase la poitrine. Elle a vu trop de choses. Et en devient une menace. Le stratège imaginerait déjà des plans pour la faire taire, l’obliger à ravaler son savoir. Le cœur n’a aucune envie de s’enliser dans ce genre d’attitude en cet instant. « - Et tu vas la garder pour toi. » Le murmure est sec, claque dans l’air sans la moindre douceur. Sa langue se heurte contre ses dents dans l’espoir de ravaler l’ordre, mais le mal est déjà fait. Les phalanges de l’ancien soldat se crispent à nouveau et il ferme lentement les paupières. Il y a quelque chose de fortement grisant dans ce contact. Un étrange paradoxe, qui frôle l’agacement et l’apaisement. Calyxte ne parvient pas à se décider sur la meilleure manière d’agir. La repousser comme il pourrait le faire dans n’importe quelle autre situation. Ou ne rien faire. Une passivité qui ne lui ressemble pas pourtant. Un infime soupir effleure ses lippes. Sans recouvrer la vue, le bras du sorcier vient s’enrouler autour de l’épaule de la métisse. Les phalanges effleurent la peau satinée avec lenteur, s’abreuve du contact contre leur pulpe. Des frissons de contentement dégringolent le long de son échine, apaisent les tensions régnant sous cette peau froide et encore victime des supplices provoqués par la mécanique aortique en déroute. Le venin de la colère vient frôler sa langue. Si le dégoût qu’il éprouve pour sa propre personne atteint des sommets dès qu’il pose le regard sur les cicatrices qui lui dévorent le visage, il se décuple à chaque nouvelle crise. Chaque rappel à l’ordre de cette faiblesse qui le ronge pour le plonger dans un état de profonde apathie. La forteresse se défait et Caly baisse les bras. Abandonne ce rôle de composition qui lui colle à la peau, dévore les fibres de son être comme un parasite impossible à détruire. Il renoue avec une normalité qui lui fait bien trop défaut. Retrouve la chaleur de son autre vie, et laisse quelques gouttes de tendresse se poser dans ses gestes. Le pli sur son front s’efface dans plusieurs battements de cils alors qu’il reporte son attention sur le plafond.

- Nous sommes tous parsemés de fissures. Il suffit juste d’apprendre à les colmater au mieux pour éviter que les brèches deviennent des gouffres. » Le murmure flotte au-dessus d’eux. Effleure ses lippes sans trouver la véritable envie de s’y extirper. « - Et maintenant ? Si tu me disais ce que tu cherchais en venant ici ? » Il ne s’attendait pas à le revoir aussi rapidement. Pas après leur dernière entrevue. Et encore à la trouver dans son appartement sans y avoir été invité. Son antre, sa tanière. Isolée du reste du monde, rares sont ceux qui y sont entrés. Et en y repensant, elle est sûrement la seule à y être restée aussi longtemps. « - Cela m’étonne que tu ais pris une telle initiative. » Lâche-t-il, ses phalanges se faisant plus pressantes contre la peau de la métisse. Elles glissent le long de son bras et viennent s’échouer dans le creux de ses reins pour l’attirer encore un peu plus contre son propre corps. Il en frissonne de délice, et pour achever de s’enliser dans la chaleur de l’instant, son autre main vient se poser sur celle nichée contre son torse. La délectation des sens après la déchéance. C’est un mélange explosif qu’il effleure du bout des doigts. Un risque qu’il est en train de prendre. Eviter une crise pour plonger inconsciemment dans une autre. La folie de la chose appose sur ses lippes l’ombre d’un infime sourire alors qu’il tourne légèrement la tête pour laisser son menton venir effleurer avec douceur la chevelure d’ébène.

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Mar 16 Juin - 23:29


Sa raideur m’impressionne et il ne me faut qu’une seconde avant d’hésiter à me redresser pour m’en aller. Il ne veut clairement pas de moi à ses côtés et étrangement, je ne me sens pas la force de m’imposer totalement. Son battement plus régulier m’impose pourtant de rester là, juste là, pour lui, même si dans le fond, je suis consciente qu’il s’agit d’une erreur. Pourtant je reste là, ne sentant pas un réel rejet de sa part. Probablement ne sait il pas comment se laisser aller et je dois avouer que se détendre en ma présence ne doit pas forcément être aisé lorsque l’on connaît certains de mes petits secrets. Du coup, plutôt que de le blâmer de se tendre à mon contact, je me presse un peu plus contre lui, juste avant qu’il ne parle de nouveau.

