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 Mon Voisin Totoro [Pimousse]

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MessageSujet: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Ven 8 Mai - 8:49

D'un geste vif, tu saisis l'un des barreaux de bois de l'échelle et fait tournoyer cette dernière autour du large tronc de bois jusqu'à ce qu'elle atterrisse dans tes mains à une hauteur respectable pour que tu puisses grimper. Après l'avoir bien tendue tu grimpes dessus presque les yeux fermés, tes pensées dans le vague. Arrivé en haut, tu remontes l'échelle pour que personne ne te dérange et la roules en un tas de cordage sur le perron. Enfin, le cadenas cède sous l'impulsion de la clé, la chaîne s'écroule dans un cliquetis métallique et tu rentres dans ta petite cabane.
Il fait déjà chaud dehors si bien que le soleil tapant contre les planches a d'ores et déjà transformé la petite habitation en fournaise. Laissant la porte ouverte derrière toi, tu retires tout de suite ta lourde veste de cuir que tu poses sur le dossier d'une chaise branlante avant d'enlever les punaises qui fixent une pseudo-vitre-bâche à un trou rectangulaire faisant office de fenêtre. Le vent pénètre instantanément dans la cabane. Un vent chaud, mais c'est de l'air quand même. Cependant il ne te laissera pas animer ton émission, il faut donc que tu attendes que la cabane refroidisse suffisamment pour pouvoir travailler sans avoir l'impression d'être un poulet rôti.

Profitant de cette occasion, tu fouilles dans ta besace pour y trouver ton thermos de café fort, encore brûlant à l'extérieur. Tu allumes les premiers contacts de la radio et branche ton portable en auxiliaire et monte sur le toit pour fixer l'antenne. Redescendu, tu laisses ton outil de travail chercher une piste vide sur laquelle émettre. Pendant ce temps, tu t'approches d'une branche et tel un équilibriste, grimpe dessus. Puis tu t'assois, naturellement, tes jambes pendant dans le vide.
Coinçant ton thermos entre tes cuisses, tu saisis ton paquet de clopes dans la poche de ton jean avant de t'en griller une, la première de la journée en cette matinée déjà chaude. Le rouleau de tabac entre les dents, tu dévisses le bouchon du thermos, appuie sur la sécurité qui devient un bec verseur, et penche la tête en arrière pour avaler une gorgée de café.
Le mélange de tabac et d'arabica est absolument divin.

Le temps s'arrête, en équilibre sur un fil comme le bouchon du thermos sur la branche vacillante. Le feuillage s'anime en chantant sous le vent qui le secoue délicatement. Les branches grincent, les ondes se réveillent. Tout est calme. Tu savoures cet instant, le thermos brûlant dans une main, la cigarette dans l'autre, tes yeux perdus dans tes pensées. Ca va être une journée d'animation comme les autres. Mais c'est une belle journée.
Aujourd'hui exceptionnellement tu n'animes que le matin. Normalement tu es en congé, mais l'une de tes collègues étant malade il faut bien quelqu'un pour la remplacer. Tu as été appelé ce matin en urgence pour travailler cet après-midi. Tu as répondu par la positive, puisque tu n'avais pas vraiment le choix, avant de sauter dans ta voiture pour te perdre dans la forêt. Le chant du vent dans les arbres te berce et achève de calmer l'infime colère qui s'est dégagée de ce fâcheux événement.

Quelques minutes plus tard, tu écrases ta cigarette contre le tronc avant de mettre le mégot dans ta poche et refermes le thermos. Tu vacilles jusqu'à la cabane avant de t'y enfermer pour la matinée. Le micro s'allume, les ondes grésilles. Tu t'assois sur ta chaise, sors ton texte et enfile ton casque.

« Ici Kinder Surprise pour vous servir ! »

Et la journée commence.
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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Mar 23 Juin - 14:44

Mon voisin Totoro  

« SURPRISE ! » comme dirait l'autre



Il n’est pas évident de trouver la vérité. Il semble même que la vérité ne puisse être un jour, trouvée. Elle est si déliée dans le temps telle l’information transmise au beau milieu du « téléphone arabe » si connu au milieu des centres aérés de ma jeunesse. La vérité est si pure que notre monde ne peut la conserver en son état naturel. Elle est modifiée, élargie, infestée de volonté humaine souvent à son plus grand mépris. On conserve ce que l’on veut. On transmet ce qui ne nous porte pas préjudice. On enjolive. On attenue. On exagère. On ment. On ment sans même y faire attention et au final la vérité n’est plus qu’un amoncellement de baliverne additionné les uns aux autres pour faire une histoire plus ou moins cohérente. J’en viens à croire, au final, que je ne trouverai jamais une vérité à sa pureté si ce n’est celle qui émane de moi sur un sujet qui me concerne. Oui, aujourd’hui j’ai mangé un bol de céréale mais ce n’est pas l’information qui m’importe. Non. Je cherche à comprendre l’engagement de l’état dans de nouveaux bains de sang. Je cherche à comprendre le rôle de mes supérieurs. Je cherche à comprendre l’implication volontaire ou non de mes collègues dans ces jeux stupides. Je cherche à comprendre les raisons des rebelles. Je cherche à comprendre ma propre place dans ces derniers évènements. Pourquoi m’avoir kidnapper ? deux fois qui plus est. Par qui ? Je secoue la tête, et pédale un peu plus vite sur la route qui me mène vers le bayou. Refaire ce chemin ne me dit rien qui vaille et la simple idée de recroiser le loup me donne des sueurs froides. Dans un tournant je devine la route empruntée pour quitter le cirque avec Rae. Je frisonne. Ces évènements ne cessent de se rappeler à moi sans que je parvienne à différencier la peur de l’alarme que mon corps m’agite depuis des mois. Je soupire, serre le guidon à m’en faire péter les phalanges et me redresse sur mon vélo. Donnant plus de force à mes jambes, je bondis en avant et traverse une partie du bayou sans même profiter du paysage. Celui-ci me met mal à l’aise. Je désespère presque de ne plus constater le « beau » de la vie.

Lorsque le paysage se fait plus dense, que la verdure obscurcie clairement l’espace, que je ne parviens à distinguer le chemin de randonneur à celui, invisible, des animaux ; je m’arrête. Je fais déraper mon pneu arrière et pose un pied à terre. J’ôte un bras de mon sac et le fais passer devant moi afin de fouiller son contenu. J’en sors une carte que je pose sur mon guidon et un gps. Celui-ci fixe mon rendez-vous impromptu. La carte, elle, tente de m’aiguiller sur les petits chemins à prendre. Un trait grossier la parcourt et ne me sert à rien : force est de constater que j’ai visé à côté…. Je secoue la tête, passe une main dans mes cheveux avant qu’elle glisse sur mon visage. Je me sens lasse. Je range donc la carte et garde le boitier en main. Je reprends ma chasse en vélo et ce pendant une quinzaine de minutes avant de l’abandonner contre un arbre à l’embranchement d’une nouvelle route assez large pour faire passer une voiture. Bravo…ça aurait été plus simple… Je souris malgré l’effort inutile puisque je me sens approcher du but. J’entreprends alors de fouiller les environs à la recherche d’une cabane ou d’un bateau amarré dans un marécage. Ici Kinder  Surprise pour vous servir ! Mon échine frissonne et je me retourne, fouille derrière un buisson. Rien. Rien. Un instant je me demande si la folie n’avait pas fini par m’atteindre. Après tout à force de chercher un grain de sable, peut être que celui-ci m’avait attaqué le cerveau sans même que je ne m’en rende compte.  Je lève alors les yeux vers le ciel pour capter les rayons de soleil qui tente désespérément d’assécher les environs. C’est là que je souris. Argh ARGH Surprise mon petit kinder…Mon accent allemand parfaitement maitrise m'amuse assez pour laisser échapper un petit rire.


