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 Who run the world ? Girls

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MessageSujet: Who run the world ? Girls    Dim 10 Mai - 0:42


« Boire jusqu'à voir le diable.»



Cordelia Hopkins & Svenja Gärdener
featuring

L’index blafard suivait furieusement l’alignement de caractères d’imprimerie, zébrant la une de ses trajectoires rectilignes à intervalles régulier. La frénétique lecture s’arrêta au bout de l’article, laissant les phalanges blanchir l’espace de quelques secondes sur le point final. Depuis plusieurs semaines, Svenja épluchait la presse licite comme clandestine avec une attention particulière. Ses recherches la menaient à toujours décortiquer les articles portant sur le même sujet : le retour des jeux.  Partager la couche du maître des illusions rythmant la vie de l’arène n’avait jamais suffit à soulever l’enthousiasme de la sorcière à l’époque de sa vie new-yorkaise, l’avoir quittée à son arrivée à la Nouvelle-Orléans n’avait pas changé cet état de fait. Plus que la curiosité, c’était l’orgueil de la beauté slave qui s’était retrouvé piqué à l’annonce de la reprise des jeux. Elle avait cru – à tord – bénéficier de la bienveillance de la tyrannique entité, de sa confiance également. En s’appuyant sur cette croyance, la logique aurait voulu qu’un officiel vienne requérir les services de Svenja lui offrant l’exclusivité de la nouvelle par la même occasion. Apprendre la nouvelle comme un citoyen lambda n’entrait certainement dans ses plans. Paradoxalement, convaincre l’altière entrepreneuse de voir son nom associé à un tel événement aurait frôlé l’impossible dans l’éventualité où l’on aurait daigné solliciter ses talents. Si la tentative d’enlèvement des rebelles sur sa personne avait nettement refroidi son désir de bénéficier de la publicité étatique, son égo professionnel, lui, persistait. Elle se retrouvait donc à réduite s’abimer les yeux sur le premier journal venu, à la recherche d’un nom à jalouser pour l’insigne honneur usurpé à ses dépends.

Deux coups vinrent heurter le bois délicat de sa porte, arrachant inévitablement un sursaut à son palpitant. Dans un élan d’agacement, sa main froissa le délicat papier du quotidien tandis que cette dernière s’ouvrait prudemment dévoilant à l’inconnu l’intérieur de son bureau. Devant l’air renfrogné de son employeur, l’homme marqua un instant d’hésitation avant de se reprendre. «Excusez-moi de vous déranger, mais vous avez spécifiquement demandé que l’on vous prévienne si cette personne se présentait de nouveau. Et… c’est le cas.» Les traits de Svenja se détendirent légèrement, révélant une moue intriguée. Ses jambes ne manifestèrent pourtant aucune intention de se dégager du fauteuil dans lequel sa silhouette diaphane restait enfoncée. Ses sourcils froncés se confrontèrent au regard interrogateur du réceptionniste. « Merci, je m’en charge. Vous pouvez disposer. » La nature humiliante de la formulation traduisit l’exécrable état de son humeur mieux qu’aucune expression faciale. Le salarié se tortilla sur le seuil un bref instant avant de tirer sur la poignée aussi calmement que possible. Son poing se contracta encore un instant sur le papier chiffonné au creux de sa paume, puis d’une détente elle l’envoya valser dans la corbeille à l’autre bout de la pièce.

L’ombre d’un sourire hantait le coin de ses lèvres tandis que ses pas la guidaient hors de la pièce. Le cliquetis de ses talons emplis bientôt les couloirs de l’hôtel, s’immobilisant au rez-de-chaussée. D’un bref mouvement du pouce, le malheureux congédié lui indiqua la direction bar de l’hôtel. L’ombre se fit esquisse tandis que ses pensées lui échappaient en un murmure amusé : « Evidemment ». Le ‘tic tac’ reprit de plus belle, jusqu’à s’étouffer sur la moelleuse moquette tapissant l’entrée de la partie de l’hôtel favorite de la mystérieuse invitée. Le terme d’invitée était d’ailleurs une usurpation dont la créature en question avait fait sa spécialité lorsqu’il s’agissait de l’illustre établissement. La cascade familière de boucles brunes salua l’entrée de la sorcière. Avec l’assurance digne de son statut de maîtresse de maison, Svenja se glissa derrière le bar sous le regard étonné du barman en poste visiblement en grand pourparler avec l’unique « cliente » en cette fin d’après-midi monotone.
D’un mouvement d’épaule impérieux la propriétaire des lieux congédia ce dernier avant de se retourner avec un mince sourire face à sa congénère sorcière. Elle la salua d’un haussement de sourcil contrefaisant la surprise. « Tiens, une revenante. La déroute nous guettait en ton absence… » Elle ménagea son effet à l'aide d'un bref silence avant de reprendre son monologue. «Oh mais j’oubliais, c’est impossible, tu ne paies JAMAIS tes consommations. » La moue ironique gonflant ses lèvres démentit immédiatement le dépit de ses propos. Emportée dans son élan de théâtralité, son bras engloba l’ensemble des spiritueux brillants de leurs écrins rutilants d’un mouvement gracieux. « Quel est ton poison aujourd’hui ? » Sans attendre de réponse, sa tête s’inclina légèrement faisant rouler sa chevelure blonde sur son épaule droite tandis que sa main tâtonnait sous le bar.  Deux verres vinrent s’aligner dans un claquement feutré sur le comptoir où les attendaient deux serviettes cocktail. Il avait fallu des années d’autodiscipline pour transformer la petite bohémienne malapprise en parfaite hôtesse. Mais à l’image d’une bête de cirque, une fois le rideau retombé la nature reprenait ses droits. Ses deux coudes vinrent trouver appui sur le rebord dur et froid, à quelques centimètres des précieux récipients. Le masque de la froide politesse s’effaça lentement de ses traits tandis que son regard se plantait dans les sombres iris de son interlocutrice, préoccupés à caresser l’offre pléthorique de breuvages s’offrant à son choix. « J’espère que tu apportes avec toi des nouvelles distrayantes. »