Il m’agace de ses grands airs et ordres agressifs. Alors même que mon corps alangui se détend de son contact désormais plus doux, mon esprit s’acère et les mots fusent, presque immédiats. Je les regrette aussitôt, mais ils sont sortis et attendent une réaction démesurée… « Garde tes affirmations pour quelqu’un qui en a quelque chose à faire. Tu n’es plus dans l’armée après tout et même si c’était le cas… et bien la situation serait exactement la même. Je n’obéis pas à tes ordres ! » Mépris et agression se battent au sein d’une même phrase et je me mords la lèvre presque aussitôt, comme pour me punir de réagir aussi mal alors que toute la situation semble s’adoucir. Un frisson me parcourt alors que le contact entre nous se fait plus tendre, plus agréable mais je crains l’avoir rompu de mes paroles sarcastiques. D’autant que ses paroles suivantes, bien plus calmes, plus posées, auraient été suffisantes pour me calmer. Mais le mal est fait et alors que sa tête s’approche de la mienne, un lent soupir plus agacé que lascif, s’échappe finalement de mes lippes avant que je ne quitte la chaleur de son corps. Me redressant lentement, je viens finalement au dessus de lui, à califourchon, pour le surplomber de toute mon arrogance. Le jeu reprend ses droits alors que je sais avoir ruiné mes chances d’une paix fragile. « Les colmater hein… Tu devrais me donner la marque de ton ciment. Celui qui t’as transformé en robot sans âme et sans sentiments. » Cette fois, c’est l’amertume qui se fait clairement entendre dans mes propos et j’en reste choqué moi-même. Incapable de refréner cette vague agressive qui s’est emparée de moi, je conserve mes prunelles dans les siennes, le dominant de mon corps et jouant inconsciemment de mon pelvis pour l’affaiblir plus encore.

« Tu n’étais pas censé être là. Je ne voulais pas te voir. Ton affront de la dernière fois brûle encore chacune de mes veines. Tu n’avais pas le droit de me repousser. Tu n’avais pas le droit de prétendre t’inquiéter pour moi. Je n’étais pas ici pour te voir. » Et les raisons qui m’ont poussé à venir resteront dissimulées dans mon esprit retors et incapable d’un pardon. Sa félonie est pourtant moindre et de bonne guerre, mais la rancune agresse mon cœur et vient le pervertir de mots tous plus cruels les uns que les autres. Malgré ces forts sentiments de colère, je ne peux m’empêcher de déposer une main de chaque côté de son visage, afin de me pencher un peu vers lui et lorsque mes cheveux viennent chatouiller son visage et ses épaules, une toute nouvelle impulsion me prend, et m’impose de glisser ma main jusque son visage, traçant de mémoire les traits de ses cicatrices, gravées dans mon esprit depuis notre dernière rencontre. La rancœur s’efface une seconde, remplacée par une curiosité maladive qui vient s’imposer au mauvais moment. Lentement, mes doigts aériens coulent sur sa plaie mal guérie et mes mots s’échappent, une fois encore contre mon gré… « Ouvre toi… » Mon autre main, jumelle, vient caresser l’autre côté de son visage, cherchant probablement à retrouver le contact perdu un peu plus tôt. Inconsciemment, je veux retrouver la pulpe de ses doigts contre mon corps et je me penche un peu plus, jusqu’à effleurer ses lèvres de mon souffle. « Je ne suis pas là pour te nuire Calyxte… »