J’observe alors sa cabane parfaitement dissimulée au milieu de cette végétation. J’aurai surement dû y songer plus tôt. Cet animateur n’était pas si débile qu’il pouvait le laisser croire sur les ondes. Cherchant un moyen de grimper, je distingue un système de trappe et corde absolument pas accessible et grogne légèrement. Deux solutions s’offrent à moi. La première est de jeter des cailloux dessus en appelant l’empafer qui s’y cachait. La seconde est de grimper sur l’autre arbre et sauter sur la branche robuste à droite de l’entrée. La première lui permettait de sortir par une autre sortie sans même que je ne puisse le voir. La seconde me permettait d’ouvrir la porte sans poser de question. J’hoche la tête et recule dans les herbes hautes avant de m’élancer vers le premier arbre. Je pose un pied sur celui-ci et me projette sur le second afin d’attraper une branche à hauteur accessible. Je me hisse sur celle-ci avec rapidité désireux d’éviter la chute et attrape une branche un peu plus épaisse. Lorsque j’atteins les branches les plus fines, je me décide à sauter sur la branche voisine de la cabane. Les feuilles s’agitent. Je me fouette le visage, manque de tomber mais me retiens au tronc du bout des doigts. Je soupire, passe une main sur mon front et contourne le tronc pour accéder à la porte que j’ouvre. L’envie d’accompagner mon entrée par un joyeux « surprise » me démange mais me retiens. Au lieu de ça, je pose un doigt sur ma bouche. Mes yeux parcourent la pièce en une demi-seconde sans trop s’attarder sur l’animateur. Je l’ai coupé dans ses propos et espère qu’il n’ouvrira pas la bouche avant que j’appuie sur le bon bouton. J’entre donc, me baisse un peu et m’approche de la console. Je ne veux pas que la suite se diffuse. En m’approchant de la console, je signe de la main mon intention et appuie sur le bouton « OFF » puis m’affale dans un coin.

Salut ! Alors comme ça, tu t’amuses à diffuser des informations contre le gouvernement ? Tu en veux à ta vie ? J’aimerai comprendre… Pourquoi contre le gouvernement ? Sinon, bien la planque, j’ai failli passer à côté… mais manque de bol… ce ne fut pas le cas…

Je l’observe alors plus attentivement et si son visage me rappelle vaguement quelque chose, je ne prends pas le temps de cherche la source. En fait, ma source c’est lui. Que sait-il exactement ?



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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Mar 23 Juin - 20:44

Quelque chose passe à côté de toi en plein discours et tu sursautes violemment. Ton cœur rate un battement, et tu t'écrases violemment sur le sol en tombant de la chaise. Sous le choc, celle-ci se replie et s'écrase sur le sol. Le fil du casque toujours sur ta tête tire avec lui tout le bazar qu'il y a sur la table et c'est donc un plumage de feuilles qui vole dans les airs et une colonies de babioles qui finissent par s'écraser sur le sol. Le cœur battant, tu regardes cet inconnu tu fixer profondément. Le son s'est arrêté. D'un geste fébrile, tu retires le casque qui tombe maintenant autour de ton cou comme un collier grotesque.

« Mais vous êtes malade vous ! Vous auriez pu frapper ! Vous auriez eu l'air bien con si j'étais en train de me toucher. »

Bonjour à toi aussi, vilaine chose. Reprenant ton souffle, tu te redresses avant d'enlever ce casque qui te tient en laisse. Ton regard analyse la situation, regarde cet homme que tu ne connais pas, ou peut-être que si, tu es trop perturbé pour fouiller en plus de ça dans ta mémoire. Visiblement, il n'a pas d'armes, donc il n'a pas l'air de te vouloir du mal. Pas trop, en tout cas.

« On s'connait non ? »

Tes yeux glissent sur la porte toujours ouverte et sur le ponton de la cabane, sur lequel l'échelle de corde que tu as remontée est toujours enroulée. Il a donc manié les branches des arbres avec une dextérité qui te surprend. Pour avoir une telle persévérance, il ne peut pas venir ici par hasard. Il t'as cherché, forcément.

« En tout cas, vous êtes un sacré grimpeur. » conclus-tu avant d'aller fermer la porte.

Puisqu'il est là, autant qu'il t'explique ce qu'il peut bien faire ici. Ah, apparemment c'est quelqu'un qui est proche du gouvernement et qui vient t'arrêter. La belle affaire, il va finir à traverser la fenêtre et écrasé sur le sol du bayou à se faire bouffer par les animaux sauvages, ouais. Les sourcils froncés, tu l'écoutes s'expliquer.

« Z'êtes un peacekeeper ? Un peacekeeper sportif ? En tout cas oui, je dis des choses pas très sympathiques sur le gouvernement, et alors ? Je vous ai dérangé dans votre jogging ? Vous seriez bien le premier à vous plaindre. »

Regagnant les environs du bureau, tu te penches pour ramasser la chaise et la déplier de nouveau. Faisant fi du bordel que l'intrusion de cet homme a provoqué, tu te mets à l'aise, tes mains posées sur tes cuisses écartées, le regard moins profond et moins méfiant. Dans le pire des cas il t'arrête, et alors ? Tu l'auras mérité.

« Pourquoi le gouvernement ? Je ne sais pas, parce qu'ils ont des têtes à claques, peut-être. Parce que dans quelques temps les humains dotés de dons seront certainement pourchassés, et puis parce que ça fait du bien de crier de temps en temps sa rage sur quelqu'un même si elle n'est pas fondée. Il a fallu que ça tombe sur eux. D'autres questions ? »
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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Ven 26 Juin - 22:31

Que sait-il exactement ? A-t-il des informations pouvant avérer ou non l’implication du gouvernement dans des affaires plus sombres encore ? A-t-il des informations pouvant me confronter à une vérité que je saurai prendre avec fermeté ? A-t-il des informations qui puissent enfin me rassurer ? Puis-je moi-même espérer ne plus craindre ? Craindre le gouvernement. Craindre la résistance. Craindre les rumeurs. Mon inconscient soupire face à mon incapacité de voir avec clarté et lucidité ce qui, pour certains, semble si simple et limpide. Pourquoi lui, ce type somme toute, banal peut-il diffuser avec aplomb des critiques contre l’état ? Pourquoi lui et pas moi ? Je me vois encore lire des BD et rêver de faire de grande chose avec mes pouvoirs presque naissants. Presque. Je soupire une nouvelle fois dans mon inconscient et lâche un léger rire amer au sein de la cabane. Mais vous êtes malade vous ! Vous auriez pu frapper ! Vous auriez eu l'air bien con si j'étais en train de me toucher. J’aurai eu autre chose à couper… Je lâche ça sans trop réfléchir et ne m’étonne de cette remarque qu’après plusieurs secondes. Je fronce les sourcils, regarde sur le côté et tourne légèrement la tête avant de la secouer en haussant les épaules.  Je décide de me concentre donc sur lui. Ce type banal aux envies suicidaires puisque si moi j’étais venue jusqu’à lui, d’autres le pourront. Son visage m’est familier sans pourtant l’être assez pour me frapper. Il n’est pas assez entré dans mon espace vital pour que mon cerveau se souvienne. Je suis proche d’abandonné cette tentative lorsqu’il évoque une rencontre précédente. Nous nous sommes donc déjà vus. Où ? Est-ce un membre du gouvernement ? un traitre donc ? ou est-ce un pochetron de bar que j’ai eu l’occasion de croiser pendant ma dérive –certes sans toucher à l’alcool mais profitant des jeunes femmes en manque de tendresse- ? Je fronce une nouvelle fois les sourcils avant de me rendre compte, qu’au final, je finirai par le savoir. En tout cas, vous êtes un sacré grimpeur. Un peu d’entrainement et même toi tu pourrais y arriver… ce qui… n’est pas une bonne chose pour toi… ça veut dire que je ne suis pas le seul à pouvoir grimper jusqu’à toi… Je lui souris en inclinant la tête. J’ai menti. Il a bien choisi sa planque puisque sans la corde, il devient difficile de grimper à cette hauteur. Même sans peur du vide, il n’est pas aisé de sauter sur un tronc à l’allure aussi frêle que celle qui m’a permis de grimper jusqu’ici. Mais qu’importe, j’imagine qu’un groupe de peacekepper n’aurait pas de mal à tirer dans le tas sans chercher à grimper à moins qu’il tombe sur Joan et là… ça devient plus complexe.