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MessageSujet: Re: Who run the world ? Girls    Dim 17 Mai - 23:44


who run the world? girls, duh

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« J’ai soif. »
Cette voix insolente où l’impertinence régnait vaillamment ne pouvait bien entendu qu’appartenir qu’à une seule personne ; Cordelia. Assise au bar d’un hôtel qu’elle fréquentait bien trop souvent à son goût, et ce même malgré un certain silence radio lors de ces dernières semaines, la succube tentait tout simplement d’arracher un verre au barman trop coincé à son humble avis qui se trouvait derrière le comptoir. « Vous devez payer mademoiselle si vous voulez un verre. » Ses yeux roulèrent péniblement dans leur orbite alors qu’elle s’évertuait à l’écouter, elle qui n’en avait guère rien à foutre des bêtises qui pouvaient bien quitter les lèvres du jeune homme. « Ou bien alors vous pouvez mettre ça sur la facture d’un de ces imbéciles qui ne remarqueront de toute manière jamais que quelques billets ont disparu de leur compte. » Elle parlait d’expérience, sans surprise. Bien entendu, il n’y avait rien à faire. Ce sombre imbécile était malheureusement pour elle tout aussi hébété que le reste.
Pourtant, avant même qu’elle n’eût le temps de rétorquer une énième remarque ornée de son venin acariâtre, une blonde sulfureuse, mais surtout, une connaissance, que Cordelia ne connaissait que trop bien désormais, s’immisça derrière le bar, congédiant le précédent barman à vaquer à d’autres occupations qui excluaient celle d'emmerder la succube – bien heureusement. « Tiens, une revenante. La déroute nous guettait en ton absence… » Ses lippes se trainèrent subtilement sur sa mâchoire, se contractant en un léger rictus dont la nature était plus que conjecturale. La brunette ne se doutait pas la moindre seconde que les affaires de l’hôtel devaient très bien se porter même sans son foie de béton dans les parages, mais il allait de soi que sa présence dans ces lieux devait réjouir la propriétaire – dont le chiffre d’affaires pourrait doubler si la brunette mettait le grappin sur l’un de ces pauvres imbéciles qui perchaient dans les luxueux locaux du Royal Sonesta Hotel. Dieu sait qu’elle avait la main pour les faire dépenser, au plus grand bonheur de la chef des lieux.