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Jeu 18 Juin - 23:15


Les mots le glacent et les pupilles se rétractent. Le corps se fige et les phalanges contre les courbes de la métisses se font de glace. Le regard de l’ancien Major abandonne la contemplation de la blancheur du plafond pour venir frôler la porte entre-ouverte de son placard. Et le pli qui s’était effacé revient s’apposer sur son front. Le temps de plusieurs battements de cœur, la contrariété fuse contre dans ses veines. Calyxte ignore comment prendre ces paroles. Les explications quant à la présence de l’uniforme suspendu à sa penderie sont toutes trouvées. Relique ayant appartenu à son père disparu quand il n’était encore qu’un gosse. Souvenir de son ancien amant, disparu tragiquement en mission. Et d’autres qui ne lui viennent pas aussi spontanément que les deux premières. « - Je vois que tu as même eu le temps de fouiller mes placards. Qui te dis que ce que tu as vu m’appartient ? » Lâche-t-il enfin, le silence lui collant à la langue. L’hésitation fige ses phalanges, le tiraille entre l’envie de s’éloigner pour bien signifier que ces paroles l’ont touché plus qu’elle ne le pensait. Et rester là. A l’abri derrière la paroi de glace qu’il érige autour de son cœur pour le prévenir de maux qui pourraient lui être fatals. C’est pourtant Marie qui vient à s’éloigner, laissant un vide contre son flanc. L’ancien militaire en fronce les sourcils. Une marque d’incompréhension nichée sur ses paupières tandis que ses pupilles s’alanguissent contre le corps se posant au-dessus du sien. D’une tendresse éphémère, le cadran de son cœur vient de se tourner vers une toute autre option. Et l’amertume qui se glisse contre ses tympans, appose sur ses lippes l’ombre d’un sourire. Une ébauche à mi-chemin entre sincérité et froideur dédaigneuse.  

« - Ce n’était pas un ordre, simplement… un conseil. » L’homme esquisse une légère moue, hausse une épaule sans pour autant se défaire du regard sombre de la métisse. Les prunelles l’enchaînent, le captivent plus qu’il ne voudrait bien le croire. Et déjà ses mains se glissent contre les cuisses emprisonnant ses flancs. Elles effleurent, imprègnent leurs terminaisons d’un contact qui le grise. « - Il doit m’en rester un sac, je devrais pouvoir t’en offrir un échantillon. » Les mots se font de miel, se réchauffent sous le vibrato de son ténor. Et les phalanges s’agrippent contre la peau satinée. Elle domine, mais il refuse de lui laisser la sensation faussée qu’elle tient toutes les cartes entre ses jolis petits doigts. C’est un refus catégorique qui se glisse sous la peau du sorcier, le besoin de tout contrôler et cette impossibilité viscérale de lâcher prise. L’ensemble détonnant engendré par la peur du vide. Elle lui tort le ventre à chaque fois qu’il s’octroie un semblant de laisser aller. Le prend à la gorge pour mieux le soumettre à ses angoisses. « - Navré d’être encore le propriétaire de ces lieux. Pas le droit ? Peut-être aurais-je dû payer pour le faire… » Il murmure du bout des lèvres, sur lesquelles se glissent la caresse d’un nouveau sourire. Un rictus charmeur qui laisse entrevoir la blancheur des crocs du fauve. Un frisson vient lui lacérer l’échine lorsque la brunette appose ses mains contre son visage. Malgré lui, ses muscles se tendent et se crispent. Les nerfs se vrillent, et la respiration se suspend dans ses poumons. L’aorte se referme d’une saccade, arrête sa course alors que le temps s’arrête contre ses tempes. L’impétueuse frôle le danger. Elle effleure les traces d’une horreur que le sorcier garde enfermé derrière une couche de glace. Et les doigts contre les reliefs de ses cicatrices accentuent les frissons qui dévorent sa peau. Le murmure contre sa bouche le fait vaciller. Lentement, Calyxte ferme les paupières et autorise la mécanique à reprendre son cours.