Je ne le quitte pas des yeux lorsqu’il se lève pour fermer la porte et qu’il se réinstalle en mettant de l’ordre. Je le trouve soudainement bien calme comparé à sa première réaction. La surprise a fait place à une forme de sérénité à moins que ce soit l’expression d’un « je-m’en-foutisme » profond. Je me revois à 15 ans. Je secoue la tête pour chasser ce flash-back inutile dans les faits. Z'êtes un peacekeeper ? Un peacekeeper sportif ? En tout cas oui, je dis des choses pas très sympathiques sur le gouvernement, et alors ? Je vous ai dérangé dans votre jogging ? Vous seriez bien le premier à vous plaindre. Un peacekepper sportif ? J’hausse un sourcil, souris et me laisse aller contre le mur relevant un genou sur lequel je pose mon bras gauche. Cette position, totalement nonchalante et là aussi un coup de bluff. Il est détendu, autant que je fasse de même mais s’il est comme moi, bon dans les combats au corps à corps, je suis foutu. Sa posture est bien plus proice à l’attaque surprise que la mienne. Je me rends compte un peu tardivement que mon visage s’est durci et passe une main dans mes cheveux. J’attends. J’attends et je l’observe. Pourquoi le gouvernement ? Je ne sais pas, parce qu'ils ont des têtes à claques, peut-être. Parce que dans quelques temps les humains dotés de dons seront certainement pourchassés, et puis parce que ça fait du bien de crier de temps en temps sa rage sur quelqu'un même si elle n'est pas fondée. Il a fallu que ça tombe sur eux. D'autres questions ? Je me redresse, incline la tête. « les humains dotés de dons », « de dons » ? Il met qui la dedans ? Lui –même ? Le daybreaker ? Le skinchangeur ? Le sorcier ? Mes parents ? Des « humains » ? Qui peut les juger comme tel ? Je me choque. A cet instant, je me choque. Je me redresse d’un bon, manque de me prendre le plafond  et m’avance vers la porte avant de m’arrêter la main à mi parcourt. Je fronce les sourcils, serre l’autre poing et me retourne. En fait, je suis curieux. Qui est pour toi l’humain de…. D’autres choses ? un zombi est-il humain ? Un changeur est-il humain ? un… un daybreaker est-il humain ? ou un sorcier ? Dis-moi en quoi se nourrir d’énergie est-il humain ? Dis-moi en quoi avoir la capacité de transformer les humains en montre ou en animal est-il humain ? Mon ton se fait moins désinvolte. Plus lourd. Plus sombre. Je vois mon père. Je vois ma mère. Je vois leur rêve dans leurs yeux puis leur dégout. Je vois la haine dans ses yeux. Je vois le désir d’un autre être à la place de leur fils. Je vois un inconnu en tuer un autre. Je vois la vie disparaitre. Je vois la survie plus que la vie. Je ne comprends pas… Je me laisse tomber manquant pas de faire osciller la cabane très subtilement mais tout de même. Je ne comprends pas ce qu’on peut espérer de l’espèce humaine qu’elle soit avec ou sans pouvoir en fin de compte. Je ne comprends pas ce qui pousse le gouvernement a agir ainsi ni ce qui amène les rebelles a préférer la tuerie à toute autre action. Je ne comprends pas  pourquoi je mets tant de temps à me positionner pour l’un ou l’autre ou encore à créer mon propre positionnement. Je secoue la tête. Qu’est-ce que tu peux me dire sur ton histoire de pourchassés les « humains » avec des dons ? Tu parles de quel don ? et d’où tu sors tes informations ?

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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Sam 27 Juin - 10:59

Il est donc parvenu à grimper sans trop de problèmes ce qui n'est pas forcément une bonne chose. Tu fronces les sourcils, beaucoup plus sceptique qu'en colère.

« Hm, effectivement, c'est dérangeant. Je devrai peut-être m'enfoncer davantage dans le marais. »

Eviter les éventuels emmerdeurs en traversant la baie des alligators peut constituer une excellente solution de repli, encore faut-il que tu arrives toi-même à éviter ces méchantes bestioles et autres esprits étranges qui rôdent dans le coin et qui feraient certainement pire que t'arracher une jambe. Tu songes depuis quelque temps à te cacher dans des environs soit plus reculés, soit beaucoup plus évidents, pour ne pas éveiller les soupçons du gouvernement...mais à l'ère des nouvelles technologies, tracer une onde satellite est d'une facilité démentielle. Mieux vaut qu'ils essaient de la tracer en plein milieu du bayou où le réseau se fait rare que dans la centre ville où tu serais trouvable en cinq minutes.

Vous vous détendez tous les deux, visiblement pas dans la position d'attaquer l'autre à moins que ce visiteur inopiné ne soit en train de mettre en place une diversion, ce qui serait très mauvais pour toi. Tu recèles d'une violence à toute épreuve mais tu détestes t'en servir. Enfin, quand il s'agit de se défendre, on ne choisit pas vraiment, malheureusement ; tu lui expliques ta vision des choses qui visiblement n'a pas l'air de lui plaire. Haussant les sourcils, littéralement incrédule, tu le regardes traverser la cabane, poser sa main sur la poignée...et se retourner.
Allons bon. Il s'écrase au sol, secouant la tête, désarçonné. Finalement, tu soupires, t'appuies sur tes genoux pour te redresser et saisis ton carnet de textes sur le bureau.

« Petit cours de génétique. » introduis-tu en t'approchant de lui.

Tu traverses la cabane avant de t'asseoir en tailleur devant lui. Plaçant le carnet dans son sens, tu tournes les pages jusqu'à en trouver une blanche et retire le stylo coincé dans les spirales. Tu dessines plusieurs couples de petites barres les unes à côté des autres. Arrivé à quarante-six, tu entoures les deux derniers.