Un de ses sourcils s’haussa discrètement également alors que la succube portait méticuleusement attention aux mots qui sortaient du gosier allemand de sa compère. «Oh mais j’oubliais, c’est impossible, tu ne paies JAMAIS tes consommations. » Un gloussement éthéré s’extirpa de son bec pour accompagner les mots qui tintaient dans l’air, éternelle ponctuation dans ses discours autant que dans ceux des autres. Svenja n’avait pas tort, pas fondamentalement du moins. Cordelia ne payait jamais ses consommations. À vrai dire, elle ne payait jamais grand-chose. N’ayant aucun mal à prendre ce qui n’était pas sien, en plus d’être pourvue d’une volonté de fer, la succube était en quelque sorte une partisane de ce concept. « Seulement parce qu’il y a toujours quelqu’un disposé à les payer pour moi, courtoisement. » glissa-t-elle, nonchalante, ses épaules haussant et accompagnant son discours d’une désinvolture complémentaire. Théâtrale – un peu comme Cordelia elle-même, Svenja perpétua son petit manège, désignant d’un déplacement de bras la foule d’imbéciles qui n’attendaient probablement que la succube ne condescende leur adresser une œillade – furtive ou pas, ça n’avait nulle importance – pour tenter leur chance. « Quel est ton poison aujourd’hui ? » La remarque désobstrua un gloussement du tréfonds de son pharynx, alors que de ses iris bruns comme le café s’égarèrent dans le regard céruléen de sa comparse, une lueur de pitrerie et de malice rutilant dans ses iris. « Elle est droit devant moi. » Ses lippes grenat s’étirèrent de nouveau en un rictus tendrement sournois, alors que la malice demeurait l’éternelle complice de son regard cuivré. L’idée que Svenja elle-même pouvait être son pigeon – ou pour emprunter les termes de l’allemande, son poisson – avait le mérite de l’émoustiller tendrement dans la mesure où… c’était fort probablement véridique. « Mais je présume que ce n’est pas de poissons qu’il manque par ici. » Au cas où il faudrait se pourvoir d’un plan B, ou C, ou D, ou…bref. Mais la brunette ne soupçonnait pas sa comparse slave capable de l’abandonner, pas ce soir, pas après ce silence radio. Dieu sait qu’elles avaient long à se dire – le plus croustillant dépassant de bien loin leurs petites manigances et affaires coutumières.

Lorsque la germaine fit claquer deux verres contre le comptoir, la sorcière ne put s’empêcher de laisser décamper un soupir de soulagement. « Ce n’est pas trop tôt. » persifla la sorcière, son regard meurtrier trouvant refuge dans les yeux du barman qu’elle méprisait depuis leur petite altercation. « Enfin un peu de civilité dans cette sombre place. » poursuivit-elle, cette fois-ci, le regard rivé vers le ciel azuré de la blonde, mais son discours visant toujours le barman et ses mauvaises manières – si l’on pouvait désigner ça de la sorte. Le masque de l’hôtesse des lieux changea délicatement, laissant place à une complicité qu’elles partageaient toutes les deux. « J’espère que tu apportes avec toi des nouvelles distrayantes. » Sans plus tarder, elle apporta son verre à ses lippes rougeâtres pour dissimuler ce rictus qui s’immisçaient effrontément sur son bec. Dieu sait que Connor avait tout l’étoffe du terme « distrayant », mais connaissant l’hôtesse des lieux, Cordelia suspectait cette dernière de vouloir davantage d’information sur des clients assidus de son hôtel plutôt que sur le mécanicien préféré de la sorcière. « Et moi qui espérais naïvement que ça serait toi qui me distrairais avec tes petites anecdotes. » Ingurgitant l’alcool valsant dans son verre d’une traite, elle fit claquer de nouveau le verre contre le comptoir derrière lequel se trouvait sa comparse. « Mais je suppose qu’avec quelques verres en plus, je serais tentée d’en dire davantage de mon côté également... » Cordelia ne manquait jamais la chance que l’on paye ses consommations, Svenja l’avait explicitement avancé elle-même. Tapotant le contour de son verre du bout d’un de ses ongles, l’ordre était évident. « J’espère d’ailleurs pour toi que tu n’as pas trop de paperasses à remplir plus tard. » laissa-t-elle flotter dans l’air, alors qu’elle se distrayait à imaginer la propriétaire bien trop grisée pour n’écrire que son propre nom sur l'un rapport quelconque. Le dénouement de cette petite rencontre lui paraissait déjà clair - et ce n'était pas pour lui déplaire.

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MessageSujet: Re: Who run the world ? Girls    Sam 11 Juil - 17:27


« Boire jusqu'à voir le diable.»



Cordelia Hopkins & Svenja Gärdener
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Les éclats de voix accueillant son entrée dans la pièce finirent d’alléger son humeur. Sa silhouette diaphane s’était attardé une poignée de seconde dans l’embrasure de la pièce, intriguée par la joute verbale en cours. A peine avait-elle mis les pieds dans le luxueux établissement et déjà Cordelia répandait dans son sillage le parfum du scandale et de l’insolence. Le genre de chaos que semait la brune sorcière n’inspirait qu’une espiègle joie à la propriétaire du théâtre principal de ses agissements. L’agacement consécutif à tout élément venant perturber la routine parfaitement huilée de l’hôtel ne parvenait pas à s’étendre jusqu’à son empire. Peut-être était-ce dû à une impression que les bénéfices de cet étrange lien les réunissant supplantait les minces dommages occasionnés. A moins que l’insolence et la frivolité apparente avec laquelle Cordelia exerçait son art attisait inconsciemment la sympathie de sa blonde condisciple. Toujours était-il que le fidèle valet venait de se faire congédier et que son adversaire lui adressait une moue narquoise de l’autre côté du bar, prête à collecter le prix de sa victoire.