Qu'elle soit là pour lui nuire ou non, lui importe peu. Les chairs flétries de son cœur l’empêche de prendre le risque de trop en dévoiler, c’est un fait. Une nécessité à laquelle il refuse de déroger. Alors comme pour faire taire toute nouvelle tentative de percer ses défenses, Calyxte se redresse. Dans une impulsion, ses lèvres se scellent à celles de la métisse. Les mains posées contre les cuisses s’approprient la cambrure de ses reins et d’un frôlement lascif du bassin, les rôles s’inversent. Le soldat, reprend le contrôle, laisse ses phalanges courir le long de ces courbes qui le hantent. Il se brûle la langue contre celle de la change-peau, avant de venir parsemer la gorge offerte de baiser brûlant. C’est une diversion. Un moyen pour lui d’échapper à une discussion qui l’aurait mis mal à l’aise. Un changement de plan pour satisfaire ce désir latent qui lui rongeait le cœur et le ventre. Il entame une nouvelle partie d’un jeu dont les règles lui sont affreusement familières. S’enliser dans l’indécence pour mieux garder le contrôle, et détourner l’attention.


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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Mer 1 Juil - 19:40


Je sais avoir dépassé les limites lorsque ses mots se font hésitants, presque crispées. Sa question amène même le doute dans mon esprit pourtant certain de ce qu’il a vu. Bien sûr que cela pourrait ne pas lui appartenir. Cela pourrait être un souvenir de son paternel ou toute autre chose similaires. Sa réaction pourrait être un indice mais même à cet instant, j’en doute. Peut être n’est-ce qu’un de ses nombreux secrets, ceux qu’il s’amuse à dissimuler au fin fond de son être. Aussi sa question fait claquer ma langue et c’est d’un ton un peu plus sec que prévu que je réponds finalement. « J’ai rarement croisé des types aussi grand que toi. Et quelque chose me dit que tu rentrerais parfaitement dans ces vêtements. Enfin je vais prétendre que ça te t’appartient pas. Probablement juste le souvenir du type qui t’a sauvé la vie dans… attends voir… Un attentat. L’homme a fait barrage de son corps et tu as récupéré un de ses uniformes pour chérir son souvenir… Je chauffe ? » Je feins l’amusement lorsque l’agacement danse dans mon âme, mais dans une pensée étrange, je viens croire que c’est la meilleure façon d’agir. Je laisse un sourire traîner sur mes lèvres et dans ma nouvelle position, je sais qu’il ne peut le louper. D’une certaine façon, j’essaye de désamorcer la situation que j’ai moi-même rendue explosives. Mes yeux toujours dans les siens, je cherche à voir si j’ai réussi mon acte, mais je ne peux que laisser fondre légèrement mon sourire lorsqu’il relance. Ses conseils, ne ressemblent jamais à ce qu’ils semblent être. C’était un ordre, peu importe ce qu’il dit, je l’ai pris ainsi et je m’en retrouve vexée. Juste assez pour arborer désormais une moue très légèrement boudeuse.

Soudain, l’incompréhension me gagne et mon expression devient rapidement surprise. J’essaye de me contenir mais rien n’y fait. Sa légère blague inattendue m’empêche de pleinement me rendre compte de l’effet que cela me fait, mais au-delà de mon effarement, un sentiment diffus s’est emparé de moi. Je suis incapable de le définir et ne cherche d’ailleurs pas à le faire, mais je laisse mes lippes exprimer le ravissement de ses mots pourtant si anodins. « Oh non. Je tiens à conserver le peu de sentiments que j’éprouve encore. Soit pas vexé, mais te ressembler juste un peu ne me tiens pas du tout à cœur. » Cette remarque n’est pas destinée à être méchante et se teinte cette fois d’un délassement réel. Cette parenthèse dans cette joute épuisante me permet de retrouver une totale contenance, me donne envie de pousser ma chance et mes doigts parcourent curieusement sa peau. Chacune des boursouflures habilement dissimulée écorche la pulpe inquisitrice. Je me force à ne pas répondre à sa dernière pique. Je m’efforce de ne pas prêter attention à ce mépris sous entendu et cela me semble impossible, presque douloureux. Pourtant, mes doigts continuent leur parcours. Les questions me brûlent les lèvres et je voudrais toutes les poser, sans oser pourtant. Concentrée dans ce contact, je ne remarque pas aussitôt ses intentions et lorsqu’il se redresse, j’éclate d’un rire cristallin inattendu, vite étouffé par ses lèvres impérieuses.