« Un caryoptype humain se compose de quarante-six chromosomes. Chaque paire de chromosomes est attachée à une fonction du corps et va déterminer la formation de celui-ci. Les deux derniers, XX et XY, déterminent le sexe de la personne. Si un chromosome est endommagé, selon celui dont il s'agit endommage une partie du corps. »

Tu le regardes afin de voir s'il suit, ignorant totalement que celui qui se trouve en face de tout est très certainement beaucoup plus calé que toi sur le sujet, avant de rajouter plusieurs paires.

« Nous avons un ancêtre commun encore inconnu avec le singe, dont certaines espèces ont quarante-huit chromosomes et non quarante-six. Nous partageons plus de cinquante pour cent de notre ADN avec une banane, et plus de sept-milles gènes avec les oursins. Est-ce qu'on leur ressemble pourtant ? Non. Est-ce que ça fait de nous des oursins ? Des bananes ? Non. »

Ton crayon glisse jusqu'à une plusieurs paires que tu entoures au fur et à mesure que tu les évoques.

« Certains possèdent une anomalie au niveau de la paire 21, d'autres au niveau de la paire 8, d'autres au niveau de la paire X ou Y. Ceux atteint de trisomie 21 ont une déficience cognitive, ceux qui ont deux chromosomes X et un chromosome Y sont stériles. Est-ce que ça fait d'eux des animaux ? Est-ce que ça fait d'eux des monstres ? Non. Il est prouvé que certains Daybreakers sont stériles, donc que leur ADN a du changer lors de leur transformation. Ca se joue peut-être à deux ou trois familles de chromosomes. Pourtant, ils parlent, ils marchent, ils sont dotés d'une intelligence. Pareil pour les Skinchangers, qui ont en commun de l'ADN de chouette, de chat ou que sais-je. Est-ce que ça fait d'eux des chouettes et des chats ? Non. »

Terminant ton dessin, tu glisses de nouveau ton crayon dans la spirale.

« Quand bien même la notion de Nightkeeper ou de Daybreaker, ou de Skinchanger serait génétique, ces personnes sont simplement des êtres humains dotés de pouvoirs surnaturels dont on ne sait pas d'où ils viennent et qui peuvent être considérés comme héréditaires de la même manière que la couleur des yeux ou un cancer. Tes parents sont des sorciers ? Tu peux ne pas en être un. Tes parents ont les yeux marrons ? Tu peux les avoir bleus. Les Nightkeepers, les Daybreakers et les Skinchangers ne sont pas des monstres. Ce sont des êtres différents. »

Le carnet se referme dans tes doigts, ton regard cherche le sien.

« Mes parents étaient Nightkeepers et personnellement, je n'en ai que le nom. J'ai une excellence dans les poisons mais le reste ne s'est jamais réveillé malgré des années de travail acharné. Je n'ai aucun instinct, aucune sensibilité spirituelle, aucun potentiel de guérison. La monstruosité va au delà de ce que nous sommes physiquement, elle se situe icitu pointes son cœur du doigt. Tu peux naître Nightkeeper, mais tu ne nais pas monstre, tu le deviens, par tes pensées et par des agissements. Et les membres du gouvernement qui nous considèrent comme des monstres et veulent utiliser nos gênes devraient commencer par se regarder dans une glace. »
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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Jeu 2 Juil - 23:30

Des informations. Aujourd’hui, plus encore que par le passé, l’information vaut plus que de l’argent. Aujourd’hui une information peut offrir mort, survie ou vie dans la luxure. L’information se traque plus qu’elle ne s’apprend. Je ne parle pas de cette donnée inutile que l’on échange entre deux couloirs mais celle, cachée dans l’obscurité qui détermine un lendemain pour chacun d’entre nous. Ce n’est pas la simple question de notre avenir au sein d’un métier mais au sein de l’une des rares villes encore debout sur le territoire américain. C’est la question d’une vie. C’est essentiel. C’est déterminant et ce type semble en détenir des prometteuses. Comme Aubin, il devient un outil, une source puisque je suis incapable de statuer en l’état cherchant des excuses dans mes souvenirs. L’utilité comme la nécessité d’un gouvernement sans loi pouvant aller à son encontre. Le besoin comme l’importance d’un contre pouvoir inhérent à toute société puisque rien n’est accepté par tous. Que voulez-vous faire au milieu d’une guerre qui se façonne à l’orée de tous ? Le jeune homme ne pense pas si bien dire lorsqu’il émet l’idée d’une disparition de masse. N’est-ce pas ce qui te trame depuis mon arrivée ? La simple rénovation des arènes agite la justification de ces disparitions. Les rebelles, eux, agissent avec tant de brouillon, de désinvolture, d’incohérence que le gouvernement ne peut qu’agiter leur exaction pour faciliter leur propre méfais. A bien y réfléchir, aucun des deux groupes ne méritent l’approbation mais la neutralité est-elle une meilleure position ? Petit cours de génétique Je sursaute légèrement et percute seulement lorsqu’il se baisse vers moi de sa proximité. Il aurait très bien pu me poignarder que ça aurait été pareil, en un chouia plus douloureux certainement. Je fronce les sourcils ne voyant pas où il voulait en venir. Pourtant les mots qui suivent me téléportent plusieurs années en arrière. Le lycée. La faculté. Tout ceci m’apparait dans un brouillard si intense. J’ai l’impression d’étouffé. Je change de position, plis mes jambes sous moi et pose mes mains au croisement de mes pieds. Je secoue légèrement la tête à la fin de son premier récit ce qu’il semble prendre pour l’incitation de persévérer dans son explication. Ceci n’a rien à voir, je tente d’y voir plus clair dans un nuage que je suis seul à percevoir. Je croise difficilement le regard de parents dégoutés par la simplicité de mon humanité alors que j’étudie mes propres compositions. La science devient vite une passion qui a la mauvaise ambition d’expliquer l’erreur qui sommeille en moi. J’ai si longtemps cherché à être autre chose qu’un humain qu’il m’est difficile d’associer ces personnes fantastiques à l’humanité. Cette constatation ne parvient pas à désépaissir mes sentiments vis-à-vis de ces années-là. Je me vois simplement essayer vainement de retrouver un chemin qui ne devait pas m’appartenir. Bastien aurait surement eu plus de chance. Je grimace. Serre les points. … une banane, et plus de sept-milles gènes avec les oursins. Est-ce qu'on leur ressemble pourtant ? Non. Est-ce que ça fait de nous des oursins ? Des bananes ? Non.