L’acide remarque faisant office de salut bien loin d’exciter l’indignation de son interlocutrice, n’était que l’amorce d’un jeu visiblement bien rodé entre les deux sorcières. Cependant, Cordelia se conformait une fois de plus à sa réputation d’instabilité en renversant la situation. Tombée dans le piège de sa propre pique, Svenja ne se départit de son sourire mordant tandis qu’elle s’entendait qualifiée à son tour de « poisson ». Bien que son égo refusait en bloc l’idée d’être un pantin entre les mains expertes de la jeune femme, elle acquiesça non sans amusement :
« Je vois que tu n’as pas perdu la main lorsqu’il s’agit de trouver la plus grosse prise. » Son rire se joignit à celui de la prédatrice. « Tu dois par contre te douter que l’illusion d’accaparer ton attention ne sera pas une contrepartie suffisante pour moi. » Ajouta-t-elle, armée d’une mine chafouine.

La place subordonnée que Svenja venait d’adopter ne la rebutait pas, bien au contraire. Il y avait quelque chose de naturellement grisant à évoluer au milieu de ces éthers, cautionnant l’ivresse de sa clientèle fortunée. Bien que simple employé, le barman régnait sans partage sur ce lieu à l’origine de bien des convoitises. En lui dérobant son rôle, elle l’écartait également de sa place de juge des mœurs de ses semblables, et en l’occurrence les siens. Ses doigts glissèrent sur plusieurs bouteilles en signe d’hésitation avant de se saisir d’un flacon précis. Une certaine convoitise s’alluma dans ses limpides prunelles lors de la contemplation de l’étiquette, avant que ne s’envole le bouchon et que ne s’abaisse le goulot pour remplir un premier verre. Le rituel s’effectuait en parallèle du badinage auquel s’adonnait avec plaisir les deux femmes en guise d’entrée en matière. La dernière boutade résonnait d’ailleurs d’unisson avec le bruit caractéristique de la rencontre entre le liquide ambré et le cristal des récipients. Attaque évidente à l’encontre de son employé que Svenja se garda de commenter, bien que le mince sourire étirant sa lippe ne trahisse aucune désapprobation de sa part. Le divin breuvage coulait dans sa gorge bien avant que sa compagne ne le porte à ses propres lèvres mais son verre claqua en bon dernier sur le comptoir sans surprise. Une fois de plus l’anglo-saxonne ne trahissait pas sa réputation – ou plutôt celle précédant sa légendaire descente.

« Et moi qui espérais naïvement que ça serait toi qui me distrairais avec tes petites anecdotes.» Les traits de l’altière allemande se contractèrent légèrement à cette mention. Le contact frais du verre vide s’attarda contre sa lèvre brûlante des gouttes du liquide ambré, comme pour convaincre sa comparse d’attribuer la grimace à la liqueur consommée et non à ses paroles. Ses dernières « petites anecdotes »  laissaient sur sa langue une saveur amère, gâchant les voluptueuses vertus du luxueux bourbon. Avec une docilité peu commune chez la sulfureuse sorcière, elle répondit l’injonction de Cordelia à la seconde près, aussi peu subtile qu’elle soit.
 
En vérité, la blonde allemande n’était pas d’humeur à entrer dans une spirale infinie de fausses considérations et de politesses sirupeuses. Courber l’échine et faire courber l’échine à son tour. C’était-là un jeu auquel elle s’adonnait quotidiennement, au point d’y associer une certaine lassitude que la présence de la fantasque brune parvenait à éclipser le temps de ses furtifs passages dans l’univers de velours et d’acier qui était le sien. Avec une détermination et une constance supplantant certainement celle de la totalité de la population néo-orléanaise, Cordelia cherchait pourtant à tirer le meilleur parti de l’indulgence de son auguste personne. La différence résidait dans la cynique transparence dont la jeune femme faisait preuve à ce sujet. En la désignant sans détour ni flatterie comme l’objet de ses fourbes extorsions, la brune sorcière gagnait ainsi le droit de piller le bar de l’établissement aussi longtemps que ses saillies amuseraient Svenja.

Contemplant le tourbillon or liquide créé d’un mouvement de poignet, elle se fendit d’un clin d’œil complice.
« La paperasse attendra. » De nouveau elle porta le breuvage à ses lèvres, le vidant d’un trait. Ses paupières se fermèrent l’espace d’une seconde pour mieux accueillir le grisant vertige annonciateur des effets de l’alcool sur son humeur. Ses coudes augmentèrent leur pression sur le comptoir pour mieux se pencher par-dessus celui-ci et murmurer d’un air conspirateur :
« Figure-toi que tu n’es pas la seule à avoir joué les filles de l’air, ses derniers mois. Explique-moi ce qui t’as tenue éloignée de mon vivier de poissons, ou pigeons –peut importe – et peut-être que tu pourras tirer quelque chose du récit de ma courte, certes, disparition. »



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MessageSujet: Re: Who run the world ? Girls    Ven 14 Aoû - 5:40


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Boy you know you love it how we're smart enough to make these millions, strong enough to bear the children and then get back to business.