Au fond, je suis parfaitement consciente de la diversion. Je sais qu’il cherche simplement à me déconcentrer pour que je ne questionne pas plus sa vie et ses secrets, qui semblent encore trop nombreux. C’est un piège grossier et évident et pourtant j’y plonge à pieds joints, avec délice. Toute ma volonté de le réduire à néant, de me venger de l’affront qu’il m’a fait lors de notre dernière rencontre, est morte alors que ses lippes dansent sans pitié sur ma peau brûlante. Tout mon corps s’arque vers lui, mes mains se perdent dans ses cheveux et un gémissement incontrôlé monte dans ma gorge et s’échoue finalement sur les murs en un écho du désir que je ressens maintenant. Je n’ai pas oublié mes questions, je veux découvrir ce que l’homme cache au fond de son cœur et de sa tête, mais cela peut attendre. Pas ce feu brûlant qui parcourt mon être, me fait trembler et me rend dépendante de cet homme que j’exècre au moins autant que je l’apprécie. De gestes experts, je m’attèle à faire disparaître le moindre de ses vêtements. Je refuse de le voir se déroger cette fois et je compte bien profiter de ce moment ultime. Celui qui n’arrivera plus. Cette promesse que je me suis déjà faite et que j’enfreins pourtant maintenant en le laissant agir à sa guise sur mon corps. Mes mains ont d’ailleurs réussi à atteindre la peau de son torse et je le repousse juste assez, pour plonger mes billes noires dans les siennes. « Tu es doué Breckenridge… Tu pourrais aisément faire mon métier tant tu es habile pour détourner l’attention avec ton corps… » Et si cela pourrait signer la fin de cette étreinte, ces paroles ne sont finalement que le signal pour que mon corps prenne le relais. Cette fois, j’initie de moi-même le baiser et joue du bassin pour attiser son désir jusqu’à le soumettre. Cette danse pourrait faire office de combat tant ni l’un, ni l’autre ne veut perdre son ascendant, mais finalement, cela ne serait que plus intense ensuite et cela me délecte tant que je mordille sa lèvre, dans un signe évident d’affection…

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Sam 4 Juil - 20:31


Emprisonné derrière les remparts de sa raison, l’ancien soldat vacille. Brisé par les flots qui sont en train de battre les briques de sa prison. Marie dépasse les limites, enfonce les portes qu’il s’efforce à garder closes pour mieux atteindre ce qui se cache sous la surface. La contrariété s’appose sur les traits de fer, plisse les paupières et oblige la commissure de ses lippes à se baisser légèrement. C’est tout son monde qu’elle éventre. Il ouvre la bouche et la referme aussitôt. Rassemble ses pensées comme l’on peut rassembler son armée, hurlant des ordres aux soldats en pleine débandade pour tenter de reprendre un semblant d’avantage. Il n’en a plus. Et c’est bien ce qui le dérange. De se sentir si vulnérable face à elle. Elle a assisté à son plus instant de faiblesse et prolonge le plaisir en s’aventurant sur le chemin tortueux de son passé. Dans un soupir, Calyxte se résigne. Les paupières se ferment le temps de quelques battements de cœur pour se rouvrir avec lenteur. L’idée pourrait être juste. Farfelue si l’on y regarde d’un peu plus près, mais plausible. C’est malgré lui qu’un infime sourire vient s’apposer sur ses lèvres. Trahi par sa propre taille. L’ébauche d’amusement signe sa résignation. Le soldat dépose alors les armes et s’oblige à mettre de côté une partie de sa réserve coutumière. « - Du tout, tu frôles la banquise. Mais soit, ton premier raisonnement était le bon. Ils m’appartiennent. » C’est un murmure qui s’échappe avec difficulté de ses lippes. Tellement habitué à s’entourer de mensonge pour se sauvegarder, avouer sa défaite est une chose qui le blesse. Et il a à présent la fâcheuse sensation que la métisse en sait trop à son sujet. Des petits éléments mis bout à bout qui représentent une menace à ses yeux.