Un instant je ne parviens pas à me reconnecter à ce qu’il dit. Je connais pourtant parfaitement ces chiffres comme j’en connais bien d’autres, plus précis, plus incompréhensible et au final, bien plus déroutant pour statuer sur les fondements de la création humaine. Ma question est bien plus profonde, bien plus philosophique pour être prise sous les traits d’un domaine que j’étudis depuis mes 10 ans. Je ne pense pas tout connaitre, qui le peut au sein des sciences ? Il est évident que l’humanité, notre terre et l’univers tout entier restent et resteront encore longtemps des mystères sur lesquels nous autres, simples animaux dotés de pensées et de réflexions, tenterons d’y offrir un peu de compréhension. L’idée étant au final, de se rassurer et de s’excuser de notre emprunte tout en s’efforçant de justifier notre puissance. La fin de notre monde moderne n’a, semble-t-il pas vraiment permis de nous faire prendre conscience notre infinie petitesse. Alors c’est vrai, pourquoi ne pas simplement se dire que génétiquement tout peut s’expliquer ? Que génétiquement nous nous rapprochons de tout et que, par conséquent, le changeur n’est qu’un humain spécial, n’est qu’un échelon de l’évolution. Cela veut-il dire que nous sommes des reliques ? « Nous » les humains les plus répandus sur cette terre … ? Quoique… aujourd’hui sommes-nous plus ou moins nombreux ? ils parlent, ils marchent, ils sont dotés d'une intelligence. Pareil pour les Skinchangers, qui ont en commun de l'ADN de chouette, de chat ou que sais-je. Est-ce que ça fait d'eux des chouettes et des chats ? Non. Oui. Ils marchent. Oui. Ils parlent. Oui. Oui, ils dorment, ils respirent, ils pleurent, ils aiment, ils détestent, ils se battent, ils… ils sont à l’œil nu tout autant humain que nous autres. Oui. C’est vrai. Pourtant la différence est ailleurs. S’ils ne sont pas des chats, ils en prennent l’apparence… Mais en réalité ce n’est pas le skinchangeur qui me rebute mais le daybreaker et le sorcier. Le second est la source de tous les autres, y compris du daybreaker. Il peut avoir la capacité de changer les fondements génétiques d’un être humain. A priori nous ne naissons pas avec des capacités surnaturelles sous-jacentes, cachées alors qu’est-ce qui offre la possibilité à un autre humain de pouvoir changer un autre ? Comment accorder cette capacité à un simple gène ? J’ai beau être généticien, avoir étudié ce sujet depuis près de 20 ans, je ne peux résoudre l’équation par l’explication d’un jeune homme en mal de professorat de lycée. Je le regarde de travers, agite mes doigts, les tamponne entre eux. J’ai du mal à rester avec lui. J’ai du mal à le laisser finir. Il ne comprend pas. Comme moi. La génétique ne peut expliquer ces capacités. La génétique ne peut offrir les qualités qu’on offre à l’humanité à toutes les espèces. Le daybreaker se nourrit de l’énergie humaine, comment, comment peut-on donner de l’humanité à un être qui la détruit ?

Tes parents sont des sorciers ? Tu peux ne pas en être un Je redresse la tête et me soulage de ses yeux baissés. Je cache ma crainte. Je cache mes palpitations. Je pose un rideau sur leurs visages et saisis ma main pour lui intimer de se calmer. Il ne sait rien. Comment pourrait-il savoir quoique ce soit ? Et puis… sa posture n’indique aucune volonté dans ses propos, il énumère son idée, son analyse. Il offre des exemples. Il se veut savant. Je souris, me calme avec quelque difficulté mais parvient à me concentrer sur ses propos sans vouloir le secouer. Mes parents étaient Nightkeepers et personnellement, je n'en ai que le nom. J'ai une excellence dans les poisons mais le reste ne s'est jamais réveillé malgré des années de travail acharné. Je n'ai aucun instinct, aucune sensibilité spirituelle, aucun potentiel de guérison. La monstruosité va au delà de ce que nous sommes physiquement, elle se situe ici […]tu ne nais pas monstre, tu le deviens. Je me souviens de l’admiration que j’éprouvais pour mes parents. Ils avaient un don, ils étaient surpuissants. Ils étaient des super-héros cachés derrière des masques. Ils étaient tout ce que je voulais être. Puis…puis, l’admiration a fait place à de la rancœur puis de la crainte et de la déception. La constatation de leur implication dans une magie trop sombre pour les desseins-et dessins- que je leur avais dédiés. Je m’étais longtemps demandé ce qui les avaient poussés dans ces retranchements. La conclusion était ma simple existence et mon imperfection alors qu’au final, ils étaient tordus avant même ma naissance. Jouer à pile ou face pour garder l’un des deux. Bastien. Timothée. Je ferme les yeux, pose la tête sur le bois et oublie un instant la présence de l’animateur. Que fait-il ce frère ? Pourquoi sa curiosité ne le frappe pas ? Mon esprit vogue à Judith, à sa sœur. Je secoue la tête, rouvre les yeux. Il conclut par une histoire de glace. Ce n’est pas ça qui m’interpelle. Pas du tout. Il me regarde. Je le regarde. On se regarde –et oui la base-. utiliser nos gênes ? Je saisis qu’à cet instant qu’il s’est livré de bon cœur à un membre du gouvernement missionné pour débusqué des gens comme lui afin de les pucer (ou de les abattre, ce qui arrive souvent ces derniers temps…). Je ravise mon jugement précédent, plus que suicidaire il est naif ce qui le ramène à une survie très limitée. Bon… Je me redresse, adopte une posture beaucoup plus serieuse. Ecoutes moi bien, le fait que tu sois très insouciant pour ne pas dire débile - puisque tu as su m’expliquer succinctement et clairement des cours de génétique avec pédagogie, c’est que tu ne dois pas l’être -, peut donc passer. Je ne vais pas dire que ta vie m’indiffère, ce n’est pas le cas c’est pourquoi je vais t’expliquer, à mon tour et très clairement les choses stupides à ne pas faire… la première est de ne SURTOUT PAS DIRE que tu es un nighkeeper et que ta famille en est, en particulier si c’est le cas et qu’ils sont en vies et en ville. La seconde est d’arrêtée tes conneries de radio avant qu’un autre trouve ton signal et lève la tête, si j’ai pu le faire, mes collègues y arriveront. Je lui montre un troisième doigt que j’agite La troisième est… de ne pas me prendre pour un débile ayant besoin d’une révision sur un sujet qu’il connait sur le bout des doigts… la quatrième et pas des moindres est de m’expliquer clairement, simplement et tout de suite ce que tu sais à propos des actions actuelles, passées et futurs du gouvernement mais aussi des rebelles.

Je laisse ma main en suspens avec mes 4 doigts en l’air. J’aimerai pouvoir plaisanter, accepter de me souvenir d’une blague vue dans un dvd d’humoriste français. J’aimerai oublier et repartir dans le brouillard de mes jeunes années. Ces dernières me semblaient bien compliquées alors que j’étais loin, mais très loin des évènements récents. Je ne sais pas ce à quoi il songe mais je n’ai pas de temps à perdre. Je sais qu’on s’est déjà vu, je ne te remets pas et tu ne sembles pas le faire alors restons comme ça. Tu me donnes tes infos, je descends de cet arbre avec ce dont j’ai besoin et toi tu déménages… selon, je pourrais même t’aider à brouiller ton signal parce que je suis un mec comme ça… Quand je me regarde dans le miroir, je ne suis pas encore dégouté et j’aimerai fortement que ça n’arrive pas. Pour ça, j’ai besoin de tout ce que tu sais sur les rebelles et le gouvernement… c’est quoi cette histoire d’utilisation de gêne ? Tu sais quoi sur l’organisation des rebelles ?

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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Ven 3 Juil - 22:59

Un instant, tu souris, les yeux pétillants de cette ardeur de jeunesse que l'université trébuchante n'a su combler quand tu es arrivé à la Nouvelle Orléans.

« Oh tiens, tu es dans les sciences toi aussi ? C'est cool ça, j'ai toujours voulu être comme toi. »

Pas toujours facile de se lever chaque matin en se disant qu'on aurait pu enseigner la génétique ou travailler dans un laboratoire et qu'au lieu de cela, on se retrouvait à déchiffrer des ordonnances et à vendre des capotes de toutes les couleurs pour pas un rond. Ouais, faire la conversation à des vieilles séniles et des jeunes mamans trop stressées, ça faisait un peu mal au cul quand on avait Bac +7. Et même si le sérieux avec lequel ton vis à vis prend tes paroles montre que tu n'as pas tant débité de conneries que cela, il achève de faire disparaître le sourire que tes sombres souvenirs effaçaient déjà.