Le ciel azuré de la blonde se fissura alors que l’effigie de cette dernière se fendit en un clin d’œil exsudant d’une complicité, qu’elle et Cordelia partageaient entre elles, et de pair avec celle-ci, d’une certaine malice également. Car, c’était ce qu’elles étaient ; malignes, pernicieuses et insidieuses jusqu’à même leur connivence, non pas pour le moins indicible aux yeux du premier inconnu, sans aucun doute. Il aurait presqu’été pénible de mettre le doigt sur ce qu’elles étaient réellement. Deux connaissances? Deux amies? Deux sœurs, se seraient probablement exclamés certains  – si elles n’avaient pas été aussi distinctes physiquement, peut-être. Qui sait? Peut-être avaient-elles même les voluptueux airs de deux amantes. Assises l’une face à l’autre, les clins d’œil maraudant subtilement dans l’éther, les lippes rosées s’étirant dans des rictus pour le moins ambigus, les affèteries qu’elles ordonnaient à l’égard de l’autre, sans oublier qu’elles étaient toutes les deux emblèmes d’une sensualité singulière, qu’elles revêtaient, chacune à sa façon, naturellement comme de benêts attifements, bref, les sorcières auraient très bien pu se faire passer comme telles si leur cœur leur en avait dit.
« La paperasse attendra. » Alors que la beauté slave déployait son poignet en sorte de se verser un énième verre – qui allait les compter après tout? – la vipère rétorqua assez diligemment. « Précisément ce que je voulais entendre. » La brunette entrecroisa ses bras contre son buste, régressant furtivement contre le dossier de son siège, contemplant sa comparse accueillir, pas sans tiraillement, ce fameux tournis qui escortait chaque rasade de cet élixir. « De toute manière, je doute que d’ici quelques heures tu sois en mesure de t’y attarder, ou de t’attarder à quoique ce soit d’autre à vrai dire… » Son timbre de voix se voulait velouteux et sybarite comme si elle était en train de séduire la beauté allemande devant elle. Cordelia avait elle-même désignée Svenja comme l’un de ses grossiers poissons, il était presque naturel qu’elle emprunte les mêmes et basses feintes avec elle qu’avec eux.

Soudainement, la sylphide se pencha pour se rapprocher de la vipère qui s’était précédemment écartée quelques secondes plus tôt. Le ton de la confidence embrasant l’air, la succube se contentait de savourer les saveurs conspiratrices des murmures de son interlocutrice. « Figure-toi que tu n’es pas la seule à avoir joué les filles de l’air, ses derniers mois. Explique-moi ce qui t’as tenue éloignée de mon vivier de poissons, ou pigeons –peut importe – et peut-être que tu pourras tirer quelque chose du récit de ma courte, certes, disparition. » Les mots de la slave l’amusaient presque, et Cordelia se doutait que cela devait paraître sur son faciès malgré elle. « Tu es dure en négociations, Svenja. Mais je suppose que c’est ce à quoi l’on doit s’attendre d’une femme de ton métier et de ton acabit. » Laissa-t-elle flotter dans l’air, plus nonchalante qu’autre chose, quoique peut-être tendrement railleuse également.
Gardant le silence, la brunette constatait avec une évidence grisante que sa consœur attendait impatiemment la réponse à sa question. Cordelia avait du mal à voir comment elle pouvait se tirer de cette dernière, mais elle en venait à une conclusion bien patente ; y répondre ne relèverait pas forcément de l’aveu total. Aussi, elle décida donc d’y obtempérer aussi sagement était-il possible pour une connasse de son genre, un roulement d’yeux en guise d’introduction à son discours. « La réponse n’est-elle pas évidente? » L’harpie se rapprocha de la plante sulfureuse, son gosier proche de la joue de l'anglo-saxonne. Au bout des lèvres, un secret dont elle était disposée à lui confesser en toute intimité... « Disons que j’ai trouvé un plus gros poisson ailleurs. Sans rancune? » Reculant, elle accola son dos une fois de plus au siège, avant de croiser les bras sous sa poitrine. Sa moue se voulait penseuse, alors qu’elle ressassait les mots qu’elle venait tout juste d’adopter. « …Enfin, techniquement, c’est un chaton, mais ce n'est qu'un détail. » Ça concluait plus ou moins ce chapitre – bien qu’elle se doutait bien que Svenja ne tarderait pas à entamer le suivant ; après tout, elles étaient toutes aussi curieuses l’une que l’autre.