L’effarement sur les traits de la jeune femme alimente la marque de satisfaction venue s’apposer sur ses lippes. L’ancien Major hoche lentement la tête en signe de dénégation. « - L’offense n’est pas prise. Ca ne t’irait pas de toute manière.  Ton naturel et les sentiments qui vont avec, sont tes meilleurs atouts. » Les frissons courent le long de sa peau. Mise au supplice par les phalanges qui effleurent les reliefs de ses cicatrices. Manège qui s’écartèle entre le plaisant et le dérangeant. Troublé par ce mélange étrange, le sorcier ne parvient pas à savoir ce qu’il serait préférable de faire. Ecourter l’intermède maintenant, ou céder. La question ne se pose plus lorsque les rênes se glissent entre ses mains. Les lippes embrasent celles de la brune. S’y perdent pour mieux le consumer tout entier. Il est certain qu’elle a compris le but de la manœuvre, s’attendant presque à ce qu’elle relance les hostilités. Les sens en déroute, ses phalanges s’approprient les courbes avec douceur. Effleurent la peau satinée pour mieux en savourer la texture. Pour mieux perdre pied. Les battements de son cœur accélèrent leur course. L’exercice reste douloureux, dissipe des lames acérées contre sa poitrine. C’est l’entêtement d’un fou qui le pousse à rester sourd, malgré la crise qui l’a possédé quelques instants plus tôt. La solution injectée dans son système évitera une nouvelle rechute. Le temps que cette journée s’achève du moins. Docile, l’ancien Major se laisse faire, et ne cherche pas à se dérober du regard qu’elle lui lance. Il brûle, comme le sien. « - Tu m’en vois flatté. Peut-être est-ce déjà le cas, un extra pour mieux atteindre mes objectifs… » Il souffle contre sa peau et répond avec une ferveur nouvelle à son baiser. Un soupir de frustration se brise au-dessus d’eux lorsqu’elle inverse les rôles et le prive de la domination qu’il exerçait. Privé de ce contrôle qu’il affectionne tant, Calyxte en fronce légèrement les sourcils sans pour autant abandonner ses caresses.

La distance reste malgré tout de mise. Si les gestes du soldat laissent deviner un certain laisser aller, c’est une limite qui s’appose entre eux lorsqu’il déleste la métisse du bas de ses vêtements. Laissant la peau de son abdomen se heurter contre le tissu de son haut. Les lèvres se font plus pressantes, blessent de leur avidité leurs partenaires tandis que ses mains viennent s’agripper aux hanches de Marie lorsque les deux corps se lient pour ne former plus qu’un.  Ce sont ses reins qui mènent la danse au rythme des battements de son cœur. Les phalanges se crispent contre la peau mate, caressent et dévorent, viennent se perdre dans la chevelure d’ébène pour mieux se nouer aux mèches sombres. Il abandonne les lèvres de la métisse et parsème sa gorge de baisers brûlants, étouffant ses propres soupirs de plaisir dans le creux de son cou. Dans un mouvement de bassin, le sorcier reprend la position de force, l’emprisonne dans une prison de chair pour mieux venir se briser contre les hanches qu’il possède sans vergogne. Les vagues se heurtent contre sa peau, le rejette contre les récifs d’un plaisir qui prend la pleine possession de son être dans un spasme qui le brise. Le soupir de satisfaction se meurt contre les lèvres de Marie avant qu’il n’y dépose un léger baiser contre la commissure. Il efface cet étrange côté impersonnel de l’étreinte dans les caresses qui suivent alors qu’il se laisse glisser à ses côtés. Traçant du bout des doigts les contours de son bras, le front posé contre son épaule. Il n’y a que les battements de son cœur qui résonnent contre ses tempes, couplés au bruit sourd de sa respiration hachée. Le reste se perd contre sa trachée, enlise les mots contre sa langue. Le sorcier pousse un soupir et enfouit un peu plus son visage contre la peau brûlante de sa partenaire d’infortune, son bras passant autour de sa poitrine pour l’attirer contre lui.