« La vérité ne plaît pas à tout le monde, c'est pas marqué sur ton front que tu bosses là dedans, heureusement d'ailleurs. Alors si malgré toutes tes connaissances et toute ta logique de scientifique tu en viens à penser à des choses aussi irrationnelles que la monstruosité fantastique pour parler d'êtres humains, c'est que ton opinion politique rentre en jeu et donc je ne peux plus rien pour toi. »

Triste de se dire que même les plus intelligents faisaient preuve d'un esprit aussi étroit qu'un anus à sens unique. Surtout les plus intelligents. Dans un soupir, tu te redresses, fais craquer tes reins puis claquer le carnet sur le bureau avec la nonchalance de l'habitude. Inutile de faire de la propagande devant quelqu'un qui a déjà vendu son corps et son esprit au camp opposé comme un pauvre hère naïf vend son âme au diable. Ne comprend-il pas que la naïveté réside avant tout dans la facilité avec laquelle on se plaît à suivre la force dominante ?

« Oh, s'il te plaît, tu n'as pas à me dire ce que je dois faire. Ca fait deux ans que j'émets sur ces ondes mon chou, tu as juste eu de la chance. »

Sans compter qu'il se trouve en terrain inconnu, à une dizaine de mètres de hauteur, d'une cabane dont tu peux le pousser quand tu le souhaites. Il n'est pas obligatoire d'avoir un don surnaturel pour se faire respecter : un poing dans la gueule est souvent très efficace, aussi.

« Tu débarques chez moi en pure effraction, interromps mes activités et insinues clairement que je suis à la fois un monstre et un débile. Par dessus le marché tu dis travailler pour le gouvernement, et malgré tout ça tu voudrais que je te confie des informations sur le mouvement ? Tu rêves. »

Il est si léger pourtant, ce sourire qui s'étire sur tes lèvres comme un chat nargue sa proie.

« Dévoiler ma nature, qui au passage mon cher, n'a rien d'une honte, n'engage que moi. Evoquer le mouvement en revanche, engage tout le monde. Il semble qu'en plus de la politesse, la loyauté devienne une option quand on rejoint vos rangs. »

Et l'agacement de gravir les parois de ta gentillesse dont tout le monde profite à outrance.

« Si c'est pour me parler comme ça, descends, je te prie. Va me dénoncer et on en parle plus. Tu me parles comme à un enfant alors que, quoi, allez, on doit avoir quasiment le même âge, peut-être même que... »

Soudain, l'éclair de génie.

« Putain, ça y est, je te remets. Faculté de sciences, à Montréal. J'ai fait un stage là bas et tu m'as aidé à m'y retrouver tout le long. Tim'... »

Et un soupir.

« On dirait que même l'amitié fout le camp derrière la survie. »
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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Lun 20 Juil - 14:20

Je n’ai pas de temps à perdre avec lui pourtant ses paroles me reviennent en mémoire, concentré sur autre chose, je n’avais même pas percuté. Il voulait être comme moi. Quelle idée. Encore une idée stupide pour un enfant naïf, je le dévisage alors qu’il fronce les sourcils. S’il était possible de voyager dans le temps, je ne suis pas sûr que l’enfant que j’étais serait heureux de ma position actuelle. Il ne comprendrait pas. Lui qui était encore persuadé de la bonté de ses parents, de l’absolue inexistence d’un frère jumeau, et de ses capacités à pouvoir devenir un super héros…. Tu parles. C’est fou ce qu’on est con quand on est gosse. On rêve d’une vie qui ne sera jamais la nôtre. On pense être invincible, que le monde nous appartiendra une fois devenu adulte. Que de connerie notre tête est faite. Je l’observe. Je m’observe. Je nous compare et très franchement, je ne vois rien à envier. Nous sommes tous les deux prisonniers de nos propres pensées, de nos désirs, de nos craintes. Lui se cache pour émettre son opinion, moi je joue un rôle à l’année et tente de me convaincre des bonnes actions d’un gouvernement qui commence à me faire froid dans le dos. Il croit aux agissements des rebelles. Je crois en ceux du gouvernement. Au fond, notre prison est celle de nos idées Alors si malgré toutes tes connaissances et toute ta logique de scientifique tu en viens à penser à des choses aussi irrationnelles que la monstruosité fantastique pour parler d'êtres humains, c'est que ton opinion politique rentre en jeu et donc je ne peux plus rien pour toi. La monstruosité fantastique ? En suis-je arrivé là ? Je ne pense pas. J’ai longtemps cherché la différence génétique d’un sorcier sans pour autant en trouver une assez exploitable pour comprendre leur existence. Aujourd’hui j’opte pour l’utilisation poussée de leur cerveau mais qu’est-ce qui les amène à être en capacité d’utiliser plus de 10% de leur matière grise ? On ne peut pas dire que l’intelligence entre en compte puisque nombre de sorcier sont aussi cons qu’un brin d’herbe. Est-ce un réflexe issue de la mémoire génétique ? Aujourd’hui il est encore difficile de le définir. …insinues clairement que je suis à la fois un monstre et un débile. Par-dessus le marché tu dis travailler pour le gouvernement, et malgré tout ça tu voudrais que je te confie des informations sur le mouvement ? Tu rêves. Entêté. J’espère pour lui que le jour où quelqu’un de moins ouvert que moi le trouvera, il saura garder cette détermination. J’en doute mais tant mieux s’il le croit, ça lui donne l’impression d’avoir un but, une utilité, une sorte de mission dans un combat qui le surpasse de toute façon. … Il semble qu'en plus de la politesse, la loyauté devienne une option quand on rejoint vos rangs. Je secoue la tête, souris. Il y croit vraiment. Pense-t-il vraiment que les rebelles sont aussi fidèles qu’il le pense ? Rebelle, pro-gouvernement, l’homme reste le même, il se protège. Ces dernières années l’ont assez bien prouvé. L’homme est un loup pour l’homme. S’il considère le daybreaker et le NK comme les égaux de l’homme, comme l’évolution cela ne semble que prouver cette citation. La nature me fait alors bien rire, elle pousse l’homme à s’entretuer plus encore qu’auparavant. Espère-t-elle simplement notre anéantissement ?