Naturellement, il lui fallait changer de sujet, reprendre du terrain, se sortir du coin dans lequel sa comparse tentait, innocemment certes, de la coincer. Avant même le début de leur petite conversation, ses prunelles avaient valsés de poissons en poissons – plus de morues que de sirènes, si vous voyez le genre – et ses orbes mordorés s’étaient déchus sur un visage quelque peu familier. Wesley. Un charme raboteux et patibulaire, mais sur lequel elle ne cracherait certainement pas. Et une fois de plus, ils se déchurent sur lui. Il était posté dans un coin, ses iris céruléens, quant à eux, cloués au moindre mouvement de la blonde – possiblement un peu trop, même pour ce qui semblait être le comportement adéquat d'un garde du corps... Ce qui emmena la sorcière à sa prochaine sournoiserie, déployant quelques doigts pour pointer discrètement l'homme en question. « Tu sais, si j’avais un garde de corps de ce genre, qui me suit comme un chien partout où je vais, je sauterais dans la première chambre de cet hôtel, dans laquelle il  accourrait - rien que pour veiller à mon bien-être, bien entendu …et ensuite, advienne que pourra, j’imagine. » Souffla-t-elle, peu à peu, alors qu’elle continuait de réfléchir aux scénarios possibles. Elle marqua une pause, avant de poursuivre plus désinvolte que jamais. « D’autant plus que, dans ton cas, ça serait gratuit. » Un rictus se glissa furtivement sur son gosier de succube.
Ceci dit, brusquement, son regard s’accapara d’une teinte plus sérieuse alors qu’elle s’apprêtait de discuter d’affaires qui l’étaient tout autant – en quelque sorte. « Entre nous, même une femme aussi affairée que toi doit bel et bien consacrer quelque peu de son temps à ce genre de... devoirs Son rictus s’étira davantage. Il demeurait loin d’être carnassier, mais il était perfide et insidieux, témoignant de son éternelle cautèle. « Après tout, tu as avoué toi-même avoir joué les filles de l'air ces derniers temps...» Une trève fut marquée, plus prononcée cette fois, le temps que la brunette ne pousse son verre du bout de son index vers la beauté anglo-saxonne, sollicitant un autre verre discrètement.   « La question, c’est… avec qui? »


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MessageSujet: Re: Who run the world ? Girls    Dim 30 Aoû - 14:39


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Une suavité passive se dégageait de la scène, attirant les œillades approbatrices des éléments masculins de la pièce. Leur voix s’élevait à intervalle régulier caressant son interlocutrice de ses tonalités veloutées. Même leurs gestes étaient emprunts d’une certaine lascivité, lorsque leurs lèvres rosées s’attardaient sur le liquide ambré de leur poison liquoreux. Rien n’était pourtant plus mensonger que cette image emplie d’une sensualité paisible. Ce que ces messieurs applaudissaient benoitement à renfort de sourires goguenards n’avait rien en commun avec ce que leur imagination esseulée les poussait à croire, en cet instant. Cet auditoire pourtant conquis importait peu aux deux créatures se faisant face, et leur offrir une distraction ne représentait pour elles ni une ambition, ni un souci. Comme ce bar ou les flacons le composant, ils faisaient partie d’un tout. Ils pouvaient à tout moment passer du rôle de décor à celui d’instrument en un battement de cils malicieux. Cette vision utilitariste de la vie et de son prochain était à l’origine même du lien unissant les deux sorcières. Svenja admirait chez sa brune comparse cette aptitude à mobiliser toutes les ressources en sa possession pour parvenir à ses fins. Elle savait se faire caressante et suave comme à l’instant, avec la grâce et la fourberie de ces félins dont la blonde allemande raffolait. L’anglaise faisait le dos rond pour mieux planter ses griffes dans le dos de la main venue la nourrir à la première occasion venue – où dans le cas présent - la main venue l’abreuver.

Dans une certaine mesure, Svenja aimait se laisser tomber dans ce piège de velours. Jouer pour une fois au poisson -ou plutôt au pigeon- plutôt que de le ferrer était un divertissement dont elle s’avérait avide dernièrement. La malicieuse approbation détectée chez sa compagne scellait donc un accord tacite entre elles, débordant de promesses d’ivresse et d’espiègleries comme seules les deux femmes en avaient le secret.