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MessageSujet: Re: Best fake smile {marie.}   Ven 31 Juil - 20:31


Je m’étonne de sa confession soudaine et arque un sourcil à son encontre. Je ne fais pourtant aucun commentaire, incapable de m’opposer à cette once de confiance qu’il semble m’accorder. Je pourrais bien sûr lui promettre de ne rien dire, mais quelque chose me dis que cela ne changera rien. Soit peut il me faire confiance de lui-même, soit mes propos n’y changeront rien. Pourtant, à chacune de ses paroles, à chacune confidence, je me donne l’impression de me rapprocher de lui, sans savoir réellement ce que cela peut impliquer. Je préfère ne pas m’en inquiéter pour l’instant, me contentant de profiter de l’instant et de sa légèreté, peut être feinte mais agréable à voir et entendre. Et soudain je rougis, incapable de réagir autrement face aux compliments que je ne sais comment prendre de nouveau. Mon naturel… Des sentiments. Si le premier est effectivement ce que je considère comme une qualité, les seconds viennent heurter ma peau et font battre mon cœur soudain de façon trop erratique. Je ne croyais pas montrer autant de sentiments et cela me dérange. Je me targue depuis des années de ne plus avoir d’autres sentiments que la colère et la rancune et je ne pense pas qu’il soit question de cela maintenant. Une bouffée de la première me prend soudain et je me redresse pour le fusiller du regard. Juste une seconde, avant de lâcher du bout des lèvres. « Conneries ! » Pendant un instant de plus, je le fixe, avant de finalement me laisser retomber à ses côtés. Mon malaise n’a duré qu’une petite seconde, avant que je ne reprenne mon masque feint d’indifférence.

Un volcan bat en mon sein mais je m’efforce de le dissimuler derrière l’ardeur de cette étreinte naissante. La colère se fond dans le désir et mes gestes se font fébriles. Je me retrouve presque incapable de prodiguer des mouvements pourtant maintes et maintes fois répétés. Il ne me faut qu’une minute avant de reprendre totalement contenance. « Tes objectifs… Je n’ai rien à t’offrir Calyxte… » Mis à part mon corps. Mon étreinte. Ma chaleur. Et mes talents. Je m’amuse de son soupir, de le dominer juste une seconde. Nul doute qu’il inversera les rôles bien assez tôt, mais je savoure l’instant, juste assez pour parcourir ses lippes de baisers brûlants. Je me retrouve bientôt dépourvu de volonté tant sa fougue me désarçonne mais je ne m’en plains pas une seconde. Ses assauts délicieux me font bientôt gémir, je me délecte et tend mon corps le plus possible vers lui.

Bientôt notre contact se fait plus intime et c’est cette fois un petit cri que je laisse échapper à son encontre. Lorsqu’il abandonne mes lèvres, je tends la gorge plus encore vers ses lèvres avides et je suis finalement ravie de le voir reprendre les rênes totalement. Forte de mes provocations, je suis désormais avide de le laisser faire ce qu’il désire de moi, accompagnant simplement ses mouvements de ma lascivité. Mes jambes s’écartent, viennent entourer ses hanches, approfondissent encore notre contact et mes gémissements incontrôlés. Le feu embrase soudain mes reins et dans l’un de ses ultimes assauts, je lâche prise totalement et perds soudain le contrôle. Mes jambes le lâchent, retombent presque amorphes de chaque côté des siennes et mes mains viennent se perdre dans sa chevelure, dans une douceur presque étonnante.

Son ultime baiser m’apporte un dernier frémissement et par un réflexe, je m’approche de lui, savoure les caresses et la proximité qu’il instaure finalement de lui-même. Loin semble le moment de notre premier échange physique mais finalement, notre rapprochement n’est probablement que factice. Pourtant je l’apprécie et l’approfondis encore lorsqu’il tente de m’attirer à lui. D’un mouvement lascif, j’étends mes jambes, vient les enrouler autour des siennes et referme mon bras autour de lui. Mes yeux se ferment et je lâche enfin un soupir de soulagement et de plaisir mélangé. C’est instinctif, je viens me caler un peu plus confortablement et finalement je viens murmurer contre sa peau. « Reste là… » Ce n’est pas une supplique, ni même une demande, simplement un besoin que je ressens à cet instant. Celui de rester ici, avec lui… Dans l’optique probable de comprendre les battements désordonnés de mon palpitant toujours aussi agité…

RP CLOTURE


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