Tu me parles comme à un enfant alors que, quoi […] Putain, ça y est, je te remets. Faculté de sciences, à Montréal. J'ai fait un stage là-bas et tu m'as aidé à m'y retrouver tout le long. Tim'...On dirait que même l'amitié fout le camp derrière la survie. Comment… ?Tu connais mon prénom ? Amitié ? Montréal ? Je le dévisage avec ce sentiment de le connaitre et pourtant si des flux d’images me reviennent quelque chose m’empêche d’y voir aussi claire qu’en plein jour. Je me redresse, pose mon bras sur ma jambe gauche relevée, secoue la tête, passe mon autre main dans mes cheveux et pose ma tête sur le mur. C’est une blague… je pars à la recherche d’un potentiel rebelle ayant apriori des informations sur le gouvernement et ses potos .. et … tu me dis qu’on se connait ? Mais c’est une vie de merde en fait… Je ris jaune, vert, bleu, multicolore. Plein de couleur pour exprimer un état de lassitude proche du désespoir. Dis-moi, tu penses avoir des amis dans cette ville ? Tu penses que tes potes rebelles vont te protéger demain ? J’ai longtemps eu l’espoir que le monde changerait, que l’homme évoluerait mais ce n’est pas cette évolution que j’espérai. Voir des humains évolués, comme tu dis, aspirer l’énergie d’un autre, un changeur laissait son animal le dominer et se battre contre un homme ou un sorcier changer la nature première de l’homme ….. ça, pour moi, ce n’est pas une bonne évolution. L’histoire est faite de guerre et de rares moments de paix, non l’inverse et ce n’est pas ces évolutions qui vont produire quoique ce soit. L’homme a peur et il sait la transformer en haine. Je n’ai jamais dit être loyal envers le gouvernement, si c’était le cas j’aurai fait appel aux hunters pour te retrouver à ma place… Cela dit, si je peux comprendre ton besoin de rébellion, je ne comprends pas pourquoi tu défends des rebelles presque plus violents que le gouvernement. Changer pour des êtres de la même envergure n’a aucun intérêt. Je secoue la tête. Cette conversation me rend pessimiste. Non, elle me montre du doigt pour état. Je grimace. Depuis quand suis-je ainsi ? Qu’as-tu vu depuis ton départ de Montréal ? qui sont tes parents ? Comment agissent-ils ? Sont-ils bons ? Mauvais ? je n’ai rien contre la majeur partie des êtres « évolués » tant qu’ils font profil bas. Tu serais peut être de mon avis si les rôles étaient inversés Loony… Je redresse le visage, bloque sur son visage. Loon, putain ! Tu… t’étais déjà un Nk à l’époque ? Je baisse le regard, soupire. Dire que je n’ai jamais rien deviné… tu n’as jamais du essayé d’utiliser l’illusion sur moi …





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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Lun 20 Juil - 15:20

Tu secoues la tête, le regard amer.

« J'ai pas de potes de rébellion, Tim'. Le mouvement évolue de manière complètement dispatchée, il se meurt tranquillement. Chacun agit à sa manière, pour soi, en prenant d'abord soin de son cul. Je ne peux compter que sur moi-même au niveau de mes opinions politiques. Et ce n'est pas plus mal, parce que si je dérape, si je fais une bêtise, je n'emporte personne avec moi. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. »

C'est pour cette raison difficile que beaucoup de membres du mouvement se sépare des membres de leur famille afin de demeurer inaccessibles. Ils sont intouchables au niveau sentimental ; si le gouvernement avait l'idée de te faire du mal, il suffirait de faire subir des sévices à tes mères, à Alvin ou à Aubin. Tu te plierais pathétiquement à leurs conditions, te rétamant sur le sol comme une pauvre larve. Dès que l'on touche à tes proches, on te touche toi. Ils demeurent ta plus grande faiblesse, la manière la plus radicale de te faire de mal, de te détruire, plus encore que cette peur du sang qui te paralyse comme un enfant.

« Je ne défends rien. Je ne défends que moi-même. Et je ne veux pas vivre sous le joug d'un gouvernement qui brise tous les réseaux satellites, qui relancerait apparemment les Hunter's, et qui m'empêche de télécharger mes pornos le dimanche. »

Ta main disparaît dans la poche de ta veste avant d'y récupérer ton paquet de cigarettes dont tu tires un morceau de cancer rapidement grillé par la flemme d'un briquet. Retirant les punaises qui plaquent la bâche contre le semblant de fenêtre, tu laisses la lumière du jour illuminer la cabane avant de te positionner contre l'orifice taillé dans le bois pour fumer tranquillement ta cigarette. La mémoire commence à revenir à Tim', tu le vois dans ses yeux, tu le sens dans sa façon de te parler et de te regarder. Il finit même par t'appeler par le surnom de ton surnom, ajoutant cette petite consonance qui te donne des airs guimauves qui te vont si bien.

« Déjà je n'ai pas de parents, j'ai deux mères. L'une d'elle, celle qui m'a porté, fait sa petite vie tranquille en tant que botaniste. L'autre est Nightkeeper, elle s'est évertuée à tout m'apprendre sans grand succès, elle est journaliste. Elles ne demandent rien à personne si ce n'est la survie de leur famille. Ma mère génétique a mal pris l'engagement de ma mère adoptive pour le Gouvernement, elles se sont séparées ainsi. »

Tu évoques ainsi l'un des sujets les plus difficiles de ton répertoire. Un de ceux qui te rendent à la fois amer et triste car il justifie en partie ton engagement dans la rébellion et ta longue descente aux enfers dans l'illégalité. Tu avales durement une bouffée de nicotine avant de la recracher avec sécheresse à travers la fenêtre, sous le soleil tropical.

« C'est parce que je fais profil bas, comme tu dis. Je ne sais pas manier les illusions. Ma mère adoptive n'a rien réussi à m'apprendre. J'ai de grandes capacités en potions mais ça s'arrête là ; je ne crée aucune illusion, je ne sais pas me guérir, j'ai l'instinct complètement à la ramasse, la nécromancie est un plat d'une contrée éloignée et jamais je ne songerai à essayer de créer un skinchanger. Je devrais peut-être songer à empoisonner certains éléments de la cabane pour éviter qu'on vienne me faire chier. »

Un frisson désagréable te parcourt.

« Je ne cherche pas à utiliser ma magie sur ceux que j'aime et tu en fais partie. »
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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Lun 20 Juil - 16:37

L’illusion. Une arme de ces êtres évolués qui a le don de me faire tirer une sonnette d’alarme. Un frisson me parcourt l’échine. La sensation désagréable de me faire avoir. L’impression d’une main sur mes sens. Je frissonne. Le dégout. La crainte. La rage. L’illusion me fait voir mes parents plus encore que l’illusion voulue par le lanceur. Rares sont les sorciers ayant réussi à m’avoir. Rares et puissants, des gens qu’on n’attrapera pas avec facilité. Des gens qu’on peut craindre. Des gens à l’allure anodine à la solde du gouvernement, des rebelles ou tentant la neutralité le temps qu’elle puisse durer. L’illusion possède une forme de signature, une marque qui reste dans les profondeurs de notre cerveau dupé. L’illusion est pour moi un souvenir lointain de ces journées, ces soirées, ces nuits à subir les attaque de mes parents. Au début, je ne comprenais rien, je ne ressentais rien. J’attendais simplement que la magie opère, que mon corps obtienne ce déclic nécessaire à être comme eux. Puis le temps est passé de l’attente de la découverte, j’en ai craint chaque passage, chaque illusion me laissant aller dans certaines, en luttant contre d’autres. Aujourd’hui, l’illusion du sorcier ne m’atteint pas mais l’illusion des autres… Je soupire. Il m’avoue sa situation. Avoue ne rien savoir des autres, simplement ce que tout le monde sait. Au final, l’animateur a beau être bavard, il n’a connaissance de pas grand-chose. Je soupire mais apprécie reconnaitre sa logique, ses idées, tout ceci lui ressemble bien. A ce type, cet ami que j’ai connu à Montréal tout comme Lawrence… Qu’est-il devenu ? Loony ? N’est-il qu’un animateur de radio rebelle ? Qu’a-t-il vécu ? Lui au moins, semble avoir gardé un peu de son humour « Ici kinder Surprise… ». Comment ? Comment peut-il rester lui-même ou du moins le rester plus que moi ? Comment-a-t-il pu me reconnaitre alors que je ne me reconnais pas toujours ? L’illusion semble être celle de mon visage dans le reflet de mon miroir.