« Une femme de ton métier et de ton acabit » La fin de cette phrase faisait un drôle d’écho contre le tympan de la maîtresse de ces lieux. Elle-même avait du mal à mettre des qualificatifs sur sa profession. Sur ses cartes de visites elle imprimait des mots reluisant tels que « experte » ou « spécialiste » qu’elle accolait à des sciences abstraites comme « l’événementiel ».  L’art de s’adapter n’était pas un métier, plutôt un mode de vie. « Femme de son métier » ne lui évoquait rien, femme de son acabit par contre… Sinueuse en diable, elle s’accrochait à ce don construisait son identité et sa vie sur celui-ci. Un soupçon de rictus vint ombrer ses lèvres. « Venant de toi cela sonne autant comme une insulte qu’une marque de respect. Je suppose qu’il y a un peu des deux. » Svenja ne prit pas le temps de savourer sa propre boutade, suspendue aux lèvres de la délicieuse brune au point d’avancer encore ses coudes le long du comptoir en bois ciré. Cordelia se savait prise au piège et obtempérait bon gré mal gré. Plus mal que bon d’ailleurs. Sa voix s’éteignait sur une réponse plus énigmatique que satisfaisante. « Disons que j’ai trouvé un plus gros poisson ailleurs. Sans rancune? » Même la précision apportée paraissait bien maigre face au caractère sybillin des propos tenu. Un chaton plutôt qu’un poisson ? Les blonds sourcils de son interlocutrice se froncèrent en signe de perplexité. Plutôt que de presser sa complice de questions inquisitrices risquant de la braquer, Svenja prit le parti de l’humour. Avec un soupir résigné, elle cassa son poignet dans un nouveau jet d’alcool dans un geste contrefaisant parfaitement le dépit amoureux. Une moue boudeuse accrocha ses lippes tandis qu’elle haussait les épaules en signe de capitulation. « J’imagine que ce Chaton a su t’apporter ce que je n’ai jamais pu te donner… » La fourbe créature savait parfaitement retomber sur ses pieds. A peine Svenja était-elle parvenue à lui faire cracher un aveu alléchant que déjà la brune enchanteresse s’employait à lui soutirer des informations similaires. Avec une agaçante perspicacité, la jeune femme mettait pile le doigt sur le nœud le plus complexe et le plus secret du subtil enchevêtrement de fils que représentait la vie intime de la barmaid de fortune. Inconsciemment ses prunelles claires suivirent le mouvement des malicieuses pupilles de l’instigatrice, s’attardant plus que nécessaire sur la silhouette massive en costume sombre qui hantait aussi bien ses journées que ses nuits. Les frivolités de Cordelia lui arrachèrent un petit rire tandis qu’elle s’arrachait à sa contemplation pour mieux se confronter à la grimace effrontée que cette dernière ne manquerait pas d’aborder. Une ombre passa cependant sur le visage extraordinairement apaisé de la sorcière à l’évocation de sa subite disparition quelques mois auparavant. Son regard se perdit quelques secondes dans la contemplation des reflets miel du breuvage dont elle versait une généreuse rasade dans leurs verres, avant de se plonger dans les prunelles aux nuances chocolatées de Cordelia.

« Si ta disparition m’a tout l’air d’avoir pris l’allure d’une escapade plus ou moins romantique avec ta boule de poil, la mienne n’avait rien de particulièrement réjouissant. » Une grimace chafouine vint cependant retrousser ses lippes, soulevant au passage ses pommettes légèrement rosée par un début d’ébriété. « Mais je dois avouer que j’ai trouvé un certain réconfort en la présence de genre de garde du corps dans mon malheur. Disons que ce qui constituait une distraction occasionnelle est devenu… un hobby. » Elle vida de moitié son verre avant d’ajouter malicieusement. « C’est dingue comme on peut subitement se découvrir de nouvelles passions. Je ne te voyais pas particulièrement comme une femme à chats… »
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MessageSujet: Re: Who run the world ? Girls    Mar 1 Sep - 5:26


who run the world? girls, duh

Boy you know you love it how we're smart enough to make these millions, strong enough to bear the children and then get back to business.

Éclats fracassant l’air que respiraient impétueusement les deux enchanteresses, c’était Svenja qui se fendait d’un rire élancé, mais concis – qui ne soutira à la brunette que le soupçon d’un rictus, lui aussi victime du temps. « Après tout, tu as avoué toi-même avoir joué les filles de l'air ces derniers temps… La question, c’est… avec qui? » Aussi discrète et bonne comédienne était la spécialiste de l'évènementiel, n’importe qui aurait pu discerner l’ombre et égarement qui assaillait les sillons de sa beauté sylphide, en particulier lorsque ceux-ci s’invitaient si impudemment sur votre visage. La sorcière ressassa les mots qui avaient franchis la frontière de ses lèvres, prospectant ces discours pour en trouver le coupable. Non pas par détresse pour sa comparse, encore moins par bonté, mais surtout par curiosité. Et ultimement pour s’en servir pour soutirer davantage à la splendide blonde. Sempiternelle rapace, ce n’était ni sa familiarité, ni sa complicité, avec l’allemande qui allaient retenir Cordelia de fouiller dans ces histoires qui n’étaient pas les siennes pour en ressortir avec les plus juteux des détails. Ainsi, l’un de ces sourcils s’arqua de façon inquisitive, exprimant la volonté – certes peut-être mal placée – de la brunette à s’enquérir sur les maux et affairements de son interlocutrice. Aussi, la démone contempla le regard céruléen de la beauté mordorée s’égarer dans les rasades qui se déversaient véhémentement dans les geôles vitrées qu’étaient leurs verres. Perplexité juchant aux traits de son faciès, la brunette sema dans l’océan cobalt de la naïade ses deux prunelles cacaotées – toujours incertaine quant aux recueillements qui sillonnait les esprits de l’anglo-saxonne. « Si ta disparition m’a tout l’air d’avoir pris l’allure d’une escapade plus ou moins romantique avec ta boule de poil, la mienne n’avait rien de particulièrement réjouissant. » Les mots employés par la propriétaire des lieux manquèrent de l’étouffer avec ce whisky qu’elle avait elle-même versé préalablement – et le tout aurait presque eu l’allure d’un coup monté si Cordelia eût été un tant soit peu plus paranoïaque qu’elle ne l’était déjà. ‘Escapade romantique’?! Nom de Dieu… La vipère déglutit péniblement la dernière rasade qui sourdait dans sa gorge, lui embrasant les tréfonds de son larynx, alors quelques un de ses doigts s’avouaient esclaves de ces lèvres, empêchant vaillamment qu’elle ne recrache ce poison liquoreux. Cordelia avait tellement du mal à imaginer comment n’importe qui pouvait considérer sa longue escapade avec Connor comme quoique ce soit de romantique. À vrai dire, le simple mot ‘romantique’ logeant dans la même phrase que ‘Connor’ l’écœurait si violemment qu’elle ne pensait même pas une seule seconde mettre son écœurement sur le dos de cette ébriété avec laquelle elle amorçait tout lentement la première valse.  

La remarque suivante de Svenja eût le mérite de rattacher au visage de la démone le soupçon d’un rictus une fois de plus. « Mais je dois avouer que j’ai trouvé un certain réconfort en la présence de genre de garde du corps dans mon malheur. Disons que ce qui constituait une distraction occasionnelle est devenu… un hobby. » Le portrait de la succube se vivifia, les traits de ce dernier s’assujettissant à des arabesques espiègles et malicieuses, alors qu’elle buvait les paroles que lui versait la belle sylphide. Sa langue claqua son palet, tout en arquant les deux sourcils pour accompagner les mots de la blonde. La brunette n’aurait pas pu être davantage en accord avec les paroles de Svenja même si elle l’avait voulu. Silencieusement, la démone transférait le sentiment de sa comparse à sa propre personne, reflétant sur son histoire avec le beau blond. Cette escapade qui aurait du être concise et anodine – qu’un autre pigeon parmi tant d’autres –  s’était révélé être, à son plus grand désarroi, bien plus, ou pour reprendre les termes employées par l’enchanteresse ; un hobby. « C’est dingue comme on peut subitement se découvrir de nouvelles passions. Je ne te voyais pas particulièrement comme une femme à chats… » Les lippes vermeilles de la succube se plaquèrent l’une contre l’autre, dans un soupçon d’une bise qui n’en était pas vraiment une. « Et de mon côté, je t’imaginais viser plus haut … qu’un garde du corps. » Son timbre de voix se voulait presque désabusée. Ses perles chocolatées se terrèrent de nouveau sur la large silhouette de l’homme au sujet. Ce bec d’harpie s’étira une fois de plus en une grimace malicieuse. « Ne te méprends pas. Ton choix me parait totalement sensé à présent.» Elle aimerait penser que ce n’était aussi que ça qui la retenait aux côtés de l’autre boule de poil ; une belle plastique, une attirance purement et strictement physique. Mais si elle pouvait aisément mentir à Svenja, elle ne pouvait pas en faire de même avec sa propre personne. Ainsi, Cordelia laissa son index glisser contre le rebord de son verre, alors qu’elle réfléchissait aux concessions qu’elle allait octroyer à la blondinette quant à son idylle avec le macho. « Tu sais ce qu’on dit. Il y a une exception à toute règle. » Il n’y a à pas dire… Connor à lui tout seul était une exception – l’exception à une règle que la sorcière ne suivait définitivement pas en s’entichant de son charme. « Et puis, crois-moi, cette escapade n’a de réjouissant que sur le plan physique. » avoua-t-elle, recensant tous les moments où elle s’était prise la tête avec cet enfoiré de Texan, peut-être un peu agacée. « Je dois admettre que tu as piquée ma curiosité un peu plus tôt. Te plairait-il d’élaborer davantage? » Oh éternelle curieuse, bien entendu que la garce se questionnait sur ce qui avait été si désagréable aux yeux de l’allemande pour qu’elle ne décide d’aller se perdre dans les bras du premier garde du corps.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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