Déjà je n’ai pas des parents, j’ai deux mères. Je l’observe me raconter un bout de son histoire et si celle-ci me rappelle ses paroles passées, je découvre l’envers du décor. Je souris mi amusé mi amer de constater que nous avions tous deux des secrets sur les fondements même de l’humanité. Nous étions proches, bon amis, assez pour parler de nos familles, de rires des mêmes blagues et d’apprécier les mêmes stupidités. La science nous avait rapprochés mais nos caractères s’étaient bien trouvés. Malheureusement, mon passé m’avait rattrapé et je n’ai fait que fuir de nouveau. Lawrence était parti sans rien dire et je ne me rends compte qu’aujourd’hui que j’avais fait la même chose quelque mois plus tard. Je ne sais pas manier les illusions. Ma mère adoptive n'a rien réussi à m'apprendre. Ceci explique cela. A priori il est aussi doué que moi dans cet art. … Je devrais peut-être songer à empoisonner certains éléments de la cabane pour éviter qu'on vienne me faire chier. Je lui offre un sourire. Il complète cette petite menace par un petit mot doux qui me fait sourire davantage. Je le revois très clairement à Montréal, souriant, bon enfant, amoureux de tout et n’importe quoi… un phénomène de gaité. Pas l’idéal pour survivre ici, il ne l’a simplement pas encore compris.

C’est surtout l’illusion qui aurait pu te servir… pas contre moi mais contre un vrai emmerdeur… je suis plus sympathique que tu ne le crois.. Plus que d’autres. Bien plus. Même si mon discours pourrait sembler limite envers les êtres évolués, il n’en est pas moins que je n’ai cessé de tacher de les protéger. Protéger le meilleur de l’humanité qu’importe leur nature profonde. Seuls les DB devaient prouver par A + B leur intégration dans notre société pour espérer passer à la trappe… Après tout quand on découvre un Loon sorcier, on ne peut qu’approuver ses dernières paroles. Je comprends ta position, tu es un NK, tu n’es pas un monstre. Je n’ai pas vraiment voulu dire ça… Je suis un scientifique, j’étudie, j’analyse mais je ne peux être entièrement d’accord avec toi. La science ne semble pas tout expliquer. Tant que nous ne trouvons pas la source du changement génétique, le premier facteur, un doute sur la nature humaine subsistera… Imagine si nous sommes tous capables de faire revenir les morts à la vie… pourrions-nous appeler la terre, le monde des vivants ? Je ne suis pas croyant mais d’après moi les morts doivent rester morts, les hommes ne devraient pas se nourrir de l’homme… Je soupire, passe mes mains sur mon visage. Et encore, l’homme fut canibale. L’homme l’est redevenu lorsque la terre a montré sa rage, lorsqu’ils sont revenus. et encore… l’homme a su montré sa cruauté, le voilà avec une arme plus puissante… des armes… et cette histoire d’enfer… c’est… la preuve que les univers parallèles de notre ami Freud existent ? que l’enfer et le paradis existent ? Qu’un être supérieur ne cesse de choisir ? Je soupire en riant. Ma curiosité me pousse à chercher la réponse première. La vérité ultime. C’est un combat qui perdure depuis que l’homme pense. L’évolution nous pousse a découvrir d’où nous venons et nos réponses ne sont créées qu’à partir de postulat.

Ne me regarde pas comme ça… je suis un éternel curieux, je cherche à connaitre tous les paramètres et cela en devient maladif. Sais-tu pourquoi je suis devenu un génie de la chimie et de la biologie ? J’imagine pour les mêmes raisons que toi… Lorsqu’on voit enfant des trucs impossibles, qu’on connait un pan de l’univers inconnu aux restes de notre monde, qu’on espère devenir ce que nos parents sont mais que cela n’arrive jamais… forcement.. on cherche des explications. Pourquoi eux ? Pourquoi pas moi ? Je souris de toutes ces couleurs qui m’achèvent et me rends compte qu’il est aujourd’hui le premier à avoir un peu de vérité sur mon enfance. Je me rends compte que je suis surement aussi fou que lui à avouer de 1) que je ne suis pas folichon du gouvernement et de 2) que j’ai grandi avec des sorciers et ait protégé leur existence durant des années…

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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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MessageSujet: Re: Mon Voisin Totoro [Pimousse]   Lun 20 Juil - 17:25

Tu acquiesces, un sourire sincère aux lèvres.

« Je sais que tu l'es, sinon nous ne serions pas amis. »

Personne n'a le droit de juger un ami de longue date sous prétexte qu'il n'a pas donné de nouvelles ; Alvin s'adonne pourtant très bien à cette pratique. En ce qui te concerne jamais tu n'aurais reproché à Seraphina ou à Timothée leur absence dans ta vie lorsque tu les as retrouvés. La vie est trop courte pour qu'on accable de reproches ceux qui nous ont manqué pendant des années. Tu n'as jamais vraiment oublié Tim', il s'est simplement déplacé dans un coin de ta tête, un peu comme Sera', Zampa, Loukas ou encore Wes, ces personnes que tu sais toujours là quelque part sans pour autant les retrouver encore.

« Tu as un doctorant en neurobio' en face de toi, tu n'imagines pas à quel point je peux partager ton point de vue. J'ai longtemps refoulé mes soit-disant dons en n'y croyant pas. Lorsque je me suis découvert un intérêt pour les potions, je l'ai mis sur le compte d'un intérêt pour la chimie. J'ai donc naturellement suivi cette voix au lycée et à la fac. Je suis devenu de plus en plus cartésien. Mais quand je me suis pris une illusion d'un ami dans la figure j'ai commencé à douter, réellement. »

Tu n'es pas croyant non plus mais l'existence d'un être supérieur ayant ouvert puis refermé les portes de Darkness Falls en vomissant ses créatures à moitié mortes sur terre a pris un temps monstrueux pour faire son chemin dans ton esprit. Lorsque les cataclysmes se sont abattus sur la ville de New York et que certaines morts inexpliquées ont fini par survenir, tu as bien du avouer l'existence d'ondes et de forces différentes ayant un impact sur vous. Si même le Gouvernement, bien qu'il soit une allégorie irréfutable du mensonge, y accorde de l'attention, c'est que ces élucubrations au sujet des Nightkeepers, Skichangers et autres Daybreakers trouvent une part de vérité quelque part. Mais tu ne te sens pas de leur prouver ta monstruosité en travaillant d'éventuelles compétences magiques, parce que quelque part au fond de toi, tu sais que quelque chose cloche. Tu sais que malgré ton humanité, tu ne vaux pas mieux qu'un zombie affamé. Des choses ne tournent pas rond d'un point de vue purement cartésien ; la magie remet tout en cause à commencer par les fondations factuelles et scientifiques. Ces praticiens n'ont donc plus rien à se reprocher, ils ont peur.

« Je ne sais pas. J'ai eu des dons, et j'ai fait avec. Je les travaillais, c'était bien. Je ne les travaillais pas, tant pis. Ne savoir utiliser que la chimie pour parvenir à mes fins ne m'a jamais empêché de dormir. »

Un haussement d'épaules fait onduler étrangement la fumée qui s'échappe d'entre tes lèvres et tu lis avec amusement la curiosité maladive dans la lueur de ses yeux.

« Le domaine le plus intriguant et le plus intéressant de la science intervient à partir du moment où l'on cesse de se demander pourquoi. »
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Mon Voisin Totoro [Pimousse]

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